Author: Don Kayembe

  • Football. Frank McCourt, un Américain “fada” de l’Olympique de Marseille

    Football. Frank McCourt, un Américain “fada” de l’Olympique de Marseille

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    Une quatrième place et une première finale européenne depuis quatorze ans : d’après le New York Times, les bons résultats de l’Olympique de Marseille s’expliquent par les méthodes de son propriétaire américain, Frank McCourt. 

    “Peu après l’arrivée de Frank McCourt à son hôtel de luxe, quelqu’un frappe à la porte. Un valet de chambre lui apporte une chemise repassée (…). Dans le silence de cet hôtel cinq étoiles, il glisse soigneusement la chemise sur un cintre et sans voir McCourt, s’apprête à partir. Mais il ne peut s’empêcher de lâcher ‘Allez l’OM !’, avant de disparaître.”

    “Ce genre de rencontre est assez ordinaire en France”, poursuit The New York Times, qui s’est intéressé à la “relation inexplicable” entre l’Olympique de Marseille et son nouveau propriétaire américain Frank McCourt, installé en Provence depuis 2016.

    Le natif de

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  • Australie. Une caricature de Serena Williams fait scandale

    Australie. Une caricature de Serena Williams fait scandale

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    La caricature de Serena Williams par un dessinateur australien a provoqué un tollé général sur les réseaux sociaux. Sous le feu des critiques, Mark Knight a affirmé que son dessin n’avait rien de raciste.  

    C’est un dessin qui n’est pas passé inaperçu. Depuis sa publication dans le journal australien Herald Sun, la caricature de Serena Williams a fait le tour du monde. La représentation de la joueuse américaine, cassant sa raquette lors de la finale de l’US Open, a provoqué une vague d’indignation. Le dessinateur Mark Knight a représenté la championne de tennis avec des grosses lèvres, les cheveux hirsutes et le visage déformé par la colère. 

    Une iconographie considérée comme raciste

    Le quotidien américain The New York Times rapporte les propos de Noah Berlatsky, auteur du livre Wonder Woman : Esclavage et

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  • Tennis. La presse japonaise exulte après la victoire de Naomi Osaka

    Tennis. La presse japonaise exulte après la victoire de Naomi Osaka

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    Ce week-end, la Japonaise Naomi Osaka, dont le père est d’origine haïtienne, a remporté le tournoi de l’US Open. Au Japon comme à Haïti, on célèbre cette victoire historique.

    À 20 ans seulement, Naomi Osaka a remporté, ce samedi 8 septembre, la victoire de la finale dames de l’US Open à New York. Elle a ainsi battu l’une des meilleures joueuses du monde, Serena Williams. Bien que ce dernier match ait laissé un arrière-goût désagréable à cause de la polémique sur l’arbitrage soulevée par Williams, Osaka l’a remporté en deux sets (6-2, 6-4).

    La presse japonaise ne manque pas de saluer cette victoire historique : hommes et femmes confondus, Naomi Osaka est devenue la première Japonaise à remporter un titre du Grand Chelem. “Pour le Japon, le meilleur résultat avait été la deuxième place de Kei Nishikori à l’US Open en 2014”, précise le Mainichi Shimbun. Et pourtant, “cent deux ans se sont écoulés depuis la première participation des Japonais à ces quatre tournois majeurs”, ajoute Sports Hochi, quotidien d’actualités sportives.

    Des réjouissances en Haïti aussi

    Née au Japon en 1997 de mère japonaise et de père américain d’origine haïtienne, Naomi Osaka a émigré aux États-Unis quand elle avait 3 ans. Au tennis, elle est devenue professionnelle en 2013, à l’âge de 15 ans.

    Bien qu’elle conserve la double nationalité – ce qui est possible jusqu’à l’âge de 22 ans seulement selon la loi –, elle joue au tennis en tant que Japonaise. Mais “les journaux haïtiens saluent également ce grand exploit d’Osaka à l’US Open”, affirme le quotidien tokyoïte Asahi Shimbun.

    Le prochain tournoi disputé par Osaka aura lieu à Tokyo du 17 au 23 septembre.

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  • Tennis. Serena Williams dénonce le “sexisme” de l’arbitre en finale de l’US Open

    Tennis. Serena Williams dénonce le “sexisme” de l’arbitre en finale de l’US Open

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    La déclaration de la championne américaine suite à sa défaite lors de la finale dames de l’US Open a déclenché une polémique. Dans la presse, le problème de l’inégalité des sexes dans le tennis n’est pas remis en cause, mais l’attitude de Serena Williams fait débat.

    C’est une finale qui restera dans les mémoires, mais peut-être pas pour les bonnes raisons. Lors de la finale de l’US Open, samedi 8 septembre, Serena Williams s’est emportée face à l’arbitre Carlos Ramos. Tout a commencé par un premier avertissement pour “coaching” : l’entraîneur de la joueuse de tennis lui aurait prodigué des conseils depuis les gradins, ce qui est interdit au tennis. Une décision que la championne n’a pas acceptée. “Je ne triche pas pour gagner, a-t-elle lancé. Je préfère encore perdre.”

    Un peu plus tard dans le match, l’Américaine a reçu un deuxième avertissement pour avoir volontairement brisé sa raquette par terre, lui valant cette fois un point de pénalité. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. “De plus en plus frustrée, Serena Williams s’est mise en colère”, rapporte le quotidien The New York Times. La joueuse américaine a accusé Carlos Ramos : “Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point.” C’est après cette phrase que l’arbitre lui a donné un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité. Deux jeux plus tard, Serena Williams s’est inclinée face à Naomi Osaka.

    Décision sexiste…

    En conférence de presse, la star américaine a jugé “sexiste” la décision de l’arbitre. Une déclaration qui a déclenché une véritable polémique. Plusieurs joueuses ont apporté leur soutien à la championne. Dans le quotidien américain The Washington Post, l’ancienne numéro 1 mondiale Billie Jean King signe un édito cinglant, dénonçant “un abus de pouvoir” de l’arbitre. “Ramos a dépassé les bornes… Le rôle d’un arbitre est de contrôler le match, et il a laissé ce match devenir incontrôlable”, affirme-t-elle. Elle ajoute :

    Les femmes sont traitées différemment dans beaucoup de domaines. C’est plus particulièrement vrai pour les femmes de couleur. Ce qui s’est passé hier sur le court de tennis arrive bien trop souvent dans le sport, mais aussi au bureau ou dans le service public. En fin de compte, une femme a été pénalisée pour s’être défendue. Une femme a affronté du sexisme et le match a continué.”

    L’association des joueuses professionnelles de tennis (WTA) est allée dans le même sens que Billie Jean King. Le quotidien britannique The Guardian rapporte les propos de son directeur, Steve Simon : “La WTA pense qu’il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes et s’engage pour que tous les joueurs soient traités de la même façon.”

    …ou perte de contrôle ?

    Pour la journaliste du New York Times Juliet Macur, le monde du tennis a certes un réel problème avec l’égalité des sexes, mais la joueuse américaine n’a pas su se contrôler : “Serena Williams a fait parler de ces problèmes. Mais il faut dire que le match a été gâché et que le moment de Naomi Osaka a été éclipsé parce que Serena Williams s’est laissée emporter.” Dans un autre édito du Guardian, Kevin Mitchell considère, quant à lui, que “l’arbitre n’a rien fait d’autre que son job”. Le journaliste dénonce le comportement de la joueuse pendant le match :

    Elle a eu raison d’affirmer que les hommes insultent tout le temps les arbitres et ne sont jamais sanctionnés… Rien de cela n’excuse son attitude pendant le match. Elle s’est montrée manipulatrice, sans tenir compte des conséquences que cela aurait pour son adversaire, totalement innocente… Osaka adore Williams et l’Américaine a abusé de cet amour.”

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  • Chronique d’un President qui ne voulait pas organiser les elections

    Chronique d’un President qui ne voulait pas organiser les elections

    -Le président Joseph Kabila se maintient au pouvoir alors que son dernier mandat a expiré depuis bientôt deux ans. Une série de stratagèmes lui ont permis de faire glisser le calendrier electoral provoquant une des crises politiques les plus grave du pays.

    Pour s’accrocher au pouvoir, les autocrates d’Afrique centrale (et d’ailleurs) choisissent majoritairement de tripatouiller les Constitutions ou de bourrer les urnes (régulièrement les deux), le tout assaisonné d’une dose plus ou moins forte de répression. Au Congo-Brazzaville, au Cameroun, au Rwanda ou au Burundi, la méthode continue de porter ses fruits. Denis Sassou-Nguesso est président depuis 28 ans, Paul Biya depuis 35 ans, Paul Kagame depuis 2000 et Pierre Nkurunziza depuis 2005. En République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, en poste depuis 2001, a ajouté une nouvelle stratégie à celles de ses voisins pour garder le pouvoir : ne pas organiser les élections, ou plutôt, faire « glisser » le calendrier électoral. Une méthode visiblement efficace puisque le chef de l’Etat congolais est toujours au pouvoir aujourd’hui, alors que son dernier mandat s’est achevé en décembre 2016.

    La stratégie du glissement

    En 2013 et 2014, alors que la fin de son ultime mandat approche, Joseph Kabila a tout d’abord cherché à faire modifier la Constitution, qui lui interdisait de se représenter à la présidentielle de 2016. La technique est somme toute classique. Mais le président congolais, mal réélu en 2011 après des élections chaotiques, n’a pas réussi à convaincre. Et devant la levée de bouclier de l’opposition, mais aussi au sein de son propre camp, Joseph Kabila décide de reculer. C’est alors que l’idée de rester au pouvoir en repoussant la date des élections prend forme. En 2015, un texte tente de conditionner la tenue des élections avec un recensement complet de la population. Un projet louable, d’autant que le dernier comptage de la population congolaise datait de… 1984 ! Mais l’opposition a tout de suite compris que l’enregistrement de la population prendrait plusieurs mois, voir plusieurs années, au vue des infrastructures déliquescentes du pays.

    Deux dialogues pour rien

    Mi-janvier 2015, après quatre jours de fortes manifestations et d’une répression sanglante, le projet est retiré. Au moins une cinquantaine de morts sont à déplorer. Alors que de nombreux observateurs craignent que le président congolais ne cherche à s’accrocher au pouvoir, en mai 2016, une seconde alerte inquiète l’opposition. La Cour constitutionnelle autorise Joseph Kabila à se maintenir si l’élection n’est pas organisée avant le 20 décembre 2016. Avec cette décision, plus la date de la présidentielle approche, plus la situation se tend. Les 19 et 20 septembre, de nouvelles manifestations pour réclamer des élections dans les délais sont réprimées dans la violence. Joseph Kabila sort alors de sa manche l’arme secrète des présidents Congolais pour justifier leur maintien au pouvoir : le dialogue national. Un premier round, sous l’égide de l’Union africaine, peine à se mettre en place puisque les principaux ténors de l’opposition, à l’exception de Vital Kamerhe boudent la réunion.

    Début octobre, comme redouté, le président Kabila annonce le report du scrutin. Le pouvoir explique qu’il faut « mieux préparer le pays à ces échéances », et que 10 millions d’électeurs ne sont pas inscrits sur les listes. Après l’échec du premier dialogue, une seconde négociation est ouverte avec la médiation de l’Eglise catholique (Cenco) et la présence des principaux partis d’opposition. L’accord signé in-extremis fin décembre, permet au président Kabila de rester en poste jusqu’à fin 2017, mais il doit organiser des élections d’ici là et nommer un Premier ministre d’opposition. Joseph Kabila foulera l’accord de la Saint-Sylvestre du pied, puisqu’il ne nommera pas le Premier ministre proposé par l’opposition et n’organisera pas les élections fin 2017.

    Un conflit qui tombe à pic

    Pour justifier le second report de la présidentielle, les autorités congolaises prennent pour prétexte l’arrivée du conflit dans les Kasaï qui a empêché d’enregistrer tous les électeurs de ces provinces. Plusieurs enquêtes internationales (ONU, FIDH) ont dénoncé l’instrumentalisation des violences dans les Kasaï par le pouvoir, qui a réprimé de manière excessive et a alimenté le conflit en créant un groupe armé paramilitaire à sa solde – voir notre article. Le 5 novembre 2017, sous pression, la Commission électorale annonce enfin une nouvelle date pour la tenue des élections générales : ce sera le 23 décembre 2018. Après deux ans de pouvoir « hors-mandat », Joseph Kabila cristallise alors toutes les tensions. Les 31décembre 2017, 21 janvier et 24 février 2018, l’Eglise catholique, par l’intermédiaire du Comité laïc de coordination (CLC) organisent trois marches pacifiques à l’issue de messes du dimanche. Les marches sont encore une fois réprimées très violemment. La police intervient jusque dans les églises et le bilan d’une quinzaine de morts n’est qu’une estimation.

    Les silences de Kabila

    S’en suit alors un interminable feuilleton sur l’avenir politique de Joseph Kabila, censé quitter le pouvoir fin 2018. A chaque prise de parole (et elles seront nombreuses) le président congolais botte à chaque fois en touche, refusant d’indiquer s’il quittait ou non le pouvoir. Sous pression internationale et alors que la crise politique est à son paroxysme, Joseph Kabila annonce enfin, juste avant la clôture du dépôt des candidatures pour la présidentielle, qu’il ne sera pas candidat et désigne son « dauphin » en la personne d’Emmanuel Ramazani Shadary, le patron du parti présidentiel (PPRD). Avec le nom du possible successeur voulu par Joseph Kabila, on pensait la RDC désormais sur la route des élections. Mais aujourd’hui, à quatre mois du scrutin, plusieurs inquiétudes se profilent à l’horizon.

    Vers un troisième glissement ?

    On se demande en effet si Joseph Kabila a vraiment l’intention de laisser son fauteuil et souhaite organiser les élections. Car finalement, un nouveau report permettrait à l’actuel chef de l’Etat de continuer encore à rester en place, comme le permet la Cour constitutionnelle. Plusieurs arguments et éléments de langage se mettent en place dans l’hypothèse de ce scénario, et notamment auprès de la Commission électorale (Ceni), pour préparer le terrain à un possible troisième glissement du calendrier, au cas où le président déciderait que les conditions de sa succession ne seraient pas « optimales ». Deux dossiers, défendus par l’opposition, pourraient justifier le report du scrutin : l’utilisation des très contestés machines à voter et un fichier électoral rempli de potentiels électeurs fictifs. Le patron de la Ceni a prévenu : « sans machine à voter, les élections ne pourront pas avoir lieu en décembre ». Et si le fichier électoral venait à être une nouvelle fois révisé, les délais pourraient s’allonger. Ironie du sort, ce pourrait être à cause de l’opposition que les élections seraient repoussée.

    Retards logistiques et financiers

    Enfin, d’autres signes montrent que le président Kabila se hâte très lentement pour lancer le processus électoral. Les machines à voter sont encore loin d’être toutes arrivées… et testées. L’argent manque et n’a pas encore été entièrement décaissé pour financer intégralement le scrutin, comme l’a souhaité le chef de l’Etat, et la formation des agents électoraux a pris du retard. Dernière inquiétude : l’insécurité qui peine à être maîtrisée aux quatre coins du Congo. Un peu plus de 140 groupes armées pullulent encore à l’Est du pays et l’annonce opportune de la création d’une nouvelle rébellion obscure cet été a relancé le débat, faisant dire au président de la Ceni, Corneille Nangaa, que le retour des troubles dans certaines provinces pouvait impacter la bonne tenue du scrutin.

    Huis clos

    A quatre mois de la présidentielle, on n’est plus vraiment sûr que Joseph Kabila veuille vraiment passer la main. En tout cas, le président a consciencieusement listé tous les prétextes et préparé tous les subterfuges pour justifier un troisième report des élections. D’autant que (autre signe inquiétant) la RDC poursuit son isolement diplomatique en refusant désormais la présence sur son sol d’envoyés spéciaux ou d’observateurs internationaux. Une visite du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a été jugée « inopportune » par l’entourage de Joseph Kabila en juillet. Tous ces très mauvais signaux font craindre une nouvelle volte-face du président Kabila, si ce dernier voit que le scrutin pourrait échapper à son poulain. Car en fait, pour le pouvoir, le meilleur successeur à Joseph Kabila reste Joseph Kabila lui-même. Pour l’instant, le président contrôle fermement l’État, la machinerie électorale, et continue de diviser l’opposition. Un scénario parfait pour reporter encore une fois la présidentielle et se maintenir au pouvoir après un énième dialogue national. En tout cas, le président fait comme si ce scénario était désormais le plus plausible.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Faut-il vraiment faire 10 000 pas par jour ?

    Faut-il vraiment faire 10 000 pas par jour ?

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    Dans un article, le quotidien britannique The Guardian explique pourquoi ce chiffre pourrait bien être une idée reçue.

    Faire 10 000 pas tous les jours serait la clé pour rester en forme et en bonne santé. Cette recommandation journalière, formulée par l’Organisation mondiale de la santé, est entrée dans la culture populaire jusqu’à devenir une véritable obsession. “Vous ne pouvez presque plus marcher dans la rue sans que quelqu’un portant un FitBit ne vous double. Quand Jeremy Hunt était ministre de la Santé, il était souvent pris en photo avec le sien qui dépassait de ses manches”, ironise The Guardian.

    Mais d’où vient ce fameux chiffre ? Tout droit du Japon ! “Il est apparu dans les années 1960, à l’occasion d’une campagne publicitaire japonaise. Pour capitaliser sur l’immense popularité des jeux olympiques de Tokyo en 1964, l’entreprise Yamasa a élaboré le tout premier podomètre portable, appelé manpo-kei, soit ‘compteur des 10 000 pas’”, explique le quotidien britannique.

    Après la sortie du podomètre, une équipe de l’université de santé et de bien-être de Kyushu a étudié la question. “Les chercheurs ont conclu que puisque les Japonais faisaient en moyenne 3 500 à 5 000 pas par jour, 10 000 pas leur permettraient de diminuer le risque de maladie de l’artère coronaire”, rapporte The Guardian.

    Prendre en compte l’intensité de l’exercice

    Selon le journal, ces études scientifiques sont “arbitraires”, car elles se contentent de comparer le nombre de calories perdues et la pression sanguine de personnes marchant 10 000 pas et de celles qui ont beaucoup moins marché.

    Être à bout de souffle et augmenter son rythme cardiaque pourrait être bien plus important que le nombre de pas effectués quotidiennement.”

    De nouvelles études tentent ainsi de se détacher de ce chiffre afin de prendre en compte l’intensité de l’activité physique. “Les scientifiques ont commencé à jeter un œil à la cadence […]. Quand l’intensité est plus importante, le cœur bat un peu plus vite, plus de sang circule à travers le corps”, explique Catrine Tudor-Locke, professeur au Centre du suivi de santé personnalisé de l’université de Massachusetts, citée par The Guardian.

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  • Football américain : le joueur controversé Colin Kaepernick devient la nouvelle égérie de Nike

    Football américain : le joueur controversé Colin Kaepernick devient la nouvelle égérie de Nike

    Colin Kaepernick est à l’affiche de la nouvelle campagne publicitaire de l’équipementier américain dévoilée le 3 septembre. Ce joueur de football américain a été le premier à s’agenouiller lors de l’hymne national en signe de protestation contre les violences policières faites aux Noirs.

    Colin Kaepernick revient sur le devant de la scène. Le joueur de football américain fait partie des grandes figures de la nouvelle campagne de publicité de Nike. Photo en noir et blanc, le visage impassible, le regard sûr. Le cliché, partagé sur le compte Instagram de l’ancien quarterback des 49ers de San Francisco, est couronné de la légende : “Croyez en quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier”.

    Colin Kaepernick est célèbre pour avoir posé le genou à terre, en 2016, lors de l’hymne national entonné avant chaque match. Son message : protester contre les violences policières à l’égard des Africains-Américains. Sans club depuis la fin de son engagement avec la franchise californienne, il a signé un “nouveau contrat de plusieurs années avec Nike, qui fait de lui une figure du 30e anniversaire de la campagne ‘Just Do It’ de la marque sportive”, explique le New York Times, lundi 3 septembre.

    Le journal rappelle que la marque à la virgule est un des principaux équipementiers de la NFL (la Ligue nationale de football américain), avec qui le joueur est en conflit depuis 2017. Colin Kaepernick avait alors attaqué en justice l’institution américaine, qu’il accuse toujours de vouloir entraver sa carrière.

    Le quotidien croit savoir de sources anonymes que “des marchandises, comme des chaussures ou un t-shirt à son effigie, seront produites”. Ces mêmes sources assurent que les ventes liées à Kaepernick pourraient rivaliser avec celles des joueurs stars de la Ligue. Cette campagne intervient six mois après la prolongation de contrat entre Nike et la NFL, qui les lie désormais jusqu’en 2028.

    Un geste politique et commercial

    La campagne de publicité n’a pas encore été officialisée par la marque, mais les réactions sont déjà nombreuses. “Dans plusieurs décennies, quand les Américains se pencheront sur les protestations des joueurs de la NFL et se demanderont pourquoi elles n’ont pas été perçues par tous comme un plaidoyer en faveur de l’égalité, la campagne de Nike sur Colin Kaepernick restera une image marquante”, écrit USA Today. Pour le quotidien national, il ne s’agit pas seulement d’une opération commerciale : “Les plus cyniques pointeront du doigt un coup marketing de Nike, une façon de capitaliser sur un problème connu de tous. Peut-être. Mais cela n’allège pas le fardeau de la NFL.”

    Mais la décision de l’équipementier d’attirer Colin Kaepernick pour sa nouvelle campagne ressemble à une stratégie bien étudiée, selon Forbes : “Nike a dû remarquer que, lorsque Kaepernick a commencé à s’agenouiller avant les matchs, son maillot est devenu le plus vendu de la NFL.” Toujours d’après le magazine économique, le quarterback garde une aura auprès des plus jeunes : “Ses convictions sont toujours une source d’inspiration et sont imitées chez les jeunes sportifs, où, à l’époque de Trump, des équipes de couleur sont fréquemment victimes de chants racistes.”

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  • Gagner un match pour éviter le service militaire : le défi de la star du football sud-coréen

    Gagner un match pour éviter le service militaire : le défi de la star du football sud-coréen

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    À moins d’une performance exceptionnelle, les sportifs professionnels ne sont pas exemptés de service militaire en Corée du Sud. L’équipe nationale doit absolument remporter la finale des Jeux asiatiques face au Japon, samedi 1er septembre, pour préserver la carrière de Son Heung-min, le grand nom du football sud-coréen.

    Si aucun événement exceptionnel ne survient pour Son Heung-min dans les deux années qui viennent, il devra faire “ce que tout jeune Sud-Coréen apte doit faire : rentrer à la maison et accomplir son service”, rapportait The Guardian durant la Coupe du monde, en juin dernier. Le service militaire, d’une durée de vingt et un mois, est toujours obligatoire en Corée du Sud.

    Son Heung-min n’est toutefois pas n’importe qui, relate la publication britannique :

    Après avoir quitté sa terre natale pour le championnat de football allemand quand il était adolescent, il est devenu une grande star et sans doute le Sud-Coréen le plus connu au monde.”

    Il joue aujourd’hui pour Tottenham, un des meilleurs clubs anglais. Ce qui ne veut pas dire grand-chose pour les autorités sud-coréennes, qui lui imposeront de faire son service militaire, à moins d’un exploit sportif avec l’équipe nationale.

    Dernière chance aux Jeux d’Asie

    Malgré une victoire de prestige face à l’Allemagne, la Corée du Sud a été éliminée dès le premier tour, lors de la dernière coupe du monde en Russie. Son Heung-min risque donc toujours d’être appelé par l’armée à ses 28 ans. Heureusement pour l’ailier virevoltant, ce mois d’août voit se dérouler les Jeux Asiatiques 2018, compétition multisportive entre pays d’Asie. Une dernière chance pour lui d’éviter la conscription.

    “Rarement un joueur aura été à ce point le sujet central d’un tournoi de football”, constate The Guardian avant la finale de la compétition, qui verra s’affronter, samedi 1er septembre, le Japon et la Corée du Sud de Son Heung-min. Le capitaine sud-coréen a été autorisé par son club de Tottenham à rater le début du championnat britannique pour disputer ce tournoi mineur et ainsi éviter le service militaire en cas de victoire.

    “Seule la médaille d’or permettrait aux vingt membres de la sélection coréenne d’être exemptés de conscription”, raconte la publication britannique. Le sélectionneur Kim Hak-beom a donc composé son équipe avec cette donnée en tête, l’exemption de service militaire étant centrale dans la carrière internationale des joueurs de football sud-coréens.

    Face au Japon, “l’échec n’est pas une option pour la Corée du Sud”, tranche The Guardian. Au contraire, les joueurs japonais arrivent avec nettement moins de pression, le pays ayant fait appel uniquement à des joueurs de moins de 21 ans, histoire de préparer cette génération aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. “La pression repose sur les seules épaules sud-coréennes, et le match se jouera là-dessus, prédit le journal britannique. L’expérience de Son en Premier League et en Ligue des Champions pourrait être décisive. Mais même lui n’a sans doute jamais connu une telle pression auparavant.”

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