Author: Don Kayembe

  • Approvisionnement en carburant : la Bcc vend 20 millions Usd aux pétroliers

    Approvisionnement en carburant : la Bcc vend 20 millions Usd aux pétroliers

    – Le problème de devises ne se pose pas quant à l’importation des produits Pétroliers. La BCC facilite la liquidité.

    Pour mieux s’approvisionner en produits pétroliers, les opérateurs économiques du secteur peuvent trouver des devises à travers leurs banques respectives.

    Pour cette fin, le gouvernement a instruit la Banque centrale du Congo de vendre, à travers l’adjudication, 20 millions de dollars américains aux différentes banques commerciales afin que celles-ci puissent, à leur tour, trouver des devises pour les pétroliers.

    Cette vente de billets verts fait suite au compromis trouver le mercredi 22 février entre le gouvernement central et les pétroliers distributeurs. Elle vise à rendre disponible les devise) et à un taux préférentiel, pour faciliter le renouvellement de stocks en produits pétroliers.

    La quasi-totalité de pétroliers-distributeurs génèrent leurs recettes en franc congolais alors que la structure des prix en vigueur est devenue obsolète ou presque, du fait notamment du taux de change appliqué à 1 l54FC/USD.

    Cependant, sur le marché des changes, les pétroliers-distributeurs rencontrent autres réalités. Ils se voient obligés de débourser 1.350 voire 1.400 francs congolais pour 1dollar américain.

    Ce qui fait que les opérateurs du secteur pétrolier vendent à perte. D’où, la pression exercée ces derniers jours sur le gouvernement par le rationnement continue afin d’obtenir le réajustement des prix du carburant à la pompe.

    « Face à la nécessité pour les pétroliers de faire une augmentation de près de 26% du carburant à la pompe afin de trouver l’équilibre de leur business, le gouvernement semble avoir joué la carte de la préservation de la paix sociale. Il privilégie une légère hausse en apportant une solution partielle au problème de change », a confié un analyste sous le sceau de l’anonymat.

    Aux dernières nouvelles, il a été convenu que la hausse de prix du litre à la pompe n’atteigne pas la barre de 5%, soit inférieur à 77 francs congolais. Et qu’en contrepartie, le gouvernement obtiendrait de la Banque centrale du Congo la vente de devises pouvant ainsi faciliter les opérations aux pétroliers-distributeurs qui, au terme de la loi, vendent leurs produits en francs congolais.

    Au demeurant, si la difficulté d’obtention des devises liée à la dépréciation du franc congolais semble avoir été résolue, le soulagement des pétroliers-producteurs est visiblement partiel. Car, un autre problème de fond se pose: le manque à gagner occasionné tous ces derniers jours à certifier à charge de l’Etat.

    L’intervention de la Banque centrale du Congo est une deuxième de la série depuis le début de cette année 2017. La première remonte au 24 janvier dernier. Au total, 50 millions de dollars américains ont été vendus aux banques commerciales pour les opérateurs économiques à la recherche des devises pour besoin d’importation des denrées alimentaires en RD Congo.

    Satisfecit des pétroliers 

    Dans un entretien avec le quotidien le Potentiel, le président du syndicat des pétroliers-distributeurs de la RDC, Emery Mbatshi Bope, se félicite de cet aboutissement. Par la même occasion, il invite les autres opérateurs économiques de ne pas verser dans la spéculation, étant donné que la hausse des prix n’est pas observée dans une fourchette de plus de 5%, « On n’a pas augmenté le prix du litre à la pompe de 5% », a-t-il affirmé, Par conséquent, pense-t-il, rien ne peut changer sur le marché des biens et services.

    « Nous sommes satisfait par cette décision de réajuster le prix du litre à la pompe. Mieux vaut peu que rien. Cela étant, les stations-service sont invitées à être opérationnelles comme d’habitude. Avant ce réajustement du prix du litre à la pompe, nous travaillions à perte. Ce qui risquait de conduire à des conséquences fâcheuses pour les consommateurs. Lorsqu’on vend et qu’on n’est plus en mesure de s’approvisionner avec le même stock, on est voué à la fermeture. Celui qui osera se distinguer par la spéculation risquera de tomber sous le coup de la loi. En tant qu’experts, nous travaillons pour réfléchir en profondeur; de telle sorte que l’équilibre social soit maintenu. Les produits pétroliers sont hautement stratégiques », a confié Emery Mbatshi Bope.

    Le président du syndicat des pétroliers a salué la décision de la Banque centrale du Congo (BCC) de vendre la devise aux pétroliers à un taux préférentiel. Au total, 20 millions ont été vendu aux pétroliers-distributeurs à travers leurs banques respectives, afin de leur permettre de mieux s’approvisionner en produits pétroliers.

    Olivier Kaforo/Le Potentiel

  • La Monusco et la Cenco appellent à la cessation d’attaques contre les églises catholiques en RDC

    La Monusco et la Cenco appellent à la cessation d’attaques contre les églises catholiques en RDC

    -L’ONU, le représentant du pape à Kinshasa et l’épiscopat congolais ont appelé jeudi “à la cessation immédiate” des attaques contre les paroisses catholiques à travers la République démocratique du Congo, dans un communiqué conjoint.

    “Ces attaques ont été particulièrement violentes dans les provinces de Kinshasa, Haut-Katanga, Kasaï central et Kasaï oriental”, indique letexte parvenu à l’AFP, signé par la Mission de l’Onu en RDC (Monusco), la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et le représentant du pape en RDC.

    Dimanche à Kinshasa, l’église catholique Saint-Dominique a été profanéepar des individus non identifiés

    Les profanateurs ont cassé l’autel, fait tomber le tabernacle, cassé la statue de la Vierge Marie, “et cassé même la tête de Jésus” sur le crucifix, a déclaré à l’AFP le père Cyrille Kombelo.

    Les trois signataires du communiqué conjoint “condamnent fermement ces actes qui sont d’ailleurs punissables” en RDC, demandant aux “acteurs politiques de les condamner tout aussi fermement afin de déjouer toute tentative de manipulation visant à fragiliser l’accord” de cogestion du pays signé le 31 décembre par le pouvoir et l’opposition.

    Pour l’instant, les auteurs de ces actes ne sont pas encore identifiés par les autorités.

    Un accord sur une transition politique a été signé le 31 décembre, autorisant le président Joseph Kabila, dont le mandat a pris fin le 20 décembre, à demeurer au pouvoir jusqu’à fin 2017, en échange d’un mécanisme de cogestion du pays. Mais les discussions sur les modalités de mise en oeuvre de cet accord piétinent depuis.

    Il y a quelques jours, circulaient à Kinshasa des tracts appelant à la destruction des “écoles et églises” catholique si l’application de l’accord n’était pas effectif au plus tard le 18 février.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Avec AFP

  • Kinshasa admet des “excès” de ses militaires après la diffusion d’une vidéo sur le massacre au Kasaï

    Kinshasa admet des “excès” de ses militaires après la diffusion d’une vidéo sur le massacre au Kasaï

    -Une “mise au point” du gouvernement conglais reconnaît que des “accrochages […] entre une patrouille des FARDC” (Forces armées de la RDC) engagée contre le “groupe terroriste” Kamwina Nsapu et des assaillants porteurs d’armes de guerre, de chasse et d’armes blanches” ont eu lieu en décembre à Mwanza Lomba, village du Kasaï-oriental où la scène filmée est censée se passer.

    Kinshasa a reconnu samedi que des soldats congolais avaient pu commettre des “excès” en réprimant une rébellion dans le centre de la République démocratique du Congo après la diffusion d’une vidéo mettant en cause l’armée dans un massacre de civils.

    Interrogé par l’AFP sur ces images abondamment commentées sur les réseaux sociaux, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, les a d’abord qualifiées de “montages ridicules”.

    Dans l’après-midi une “mise au point” du gouvernement reconnaît que des “accrochages […] entre une patrouille des FARDC” (Forces armées de la RDC) engagée contre le “groupe terroriste” Kamwina Nsapu et des assaillants porteurs d’armes de guerre, de chasse et d’armes blanches” ont eu lieu en décembre à Mwanza Lomba, village du Kasaï-oriental où la scène filmée est censée se passer.

    Pour le gouvernement, le film, d’une durée de plus de sept minutes et dont l’AFP n’a pas été en mesure de déterminer la date de tournage, “est vraisemblablement un montage réalisé après ces accrochages par les pourfendeurs du gouvernement”.

    “Tous les excès et abus signalés (imputés à) des éléments des FARDC dans cette opération” ont été “pris en charge conformément au code pénal militaire dès la fin de cette opération l’année dernière”, et un officier et un sous-officier “en répondent d’ores et déjà devant la justice militaire”, affirme le gouvernement sans préciser la juridiction devant laquelle comparaissent les deux hommes, ni les charges retenues contre eux.

    Kinshasa, qui n’avait jusque-là jamais communiqué sur ces poursuites, estime “tardive, inutile et malveillante” la “dénonciation par les réseaux sociaux” des crimes qu’elles visent à juger.

    Mwanza Lomba est situé au Kasaï-oriental, entre Mbuji-Mayi, capitale de cette province, et Kananga, la capitale du Kasaï-central voisin. La région est le théâtre depuis septembre d’une rébellion provoquée par un conflit entre le pouvoir central et un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, tué en août par les forces loyalistes.

    Partie du Kasaï-Central, la rébellion Kamwina Nsapu a progressivement gagné le Kasaï-oriental et le Kasaï-occidental. Les violences commises dans ce conflit ont fait au moins 200 morts.

    – ‘Vous mourez pour rien’ –

    A en juger par sa qualité, la vidéo semble avoir été tournée à l’aide d’un téléphone portable par un membre d’une groupe de huit soldats en treillis parlant lingala (la langue en usage dans l’armée congolaise) et swahili (langue parlée dans l’Est du Congo).

    Elle montre le petit détachement marcher sur un chemin vers un groupe de personnes à quelques dizaines de mètres chantant en tshiluba (langue parlée au Kasaï) “Notre terre, notre terre”.

    Tombe un ordre : “Avancez ! tirez !” Le peloton ouvre un feu nourri et progresse sans avoir besoin de s’abriter : personne ne réplique en face. Le feu cesse. Les hommes s’avancent et achèvent plusieurs personnes gisant au sol, en commençant par une femme. Ils insultent les cadavres, tiennent des propos obscènes en contemplant le sexe de deux femmes gisant à terre. La caméra s’attarde sur l’une d’elles en train d’agoniser. “Vous mourez pour rien, pour rien”, dit un homme.

    “Ici nous sommes au village Mwanza Lomba, nous les avons croisés aujourd’hui. Nous leur avons prouvé que la force reste à la loi. Ils sont nombreux mais on va les poursuivre jusqu’à l’infini”, commente la personne qui tourne les images, “FARDC toujours au rendez-vous, voilà, nous faisons notre travail”.

    La vidéo montre pas moins de vingt cadavres. Les femmes ont laissé échapper en tombant une balayette. Quelques hommes, certains la tête ceinte d’une tresse de liane, tiennent encore un lance-pierre ou un bâton.

    Selon deux sources onusiennes, la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) enquête sur cette “vidéo et d’autres allégations” sur qui se passe dans les trois Kasaïs.

    Le 11 février, la Monusco a dénoncé “les atrocités commises par les miliciens Kamwina Nsapu” tout comme “un usage disproportionné de la force” par les FARDC, que l’ONU exhorte “à agir dans le respect des normes acceptables du droit national et international”.

    Mercredi, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l’Homme s’est inquiété d’informations selon lesquelles l’armée congolaise aurait “tué plus de 101 personnes” lors d’affrontements au Kasaï-central entre le 9 et le 13 février.

    Avec AFP

  • La RDC refuse d’enquêter après la vidéo du massacre

    La RDC refuse d’enquêter après la vidéo du massacre

    -Kinshasa a refusé net d’enquêter, comme l’ont demandé Washington, Paris et l’ONU sur une vidéo mettant en cause son armée dans un possible massacre, continuant de qualifier ce document de “montage” destiné à nuire à la République démocratique du Congo (RDC).

    Après la diffusion au cours du week-end de cette vidéo de plus de sept minutes, filmée en un plan-séquence unique, deux autres vidéos, pas plus authentifiables que la première, ont été relayées par les réseaux sociaux, montrant ce qui pourrait être des scènes de la brutalité ordinaire que dénonce l’ONU depuis plusieurs semaines dans la répression de la rébellion Kamwina Nsapu au Kasaï, dans le centre de la RDC.

    Lundi, la France a exhorté “les autorités congolaises à faire au plus vite la lumière sur ces agissements inacceptables et à identifier les responsables, qui devront répondre de leurs actes”.

    Le Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU leur a de son côté demandé lundi soir à enquêter “sur ce qui apparaît comme un usage excessif et disproportionné de la force” et à mettre un terme “aux violations massives des droits de l’Homme” dans le Kasaï.

    La veille, le département d’État américain avait appelé Kinshasa à “lancer une enquête immédiate et complète” sur les suspicions de “graves violations des droits de l’Homme” nées de ces images.

    Dans un communiqué officiel, Kinshasa a opposé une fin de non recevoir à ces demandes.

    S’estimant visé “régulièrement” par des “rumeurs malveillantes”, le gouvernement congolais argue que, face à des “images d’amateurs anonymes, il ne lui revient […] pas de prouver l’innocence des FARDC” (Forces armées de la RDC), mais qu’”il appartient aux accusateurs, jusque-là inconnus, de prouver ces faits afin que tous les éléments incriminés en répondent conformément à la loi”.

    Samedi, Kinshasa avait qualifié la première vidéo de “montage grossier” avant de reconnaître que des soldats congolais avaient pu commettre des “excès” en réprimant la rébellion Kamwina Nsapu et d’annoncer que deux d’entre eux, un officier et un sous-officier, étaient poursuivis par la justice militaire.

    Pressé lundi par l’AFP de préciser les charges pesant contre ces hommes, M. Mende a déclaré qu’il ne s’agissait “nullement de poursuites pour crimes de guerre ou crimes contre l’humanité” mais pour “violations des consignes” ou “extorsions […] lors d’une opération militaire à Mwanza Lomba”, village kasaïen où aurait été tournée cette vidéo, à en croire la voix commentant les images.

    ‘Déni permanent’

    A en juger par sa qualité, le film semble avoir été tourné avec un téléphone portable par un membre d’une unité militaire de huit soldats en treillis parlant lingala (langue officielle de l’armée congolaise) et swahili (langue parlée dans l’Est de la RDC).

    Elle montre le détachement ouvrir un feu nourri sur un groupe chantant en tshiluba (langue parlée au Kasaï), à quelques dizaines de mètres.

    Les hommes en uniforme achèvent ensuite leurs victimes, parmi lesquelles trois femmes, et insultent les cadavres. La vidéo en montre pas moins de vingt. Quelques hommes tiennent encore un lance-pierre ou un bâton.

    Le Kasaï est le théâtre, depuis septembre 2016, d’une rébellion née de la mort le mois précédent, lors d’une opération militaire, d’un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central. Les violences y ont fait au minimum 200 morts depuis septembre.

    La première des deux nouvelles vidéos apparues sur internet montre une femme à terre portant un brassard et un bandeau rouges (signe arboré par les rebelles). Apparemment blessée par balle à la hanche, la jeune femme subit un interrogatoire en tshiluba mené par plusieurs hommes, hors champ. Elle reçoit un coup de pied au visage et un à la nuque, et est insultée alors qu’elle demande être évacuée.

    La deuxième vidéo, filmée comme les deux autres en plan-séquence unique, montre aux moins huit enfants blessés ou tués par balles, autour desquels s’affairent des hommes en treillis ou en tenue bleu marine, comme celle que portent les policiers congolais.

    Hors champ, on entend des tirs nourris et des quolibets en tshiluba et lingala adressés aux victimes.

    Dans un communiqué, la coalition d’opposition du “Rassemblement” a dénoncé “avec fermeté, la légèreté avec laquelle le gouvernement réagit dans une logique de déni permanent aux massacres commis” en RDC, notamment au Kasaï, et exigé “une enquête internationale indépendante” pour faire la lumière sur “les actes d’une cruauté révoltante” que révèlent selon lui “ces images d’une violence inouïe”.

    Interrogé par l’AFP, André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle, a déclaré qu’il ne réagissait “pas aux rumeurs” et attendait les “éléments qui seront fournis par le gouvernement” pour “déterminer le vrai et le faux” dans cette affaire.

    Avec AFP

  • La communauté internationale inquiète de “l’impasse” politique en RDC

    La communauté internationale inquiète de “l’impasse” politique en RDC

    -Les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, et l’Organisation internationale de la Francophonie se sont inquiétées jeudi de “l’impasse” des discussions sur l’application de l’accord de sortie de crise en République démocratique du Congo (RDC).

    Les quatre organisations se sont dites “de plus en plus préoccupées par l’impasse persistante dans le dialogue entre les parties prenantes politiques en RDC sur les modalités de mise en oeuvre de l’accord politique du 31 décembre”, ont-elle indiqué dans un communiqué commun.

    “Cette situation porte en elle le risque de saper la volonté politique qui a permis la signature de l’accord”, ont ajouté les quatre organisations.

    “Dans ce contexte, les quatre organisations partenaires appellent toutes les parties prenantes, y compris la majorité présidentielle et l’opposition, à redoubler, de bonne foi, les efforts qui sont les leurs aux fins de parachever promptement les pourparlers en cours”, ont-elles conclu.

    L’opposition et la majorité avaient signé le 31 décembre un accord de cogestion du pays jusqu’à l’élection d’un successeur au président Joseph Kabila, censée avoir lieu à la fin de l’année.

    Cet accord doit sortir le pays de la crise liée au maintien au pouvoir de M. Kabila, mais sa mise en oeuvre piétine alors que les négociations pour le partage des places au gouvernement sont dans l’impasse.

    La mort à l’âge de 84 ans, le 1er février, de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, qui devait prendre la tête du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA), est par ailleurs venue compliquer les choses, car elle ouvre la voie à une lutte pour le titre envié de chef de l’opposition.

    Près de deux semaines après sa mort, aucune date n’est encore fixée pour le retour en RDC de la dépouille de Tshisekedi, sa famille souhaitant de la part des autorités des garanties préalables, notamment sur le lieu de sépulture et sur la sécurité pendant les funérailles.

    Avec AFP

  • Pas d’argent pour les élections en 2017, selon le gouvernement

    Pas d’argent pour les élections en 2017, selon le gouvernement

    Le Premier ministre Samy Badibanga et les membres de son gouvernement lors de l’investiture du gouvernement à l’Assemblée nationale le 22/12/2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    -Le ministre du Budget de la RDC, Pierre Kangudia, a affirmé à Kinshasa qu’ “il sera difficile de mobiliser 1,8 milliards de dollars cette année, comme le demande la CENI, pour financer la tenue des élections” prévue par l’accord de la Saint Sylvestre pour décembre 2017..

    “Nous avons trouvé une casserole vide mais trouée, je dis bien trouée avec 512,2 milliards de déficit. Il nous faudra d’abord souder cette casserole trouvée avant de penser à y mettre quelque chose dedans”, a soutenu M. Kangudia devant des journalistes.

    Selon lui, il est “possible de financer certaines élections avec moins d’argent si les politiques s’entendent sur la séquence à financer”.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, l’avait déjà déclaré dans une interview avec VOA Afrique en janvier 2017.

    L’accord signé le 31 décembre pour résoudre la crise née de la non-tenue des élections prévoit la tenue des scrutins présidentiel, législatifs et locaux couplés en à la fin de 2017.

    Les composantes politiques ont bataillé dur pour parvenir à ce compromis et la séquence électorale était l’un des points chauds des discussions.

    Le mandat du président Joseph Kabila s’est terminé le 19 décembre sans élection pour le remplacer.

    Le chef de l’Etat congolais, au pouvoir depuis 2001 et avec plus de deux mandats à son actif, ne peut plus se représenter car la Constitution le lui interdit.

    L’accord du 31 décembre mais également un décret de la Cour constitutionnelle autorisent à M. Kabila de rester au pouvoir jusqu’à la nouvelle élection.

    La mise en application de l’accord est bloquée par des négociations sur le gouvernement de la transition.

    La mort du leader de l’opposition, Etienne Tshisekedi, le 1er février, retarde les discussions.

  • La police Vs Bundu Dia Kongo trois morts dans des heurts

    La police Vs Bundu Dia Kongo trois morts dans des heurts

    -Au moins trois personnes ont été tuées et huit autres gravement blessées au cours de violents heurts qui ont éclaté lundi soir et se sont poursuivis mardi tôt le matin à Kinshasa, la capitale de République démocratique du Congo.

    La police affrontait les adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo.

    Des tirs nourris ont encore retenti mardi matin autour de la résidence du député Ne Mwana Nsemi, le leader du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo.

    Depuis lundi de violents heurts opposent les forces de l’ordre aux adeptes de cette secte.

    La police confirme qu’il y a eu des morts, mais s’abstient pour le moment d’avancer un chiffre.

    A l’origine de ces tensions, il y a notamment l’épineuse question de la répartition des portefeuilles ministériels au sein de l’actuel gouvernement.

    Bundu Dia Kongo estime que son leader, n’a pas obtenu le poste qu’il méritait, explique Basangana, un cadre du mouvement.

    Bundu Dia Kongo est un mouvement politico-religieux influent à l’Ouest du pays.

    Ce n’est pas la première fois qu’il est aux prises avec les autorités.

    En 2008, une centaine d’adeptes de cette secte avaient été tués lors d’affrontements avec les forces de l’ordre dans la province du Congo central.

    Poly Muzalia,

    Kinshasa,

    BBC Afrique

  • Le corps d’Etienne Tshisekedi vers une autopsie ?

    Le corps d’Etienne Tshisekedi vers une autopsie ?

    -L’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, a fait une nouvelle mise au point après le décès de l’opposant congolais à Bruxelles, le 1er février. L’organisation de ses obsèques à Kinshasa est devenue un sujet de crispation entre le gouvernement d’un côté, sa famille et son parti de l’autre. L’UDPS a donc tenu une conférence de presse, ce matin lundi 13 février dans la matinée à Bruxelles.

    La date du rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa n’est toujours pas connue, car pour la famille, les conditions de ce rapatriement ne sont toujours pas remplies. Il faut d’abord se mettre d’accord sur le lieu de sépulture où sera érigé un mausolée.

    Le clan Tshisekedi a proposé plusieurs sites dans la capitale : devant le palais de justice, sur la place Triomphale, mais ces propositions ont, semble-t-il, toutes été rejetées par les autorités de Kinshasa. « Il faut aussi s’assurer que les obsèques d’Etienne Tshisekedi se dérouleront dans de bonnes conditions de sécurité, insiste son fils Félix, car mon père était un homme de paix. Nous ne voulons pas que ses funérailles se transforment en un bain sang », précise-t-il.

    Début de polémique

    Enfin, les obsèques devraient avoir lieu après la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre mais contrairement au point précédent, celui-ci n’est pas une condition sine qua none au rapatriement de la dépouille.

    Sur RFI, Lambert Mende s’oppose à cette demande des proches d’Etienne Tshisekedi. « Je ne vois pas de lien entre les obsèques qu’on rend à une personne qui est décédée et des négociations politiques, réagit le porte-parole du gouvernement congolais. […] Nous considérons que les obsèques sont un moment de recueillement où on arrête tout, où on rend les derniers hommages à la personne qui a disparu. »

    Pour lui, « la mise en oeuvre de l’accord commence par la signature de l’arrangement particulier dont nous n’avons pas encore fini la discussion. Donc nous n’allons pas commencer à nous lancer dans ces discussions-là tant que nous n’avons pas enterré la grande personnalité qui vient de nous quitter ».

    Vers une autopsie ?

    En parallèle, un début de polémique est en train de poindre. La famille Tshisekedi annonce qu’elle pourrait demander une autopsie. Elle soupçonne en effet une erreur médicale et s’interroge. « Pourquoi a-t-il fallu attendre autant de temps pour opérer mon père alors qu’il avait très mal à la jambe gauche ? se demande Félix Tshisekedi. Pourquoi avoir réalisé une anesthésie générale, là où une anesthésie locale aurait pu suffire ? », poursuit-il.

    Pour rappel, cette figure de l’opposition congolaise est décédée d’une embolie pulmonaire, selon les médecins. L’autopsie du corps pourrait encore retarder le rapatriement de la dépouille.

    Felix:

    “Il y a une situation qui nous interpelle tous, en tout cas nous dans la famille, c’est la rapidité avec laquelle son état s’est dégradé. Et puis il se plaignait, assez ouvertement même, de la douleur qu’il avait à sa jambe gauche et on se demande pourquoi est-ce que ça a pris autant de temps pour l’opérer. C’est un mal local qui devait donc se circonscrire à cela, mais plus tard on nous expliquera que l’anesthésie est passée du local au général parce que l’opération avait duré plus longtemps. Mais là aussi, nous avons un avis contraire d’un proche qui est anesthésiste et qui dit qu’on peut maintenir un patient dans cet état d’anesthésie locale jusque quand l’intervention se terminera, peu importe le temps que ça prendra. C’est de là que sont venues nos questions. Nous ne soupçonnons personne, nous n’accusons personne, nous voulons simplement comprendre qu’est-ce qui s’est passé. Je crois que c’est notre droit le plus légitime.”
    RFI
  • Intervention à Kinshasa contre le chef d’une secte séparatiste Bundu dia Kongo (BDK)

    Intervention à Kinshasa contre le chef d’une secte séparatiste Bundu dia Kongo (BDK)

    -La police congolaise a donné l’assaut mardi matin contre le domicile du chef d’une secte séparatiste à Kinshasa, où des incidents ont éclaté avec ses partisans. Selon les informations de VOA Afrique, cinq personnes sont mortes.

    Les forces de l’ordre ont fait usage de balles réelles et de gaz lacrymogènes. On ignore pour l’heure s’il y a des victimes et la police de RDC n’a pas fait de commentaires.

    L’assaut contre la résidence de Ne Muanda Nsemi, prophète autoproclamé du Bundu dia Kongo (BDK) a débuté vers 04h30 (03h30GMT).

    Nsemi, qui affirme avoir eu une révélation, a fondé le BDK dans les années 1980 avec l’ambition de faire revivre le royaume pré-colonial du Kongo qui couvrait une vaste partie de l’Afrique centrale.

    Huit blessés lors de ses affrontements

    Huit personnes soupçonnées d’appartenir à une secte politico-religieuse violente ont été blessées lors de heurts avec les forces de l’ordre à Kinshasa, selon un “bilan partiel” communiqué à la presse mardi par la police congolaise.

    Ces affrontements ont commencé lundi soir, selon un journaliste de l’AFP dans la capitale de la République démocratique du Congo, et une opération de police contre des miliciens du groupe sécessionniste Bundu Dia Kongo (VDK) était toujours en cours mardi matin, selon la police et des témoins.

    D’ores et déjà, “22 personnes ont été interpellées dont 8 blessés graves”, a indiqué à la presse le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale congolaise, dans un message électronique.

    Une autre personne a été blessée, deux voitures particulières ont été incendiées par les hommes de BDK, et six fusils-mitrailleurs saisis par les forces de l’ordre, a ajouté l’officier.

    Mardi matin, des tirs nourris ont retenti autour de la résidence de Ne Muanda Nsemi, le gourou de la secte, dont les abords ont été bouclés, selon des riverains.

    La police cherchait encore à y “extirper les partisans de l’Honorable Mwanda Nsemi” en fin de matinée, selon le colonel Mwanamputu.

    Député national, Ne Muanda Nsemi se cacherait aujourd’hui au Kongo-Central, sa province d’origine, dans l’ouest de la RDC.

    Vidéos sur internet

    Dans des vidéos publiées récemment sur internet, il a appelé à l’insurrection contre le pouvoir du président Joseph Kabila, dont il conteste ouvertement la nationalité congolaise sur la foi d’une vieille rumeur selon laquelle le fils de Laurent-Désiré Kabila, tombeur du dictateur Mobutu en 1997, serait “Rwandais”.

    “Dans deux semaines, je vais frapper”, menaçait-il il y a quelques jours dans un message filmé, alors que ses adeptes ont été à l’origine de plusieurs attaques meurtrières depuis janvier au Kongo-central.

    Bundu Dia Kongo (“Royaume du Congo” en kikongo) prône la restauration du royaume Kongo, qui a connu son apogée au XVIe siècle et dont l’autorité s’étendait sur l’actuel Kongo-central et des territoires aujourd’hui en Angola, au Congo-Brazzaville et au Gabon.

    En 2008, la secte avait été réprimée au cours d’une violente opération militaire après avoir mené une série d’attaques armées contre des agents de l’État et appelé la population locale à chasser de la province les “non-originaires”.

    Jamais arrêté, Ne Muanda Nsemi a amorcé un rapprochement avec M. Kabila à partir de la fin 2015. Il a fait brutalement volte-face dans un climat de tensions politiques liées au maintien au pouvoir du chef de l’État au-delà du terme de son mandat, échu depuis le 20 décembre.

    Avec Reuters et AFP