Author: Don Kayembe

  • Le président Tshisekedi appelle de produire la chloroquine « en quantité industrielle » en urgence

    Le président Tshisekedi appelle de produire la chloroquine « en quantité industrielle » en urgence

    -Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a estimé mardi qu’il était « urgent » de produire de la chloroquine « en quantité industrielle » face au coronavirus, faisant allusion au récent communiqué d’une entreprise pharmaceutique installée en RDC. « Il est urgent en effet que soit produite une quantité industrielle de la chloroquine, qui semble avoir montré son efficacité jusqu’à ce jour dans certains pays », a déclaré le président congolais dans une allocution télévisée détaillant de nouvelles mesures face à la pandémie, dont « l’état d’urgence » et l’isolement de Kinshasa du reste du pays.

    Le président a souligné que « tous les scientifiques n’ont pas encore marqué leur unanimité », mais souhaite « réfléchir sans délai » sur « l’opportunité d’une pareille démarche ». Il a fait allusion à un récent communiqué de l’usine pharmaceutique Pharmakina, installée à Bukavu dans l’est de la RDC.

    Dans ce communiqué, Pharmakina affirme qu’elle est disposée « à fournir de la quinine aux chercheurs disposés à travailler sur cette piste de la recherche scientifique ».

    Les avis sont partagés sur l’effet contre le SARS-Cov-2, le virus qui provoque le Covid-19, de la chloroquine, un antipaludéen bon marché, et de son dérivé, l’hydroxychloroquine.

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à la prudence et « condamne l’usage de médicaments sans preuve de leur efficacité ».

    En France, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué lundi qu’il s’apprêtait à autoriser le traitement par hydroxychloroquine mais uniquement pour les formes graves et dans un cadre hospitalier « sur décision collégiale des médecins ».

    Mi-février, des chercheurs chinois ont affirmé avoir eu des résultats positifs avec des essais cliniques portant sur une centaine de malades du Covid-19 dans une dizaine d’hôpitaux.

    En France, une équipe a testé des patients à Marseille (sud) et obtenu des résultats qu’elle a qualifié de positifs mais sur un très petit échantillon.​

    Avec LLA

  • Plus de 85% congolais vivent de l’économie informelle: comment respecter les consignes de sécurité-coronavirus

    Plus de 85% congolais vivent de l’économie informelle: comment respecter les consignes de sécurité-coronavirus

    -De nombreux habitants de Kinshasa ne respectaient pas, jeudi, les consignes de sécurité contre la propagation du coronavirus, rendues publiques mercredi soir par le président Félix Tshisekedi.

    Des reportages de nos confrères de Kinshasa et des échos qui nous sont parvenus de Kinshasa indiquent que les Kinois sont très nombreux à faire fi des consignes de sécurité contre la propagation du coronavirus.

    Par indiscipline comme le montre la fréquentation jeudi de bars, dont la fermeture a pourtant été décrétée. Ou encore, bien que les cultes aient été interdits pour quatre semaines, des célébrations religieuses réunissant plus que le maximum de 20 personnes autorisé.

    Incapacité d’agir autrement

    Mais ce non-respect des consignes est aussi lié à une incapacité d’agir autrement. Ainsi, comment se passer de transport dans une ville qui s’étend sur plus de 40 km ? Les Kinois sont donc nombreux à se presser aux arrêts et dans les bus et taxis collectifs, sans respect de la distance sanitaire d’un à deux mètres entre personnes.  Trop pauvre pour faire des réserves, ils sont des milliers à devoir se rendre chaque jour au marché pour se ravitailler.

    Et si beaucoup ont célébré la résilience des Congolais, dont plus de 85% vivent de l’économie informelle, force est de constater, aujourd’hui, qu’ils ne peuvent arrêter le travail pour respecter le confinement sanitaire alors qu’ils sont des millions à vivre au jour le jour, privés d’eau et de nourriture s’ils ne sortent pas de chez eux.

    Le Congo comptait jeudi 14 cas, dont 10 « importés » et 4 avec contact local avec les précédents.

  • Le Musicien Aurlus Mabélé,est mort du coronavirus

    Le Musicien Aurlus Mabélé,est mort du coronavirus

    -Roi du soukouss, le Congolais Aurlus Mabélé est décédé jeudi 19 mars à Paris. Sa fille, Liza Monet, a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux. L’enfant de Brazzaville a été emporté par le coronavirus.

    L’enfant de Brazzaville, au Congo, né dans le quartier de Poto-Poto, a été emporté jeudi 19 mars 2020 par le coronavirus, à Paris.

    Depuis plusieurs années, sa santé était déjà très fragile. Il avait notamment été victime d’un accident vasculaire cérébral. Aurlus Mabélé avait 67 ans. C’était une légende, un monstre sacré, une icône, le roi de la danse et des « sappeurs ».

    Aurlus Mabélé a vendu plus de 10 millions de disques dans sa carrière. Il était accompagné par le célèbre Diblo Dibala.

    De son vrai nom Aurélien Miatsonama, Aurlus Mabélé avait fondé le groupe Loketo dans les années 1980. À l’époque, il s’était souvent produit en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et à La Réunion grâce à Michel Nicole, qui organisait les tournées.

    « Son travail était apprécié aux quatre coins du monde et évidemment sur le continent africain », a raconté jeudi soir sur Instagram Claudy Siar, animateur de Couleurs tropicales, sur RFI. « C’était un grand frère pour nous. Et en cette période de confinent, nous ne pourrons pas lui rendre un dernier hommage », ajoute Claudy Siar.

    Ses titres Loketo, Femme ivoirienne, Vacances aux Antilles, resteront dans les mémoires.

  • Plus de 2,6 millions de dollars pour 5 personnes soit plus de 400.000 dollars de pension par an pour chaque ex-présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat

    Plus de 2,6 millions de dollars pour 5 personnes soit plus de 400.000 dollars de pension par an pour chaque ex-présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat

    -Ils étaient cinq, ce lundi 16 mars, présents pour recevoir les hommages dus à leur rang à l’occasion de la rentrée parlementaire.

    Cinq anciens présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat (le cardinal Monsengwo, Thomas Luhaka, Vital Kamerhe, Evariste Boshab et Aubin Minaku – Azarias Ruberwa était présent en tant qu’ancien vice-président) célébrés comme il se doit par les élus très majoritairement issus des rangs du FCC.  Des hommes  qui ont oeuvré pour le bien du pays et qui entendent désormais recevoir non seulement une ovation des élus mais surtout les émoluments liés à leur ancienne charge.

    La RDC se dote d’une loi sur les anciens présidents de la République

    En juillet 2018, alors que le pays se prépare enfin à voter, avec deux ans de retard, des machines à voter douteuses et des listes électorales tout aussi sujettes à caution, le pouvoir kabiliste (Aubin Minaku gère alors le perchoir l’Assemblée nationale) fait passer la loi taillée sur mesure pour Joseph Kabila. La loi du 26 juillet 2018  « portant statut des anciens présidents de la République élus » est confectionnée pour assurer les arrières du président de l’époque, l’Autorité morale du PPRD. Mais, Aubin Minaku, formé chez les Jésuites et les Salésiens, n’a pas oublié la parole de Saint-Pierre qui veut que « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Adossée à cette loi sur le statut des anciens présidents élus, on trouve ainsi la loi fixant « les avantages accordés aux anciens chefs des corps constitués. »

    Le chapitre III de ce texte de loi prévoit les avantages et devoirs reconnus aux anciens présidents des deux chambres du parlement.

    L’article 19 de cette loi, énumère les avantages dont pourront jouir ces anciens présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat : indemnité mensuelle, indemnité de logement, prise en charge de la sécurité, passeport diplomatique pour lui, son conjoint et ses enfants mineurs, un vol en business class pour lui, son conjoint, ses enfants mineurs, des soins de santé pris en charge par le trésor public, au pays ou à l’étranger, pour lui, son conjoint et ses enfants mineurs, 2 véhicules (renouvelable une fois).

    La loi passée en juillet 2018 a mis du temps à sortir ses effets suite à la présidentielle et au temps nécessaire à l’installation du nouveau gouvernement issu de la coalition FCC – Cach. Du coup, les anciens présidents des deux chambres ont dû longuement ronger leur frein afin de pouvoir faire prévaloir leur droit. Pour aider le nouveau gouvernement congolais, une structure a été créée, portée à bout de bras par Aubin Minaku, un des éternels proches de Kabila qui a vu s’envoler ses rêves de gloire quand Emmanuel Shadary fut désigné dauphin du raïs, avant de devoir céder le perchoir à Jeanine Mabunda après le passage par les urnes.

    RDC : Un « cadeau » de près de 20 millions $ pour les députés

    Cette nouvelle structure, baptisée le Collectif des anciens présidents de l’Assemblée nationale en RDC, a ainsi vu le jour et s’est fendu d’un courrier au Premier ministre Sylvestre Ilunga , le 26 août 2019, pour lui rappeler l’existence de cette loi de juillet 2016, regretter qu’elle n’ait toujours pas été appliquée et susurrer ce qu’il faudrait prévoir dans le prochain budget national pour satisfaire les appétits des anciens hauts représentants de l’Etat qui ne sont pas tous signataires et donc membres de ce collectif.

    Ce courrier prévoit ainsi que l’indemnité mensuelle soit égal à 75 pour cent de la « prime de gestion du président en exercice », il évoque aussi la somme de 120.000 dollars pour les frais de logement (soit 10 000 dollars par mois), le salaire des policiers commis à leur sécurité, des billets d’avion en business classe et même 160 000 dollars pour deux véhicules.

    Sans le véhicule, chaque ancien président d’une chambre nationale, coûte donc plus de 400 000 dollars à l’Etat congolais. Pour les cinq personnes  présentes sur l’estrade de l’Assemblée nationale ce lundi, il faut donc prévoir un budget de 2 millions de dollars, somme qui se gonfle de près de 650 000 dollars en cas d’achat des véhicules.

    Plus de 2,6 millions de dollars pour 5 personnes, sachant que d’autres (comme Philomène Omatuku) sont aussi membre de cette confrérie composée essentiellement de cadres du PPRD en perte de vitesse, cela représente une coquette somme dans un budget congolais marqué du fameux stylo rouge, celui, cette fois, du déficit et alors que le FMI, qui scrute de près le fonctionnement de l’Etat congolais, ne cesse de prôner l’orthodoxie budgétaire, les coupes dans les dépenses et de nouvelles pistes pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat.

    Pas certain que le spectacle de ces anciens présidents venus « recueillir des applaudissements tout en passant par le mangeoire », selon l’expression recueillie auprès d’un des témoins de la scène, soit du goût de l’institution financière internationale, ni du peuple congolais qui peine chaque jour un peu plus simplement pour survivre.

  • Des mesures contre le Covid-19 annoncees par le President Felix Tshisekedi

    Des mesures contre le Covid-19 annoncees par le President Felix Tshisekedi

    -La RDC a annoncé mercredi 18 mars avoir enregistré 14 cas de Covid-19 sur son territoire. Dans la soirée, Félix Tshisekedi a annoncé une batterie de mesures pour limiter la propagation. C’est le médecin spécialiste en virologie Jean-Jacques Muyembe, coordinateur de la lutte contre le virus Ebola, qui est désormais chargé de celle du Covid-19.

    « Nous ne sommes qu’au début de cette pandémie. Il s’agit d’une menace sérieuse qui appelle des mesures musclées », a dit le chef de l’État congolais, dans son message.

    Mesures bien connues désormais puisque déjà mises en place ces derniers jours dans de nombreux pays du monde.

    Sur le plan interne, tous les rassemblements, réunions, célébration de plus de vingt personnes sur les lieux publics sont interdits. Les écoles et les universités sont fermées pour une durée d’un mois à dater de ce jeudi.

    Tous les cultes publics ainsi que les activités sportives dans les stades et autres lieux de regroupement sont également suspendues. Discothèques, bars, cafés et restaurant ne peuvent pas non plus ouvrir jusqu’à nouvel ordre. D’autres types de rassemblement comme les deuils sont être soumis à une réglementation particulière, « interdits dans les salles et domiciles », « les dépouilles mortelles étant conduites directement de la morgue jusqu’au lieu d’inhumation en nombre restreint d’accompagnateurs », a précisé le chef de l’État.

    Félix Tshisekedi a également « décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols en provenance des pays à risque et des pays de transit ».

    L’opposition propose de revoir de la loi budgétaire

    Le président congolais a confié la coordination de la riposte au virologue Jean-Jacques Muyembe, celui-là même qui a dirigé la lutte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola.

    Félix Tshisekedi a aussi annoncé qu’une réunion dite inter-institutionnelle sera très prochaine organisée pour examiner le mode de fonctionnement de l’État en cette période exceptionnelle.

    Pour le député d’opposition Christophe Lutundula, l’annonce de ces mesures est à saluer, mais il s’inquiète du manque de moyens. Il ne va pas falloir avoir honte, dit-il, de faire appel aux bailleurs de fonds.

    « Il se pose un problème de moyens, tant pour la prévention que pour les traitements, il y a des problèmes d’équipements médicaux spécialisés, des appareils. il va falloir absolument une importante mobilisation de ressources, et pourquoi pas voir si l’un ou l’autre de nos partenaires peut nous porter secours, il n’y a pas de honte à avoir. Même pour Ebola, nous n’avons pas refuser de recourir à l’assistance de ceux qui peuvent nous aider à quelque chose », développe l’élu. Pour lui, il va être « absolument nécessaire de revoir la loi budgétaire et les affectations des recettes ».

  • Detournement de fonds en RDC: UNC dit , Kamerhe sera blanchi par la justice

    Detournement de fonds en RDC: UNC dit , Kamerhe sera blanchi par la justice

    Detournement de fonds en RDC: UNC dit , Kamerhe sera blanchi par la justice

  • Faut-il, Oui ou Non , dissoudre la collusion CACH- FCC?

    Faut-il, Oui ou Non , dissoudre la collusion CACH- FCC?

    Faut-il, Oui ou Non , dissoudre la collusion CACH- FCC?

  • Une milice locale viole et tue en toute impunité en Ituri

    Une milice locale viole et tue en toute impunité en Ituri

    Amputé de trois doigts à la main gauche, l’abbé Guy-Robert Mandro porte dans sa chair la marque du regain de violences en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où une cinquantaine de civils ont été tués depuis début mars, et plus de 700 depuis fin 2017.

    Le bilan s’alourdit vite: une quinzaine de civils ont été tués dans le nuit de dimanche à lundi, rapportent des sources locales.

    L’abbé Mandro a croisé ses bourreaux il y a une semaine après la messe. “Un groupe de jeunes gens m’a approché. Ils m’ont administré des coups de machette au niveau de la tête. Je me suis protégé, c’est comme cela que j’ai perdu les trois doigts”, raconte le curé de Fataki, une localité à 80 km au nord du chef-lieu provincial Bunia.

    L’Unicef affirme que 76 personnes ont été tuées en Ituri depuis décembre

    Evacué en hélicoptère vers Bunia, opéré pendant des heures, l’homme d’église est en convalescence dans une chambre de la cure du diocèse, les deux mains bandées. Son entourage espère qu’il pourra bénéficier d’une prothèse pour continuer à célébrer la messe sans être gêné par sa main amputée.

    Valérie (prénom changé pour raisons de sécurité), 44 ans, affirme s’être cachée sous la paroisse pendant l’attaque. En vain. “Trois parmi les agresseurs m’ont violée à tour de rôle”, raconte-t-elle.

    Réfugiée à Bunia, Valérie témoigne dans les locaux de la Sofepadi, une ONG qui “répare les femmes” victimes de violences sexuelles, sur le modèle de la clinique Panzi à Bukavu du gynécologue Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018, le bloc opératoire en moins.

    Sept morts en Ituri où séjourne Michelle Bachelet

    Parmi les victimes, Tania, 34 ans, raconte qu’elle a accouché le 16 février, une semaine après sa propre fille aînée Sofia, lycéenne de 17 ans (prénoms changés).

    La mère précise que les deux bébés sont nés d’un viol collectif par des assaillants près de Bunia. Son neveu, qui conduisait la moto, a été décapité, sous leurs yeux.

    “Sofia voulait se suicider quand on l’a informée qu’elle était enceinte”, raconte Tania.

    L’adolescente a retrouvé la force de reprendre sa dernière année de lycée, et d’accoucher d’un petit garçon dont “elle s’occupe très bien”, affirme sa mère, cinq enfants au total.

    Un milicien condamné à perpétuité pour de nombreux viols et meurtres

    Elle a oublié le jour exact de l’attaque. C’était fin mai-début juin 2019, lors d’une nouvelles flambée des violences commencées en décembre 2017.

    Ces exactions ont fait au total plus de 700 morts et des milliers de déplacés, d’après les Nations unies qui dénoncent un possible “crime contre l’humanité”.

    – Une communauté visée –

    Les violences sont attribuées à une milice, la Coopération pour le développement du Congo (Codeco).

    “L’évêque a dit que c’est une secte religieuse”, raconte un proche du curé amputé des trois doigts, l’abbé Eric.

    “Ils ont un culte tous les lundis et les jeudis. Ils ne vont pas aux champs ces jours-là. Ils interdisent certains légumes et la viande de porc”, énumère un responsable du territoire de Djugu, l’épicentre des violences.

    Sept morts en Ituri où séjourne Michelle Bachelet

    Les miliciens agissent par petits groupes dans les territoires dominés par les Lendu, une des principales communautés de l’Ituri, des agriculteurs principalement.

    Et la Codeco cible en grande majorité une communauté voisine, les Hema, éleveurs et commerçants.

    Une guerre entre milices Lendu et Hema a fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003.

    Face aux nouvelles violences, les Hema n’ont pas reconstitué de milices, s’en remettant à l’autorité de l’Etat.

    Des experts de l’ONU accusent un chef de guerre de viols collectifs

    Ils attendent pour l’instant avec calme l’éventuel retour en Ituri de leur ex-chef de guerre Thomas Lubanga, libéré dimanche après avoir purgé une peine de 14 ans de prison prononcée par la Cour pénale internationale (CPI) pour enrôlement d’enfants lors du conflit des années 2000.

    En juillet, le président congolais Félix Tshisekedi avait promis des opérations militaires pour éliminer la Codeco. Samedi, l’armée a encore affirmé avoir tué plusieurs miliciens.

    Pas de quoi rassurer les déplacés qui continuent d’affluer vers Bunia. “Les miliciens se sont dispersés sur toute l’étendue du territoire. Il y a des exactions qui sont commises partout”, analyse la source administrative à Djugu.

    Force de dissuasion, un bataillon marocain de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) assure des patrouilles entre Bunia et Djugu, sur environ 70 km, en alternance avec les Casques bleus du Bangladesh.

    La CPI condamne Bosco Ntaganda à 30 ans de prison

    Rien à signaler à l’aller, à part une noria de camions pétroliers en provenance de l’Ouganda et du Soudan du Sud qui partent ravitailler Bunia. Au retour, le commandant de la patrouille marocaine ordonne un détour du convoi, vers la région minière de l’usine d’or de Sokimo.

    La Codeco a attaqué et tué deux civils à 25 km de là, lui indique la police congolaise. Que veulent-ils au juste? “On ne sait pas”, soupire le policier.

    Avec afp/VOA

  • Rentrée parlementaire: le social, les infrastructures, la Céni au menu

    Rentrée parlementaire: le social, les infrastructures, la Céni au menu

    -C’est la rentrée parlementaire aujourd’hui à Kinshasa. Revenus de trois mois de vacances, députés nationaux et sénateurs reviennent pour la session ordinaire de mars. Ils vont devoir travailler sur ce qu’ils ont observé dans leurs circonscriptions électorales.

    Serge Konde, député élu de Sakania dans le Haut-Katanga, pense qu’il va falloir mettre l’accent sur le social : « Jusque-là, nous voyons qu’il y a beaucoup de choses qui ne marchent pas encore. Je viens du territoire de Sakania dans la botte de la RDC, il n’y a pas de ponts, les routes sont en détérioration totale. Je peux rappeler par exemple la gratuité de l’enseignement qui n’a pas d’effectivité jusque-là ».

    Même chose pour Jean Kalenga Mambere, élu de Pweto dans le Haut-Katanga : « La population s’attend à ce que nous puissions réellement jouer notre rôle de député afin qu’on puisse améliorer le fonctionnement et la gestion de la République. Et cela appelle à ce que les députés puissent réellement s’impliquer dans la gestion au quotidien à tous les niveaux, afin que la population sente qu’il y a un contrôle, qu’il y a un suivi, qu’il y a des promesses qui ont été faites qui doivent être respectées ».

    L’élu de Luiza dans le Kasaï, Delly Sesanga pense, lui, qu’il faudra travailler pour mettre fin à l’anarchie qui s’est installée dans les institutions : « Il y a d’abord l’audition du rapport de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) sur la gestion du processus électoral écoulé, le remplacement des animateurs de cette Céni qui sont arrivés en fin de mandat, la discussion de la nouvelle loi sur cette Céni, la révision constitutionnelle ».

    Cette session ordinaire de mars s’annonce en tout cas houleuse, au regard de la complexité de la situation dans les différents territoires du pays.

    Avec RFI