Author: Don Kayembe

  • RDC: Kinshasa va nommer des commissaires dans les nouvelles provinces

    RDC: Kinshasa va nommer des commissaires dans les nouvelles provinces

    Nouvelle carte RDC-En République démocratique du Congo, les provinces de création récente seront gérées par des commissaires spéciaux et des commissaires spéciaux adjoints. Une décision du gouvernement annoncée par son porte-parole. A Kinshasa, l’opposition dénonce une violation de la Constitution de plus.

    Selon Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement congolais, cette option a été choisie pour se conformer à l’arrêt de l’accord constitutionnel, en attendant les élections des gouverneurs et de leurs adjoints.

    La demande avait en effet été faite à l’exécutif de prendre des dispositions transitoires et exceptionnelles, en vue de faire régner l’ordre public et la sécurité, d’assurer également la régularité et la continuité des services publics dans les nouvelles entités.

    D’où viendront les commissaires spéciaux et leurs adjoints ? Réponse de Lambert Mende : « Le gouvernement va désigner des personnes qu’il estime capables de gérer les nouvelles provinces. » L’opposition, elle, dénonce une violation de la Constitution. Le titre de commissaire spécial n’est prévu par aucun texte, explique Baudouin Mayo Mambeke, député de l’Union pour la nation congolaise (UNC).

    Pour lui, le gouvernement doit se fonder sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Cette cour, estime Baudouin Mayo Mambeke, a pour rôle de juger de la constitutionnalité et non d’attribuer aux institutions des compétences qu’elles n’ont pas reçues de la Constitution. En tout cas, l’opposition soupçonne la majorité de vouloir nommer des personnes de son obédience.

    RFI

  • Burkina Faso: les jeunes ouagalais prêts à la résistance

    Burkina Faso: les jeunes ouagalais prêts à la résistance

    BURKINA--Alors qu’à l’hôtel Laico se jouent les transactions politiques, les actions des jeunes se préparent dans la rue et dans les maquis. Les jeunes de Ouagadougou ne semblent pas prêts à accepter ce coup d’Etat. Ils réfléchissent à différents types d’actions même si la police tire à balles réelles.

    La déclaration du chef d’état-major qui prend ses distances avec les putschistes n’a pas laissé les Ouagalais indifférents. Au bord des rues ou dans les maquis, ils sont nombreux a appelé l’armée régulière à réagir. « Nous appelons les responsables de l’armée burkinabé à prendre leurs responsabilités, à prendre des engagements parce qu’ils ont prêté serment de protéger la population. L’occasion est là, ils n’ont qu’à nous montrer qu’ils nous défendent » harangue ce premier.

    Le sankarisme en bandoulière, certains veulent croire que l’armée ralliera le peuple contre le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). « Ceux qui ont tué notre père, le père de la révolution Thomas Sankara, qu’ils sachent que les enfants de Thomas Sankara ont grandi. Donc tout ce qu’ils font, ça ne passera pas », prévient ce second avec tout autant de ferveur.

    Dans le quartier des 1 200 logements au bord de la route des jeunes sont attablés à l’ombre d’un maquis. Garçons et filles commentent la situation. Ici, personne ne soutient le général Diendéré désigné ennemi public numéro 1. « C’est vraiment l’anarchie que monsieur Gilbert Diendéré veut. On ne va pas nous soumettre à ses désirs. C’est un criminel de guerre, nous le savons. Il a soutenu Blaise Compaoré que nous avons chassé. Si dans son propre village, sa maison a été brulée, je ne pense pas qu’il pourra soumettre le Burkina Faso. Vraiment, qu’il s’en aille. »

    Fasse aux armes et à la répression les jeunes sont prudents. Mais s’il est parfois difficile de manifester, il leur reste d’autres options. « La solution c’est de suivre les mots d’ordre des partis politiques sur internet, on arrive un peu à suivre ce qu’ils disent. On va essayer de lutter à notre manière pour essayer de lutter à notre manière pour ne pas leur rendre la tâche facile. C’est tout ce qu’on peut faire. On va paralyser le pays et je ne pense pas qu’ils tiendront longtemps », explique ce jeune homme.

    Les rues du quartier sont jonchées de pierres et de pneus brûlés parfois de barricades de branchages où paissent quelques chèvres. Les jeunes sont déterminés malgré les tirs à balles réelles et malgré les morts. « Ce n’est plus une histoire de peur, c’est une histoire de courage. Pour l’instant nous on n’a plus peur on va manifester. Ils ont les armes, nous on a le peuple avec nous. Nous on va les affronter. » La mobilisation continue donc. « La patrie ou la mort, nous vaincrons », affirme l’un d’entre eux.

    RFI

  • L’Afrique, principale concernée par le fléau des faux médicaments

    L’Afrique, principale concernée par le fléau des faux médicaments

    meds-Ce lundi 14 septembre marque le lancement d’une vaste campagne internationale contre les faux médicaments. Une tare qui touche en plein cœur le continent africain. Grâce au slogan « le médicament de la rue tue », cette opération, une initiative de la Fondation Chirac, espère sensibiliser le grand public. Chaque année, près de 800 000 personnes meurent à cause du phénomène, principalement en Afrique.

    C’est un fléau. Le manque d’accès à des molécules de qualité pousse les patients, en raison du prix trop élevé et des ruptures de stocks récurrentes des produits, à se tourner vers les marchés parallèles du médicament. Des circuits complexes qui ne permettent aucune traçabilité. Les produits ainsi consommés peuvent éventuellement contenir les bonnes substances, mais en quantité insuffisante ou trop importante. Ce qui peut alors entraîner des résistances.

    Il arrive aussi que les produits véhiculés dans ces marchés parallèles contiennent des substances toxiques, comme de l’antigel, de la mort-aux-rats, ou encore des poussières de peinture. Voire du mercure. Des ingrédients qui permettent de se rapprocher au plus près du goût ou de la couleur d’un vrai médicament, mais qui peuvent entraîner de graves pathologies, des handicaps, voire tout simplement la mort du patient qui les consomme.

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, un médicament sur 10 en circulation serait falsifié, et un médicament sur deux vendus sur Internet serait un faux. Toujours selon l’OMS, entre 30 % et 70 % des médicaments vendus en Afrique spécifiquement, selon les pays, seraient également faux. Une menace sur la santé des populations démunies, mais qui rapporte quelque 200 milliards de dollars aux trafiquants. Lucratif, puisque 20 à 45 fois plus rentable que le trafic de drogue.

    Mali : privilégier la pharmacie à tout prix

    Pour éviter les contrefaçons, souvent dangereuses, le plus sûr est donc, évidemment, d’aller acheter ses médicaments à leur point de vente officiel. RFI a rendu visite à un professionnel agréé à Bamako. Comme l’indiquent sa blouse blanche, son badge, et la croix verte qui surplombe son officine, le Dr Youssouf Coulibaly est pharmacien. Il nous a expliqué pourquoi ses clients ne trouveront que des médicaments authentiques dans sa boutique :

    « Nous nous approvisionnons uniquement chez des grossistes agréés, dont les médicaments passent par un circuit aussi contrôlé. Donc, les médicaments qui se retrouvent dans nos officines sont non contrefaits. C’est tout à fait un gage de sécurité. La Division du département des médicaments du Mali passe faire des contrôles inopinés. Ça arrive souvent », explique-t-il.

    Un client pousse la porte de la pharmacie. Lorsqu’il doit acheter un médicament, c’est à un professionnel qu’il préfère s’adresser. Mais il reconnaît que ce n’est pas toujours le cas dans la famille. « Il y a certains parents, parfois, qui achètent des médicaments un peu… accessibles, dit-il. Pas tout le temps dans la rue, mais aussi dans les boutiques de quartier. C’est peut-être par méconnaissance, ou bien par facilité. Ils se disent que les officines ne sont pas aussi à portée de tout le monde, peut-être par la distance, peut-être par les moyens financiers. Moi, je ne préfère pas. »

    RDC : le danger des faux antipaludéens

    Le paludisme est une source de mortalité en République démocratique du Congo. En raison de ses faibles revenus, la population fait difficilement face aux coûts des soins. Elle recourt donc souvent aux officines proposant des médicaments moins chers. Or, de faux médicaments circulent en très grand nombre, selon les autorités sanitaires du pays. Plusieurs fois, leurs antennes provinciales ont tenté de lancer l’alerte.

    Au mois d’août dernier par exemple, c’est le pharmacien-inspecteur provincial du Congo central qui a mis en garde la population contre la présence de faux antipaludéens sur le marché. Selon lui, les caractéristiques visuelles suffisaient à constater qu’il ne s’agissait pas de la bonne quinine. En 2011, les autorités sanitaires de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, ont par ailleurs dénoncé aussi la circulation de faux médicaments contre le paludisme. Un stock important de ces produits avait même était saisi, mais cela n’avait pas permis de mettre la main sur les vrais responsables du trafic, explique un pharmacien local.

    A Kinshasa, on se fait une idée de l’origine de ces faux produits médicaux. La fausse quinine serait produite en Inde, introduite en République démocratique du Congo via la Tanzanie et distribuée clandestinement. Difficile de s’apercevoir de la supercherie, car les produits falsifiés sont conditionnés dans des emballages identiques à ceux des médicaments produits en Europe. Conseil d’un autre pharmacien de Goma : « La seule garantie pour vendre la quinine de qualité, c’est de respecter les circuits réguliers d’approvisionnement. »

    Les artistes s’engagent contre les faux médocs

    A l’occasion de la campagne lancée ce lundi contre les faux médicaments, une dizaine d’artistes se sont engagés pour réaliser des spots de sensibilisation. Parmi eux : Lynnsha, chanteuse de R’n’B et de zouk. Elle est martiniquaise, mais se produit régulièrement en Afrique. Elle confie à RFI : « Je me suis sentie concernée en tant que maman, je suppose, en tant que femme. Lorsqu’on entend que plus de 800 000 personnes meurent par an, une grande partie en Afrique, justement à cause de ces médicaments qui tuent, forcément, ce sont les plus démunis qui sont touchés. On se sent concernés. Lorsqu’on a la chance de pouvoir exercer un métier qui peut toucher certaines personnes, de pouvoir être entendu, je pense que l’on y va, on ne se pose pas trop de questions. »

    « C’est vrai que c’est compliqué. Parce qu’avant tout, on a envie de leur dire : attention, n’achetez pas les médicaments dans la rue, car ils sont faux et ils tuent. Et d’un autre côté, ces personnes nous disent : ” Mais on n’a pas forcément l’argent pour acheter des vrais médicaments. ” Sachez qu’ils tuent, ce ne sont pas des médicaments, ce sont des trafiquants qui se font de l’argent sur le dos des plus pauvres. Je ne sais pas comment vous dire ça, mais surtout ne le faites pas, car vous risquez de tuer vos propres enfants… Il faut aller voir un vrai médecin. Il y a beaucoup d’associations qui sont là pour vous aider, pour vous offrir des médicaments, vous offrir des soins. S’il vous plaît, n’achetez pas des médicaments dans la rue. »

    La Guinée entend bien appliquer Medicrime

    Il y a quatre ans, le Conseil de l’Europe a décidé de créer un instrument juridique pour combattre le trafic de faux médicaments au niveau international. La convention Medicrime, qui criminalise la production et le trafic de ces faux médicaments, a été ratifiée par plusieurs pays européens. Mais en Afrique, seule la Guinée a commencé le processus de ratification. Ce dernier ira à son terme, assure à RFI le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah : « Ça a été ratifié au niveau de l’Assemblée nationale, c’est déjà une avancée considérable. La suite du processus suivra. L’essentiel, c’est que le gouvernement ait pris conscience de ce phénomène ignoble pratiqué au niveau international. »

    « Nous cherchons à défendre l’intérêt de nos populations, qui ont perdu leur vie en prenant ces faux médicaments, explique le ministre guinéen. C’est pourquoi la convention Medicrime a été mise en place pour criminaliser ce phénomène au niveau de tous les pays. Et aujourd’hui dans mon pays, nous avons déclenché une lutte sans répit, avec les syndicats de pharmaciens constitués à cet effet, contre ces vendeurs de faux médicaments qui, en un temps record, ont fait assez de victimes. Dernièrement, on a eu à saisir, au niveau du port de Conakry, un tas de conteneurs de faux médicaments. C’est un phénomène très régulier. »

  • RDC : violents heurts en marge d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa

    RDC : violents heurts en marge d’une manifestation de l’opposition à Kinshasa

    kin-Deux à trois mille manifestants étaient rassemblés à Kinshasa mardi lors d’une marche convoquée par des partis d’opposition, farouchement opposés à un changement du calendrier électoral. Des heurts ont alors éclaté en marge de cette mobilisation.

    Une dizaine de jeunes participants à la manifestation ont violemment frappé pendant plusieurs minutes un homme gisant au sol. Aucun représentant des forces de l’ordre n’est venu mettre fin à ce lynchage. La situation a dégénéré peu avant 14h sur la place Sainte-Thérèse de Ndjili, dans le sud de la capitale.

    Contre un report du calendrier électoral 

    Deux à trois mille personnes étaient réunies à l’appel d’un collectif d’opposants au président Joseph Kabila. Objectif : exiger la tenue dans les temps de la prochaine présidentielle, devant avoir lieu en novembre 2016 et à laquelle la Constitution interdit au chef de l’État de se présenter.

    Une dizaine de dirigeants de partis rassemblés au sein de la Dynamique de l’opposition se sont succédés à la tribune pour appeler au départ de Joseph Kabila en 2016, jusqu’à ce que le rassemblement soit attaqué à coup de pierres par au moins une dizaine de personnes, armées de bâtons.

    Situation tendue

    Très vite, la place s’est vidée dans un grand désordre. Une vingtaine de policiers armés de matraques ont fini par intervenir pour faire cesser la bastonnade et récupérer un corps grièvement blessé. La situation restait tendue, alors que des renforts de policiers affluaient dans le quartier et que de petits groupes se formaient sur la place et dans les rues adjacentes. Certains groupes de jeunes vindicatifs, sans aucune appartenance politique visible, s’en prenaient aux forces de l’ordre, leur jetant parfois des pierres, mais celles-ci observaient en retour la plus grande retenue.

    La semaine passée, la Cour constitutionnelle avait ordonné que les élections des gouverneurs des provinces nouvellement créées se tiennent avant les provinciales, ouvrant la voie à un report du cycle électoral devant mener à la présidentielle de fin 2016.

    Jeune Afrique

  • Pas de négociation à propos du film “l’homme qui répare les femmes”

    Pas de négociation à propos du film “l’homme qui répare les femmes”

    COLETTE ET THIERRY-A la suite du refus de diffusion du film « l’homme qui répare les femmes » exprimé par le ministre de l’information congolais Lambert Mende, invoquant la réaction négative des forces armées, une voie de négociation demeurait ouverte. Elle avait été préparée par plusieurs amis congolais et surtout par Kathryn Brahy, déléguée de Wallonie Bruxelles International. Cette perspective demeurait cependant très hypothétique, étant donné que Thierry Michel, de sa propre initiative et sans consulter les autres personnes concernées, -dont les producteurs et la co auteur du film-, avait prévenu la presse de la « censure » dont « l’homme qui répare les femmes « avait fait l’objet.
    Malgré tout, il avait été convenu qu’à mon arrivée à Kinshasa, je prendrais contact avec le ministre de l’Information et que nous visionnerions ensemble les passages litigieux, à l’aide d’un traducteur local maîtrisant parfaitement le swahili et le mashi. Si une erreur de traduction avait du être décelée, elle aurait pu être corrigée, ouvrant ainsi la voie à la levée du veto militaire. Cette solution à l’amiable aurait permis que nul ne perde la face et surtout que la population congolaise puisse prendre connaissance d’un film qui lui était destiné en premier lieu, bien avant les audiences diplomatiques et internationales.
    Elle n’a cependant pas été possible parce que le co auteur du film, Thierry Michel, de sa propre initiative et sans concertation, prit les devants, prenant l’avis de traducteurs vivant en Belgique. Ces derniers conclurent au fait qu’aucune erreur n’avait été relevée et ce verdict, qui ne découlait pas d’une appréciation croisée, fut largement communiqué.
    En outre, alors que le rendez vous était pris avec le ministre de l’Information, M. Michel prit l‘initiative, encore une fois unilatérale, d’adresser à ce dernier un message qui fut jugé jugé « menaçant » et rappelant les derniers jours du maréchal Mobutu (septembre est l’anniversaire de la mort de ce dernier au Maroc). A mon arrivée au ministère de l’information, je découvris qu’un traducteur local swahiliphone avait déjà été convoqué la veille, en prévision de notre séance de visionnage. Mais surtout, il apparut que les ponts avaient été rompus entre le ministre et Thierry Michel. Lambert Mende avait tenu le chef de l’Etat informé de ses échanges avec le cinéaste et le président avait tranché contre une diffusion du film au Congo. Plus rien n’était donc possible, la porte entr’ouverte avait claqué.
    Sans préjuger du résultat final de la démarche entreprise (un échec était parfaitement envisageable, les objections du pouvoir congolais étaient peut-être plus radicales qu’un problème de traduction) je ne peux m’empêcher de conclure que , une fois de plus, le réalisateur a communiqué sans concertation sur une question qui concernait plusieurs personnes ayant jusque là respecté les règles de la collégialité. Qu’il a torpillé une négociation qu’il savait imminente et délicate, en faisant connaître les conclusions de ses propres traducteurs et en interpellant maladroitement le ministre de l’Information.
    Qu’il a, de facto, rendus vains sinon ridicules les efforts de plusieurs personnes qui s’étaient efforcées de trouver une solution à l’amiable, car elles pensaient que la priorité devait être donnée au droit de la population congolaise à voir ce film qui lui était destiné.
    Mais je conclus aussi que sur le plan médiatique international, le réalisateur, en plus de décrédibiliser le pouvoir congolais, a assuré la publicité de son film et renforcé sa propre position de victime de la censure…

    Carnet de Colette Braeckman

  • RDC : Pas d’Élections, les 21 nouvelles Provinces seront gérées Provisoirement par les hauts fonctionnaires

    RDC : Pas d’Élections, les 21 nouvelles Provinces seront gérées Provisoirement par les hauts fonctionnaires

    COUR constitutionnelle-Cour constitutionnelle : Une source de la Cour constitutionnelle a confié mercredi 9 septembre à Radio Okapi que le gouvernement peut confier provisoirement à des hauts fonctionnaires de l’Etat la gestion des vingt et une nouvelles provinces. Cette source qui s’est exprimée sous le sceau de l’anonymat affirme qu’une telle démarche ne viole pas la constitution.

    Dans un arrêt rendu mardi 8 septembre, la Cour constitutionnelle a ordonné au gouvernement de prendre « sans tarder les dispositions transitoires exceptionnelles pour faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les provinces » nouvellement créées.

    Selon notre source, il existe des hauts fonctionnaires de l’Etat dans les 21 nouvelles provinces pour assurer la continuité de l’Etat.

    L’élection des gouverneurs de ces provinces a pris du retard. Saisie par la Commission électorale en interprétation de la loi sur l’installation des nouvelles provinces en RDC, la Cour constitutionnelle a dit constater « la force majeure » empêchant la Commission électorale nationale indépendante d’organiser dans les délais légaux les élections des gouverneurs et des vice-gouverneurs.

    La Cour constitutionnelle a aussi ordonné à la Ceni d’organiser les élections des gouverneurs avant les autres élections prévues dans le calendrier électoral.

    Certains opposants ont estimé que cette décision risque d’occasionner un glissement qui aboutirait au report des prochaines élections.

    Mais pour notre source, la Cour constitutionnelle ne consacre pas un quelconque glissement. « S’il y en a, c’est une affaire des politiques », estime-t-elle.

    Les juges ont mis la Ceni et le gouvernement devant leurs responsabilités, indique la même source. Selon elle, le calendrier électoral n’est pas crédible.

    On peut organiser les élections des gouverneurs, fiabiliser le fichier électoral avec l’enrôlement d’anciens et de nouveaux majeurs endéans 9 mois, souligne-t-elle. Ce serait une question de volonté politique et d’argent.

    Dans son arrêt, conclut notre source, la Cour constitutionnelle a aidé la Ceni à décharger 2016 de plusieurs scrutins.

    La Monusco se réserve de tout commentaire

    Interrogé au cours de la presse hebdomadaire des Nations unies mercredi 9 septembre, le directeur de la Division de l’information publique de la Monusco, Charles-Antoine Bambara, s’est réservé de commenter l’arrêt de la Cour constitutionnelle.

    « Cela relève de la souveraineté nationale. Pour ce qui nous concerne, on n’allons pas commenter cette décision mais nous voulons juste rappeler que la communauté internationale est prête à accompagner la RDC dans l’organisation des élections dans leur ensemble et particulièrement les législatives et la présidentielle de l’année prochaine », a-t-il déclaré.

    Charles-Antoine Bambara a, en outre, réaffirmé la volonté de la mission onusienne  d’accompagner la RDC à organiser des élections apaisées conformément à la résolution 2211 du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Vous pouvez écouter les propos du directeur de l’information publique de la Monusco.