Author: Don Kayembe

  • Brexit: l’UE accorde du répit au Royaume-Uni

    Brexit: l’UE accorde du répit au Royaume-Uni

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    Consultez notre édition spéciale sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne

    Les dirigeants européens ont concédé mardi soir, à Bruxelles, un répit au Royaume-Uni.

    Ils ont aussi rappelé que le temps était compté pour engager le divorce de ce avec l’ UE.

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union reconnaissent “qu’un peu de temps est nécessaire pour que le calme revienne”, a déclaré à la presse le président du Conseil européen, Donald Tusk, à l’issue d’un dîner des 28 consacré au Brexit.

    Son homologue de la Commission, Jean-Claude Juncker, a lui aussi dit “comprendre que David Cameron ait besoin de temps”, mais il a insisté pour que Londres enclenche “aussi vite que possible” la procédure régissant sa future séparation.

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    L’Allemagne, la France et l’Italie, les trois poids lourds fondateurs de l’UE et principales économies de la zone euro, ont plaidé pour donner une “nouvelle impulsion” au projet européen, aux contours encore flous. Au Royaume-Uni, le Brexit a cependant toujours du mal à passer chez ceux qui ont voté contre.

    La tourmente politique y est d’autant plus dévastatrice que revient au premier plan la menace d’une sécession de l’Ecosse, qui s’est prononcée à 62 % pour le maintien dans l’UE.

    La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon s’est dite “complètement déterminée” à défendre, malgré le Brexit, la place de sa région dans l’UE. Elle a prévu de venir plaider sa cause mercredi à Bruxelles.

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  • Istanbul : des morts et plusieurs blessés dans un attentat-suicide à l’aéroport Ataturk d’Istanbul

    Istanbul : des morts et plusieurs blessés dans un attentat-suicide à l’aéroport Ataturk d’Istanbul

    istanbul-Au moins dix personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées mardi soir dans un attentat suicide dans un terminal de l’aéroport international Ataturk d’Istanbul, la plus grande ville de Turquie déjà ensanglantée par des attentats meurtriers ces derniers mois.

    “Malheureusement, 10 personnes ont été tuées selon un premier bilan”, a déclaré le ministre turc de la Justice Bekir Bozdag au Parlement, à Ankara, évoquant une vingtaine de blessés.

    L’agence Anadolu a fait état de 60 blessés, dont six grièvement.

    “Un terroriste a commencé à tirer avec une kalachnikov puis s’est fait exploser”, a-t-il brièvement expliqué devant les députés. On ignore s’il a agi seul ou si l’attentat, qui n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, a été mené par plusieurs assaillants.

    Un grand mouvement de panique s’est emparé du terminal des vols étrangers lorsque deux violentes explosions suivies de coups de feu ont été entendues aux alentours de 22H00 locales (19H00 GMT).

    Plus d’une dizaine d’ambulances ont été dépêchées toutes sirènes hurlantes vers le terminal des vols internationaux, a indiqué la chaîne d’information CNN, tandis que de nombreux policiers se trouvaient sur les lieux.

    Selon des témoins cités par cette chaîne, deux violentes déflagrations ont sécoué le terminal, provoquant un mouvement de panique parmi les passagers.

    “C’était très fort, tout le monde a paniqué et s’est mis à courir dans toutes les directions”, a dit l’un d’eux sur CNN-Türk.

    Tous les vols ont été suspendus au départ du plus grand aéroport de Turquie, qui est le 11e dans le monde avec quelque 60 millions de passagers l’an dernier.

    De nombreux policiers déployés sur les lieux ont établi un périmètre de sécurité, selon les images, et des groupes de personnes s’étaient rassemblés autour de ce périmètre.

    Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montraient d’importants dégâts matériels à l’intérieur du terminal et des passagers gisant au sol.

    rebelles kurdes ou jihadistes

    La Turquie a été frappée depuis l’an dernier par une série d’attentats meurtriers, attribués aux rebelles kurdes et au groupe Etat islamique (EI).

    Abdullah Agar, un expert des affaires de sécurité et de terrorisme, interrogé par CNN-Türk, a privilégié la thèse d’un attentat jihadiste.

    “Cela ressemble beaucoup à leurs méthodes”, a-t-il dit, en référence aux attaques survenues dans l’aéroport et le métro de Bruxelles.

    L’autre aéroport d’Istanbul, Sabiha Gokcen, avait éte touché en décembre par un attentat qui avait fait un mort, un employé.

    Les deux plus grandes villes de Turquie, Istanbul et la capitale Ankara ont été secouées depuis l’année dernière par une vague d’attentats ayant fait près de 200 morts et de très nombreux blessés.

    Ils ont été attribués à l’Etat islamique — qui n’en a jamais revendiqué aucun – ou aux rebelles kurdes, notamment aux TAK, une émanation du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan qui a repris les armes il y a un an contre le gouvernement après un cessez-le-feu de deux ans.

    Avec AFP

  • Triple attentat à l’aéroport d’Istanbul

    Triple attentat à l’aéroport d’Istanbul

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    Treize étrangers figurent parmi les personnes tuées. Cette attaque est l’une des plus meurtrières, qui ont frappé la Turquie durant ces derniers mois.

    Les autorités turques soupçonnent le groupe Etat islamique d’avoir commis le triple attentat.

    Cette organisation djihadiste n’a pas encore revendiqué l’attentat.

    Un porte-parole du département d’Etat, Mark Toner, a estimé que “cet attentat meurtrier n’est que le dernier d’une longue série d’attaques destinées à tuer et à mutiler des civils innocents”.

    Les candidats à la présidentielle américaine de novembre ont eux aussi condamné le triple attentat suicide d’Istanbul.

    “Une campagne de haine et de violence”

    “Le monde est sidéré et horrifié”, a affirmé le républicain Donald Trump, dans un communiqué.

    Sa rivale démocrate, Hillary Clinton, a estimé que “tous les Américains doivent se montrer unis avec le peuple turc, face à cette campagne de haine et de violence”.

    Tous les vols ont été suspendus au départ du plus grand aéroport de Turquie, qui est le 11e dans le monde avec quelque 60 millions de passagers l’an dernier.

    La Turquie a été frappée depuis l’an dernier par une série d’attentats meurtriers, qui sont attribués aux rebelles kurdes et au groupe Etat islamique.

    Les deux plus grandes villes de Turquie, Istanbul et Ankara, la capitale du pays, ont été secouées depuis l’année dernière par une vague d’attentats ayant fait près de 200 morts et de très nombreux blessés.

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  • Nouvelle étape pour une fusée vers Mars

    Nouvelle étape pour une fusée vers Mars

    La NASA, l’agence spatiale américaine, a réussi le dernier test au sol d’une fusée d’appoint qui va équiper son futur lanceur lourd, le “Space Launch System” (SLS).

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    Le SLS, décrit par la NASA comme la “fusée la plus puissante au monde”, sera utilisé pour des missions habitées vers Mars.

    Ce futur lanceur lourd sera équipé de deux de ces fusées d’appoint pour le décollage.

    Longues de 54 mètres, elles fourniront 75% de la poussée pendant les deux premières minutes du lancement.

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    Le démarrage du moteur de la fusée d’appoint s’est fait dans une température froide pour simuler un lancement en hiver, quand le thermomètre tombe près de zéro degré Celsius.

    Pour créer ces conditions, les ingénieurs ont refroidi le moteur de la fusée pendant plusieurs semaines.

    Un premier test concluant avait eu lieu en mars 2015 avec des températures chaudes, pour simuler un décollage en été en Floride, aux Etats-Unis.

    Le SLS devrait effectuer son premier vol d’essai en 2018. Il lancera à cette occasion la capsule spatiale Orion mais sans astronaute à bord.

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  • Congo-Brazza: Antoinette Sassou-Nguesso convoquée par des avocats aux Etats-Unis

    Congo-Brazza: Antoinette Sassou-Nguesso convoquée par des avocats aux Etats-Unis

    sassou-La femme du chef de l’Etat, Antoinette Sassou-Nguesso, est convoquée lundi 27 juin par le cabinet d’avocats White and Case, agissant suite à une décision de justice américaine. Selon l’avocate de l’Etat congolais, la Première dame ne devrait pas se rendre à cette convocation faisant valoir son immunité diplomatique. Cette assignation n’est que le dernier épisode d’un bras de fer judiciaire qui oppose Denis Sassou-Nguesso à l’homme d’affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij.

    Le feuilleton débute dans les années 1980. Mohsen Hojeij dirige alors une importante société privée baptisée Commisimpex. Il connait bien le chef de l’Etat et remporte d’importants marchés publics. Problème : à la fin des travaux, Brazzaville ne lui verse qu’une petite partie de l’argent promis.

    Une bataille judiciaire commence pour récupérer la créance, menée sur plusieurs fronts : Royaume-Uni, Belgique, Suède, Etats-Unis, et France. A deux reprises (en 2000 et 2003), la justice donne raison à l’homme d’affaires anglo-libanais. Mais Brazzaville refuse toujours de payer la dette et tente en 2012 de la faire annuler en déclarant la société Commisimpex en faillite.

    Une dette d’un milliard d’euros

    Les tribunaux américains et français rejettent cette liquidation, mais sachant qu’il a peu de chances de récupérer son argent au Congo, le patron de Commisimpex tente par tous les moyens de faire saisir les biens de l’Etat congolais à l’étranger. En 2015, l’équivalent de six millions d’euros ont pu été glanés à Paris sur des comptes bancaires appartenant aux autorités congolaises.

    Mais aux yeux de l’équipe d’avocats de l’homme d’affaires, ce n’est pas assez. Ils promettent de poursuivre leur traque jusqu’au bout. D’autant qu’au fil des ans, la créance n’a cessé d’augmenter : passant de 100 millions d’euros en 1990 à un milliard aujourd’hui, soit près de 20 % du budget de l’Etat congolais l’an passé.

    Assignation de la Première dame

    Lundi 27 juin, la femme du chef de l’Etat est convoquée par le cabinet d’avocats White and Case. Objectif de cette assignation : pousser Antoinette Sassou-Nguesso à coopérer en fournissant au cabinet d’avocat américain toute information en sa possession sur les sources de revenus de sa famille, l’emplacement de ses biens, ainsi que ceux de l’Etat congolais. Des biens, qui selon les avocats de l’homme d’affaires sont « connus pour faire l’objet de pratiques et de transferts frauduleux ».

    Le document d’assignation relève la liste des personnes auxquels l’entourage de l’homme d’affaires s’intéresse pour récupérer leur créance. Au total, ce sont 63 personnes, parmi lesquelles des enfants du couple présidentiel, le chef des services de renseignement congolais ou encore le négociant en pétrole Lucien Ebata. « Des personnalités, explique-t-on dans l’entourage de Mohsen Hojeij, susceptibles de détenir des informations importantes ou d’avoir servi de possible prête-nom », dont certaines ont été citées par le passé dans des affaires de détournement de fonds.

    « Cette assignation est contraire aux règles de la diplomatie et de la courtoisie internationale. On n’assigne pas une Première dame, personnellement ça me choque. Madame Sassou n’a rien à voir avec ce problème étatique, les personnes physiques elles-mêmes ne sont pas concernées », a déclaré au micro de RFI, Simone Bernard Dupré, avocate de l’Etat congolais.

    RFI

  • Raphaël Katebe demi frere de Katumbi dit « Le pouvoir congolais cherche à fragiliser Katumbi »

    Raphaël Katebe demi frere de Katumbi dit « Le pouvoir congolais cherche à fragiliser Katumbi »

    katebe-Raphaël Katebe Katoto, proche de l’opposant historique congolais Étienne Tshisekedi, s’est confié lundi à Jeune Afrique. Membre du “conseil des sages de l’opposition”, l’homme d’affaires revient sur les ennuis judiciaires de Moïse Katumbi, son demi-frère et candidat déclaré à la présidentielle en RD Congo.

    « Les ennuis judiciaires de Moïse Katumbi ne font que commencer. » L’opposant et homme d’affaires congolais Raphaël Katebe Katoto, demi-frère du dernier gouverneur de l’ex-Katanga, en est convaincu.

    Joint au téléphone le 26 juin par Jeune Afrique, ce proche d’Étienne Tshisekedi (il a été l’un des artisans du rassemblement de l’opposition congolaise début juin autour de l’opposant historique à Genval, dans la banlieue bruxelloise), soutient mordicus être le propriétaire de l’immeuble qui a conduit, le 22 juin, à la condamnation de Moïse Katumbi à 36 mois de prison et à une amende d’un million de dollars américains. C’est un citoyen grec, Alexandre Stuupis qui l’accusait d’avoir fait usage de faux en écriture pour s’approprier une parcelle dans la commune de Kampemba, à Lubumbashi.

    Jeune Afrique : Pourquoi avez-vous décidé de porter plainte contre le Grec Alexandre Stuupis, qui accuse Moïse Katumbi de spoliation ?

    Katete Katoto : J’ai porté plainte parce que c’est un immeuble qui m’appartient. Stuupis n’est qu’un imposteur. C’est un propriétaire fabriqué de toutes pièces par les services de sécurité. Il prétend que c’est un bien qui appartenait à sa tante ou àsa mère alors que j’étais locataire dans l’immeuble auprès de la Sonas [Société nationale des assurances] en 1970. À cette époque, Moïse [Katumbi] vivait dans cette maison. Il n’avait que six ans.

    Moïse Katumbi fait peur au camp Kabila.

    C’est l’ancien propriétaire du bâtiment qui avait en effet donné mandat à la Sonas de le louer ou de le vendre. En 1976, la Sonas a décidé de vendre l’immeuble, donnant priorité au locataire pour l’achat. C’est ainsi que j’en suis devenu propriétaire. Moïse [Katumbi] n’avait que 12 ans. J’en détiens le titre de propriété depuis 40 ans. Et en RD Congo, la loi stipule qu’un titre de propriété n’est plus attaquable après trois ans.

    Extrait du certificat d’enregistrement (titre de propriété) détenu par Raphaël Katebe Katoto.

    D.R

    Vous soutenez être le propriétaire de l’immeuble disputé, mais c’est Moïse Katumbi, votre demi-frère, qui est cité dans l’affaire…

    C’est une affaire montée de toutes pièces. Et mal montée. Après l’affaire de recrutement présumé de mercenaires qui a échoué, le régime a fabriqué cette histoire de spoliation d’immeuble mais le but reste le même : fragiliser un concurrent politique, un candidat à la présidence de la République. Avec son leadership et sa popularité, Moïse Katumbi fait peur au camp Kabila.

    Je connais les méthodes du régime en place à Kinshasa. En 2002, j’en ai été également victime lorsque je m’étais déclaré candidat pour la présidence de la transition. La justice m’a condamné à perpétuité dans une affaire de meurtre d’un Grec, là encore montée de toutes pièces. La Cour suprême m’avait finalement blanchi, reconnaissant ainsi qu’il s’agissait d’une condamnation politique.

    Ce n’est pas fini. Le pouvoir va continuer à utiliser ces méthodes pour diaboliser Moïse Katumbi. Comme moi il y a quelques années, il sera bientôt accusé d’entretenir une rébellion pour déstabiliser le pays.

    En attendant, Moïse Katumbi a été condamné à trois ans de prison. Que vous inspire ce verdict ?

    C’est un faux jugement.  Il ne vaut rien. La procédure a été bafouée tout au long de l’instruction. Récusée par une instance judiciaire supérieure, la juge du tribunal de paix de Kamalando est passée outre et continuer à siéger. Elle a ignoré les attestations médicales et le document du parquet général de la République autorisant Moïse Katumbi à aller se soigner à l’étranger.

    Pis, cette juge a rendu sa décision au lendemain de la prise de l’affaire en délibéré, sans donner la parole à la défense. L’un de ses collègues a même refusé de signer le verdict et a fait l’objet d’intimidation de la part de services de renseignement.

    Que répondez-vous à ceux qui, au sein de la Majorité présidentielle (MP), soutiennent que les ennuis judiciaires de l’opposant Katumbi ne sont que la conséquence d’infractions de droit commun qu’il aurait commises régulièrement ?

    Comment expliquent-ils le fait que Moïse Katumbi soit poursuivi dans cette affaire de spoliation alors qu’il n’est pas propriétaire de l’immeuble ? Il a été condamné parce qu’il s’est déclaré candidat à la présidentielle à venir.

    Cette condamnation de Katumbi aura-t-elle une incidence sur les tractations en cours entre l’opposition, la majorité au pouvoir et le facilitateur Edem Kodjo en vue de la tenue d’un dialogue politique inclusif en RD Congo ?

    Kabila a tout mis en oeuvre pour s’accrocher au pouvoir.

    Nous n’acceptons pas de dialogue convoqué par le président Joseph Kabila. D’autant que c’est lui le problème : il veut s’accrocher au pouvoir et a tout mis en oeuvre pour que la présidentielle ne se tienne pas dans les délais constitutionnels.

    Qu’à cela ne tienne, l’opposition va continuer à dénoncer cette fausse condamnation de Katumbi de toutes ses forces. Nous allons l’attaquer sur la forme et sur le fond pour obtenir son annulation.

    Regroupée autour d’Étienne Tshisekedi, l’opposition exige également la libération des prisonniers politiques. Est-ce un préalable à la participation de ce dernier au dialogue politique ?

    Nous avons récemment rencontré le facilitateur Edem Kodjo et nous lui avons rappelé que nos conditions demeurent incontournables. Nous exigeons en effet la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt de tous les procès politiques et la présence des États-Unis dans le panel de la facilitation. Si les Américains sont impliqués dans le dialogue, ils veilleront à l’exécution des résolutions qui seront adoptées lors du dialogue.

    Comment le « comité des sages » de l’opposition, dont vous faites partie, a-t-il reçu la décision du département du Trésor américain de geler des avoirs du général Célestin Kanyama, chef de la police à Kinshasa ?

    C’est une décision qui nous réconforte et nous la saluons. Nous ne cessons de dénoncer les agissements de ce régime qui dérive vers la dictature.

  • “Brexit” : l’UE exigeante sur la sortie

    “Brexit” : l’UE exigeante sur la sortie

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    Le président de la Commission de l’UE, Jean Claude Juncker, a accusé les autorités britanniques d’entretenir l’incertitude sur le début du processus de départ de l’Union européenne.

    Le Royaume-Uni “ne doit pas jouer au chat et à la souris” avec l’UE, a-t-il dit lors d’une session extraordinaire du Parlement européen, ce mardi.

    Les députés européens ont adopté ce mardi une résolution enjoignant Londres de notifier “immédiatement” son futur départ.

    Cette démarche est contraire à celle de David Cameron, le Premier ministre britannique. Ce dernier a indiqué que la procédure de divorce incombera à son successeur, puisqu’il a promis de démissionner d’ici à octobre prochain.

    “C’est nous qui décidons de l’ordre du jour, pas ceux qui veulent quitter l’UE”, a soutenu Jean Claude Juncker, au sujet du calendrier du divorce.

    L’Allemagne, la France et l’Italie refusent toute négociation avec le Royaume-Uni tant que Londres n’aura pas formalisé sa demande de sortie.

    Le Premier ministre belge, Charles Michel, a exprimé son refus d’une “prise d’otage” des Européens par le Royaume-Uni, en ce qui concerne le processus de sortie des Britanniques.

    Le “Brexit” a été voté par 52% des Britanniques, jeudi dernier.

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  • Cameron condamne les actes de racisme

    Cameron condamne les actes de racisme

    Dans un discours, le Premier ministre David Cameron a condamné ce qu’il a qualifié d’”actes racistes ignobles” contre les immigrés et les minorités ethniques au Royaume-Uni.

    Ces incidents ont nettement augmenté après le référendum sur la sortie du pays de l’Union européenne.

    Certains cas ont été rapportés à la police, mais d’autres paroles racistes ont été publiées sur les réseaux sociaux.

    David Cameron a insisté sur la responsabilité des politiciens dans le renforcement de l’unité.

    Il a ajouté que les actes qui ont été commis contre la communauté polonaise, avec un centre communautaire vandalisé et des agressions verbales, ne seront pas tolérés.

    L’ambassade de Pologne se dit choquée par les injures ou les actes racistes envers ses citoyens et les invitent à les dénoncer s’ils en sont la cible.

    La police britannique a fait savoir que des enquêtes étaient en cours pour établir les responsabilités.

    De son côté, le maire de Londres, Sadiq Khan, s’est dit préoccupé par les appels de musulmans signalant des comportements racistes.

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  • Brexit : l’anglais boudé à Bruxelles

    Brexit : l’anglais boudé à Bruxelles

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    La commission des institutions européennes ne doit garder que le Français et l’Allemand comme langues de travail ; l’anglais doit être ôté de la liste.

    Certains politiciens européens d’extrême-droite l’ont fait savoir après le référendum du 23 Juin dernier au cours duquel les Anglais ont voté pour leurs départs de l’Union européenne.

    C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon leader du parti français d’extrême-gauche.

    Le maire de Béziers, dans le Sud de la France, Robert Menard a déclaré sur tweeter que ” la langue anglaise n’a plus aucune légitimité à Bruxelles “.

    Si le Royaume-Uni a décidé de se retirer de l’Union européenne, certains Etats-membres anglophones tels que l’Irlande et l’île de Malte seront toujours membres de l’UE.

    L’anglais reste donc légitime à Bruxelles.

    L’Union européenne a 24 langues officielles qui sont aussi des langues de travail.

    Les documents produits par le parlement européen et toutes les discussions engagées entre les membres de l’assemblée sont traduits dans toutes les langues officielles reconnues par l’institution.

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  • Kikaya Bin Karubi : « La sanction des États-Unis contre le général Kanyama n’a pas d’impact sur la RD Congo »

    Kikaya Bin Karubi : « La sanction des États-Unis contre le général Kanyama n’a pas d’impact sur la RD Congo »

    kikaya-En séjour à Washington où il conduit une mission de plaidoyer, Bernabé Kikaya Bin Karubi revient pour Jeune Afrique sur le gel des avoirs du général Célestin Kanyama, chef de la police à Kinshasa, décidé par les États-Unis. Entretien exclusif avec l’un des principaux conseillers du chef de l’État congolais.

    Décidément, la pression internationale sur les autorités congolaises fuse de toutes parts. Alors qu’il se trouvait depuis le 21 juin à Washington pour tenter de dissuader le parlement américain – Sénat et Chambre des représentants – à adopter des sanctions contre les proches du président Joseph Kabila, Bernabé Kikaya Bin Karubi, principal conseiller diplomatique du chef de l’État congolais, n’a rien pu faire pour empêcher la décision prise jeudi par le département du Trésor américain de geler les avoirs du général Célestin Kanyama, chef de la police à Kinshasa, accusé de « violences contre les civils ».

    Nous l’avons joint par téléphone ce 24 juin.

    Jeune Afrique : Le gel des avoirs du général Kanyama, commissaire provincial de la police à Kinshasa, signe en quelque sorte l’échec de votre plaidoyer auprès des États-Unis…

    Kikaya Bin Karubi : Dès mon arrivée à Washington, le 21 juin, les autorités américaines m’avaient déjà fait savoir qu’il s’agissait d’une décision du président Barack Obama lui-même. Un executive order qui n’était pas soumis à l’appréciation de la Chambre des représentants ni du Sénat.

    Sanctionner un officier congolais est une décision malheureuse de la part des États-Unis.

    En vérité, pour les États-Unis, sanctionner le général Kanyama n’est qu’une décision symbolique. D’autant que ce commandant de la police dans la ville de Kinshasa – d’après lui-même – ne dispose pas d’avoirs aux États-Unis, ni d’ailleurs en Europe. Il ne lui y est par ailleurs pas demandé de voyager aux États-Unis ou en Europe dans l’exercice de ses fonctions.

    Ne pouvant plus traiter avec les partenaires internationaux, ne craignez-vous pas que le chef de police dans la capitale congolaise ne soit considéré comme un paria de la communauté internationale ?

    Le rôle d’un commandant de la police de Kinshasa est de veiller à la sécurité des habitants de la capitale. La RD Congo ne voit pas l’impact qu’auront ces mesures et regrette toutefois cette ingérence des États-unis dans le domaine de maintien de l’ordre public à Kinshasa.

    Comment le président Joseph Kabila a-t-il reçu cette sanction ?

    La présidence de la RD Congo considère que c’est une décision malheureuse de la part des États-Unis qui sont pourtant un de nos importants partenaires. Comme la réciprocité constitue le principe premier en relations internationales, nous étudions déjà comment nous allons réagir…

    Une rupture de relations diplomatiques avec les États-Unis est-elle envisageable ?

    Nous n’en sommes pas encore là. Nos relations avec les États-Unis sont évidemment très importantes. Nous ne pouvons pas les suspendre complètement à cause de cet incident. Toujours est-il que nous devons réfléchir afin qu’une pareille situation ne se reproduise plus dans nos rapports bilatéraux.

    L’Union européenne et le Conseil de sécurité menacent par ailleurs de sanctionner les personnalités congolaises qui entravent le processus démocratique. Que va faire Kinshasa pour rassurer ses partenaires internationaux ?

    Nous sommes surpris en effet de voir que le Parlement européen et le Conseil de sécurité ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre la situation telle qu’elle se présente en RD Congo. Prenons la problématique du respect du délai constitutionnel [la Constitution congolaise voudrait que le corps électoral soit convoqué 90 jours avant le 19 décembre, date de la fin du second mandat de Joseph Kabila, ndrl]. La Cour constitutionnelle, seule institution habilitée à interpréter notre Constitution, a déjà réglé la question. Idem pour la question de l’organisation des élections dans les délais. Des experts des Nations unies se sont rendus en RD Congo pour examiner la situation et ont conclu qu’il était impossible d’organiser la présidentielle d’ici le 27 novembre 2016 [échéance prévue dans le calendrier global des scrutins].

    Par ailleurs, des experts de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont audité l’actuel fichier électoral congolais et ont estimé qu’il était impossible d’organiser des élections crédibles sur base dudit fichier.

    Après toutes ces conclusions d’experts onusiens et de l’OIF, l’UE et le Conseil de sécurité font la sourde oreille. Ce qui nous pousse à conclure qu’il y a un acharnement contre le président Kabila et la population congolaise. C’est inacceptable !

    En attendant, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, le 23 juin, la résolution 2293 qui insiste de nouveau sur le dialogue politique inclusif et la tenue de la présidentielle et des législatives en novembre 2016. Cette résolution s’inquiète aussi du « rétrécissement de l’espace politique dans le pays » et de l’arrestation d’opposants…

    Depuis bientôt un an, le président Kabila appelle au dialogue, mais des opposants n’en veulent pas. Entre-temps, la RD Congo doit continuer de fonctionner et quiconque a des problèmes avec la justice doit répondre de ses actes.

    Que répondez-vous par exemple à ceux qui voient la main du pouvoir dans les deux affaires judiciaires enclenchées contre l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle ?

    Il n’y a aucun acharnement du pouvoir à l’encontre de Katumbi.

    Moïse Katumbi a des problèmes avec la justice. Un Américain qui travaillait illégalement dans le pays a été arrêté et entendu par la justice. C’est lui qui a dit que Moïse Katumbi l’avait invité en RD Congo. C’est dans ce sens que l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a été à son tour entendu. Il y a plusieurs dossiers judiciaires dans lesquels M. Katumbi est cité. Il n’y a aucun acharnement du pouvoir à son encontre.

    Que dire de ces jeunes militants de Filimbi et de la Lucha contraints à l’exil ou détenus dans les prisons congolaises ?

    La justice détient des enregistrements sur lesquels on entend certains dire : « Allez chercher les gens de Kabila et tuez-les ! Brûlez leurs voitures. Vous savez aussi où leurs enfants vont à l’école. » Il faut savoir distinguer un prisonnier politique d’un politique en prison.

    Dans ces conditions, comment décrisper le climat politique pour amener le pays vers des élections apaisées ?

    Pour nous, il n’existe qu’une seule voie : le consensus. C’est ce que le président Kabila recherche dans le dialogue qu’il a convoqué. Les Congolais doivent se mettre ensemble et s’entendre sur le système électoral et sur l’avenir de notre pays. D’autant que les élections de 2006 et de 2011 avaient conduit à des violences.

    Tout Congolais qui a une fibre nationaliste doit donc venir au dialogue et arrêter d’appeler à des manifestations à des fins politiques. Car soulever la rue à Kinshasa, on sait quand ça commence mais on ne sait pas quand ça se termine.

    JA