Author: Don Kayembe

  • Pas d’argent pour les élections en 2017, selon le gouvernement

    Pas d’argent pour les élections en 2017, selon le gouvernement

    Le Premier ministre Samy Badibanga et les membres de son gouvernement lors de l’investiture du gouvernement à l’Assemblée nationale le 22/12/2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    -Le ministre du Budget de la RDC, Pierre Kangudia, a affirmé à Kinshasa qu’ “il sera difficile de mobiliser 1,8 milliards de dollars cette année, comme le demande la CENI, pour financer la tenue des élections” prévue par l’accord de la Saint Sylvestre pour décembre 2017..

    “Nous avons trouvé une casserole vide mais trouée, je dis bien trouée avec 512,2 milliards de déficit. Il nous faudra d’abord souder cette casserole trouvée avant de penser à y mettre quelque chose dedans”, a soutenu M. Kangudia devant des journalistes.

    Selon lui, il est “possible de financer certaines élections avec moins d’argent si les politiques s’entendent sur la séquence à financer”.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, l’avait déjà déclaré dans une interview avec VOA Afrique en janvier 2017.

    L’accord signé le 31 décembre pour résoudre la crise née de la non-tenue des élections prévoit la tenue des scrutins présidentiel, législatifs et locaux couplés en à la fin de 2017.

    Les composantes politiques ont bataillé dur pour parvenir à ce compromis et la séquence électorale était l’un des points chauds des discussions.

    Le mandat du président Joseph Kabila s’est terminé le 19 décembre sans élection pour le remplacer.

    Le chef de l’Etat congolais, au pouvoir depuis 2001 et avec plus de deux mandats à son actif, ne peut plus se représenter car la Constitution le lui interdit.

    L’accord du 31 décembre mais également un décret de la Cour constitutionnelle autorisent à M. Kabila de rester au pouvoir jusqu’à la nouvelle élection.

    La mise en application de l’accord est bloquée par des négociations sur le gouvernement de la transition.

    La mort du leader de l’opposition, Etienne Tshisekedi, le 1er février, retarde les discussions.

  • La police Vs Bundu Dia Kongo trois morts dans des heurts

    La police Vs Bundu Dia Kongo trois morts dans des heurts

    -Au moins trois personnes ont été tuées et huit autres gravement blessées au cours de violents heurts qui ont éclaté lundi soir et se sont poursuivis mardi tôt le matin à Kinshasa, la capitale de République démocratique du Congo.

    La police affrontait les adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo.

    Des tirs nourris ont encore retenti mardi matin autour de la résidence du député Ne Mwana Nsemi, le leader du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo.

    Depuis lundi de violents heurts opposent les forces de l’ordre aux adeptes de cette secte.

    La police confirme qu’il y a eu des morts, mais s’abstient pour le moment d’avancer un chiffre.

    A l’origine de ces tensions, il y a notamment l’épineuse question de la répartition des portefeuilles ministériels au sein de l’actuel gouvernement.

    Bundu Dia Kongo estime que son leader, n’a pas obtenu le poste qu’il méritait, explique Basangana, un cadre du mouvement.

    Bundu Dia Kongo est un mouvement politico-religieux influent à l’Ouest du pays.

    Ce n’est pas la première fois qu’il est aux prises avec les autorités.

    En 2008, une centaine d’adeptes de cette secte avaient été tués lors d’affrontements avec les forces de l’ordre dans la province du Congo central.

    Poly Muzalia,

    Kinshasa,

    BBC Afrique

  • Le corps d’Etienne Tshisekedi vers une autopsie ?

    Le corps d’Etienne Tshisekedi vers une autopsie ?

    -L’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, a fait une nouvelle mise au point après le décès de l’opposant congolais à Bruxelles, le 1er février. L’organisation de ses obsèques à Kinshasa est devenue un sujet de crispation entre le gouvernement d’un côté, sa famille et son parti de l’autre. L’UDPS a donc tenu une conférence de presse, ce matin lundi 13 février dans la matinée à Bruxelles.

    La date du rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa n’est toujours pas connue, car pour la famille, les conditions de ce rapatriement ne sont toujours pas remplies. Il faut d’abord se mettre d’accord sur le lieu de sépulture où sera érigé un mausolée.

    Le clan Tshisekedi a proposé plusieurs sites dans la capitale : devant le palais de justice, sur la place Triomphale, mais ces propositions ont, semble-t-il, toutes été rejetées par les autorités de Kinshasa. « Il faut aussi s’assurer que les obsèques d’Etienne Tshisekedi se dérouleront dans de bonnes conditions de sécurité, insiste son fils Félix, car mon père était un homme de paix. Nous ne voulons pas que ses funérailles se transforment en un bain sang », précise-t-il.

    Début de polémique

    Enfin, les obsèques devraient avoir lieu après la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre mais contrairement au point précédent, celui-ci n’est pas une condition sine qua none au rapatriement de la dépouille.

    Sur RFI, Lambert Mende s’oppose à cette demande des proches d’Etienne Tshisekedi. « Je ne vois pas de lien entre les obsèques qu’on rend à une personne qui est décédée et des négociations politiques, réagit le porte-parole du gouvernement congolais. […] Nous considérons que les obsèques sont un moment de recueillement où on arrête tout, où on rend les derniers hommages à la personne qui a disparu. »

    Pour lui, « la mise en oeuvre de l’accord commence par la signature de l’arrangement particulier dont nous n’avons pas encore fini la discussion. Donc nous n’allons pas commencer à nous lancer dans ces discussions-là tant que nous n’avons pas enterré la grande personnalité qui vient de nous quitter ».

    Vers une autopsie ?

    En parallèle, un début de polémique est en train de poindre. La famille Tshisekedi annonce qu’elle pourrait demander une autopsie. Elle soupçonne en effet une erreur médicale et s’interroge. « Pourquoi a-t-il fallu attendre autant de temps pour opérer mon père alors qu’il avait très mal à la jambe gauche ? se demande Félix Tshisekedi. Pourquoi avoir réalisé une anesthésie générale, là où une anesthésie locale aurait pu suffire ? », poursuit-il.

    Pour rappel, cette figure de l’opposition congolaise est décédée d’une embolie pulmonaire, selon les médecins. L’autopsie du corps pourrait encore retarder le rapatriement de la dépouille.

    Felix:

    “Il y a une situation qui nous interpelle tous, en tout cas nous dans la famille, c’est la rapidité avec laquelle son état s’est dégradé. Et puis il se plaignait, assez ouvertement même, de la douleur qu’il avait à sa jambe gauche et on se demande pourquoi est-ce que ça a pris autant de temps pour l’opérer. C’est un mal local qui devait donc se circonscrire à cela, mais plus tard on nous expliquera que l’anesthésie est passée du local au général parce que l’opération avait duré plus longtemps. Mais là aussi, nous avons un avis contraire d’un proche qui est anesthésiste et qui dit qu’on peut maintenir un patient dans cet état d’anesthésie locale jusque quand l’intervention se terminera, peu importe le temps que ça prendra. C’est de là que sont venues nos questions. Nous ne soupçonnons personne, nous n’accusons personne, nous voulons simplement comprendre qu’est-ce qui s’est passé. Je crois que c’est notre droit le plus légitime.”
    RFI
  • Intervention à Kinshasa contre le chef d’une secte séparatiste Bundu dia Kongo (BDK)

    Intervention à Kinshasa contre le chef d’une secte séparatiste Bundu dia Kongo (BDK)

    -La police congolaise a donné l’assaut mardi matin contre le domicile du chef d’une secte séparatiste à Kinshasa, où des incidents ont éclaté avec ses partisans. Selon les informations de VOA Afrique, cinq personnes sont mortes.

    Les forces de l’ordre ont fait usage de balles réelles et de gaz lacrymogènes. On ignore pour l’heure s’il y a des victimes et la police de RDC n’a pas fait de commentaires.

    L’assaut contre la résidence de Ne Muanda Nsemi, prophète autoproclamé du Bundu dia Kongo (BDK) a débuté vers 04h30 (03h30GMT).

    Nsemi, qui affirme avoir eu une révélation, a fondé le BDK dans les années 1980 avec l’ambition de faire revivre le royaume pré-colonial du Kongo qui couvrait une vaste partie de l’Afrique centrale.

    Huit blessés lors de ses affrontements

    Huit personnes soupçonnées d’appartenir à une secte politico-religieuse violente ont été blessées lors de heurts avec les forces de l’ordre à Kinshasa, selon un “bilan partiel” communiqué à la presse mardi par la police congolaise.

    Ces affrontements ont commencé lundi soir, selon un journaliste de l’AFP dans la capitale de la République démocratique du Congo, et une opération de police contre des miliciens du groupe sécessionniste Bundu Dia Kongo (VDK) était toujours en cours mardi matin, selon la police et des témoins.

    D’ores et déjà, “22 personnes ont été interpellées dont 8 blessés graves”, a indiqué à la presse le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale congolaise, dans un message électronique.

    Une autre personne a été blessée, deux voitures particulières ont été incendiées par les hommes de BDK, et six fusils-mitrailleurs saisis par les forces de l’ordre, a ajouté l’officier.

    Mardi matin, des tirs nourris ont retenti autour de la résidence de Ne Muanda Nsemi, le gourou de la secte, dont les abords ont été bouclés, selon des riverains.

    La police cherchait encore à y “extirper les partisans de l’Honorable Mwanda Nsemi” en fin de matinée, selon le colonel Mwanamputu.

    Député national, Ne Muanda Nsemi se cacherait aujourd’hui au Kongo-Central, sa province d’origine, dans l’ouest de la RDC.

    Vidéos sur internet

    Dans des vidéos publiées récemment sur internet, il a appelé à l’insurrection contre le pouvoir du président Joseph Kabila, dont il conteste ouvertement la nationalité congolaise sur la foi d’une vieille rumeur selon laquelle le fils de Laurent-Désiré Kabila, tombeur du dictateur Mobutu en 1997, serait “Rwandais”.

    “Dans deux semaines, je vais frapper”, menaçait-il il y a quelques jours dans un message filmé, alors que ses adeptes ont été à l’origine de plusieurs attaques meurtrières depuis janvier au Kongo-central.

    Bundu Dia Kongo (“Royaume du Congo” en kikongo) prône la restauration du royaume Kongo, qui a connu son apogée au XVIe siècle et dont l’autorité s’étendait sur l’actuel Kongo-central et des territoires aujourd’hui en Angola, au Congo-Brazzaville et au Gabon.

    En 2008, la secte avait été réprimée au cours d’une violente opération militaire après avoir mené une série d’attaques armées contre des agents de l’État et appelé la population locale à chasser de la province les “non-originaires”.

    Jamais arrêté, Ne Muanda Nsemi a amorcé un rapprochement avec M. Kabila à partir de la fin 2015. Il a fait brutalement volte-face dans un climat de tensions politiques liées au maintien au pouvoir du chef de l’État au-delà du terme de son mandat, échu depuis le 20 décembre.

    Avec Reuters et AFP

  • Donald Trump accueille le Premier ministre canadien Justin Trudeau

    Donald Trump accueille le Premier ministre canadien Justin Trudeau

    President Donald Trump meets with Canadian Prime Minister Justin Trudeau in the Oval Office of the White House, Monday, Feb. 13, 2017, in Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

    -Donald Trump a accueilli Justin Trudeau à la Maison Blanche, une rencontre délicate pour le jeune Premier ministre canadien qui espère esquisser un compromis sur le libre-échange mais aussi faire entendre sa différence, du climat à l’immigration.

    “Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui avec le Premier ministre Trudeau dont je connaissais le père (Pierre Elliott Trudeau, ancien Premier ministre du Canada, NDLR) pour lequel j’avais beaucoup de respect”, a déclaré le président septuagénaire au début d’une table ronde centrée sur la place des femmes en entreprise.

    La fille du milliardaire, Ivanka Trump, femme d’affaires de 35 ans, était présente lors de cette rencontre, assise à la gauche du dirigeant canadien et en face de son père.

    L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a soulevé de très nombreuses questions sur l’absence de frontière claire entre ses affaires – et celles de sa fille – et ses fonctions politiques.

    Troisième dirigeant étranger reçu par le nouveau président républicain, après la Britannique Theresa May et le Japonais Shinzo Abe, M. Trudeau a promis de parler à la fois avec “franchise et respect” au locataire de la Maison Blanche.

    Arrivé en fin de matinée à la Maison Blanche sous un soleil radieux, il a offert au magnat de l’immobilier une photo en noir blanc où on le voit avec son père, Pierre Elliott Trudeau, à New York en 1981.

    Les deux hommes devaient participer à une conférence de presse commune prévue à 14H00 (19H00 GMT).

    Le libre-échange en question

    “Le Canada restera toujours fidèle à ses valeurs qui ont fait de nous un pays extraordinaire, un lieu d’ouverture et de respect”, a pris soin de souligner le jeune dirigeant canadien avant son départ, interrogé sur la façon dont il entendait aborder cette rencontre.

    Les liens économiques entre les deux immenses pays, qui partagent la plus longue frontière au monde entre deux Etats, sont extrêmement denses: trois quarts des exportations canadiennes sont destinées au voisin du sud et le Canada est la première destination à l’export de 35 Etats américains.

    La renégociation, souhaitée par M. Trump, de l’accord de libre-échange Aléna, qui groupe Canada, Etats-Unis et Mexique, s’annonce délicate.

    Fervent partisan du libre-échange, M. Trudeau avait, pendant la campagne électorale américaine, mis en garde contre la tentation du “repli” et du “protectionnisme”.

    Et il a rappelé vendredi avec force que “des millions de bons emplois des deux côtés de la frontière” dépendaient d’une circulation sans heurts des biens et des personnes.

    L’exécutif américain est resté évasif sur la direction qu’il entendait donner aux négociations.

    Jugeant que l’Aléna, accord vieux de 23 ans, était une “catastrophe” pour les Etats-Unis et “très injuste” pour le travailleur américain, Donald Trump a jusqu’ici été nettement plus virulent sur le Mexique que sur le Canada.

    Divergence sur le climat

    Le parcours, les orientations politiques, le style: tout sépare Donald Trump de Justin Trudeau, de 25 ans son cadet, qui ne cachait pas sa complicité et ses réelles convergences de vue avec Barack Obama.

    M. Trudeau est arrivé au pouvoir en promettant de gouverner “avec optimisme vers l’avenir” et de redorer l’image du Canada à l’étranger.

    M. Trump l’a emporté le 8 novembre en dressant un tableau sombre des menaces qui pèsent sur les Etats-Unis et en brandissant un slogan: “l’Amérique d’abord”.

    Accueilli en grande pompe il y a près d’un an à Washington par le président démocrate, Justin Trudeau avait salué le “leadership” de son hôte sur le climat.

    Nul doute qu’il se heurtera à une autre tonalité sur ce thème, tant Donald Trump, qui s’est entouré de plusieurs figures climato-sceptiques, semble déterminé à détricoter le bilan de son prédécesseur.

    Si le Premier ministre canadien n’a pas commenté directement le décret Trump sur l’immigration, actuellement suspendu par la justice, il a clairement fait entendre sa différence.

    Au lendemain de la signature du texte très controversé, il soulignait que le Canada accueillerait “ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre” indépendamment de leur foi.

    Les deux hommes sont en revanche à l’unisson sur le projet de gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis, qui avait été bloqué par Barack Obama et auquel Donald Trump vient de donner une nouvelle impulsion.

    Avec VOA

  • L’opposition et le gouvernement en désaccord sur les obsèques de Tshisekedi

    L’opposition et le gouvernement en désaccord sur les obsèques de Tshisekedi

    -La RDC est toujours dans l’attente d’une date pour le retour de la dépouille d’Etienne Tshisekedi. Le gouvernement congolais et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ne s’accordent pas sur l’organisation des obsèques du leader de l’opposition.

    Mardi 7 février, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, déclarait que, sur instruction du chef de l’Etat, le gouvernement couvrira toutes les charges de l’organisation des obsèques, annonçant la mise en place d’un comité d’organisation.

    De son côté, le secrétaire général de l’UDPS affirme que la famille de l’opposant historique et sa famille politique coordonnent toutes les cérémonies liées aux funérailles. Les autres partenaires ne viennent qu’en appui. En outre, l’UDPS conditionne le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi par la mise en place du gouvernement issu de l’accord du 31 décembre. Une situation qui inquiète la Voix des sans voix (VSV).

    « Même mort, Tshisekedi est capable de mobiliser des marées humaines »

    « Les autorités congolaises ont de leur côté un programme qui n’est pas en fait celui de la famille biologique et des deux familles politiques de monsieur Etienne Tshisekedi. Cette confusion fait craindre des violences en République démocratique du Congo parce que monsieur Etienne Tshisekedi n’est pas n’importe qui. Même mort, Tshisekedi est capable de mobiliser des marées humaines, explique Rostin Manketa, le directeur exécutif de défense des droits de l’homme, la Voix des sans voix. Et dans cette confusion où les autorités et les familles biologiques et politiques n’arrivent pas à s’entendre, à harmoniser leur point de vue, il y a fort à craindre qu’il y ait des violences parce que les milliers de militants des deux familles politiques sont derrière leur leader politique et de l’autre côté, nous risquons d’avoir les autorités congolaises qui vont instrumentaliser les forces de l’ordre, ajoute-t-il. Et à ce moment-là, il y aurait facilement des violences en République démocratique du Congo, lors du rapatriement du corps et aussi lors des obsèques proprement dites. »

    Dans l’accord du 31 décembre, Etienne Tshisekedi avait été désigné président du Conseil national de suivi de cet accord issu des négociations directes sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Après sa disparition à Bruxelles, en Belgique, qui pourra lui succéder à ce poste important dans le contrôle de l’application de l’accord appelé à gérer la transition jusqu’aux élections convenues en décembre prochain ?

    « Tout est clair dans l’accord »

    Pour la Majorité présidentielle, par la voix du ministre de la Communication, qui siège au bureau politique de cette famille politique, Lambert Mende Omalanga, il y aura débat pour la désignation d’un nouveau président du Conseil national du suivi de l’accord. Ce que conteste Pierre Lumbi, le président du Mouvement social pour le renouveau (MSR) et de la plateforme G7 (le groupe de 7 parlementaires de 7 partis frondeurs, qui ont quitté la Majorité présidentielle), qui est également membre du conseil des sages du Rassemblement des forces acquises au changement.

    Selon lui, les textes sont clairs à ce propos : c’est le président du Conseil du Conseil des sages du Rassemblement qui doit occuper le poste de président du Conseil de suivi de l’Accord du 31 décembre. « Puisqu’on nous oblige à donner une réponse sur cette question-là, moi je vous dis qu’il n’y a pas de problème. Il n’y a aucun problème. Tout est clair dans l’accord. Vous prenez l’accord et vous le lisez, il n’y a aucun problème. Rien, même pas une virgule. Le président du Conseil national de suivi de l’accord, c’est le président du Conseil national des sages. On n’a pas dit que c’était Etienne Tshisekedi. C’est clair là-dessus, ça n’a pas été personnalisé, affirme Pierre Lumbi. Vous avez lu, je suis sûr que vous avez lu ce texte. Vous avez vu quelque part où on a écrit « le président du Conseil national de suivi, c’est Tshisekedi intuitu personae. Non. Je pense qu’il faut être sérieux. Bien entendu, c’est clair que le ministre Mende peut avoir une opinion tout à fait individuelle, personnelle, mais ça n’a rien à voir avec l’accord. Ce qu’il a dit, c’est autre chose. Nos préoccupations actuelles, c’est les obsèques de notre président Etienne Tshisekedi », conclut le président du MSR.
    rfi

  • Didier Reynders reçoit officiellement Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi à Bruxelles

    Didier Reynders reçoit officiellement Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi à Bruxelles

    -Le ministre belge des Affaires étrangères s’est entretenu vendredi avec les opposants Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, quelques heures après sa rencontre avec le Chef de la diplomatie congolaise, Léonard She Okitundu à Bruxelles.

    Les opposants Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, fils du leader de l’opposition congolaise qui est décédé le 1er février dernier à Bruxelles, ont été officiellement reçu par Didier Renyders, le ministre belge des Affaires étrangères. Les trois hommes ont parlé notamment de l’application de l’accord du 31 décembre dernier, mais aussi et surtout des funérailles de l’opposant Etienne Tshisekedi, apprend-t-on des sources concordantes.

    Moïse Katumbi a déclaré le jeudi vouloir regagner le pays « avec la dépouille de Tshisekedi« , alors qu’il est sous le coup d’une condamnation de trois de prison ferme, reconnu coupable dans une affaire de spoliation de bien immobilier. Félix Tshisekedi, considéré comme l’héritier de son père au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) soutient lui les conditions posées par son parti qui refuse de rapatrier la dépouille d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa si un nouveau gouvernement issu de l’accord signé le 31 décembre entre le Pouvoir et l’Opposition n’est pas mis en place.

    Cette rencontre avec l’officiel belge a eu lieu quelques heures seulement après une rencontre officielle avec le Chef de la diplomatie congolaise, Léonard She Okitundu. Pendant une conférence de presse organisée à l’issue de cette visite, le ministre congolais des Affaires étrangères a réitéré la position du gouvernement de la RDC qui dénonce le « chantage des opposants » dans le dossier des funérailles d’Étienne Tshisekedi.

    Aucune communication officielle n’a été faite à la suite de la rencontre entre M. Reynders et les opposants congolais. La Belgique a néanmoins soutenu ouvertement l’application « rapide » de cet accord de la Saint Sylvestre dont les discussions ont repris toujours ce vendredi dans la capitale congolaise.

  • Les défis de l’opposition congolaise après Tshisekedi

    Les défis de l’opposition congolaise après Tshisekedi

    -La mort de l’opposant historique congolais Étienne Tshisekedi ouvre la voie à un combat pour le titre envié de chef de l’opposition qu’il incarnait et met à mal l’unité de son parti, l’UDPS, déjà fortement tiraillé de l’intérieur.

    Tshisekedi est mort à 84 ans le 1er février à Bruxelles alors qu’une coalition d’opposition qu’il présidait, le “Rassemblement”, négociait avec le pouvoir un partage des postes dans un futur gouvernement d’union découlant d’un accord de cogestion de la République démocratique du Congo signé le 31 décembre.

    Cet accord, censé sortir le pays de la crise liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat est échu depuis le 20 décembre, prévoit la mise en place d’une transition politique jusqu’à la tenue de la présidentielle “fin 2017”, perspective qui semble déjà très incertaine.

    Tshisekedi devait prendre la tête du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA) tandis que son fils Félix brique le poste de chef du gouvernement.

    La mort du “Vieux” remet tout à plat. Les alliés de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) au sein du Rassemblement sont bien décidés à remettre en cause ce qu’ils percevaient comme une position hégémonique de ce parti. Plusieurs dirigeants d’opposition briguent déjà ouvertement la présidence du CNSA.

    Le pouvoir, de son côté, affirme que le choix du titulaire de ce poste devra faire l’objet d’un nouveau consensus entre la majorité et l’opposition.

    Entré en dissidence contre le régime de Mobutu en 1980, avant de s’opposer à ses successeurs, Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), puis son fils Joseph, Tshisekedi, capitalisant sur son énorme popularité, a toujours dirigé de manière autoritaire.

    Pour l’opposition, la mort du patriarche “est un événement à double tranchant”, dit à l’AFP Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale, enseignant à Sciences-Po Paris.

    Elle “est privée de sa figure la plus mobilisatrice, celle qui faisait peur au pouvoir”, juge M. Vircoulon, “mais à l’inverse, par son intransigeance, Étienne Tshisekedi contribuait à empêcher l’unification de l’opposition et reléguait les autres opposants à des seconds rôles”.

    Pour l’universitaire, sa mort lève “un obstacle” à l’affirmation au premier plan d’autres personnalités plus jeunes, comme l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, aujourd’hui en exil, ou l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe.

    – ‘Les ambitions vont exploser’ –

    Pour l’heure, estime un diplomate, “le grand vainqueur de l’accord de la Saint-Sylvestre, c’est Kabila, car il n’a plus d’opposition”, celle-ci ayant accepté dans son ensemble de s’asseoir à la table des négociations en vue de gouverner.

    Dès lors, estime le professeur Justin Kankwenda, économiste et politologue, le Rassemblement, s’il veut survivre, “doit cesser d’être une plate-forme opportuniste […] pour se transformer en un regroupement porteur de l’alternance”.

    Pour lui, la seule planche de salut de la coalition est “la cohésion autour d’un programme” et une vision stratégique pour permettre la pleine application de l’accord du 31 décembre et la tenue effective de la présidentielle à la fin de l’année.

    Quand à l’UDPS, premier parti de l’opposition à l’issue des législatives et de la présidentielle de 2011, elle apparaît minée depuis lors par les querelles internes favorisées par l’affaiblissement d’un Tshisekedi malade qui aura multiplié jusqu’au bout les décisions contradictoires

    Avec sa mort, “les ambitions vont exploser”, estime M. Kankwenda.

    A ceux qui voudraient voir Félix Tshisekedi succéder à son père à la tête du parti, un haut-cadre de l’UDPS confie à l’AFP sous le couvert de l’anonymat que “dans un parti politique, l’héritage doit être idéologique, donc politique”: “Tout doit être décidé lors du [prochain] congrès”.

    Mais parmi les tenants de “l’héritage politique”, on ne parle pas d’une seule voix. Tel autre cadre appelle à ne “pas négliger la ligne historique” : celle de ceux qui “ont enduré la souffrance de la lutte dans leur chair” (avant 1990) par opposition aux “nouveaux venus” arrivés après cette date.

    Pour Jean-Pierre Mbwebwa, professeur de sciences politiques à l’Université de Kinshasa, “il faut que le nouveau leadership [de l’UDPS] soit issu des urnes” sous peine de priver son futur chef de toute légitimité auprès des militants et sympathisants, ce qui ne manquerait pas de conduire selon lui à la disparition du parti.

    Avec AFP

  • Blocage entre le gouvernement congolais et l’Udps sur les obsèques d’Etienne Tshisekedi

    Blocage entre le gouvernement congolais et l’Udps sur les obsèques d’Etienne Tshisekedi

    -Le parti de l’opposant historique congolais Etienne Tshisekedi refuse au gouvernement actuel le droit d’organiser les obsèques de son leader décédé le 1er février 2017 à Bruxelles, conditionnant le rapatriement de la dépouille par la mise en place du nouvel exécutif qu’il devrait diriger conformément à l’accord du 31 décembre dernier.

    Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), a, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, énuméré un certain nombre de conditions que pose son parti avant le rapatriement et l’enterrement du leader décédé.

    Parmi celles-ci, la mise en place d’un gouvernement selon l’accord obtenu sous la médiation des évêques catholiques.

    “Ici pour nous, l’occasion de rappeler que le seul cadre politico-juridique qui devra régir l’espace politique est l’accord de la Saint Sylvestre. D’où la nécessité et l’urgence de mettre en œuvre l’accord global et exclusif du 31 décembre 2016 de manière pour décrisper la situation politique du pays et cela en conformité avec le vœu populaire qui estime que seul un gouvernement mis sur pied en application de cet accord a le droit d’accompagner le deuil de notre président”, a déclaré M. Kabund.

    Le parti exige également l’érection d’un mausolée en mémoire de Tshisekedi.

    Le gouvernement a pour sa part rétorqué, expliquant avoir mis à la disposition de la famille de Tshisekedi et de son parti les moyens pour le rapatriement de la dépouille.

    Les discussions en vue de mettre en application l’accord du 31 décembre butent jusque-là sur la désignation du Premier ministre.

    Le pouvoir exige une liste des candidats mais l’opposition s’en tient au texte de l’accord qui stipule que le Rassemblement, principale plate-forme des opposants, désigne le Premier ministre.

    L’accord signé le 31 décembre vise à résoudre la crise née de la non-organisation des élections en 2016. Le président Joseph Kabila reste en place jusqu’à l’élection de son successeur en décembre 2017, selon l’accord.

    Avec VOA