Author: Don Kayembe
-

Drame à La Mecque: «Je suis sans nouvelles de ma femme»
-Plus de 700 personnes ont été tuées et 800 blessées ce jeudi dans un mouvement de foule à La Mecque. Deux millions de musulmans sont actuellement dans cette ville sainte pour faire leur pèlerinage. Alors que l’identification des victimes est toujours en cours, pour les proches des pèlerins africains, c’est l’angoisse qui domine.Selon le dernier bilan fourni par la défense civile, 717 personnes ont péri et 863 ont été blessées dans la bousculade meurtrière qui s’est produite jeudi matin à Mina, près de La Mecque. L’identification des victimes n’est pas terminée. Pour l’heure, on sait qu’une centaine d’Iraniens figureraient parmi les morts. L’Algérie déplore également des victimes, tandis que des pèlerins turcs sont portés disparus. Jeudi soir, aucun Français n’avait été identifié parmi les victimes. Le gouvernement poursuivait ses vérifications. Environ 25 000 à 30 000 Français effectuent le pèlerinage chaque année. Un numéro vert a été mis en place : 01 43 17 56 46.
Plusieurs témoignages font état de Nigériens parmi les victimes du mouvement de foule. Selon Djamila, une Nigérienne jointe par RFI à La Mecque, « il y a beaucoup de Nigériens [parmi les victimes], mais pour le moment on ne peut pas dire combien de Nigériens sont morts, précise-t-elle. Presque chaque année, je viens avec des groupes de Nigériens ici à La Mecque. Ça fait mal de venir avec des gens et puis de rentrer sans eux, ça fait vraiment mal. Si un Nigérien est touché, c’est comme si tous les Nigériens étaient touchés. Faites que leur âme repose en paix. »
- Tabaski gâchée au Mali
En Afrique, d’où vient une partie des pèlerins, le drame a coïncidé avec la Tabaski [aussi appelé Aïd el-Kébir ou Aïd el-Adha, ndlr]. Une grande fête gâchée par la crainte d’une mauvaise nouvelle. A Bamako, au Mali, presque tout le monde a un proche là-bas. Premier réflexe, téléphoner, demander des nouvelles.
Les plus chanceux ont été rapidement rassurés.« J’ai une dizaine d’amis qui sont là-bas, raconte cet homme. Le frère de l’un d’eux les a appelés et il m’a appelé ensuite pour dire que tout allait bien là-bas. »
« C’est un oncle à moi qui doit avoir à peu près dans les 63 ans. Il se porte très bien, je viens de l’avoir au téléphone il y a une trentaine de minutes et voilà, ça va, se réjouit ce Malien. J’ai juste appelé pour prendre de ses nouvelles. Heureusement pour moi, quand j’ai appelé, il a décroché le téléphone et il a m’a dit que ça allait, qu’il y avait eu beaucoup de morts, mais que ça va. Dans la panique, il ne sait pas encore s’il y a des morts de son côté. Il est là-bas avec d’autres personnes et il n’avait pas encore de nouvelles. »
Pour les personnes qui restent sans nouvelles de leurs proches parce que le réseau passe mal ou parce que personne ne décroche, c’est évidemment l’inquiétude. C’est le cas de cette femme, qui ignore comment va son amie. « Aujourd’hui, je n’ai pas réussi à avoir de nouvelles et ça m’inquiète. Je vais redemander à son mari, je vais lui téléphoner et il va me dire que tout va bien inch’Allah… »
- Environ 10 000 pèlerins sénégalais
Près de 10 000 Sénégalais sont en ce moment à La Mecque pour participer au hadj. C’est le nombre de visas accordés aux pèlerins cette année par l’Arabie saoudite. En raison de la Tabaski, Dakar s’est vidée ce jeudi, les abords de la Grande Mosquée sont déserts. Mouhamad est en train de charger bagages et mouton pour aller dans sa famille, il est touché par ce drame. « Ça me touche parce que je suis musulman pratiquant, confie-t-il. C’est comme si j’étais directement impliqué. J’exhorte les organisateurs de mieux organiser cet événement parce que vraiment c’est désolant. Je suis de tout cœur avec les familles concernées. »
Quand la nouvelle de la bousculade est tombée, Amie a immédiatement cherché à obtenir des nouvelles de ces proches. « C’est vraiment regrettable, nous prions pour les blessés, affirme-t-elle. La première chose qu’on a eu à faire quand on a entendu la nouvelle, c’est entrer en contact avec les parents qui sont là-bas juste pour voir si tout se passait bien. »
Malgré la distance qui sépare Dakar de La Mecque, Fernandez a du mal à trouver ses mots. « C’est grave parce qu’il y a eu deux drames horribles. Que Dieu les bénisse… » Le 11 septembre dernier, une grue s’était effondrée sur la Grande Mosquée, tuant 111 personnes.
Radie pense avant tout à ses proches qui participent au pèlerinage. « J’étais abasourdi, je n’ai pas osé appeler qui que ce soit tout en souhaitant que ce soit bon, avoue-t-elle. J’avais trop, trop peur. Mais bon, on rend grâce à Dieu, chaque musulman souhaite mourir à La Mecque et je dirais que c’est une bénédiction pour eux. »
- Côte d’Ivoire : « Est-ce que c’est l’organisation qui a fait défaut ? »
En Côte d’Ivoire aussi les musulmans célèbrent la fête de l’Aïd el-Kebir. « J’ai beaucoup, beaucoup de peine pour nos frères et nos sœurs qui sont là-bas », se désole cet homme. « Ça a été un choc, mais je me suis dit que c’était la volonté de Dieu. Ce que le bon Dieu décide, on n’y peut rien », réagit, fataliste, cette femme. « Ça ne va pas nous empêcher d’aller à La Mecque, assure un autre Ivoirien. C’est notre foi, c’est le cinquième pilier de l’islam. »
Pour d’autres encore, c’est encore l’angoisse qui domine. « Ma femme est là-bas en ce moment. Je me sens très, très inquiet, je n’ai pas encore réussi à la joindre au téléphone, explique cet homme. En 1996, j’ai vu des bousculades à ce même endroit, mais depuis, il y a eu beaucoup d’améliorations, on a organisé de nouveaux accès pour aller au lieu de lapidation. »
Et certains se posent des questions sur la sécurité du lieu saint : « Est-ce que c’est l’indiscipline des pèlerins ? Est-ce que c’est l’organisation qui a fait défaut, interroge cet homme. Là, il faut faire des enquêtes et voir ce qui s’est passé exactement, en espérant qu’ils vont pouvoir en tirer des leçons et éviter que ça se reproduise à l’avenir. » « Je demande aux autorités saoudiennes de tout faire pour que ce genre de situation ne puisse se reproduire dans les années à venir. »
(RFI)
-

De la CNS au dialogue, l’aveuglement de la classe politique et l’élite congolaises
-La CNS, la Conférence Nationale Souveraine, au nom de laquelle beaucoup de congolais ont perdu leur vie, avait principalement pour mission de chasser Mobutu du pouvoir. Mais une fois arrivés à la CNS et à la fin de ses travaux, des personnalités politiques du pays ont, et ce de leur propre chef, décidé d’accorder ou de rallonger de deux ans de plus le mandat d’un Mobutu finissant presque. C’est pour dire, et c’est l’argument le plus entendu, que dans tout dialogue ou toute rencontre de ce type, des concessions sont prévues. Et ce de part et d’autre. Bien sûr que c’est souvent le cas, mais comme personne ne se dévoile avant, je me demande qui, et ce parmi des acteurs, devrait assumer en cas d’échec comme celui de victoire la responsabilité de certains actes qui sont posés devant l’histoire. Je trouve bien beau de toujours solliciter le soutien d’une masse à qui, pour son adhésion à une démarche quelconque ou à un processus politique donné, qu’on lui raconte une chose alors qu’au moment de compte à rendre, personne ne se montrât prêt à assumer quoi que ce soit devant elle. C’est pourquoi je m’interroge qui, et aujourd’hui, peut, ce avec courage et honnêteté, donner l’identité de ceux qui s’étaient engagés, et ce contre quoi en retour, à consentir des concessions à Mobutu à la CNS quand de mémoire du trotskyste Saul Alinski, « l’excuse du provisoire n’est jamais en réalité qu’une ruse du diable pour se faire accepter ».C’est presque dans les mêmes perspectives que mon second questionnement intervient. Qui, à l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale, et pourquoi, s’était accordé avec le cardinal Monsengwo, à l’époque Monseigneur et président de la CNS, pour refuser que les rapports des commissions sensibles, notamment biens mal acquis et assassinats, ne soient lus en séances plénières, en public et radio-télévisés ? De mémoires d’hommes, et si seulement cette lecture publique eut lieu, l’UDI, les Tambwe Muamba, les Pay Pay, etc., auraient momentanément été exclu de la scène politique congolaise. J’ai souvent herche à savoir ce qui s’était réellement passé, qui a cherché à couvrir le personnel politique de l’UDI et d’autres dont les noms furent cités dans ces rapports ? Concessions, me dira-t-on ? Mais en échange de quoi quand plus tard on saura que l’UDI et le défunt Mobutu, des requins, dont certains manœuvrent encore aujourd’hui, ont torpillé des actions, et il me semble que c’est de bonne guerre, du gouvernement de « consensus » qui était issu de la CNS. Rien n’a marché avec ce gouvernement en dehors de l’élection de son premier ministre.
C’est le même scepticisme qui se poursuit quant à l’attitude à prendre devant l’Occident. On a l’impression de faire face à une naïveté de la classe politique et d’une partie de l’élite congolaise qui souvent se montrent peu regardant avec l’occident. Et même quand il ne le faut. En 2011, des hommes politiques congolais ont fait le tour de l’Occident. Ils ont eu à rencontrer, à Londres par exemple, le ministre des affaires étrangères du gouvernement britannique de l’époque. Et tout juste après cette entrevue, ils déclarèrent, ces congolais, que l’occident leur avait prêté cette fois-ci l’oreille. Il y aurait, semblerait-il, une promesse ferme de sa part que ce dernier les laissera gagner les élections de 2011 et gouverner la RD-Congo. Vinrent les élections. Je le dis pour ceux qui ont appelé le peuple à y prendre part. Mais au moment de la proclamation de la victoire, c’est le même occident qui avait soi-disant promis aux uns et autres de les laisser gouverner la RD-Congo qui ne se gêna d’accompagner la fraude transformée en victoire du candidat de son libre choix. Sauf qu’il le fut de telle manière que la pilule à avaler ne fut si amère. Les élections de 2011furent bien sûr frauduleuses mais passables. Et pourtant, la fraude eut lieu sous ses regards. Je dirais même avec sa bénédiction sinon « son » candidat, celui de l’occident, « Joseph Kabila » qui les avait perdues, n’aurait été proclamé vainqueur. Pour les uns, l’Occident n’avait rien à voir avec ces fraudes. Le bouc émissaire, et c’est comme d’habitude, fut gentiment désigné, et ce, avec l’approbation du fraudeur se prêtant au jeu.
Aujourd’hui et encore, c’est le même occident qui revient. Il pousse au dialogue entre des hommes politiques congolais. Une façon de prétexter que la problématique serait ou reste uniquement congolaise. Le mal est que tout le monde s’y embarque. Des affirmations du genre, « ce n’est pas « nous » qui avons souhaité le dialogue, mais c’est l’occident », se relayent dans le milieu. C’est la « communauté internationale » qui, par les accords d’Addis-Abeba, a prévu et exige la tenue du dialogue. Et ce peu importe la nature de ces accords. Alors dans l’entretemps, personne n’est capable de démontrer au peuple c’est quoi qui aurait effectivement changé pour que l’on puisse croire, une fois de plus, en l’Occident. Je me demande pourquoi personne ne se dit, et ce sans qu’il ne soit accusé de tous les noms, soupçonné et insulté, que l’Occident n’a jamais voulu donner le pouvoir à Tshisekedi. Sinon, il l’aurait déjà fait depuis longtemps. Et je ne refuse de connaître ses raisons acer la RD-Congo appartient aux Congolais. Mais chaque fois, quand l’occident est bloqué dans sa démarche au Congo, il ramène le même Tshisekedi dans son jeu, mais juste pour l’utiliser, s’en servir et lâcher prise ensuite. Herman Cohen cite des potentialités que regorge la RD-Congo. Il oublie de dire que l’Occident en fabrique et à sa guise, les finance alors que Tshisekedi qui lui a bien servi et qui vit encore est bien là en chair et en os. Si seulement si l’occident voulait de lui comme président pourquoi se mettrait-il à en fabriquer, même de faux, à citer des noms tels que Katumbi et d’autres que des congolais récitent en longue de journée. Mais c’est quoi que l’on refuse de voir, et par qui, alors que l’Occident n’a jamais été sincère en dehors de ses propres intérêts, de lui-même. Le comprendre éviterait déjà la perte de temps. Il aiderait à rentrer dans le jeu des rapports de forces avec l’Occident, à mobiliser la masse pour une lutte d’intelligence et un défi à relever. C’est bien triste, je trouve même révoltant, insultant face à la cécité qui a élu domicile chez beaucoup.
Finalement, quelles sont des garanties à donner à la jeunesse congolaise quand la Kabilie, malgré la fin de ce qui est appelé chez nous ses deux mandats constitutionnels, et voilà encore une autre aberration, engage de nouvelles manœuvres qui signe son refus de s’en aller. Son refus ou l’accord voilé de ses maîtres de se maintenir à la tête de la RD-Congo. Je sais, car je l’ai souvent entendu, les mêmes tenteront de me faire comprendre que cette fois-ci tout le monde serait contre « Joseph Kabila ». N’est-ce pas que hier Les Anglo-saxons et la même « communauté internationale », les Belges et autres, furent tous contre Mobutu ? Le temps du dialogue arrive, tous les requins sortent de leurs cachettes.
Je termine en citant Georges Bataille, « une conscience sans scandale est une conscience aliénée »
Likambo ya mabele Likambo ya makilaMufoncol Tshiyoyo
Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo -

Monusco: Des armes et de la drogue saisies dans un bateau de la Monusco en direction de la RD Congo
-Les armes et la drogue étaient cachés dans une cargaison de véhicules des Nations Unies, a déclaré la société norvégienne, Hoegh Autoliners, propriétaire du navire, Hoegh Transporter.
La cargaison a été trouvée par la police kenyane la semaine dernière alors que le bateau venait d’amarrer au port de Mombasa (Ocean Indien).La cargaison venait de Mumbai (Inde) et était destinée à la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République démocratique du Congo.
“Ces armes appartiennent au propriétaire des véhicules de l’ONU dans lesquels ils ont été trouvés et étaient pour une utilisation par les Nations Unies au cours de leur mission de maintien de la paix,” a indiqué la compagnie dans un communiqué sur son site Internet.“La compagnie ignorait la présence à bord de ces armes au moment où la cargaison a été embarquées, et le fait que les armes étaient dans les véhicules est en violation avec nos conditions de transport, qui stipule clairement qu’aucune arme ou munition n’est acceptée pour l’expédition”, a déclaré à Reuters Francis Wanjohi, le commandant de la police kenyane, qui n’a pas donné plus de détails sur la nature des armes et des drogues saisis.
Personne ne sait si toute la cargaison était destinée à la Monusco mais, indique l’agence de presse Reuters, l’Afrique de l’Est est devenue une plaque tournante du transit de l’héroïne afghane à destination de l’Europe.
En Juillet, la police kenyane a effectué sa plus importante saisie, 341 kg d’héroïne cachée dans le réservoir d’un navire au port de Mombasa.
(Avec Reuters)
-

21 organes génitaux dans son congélateur
-La police sudafricaine est en train de rassembler des informations sur cette affaire.21 morceaux de parties génitales féminines ont été trouvées dans son congélateur.
D’origine danoise, Peter Fredekrisen possède deux magasins d’armes à Bloemfontein. Il fait face à des accusations d’agression sexuelle, d’intimidation et de violence domestique.
Sa première audience a eu lieu en début de semaine, mais il ne lui a pas été demandé de s’exprimer.
La police a indiqué que le suspect resterait en détention jusqu’à ce qu’il soit en mesure de demander une libération sous caution lundi prochain.
Sédatif et opération
D’après la police, l’homme d’une soixantaine d’années aurait agi en endormant ses victimes avec un sédatif pour pouvoir les opérer.
Les parties génitales présumées ont été trouvées dans son congélateur, toutes soigneusement étiquetées dans des sacs en plastique avec une date, le nom d’une femme et d’où elle venait, a révélé une sourcve policière à la BBC.
Des médicaments anesthésiques et de l’équipement chirurgical ont également été trouvés à son domicile.
C’est un informateur qui aurait mis la police sur la piste de Fredekrisen.
Appel à se manifester
La plupart des victimes présumées semblaient originaires du Lesotho voisin, d’après les autorités.
Elles ont appelé toutes les victimes présumées à se manifester pour aider la police à mener son enquête.
Les enquêteurs veulent établir la manière dont les femmes ont été attirées vers l’Afrique du Sud, ainsi que les motivations de l’homme.
Selon le communiqué de la police, M. Fredekrisen est recherché par la police au Danemark pour transaction illégale supposée d’armes à feu.
(BBC)
-

Burkina: Michel Kafando,«Libre de mes mouvements, je reprends du service»
-« La transition est de retour. » Les mots sont signés Michel Kafando, qui a repris ses fonctions de président du Burkina Faso ce mercredi 23 septembre à Ouagadougou. Il avait été déposé par le coup d’Etat du 17 septembre dernier. Il assure que le gouvernement se réunira dès jeudi. « En ce qui concerne les dernières propositions de la Cédéao pour une sortie de crise, il est évident que nous ne nous engagerons que si elles prennent en compte la volonté du peuple burkinabè », a dit M. Kafando. Ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration au ton très offensif.« Mes chers compatriotes,
dans le malheur nous avons lutté ensemble, dans la liberté nous triomphons ensemble. A présent, libre de mes mouvements, je reprends du service. Et par là même, je m’affirme en la légitimité nationale. La transition est ainsi de retour et reprend à la minute même l’exercice du pouvoir d’Etat. L’a-t-elle d’ailleurs jamais perdu ? Non, vu la clameur nationale contre les usurpateurs, vu la réprobation internationale contre l’imposture, c’est l’aveu même que le gouvernement de transition que vous avez librement choisi, et en qui vous avez totalement mis votre confiance, est resté le seul à incarner la volonté du peuple souverain.
Au demeurant, le président du Conseil national de la transition, M. Chérif Sy, agissant en intérimaire du président du Faso, a su garder la flamme intacte. Je lui en suis gré. Je vous invite donc à rester mobilisés autour de la transition, pour qu’ensemble nous continuions ce que nous avons commencé. A savoir, remettre le processus électoral sur les rails, après avoir naturellement pansé les plaies et honoré la mémoire de nos compatriotes injustement tombés pour la défense de la patrie, et dont certains gisent toujours dans les morgues. Je m’incline très respectueusement devant leur mémoire. La nation toute entière leur rend hommage.
En attendant d’examiner la façon dont nous solderons les conséquences de cette funeste barbarie, à toutes les familles éplorées je présente nos sincères condoléances. Nous sommes fiers de la mobilisation et de l’intrépidité du peuple burkinabè, en particulier de sa jeunesse dont la détermination sans faille a permis d’arrêter l’imposture. Tout indique que la conscience aiguë qui a guidé l’insurrection ne s’est guère émoussée, bien au contraire. Je salue notre armée nationale qui, réalisant elle aussi le défi et l’anathème qui lui ont été lancés par cette horde d’insoumis, dans son amour propre a volé au secours du peuple martyrisé.
Je salue tous les hommes de l’extérieur. Je salue la communauté internationale pour avoir rejeté sans équivoque et de façon péremptoire, ce pronunciamento d’une autre époque. Je salue toutes les forces vives du Burkina Faso, les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats, le monde de la presse, les autorités coutumières et religieuses, pour leur patriotisme, leur bravoure et leur dévouement. Je rends hommage à tous ceux qui, à travers de longues chaînes de prières continues, de suppliques et d’incantations, ont confié la destinée de notre pays à la mansuétude de la providence divine.A tous, je dis merci et reconnaissance. Dès demain, le gouvernement de la transition se réunira au nom de la continuité de la vie nationale. En ce qui concerne les dernières propositions de la Cédéao pour une sortie de crise, il est évident que nous ne nous engagerons que si elles prennent en compte la volonté du peuple burkinabè, clairement exprimée dans la charte de la transition. Vive le Burkina Faso ! Paix et honneur à nos victimes ! A nos morts ! Que Dieu nous vienne en aide ! Que Dieu bénisse le Burkina Faso ! »
(rfi)
-

UDPS:des frondeurs de l’UDPS se choisissent un président par intérim

President Etienne Tshisekedi -C’est une étape de plus dans la crise de leadership qui agite l’Union pour la démocratie et le progrès social, le parti fondé par l’opposant historique Etienne Tshisekedi en République démocratique du Congo. En août dernier, déjà, dans une lettre ouverte, 25 membres influents de la diaspora de ce parti avaient pour la première fois directement désavoué leur président, absent de la scène politique depuis le début de sa convalescence en Belgique il y a plus d’un an. Cette fois, ils sont allés plus loin en désignant à sa place un président intérimaire.
A la tête des frondeurs, il y a notamment André Kalonzo Ilunga, désigné président de l’UDPS par intérim. Sa mission : préparer un congrès extraordinaire d’ici novembre pour élire une nouvelle direction. Originaire du Kasaï, autrefois représentant de l’UDPS aux Etats-Unis et à l’ONU, André Kalonzo Illunga est à l’image de ce groupe de frondeurs composé en grande partie de cadres ou d’anciens cadres du parti aujourd’hui en exil.
Pour eux, il faut définitivement tourner la page Etienne Tshisekedi, qu’ils accusent d’avoir falsifié les statuts du parti et dont l’absence prolongée a entraîné une terrible cacophonie sur la ligne politique de l’UDPS. Au point, craignent-ils, de menacer sa place sur l’échiquier politique. Mais quel peut-être l’impact d’une telle initiative, à laquelle aucun Congolais de l’intérieur n’a officiellement adhéré ? Rapahel Kashala, qui est au nombre des frondeurs, dit avoir le soutien de la base, même si, explique-t-il, beaucoup au Congo n’osent pas afficher leur soutien.
« Ils ne sont pas légitimes », récuse Valentin Mubaké, l’un des conseillers du numéro 1 du parti. Rappelant que ces frondeurs sont tous depuis très longtemps à l’étranger, coupés de la base donc, et ce même si leur geste témoigne d’un « désarroi » partagé par beaucoup. Pour le porte-parole de l’UDPS, Bruno Tshibala, il s’agit tout simplement d’une « comédie de mauvais goût ». « S’ils ont des choses à dire, qu’ils les disent lors de notre prochain congrès », qui doit être convoqué promet-il d’ici la fin de l’année.
(RFI)
-

UDPS:DÉCLARATION POLITIQUE DE LA PRÉSIDENCE DU PARTI
–La Présidence du Parti, Exécutif national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, s’est réunie ,sous la conduite du Secrétaire Général du Parti, ce mardi 22 Septembre 2015 au siège national sise 546, Zinnias Limete 10eme Rue ,pour examiner les agissements déplorables des prétendus 26 membres du Parti résidant à l’étranger ,en quête de positionnement et de gloriole, qui ont multiplié des rencontres et se sont rendus coupables de déclarations insolites au mépris des textes qui régissent l’UDPS ;Après analyses, échanges et délibérations, rend publique la Déclaration suivante :1. Concernant le soit disant CONCLAVE : aucune disposition des Statuts ne prévoit un tel forum, donc il est illicite ;2. Il n’a jamais existé de vacance à la tête du Parti ; et les instances dirigeantes et compétentes de l’UDPS n’ont jamais constaté un tel fait insolite.Son Excellence Dr Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, Président Elu de la RD CONGO et Président du Parti, en qui tous les cadres et membres du Parti ont leur confiance, continue à diriger, de main de Maitre, aux destinées de l’UDPS, principale force politique de la République Démocratique du Congo ;La tenue dudit Conclave relève donc de la pire rébellion dans le chef de ses organisateurs qui ont violé intentionnellement les dispositions pertinentes de l’Article 19 des Statuts ;3. Pour ce qui est de la désignation du Candidat du Parti à l’élection présidentielle, seul le Congrès, Organe Suprême, en a la compétence ;4. Par conséquent, à dater de ce jour, la Présidence du Parti :a) Prend acte de l’auto-exclusion du Parti les personnes dont les noms suivent :1. André KALONZO2. Raphael KASHALA3. François TSHIPAMBA MPUILA4. Leonard MPOYI MWADIAMVITA5. Ange KALONJI TSHIDIMBA6. Madame KASHIKA7. Sylvain NSENDA KALALA8. Raymond KABALU KADIMA9. Urbain NDONDO10. Oscar MUTOMBO11. Marcelin KWILU MONDO12. Papy BISUNGU13. Touré KABONGO14. Nono ILUNGA BUKASA15. André KABEMBA16. Eddy BOZINGA17. Sage GAYALA18. Bernard KABEYA TSHILUMBAYI19. Liévin TSHIEMBE NTAMBUE20. Philippe MANDANGI21. Albert MUKENDI22. Placide KANEMA23. Felix MULAMBA24. Georges MBOA25. Marie TSHIBWABWA26. Jean Claude MAKENGA BOFb) Prononce leur radiation de tous les registres du Parti ;c) Conformément à l’article 7 du Règlement Intérieur leur interdit, sous peine de poursuites judiciaires, d’utiliser la dénomination du Parti, ses insignes, logos et de parler en son nom ;d) Invite toutes les combattantes et tous les combattants à la vigilance pour mettre hors d’état de nuire toutes ces brebis égarées.Fait à Kinshasa, le22/09/2015Pour La Présidence du PartiBruno MAVUNGU PUATI,



