Author: Don Kayembe

  • 21 organes génitaux dans son congélateur

    21 organes génitaux dans son congélateur

    Peter Fredekrisen-La police sudafricaine est en train de rassembler des informations sur cette affaire.

    21 morceaux de parties génitales féminines ont été trouvées dans son congélateur.

    D’origine danoise, Peter Fredekrisen possède deux magasins d’armes à Bloemfontein. Il fait face à des accusations d’agression sexuelle, d’intimidation et de violence domestique.

    Sa première audience a eu lieu en début de semaine, mais il ne lui a pas été demandé de s’exprimer.

    La police a indiqué que le suspect resterait en détention jusqu’à ce qu’il soit en mesure de demander une libération sous caution lundi prochain.

    Sédatif et opération

    D’après la police, l’homme d’une soixantaine d’années aurait agi en endormant ses victimes avec un sédatif pour pouvoir les opérer.

    Les parties génitales présumées ont été trouvées dans son congélateur, toutes soigneusement étiquetées dans des sacs en plastique avec une date, le nom d’une femme et d’où elle venait, a révélé une sourcve policière à la BBC.

    Des médicaments anesthésiques et de l’équipement chirurgical ont également été trouvés à son domicile.

    C’est un informateur qui aurait mis la police sur la piste de Fredekrisen.

    Appel à se manifester

    La plupart des victimes présumées semblaient originaires du Lesotho voisin, d’après les autorités.

    Elles ont appelé toutes les victimes présumées à se manifester pour aider la police à mener son enquête.

    Les enquêteurs veulent établir la manière dont les femmes ont été attirées vers l’Afrique du Sud, ainsi que les motivations de l’homme.

    Selon le communiqué de la police, M. Fredekrisen est recherché par la police au Danemark pour transaction illégale supposée d’armes à feu.

    (BBC)

  • Burkina: Michel Kafando,«Libre de mes mouvements, je reprends du service»

    Burkina: Michel Kafando,«Libre de mes mouvements, je reprends du service»

    Michel Kafando-« La transition est de retour. » Les mots sont signés Michel Kafando, qui a repris ses fonctions de président du Burkina Faso ce mercredi 23 septembre à Ouagadougou. Il avait été déposé par le coup d’Etat du 17 septembre dernier. Il assure que le gouvernement se réunira dès jeudi. « En ce qui concerne les dernières propositions de la Cédéao pour une sortie de crise, il est évident que nous ne nous engagerons que si elles prennent en compte la volonté du peuple burkinabè », a dit M. Kafando. Ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration au ton très offensif.

    « Mes chers compatriotes,

    dans le malheur nous avons lutté ensemble, dans la liberté nous triomphons ensemble. A présent, libre de mes mouvements, je reprends du service. Et par là même, je m’affirme en la légitimité nationale. La transition est ainsi de retour et reprend à la minute même l’exercice du pouvoir d’Etat. L’a-t-elle d’ailleurs jamais perdu ? Non, vu la clameur nationale contre les usurpateurs, vu la réprobation internationale contre l’imposture, c’est l’aveu même que le gouvernement de transition que vous avez librement choisi, et en qui vous avez totalement mis votre confiance, est resté le seul à incarner la volonté du peuple souverain.

    Au demeurant, le président du Conseil national de la transition, M. Chérif Sy, agissant en intérimaire du président du Faso, a su garder la flamme intacte. Je lui en suis gré. Je vous invite donc à rester mobilisés autour de la transition, pour qu’ensemble nous continuions ce que nous avons commencé. A savoir, remettre le processus électoral sur les rails, après avoir naturellement pansé les plaies et honoré la mémoire de nos compatriotes injustement tombés pour la défense de la patrie, et dont certains gisent toujours dans les morgues. Je m’incline très respectueusement devant leur mémoire. La nation toute entière leur rend hommage.

    En attendant d’examiner la façon dont nous solderons les conséquences de cette funeste barbarie, à toutes les familles éplorées je présente nos sincères condoléances. Nous sommes fiers de la mobilisation et de l’intrépidité du peuple burkinabè, en particulier de sa jeunesse dont la détermination sans faille a permis d’arrêter l’imposture. Tout indique que la conscience aiguë qui a guidé l’insurrection ne s’est guère émoussée, bien au contraire. Je salue notre armée nationale qui, réalisant elle aussi le défi et l’anathème qui lui ont été lancés par cette horde d’insoumis, dans son amour propre a volé au secours du peuple martyrisé.

     Je salue tous les hommes de l’extérieur. Je salue la communauté internationale pour avoir rejeté sans équivoque et de façon péremptoire, ce pronunciamento d’une autre époque. Je salue toutes les forces vives du Burkina Faso, les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats, le monde de la presse, les autorités coutumières et religieuses, pour leur patriotisme, leur bravoure et leur dévouement. Je rends hommage à tous ceux qui, à travers de longues chaînes de prières continues, de suppliques et d’incantations, ont confié la destinée de notre pays à la mansuétude de la providence divine.

    A tous, je dis merci et reconnaissance. Dès demain, le gouvernement de la transition se réunira au nom de la continuité de la vie nationale. En ce qui concerne les dernières propositions de la Cédéao pour une sortie de crise, il est évident que nous ne nous engagerons que si elles prennent en compte la volonté du peuple burkinabè, clairement exprimée dans la charte de la transition. Vive le Burkina Faso ! Paix et honneur à nos victimes ! A nos morts ! Que Dieu nous vienne en aide ! Que Dieu bénisse le Burkina Faso ! »

    (rfi)

  • UDPS:des frondeurs de l’UDPS se choisissent un président par intérim

    UDPS:des frondeurs de l’UDPS se choisissent un président par intérim

    President Etienne Tshisekedi
    President Etienne Tshisekedi

    -C’est une étape de plus dans la crise de leadership qui agite l’Union pour la démocratie et le progrès social, le parti fondé par l’opposant historique Etienne Tshisekedi en République démocratique du Congo. En août dernier, déjà, dans une lettre ouverte, 25 membres influents de la diaspora de ce parti avaient pour la première fois directement désavoué leur président, absent de la scène politique depuis le début de sa convalescence en Belgique il y a plus d’un an. Cette fois, ils sont allés plus loin en désignant à sa place un président intérimaire.

    A la tête des frondeurs, il y a notamment André Kalonzo Ilunga, désigné président de l’UDPS par intérim. Sa mission : préparer un congrès extraordinaire d’ici novembre pour élire une nouvelle direction. Originaire du Kasaï, autrefois représentant de l’UDPS aux Etats-Unis et à l’ONU, André Kalonzo Illunga est à l’image de ce groupe de frondeurs composé en grande partie de cadres ou d’anciens cadres du parti aujourd’hui en exil.

    Pour eux, il faut définitivement tourner la page Etienne Tshisekedi, qu’ils accusent d’avoir falsifié les statuts du parti et dont l’absence prolongée a entraîné une terrible cacophonie sur la ligne politique de l’UDPS. Au point, craignent-ils, de menacer sa place sur l’échiquier politique. Mais quel peut-être l’impact d’une telle initiative, à laquelle aucun Congolais de l’intérieur n’a officiellement adhéré ? Rapahel Kashala, qui est au nombre des frondeurs, dit avoir le soutien de la base, même si, explique-t-il, beaucoup au Congo n’osent pas afficher leur soutien.

    « Ils ne sont pas légitimes », récuse Valentin Mubaké, l’un des conseillers du numéro 1 du parti. Rappelant que ces frondeurs sont tous depuis très longtemps à l’étranger, coupés de la base donc, et ce même si leur geste témoigne d’un « désarroi » partagé par beaucoup. Pour le porte-parole de l’UDPS, Bruno Tshibala, il s’agit tout simplement d’une « comédie de mauvais goût ». « S’ils ont des choses à dire, qu’ils les disent lors de notre prochain congrès », qui doit être convoqué promet-il d’ici la fin de l’année.

    (RFI)

  • UDPS:DÉCLARATION POLITIQUE DE LA PRÉSIDENCE DU PARTI

    UDPS:DÉCLARATION POLITIQUE DE LA PRÉSIDENCE DU PARTI

     
     Logo_UDPSLa Présidence du Parti, Exécutif national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, s’est réunie ,sous la conduite du Secrétaire Général du Parti, ce mardi 22 Septembre 2015 au siège national sise 546, Zinnias Limete 10eme Rue ,pour examiner les agissements déplorables des prétendus 26 membres du Parti résidant à l’étranger ,en quête de positionnement et de gloriole, qui ont multiplié des rencontres et se  sont rendus coupables  de déclarations insolites au mépris des textes qui régissent l’UDPS ;
    Après analyses, échanges et délibérations,  rend publique la Déclaration suivante :
    1.    Concernant le soit disant CONCLAVE : aucune disposition des Statuts ne prévoit un tel forum, donc il est illicite ;
    2.    Il n’a jamais existé de vacance à la tête du Parti ; et les instances dirigeantes et compétentes de l’UDPS n’ont jamais constaté un tel fait insolite.
    Son Excellence Dr Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, Président Elu de la RD CONGO et Président du Parti, en qui tous les cadres et membres du Parti ont leur confiance, continue à diriger, de main de Maitre, aux destinées de l’UDPS, principale force politique de la République Démocratique du Congo ;
    La tenue dudit Conclave relève donc de la pire rébellion dans le chef de ses organisateurs qui ont violé intentionnellement les dispositions pertinentes de l’Article 19 des Statuts ;
    3. Pour ce qui est de la désignation du Candidat du Parti à l’élection présidentielle,  seul le Congrès, Organe Suprême,  en a la compétence ;
    4. Par conséquent, à dater de ce jour, la Présidence du Parti :
    a)    Prend acte de l’auto-exclusion du Parti les personnes dont les noms suivent :
    1.      André KALONZO
    2.      Raphael KASHALA
    3.      François TSHIPAMBA MPUILA
    4.      Leonard MPOYI MWADIAMVITA
    5.      Ange KALONJI TSHIDIMBA
    6.      Madame KASHIKA
    7.      Sylvain NSENDA KALALA
    8.      Raymond KABALU KADIMA
    9.      Urbain NDONDO
    10. Oscar MUTOMBO
    11. Marcelin KWILU MONDO
    12. Papy BISUNGU
    13. Touré KABONGO
    14. Nono ILUNGA BUKASA
    15. André KABEMBA
    16. Eddy BOZINGA
    17. Sage GAYALA
    18. Bernard KABEYA TSHILUMBAYI
    19. Liévin TSHIEMBE NTAMBUE
    20. Philippe MANDANGI
    21. Albert MUKENDI
    22. Placide KANEMA
    23. Felix MULAMBA
    24. Georges MBOA
    25. Marie TSHIBWABWA
    26. Jean Claude MAKENGA BOF
     
    b)    Prononce leur radiation de  tous les registres du Parti ;
    c)     Conformément à l’article 7 du Règlement Intérieur leur interdit, sous peine de poursuites judiciaires, d’utiliser  la dénomination du Parti, ses insignes, logos et  de parler en son nom ;
    d)    Invite toutes les combattantes et tous les combattants à la vigilance pour mettre hors d’état de nuire toutes ces brebis égarées.
            Fait à Kinshasa, le22/09/2015
     
    Pour  La Présidence du Parti
                                                                                                      
     
                                                                     Bruno MAVUNGU PUATI,
  • Le pape François arrive aux Etats-Unis entre espoirs et soupçons

    Le pape François arrive aux Etats-Unis entre espoirs et soupçons

    pape-usa-Venu de Cuba, le pape François doit atterrir mardi après-midi aux Etats-Unis pour un voyage délicat, accueilli dans un geste inédit par le couple Obama, entouré d’espoirs d’une majorité d’Américains mais aussi des réserves d’une minorité.

    Le premier pape latino de l’Histoire posera le pied sur le sol des Etats-Unis pour la première fois de sa vie à 16H00 heures locale (22H00 GMT) à la base militaire Andrews, près de Washington.

    Le président américain Barack Obama, un protestant qui ne cache pas son admiration pour ce “pape des pauvres”, et sa femme Michelle, l’accueilleront à sa sortie de l’avion.

    Les médias américains, fortement présents dans l’avion papal, ont accordé une grande importance au voyage d’un pape argentin plébiscité par deux tiers des Américains.

    Mais son radicalisme social lui vaut aussi de très vives inimitiés chez les conservateurs et les milieux économiques libéraux, de Wall Street au Tea party jusque dans les rangs des Républicains.

    Le fait qu’il vienne de Cuba, où il a évité de critiquer fortement le président Raul Castro, ne fait qu’irriter un peu plus ceux qui jugent que ce pape est un marxiste déguisé ou un traître à la foi catholique, qui serait trop souple sur la doctrine.

    Outre sa rencontre avec le président Obama à la Maison Blanche mercredi, François est particulièrement attendu jeudi devant le Congrès, et vendredi à la tribune des Nations unies, sur des thèmes hautement explosifs.

    Parmi ces sujets, mentionnés dans ses écrits, figurent la protection et l’accueil des immigrés; la défense de l’environnement, avec un plaidoyer ferme pour une révolution énergétique radicale et la décroissance; la critique des dictatures de la technologie et de la finance; la dénonciation des responsabilités des vendeurs d’armes et des grandes puissances dans “la troisième guerre mondiale par morceaux” qu’il dénonce sans cesse.

    Le pape jésuite, connu pour son habilité et sa détermination, a préparé soigneusement pendant l’été les discours qu’il prononcera à Washington et New York.

    Et, s’il n’est pas anti-américain selon la plupart des experts, il est critique d’un certain dévoiement de l’idéal américain de liberté par les ultralibéraux.

    Sa visite aura lieu sous très haute sécurité, la police américaine voulant parer tout risque d’attentat contre un pape qui tient à se déplacer en voiture découverte pour être en contact avec les fidèles.

    Plusieurs rencontres avec les défavorisés de la société américaine, immigrés, sans logis, détenus, sont également programmés.

    Il a aussi prévu de présider à New York une cérémonie interreligieuse sur le site du World Trade Center, contre le terrorisme et pour le respect entre religions.

    Une autre cérémonie à Philadelphie avec la communauté hispanique exaltera les valeurs fondatrices de l’Amérique comme la liberté religieuse.

    A Philadelphie, il doit présider samedi et dimanche la fin d’une rencontre mondiale des familles catholiques, en présence d’un million et demi de personnes attendues. Là aussi sous très haute sécurité.

    Le souverain pontife doit quitter mardi vers 12H30 (16H30 GMT) une île en plein rapprochement avec les Etats-Unis, grâce au rôle de facilitateur du Vatican et du pape argentin.

    A 78 ans, il est apparu à Cuba éprouvé par la chaleur et un programme très chargé, jalonné de multiples contacts direct avec les foules.

    C’est à Santiago de Cuba, grand port de l’est de l’île, qui a vu naître la Révolution cubaine non loin de la base américaine de Guantanamo, que le pape argentin a terminé son étape cubaine.

    Dans la matinée, il a célébré sa dernière messe au sanctuaire de la Vierge de la charité “del Cobre”, niché dans les collines verdoyantes près de la ville où, la veille, il avait adressé une prière pour l’avenir le peuple cubain.

    Dans ce berceau de la révolution castriste, il a exalté une autre “révolution” qui apporte “la réconciliation”, basée sur la foi chrétienne qui a aidé des générations à résister aux “douleurs”, aux “pénuries” et au “désespoir”.

    Peu après, à la cathédrale de Santiago, il a béni la ville et salué devant des centaines de fidèles le rôle de la famille. “Prenons soin de nos familles, véritables centre de l’humanité”, a-t-il exhorté.

    Avec AFP

  • Burkina : l’appel unanime de la CEDEAO

    Burkina : l’appel unanime de la CEDEAO

    cedeao-Quatre chefs d’Etat africains se rendront mercredi au Burkina Faso pour réinstaller le gouvernement de transition.

    Le sommet des chefs d’état de la Communauté économique des pays d’Afrique de l’ouest (Cédéao) a dépêché les présidents du Nigeria, du Togo, du Sénégal et du Bénin.

    La décision a été prise à l’issue d’une réunion d’urgence de la CEDEAO au Nigeria.

    Les dirigeants ont condamné le coup d’Etat et ont appelé les putschistes à déposer les armes et à se rendre sans condition.

    Le chef de la junte, qui a demandé une amnistie pour les auteurs du coup d’état avait déclaré qu’il attendait la décision du sommet de la Cédéao.

    Selon les observateurs, les dirigeants de la CEDEAO n’ont pas approuvé la demande d’amnistie pour les responsables du coup d’état.

    Dans un communiqué signé des chefs de corps de l’armée nationale publié mardi, les unités “loyalistes” ont affirmé avoir “les moyens” d’attaquer les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).
    (BBC)

  • Ces entreprises africaines qui veulent conquérir l’Amérique

    Ces entreprises africaines qui veulent conquérir l’Amérique

    Atelier de couture-Alors que l’African Growth Opportunity Act, qui ouvre le marché américain aux pays subsahariens, est prorogé jusqu’en 2025, “Jeune Afrique” dresse le portrait de sept PME qui tentent leur chance outre-Atlantique.

    En mai 2000, lorsque le président Bill Clinton a promulgué l’African Growth Opportunity Act, cette loi dénommée « Agoa » qui donne à des pays subsahariens un accès préférentiel (exemption de droits de douane) au marché américain, son administration avait un objectif : permettre aux pays subsahariens de doper leurs exportations vers les États-Unis et les encourager à développer leurs petites industries.

    Un bilan mitigé

    Le bilan, quinze ans plus tard ? « Il est très positif, de notre point de vue », répond d’emblée Peter Henry Barlerin, le directeur des affaires économiques et régionales au sein du bureau Afrique du Département d’État. « L’Agoa, soutient-il, a permis aux pays éligibles d’améliorer leur croissance économique, de diversifier leurs exportations et de créer environ 300 000 emplois directs depuis son lancement. Ce dispositif est désormais la pierre angulaire du commerce entre les États-Unis et l’Afrique. »

    Les chefs d’entreprise et les analystes interrogés par Jeune Afrique sont moins enthousiastes. Un certain nombre d’entre eux dressent un tableau bien plus contrasté. Et un récent rapport du service de recherche du Congrès américain semble leur donner raison. Seule « une poignée de pays éligibles ont su faire une grande utilisation de ce système préférentiel pour des emplois dans des secteurs économiques qui ont bénéficié d’exemptions fiscales », pointe ce document publié en avril.

    Les échanges États-Unis-Afrique demeurent limités

    Certes, les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays bénéficiaires (ils sont 39 actuellement) ont significativement augmenté au cours des quinze dernières années, mais ils demeurent bien maigres. De près de 30 milliards de dollars (27 milliards d’euros) en 2000, ils ont dépassé les 50 milliards de dollars l’année dernière après avoir atteint un sommet en 2008, avec environ 104 milliards de dollars.

    En tout, l’Afrique subsaharienne ne compte que pour 1,1 % des importations américaines en 2014. Et celles-ci concernent d’abord les hydrocarbures (69 % du total). Si plus de 1 800 produits bénéficient du régime préférentiel de l’Agoa, ce sont les pays exportateurs de pétrole (Nigeria ou Angola) qui en tirent le mieux parti. Plusieurs autres secteurs, notamment l’agro-industrie, en profitent très peu, voire pas du tout.

    « Il est vrai qu’à ses débuts l’Agoa a surtout concerné le pétrole, de très bonne qualité, provenant d’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Angola, Tchad, etc.), parce que nous voulions diversifier nos sources d’approvisionnement en énergie et réduire notre dépendance par rapport au Moyen-Orient », concède Peter Henry Barlerin, qui, dans le passé, a travaillé sur le processus de Kimberley (certification des diamants pour éviter les trafics).

    Mais d’après lui, depuis la chute du cours du brut et le développement de nouvelles techniques permettant aux États-Unis d’augmenter leur production de pétrole de schiste, cette tendance s’inverse. Les importations américaines de produits non pétroliers provenant de l’Afrique ont ainsi triplé depuis 2001 pour atteindre 4,4 milliards de dollars en 2014. Les pays producteurs de voitures et de pièces automobiles (Afrique du Sud notamment) ou de prêt-à-porter (Maurice, Kenya ou encore Éthiopie) commencent à monter en puissance.

    Quelle place pour les PME ?

    Sur le terrain, ce sont d’abord les filiales des grands groupes internationaux qui parviennent à tirer le plus grand profit de cette loi. C’est le cas par exemple de BMW et de Mercedes. « Ces deux constructeurs ont implanté des usines en Afrique du Sud, et ils exportent aux États-Unis des véhicules légers », explique Nico Vermeulen, directeur de l’Association sud-africaine des constructeurs automobiles (Naamsa).

    Alors que cette loi, qui devait arriver à échéance fin septembre, a été prorogée jusqu’en 2025, Jeune Afrique dresse le portrait de quelques PME africaines qui essaient de conquérir les États-Unis dans le cadre de l’Agoa (voir les autres articles du dossier).

    (Jeune Afrique)

  • RD Congo : les milliards de Gbadolite-«Dans les secrets des palais présidentiels africains»

    RD Congo : les milliards de Gbadolite-«Dans les secrets des palais présidentiels africains»

    Mobutupalace-Dans les somptueux palaces du maréchal Mobutu, au Congo, on dépensait sans compter. Une aubaine pour les intendants. Suite de notre série sur les secrets des palais présidentiels en Afrique     Quelques années après s’être installé à Gbadolite, dans le palais éléphantesque érigé sur 15 000 m2 par l’architecte Olivier-Clément Cacoub, Mobutu Sese Seko est saisi de remords : « J’ai vu un peu trop grand. Je préfère vivre à côté, au palais de Kawele. » Le maréchal avait fait construire cette demeure privée, « plus intime », disait-il, par le Sénégalais Pierre Goudiaby Atepa sur une petite colline à une dizaine de kilomètres de Gbadolite – village de sa région natale transformé en ville par le maître de Kinshasa, avec son aéroport international et ses larges routes goudronnées.

    Si Kawele se voulait moins tape-à-l’œil que le palais de Cacoub, son fonctionnement coûtait des sommes folles au pays.

    Pour autant, si Kawele se voulait moins tape-à-l’œil que le palais de Cacoub, son fonctionnement coûtait des sommes folles au pays : pas moins de 150 millions de dollars par an. En examinant ses comptes afin de rendre service à son beau-père (qu’il appelait papa sur ordre de ce dernier) – contre une rémunération équivalant à 10 % du budget, tout de même -, Pierre Janssen, un industriel belge, relève que tout est facturé deux, trois ou quatre fois le prix réel. C’était notamment le cas du champagne rosé Laurent-Perrier, la boisson préférée du « Léopard », dont dix mille à douze mille bouteilles étaient bues chaque année par la présidence. En réalité, Mobutu ne signait aucun chèque et se désintéressait totalement de l’argent, pour le plus grand bonheur de ses intendants.

    Mêmes dépenses somptuaires pour le mariage de sa fille Yaki avec Janssen, le 4 juillet 1992. Parmi les 2 500 invités, ceux du Belge, environ 150, venus des quatre coins de la planète à bord de trois avions présidentiels, ont eu un cadeau surprenant à leur arrivée à l’hôtel : dans chacune des chambres, le maréchal avait fait livrer une boîte remplie de zaïres, la monnaie locale de l’époque. Un milliard de zaïres par invité exactement.

    En fait, le zaïre ne valait rien, et cette somme correspondait, au mieux, au prix d’une cartouche de Marlboro.

    (Jeune Afrique)

  • RDC : Gabriel Kyungu encerclé

    RDC : Gabriel Kyungu encerclé

    Kyungu wa Kumwanza parle du vole d’argent de l’etat, mais veut la nomination pour aller voler comme eux.-La basilique de Lubumbashi a été encerclée par des hommes armés en uniforme alors que le président de l’assemblée provinciale Kyungu wa Kumwanza assistait à la messe avant un point de presse annoncé.

    Des nombreux fidèles étaient également bloqués dans cette paroisse de l’église catholique désormais interdite d’accès par les soldats en faction.

    Gabriel Kyungu par ailleurs président de l’union nationale des fédéralistes (Unafec) du Congo devrait s’adresser à la presse à la fin de la messe.

    Selon un correspondant de la BBC, les paroissiens ont cédé à une panique générale à l’arrivée des soldats autour de la basilique.

    L’Unafec fait partie du G7, le goupe des 7 partis politiques de la majorité présidentielle qui ont appelé le président Kabila à respecter la constitution et à ne pas se présenter pour un troisième mandat en 2016.

    Les ministres faisant partie de ce G7 avaient été démis de leurs fonctions par le pouvoir de Kinshasa.

    Les cadres de la majorité présidentielle signataires de la lettre ouverte du 14 septembre dernier au président Kabila réclamaient notamment des élections dans les délais constitutionnels afin de parvenir à l’alternance démocratique en 2016.

    Le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, par ailleurs membre du bureau de la majorité présidentielle, a conclu à une “auto exclusion” des signataires de la lettre ouverte, précisant que leur départ de la majorité entraine celui de leurs formations politiques sauf expression d’un point de vue contraire des instances de ces partis.

    BBC