The United States reiterates its sincerest condolences to the people of the Democratic Republic of the Congo following the recent passing of former Prime Minister Etienne Tshisekedi.
While this is a difficult period and a time of mourning in the DRC, it is also a moment for unity. We urge the Congolese people to come together and honor Tshisekedi’s memory by continuing to pursue his ideals of a peaceful and democratic Congo.
To that end, we call on all parties to the December 31, 2016 agreement and their supporters to work even more diligently towards its timely implementation and toward the country’s first democratic transfer of power. These achievements would be both a solid foundation for the DRC’s future and a lasting tribute to Etienne Tshisekedi’s legacy.
-Les Etats-Unis exhortent les parties de la crise en RDC à mettre diligemment en application l’accord du 31 décembre en vue de rendre un hommage durable à l’opposant historique Etienne Tshisekedi décédé le 1er février à Bruxelles.
“Nous appelons toutes les parties à l’accord du 31 décembre 2016 et leurs partisans à travailler davantage plus diligemment à la mise en œuvre de celui-ci en temps voulu et à la première passation démocratique du pouvoir du pays. Ces résultats constitueraient à la fois une base solide pour l’avenir de la RDC qu’un hommage durable à l’héritage d’Etienne Tshisekedi”, indique dans une déclaration le département d’Etat américain.
Washington appelle tous les Congolais à l’unité en cette période difficile.
“Bien qu’il s’agisse d’une période difficile et d’un temps de deuil en RDC, c’est aussi un moment d’unité. Nous exhortons les Congolais à se rassembler et à honorer la mémoire de Tshisekedi en continuant à poursuivre ses idéaux d’un Congo pacifique et démocratique”, indique la déclaration.
Les Etats-Unis présentent leurs plus sincères condoléances au peuple de la République démocratique du Congo à la suite de la disparition du leader de l’opposition congolaise.
M. Tshisekedi est mort mercredi après-midi à Bruxelles, huit jours après avoir quitté le Congo en pleines négociations sur la mise en place d’une transition politique destinée à sortir pacifiquement de la crise provoquée par le maintien au pouvoir de M. Joseph Kabila.
Le mandat de M. Kabila est échu depuis le 20 décembre 2016, mais le chef de l’État reste à son poste en attendant la tenue d’une élection permettant de désigner son successeur.
M. Tshisekedi était entré en dissidence en 1979-1980 en dénonçant l’arbitraire du régime du dictateur Mobutu Sese Seko, après avoir accompagné son ascension à l’indépendance du Congo belge, en 1960.
Il a ensuite incarné l’opposition au tombeur du “Léopard”, Laurent-Désiré Kabila, arrivé au pouvoir par les armes en 1997, puis à son fils Joseph Kabila, qui lui succèdera après son assassinat en 2001.
Etienne Tshisekedi Pdt de l’UDPS- JP Bembe PN du MLC
-Le président sud-africain rend hommage à l’opposant congolais en soulignant, dans un communiqué, le rôle clé que celui-ci a joué dans le paysage politique de la RDC.
“M. Étienne Tshisekedi, décédé à l’âge de 84 ans et dont la carrière politique a pris son essor avec l’indépendance de la RDC en 1960, était un personnage constant de la vie publique du pays depuis des décennies”, souligne Jacob Zuma dans un texte remis à VOA Afrique.
“Nous nous remémorerons de feu M. Étienne Tshisekedi pour le rôle clé qu’il a joué dans le paysage politique de la République démocratique du Congo”, affirme le Chef de l’Etat sud-africain.
M. Zuma soutient que le peuple sud-africain compatit à la douleur des Congolais et leur présente des condoléances ainsi qu’à la famille de M. Tshisekedi et au gouvernement de la République démocratique du Congo.
Comme lui, Jean-Bemba, opposant congolais en prison à la Cour pénale internationale de la Haye se souvient de M. Tsheskedi.
Message de condoléances de Jean-Pierre Bemba
M. Bemba affirme garder “en mémoire le propos et l’image du président Tshisekedi à l’occasion de trois visites qu’il lui a rendues à la Haye”.
“Ce sont ceux d’un homme qui a fait vivre le concept d’opposition politique dans notre pays et dont la vie a été marquée par la lutte pour l’intérêt du peuple congolais”, écrit M. Bemba.
-La mort d’Étienne Tshisekedi, opposant historique en République démocratique du Congo, rebat complètement les cartes du jeu politique national et augure mal d’une mise en oeuvre rapide de l’accord signé péniblement le 31 décembre en vue d’une présidentielle avant la fin de l’année.
Ce décès “vient faciliter la remise en cause progressive de l’accord […] par la Majorité présidentielle”, estime l’économiste et politologue congolais Justin Kankwenda.
“La majorité, qui avait accepté de reconnaître le statut de président du Conseil de suivi [de la transition politique (CNSA)] à Tshisekedi intuitu personae pourrait être tentée d’exiger un rééquilibrage qui remettra en cause l’ensemble de l’accord”, déclare cet ancien haut-fonctionnaire onusien, dans un entretien avec l’AFP.
Pour Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale enseignant à Sciences-Po Paris, le décès de Tshisekedi “arrive au plus mauvais moment pour la mise en place de la nouvelle transition”.
Il va “falloir se mettre d’accord sur une nouvelle personnalité d’opposition [à la tête du CNSA] alors même qu’il y avait déjà un désaccord sur la nomination du Premier ministre”, poste brigué par le propre fils de Tshisekedi, Félix, dit M. Vircoulon à l’AFP.
Cela “va donc relancer les négociations entre le camp présidentiel et l’opposition et permettre de perdre encore du temps. Les élections en décembre 2017 dont le calendrier n’était déjà pas très réaliste sont de plus en plus compromises”, pronostique-t-il.
Entré en dissidence en 1980, Tshisekedi a incarné à lui seul l’opposition congolaise pendant plus de 30 années de lutte, d’abord contre la dictature de Mobutu (1965-1997) puis contre ses successeurs à la tête du pays : Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), et son fils Joseph Kabila.
Il est mort à Bruxelles mercredi à 84 ans, huit jours après avoir été transporté du Congo alors que la coalition du “Rassemblement” de l’opposition créée en juin autour de sa figure tutélaire négociait les modalités d’application de l’accord de la Saint-Sylvestre, et en tout premier lieu les postes ministériels.
– Test aux funérailles –
Ces négociations sont aujourd’hui dans l’impasse.
Conclu sous les auspices de l’Église catholique, l’accord de décembre ouvre la voie à une cogestion du pays entre le pouvoir et l’opposition jusqu’à la tenue d’une présidentielle censée se tenir fin 2017.
Âgé de 45 ans, M. Kabila a été réélu président face à Tshisekedi en novembre 2011 dans un scrutin marqué par des fraudes massives.
Son mandat s’est achevé le 20 décembre sans que la présidentielle devant désigner le prochain président congolais n’ait été organisée.
La Constitution lui interdit de se représenter mais un arrêt controversé de la Cour constitutionnelle l’a autorisé à se maintenir en place jusqu’à l’entrée en fonction d’un successeur élu.
Pour l’heure, toutes les familles politiques congolaises semblent respecter une sorte de trêve en mémoire de Tshisekedi, qualifié, même du côté du pouvoir de “père de la démocratie congolaise” pour son rôle lors de l’ouverture démocratique du début de la décennie 1990.
Mais passées les funérailles, dont la date n’est pas connue, la politique devrait reprendre ses droits, ou plutôt ses habitudes.
Jusqu’à présent, les discussions ont surtout porté sur le “partage du gâteau”, selon l’expression congolaise consacrée : la distribution des portefeuilles plus que la façon d’organiser concrètement les élections dans le temps convenu avec un budget national mis à mal par la baisse des matières premières.
Pendant ce temps, à Kinshasa, mégapole de 10 millions d’habitants qui avait voté à 64% pour Tshisekedi en 2011, la grogne s’installe dans une population largement miséreuse qui voit ses piètres conditions de vie se détériorer chaque jour avec la dépréciation du franc congolais qui engendre une forte inflation.
Le ressentiment s’installe face à tout ce qui ressemble à un corps constitué : pouvoir, opposition et même l’Église catholique, pourtant encore auréolée de ses années de lutte contre la dictature mobutiste.
Tshisekedi absent, comment va réagir la population ?, s’interroge un analyste spécialiste du Congo, sous le couvert de l’anonymat. Pour lui, “le premier test de taille sera les obsèques” de l’opposant : “se dérouleront-elles dans le calme ? Sinon, quelle sera la réaction des forces de l’ordre ?”.
Pour cet analyste, la bombe à retardement sociale provoquée par la détérioration de l’économie congolaise risque de déstabiliser le Congo tout autant que les troubles récurrents qui continuent d’agiter un pays travaillé par des forces centrifuges depuis son indépendance.
-Le leader charismatique de l’UDPS et chef de file de l’Opposition politique et démocratique Étienne Tshisekedi wa Mulumba, dit Ya Tshitshi, s’est éteint à Bruxelles des suites d’une embolie pulmonaire.
Cet acteur politique de premier plan en République démocratique du Congo laisse dans le deuil son épouse et compagne de combat démocratique, Maman Marthe Kasalu, et ses enfants dont les plus en vue sont Christian et Félix Antoine.
Aussi laisse-t-il dans le deuil un parti politique, l’Union pour la démocratie et le progrès social, en sigle UDPS, devenu, au fil des décennies, le fer de lance du combat en faveur de la liberté mais également un patrimoine national et continental pour sa lutte pacifique, non-violente et non-armée et, surtout, sa lutte en faveur des droits fondamentaux de la personne humaine.
Le trépas d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba constitue une lourde perte. Cette mort inopinée laisse un grand vide en République démocratique du Congo d’autant plus qu’il s’était personnellement érigé, et ce depuis 1997, en ”rempart” contre la balkanisation de cet État majestueux et richissime de la région des Grands Lacs africains et de l’Afrique centrale. Ceci pour avoir toujours promu le retour inéluctable aux résolutions de la véritable Conférence nationale souveraine (CNS) de 1992.
En effet, ce pays est soumis, depuis 1996, à de très fortes pressions extérieures, entre autres celles de la Communauté internationale, en vue de céder des pans territoriaux aux États limitrophes dont les velléités de désintégration du Congo sont un secret de polichinelle.
Ci-après un hommage lui rendu en 2009 au moment où l’UDPS se préparait à organiser son premier congrès de refondation.
Étienne Tshisekedi wa Mulumba
La Force d’un Peuple et l’Esprit d’une Nation
« Les pensées des Justes ne sont qu’équité [Jugement]; mais les desseins [la façon de diriger] des Méchants ne sont que fraude [tromperie]. Les paroles des Méchants sont des embûches [Embuscade] pour verser le sang, mais la bouche des Hommes Droits est une délivrance [les délivrera] ». Proverbes 12 : 5-6, Sainte Bible
Par Joël Asher Lévy-Cohen
Sur la planète Terre, s’il existe vraiment, de nos jours, un leader charismatique, lequel s’identifie à son Peuple et en qui se reconnaissent parfaitement l’ensemble de ses Concitoyens, le juriste Étienne Tshisekedi est incontestablement de cette envergure. À preuve, en signe de reconnaissance à son combat démocratique et à sa résistance politique en vue de leur libération du joug de la tyrannie macabre et fantoche, ses Compatriotes lui ont dédié spontanément une chanson évocatrice normalement entonnée dans les offices religieux du culte catholique : ‘‘ Nzambe aponi yo osalela ye, na nzoto pe na motema mwa yo mobimba, Nzambe aponi yo ! ‘’. Ce qui veut dire : ‘‘ Dieu vous a choisi pour le servir physiquement (en chair) et spirituellement (en esprit) ‘’.
Ce refrain, très souvent repris en choeur par les adhérents et sympathisants de son parti pour saluer sa bravoure et sa volonté inébranlable de conduire l’ensemble du Peuple congolais vers les rivages sacrés de la liberté et de la justice, définit en réalité la place privilégiée occupée par cet acteur politique clé dans le coeur de ses Compatriotes. Aussi traduit-il, en vérité, l’importance de son statut public dans la société.
En effet, par ce couplet non moins significatif, le Dr Étienne Tshisekedi en qualité de Président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se voit reconnaître par ses Concitoyens une mission ayant nécessairement une portée messianique, une dimension prophétique. À ce titre, cette personnalité de premier plan est surnommée ‘‘Moïse’’. Ce qui signifie pertinemment le Sauveur, le libérateur. C’est-à-dire : « Celui qui les a sortis de la servitude ».
Donc, ses Compatriotes l’élèvent, en réalité, au rang de Serviteur de Dieu parmi les êtres humains. Son rôle messianique et prophétique consiste à les libérer du délire oppresseur, à les affranchir des supplices de la tyrannie répressive. Force est de reconnaître qu’un tel régime à n’en point douter écrasant avilit davantage l’espèce humaine pourtant créée à l’image de l’Éternel Dieu Tout-Puissant.
Pour ainsi dire, sa mission primordiale consiste en fait à racheter coûte que coûte la liberté des Opprimés que sont, certes, l’ensemble des Congolaises et Congolais. D’ailleurs, ceux-ci sont complètement muselés par un despotisme aveugle. Leurs droits fondamentaux sont totalement foulés aux pieds par un système assoiffé de sang humain. Ils sont méprisés par des dirigeants dont la méthode de gestion à la politique et administrative s’appuie sur un narcissisme pervers, destructeur.
Comme il travaille au nom de Dieu parmi les Hommes pour leur liberté, c’est-à-dire leur dignité, Étienne Tshisekedi est en fait un Pâtre chargé de rassembler le troupeau de l’Éternel Tout-Puissant et d’en prendre efficacement soin. Donc, sa principale mission est de le conduire directement vers les meilleurs pâturages verdoyants de la démocratie et de la liberté : « la Paix, le Développement et le Progrès ». En d’autres termes, par ce refrain, le Peuple congolais reconnaît en lui les véritables qualités de leader guidé par le Créateur, inspiré par la Conscience divine et illuminé par l’Esprit céleste.
Donc, la très grande majorité de ses Concitoyens lui reconnaissent les qualités de meneur d’hommes et d’éclaireur de consciences. De meneur de troupes parce que son rôle primordial est certes de montrer à ses Compatriotes la voie à suivre : « le véritable chemin de la liberté ». D’éclaireur de consciences dans la mesure où ce leader charismatique incarne par excellence « la droiture, la rectitude, la probité, le courage, la bravoure, la persévérance et, surtout, la sagesse ». Dans la mesure où son discours politique instruit visiblement le Peuple congolais et sa démarche idéologique inspire et illumine abondamment la Nation, et ce dans les épreuves les plus cruelles.
En cela, le Dr Étienne Tshisekedi est un prophète des temps modernes d’autant plus qu’un prophète parle et agit normalement au nom de Dieu. À cet égard, il instruit ses contemporains et annonce les événements futurs. En l’espèce, n’a-t-il pas prévenu ses Compatriotes du guet-apens que constitue le processus électoral destiné à imposer d’autorité un dirigeant fantoche, a fortiori un mercenaire, à la population ? N’a-t-il pas aussi mis en garde sur le danger que représente pour le Peuple sa participation au vote référendaire et au double scrutin présidentiel et législatif ? C’est, d’ailleurs, la raison pour laquelle celui-ci se doit non seulement de l’écouter [cerner] mais surtout d’apprendre à l’écouter [discerner] pour ne plus tomber bêtement dans les pièges tendus par les ennemis haineux de la Nation.
Cet avertissement vaut également pour de nombreux militants et sympathisants du Parti connus pour leur obsession, réputés pour leur excès de zèle voire même manque de jugeote dans les moments critiques. D’où l’intérêt d’une discipline sans faille, d’une rigueur à toute épreuve, d’un sérieux encadrement idéologique. D’où en vérité l’intérêt de se souder fortement, solidement, derrière le Dr Étienne Tshisekedi, de former avec lui un seul Corps (Parti) et un seul Esprit (Idéal).
Artisan de la paix, Apôtre de la liberté, Prophète de la démocratie, Combattant de la justice, Résistant, Lider maximo, etc., les qualificatifs ne manquent pas pour cerner l’action politique et définir l’entreprise idéologique du Président national de l’UDPS. Ce qui est sûr, le Dr Étienne Tshisekedi n’est pas à proprement parler un devin. Par sa capacité à cerner la trame historique des événements et à lire les signes du temps, il est un véritable « oracle ». Ce qui fait, éminemment, de lui la plus haute Autorité morale du pays. C’est la raison pour laquelle il importe de le consulter incessamment sur la marche démocratique de la Nation et la révolution libératrice du Peuple. D’autant plus que les événements finissent toujours par lui donner raison. À cet effet, ne mérite-t-il pas le surnom de Sphinx de Limete ?
Force est d’admettre que le Dr Étienne Tshisekedi ne tire aucunement parti de ses idées émises pour l’intérêt supérieur de la Patrie. Il en est plutôt victime(i). Il en est ainsi du pluralisme politique(ii) dont ce juriste est un adepte inconditionnel(iii), du processus électoral dont il est, par essence, le plus ardent défenseur(iv), des droits humains fondamentaux dont il se révèle, à vrai dire, le héraut patenté(v). Il en est de même pour le développement économique de la Nation(vi) et le progrès social(vii) du Citoyen dont il est effectivement un fervent avocat(viii).
Ce faisant, tous les geôliers de la Nation, les laquais et cerbères, tout comme les croquemorts de l’indépendance nationale et de la souveraineté internationale, sont réellement les plus grands bénéficiaires des idées et stratégies avancées par cette personnalité politique. Ce n’est pratiquement ni la population pour laquelle le Président national de l’UDPS se bat énergiquement, ni le Peuple tout entier dont il défend en réalité les droits les plus élémentaires, les libertés publiques fondamentales(ix).
Comme quoi, « ce sont les Méchants qui font [réellement] l’histoire ». Ainsi écrivait le grand philosophe allemand Friedrich Hegel. Le processus politique et électoral congolais ne l’a-t-il pas d’ailleurs corroboré ? En effet, ce sont les Mauvais, c’est-à-dire les assassins de la liberté, les fossoyeurs de la justice, les croquemorts de la démocratie, les criminels de guerre, les génocidaires qui ont pratiquement tous les droits en République démocratique du Congo (RDC).
Il sied de mentionner que la tyrannie et ses soutiens disposent du droit de fixer unilatéralement les règles du jeu politique. Le despote et ses affidés détiennent le
droit d’incarner les Institutions d’État avec l’aide de la Communauté occidentale et, surtout, la complicité meurtrière de la mafia internationale. Cette jouissance leur permet de représenter politiquement le Peuple qu’ils écrasent journellement. Aussi leur permet-elle de parler au nom d’une Nation dont ils ignorent, en vérité, la liberté et l’existence politique, de participer aux élections afin d’être recyclés.
En d’autres termes, les voyous concourent aisément aux scrutins électoraux pour être légitimés par les urnes, blanchis par les électeurs, en vue de bénéficier de l’onction du suffrage populaire et universel. Une telle escroquerie s’appelle, en réalité, « détournement de la volonté suprême du Souverain primaire » !
Debout Congolais !
Tous ensemble Unissez-vous derrière l’Avocat du Peuple, le Dr Étienne Tshisekedi, pour mettre un terme à la voyoucratie politique, à la kleptocratie maffieuse et à l’imposture étrangère (le régime de mercenariat).
I. Étienne Tshisekedi est un Martyr de la démocratie.
II. Le multipartisme.
III. La dictature rétrograde, réactionnaire et sanguinaire l’a sempiternellement exclu de l’espace institutionnel.
IV. Les mercenaires locaux et étrangers l’ont toujours exclu de la compétition politique.
V. Les droits légitimes des Cadres et militants de l’UDPS sont violemment foulés aux pieds par le régime liberticide et démocraticide. Les libertés publiques constitutionnellement reconnues aux Citoyens sont brutalement bafouées par le pouvoir oppresseur au grand mépris de la Loi fondamentale et des instruments internationaux.
VI. La prospérité industrielle.
VII. Le régime de protection sociale ou le filet de sécurité sociale qui couvre la Collectivité publique, la famille ou le salarié ou travailleur.
VIII. La maffia internationale a toujours appuyé et même coopté au sommet du pouvoir d’État les fossoyeurs de la justice sociale et les agents du sous-développement.
IX. Les pourparlers politiques intercongolais sont très instructifs à cet effet. Lors de ces négociations tenues dans la station balnéaire sud-africaine sise au nord de Pretoria en Afrique du Sud (Sun City), l’UDPS et tous ses experts commis au DIC ont été les seuls à fournir des documents au Médiateur sénégalais (Moustapha Niasse) et au Facilitateur botswanais (John Ketumile « Kett » Masire), à avancer des pistes de solution pour sortir de la crise politique et militaire. Mais, quand il s’est agi de partager le pouvoir politique, ce sont les voyous comptables de cinq millions de morts innocentes, dont la paresse intellectuelle ne fait aucunement mystère, qui sont récompensés par la Mafia internationale.
-Un mois après la signature de l’accord de la Saint Sylvestre qui avait désamorcé une explosion imminente grâce à la médiation des évêques congolais, la situation politique est toujours bloquée à Kinshasa.
Certes, des concessions majeures avaient été faites, par les uns et les autres : les négociateurs de la majorité présidentielle avaient accepté que les élections aient lieu fin 2017 et que M. Kabila ne soit pas candidat à sa propre succession. Ils avaient aussi accepté de confier à un représentant de l’opposition le poste de Premier ministre. En contrepartie, l’opposition avait accepté que le chef de l’Etat, dont le deuxième mandat expirait le 19 décembre, reste en fonctions jusqu’aux élections sans qu’un « régime transitoire » soit mis en place.
Les prélats auraient du s’en douter : dans cet accord comme dans tant d’autres, le diable se trouvait dans les détails. Et le diable, c’était la notion d’ « arrangements particuliers » c’est-à-dire les modalités pratiques de la mise en œuvre de l’accord., où chacun (mais surtout le pouvoir, qui avait tout) tente de mettre en œuvre la vieille tactique du « ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable ». Malgré le deuxième ultimatum fixé par les évêques et qui a expiré le week end dernier, quatre points de blocages importants subsistent. Le premier concerne le poste de Premier Ministre. Certes, ce dernier doit être issu de l’opposition et désigné dans les rangs du « Rassemblement », la coalition dirigée par Etienne Tshisekedi. Mais outre le fait que le vieux leader charismatique, malade et affaibli, a du être ramené à Bruxelles dans un jet privé, une divergence majeure subsiste : les partisans de Kabila estiment que c’est au chef de l’Etat qu’il appartient de choisir le chef du gouvernement sur une liste de cinq personnalités qui lui sera soumise par l’opposition. Faut-il dire que la lutte pour le poste est serrée, que le premier ministre sortant Sammy Badibanga (un Kasaïen qui fut proche de Tshisekedi) n’a pas encore dit son dernier mot, que le chef de l’Etat avant de faire son choix définitif, pourra jouer sur la gamme des ambitions et des appétits ?
La répartition des postes ministériels est tout aussi problématique : arguant de sa majorité au Parlement, issue des élections –contestées- de 2011, le camp présidentiel n’entend pas céder les ministères dits régaliens (intérieur, défense, affaires étrangères, justice) et il revendique également les ministères considérés comme « juteux » c’est à dire les mines ou les finances. Autrement dit, Kabila et les siens entendent bien garder en mains les rênes du pays, un atout évident au moment de la future campagne électorale.
La médiation de la Conférence épiscopale (Cenco) représente elle-même le troisième point de blocage : pour la majorité, l’accord conclu à la veille du Nouvel An marquait la fin d’une médiation momentanée. Pour l’opposition, méfiante ou échaudée, les prélats doivent continuer à exercer leurs bons offices et demeurer des arbitres jusqu’au jour du scrutin. Et cela même si certains évêques souhaiteraient retourner dans leurs diocèses respectifs.
La « ligne du temps » est tout aussi problématique : d’un côté les médiateurs comme l’opposition souhaitent respecter les délais et arriver aux élections d’ici fin 2017. Mais de l’autre, les « pinaillages » du camp présidentiel permettent de gagner du temps, afin peut-être, d’atteindre 2018. Ce délai avait été initialement demandé par Kabila et aujourd’hui déjà, il apparaît comme le plus probable. Ajoutons aussi que le jour où l’opposition sera effectivement associée au pouvoir, elle sera peut-être moins désireuse de tout remettre en jeu.
Dans ces négociations en forme de procession d’Echternacht, un non dit progresse dans les esprits : l’idée d’un referendum constitutionnel, soutenu par les amis du président, refusé par l’opposition. Cette consultation, présentée comme une issue à l’impasse actuelle, permettrait de faire sauter le verrou constitutionnel et elle autoriserait M. Kabila à exercer un mandat supplémentaire. A condition que la population consultée marque son consentement. Mais dans un pays où les «mesures de décrispation » (elles aussi promises le 31 décembre dernier) sont loin d’être prises, où la presse demeure sous haute surveillance, chacun sait que poser la question ce sera probablement y répondre…
-L’équipe nationale de football de la RDC est rentrée au pays, mardi 31 janvier, deux jours après son élimination de la CAN 2017.
Dans la délégation rentrée à Kinshasa, il y a juste les joueurs locaux à savoir: Joyce Lomalisa, Merveille Bope, Djo Isama Mpeko, Jonathan Bolingi et Matampi Vumi Ley. Junior Kabananga, sociétaire du FC Astana (Kazakhstan), est aussi au pays pour régler un problème de famille.
Les joueurs de la RDC évoluant en Europe et en Asie ont retrouvé leurs clubs d’origine depuis lundi dernier, donc 24 heures après l’élimination des Léopards.
La RDC a terminé la CAN 2017 à la sixième position au niveau des quarts de finale.
Les joueurs congolais ont été sortis de cette compétition par les Ghanéens (1-2) au niveau des quarts de finale.
Le premier match de demi-finales de cette compétition se joue mercredi 1er f2vrier entre le Burkina Faso et l’Egypte. Le second rencontre opposera jeudi 2 février le Ghana au Cameroun.
Bureau de change informel dans le grand marché de Kinshasa, dans la commune de La Gombe. Photo prise le jeudi 20 juin 2011. RFI/Junior D. Kannah
-La RDC connaît une crise économique et cette crise risque d’être durable, a alerté la Banque mondiale (BM) dans son 4ème rapport sur le suivi de la situation économique et financière de la RDC présenté mardi 31 janvier à Kinshasa.
Parmi les principaux indicateurs de cette crise, la Banque mondiale cite la révision du taux de croissance de la RDC, qui est passé entre 2015 et 2016 de 7% à 2,5% en moyenne.
« Cette croissance, si on la compare à la croissance de la population de la RDC, qui est quasiment de 3%, et bien on obtient un taux de croissance par tête de 0% ou moins», explique Emmanuel Pinto, économiste en chef de la BM en RDC.
Autre indicateur, le même document évoque l’inflation de la monnaie nationale par rapport à la devise américaine. Selon le BM, le taux d’inflation du franc congolais est passé de -1 en 2015 à plus de 11% au 20 décembre 2016.
Une situation que l’institution de Bretton Woods attribue notamment à l’adoption, par la RDC, de certaines politiques économiques inappropriées. La BM cite, à titre d’exemple, la mesure interdisant l’importation des ciments gris en provenance d’autres pays.
Les principales causes de ce déficit de l’économie congolaise sont notamment la baisse des cours des matières premières et le ralentissement de la demande chinoise, qui consomme à elle seule 40% des exportations de la RDC.
A cela, il faut ajouter la suspension de la production de cuivre par Glencor pour 18 mois, explique la BM dans son rapport.
Remèdes
Pour remédiera à cette crise, ce rapport préconise la reprise des programmes d’accompagnement de la RDC par le FMI et la Banque Mondiale pour permettre au pays de bénéficier d’appuis budgétaires.
Il est également recommandé au gouvernement congolais de réduire les dépenses publiques, d’accroître les recettes domestiques et de revoir son code minier, don le projet est au Parlement.
RDC: Etienne Tshisekedi est mort ce mercredi après-midi à l’âge de 84 ans d’une embolie pulmonaire à Bruxelles où il était hospitalisé
L’information du décès du chef historique de l’opposition en RDC a été confirmée par son fils.
-Jusqu’à la fin de sa vie, Etienne Tshisekedi a fait peur aux autorités congolaises. Car, contrairement aux nombreux augures, sa popularité ne s’est jamais démentie. La raison ? Une endurance au mal, et beaucoup d’entêtement dans sa lutte pour la démocratie. L’éternel opposant est mort ce 1er février 2017 à l’âge de 84 ans d’une embolie pulmonaire à Bruxelles où il était hospitalisé.
Les foules sur son passage à Matadi, Kananga, Mbuji-Mayi et Kinshasa pendant sa dernière campagne électorale de 2011. Les ruses du pouvoir, le 26 novembre de cette année-là, pour l’empêcher d’atterrir à l’aéroport international de Kinshasa, de crainte que les Kinois ne lui fassent un triomphe à la romaine sur les 25 km qui séparent le quartier Ndjili de sa résidence du quartier Limete. Jusqu’au bout, Etienne Tshisekedi a fait peur aux autorités congolaises.
Pourtant, au début de sa carrière, ce jeune Luba, né en décembre 1932 à Kananga au Kasaï occidental, est un fidèle compagnon de route du dictateur Mobutu. En septembre 1960, ce futur docteur en droit – il sera, un an plus tard, le premier diplômé en droit du Congo – applaudit le coup d’Etat du colonel Mobutu et accepte d’entrer dans le collège des commissaires généraux mis en place pour éjecter le gouvernement de Patrice Lumumba.
En novembre 1965, après le second coup d’Etat de Mobutu, Tshisekedi devient même ministre de l’Intérieur, puis de la Justice. En juin 1966, il soutient ouvertement la pendaison publique de quatre opposants condamnés pour tentative de coup d’Etat. En 1967, il rédige avec Mobutu le texte fondateur du Mouvement populaire de la révolution (MPR), le futur parti unique dont il devient premier secrétaire. Mais en décembre 1980, le député Tshisekedi rue dans les brancards. Avec douze autres parlementaires, le juriste signe une lettre ouverte contre un régime de plus en plus prédateur. A 48 ans, Tshisekedi renonce aux honneurs et se lance dans une nouvelle carrière : opposant.
La prison, les violents passages à tabac, les promesses d’argent en échange de son ralliement… Rien n’y fait. Tshisekedi tient bon. A ses côtés, son épouse Marthe l’encourage à ne pas céder. En 1982, il lance même un défi sans précédent à Mobutu en créant l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), un parti qui réussit très vite à élargir son audience au-delà du fief des deux Kasaï, notamment dans la jeunesse de Kinshasa. En 1990, après la chute et la mise à mort de Nicolae Ceaucescu en Roumanie, le dictateur congolais lâche du lest. Tshisekedi n’est plus assigné à résidence à Limete, et l’UDPS peut enfin agir au grand jour. En août 1992, au terme d’une Conférence nationale souveraine, Tshisekedi est même élu Premier ministre de Mobutu. Mais la cohabitation ne dure que sept mois.
Incorruptible et populaire
En mai 1997, à la chute de Mobutu, l’indomptable opposant va-t-il se rapprocher du nouveau maître du Congo, Laurent Désiré Kabila ? Non. Le sphinx de Limete, comme l’appellent ses partisans à cause de la rareté de ses prises de parole, est contre tout changement de pouvoir par la force et réclame des élections libres. Du coup, Kabila le relègue dans sa région natale du Kasaï. Mobutu, Kabila père, Kabila fils (qui succède à son père après l’assassinat de celui-ci, en janvier 2001)… Les régimes passent, mais « Ya Tshitshi » reste sous son arbre, incorruptible et populaire.
En juillet 2006, lors des premières élections pluralistes depuis 1965, Tshisekedi accuse les puissances occidentales de soutenir en sous-main le président sortant. Le « lider maximo » se méfie des « puissances impérialistes ». En retour, celles-ci le tiennent à distance et dénoncent ses déclarations à l’emporte-pièce. A l’annonce du boycott des élections par le chef de l’UDPS, les chancelleries occidentales se réjouissent. Elles croient être enfin débarrassées de ce nationaliste ombrageux. Mais c’est sans compter avec le peuple congolais…
Tshisekedi, le retour ? Avant la présidentielle de 2011, Joseph Kabila pense éloigner définitivement le danger en faisant supprimer le second tour – ce qui peut en effet favoriser le président sortant face à une dizaine d’adversaires incapables de s’entendre sur un candidat unique de l’opposition. Le problème, c’est que, le 28 novembre 2011, des millions de Congolais hostiles au régime Kabila vont voter avec un réflexe de second tour. D’emblée, ils votent utile et donnent leurs suffrages à l’homme à la casquette. Les autres candidats de l’opposition ne ramassent que des miettes. Officiellement, Joseph Kabila obtient 48, 9% des voix et Etienne Tshisekedi 32,3%. En réalité, chacun sait que ces chiffres sont inexacts.
Aujourd’hui, après la mort d’Etienne Tshisekedi, des millions de Congolais se sentent orphelins, et l’opposition est plus affaiblie que jamais. D’autant que le principal allié de l’ex-président de l’UDPS, le démocrate-chrétien Eugène Diomi Ndongala, est en prison à Kinshasa. Certes, le régime de Joseph Kabila n’est guère apprécié à l’Elysée, mais il peut se prévaloir du soutien public de l’Afrique du Sud et de la Chine, deux de ses plus grands partenaires commerciaux. Depuis vingt-cinq ans, Tshisekedi était un mythe aux yeux de beaucoup de Congolais. Aujourd’hui, le mythe est mort. Pourra-t-il inspirer de nouvelles vocations ?
-Les corps d’un officier de l’armée congolaise et deux pilotes russes ont été retrouvés sans vie après des crashs d’hélicoptères dans l’est de la République démocratique du Congo, déclare le commandant des opérations des Forces armées de la RDC dans la région nord-est de la province du Nord-Kivu.
Deux hélicoptères MI-24 de l’armée se sont écrasés vendredi dans une région montagneuse “à la suite du mauvais temps”, a déclaré le général Léon Mushale, commandant des opérations dans la région, lors d’une conférence de presse à Goma, capitale du Nord-Kivu, région où le drame s’est produit.
Au cours des recherches, “les troupes au sol ont retrouvé trois corps: un officier FARDC (armée congolaise) et deux pilotes russes”, a-t-il expliqué.
Les deux crashs se sont produits lors d’une “patrouille de reconnaissance contre des ex-M23” (Mouvement du 23 mars) qui a fait “prisonnier” un autre pilote russe, a ajouté l’officier.
Selon le général Mushale, deux autres officiers des FARDC et trois membres d’équipage de nationalité russe blessés ont également été retrouvés, avant d’être évacués par les Casques bleus.
“On a évacué tous les blessés vers les hôpitaux” à Goma, a déclaré à l’AFP une source onusienne.
L’un de deux hélicoptères Mi-24 de Forces armées de la RDC retrouvés après deux crashs dans le nord-est de la RDC, Nord-Kivu, 31 janvier 2017. Crédit/FRADC
Le M23 est un ancien groupe rebelle à dominante tutsi ayant fui la RDC après avoir été défait en novembre 2013 par l’armée congolaise, soutenu par les Casques bleu, à l’issue de dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.
Un mois après, à Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signé des engagements, notamment pour ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion en vue de leur réinsertion dans la vie civile. Une opération qui stagne depuis.
Lundi, l’armée rwandaise a indiqué que trente personnes “non armées” se présentant comme des “combattants” du M23 s’étaient réfugiés au Rwanda, affirmant fuir une offensive de l’armée congolaise.
Le général Mushale a salué le fait que Kigali avait reconnu que “les ex-combattants du M23 ont pris le chemin du Rwanda dans leur fuite suite à la pression des FARDC”.
Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda d’avoir laissé “ces criminels (les ex- rebelles duM23) circuler librement” sur leur territoire alors qu’ils devraient être selon elles jugés.