Author: Don Kayembe
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Interdiction “temporaire” d’importer de produits de grande consommation en RDC

Des sacs de ciment gris. infobascongo.net -Les autorités congolaises ont interdit l’importation de plusieurs produits de grande consommation pour une durée de six mois dans l’ouest de la République démocratique du Congo pour lutter contre la contrebande et protéger l’industrie locale.
“Nous avons décidé la restriction temporaire des importations dans la partie ouest du pays et pour une durée de six mois, du ciment gris, du sucre, de la bière et des boissons gazeuses afin de mettre un terme à la fraude et à la contrebande”, a déclaré à l’AFP Jean-Lucien Busa, ministre congolais du Commerce.
Cette mesure vise également à “protéger les industries locales qui sont en phase de croissance cruciale qui risque d’être hypothéquée par ceux qui pratiquent des prix en dessous du coût de production”, a ajouté M. Busa, se défendant de “verser dans le protectionnisme”.
Dans le sud-ouest de la RDC à la frontière avec l’Angola, un marché prospère attire de nombreux petits commerçants qui s’y approvisionnent à des prix extrêmement bas.
M. Busa estime que tout ce monde qui “ne paie ni la douane, ni les taxes” constitue une menace pour l’économie nationale.
Une brasserie a été obligée “de fermer deux de ses usines dans les provinces de l’Équateur (nord-ouest) et du Kongo central (sud-ouest, frontalière de l’Angola)”, s’est justifié le ministre, indiquant toutefois que la RDC reste “ouverte au commerce international”.
Par ailleurs, M. Busa a également déclaré avoir “interdit l’exportation des écorces de quinquina afin de privilégier leur transformation” par l’industrie pharmaceutique locale.
Avec AFP
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Cinq provinces élisent leur nouveau gouverneur dès le premier tour

Urnes de la CENI -En RDC, 8 des 26 provinces du pays devaient élire un nouveau gouverneur et vice-gouverneur ce samedi 26 août après des problèmes de vacances de pouvoir. Dans 5 provinces, le nouveau gouverneur a été désigné dès le premier tour, dans trois autres un second tour aura lieu pour départager les candidats.
Parmi les provinces suivies de près par les Congolais, celles du Haut-Katanga et du Haut-Lomami, nées de la séparation du Katanga en 3 provinces. Le Haut-Katanga est le fief de l’opposant numéro 1 du pays Moïse Katumbi. Le Haut-Lomami, celui du président Joseph Kabila, originaire de là-bas.
Pour la majorité présidentielle il était donc crucial d’obtenir un vote clair en faveur de leur candidat. Pari gagné dans ces deux provinces, où les candidats du pouvoir ont remporté une majorité absolue : l’ex-ministre provincial Pande Kapopo, à Lubumbashi et le professeur d’université Jackson Kalenge Mwezeni à Kamina.
Mais preuve des tensions politiques qui règnent autour de ces postes très lucratifs, dans la capitale du Haut-Lomami, les partisans de l’un des candidats malheureux ont jeté des pierres contre le siège de l’Assemblée provinciale, avant que la police n’intervienne.
Autres provinces importantes : celle du Tshopo qui abrite Kisangani, la 3e ville du pays et le Sud-Kivu, territoire minier réputé proche de l’opposition. Pas de majorité absolue là-bas. Il faudra attendre un second tour pour départager les candidats.
A Gemena, dans la province du Sud-Ubangui, l’indépendant Taile Nage Joachim l’a emporté largement devant un candidat de la majorité présidentielle. Un autre indépendant, Michel Balabala, a été élu à la tête de la province du Kwilu.
Enfin à noter que les nouveaux gouverneurs de ces 8 provinces viennent de régler des problèmes de vacances de pouvoir. Les autorités – si elles respectent les engagements pris avec l’opposition en décembre dernier– sont tenues d’organiser de nouvelles élections dans l’ensemble des 26 provinces du pays d’ici la fin de l’année.
Avec RFI
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Dépréciation du franc congolais et inflation en RDC
-Après deux ans de stabilité du taux d’échange en RDC, une dépréciation très forte face au dollar américain frappe le pays depuis janvier, entraînant une inévitable hausse des prix.En 2016, 1 dollar s’échangeait à 920 francs congolais. Aujourd’hui, le taux officiel a augmenté de 43 %, passant à 1450 francs pour 1 dollar, voire 1500 à 1600 francs sur le marché noir.
Cette situation entraîne la hausse vertigineuse de prix des denrées alimentaires et autres produits et services.
Dans les marchés de Bukavu, le kilo de viande de bœuf est passé de 4500 à 8000 francs congolais, une mesure de riz qui s’achetait 800 francs coûte dorénavant 1500 francs.
On ne sait plus quoi acheter, des gens qui mangeaient deux fois par jour ne se nourrissent plus qu’une fois.”
Solange Lwashiga, caucus des femmes du Sud-Kivu pour la paix
Pour Solange Lwashiga, du caucus des femmes du Sud-Kivu pour la paix, le panier des ménages est asphyxié.“On ne sait plus quoi acheter, des gens qui mangeaient deux fois par jour ne se nourrissent plus qu’une fois”, raconte-elle.
Avec cette flambée des prix, les marchandises s’écoulent à compte goutte comme le confie Fabien Binja, président du marché de Nyawera.
Selon lui, en l’espace de cinq mois environs 30 % des vendeurs de ce marché ont perdu leur capital et d’autres peinent à rembourser les prêts obtenus des coopératives d’épargne et de crédit.
La cause à l’instabilité politique
Pour le député national élu de Bukavu, Kizito Mushizi, en plus de variables économiques, cette dépréciation est aussi lié à l’instabilité politique de l’après décembre 2016.
La cause structurelle est l’incertitude politique.”
Kizito Mushizi, député national élu de Bukavu
“La cause structurelle est l’incertitude politique”, explique-t-il, “si le gouvernement dit qu’il va y avoir une alternance, cela peut stabiliser l’économie”.Plusieurs témoignages attestent que les fonctionnaires et agents de l’Etat congolais voient également leur pouvoir d’achat baissé sensiblement.
Les enseignants, médecins, députés, ministres et agents de l’administration publique touchent encore leurs salaires au taux de 930 francs congolais le dollar. Ils plaident pour son réajustement au regard de la fluctuation du taux.
Le président du bureau de coordination de la société civile du sud Kivu, Patient Bashombe interpelle le gouvernement congolais. “Cela entraîne une instabilité, il faudrait des État généraux économiques”, souligne-t-il.
En juillet 2017, la dépréciation du franc avait atteint un pic de 1720 francs le dollar.
En réaction, la banque centrale du Congo avait vendu début août 20 millions de dollars aux banques commerciales en vue de contribuer au maintien de l’appréciation de la monnaie nationale sur le marché de change, faisant baissé le change à 1500 francs le dollar.
Avec VOA
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Braquage au domicile de l’ancien Premier ministre Lumumba à Kinshasa
-La famille du premier Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba, icône de l’indépendance du pays, a dénoncé vendredi le braquage par des militaires du domicile familial situé dans un quartier huppé de Kinshasa.“Des militaires au nombre de cinq ont réussi à foncer la barrière de la résidence” de la famille Lumumba dans la nuit de vendredi à 1H00 du matin (23H00 GMT), lit-on dans le communiqué signé par François Lumumba, fils ainé du premier chef du gouvernement de la RDC après son indépendance de la Belgique le 30 juin 1960.
“Au cours de ce braquage, Juliana (la cadette des enfants Lumumba) qui a essayé de résister a été malheureusement frappé à la tête et les côtes avec la crosse d’un fusil”, selon ce communiqué qui indique que “les agresseurs” ont pris la fuite après lui avoir arraché “des effets personnels et une somme d’argent”.
Des braquages et des enlèvements sont devenus très courant depuis plusieurs mois dans la prestigieuse commune de la Gombe qui abrite les sièges des institutions du pays et des chancelleries étrangères, particulièrement sur le boulevard du 30 juin.
Avec VOA
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La présidence zambienne déplore l’interdiction d’un rassemblement de l’opposition par la police
-La présidence zambienne a qualifié samedi de “regrettable” la décision de la police d’empêcher un rassemblement religieux où l’opposant Hakainde Hichilema devait faire sa première apparition publique depuis sa sortie de prison le 16 août.Jeudi, la police zambienne, lourdement armée, a bloqué l’entrée de la cathédrale anglicane de la Sainte-Croix de Lusaka et érigé des barrages sur les routes menant à l’édifice où était attendu Hakainde Hichilema, dit HH.
Il venait de recouvrir la liberté au terme de quatre mois d’une incarcération très controversée pour trahison, qui a provoqué de vives tensions politiques dans le pays.
“Le fait d’avoir empêché une réunion dans une église est regrettable”, a affirmé à la presse le porte-parole du président Edgar Lungu, Amos Chanda.
Mi-juillet, le Parlement a voté l’instauration de l’état d’urgence pour trois mois, donnant à la police des pouvoirs accrus à la suite d’une série d’incendies criminels attribués par le pouvoir à l’opposition.
“Même si le pays est en état d’urgence, la police devrait faire preuve d’un maximum de retenue”, a poursuivi M. Chanda. “La police devrait s’assurer à ce qu’on n’empiète pas sur les libertés civiles.”
La police s’était justifiée en arguant que les organisateurs de l’événement n’avaient pas fait de demande écrite auprès des autorités.
M. Hichilema, leader du Parti uni pour le développement national (UPND) avait été incarcéré pour avoir gêné en avril le passage du convoi du président zambien Edgar Lungu, dont il conteste la réélection en 2016.
Le parquet a finalement renoncé à le poursuivre pour trahison après des entretiens entre la secrétaire générale du Commonwealth Patricia Scotland, le président Lungu et Hakainde Hichilema.
Le climat politique en Zambie, pays d’Afrique australe d’ordinaire calme, s’est profondément détérioré depuis l’élection présidentielle d’août 2016. Edgar Lungu avait remporté le scrutin d’une courte victoire – à peine 100.000 voix – devant Hakainde Hichilema.
Avec AFP
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La Certification de la Haine : La grande défaite de l’Humanité ambiante
‘‘La haine est nourrice de mauvaises pensées, souffle la calomnie, inspire les injustices, médite le crime ; et si elle couve une vengeance, elle dissimule son projet, affecte les allures de l’amitié, le ton de la bienveillance, prend tous les masques que l’hypocrisie peut lui fournir’’. Louis-Auguste Martin, Esprit moral du XIXe siècle (1855)
Par Joël Asher Lévy-Cohen
-Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la Haine et son corollaire, l’Intolérance, ne se sont véritablement jamais mieux portées. Ces deux sentiments destructeurs de l’Humanité ambiante sont même devenus une raison de vivre. Ils sont même devenus une raison primordiale d’espérer pour une partie somme toute non négligeable de la société, pour des esprits faibles et malades dont le rêve, à n’en point douter loufoque, est l’embrasement des Communautés vivantes.À cet égard, la légitimation manifeste de la Haine de l’autre, donc la certification de l’intolérance, par le [président] républicain Donald John Trump Sr des États-Unis a, malheureusement, ouvert toutes les vannes de l’intolérance en Amérique du Nord.
Très bientôt, – Ceci n’est pas, à vrai dire, une prophétie mais un constat alarmiste – les ‘‘abus’’ dirigés contre l’étranger, deviendront forcément et logiquement des faits anodins. Connaîtront de plus en plus le même sort ‘‘irresponsable’’, ‘‘inconscient’’ et ‘‘dédaigneux’’ les abus à l’encontre des sujets nationaux qui protègent vaillamment l’étranger de toute politique de discrimination et de tous actes d’intolérance.
Ces exactions, pourtant légalement répréhensibles voire moralement condamnables, deviendront même banalisées par des politiques et des États. Elles seront, surtout, justifiées par bien des esprits soi-disant éclairés au nom de la sacrosainte ‘‘liberté’’. Elles seront, surtout, défendues et étayées au nom de la ‘‘Justice’’ aveuglante et de la ‘‘démocratie’’ moribonde.
Ce qui est clair, le ‘‘Nazisme’’, – Ce Cancer incurable du XXe siècle –, a très nettement pris le dessus sur la clairvoyance. Cette idéologie sectaire, sanguinaire et mortifère a très nettement pris sa revanche sur l’histoire. Le comble du ridicule, cela se déroule aisément sous nos yeux dans les pays qui, pourtant, claironnent à longueur de journée l’avoir vaincu durablement. ‘‘Charlottesville’’ en est bien l’illustration et l’emblème ! ‘‘Virginie’’ l’esclavagiste en est bien le détonateur ! Quelle ironie ! Quelle mascarade !
Si, aujourd’hui, il y a une personne qui devrait sans aucun doute jubiler, ce serait bel et bien ‘‘Adolf Hitler’’. En voyant la captation manifeste de son discours idéologique et la reproduction fidèle de son héritage, et du modèle politique qu’il a préconisé par des puissances dites ‘‘victorieuses’’, cet être abominable, haineux posera assurément la question de savoir pourquoi il a été violemment combattu. Ce dirigeant hideux que la Haute sagesse et la morale spirituelle réprouvent, demandera, certes, à l’ensemble de ses interlocuteurs pourquoi l’Humanité hypocrite commémore réellement, avec tant de ferveur, la fin abrupte du Nazisme exterminateur. Pourtant, cette idéologie fort décriée connaît visiblement, de nos jours, une pleine expansion et une fulgurante résurgence.
Ce qui doit nous interpeller, c’est naturellement le silence amorphe des ‘‘Intellectuels’’ ! Ce qui est déplorable, c’est indéniablement l’atonie de la ‘‘Conscience Universelle’’. Ce qui est inadmissible, c’est, à n’en pas douter, la démission collective. C’est, bien sûr, la politique de l’autruche, c’est l’hypocrisie légendaire.
En effet, il fut un temps où des Voix fortes et crédibles qui défendaient l’Humanisme et l’Universalisme, s’élevaient courageusement au milieu des tempêtes, des ténèbres, de l’anarchie et du chaos pour crier justement leur colère, pour violemment dénoncer des injustices, des exactions dont pâtissent cruellement leurs pairs et contemporains. Ces voix humaines dont le cri strident ne laissait personne indifférent avaient toutes un visage et un nom. Elles distillaient un message d’amour et de paix, de fraternité et de solidarité, de liberté et de justice. Elles s’appelaient Jean-Paul Sartre, Mohandas Karamchand, alias Mahatma Gandhi, Jean-Paul II, Martin Luther King, Eliezer Wiesel, dit ‘‘Elie Wiesel’’, Nelson Mandela, Abbé Pierre, Mère Teresa, etc.
Face à ce reniement délibéré, irresponsable et inconscient de l’histoire de l’Humanité, que penseraient-ils des millions de Juifs ‘‘injustement’’ déportés et ‘‘inhumainement’’ exterminés ? Que penseraient-ils des millions de Tziganes ‘‘gratuitement’’ massacrés ? Que penseraient-ils des Témoins de Jéhovah victimes de l’appareil brutal, répressif et génocidaire nazi ? Que penseraient-ils et diraient-ils des millions de Négro-africains engloutis au fond de l’océan Atlantique et de la mer Rouge, et victimes de la Traite négrière et du colonialisme oppresseur ?
‘‘Comme la haine n’a jamais fait des heureux’’, selon Pierre-Claude-Victor Boiste[i], tous ces morts arrachés brutalement à leurs familles ont-ils été sacrifiés en vain ? Tous ces morts arrachés sauvagement ont-ils été sacrifiés pour voir resurgir le Mal absolu ? Ont-ils été vainement sacrifiés en vue de finalement voir régner ad vitam aeternam la peste, le cancer qui décimera à jamais l’Humanité ?
Joël Asher Lévy-Cohen
Journaliste indépendant
‘‘La haine trouble la vie, l’amour la rend harmonieuse; la haine obscurcit la vie, l’amour la rend lumineuse.’’ Martin Luther King
[i] Pierre-Claude-Victor Boiste, Le dictionnaire universel, 1800.
