Author: Don Kayembe

  • Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial de Kabila jusqu’en 2015, devient le chef de l’Opposition

    Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial de Kabila jusqu’en 2015, devient le chef de l’Opposition

    -C’est fait. Depuis jeudi 2 février 2017, Pierre Lumbi Okongo, ancien ministre des Infrastructures à l’origine des contrats chinois et conseiller spécial de Kabila jusqu’au deuxième semestre de l’année 2015, a succédé à Étienne Tshisekedi à la présidence du Comité des sages du Rassemblement.
    Logiquement et conformément aux dispositions de l’Accord de la Saint Sylvestre, cet ancien bonze de la Société civile passé par l’Udps au début des années 1990 devra prendre les commandes du Conseil national de suivi de l’Accord -CNSA.
    Un scénario impensable jusqu’à la mort de Tshisekedi le 1er février 2017 à Bruxelles.
    A ses côtés, Félix Tshisekedi, porté à la présidence politique de la plate forme et chargé de relancer les contacts avec la Conférence épiscopale nationale du Congo -Cenco- et les signataires de l’Accord du 18 octobre 2016.
    Malgré ce beau rôle attribué Félix Tshisekedi et en attendant l’entrée en lice de Moise Katumbi, l’actuel patron du Rassemblement est bel et bien le tout récent ancien Conseiller spécial de Kabila.
    À la Majorité présidentielle, on jubile. En témoigne ce tweet de Tryphon Kin-kiey Mulumba, membre du Bureau politique de la MP et président du parti politique Kabila Désir.
    « Circulez, il n’y a rien à voir. Depuis Mobutu, l’opposition sert de blanchisserie aux gens du pouvoir. Kengo parti est revenu en force PM », a posté ce docteur en Sciences politiques et journaliste de renom.

    AVEC AfricaNews

  • Le Rassemblement de l’opposition se déchire en RDC

    Le Rassemblement de l’opposition se déchire en RDC

    -Une bonne partie de membres du Rassemblement a porté son choix, vendredi, sur Joseph Olenghankoy pour diriger la principale plateforme de l’opposition, réagissant à la désignation, la veille, de Felix Tshisekedi à ce même poste par un autre groupe de la même coalition. Pour l’heure, chaque camp ne reconnait que son candidat.

    La principale coalition de l’opposition constituée en mars 2016 autour d’Etienne Tshisekedi, est au bord de l’implosion. Elle se réunit désormais en deux camps.

    Affirmant avoir réuni le grand nombre des membres, un groupe des membres de l’opposition ont opté pour Joseph Olenghakoy pour être le président du Rassemblement.

    Parmi eux, Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint du parti de Tshisekedi et porte-parole du Rassemblement a déclaré à l’issue de la réunion qu’il fallait revenir à la légalité.

    “Même les évêques doivent tenir compte de la réalité. La majorité a décidé autrement”, a affirmé M. Tshibala.

    L’autre camp a désigné jeudi soir Felix Tshisekedi, fils du feu Etienne Tshisekedi, au même poste de président du Rassemblement et Pierre Numbi du G7, coalition rangée derrière Moise Katumbi, à celui du président du Conseil des sages.

    La désignation de Felix Tshisekedi s’est faite, selon Christophe Lutundula, cadre du G7, par un consensus majoritaire.

    “Il y avait 6 candidats pour le poste du Conseil des sages… De ces consultations est sortie une majorité confortable –pas d’individus mais de composantes- qui a appuyé la candidature de Pierre Lumbi”, s’est défendu M. Lutundula

    Pour sa part, Joseph Olengnakoy, la désignation du fils de Tshisekedi a été faite en l’absence des candidats, et “est donc irrégulière”, martèle-t-il.

    “Il n’y avait aucun autre candidat à cette séance”, explique-t-il.

    Le Rassemblement est donc au bord de l’implosion. Et les tergiversations dans lequelles il plonge ne font que retarder la mise en application de l’accord signé sous la médiation des évêques le 31 décembre avec l’opposition et en vue de résoudre la crise née de la fin du mandat du président Kabila et de la non-tenue des élections en décembre dernier.

    L’accord prévoit l’élection présidentielle en décembre 2017. Le président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001, ne pourra plus se représenter selon la Constitution.

    L’application de l’accord est bloquée par les discussions autour de la désignation du Premier ministre. Le décès d’Etienne Tshisekedi, le 1er février dernier, a davantage compliqué la donne car la tâche de designer le Premier ministre lui revenait.

    voa

  • Des revenus miniers de l’Etat versés à un proche de Kabila, selon Global Witness

    Des revenus miniers de l’Etat versés à un proche de Kabila, selon Global Witness

    -L’ONG britannique Global Witness a accusé vendredi le géant minier suisse Glencore d’avoir versé plus de 75 millions de dollars à un homme d’affaires israélien proche du président congolais Joseph Kabila au détriment de la principale société publique minière de RDC.

    Dans une enquête, Global Witness “a découvert que de 2013 à 2016, Katanga Mining, société cotée à la bourse de Toronto et détenue majoritairement par Glencore, a adressé des ‘pas de porte’ et d’autres paiements d’un total de plus de 75 millions de dollars US à la société Africa Horizons, détenue par Dan Gertler et enregistrée dans les îles Caïmans”, écrit l’ONG dans un rapport.

    “En vertu du contrat initial, ces paiements auraient dû être effectués à la Gécamines (Générale des carrières et des mines, ndlr)”, écrit Global Witness.

    Cette accusation s’est ajouté aux révélations de l’ONG de novembre sur des versements des royalties de la Gécamines au milliardaire israélien Dan Gertler, homme d’affaires proche de M. Kabila.

    Glencore a justifié ces versements en déclarant que “les paiements de pas de porte pour 2013, 2014, 2015 et 2016 à Africa Horizons Investment Limited ont été effectués conformément à l’instruction de paiement de Gécamines” et “des accords tripartites de royalties entre KCC (Kamoto copper compagny), Gécamines et AHIL”.

    “Il est scandaleux que Glencore ait effectué des paiements à un ami du président congolais accusé de pots-de-vin et de corruption et qu’elle n’ait pas informé ses actionnaires ou le public de ces transactions”, s’insurge l’ONG britannique.

    Le 13 février, Glencore avait annoncé le rachat pour 905 millions d’euros de parts dans deux mines de la République démocratique du Congo appartenant à Dan Gertler.

    Global Witness a souvent accusé le magnat israélien d’avoir acquis dans des conditions opaques des concessions minières en RDC, l’un des pays les moins développés de la planète en dépit de ses immenses ressources naturelles.

    A la crise économique et sociale en RDC s’ajoute la crise politique aggravée par le maintien au pouvoir de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter et dont le mandat a échu le 20 décembre. Un accord passé entre pouvoir et l’opposition pour cogérer le pays avant des élections prévues d’ici la fin de l’année est au point mort.

    Avec AFP

  • Kinshasa rejette l’aide de l’ONU dans les enquêtes sur des massacres présumés au Kasaï

    Kinshasa rejette l’aide de l’ONU dans les enquêtes sur des massacres présumés au Kasaï

    -Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, indique que Kinshasa décline l’offre d’appui de l’ONU dans les enquêtes menées sur des massacres présumés de civils par des soldats congolais dans le Kasaï, dans le centre du pays.

    “Si c’est l’aide du genre à nous déstabiliser davantage, non merci”, a expliqué le porte-parole du gouvernement Lambert Mende lors d’une conférence de presse, au sujet de l’aide proposée par l’ONU.

    “Si c’est pour aller calomnier nos forces armées, c’est non!”, a insisté M. Mende, assurant que “les enquêtes sont en train d’être menées par des hauts magistrats militaires” congolais.

    La région du Kasaï, au centre de la RDC, est le théâtre depuis septembre 2016 d’une rébellion née de la mort, le mois précédent, lors d’une opération militaire, d’un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central.

    Si c’est pour aller calomnier nos forces armées, c’est non!”

    En février, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des hommes en uniforme tirant sur des villageois non armés, ou simplement de lance-pierres ou de bâtons, dans le Kasaï. Le gouvernement avait d’abord qualifié de “montage grossier” ces images tournées en plan séquence unique, refusant d’enquêter avant de faire volte-face après une forte pression internationale.

    “Nous sommes prêts à apporter notre appui comme toujours” aux enquêtes ouvertes à la demande du président Joseph Kabila pour “faire la lumière sur les évènements qui se déroulent là-bas”, avait proposé mercredi le directeur du Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’Homme en RDC (BCNUHD), José-Maria Aranaz.

    M. Mende a lancé par ailleurs un “appel à témoins” afin de recueillir “toute information supplémentaire sur les faits portés à la connaissance du public dans les réseaux sociaux”. Le gouvernement assure que plusieurs militaires ont déjà été arrêtés.

    M. Aranaz avait proposé son appui juste après la présentation d’un rapport du BCNUHD estimant que les forces de sécurité avaient fait “un usage disproportionné de la force” lors des manifestations à Kabila et en province contre le maintien au pouvoir du président Kabila entre les 15 et 31 décembre derniers.

    Selon le rapport du BCNUDH, au moins 40 personnes ont été tuées et 147 blessées, pour la plupart “des civils non armés. M. Mende avance de son côté un bilan de 15 personnes tuées.

  • Obsèques de Tshisekedi au cimetière de la Gombé: réactions à l’UDPS

    Obsèques de Tshisekedi au cimetière de la Gombé: réactions à l’UDPS

    -En RDC, la ville de Kinshasa a décidé hier d’attribuer un carré de 500m² pour accueillir la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi au cimetière de la Gombé à Kinshasa. Le gouverneur de la ville de Kinshasa a donc finalement tranché en faveur de cette solution, contre l’avis des responsables de l’UDPS, qui avaient demandé que l’opposant historique soit inhumé au siège de son parti à Limete. Reportage au siège de l’UDPS.

    Dans la cour du siège de l’UDPS, comme presque tous les jours depuis le décès du « sphinx de Limete », se tient un concert de musique traditionnelle du Kasaï. Ici, dans le soleil de fin d’après-midi, la décision du gouverneur de Kinshasa d’enterrer Etienne Tshisekedi au cimetière du centre-ville passe difficilement.

    « Au lieu que le gouverneur puisse nous répondre, subitement nous avons appris comme tout le monde, à travers les médias, qu’il avait signé un arrêté officialisant l’endroit ; là, devant le cimetière de la Gombé, explique à RFI Augustin Kabouya, porte-parole de l’UDPS. Nous, en tant que sa famille politique, nous n’avons fait aucun bruit. Nous avons pris seulement acte, en attendant que la famille biologique du président puisse se prononcer ».

    Pas de « bruit » du côté des cadres du parti, mais dehors, parmi les combattants de l’UDPS, c’est une autre histoire : « On ne peut pas enterrer Etienne Tshisekedi dans le cimetière. Nous préférons qu’on enterre Etienne Tshisekedi sur le lieu public… », explique un militant. Un autre renchérit : « Ils doivent quand même savoir que Tshisekedi, c’est une icône. Pas de cimetière ! Si jamais on veut nous donner un endroit, nous allons ériger sa tombe au niveau de la permanence de notre parti. Et que personne ne vienne nous en vouloir, parce que c’est une propriété privée. Quiconque s’approcherait d’ici, il va trouver les combattants sur ses épaules ! ».

    En attendant, les autorités de la ville assurent que les travaux d’aménagement de la tombe d’Etienne Tshisekedi commenceront dans les prochains jours devant le cimetière de la Gombé.

    RFI

  • Le cimetière de la Gombe se prépare à accueillir la dépouille de Tshisekedi

    Le cimetière de la Gombe se prépare à accueillir la dépouille de Tshisekedi

    -Il aura fallu attendre un mois. Trente jours après la mort d’Etienne Tshisekedi en Belgique, un accord sur son inhumation a finalement été trouvé. La famille de l’opposant historique congolais a annoncé que son corps serait rapatrié à Kinshasa le samedi 11 mars. Et coïncidence ou non, au cimetière de la Gombe, en plein centre-ville, où doit être inhumé l’opposant historique, les travaux ont justement démarré mardi. Reportage.

    A genoux, deux ouvriers étalent une épaisse couche de ciment sur le sol. Un peu plus loin une bétonnière déverse une nouvelle cargaison dans une brouette. Depuis le matin, ils sont une vingtaine à pied d’œuvre sur le futur site du tombeau d’Etienne Tshisekedi.

    Un grand trou rectangulaire a déjà été creusé dans la terre. « La place de la tombe est ici, explique Ibrahim Tarhini, l’un des architectes du chantier. Tout autour, on va faire l’escalier avec du marbre et des décorations. On travaille jour et nuit pour terminer dans dix jours. »

    Dix ou 15 jours a déjà prévenu l’entreprise suivant les aléas de la pluie. Dans l’immédiat le futur tombeau ressemble encore à un terrain vague en chantier. Un petit bureau du ministère de l’Intérieur doit être rasé, deux arbres coupés et l’ensemble du terrain de 14 m de large sur 42 m de long, en retrait du boulevard central de Kinshasa, nettoyé.

    Mais les autorités de la ville semblent vouloir être prêtes pour le 11 mars, la date choisie par la famille, même si mardi soir le gouvernement disait n’avoir pas encore reçu de notification officielle ni discuté de la suite des détails techniques pour accueillir la dépouille mortelle du plus grand opposant du pays.

    RFI

  • Etats-Unis: la politique migratoire de Trump inquiète les communautés africaines

    Etats-Unis: la politique migratoire de Trump inquiète les communautés africaines

    -Les nouvelles directives du département de la Sécurité nationale sur les expulsions de clandestins sont génératrices d’angoisse dans les communautés étrangères des Etats-Unis. Dans un pays où les contrôles d’identité inopinés ne sont pas du tout dans les habitudes, certains migrants sans papiers sont installés depuis des années. Ceux qui n’ont jamais eu affaire à la justice avaient fini par ne plus penser à une éventuelle expulsion. C’est le cas de nombre d’entre eux dans les communautés africaines.

    Avec notre correspondante à WashingtonAnne-Marie Capomaccio

    Les ambassades africaines aux Etats-Unis n’ont pas été prévenues avant le public. Les diplomates ont découvert les nouvelles directives sur le site du département de la Sécurité nationale. Les voilà sollicités par leurs ressortissants inquiets de cette perspective d’expulsion de masse.

    Ce qui fait peur, c’est le contrôle inopiné… Quels sont les droits des sans-papiers, quel avocat contacter et dans le cas extrême – l’expulsion – comment régler ses affaires ?

    Un diplomate guinéen l’explique : certains migrants illégaux sont aux Etats- Unis depuis 20 ans. Ils ont bâti une vie, et le rêve américain peut se terminer en cauchemar. Un recensement est en cours, pour avoir une notion précise du nombre de Guinéens sur le sol américain.

    Comportement impeccable

    Le consul du Sénégal demande à ses compatriotes d’être irréprochables. « Nos compatriotes, ceux qui sont en situation irrégulière et qui ont des papiers, et ceux qui sont sans papiers, de la même manière, on leur suggère fortement de continuer à avoir une attitude irréprochable pour éviter d’être exposés ou confrontés à des décisions pareilles suite à une arrestation, altercation, une rencontre avec la police ou la sécurité intérieure », explique El Hadji Amadou Ndao.

    Et pour les Maliens le problème est le même ; la crainte du contrôle et de l’expulsion affole les sans-papiers, et même ceux qui sont en possession d’un titre de séjour. La communauté malienne est bien organisée à travers les Etats-Unis, le dialogue est permanent et les diplomates tentent de rassurer leurs ressortissants.

    Ils tentent aussi de discuter avec un département d’Etat qui s’installe, comme l’explique Tièna Coulibaly, ambassadeur du Mali aux Etats-Unis. « C’est ce langage que nous tenons, aussi bien avec le département d’Etat en leur demandant d’avoir plus de tolérance à l’endroit de tous ceux qui sont ici et dont la seule faute est de ne pas avoir de document de séjour, et aux Maliens, nous disons que personne ne doit se rendre coupable de crimes… »

    Application stricte de la loi

    Les directives du département de la Sécurité nationale sont simples : l’application de la loi à la lettre. Tout migrant illégal est susceptible d’être reconduit à la frontière, c’est la règle, même pour ceux qui n’ont commis aucun délit, et quel que soit le temps de résidence.

    « Avant, c’était les cas de crimes qui étaient priorisés, explique le consul du Sénégal. Maintenant, ce qui est annoncé par la nouvelle administration, c’est qu’il n’y aura plus de priorité. Tous ceux qui seront pris en situation irrégulière seront traités de la même manière. Avant, le fait d’être en situation irrégulière n’était pas à l’origine de troubles avec la justice. Avec l’application de ces décisions de justice, ça va devenir plus compliqué. »

    La prudence est donc de mise. Mais comme le fait remarquer Tièna Coulibaly, il faut bien vivre et sortir de chez soi pour aller travailler. L’ambassadeur du Mali espère que l’administration Trump reviendra à une politique plus clémente.

    Si le décret Trump sur l’immigration n’avait pas été bloqué en justice, la Maison Blanche avait le projet d’ajouter cinq pays à la première liste : cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

  • Liste des ethnies et tribus par territoire de la RDC

    Liste des ethnies et tribus par territoire de la RDC

    -Le peuple congolais est composé de plusieurs centaines d’ethnies — certains donnent le nombre de 450 formant différents groupes. Néanmoins, de nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaître au profit de celles des grosses ethnies.

    Cette étude démontre que la RDC n’était pas un émiettement de 450 tribus, mais qu’il n’en comprendrait que 250 seulement regroupées, d’après Malcom Guthrie au sein de huit familles linguistiques. En outre ce travail distingue seulement 212 langues en République Démocratique du Congo, dont 34 non bantoues, oubanguiennes ou nilo-sahariennes.

    « Les origines des divers groupes ethniques sont variées et consécutives à des vagues de migrations essentiellement bantoues du 1er au 16e siècle. Le terme bantou ne renvoyant pas au départ à un groupe ethnique mais à une communauté linguistique qui couvre la plus grande partie de l’Afrique centrale et australe avec quelques 400 langues apparentées, dites langues bantoues.

    Plusieurs légendes existent quant à l’origine exacte du peuple bantou dont le nom vient du mot « ba – ntu » désignant « les (ba: pluriel) hommes (ntu) ». Pour les uns, ce peuple serait originaire du Tchad actuel ou du Nigeria, dans la région où s’est développée la civilisation de Nok. Pour d’autres, le foyer originel serait localisé au sud du Congo sur les plateaux du Katanga. Au début du second millénaire, la découverte de la métallurgie provoque un essor démographique et une longue période migratoire à travers tout le continent. Peuples d’agriculteurs et d’éleveurs, ils repoussent les autochtones, dont les Pygmées au Congo, qui s’isolent dans les forêts denses ou dans les zones plus arides. Les sociétés bantoues se caractérisent par la sacralisation de la personne royale, issue d’un ancêtre mythique ayant découvert l’art de la métallurgie.

    Ils ont pénétré le Congo en plusieurs endroits et à plusieurs époques, chassant les peuples préexistants ou se métissant avec eux. Parmi ces premiers occupants, on trouve les Pygmées mais aussi, selon certains auteurs, les semi Bantous qui se distinguent notamment des Bantous par leur filiation à succession matrilinéaire. Ce sont les Bantous qui ont fondé les premiers grands royaumes du Congo. »

    Les pygmées Batwas
    Il est généralement admis que les chasseurs-cueilleurs, ou Pygmées, sont les premiers habitants des forêts du Congo, ces populations vivaient en autarcie grâce à une économie de cueillette, avant que des groupes d’agriculteurs n’immigrent dans la forêt pendant le premier millénaire.
Ces peuples autochtones s’associent eux-mêmes étroitement à la forêt et font d’elle le centre de leur vie intellectuelle et spirituelle. Ils perçoivent et sont perçus par les populations voisines comme socialement, économiquement, idéologiquement et politiquement différents.

    La plupart des populations autochtones de la RDC vivent d’une combinaison de produits forestiers, d’agriculture, de troc et parfois de salaire. Ils entretiennent des relations complexes avec les populations villageoises agricoles, pour qui ils effectuent des travaux ou avec qui ils échangent des biens et des services dont ils utilisent souvent les langues bantoues et soudanaises pour communiquer.

    Selon la Ligue Nationale des Pygmées du Congo (LINAPYCO), les pygmées de la RDC se regroupent en trois types: les groupes ‘forestiers’ vivant notamment dans les forêts de l’Ituri; les groupes ‘riverains’ vivant au bord des lacs et rivières spécialement dans l’Equateur et le Kasai; et enfin les groupes ‘potiers’ vivant à l’est du pays dans le Nord et le Sud-Kivu.

    Groupe bantou (80 % de la population) :
    Luba (18 %),
    Mongo (17 %),
    Kongo (12 %)
    Autres : Ambala,
    Ambuun,
    Angba,
    Babindi,
    Bangala,
    Bango,
    Pende,
    Bazombe,
    Bemba,
    Bembe,
    Bira,
    Bowa,
    Dikidiki,
    Dzing,
    Fuliru,
    Havu,
    Hema,
    Hunde,
    Hutu,
    Iboko,
    Kanioka,
    Kaonde,
    Kuba,
    Kumu,
    Kwango,
    Lengola,
    Lokele,
    Lundas,
    Lupu,
    Lwalwa,
    Mbala,
    Mbole,
    Mbuza (Budja),
    Nande,
    NgoliBangoli,
    Ngombe,
    Nkumu,
    Nyanga,
    Popoi,
    Poto,
    Sango,
    Shi,
    Songo,
    Sukus,
    Tabwa,
    Tchokwé,
    Téké,
    Tembo,
    Tetela,
    Topoke,
    Ungana,
    Vira,
    Wakuti,
    Yaka,
    Yakoma,
    Yanzi,
    Yeke,
    Yela,
    Batsamba,
    Baholo,
    Baboma,
    kongo,
    yombe… etc.

    Groupe soudanique central :
    Ngbandi,
    Ngbaka,
    Manvu,
    Mbunja,
    Moru-Mangbetu,
    Zande,
    Lugbara,
    Logo Groupe nilotique :
    Alur,
    Kakwa,
    Bari Groupe chamite :
    Hima-Tutsi
    Groupe pygmée :
    Mbuti,
    Twa,
    Baka,
    Babinga

    Présentation de la carte ethnique par Région

    Les cartes ethniques seront présentées dans l’ordre suivant : le Bas-Congo ; le Kwango-Kasaï, la Cuvette-Centrale et l’Ubangi ; l’Uele-Ituri ; le Kivu-Maniema ; le Nord-Katanga et le sud-Katanga.

    1. L’ensemble du Bas-Congo est occupé par l’ethnie Kongo.

    Les Vunguna, les Bwende, les Lula et les Humbu sont mêlés à d’autres populations. Les autorités ont refusé de reconnaitre Les Besi Ngombe et les Balenfu car aucun ancêtre commun ne peut être assigné et qu’ils n’ont pas d’identité culturelle pouvant les distinguer de la population environnante, les Ndibu et les Manianga en l’occurrence.

    2. Le Kwango, le Kwilu et le Kasaï Occidental

    Mbuund et les Pende : les Kuba et les Lulua. On peut y ajouter, au Kwango : les Soonde et les Ciokwe dont la plus grande partie se trouve au Katanga, et au Kasaï ; les Leele, les Luntu et les Kete. Au Kwilu : les Mbala sont une autre grande tribu importante par sa population, mais elle cohabite en de nombreux endroits avec d’autres tribus.

    3. Cuvette Centrale

    La troisième carte couvre les districts du Maï-Ndombe et de la Tshuapa, ainsi qu’une bonne partie de celui de l’Equateur et de la région Tetela. L’étude révèle que si l’ethnie Mongo a une unité linguistique et culturelle incontestée, les subdivisions y sont nombreuses et peuvent correspondre à des réelles oppositions.

    L’ensemble de la région Mongo est ceinturée d’un trait gras, selon la délimitation du Centre équatorial de Bamanya. Les Tetela et les Nkutshu qui appartiennent pourtant à la même famille linguistiquen’y sont pas inclus et sont considérés comme deux groupes distincts, selon l’avis du père Honoré Vinck, qui se distancie en cela du père Gustave Hulstaert.

    Au Nord-oeust, avec les Ngombe et les Doko, on trouve comme tribus non Mongo les Bobangi, les Eleku, les Mampko, les Ndobo, les Loi, les Likila, les Ngele, les Bonjo et les Jamba.

    Parmi les Mongo, selon le Père Hulstaert, il y a de nombreux groupes Ntomba, Kutu et Nkole. Les tribus indiquées sont, en citant d’abord les plus étendues, à l’Ouest : les Nkundo et les Ekonda, plus à l’est, les Ntomba de l’entre Lopori-Maringa, les Mbole de la Salonga, les Bosaka, les Ngando, les Boyela et les Mbole du Lomami, et au Sud, les Ndengese et les Bokala.

    4. L’Ubangi
    On trouve des populations de langues non bantoues qui se sont implantées par vagues successives et ont refoulé vers le sud les tribus bantoues qui s’y trouvaient auparavant. Ces mouvements ont affecté les Mongo.

    On y est encore en milieu de forêt, mais la marque imposante du fleuve allonge sur ses rives des populations de pêcheurs ou commerçant, les Bobangi, les Ngombe, les Doko, les Mbuja, les Poto et les Lokole notamment.

    Dans la région de la Ngiri, entre l’Ubangi et le Congo, on trouve, outre les groupes déjà cités dans la Cuvette centrale les Lolaba, les Tanda, les Mboli, les Ngiri, les Ewaku, les Ndolo, les Lobo, les Makanza, les Ndobo, le Boros Mabembe, les Sengo et les Motembo. Entre la Mongala et Itimbiri, vers la limite de la Province Orientale on trouve les Wenza.

    A l’Est d’Itimbiri, on trouve les groupes assez étendus des Binja et des Boa au Nord, des Mbesa et des Topoke au Sud du fleuve. On trouve en outre au sud les Lokole et les Lokele et au nord, les Bango, les Hanga, les Benja, les Binza, les Boro, les Angba, les So (Basoko), les Tungu, les Olombo (Turumbu) et les Mba.

    Au Niveau des peuples des langues Oubanguiennes, les grands groupes sont les Ngbaka, les Ngbandi et les Zande, parmi lesquels on distingue les Abandiya des Avungara. Le groupement des Ngbaka sur le plateau de Gemena aurait été organisé par l’administration en 1920.

    Il faut y ajouter les Mbanja, les Banda, les Furu et les Nzakara. Les Ngombe présents dans le Nord-Ubangi sont les témoins d’une occupation antérieure de la région par des bantous.

    D’autres groupes enclavés le long de l’Ubangi ont des origines diverses, d’amont en aval, les baraka, les Gbanziri, les Ngbaka et les Monjombo.

    5. La province Orientale
    La Province Orientale reproduit une part de celle de l’Ubangi et souligne ainsi la continuité qui existe entre les deux, malgré leur division administrative.

    Au Nord de l’Uele, les Nbgandi, les Zande, les Bangby et les Mayogo appartiennent à la famille oubanguienne.

    Il importe de souligner l’originalité du Haut-Uele et de l’Ituri. On y trouve d’une part deux nouvelles familles linguistiques, celle des langues nilotiques, représentées en RDC par les Alur et les Kakwa, auxquelles Jan Vansina joint les Pajulu, et celle dite nilo-saharienne, qui s’étend autour d’Isiro et jusqu’aux frontières du Soudan et de l’Ouganda.

    Elle comprend le sous-groupe Mangbetu, qui englobe, outre les les Mangbetu, les Makere, les Malele, les Popoi et les Medje, le sous-groupe Mangutu-Mamvu-Lese, le sous-groupe Logo-Lugbara-Madibari et le sous-groupe Lendu.

    On y trouve aussi les Lese, les Nkumu, les Nyari, considérés comme le premier peuple bantou de la région, les Hema, les Banya Rwanda, tant Hutu que Tutsi.

    Au caractère particulièrement complexe du Haut-Uele et de l’Ituri, il faut ajouter le découpage ethnique en petites unités de la frontière nord-est du pays on y trouve, outre les groupes déjà cités, les Mundu, les Keliko, les Ndo vare, les Ndo Okebo et les Mabendi, parlant tous des langues de la famille nilo-saherienne.

    Les Lombi, formant un groupe enclavé entre les bali et les Kumu, appartiennent aussi à la famille nilo-saharienne, de même que les Mvuba, au Sud des Lese.

     

    Parmi les langues bantoues de la famille D, il faut ajouter aux Nyari et aux Hema déjà cités les Budu, les Ndaka, les Mbo, les Bira, les Père et les Amba. Les Lika semblent par contre apparentés aux Boa et aux Bali de la famille C.

    Les Mba en territoire de Banalia et les Dongo en territoire de Faradje sont classées parmi les langues Oubanguiennes.

    6. Les deux Kivu et le Maniema
    On y repère les Kumu et les Lega (qui sont parmi les plus anciens peuples du Maniema et du Kivu) encadrés, au Nord-ouest par d’autres peuples dont les langues appartiennent à la famille D, les Wagenia, les Lengola, les Metokob et les Songola.

    Les Langa, les Ngengele et les Tetela, comme déjà signalé. Au Sud et au Sud-ouest, les Binja, les Bangubangu, les Boyo, les bembe et les Nyitu font partie de la famille D. Les Bembe ont intégré une série de populations, dont les Bwari, bien connus par les noms de la presqu’ile, Ubwari, où les Père blancs ouvrirent leur première mission au Congo en 1880.

    Les Shi, représenté en bloc parlent des langues qui, comme le Kinyaranda et le Kirundi appartiennent à la famille J des langues bantoues. Ce sont, du nord au sud, les nande, les Nyanga, les Hunde, les Havu, les Shi et les Fulero, parmi lesquels se trouvent aussi les Vira et des Hundi.

    En 1927, le gouvernement du Congo se proposa de créer un mouvement massif de peuplement du Kivu par des rwandais, mais le projet n’aboutit qu’en 1936 à une action qui transplanta dans les Gishari, entre Sake et les Lacs Mokotos, dans le territoire de Masisi, environ 25.000 personnes. L’opération fut suspendue en juin 1945 pour saturation (…).

    7. Le Nord-Katanga, le Kasaï-Oriental
    En descendant au sud du 4ème parallèle, on constante la réapparition des zones de cohabitation. Il n’est pas exclu que la population s’y est formée par vagues successives qui se sont superposées.

    Sur base d’une série d’indices, les Kete au Kasaï et les Kunda au Katanga sont unanimement considérés comme des couches les plus anciennes du peuplement.

    Les Kete, dont on retrouve des groupes de la région Kuba à celle de Lwalwa et des Kanyok, auraient été suivis au Tumbwe par les Lulua et les Kanyok, puis par les Bakwa Luntu du territoire de Dimbelenge, dont on retrouve aussi un groupe plus à l’Ouest, et enfin par les Luba du Kasaï. Tous provenaient d’un foyer de population extrêmement ancien implanté au Katanga.

    Au Kasaï Oriental, outre les groupes cités ci-haut, le groupe des Songye, les Binji, les Mputu et, en cohabitation dans le territoire de Mwene-ditu, les Kanincim, qui font partie du monde Lunda.

    Au Katanga, des groupes importants de Kunda existent tant au Nord, dans le territoire de Kongolo, qu’au sud, dans celui de Kasenga, mais il y en a toute une série d’autres entre ces deux extrêmes, soit isolés, soit associés à des Hemba, des Bangubangu, des Bayo, des Luba, des Lumbu…

    Les Luba katanga sont le groupe de plus important au Katanga, suivis en bordure du Lac Tanganyika, par les Tumbwe et les Tabwa, adossées aux Bwile. A l’Ouest, les Lunda et les Kalundwe sont deux autres groupes importants.

    8. Le Sud-Katanga
    On a à l’Ouest, les Lwena, les Ndembo et les Minungu. La partie orientale est plus complexe. On y trouve, du nord au sud, les Zela, les Lomotwa, les Sanga, les Kaonde, les Lemba et les Lamba, comme les groupes les plus étendus, avec en outre les Bemba, les Shila, les Nwenshi, les Lembwe, les Ngoma, les Seba, les Aushi et les Lala, qui occupent aussi des territoires plus vastes que de nombreuses tribus dans la province.

    Liste des ethnies et tribus par territoire de la RDC

     

    Ethnies/Tribus Territoire

    Abandiya – Aketi,Bondo, Buta
    Abarambo – Poko
    Aka (pygmées) – Dungu
    Alur – Mahagi
    Amadi – Poko, Nyangara
    Amba – Beni
    Angba – Banaliya
    Apagibeti – Bumba, Businga, Yakoma
    Aushi- Kipushi, Sakania
    Avungara – Dungu, Nyangara
    Beanga – Bolomba
    Bale – Cfr Lendu
    Bali – Bafuasende
    Bali-ndua- Lisala
    Balobo – Bomongo
    Banda – Bosobolo, Libenge
    Bangba – Nyangara, Watsa
    Bango – Basoko
    Bangubangu – Kabalo, Kabambare, Kasongo, Kongolo, Nyunzu
    Banya Bwisha – Rutshuru
    Bari – Watsa
    Bemba – Kasenga, Pueto
    Bembe – Fizi, Mwenga
    Benja – Basoko
    Binja – Aketi, Kasongo
    Binja sud – Kasongo, Pangi, Punya
    Binji – Demba, Dimbelenge, Lusambo
    Binza – Aketi, Bambesa, Banalia, Bondo, Buta
    Bira – Irumu, Mambasa
    Boa – Aketi, Bambesa, Banalia, Bondo, Buta
    Bobai – Oshwe
    Bobangi – Bomongo
    Bofonge – Djolu
    Boguru – Yakoma
    Bokala – Oshwe
    Bokongo – Oshwe
    Bokote (Nord)- Bansakusu, Bikoro, Bolomba, Ingende, Mokoto
    Bolia – Inongo
    Boloki – Bomongo
    Boma – Bagata, Mushi
    Bonjo – Bomongo
    Boonde – Bongandanga, Djolu
    Boro – Banaliya
    Bosaka – Befale, Bokungu
    Boyela – Ikela, Lomela
    Boyo – Fizi, Kabalo, Kabambare, Manono, Nyunzu
    Budu – Mombasa, Wamba, Watsa
    Bwari – Fizi
    Bwende – Luozi
    Bwile – Moba, Pweto
    Ciokwe – Dilolo, Feshi, Ilebo, Kehema, Kansongolunda, Popokabaka, Sandoa, Tshikapa
    Dikidiki – Kimvula, Madimba, Popokabaka
    Dinga – Tshikapa
    Doko – Budjala, Lisala
    Dongo – Faradje
    Dza – (Badia) Kutu
    Dzing – Idiofa
    Efe (Pygmées) – Irumu, Mambasa, Watsa
    Ekonda – Bikoro, Ingende, Inongo, Kiri
    Ekota – Boende
    Eleku – Bomongo, Makanza
    Ewaku – Bomongo
    Fulero – Uvira
    Fulru – Bosobolo
    Gbanziri – Bosobolo
    Gboma – Yakoma
    Gbuta – Aketi
    Hamba – Lodja, Lomela
    Hanga – Basoko, Isangi
    Havu – Kalehe
    Hema – Beni, Djugu, Irumu
    Hemba – Kabambare, Kasongo, Kongolo, Malembankulu, Manono, Nyunzu
    Holo – Kasongo Lunda
    Humbu – Bagata, Kansangulu, Kenge, Kinshasa
    Hunde – Masisi, Rutsuru
    Hungaan – Bagata, Bulungu, Kenge, Masimanimba
    Ikongo – Bokungu
    Imoma-Mpongo- Monkoto
    Ionga (Djonga) – Lomela
    Ipanga – Oshwe
    Iyembe – Inongo
    Jaba – Kungu
    Jamba (Djamba)- Bomongo
    Kakongo – Boma, Lukula
    Kakwa – Aru, Fardje
    Kalanga – Nyunzu
    Kalundwe – Kamina, kaniama
    Kango – Aketi, Buta, Nyangara
    Kanyok – Mweneditu
    Kaonde – Kambove, Lubudi, Mutshatsha
    Keliko –
    Aru Kete – Libalya, Kamiji, Luebo, Luiza, Mweneditu, Mweka, Tshikapa
    Kuba – Ilebo, Luebo, Mweka
    Kula – Makanza
    Kumu – Bafuasende, Lubutu, Pangi, Ubundi, Walikali
    Kunda – Kabalo, Kasenga, Kongolo, Malembankulu, Manono, Moba, Nyunzu, Pweto
    Kusu – Kasongo, Kibombo, Kongolo
    Kutu – Boende, Goma, Rutshuru
    Kwese – Gungu
    Lala – Sakania
    Lamba – Kambove, Kasenga, Kipushi, Sakanya
    Langa – Kindu
    Leele – Idiofa, Ilebo, Luozi
    Lega – Mwenga, Pangi, Punia, Shabunda, Walikale
    Lemba – Kambove
    Lembwe – Kasenga
    Lendu (Bale)- Djugu, Irumu, Mahagi
    Lengola- Kindu, Ubundu
    Lese – Irumu, Mambasa, Watsa
    Libinza – Bomongo, Makanza
    Lika – Wamba
    Likila – Bomongo
    Lionje – Boende
    Lobala – Bomongo, Kungu
    Lobo – Makanza
    Logo – Faradje
    Loi – Bomongo
    Lokele – Isangi
    Lokole – Bokungu, Yahuma
    Lombi – Bafuasende
    Lomotwa – Mitwaba
    Luba Kas – Bemba, Dibaya, Ilebo, Kabeya-Kamwanga, Kamiji; Katanda, kazumba, Luebo, Lupatapata, Lusambo, Miabi, Mueneditu, Mweka, Ngandajika, Tshikapa, Tshilenge
    Luba Kat – Bukama, Kabalo, Kabambare, Kabinda, Kabongo, Kamina, Lubudi, Malembankulu, Mutshatsha, Sandoa
    Lugbare – Aru
    Lula – Limvula, Madimba, Popokabaka
    Lulua – Demba, Dibaya, Kazumba, Luebo, Tshikapa
    Lumbu – Kabalo, Kalemi, Kongolo, Manono, Nyunzu
    Lunda – Dilolo, Gungu, Kahemba, Kapanga, Lubudi, Mweneditu, Mutshatsha, Sandoa, Tshikapa
    Luntu (Bakwa)- Demba, Dimbelenge
    Lusankanyi – Lukolela
    Lusengo – Makanza
    Lwalwa – Kazumba, Luiza, Tshikapa
    Lwena – Dilolo
    Lwer – Idiofa
    Mabembe – Makanza
    Mabendi – Djugu
    Madi – Aru
    Makanza – Makanza
    Makere – Bambesa
    Malele – Poko
    Mampoko – Bomongo, Makanza
    Mamvu – Dungu, Watsa
    Mangbetu – Niangara, Rungu, Wamba
    Mangutu – Watsa
    Manianga – Luozi, Mbanzangungu
    Mate – Luberu
    Mayogo – Niangara, Rungu
    Mba – Banaliya
    Mbagani – Kazumba
    Mbai – Luiza
    Mbala – Bagata, Bulungu, Fetshi, Gungu, Kazumba
    Mbanja – Bosobolo, Budjala, Businga, Kunga, Libenge
    Mbata – Madimba, Mbanzangungu
    Mbeko – Madimba, Mbanzangungu
    Mbelo (Ekonda) – Oshwe
    Mbesa – Basoko, Yahuma
    Mbikiankamba – Oshwe
    Mbinsa – Kasangulu
    Mbo – Mambasa
    Mbole – Boende, Isangi, Mokoto, Opala
    Mboli – Kungu
    Mboma – Songololo
    Mbuja – Bumban Lisala
    Mbuli – Katakokombe
    Mbuti (pygmies)- Aru, Djugu, Idiofa
    Mbunda – Bulungu, Gungu, Idiofa
    Medje – Rungu
    Metoko – Ubundu
    Mfunu – Mushie
    Minungu – Kahemba, Kasongolunda, Sandoa
    Mondumba – Bumba
    Mondjombo – Libenge
    Motembo – Budjala, Lisala
    Mpama – Lukolela
    Mpangu – Kasangulu, Kinvula, Madimba, Mbanzangungu
    Mpe -Inongo
    Mpoko – Bomongo
    Mputu – Lusambo
    Mundu – Faradje
    Mvuba – Beni
    Nande – Beni, Lubero
    Ndaka – Mambasa
    Ndembo – Dilolo, Kamina, Lubudi, Mutshatsha
    Ndengese – Dekese
    Ndibu – Kasangulu, Mbanzangungu, Songololo
    Ndo Okebo – Aru
    Ndo Vare – Aru
    Ndobo – Bomongo, Makanza
    Ndunga – Lisala
    Ngando – Bokungu, Djolu, Ikela, Yahuma
    Ngbaka – Businga, Gemena, Kungu, Libenge
    Ngbandi – Bondo, Budjala, Businga, Gemena, Kungu, Mobayimbongo, Yakoma
    Ngele – Bomongo
    Ndengele – Kindu
    Ngenja – Lisala
    Ngiri – Kungu
    Ngoma (Bena)- Kasenga
    Ngombe – Basankusu, Bolomba, Bongandanga, Bosobolo, Budjala, Kungu, Lisala
    Ngongo – Bagata, Bulungu, Kenge, Masimanimba
    Ngul – Idiofa
    Nkanu – Kimvula, Madimba, Popokabaka
    Nkole – Kiri
    Nkundo – Bansakusu, Bikoro, Bolomba, Ingende, Mokoto
    Nkutshu – Nkole
    Nsongo – Befale
    Ntandu – Kasangulu, Madimba
    Ntomba – Befale, Bikoro, Bongandanganda, Inongo
    Nunu – Lukolela
    Nwenshi – Mitwaba
    Nyanga – Walikale
    Nyari – Djugu, Mahagi
    Nyintu – Mwenga
    Nzakara – Bondo
    Okebo (Ndo) – Djugu, Mahagi
    Olombo (Turungu)- Basoko, Isangi
    Ombo – Kindu
    Ooli – Kole, Oshwe
    Pajulu – Faradje
    Pende – Feshi, Gungu, Idiofa, Kahemba, Tshikapa
    Père – Lubero
    Pindi – Bulungu
    Popoji – Bambesa, Banalia
    Poto – Basoko, Bumba, Lisala, Makanza
    Rundi – Uvira
    Sakata – Kutu
    Salampasu – Luiza
    Sanga – Kambove, Lubudi
    Sengo – Makanza
    Seba – Kipushi
    Sengele – Inongo
    Shi – Kabare, Kalehe, Mwenga, Walungu
    Shila – Pweto
    Shunji – Kahemba, Kasongolunda
    Shoowa – Mweka
    Shu- Beni
    So (Basoko) – Basoko, Isangi
    Solongo – Boma, Lukula
    Songola – Kindo
    Songomeno – Mokoto
    Songye – Demba, Kabalo, Kabinda, kabongo, Kasongo, Kongolo, Lodja, Lubao, Lubefu, Lusambo, Ngandajika
    Soonde – Fashi, Kahemba
    Sua (Pygmées) – Itumu, Mambasa
    Suku – Bulungu, Feshi, Luozi, Mbanza-ngungu, Tshela
    Sundi – Kasangulu, Lukusa, Luozi, Mbanzangungu, Tshela
    Swaga – Lubero
    Tabua – Moba
    Tanda – Bomongo, Kungu
    Tangi – Beni, Lubero
    Teke – Bolobo, Kasangulu, Mushie
    Tere (Sakata) – Kutu
    Tetela – Demba, Katakokombe, Kole, Lodja, Lomela, Lubao, Lubefu, Lusambu
    Tiene – Bolobo
    Titu – Oshwe
    Topoke – Isangi
    Tow – Kutu
    Tsamba – Bulungu, Feshi, Kasongolunda, Kenge, Masimanimba, Popokabaka
    Tsong – Bulungu, Masimanimba
    Tumbwe – Kalemi, Manono, Moba
    Tungu – Banaliya
    Vira – Uvira
    Vungana – Lukula, Sekebanza
    Wagenya – Kasongo, Katakokombe, Kindu, Kongolo, Mambesa, Ubundu
    Watambulu – Katakokombe
    Wenze – Budjala, Lisala
    Wongo – Gungu, Ilebo
    Woyo – Boma
    Yaka – Kasongolunda, Kenge, Popokabaka
    Yansi – Bagata, Bulungu, Kenge, Masimanimba
    Yeke – Kasenga, Lubudi, Pweto
    Yew – Bambesa, Buta
    Yira (Nande) – Beni, Lubero
    Yombe – Boma, Lukula, Sekebanza, Tshela
    Zande – Ango, Bambesa, Poko
    Zela – Mitwaba, Pweto
    Zombo

  • Un fils du boxeur Mohamed Ali retenu en rentrant aux États-Unis

    Un fils du boxeur Mohamed Ali retenu en rentrant aux États-Unis

    -Un fils du légendaire boxeur Mohamed Ali a été retenu et interrogé deux heures durant à son retour aux Etats-Unis depuis la Jamaïque début février, en raison de son nom à consonance arabe, selon des médias américains.

    Mohamed Ali Jr, âgé de 44 ans, né à Philadelphie (Pennsylvanie) et porteur d’un passeport américain, voyageait avec sa mère Khalilah Camacho-Ali, une ex-épouse du boxeur décédé en 2016, selon son avocat et ami Chris Mancini au Courrier-Journal de Louisville.

    Tous deux ont été retenus pour interrogatoire à l’aéroport international de Fort Lauderdale le 7 février en raison de la consonance arabe de leurs noms, a précisé l’avocat.

    Mme Camacho-Ali a été relâchée après avoir montré aux douaniers une photo d’elle-même au côté de son ex-mari. Mais Ali Jr n’avait pas de photo et, selon l’avocat, il a été retenu durant près de deux heures pour se voir demander à plusieurs reprises: “D’où tirez-vous votre nom?” ou “Êtes-vous musulman?”. Il a répondu qu’il était musulman, comme son père, mais les douaniers ont poursuivi l’interrogatoire.

    “Pour la famille Ali, c’est clair que tout cela est directement lié aux efforts de M. Trump d’interdire l’entrée des musulmans aux Etats-Unis”, a déclaré Chris Mancini en référence au décret pris fin janvier par le président américain pour interdire l’entrée aux Etats-Unis des citoyens de sept pays majoritairement musulmans.

    L’avocat a précisé qu’il tentait, de concert avec la famille Ali, de découvrir combien d’autres personnes avaient été retenues pour des interrogatoires similaires et qu’ils envisageaient une plainte au niveau fédéral.

    Avec AFP

  • Ce que l’on sait de la lettre d’Étienne Tshisekedi à Joseph Kabila

    Ce que l’on sait de la lettre d’Étienne Tshisekedi à Joseph Kabila

    -Les évêques catholiques, médiateurs des pourparlers en cours en RD Congo, ont reconnu ce vendredi que l’opposant Étienne Tshisekedi, décédé début février, avait laissé une lettre au président Joseph Kabila. La missive produira-t-elle l’effet escompté ? Rien n’est moins sûr.

    Même si son contenu n’a toujours pas été révélé, on en sait un peu plus sur la lettre écrite par Étienne Tshisekedi quelques jours avant sa mort. Son destinataire est bien Joseph Kabila, le président de la RD Congo. Pour mettre fin aux spéculations, la Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco) a fait une mise au point à ce sujet vendredi 24 février, à Kinshasa.

    Contrairement aux rumeurs répandues dans le pays, la fameuse lettre n’a pas été remise aux évêques à la veille du dernier départ de l’opposant historique en Belgique. Mais bien avant ! « Le 17 janvier 2017, M. l’abbé Théo Tshilumbu [alors secrétaire particulier de Tshisekedi, ndrl] et M. Pierre Lumbi [cadre du Rassemblement de l’opposition] ont déposé au bureau de la médiation de la Cenco une lettre provenant de M. Étienne Tshisekedi destinée au chef de l’État », indique la Cenco dans une déclaration lue devant la presse par M. l’abbé Donatien Nshole, son porte-parole.

    « Les porteurs de cette missive ont donné avec insistance trois conditions pour sa remise à qui de droit : la stricte discrétion, attendre le moment opportun − c’est-à-dire si toutes les négociations entre le Rassemblement et la Majorité présidentielle (MP) n’aboutissent pas − et la remise en mains propres au destinataire », souligne le communiqué de la Cenco.

    Malgré plusieurs pressions, et pour des « raisons éthiques », les évêques ont attendu leur rencontre avec Joseph Kabila, le 20 février, pour lui remettre la lettre de son meilleur rival, décédé au début du même mois à Bruxelles et dont le rapatriement du corps se trouve aujourd’hui au coeur des querelles politiciennes.

    Lettre morte ?

    Selon certains, le courrier contiendrait le nom du futur Premier ministre, poste qui doit revenir au Rassemblement de l’opposition selon les termes de l’accord de la Saint-Sylvestre. Étienne Tshisekedi aurait porté son choix sur son fils, Félix.

    Problème : le président Kabila a « estimé qu’il revient au futur président du conseil des sages du Rassemblement de lui présenter la liste des candidats » premiers ministrables, selon les évêques. Passant ainsi outre le compromis politique conclu le 31 décembre qui voudrait que le Rassemblement « présente » un seul nom, en vue de la nomination. Une disposition à laquelle s’accroche le principal regroupement de l’opposition.

    Joseph Kabila aurait souhaité un contact direct avec le successeur de Tshisekedi à la tête du Rassemblement.

    Visiblement, le couac demeure après la présentation de la correspondance de Tshisekedi à Kabila. À quoi aura-t-elle servi ? Ne risque-t-elle pas de rester lettre morte ?

    La médiation, elle, soutient que la missive n’a pas été récusée par le chef de l’État. Ce dernier aurait plutôt souhaité un « contact direct » avec le successeur de Tshisekedi à la tête du Rassemblement. Et comme la plateforme peine à trouver un remplaçant au « Vieux », le statu quo est assuré. À dix mois de l’organisation de plus en plus hypothétique de la présidentielle.

    J.A