Author: Don Kayembe

  • [Exclusif] RFI dévoile le texte du projet de Constitution au Congo

    [Exclusif] RFI dévoile le texte du projet de Constitution au Congo

    Congo Brazza-RFI vous propose en exclusivité le texte intégral du projet de Constitution qui sera soumis à un référendum le 25 octobre au Congo-Brazzaville. Ce texte de 54 pages comporte 246 articles répartis en 21 titres.

    Ce texte définit le cadre juridique des partis politiques, des collectivités locales et des institutions. Concernant le pouvoir exécutif, il consacre la réduction du mandat du président de la République, qui passe de sept à cinq ans. D’après l’article 65, ce mandat est renouvelable deux fois. Pour être éligible, il faut désormais être âgé de 30 ans révolus, contre 40 ans dans l’actuel texte. La limite d’âge, jusque-là fixée à 70 ans, disparaît. Tout candidat doit toutefois jouir « d’un état de bien-être physique et mental constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle ».

    Autre changement : le retour de la fonction de Premier ministre. Enfin, concernant le pouvoir judiciaire, le Conseil supérieur de la magistrature est présidé par le président de la République. Le texte précise que le pouvoir judiciaire « ne peut empiéter ni sur les attributions du pouvoir exécutif ni sur celles du pouvoir législatif ».

    Un projet déjà contesté à Brazzaville

    L’opposition estime que ce projet de Constitution est taillé sur mesure aux ambitions politiques du président sortant, soupçonné de vouloir se maintenir au pouvoir. En atteste, selon l’opposition, la disparition de la limite d’âge, qui empêche Denis Sassou-Nguesso de se présenter au prochain scrutin. Depuis fin septembre, l’opposition a organisé deux grandes marches pour protester contre la tenue de ce référendum.

    De son côté, le porte-parole du gouvernement, Thierry Mungala, estime que la « limite d’âge n’a pas de raison d’être ». Ce ministre dénonce une « personnalisation à outrance du débat ». « Je n’ai, assure-t-il, jamais entendu le président exprimer une quelque intention que ce soit ». A ce stade, ajoute ce responsable, « l’enjeu c’est la modification de la gouvernance ».
    RFI
    [Le document débute à la page 3]

  • Info RFI: des bombes françaises refont surface aux mains de Boko Haram

    Info RFI: des bombes françaises refont surface aux mains de Boko Haram

    boko-Un double attentat-suicide a fait au moins neuf morts, dimanche matin, dans la région de Mora, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, en proie aux attaques des islamistes nigérians de Boko Haram. Selon une source sécuritaire et un responsable local, ce sont deux femmes kamikazes qui étaient porteuses des charges. Des explosifs qui, depuis quelque temps, attirent l’attention des services de sécurité camerounais et nigérians. En effet, à plusieurs reprises déjà, ce sont des grenades issues de bombes à sous-munitions françaises « Beluga » qui ont été retrouvées sur les candidats aux opérations suicides.

    La semaine dernière, l’armée nigériane a donné l’alerte. Des spécialistes du génie ont retrouvé des éléments provenant de ces bombes dans des zones où sévit Boko Haram, dans la région de l’Etat de l’Adamawa. Les numéros de série sur ces explosifs sont riches en enseignements, ils ont orienté les recherches de RFI vers la France et l’entreprise Matra qui, au début des années 1980, a équipé l’armée nigériane en bombes à sous-munition de type Beluga.

    A l’époque, aucun traité n’interdisait l’usage ou la cession de ces armements et cette période coïncide avec la vente, pour le compte de l’aviation nigériane, de plusieurs avions d’attaque Alpha jets. Des engins fabriqués par Dassaut-Breguet en France et Dornier en Allemagne. Les modèles nigérians provenaient d’ailleurs d’Allemagne.

    Des prises de guerre

    Les insurgés ont donc probablement récupéré ces bombes Beluga dans des dépôts de munitions sur des bases aériennes nigérianes. Les Alpha jets nigérians étaient notamment basés à Kano et Kainji. Problème, chaque bombe pèse 285 kilos. Elles sont généralement rangées dans de gros conteneurs fermés de 3,5 mètres de long, difficiles à dissimuler.

    Les sous-munitions découvertes, beaucoup plus petites, ne pèsent que 1,3 kilo. Chaque bombe Beluga contient 151 de ces sous-munitions. D’après les photos publiées par l’armée nigériane, les explosifs retrouvés seraient de type GR-66-EG, autrement dit des grenades à éclats, mortelles dans un rayon de 50 mètres.

    L’armée nigériane utilise toujours ses Alpha jets et vient même d’en acheter deux supplémentaires sur le marché civil aux Etats-Unis. Le Nigeria est signataire de la convention d’Oslo sur les sous-munitions, mais n’a pas encore ratifié le texte.

    RFI

  • Dans la lettre ici, la Céni demande des clarifications sur son financement au Premier Ministre

    Dans la lettre ici, la Céni demande des clarifications sur son financement au Premier Ministre

    Bureau de la CENI
    Bureau de la CENI

    -En République démocratique du Congo, après la démission de l’abbé Malu Malu, la bataille de la succession à la tête de la commission électorale est ouverte. Un nouveau candidat doit être proposé par les huit confessions religieuses du pays. Ce processus de désignation intervient alors que la commission électorale nationale indépendante (Céni) vient d’écrire au Premier ministre pour demander des explications sur les moyens alloués à l’organisation des élections.

    Dans une lettre datée du 9 octobre, dont RFI a obtenu copie (voir ci-dessous), la Céni se plaint des propos tenus par le ministre de l’Economie. Dans l’émission Questions d’actualitésur la radio et télévision nationale congolaise, Modeste Bahati Lukwebo aurait affirmé, selon ce courrier, que la Céni recevait 20 millions de dollars mensuellement pour la prise en charge du processus électoral.

    La Commission électorale demande formellement une séance de clarification au gouvernement car, précise-t-elle dans ce document, elle n’a reçu sur les exercices budgétaires de ces trois dernières années que 17 % des fonds alloués par le Parlement. Tous les fonds reçus par le gouvernement sont bien traçables dans les deux rapports annuels de la Céni déposés au Parlement, souligne cette lettre.

    « Il y a une volonté de polémiquer, nous ne voulons pas rentrer là-dedans », rétorque le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, ajoutant que ce n’était pas avec la Céni que le gouvernement faisait la reddition des comptes, mais bien avec l’Assemblée.

    D’autres sources proches de l’exécutif évoquent des budgets présentés par la commission électorale qui seraient facturés, ou une volonté de se dédouaner avant la désignation du nouveau président.

    Mais cette absence de moyens inquiète de plus en plus au sein de la commission électorale. Plusieurs sources internes affirment qu’aujourd’hui même, si des fonds sont rapidement décaissés, seules des élections indirectes pourraient être organisées d’ici début 2016, mais que s’il faut intégrer les jeunes électeurs au fichier électoral ou même les Congolais de l’étranger, aucune élection au suffrage direct ne serait possible avant juin 2016.

    rfi

    La lettre adressée par la Céni au Premier ministre :

  • RDC: la succession à la présidence de la Céni est ouverte

    RDC: la succession à la présidence de la Céni est ouverte

    Malumalu

    -En République démocratique du Congo, après la démission de l’abbé Malu Malu, s’ouvre la succession de la présidence de la Céni, un poste clef à un an de la présidentielle. La loi organique portant organisation et fonctionnement de la Céni est claire : ce poste revient à la société civile. Et il avait été convenu entre les composantes de la société civile que le président serait choisi par les huit confessions religieuses reconnues dans le pays. Un arrangement qui semble aujourd’hui encore faire consensus. Et une réunion a déjà eu lieu lundi après-midi.

    Il s’agissait d’une réunion des confessions religieuses pour prendre acte de la situation, à savoir que le président de la Céni a formellement démissionné et qu’elles doivent lui trouver un remplaçant. On est très loin de la désignation définitive.

    Formellement, les confessions proposent, l’Assemblée nationale confirme et le chef de l’Etat investit par ordonnance, c’est ce qu’explique la communication de la Commission électorale. Pour cette première étape, précisent plusieurs responsables religieux, il faut d’abord se mettre d’accord en interne sur des critères de désignation.

    « C’est l’occasion de réaffirmer des principes », explique Monseigneur Fridolin Ambongon, insistant sur le fait que l’indépendance était un critère important pour la conférence épiscopale.

    On se souvient que la désignation de l’abbé Malu-Malu avait fait grincer des dents l’Eglise catholique qui estimait à l’époque qu’il s’agit d’une nomination politique, qu’il avait été coopté par le pouvoir. « Il y a tellement de pressions », reconnaît le chef de l’Église du Christ au Congo.

    Pour le protestant Pierre Marini Bodho, il faut de la droiture, de la rectitude, mais aussi savoir dégager un consensus. « Il faut des élections, mais de la bonne élection », ajoute-t-il.

    Pour plusieurs experts, même si officiellement chaque confession religieuse va proposer un candidat, la bataille va surtout se jouer entre les catholiques considérés comme hostiles à l’idée d’un glissement et les protestants, voire les évangélistes, vus comme plutôt proches du pouvoir.

    Le ministre de la Communication Lambert Mendé assure, quant à lui, qu’il s’agit d’un arrangement interne à la société civile et que le gouvernement ne s’en mêlera pas.

    RFI

  • TARIF CONGO AIRWAYS  (tarif simple )-( les vols annoncés pour le 20 octobre )

    TARIF CONGO AIRWAYS (tarif simple )-( les vols annoncés pour le 20 octobre )

    congo airways-TARIF CONGO AIRWAYS  (tarif simple )-( les vols annoncés pour le 20 octobre )

    GOMA……. 241,800 CDF… (260 USD)
    KINDU…… 213,900 CDF….. (230 USD)
    KISANGANI ..223,200 CDF…. (240 USD)

    LUBUMBASHI ..241,800 CDF…. (260 USD)
    MBUJI MBAYI ..173,910 CDF….. (187 USD)
    KANANGA…………………(165 USD)
    BUKAVU……………………….(280 USD)

    MBANDANKA……………….(128 USD)
    KINDU……………………(230 USD)
    KISANGANI……………..(240 USD)

  • Ceni : l’Abbé Malumalu démissionne

    Ceni : l’Abbé Malumalu démissionne

    malumalu-L’Abbé Apollinaire Malumalu a démissionné, samedi 10 octobre, de son poste de président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Selon un communiqué de la présidence de la République lu à la télévision nationale, Malumalu quitte la centrale électorale pour raison de santé.

    Le président de la République dit avoir pris acte de cette démission et demande à la composante dont est issu l’Abbé Malumalu de proposer un autre candidat à l’Assemblée nationale pour approbation.

    L’Abbé Malumalu avait quitté le pays depuis le mois de février dernier pour se rendre en Afrique du Sud pour des soins médicaux.

    A son retour au pays à mi-avril dernier, il avait affirmé qu’il se portait bien. Mais quelques jours après, il avait quitté le pays pour se rendre aux Etats-Unis. Officiellement, il avait voyagé pour se faire soigner.

    En avril dernier, l’opposition politique s’inquiétait de l’indisponibilité du président de la Ceni.

    Pour les opposants, l’indisponibilité de l’abbé Apollinaire Malumalu (issu de la société civile) laissait le champ libre au parti présidentiel (PPRD) à travers son délégué, le premier vice-président de la commission.

    Certains même affirmé que la centrale électorale était « instrumentalisée par le pouvoir ». C’est le cas du président du Parti kabiliste, Mwenze Kongolo.

    Dans sa déclaration politique de samedi lue samedi 10 octobre, à quelques heures de la démission de l’Abbé Malumalu, le G7-nouvelle plate-forme de l’opposition-avait aussi dénoncé la pression exercée sur la Ceni et a exigé à cette Commission de publier le calendrier électoral aménagé qui serait déjà disponible.

    L’Abbé Malumalu avait été désigné président de la Ceni vendredi 7 juin 2013. Il était revenu aux affaires après avoir dirigé la centrale électorale, alors CEI (Commission électorale indépendante) de 2006 à 2011.

    Pour son deuxième mandat, il avait remplacé le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda qui avait pris les commandes de la Ceni de 2011 à 2013.

    radio okapi

  • Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    moise-katumbi-kabila-Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    Dans un pays aussi vaste et divisé que la RD Congo, cela ne suffirait de toute façon pas à le porter facilement jusqu’au sommet de l’État. Certes, sa présidence du club TP Mazembe de Lubumbashi et les résultats obtenus dans sa province l’ont rendu populaire. On ignore en revanche si ce point de départ est susceptible de susciter un véritable élan en sa faveur.

    Pour avoir de bonnes chances de succès, Katumbi devra s’allier avec au moins un ténor de l’opposition

    Dans ce pays fortement divisé entre Est swahiliphone et Ouest lingalaphone, le degré d’importance du soutien dont il bénéficie à Kinshasa et dans ses environs reste flou. Pour avoir de bonnes chances de succès, Katumbi devra s’allier avec au moins un ténor de l’opposition. Or, si des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines, aucun accord n’a encore été scellé.

    Jean-Pierre Bemba ? Il a beau être détenu par la Cour pénale internationale (CPI),ses partisans ne désespèrent pas de le voir revenir dans l’arène. Lors de l’élection présidentielle de 2011, il avait préféré rester neutre, jugeant insuffisants les nombreux appels du pied qu’on lui avait adressés. Étienne Tshisekedi ? Ces dernières semaines, l’homme d’affaires Katebe Katoto, le frère de Katumbi, l’a rencontré en Belgique, où il est en convalescence depuis près d’un an.

    Mais le vieil opposant de 82 ans est peu enclin au compromis. « Un ticket serait intéressant pour nous, à condition que Katumbi soutienne notre candidature », indique un de ses proches. Pas gagné. Reste Vital Kamerhe, apprécié dans les grandes villes de l’extrême Est. Pour beaucoup d’opposants cependant, la fiabilité de cet homme, qui fut un des plus proches collaborateurs du président Kabila, reste sujette à caution.

    Le plan de Joseph Kabila

    Évidemment, Kinshasa fera tout pour faire capoter de telles alliances. Le président Kabila garde en effet de nombreux atouts en main, à commencer par la maîtrise du temps. Et rien n’indique qu’il soit prêt à se hâter. Le fameux « glissement » redouté par une bonne partie de la classe politique – la stratégie qui consisterait à laisser le calendrier électoral prendre du retard, pour prolonger le mandat du chef de l’État – a en réalité déjà commencé. Initialement prévues pour octobre 2015, les élections locales ne seront de toute évidence pas organisées avant l’année prochaine, au mieux.

    Sans sa carapace de gouverneur, Katumbi est nu, assure Tryphon Kin-Kiey Mulumba

    Katumbi aura-t-il assez de souffle pour tenir pareil marathon ? Sa fortune, acquise avant qu’il se lance en politique, passe pour considérable. Mais, en RD Congo, une campagne présidentielle coûte cher. Très cher. Kinshasa n’hésitera pas à s’en prendre à ses intérêts, notamment dans les mines et la logistique, et menace déjà d’ouvrir certains dossiers financiers. « Sans sa carapace de gouverneur, Katumbi est nu, assure Tryphon Kin-Kiey Mulumba, le ministre des Relations avec le Parlement. Quelqu’un qui a exercé ces fonctions a forcément des choses à se reprocher. » Voilà qui promet…

    Cela étant, Katumbi a certainement pris ses précautions. Il a tout intérêt, désormais, à mettre une pression maximale sur le pouvoir afin que celui-ci respecte strictement le calendrier et la Constitution. C’est sur cet argument clé qu’il compte mobiliser l’alliance la plus large possible, des déçus de la majorité aux opposants radicaux, en passant par la société civile.

    Il a déjà commencé à l’étranger, notamment en recrutant le cabinet de lobbying Akin Gump à Washington, qui plaide sa cause auprès du département d’État. Mining company of Katanga, sa société, dirigée par Carine Katumbi, son épouse, a déboursé pour cela plusieurs centaines de milliers de dollars. En réalité, les capitales occidentales sont déjà convaincues. Les Constitutions sont de plus en plus des textes sacrés…


    Dans la famille Katumbi

    Katebe Katoto, frère et mentor de Moïse Katumbi, fera-t-il bénéficier son cadet de son expérience politique ? Tous deux hommes d’affaires, ils ont marché dans les pas de leur père, Nissim Soriano, un Grec de confession juive. Mais Katebe Katoto, qui sert d’ores et déjà d’émissaire à son frère, en sait plus long sur le monde cruel de la politique. Au tournant des années 2000, il a été un membre très influent du RCD-Goma, une rébellion à l’époque proche du Rwanda.

    Ce lien pourrait éveiller des soupçons dans l’Ouest du pays, où toute connexion réelle ou supposée avec Kigali est souvent utilisée à des fins politiciennes. Les origines burundaises de son épouse, Carine, qui a géré ses affaires tandis qu’il était gouverneur du Katanga, pourraient également être retenues contre lui. Dans une campagne où tous les coups seront permis, nul doute que son métissage lui sera également reproché. Même si Kabila lui-même est également attaqué par ses détracteurs sur ses prétendues origines rwandaises.

    Pierre Boisselet

  • Côte d’Ivoire: Amnesty demande la fin des arrestations arbitraires

    Côte d’Ivoire: Amnesty demande la fin des arrestations arbitraires

    CI-Amnesty International appelle la Côte d’Ivoire à « mettre fin aux arrestations arbitraires d’opposants à l’approche de la présidentielle »du 25 octobre. Selon l’ONG, « une soixantaine de personnes, dont plusieurs cadres de l’opposition, ont été arrêtées depuis la mi-septembre, suite à la publication par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats à l’élection présidentielle et au moins trente sont toujours en détention ».

    Une soixantaine de personnes dont plusieurs cadres de l’opposition ont été arrêtées depuis la mi-septembre. Une justice qui semble prendre son temps jusqu’à la fin du processus électoral, car la grande majorité des personnes arrêtées sont toujours sous les verrous. C’est le constat que fait Amnesty International en Côte d’Ivoire à quelques jours de l’élection présidentielle. L’organisation de défense des droits de l’homme demande au gouvernement de respecter la Constitution du pays.

    « Depuis l’ouverture de la campagne présidentielle et la présentation de la liste des candidats, il est extrêmement difficile à l’opposition de manifester. A la suite de manifestations, environ une soixantaine de personnes ont été arrêtées. Nous demandons au gouvernement d’autoriser la liberté d’expression, car c’est un droit garanti par la Constitution ivoirienne », a déclaré Nathalie Kouakou, présidente de la section Côte d’Ivoire de l’ONG.

    La réponse du gouvernement ivoirien ne s’est pas fait attendre. « L’opposition peut manifester même en dehors de la période électorale à condition que cela se fasse conformément à nos textes. Les enquêtes se feront, les responsabilités seront établies et, évidemment, ceux qui ne sont pas concernés seront libérés », a répondu Bruno Koné, porte-parole du gouvernement.

    L’élection présidentielle est prévue le 25 octobre.

    (RFI)

     Lire le communniqué d’Amnesty International :

    CÔTE D’IVOIRE. IL FAUT METTRE FIN AUX ARRESTATIONS ARBITRAIRES D’OPPOSANTS À L’APPROCHE DE LA PRÉSIDENTIELLE

    La Côte d’Ivoire doit mettre fin à la vague d’arrestations arbitraires d’opposants politiques et au recours à toute forme de mauvais traitements, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.
    Une soixantaine de personnes dont plusieurs cadres de l’opposition, ont été arrêtées depuis la mi-septembre, suite à la publication par le conseil constitutionnel de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. Au moins trente sont toujours en détention. La plupart sont accusées d’atteinte à l’ordre public après avoir participé à des rassemblements pacifiques non-autorisés. Selon des informations recueillies par Amnesty International, certains ont subi de mauvais traitements lors de leur arrestation et étaient détenus au secret pendant plusieurs semaines, sans avoir accès à un avocat ou à des soins médicaux.

    Les récurrentes arrestations et détentions arbitraires d’opposants politiques créent un climat de peur qui compromet l’exercice de la liberté d’expression et de réunion pacifique en Côte d’Ivoire
    Francois Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest chez Amnesty International

    «A l’approche des élections, les autorités doivent mettre fin aux manœuvres de harcèlement et d’intimidation continuelles que subissent les militants de l’opposition politique».
    Le 9 septembre dernier, le conseil constitutionnel a validé une liste de dix candidats à la présidentielle de ce mois alors que 33 avaient déposé leur dossier à la Commission électorale indépendante.
    Des partis politiques de l’opposition ont organisé une série de manifestations pour dénoncer les conditions du processus électoral. Si la plupart de ces rassemblements étaient pacifiques, certains ont mené à des violences intercommunautaires faisant au moins deux morts dans les villes de Bayota (centre-est) et Gagnoa (centre ouest).
    Plusieurs opposants ont été arrêtés suite à ces violences et, selon des informations obtenues par Amnesty International, ont été soumis à des mauvais traitements. Selon toujours ces informations, un des opposants, Samba David, a été arrêté le 13 septembre 2015 à son domicile dans le quartier de Yopougon (Abidjan) par huit hommes armés, en uniforme noir. Sa maison a été saccagée et il a été frappé à coups de crosse, y compris au niveau des organes génitaux. Il a été détenu au secret pendant deux jours sans accès à un médecin, malgré ses blessures.
    Samba David n’a obtenu l’assistance d’un avocat que les 15 et 16 septembre, avant d’être inculpé pour atteinte à l’ordre public, discrédit d’une décision judiciaire, provocation à l’insoumission et complicité dans la destruction de biens. Le 17 septembre, il a été transféré sans que son avocat en soit informé à la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il y a été détenu sans accès à son avocat jusqu’à sa comparution devant le tribunal le 30 septembre. Le 2 octobre dernier Samba David a été condamné à six mois de prison ferme.
    Par ailleurs, selon des informations recueillies par Amnesty International, Kouamé Akpalé Richmond et Douadé Gildas ont été arrêtés le 9 septembre à leur domicile de Yopougon (Abidjan), et détenus sans inculpation jusqu’au 17 septembre, alors que la loi ivoirienne prévoit que la garde-à-vue ne peut excéder 48 heures renouvelables une fois à la demande d’un magistrat ou d’un procureur. Ils ont été inculpés d’atteinte à l’ordre public et transférés à la DST où ils ont été détenus sans avoir accès à leurs avocats jusqu’à leur procès le 30 septembre devant un tribunal qui a finalement décidé d’abandonner les poursuites contre eux et ordonné leur libération.

    La Côte d’Ivoire ne doit pas utiliser les violences politiques et intercommunautaires comme prétexte pour restreindre la liberté de réunion pacifique et procéder à des arrestations arbitraires d’opposants
    François Patuel

    «Les autorités doivent s’assurer que les auteurs de ces violences soient identifiés à la suite d’une enquête indépendante et traduits en justice par le biais d’un procès équitable ».

    Amnesty International 

  • Moïse Katumbi-G7 : les masques tombent et la vérité est là !

    Moïse Katumbi-G7 : les masques tombent et la vérité est là !

    Moise et G7– Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. L’adage vaut tout son pesant d’or dans le feuilleton qu’il convient d’appeler Moïse Katumbi-G7.

    La simultanéité des démissions orchestrée par ces acteurs de la scène politique, au centre de l’actualité, a poussé les plus perspicaces des analystes à conclure à une complicité agissante entre les deux camps.

    A l’avant-garde de l’information et de l’analyse, votre quotidien de chevet, Le Palmarès, avait, dès l’annonce de la démission de Moïse, stigmatisé la collusion entre ce dernier et le G7.

    Tous ceux qui sont suffisamment instruits dans les différents salons huppés du pays, savent depuis un certain temps que le G7 avait déjà trouvé son candidat pour la présidentielle de 2016. Ils avaient ainsi la mission de l’imposer à leur famille politique à défaut d’obtenir un parrainage en douceur.

    Les sociétaires du G7 avaient à ce point manœuvré à livre ouverte que tout le monde les avait vus venir trop longtemps. Et tout s’est passé comme prévu : une fois l’entreprise visant à imposer leur produit présidentiable pour 2016 avortée et ses défenseurs déboutés, le maître se devait de leur manifester publiquement leur soutien. Ainsi devait commencer le plan B du G7 et de leur mentor. Et il a déjà commencé.

    Accélérateur

    En effet, au lendemain de la démission de l’ancien Gouverneur du Katanga, les membres du G7 se sont répandus en dénégation, niant que Moïse Katumbi était l’un des leurs ou avait agi par solidarité d’action.

    On en était là lorsque, un des ténors de cette plateforme (le même) a finalement lâché le morceau.
    Intervenant sur la place publique, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a révélé que son Groupe était prêt à soutenir la candidature de Moïse à la présidentielle, si ce dernier se lançait dans la course.

    Oui, le morceau a été lâché. Et il ne pouvait en être autrement. Surtout pour un Kyungu qui a été complice de première heure dans la fronde, sur fond de boutade lâchée à Lubumbashi le mardi 24 décembre 2014.

    Ce jour-là, devant les Lushois et le monde, le président de l’Unafec en avait dit et fait plus que Moïse lui-même.

    D’autre part, le même jour, à la suite de la boutade sur le 3ème penalty, un autre membre du G7, non des moindres, s’était illustré par un Tweet plus qu’accusateur.
    En effet, Olivier Kamitatu posait : « Dès aujourd’hui, à partir de Lubumbashi, au Katanga, l’histoire s’accélère … ».

    L’histoire s’accélère tellement que le G7 est obligé de se dévoiler. Très bientôt donc, sera annoncé le grand mariage, après un long adultère dans l’ombre et sous le foyer …
    Par LP

  • Etienne Tshisekedi Vs Andre Kalonzo, qui exclut qui de l’UDPS?

    Etienne Tshisekedi Vs Andre Kalonzo, qui exclut qui de l’UDPS?


    Kalonzo-Tshisekedi-Présidence
    du Parti Le Président
    Monsieur Étienne Tshisekedi Président de  l’UDPS AABL (Association à But Lucratif)  À Bruxelles.
    Monsieur le Président, 

    Nous avons pris connaissance de la décision n°16/UDPS/PP/2015 portant exclusion de 27 Membres du Parti publiée dans le journal « le Phare » du 29 septembre 2015. Cette décision est nulle et de nul effet pour les raisons qui suivent.

    D’entrée de jeu, nous trouvons injuste d’aller chercher M. Pierre Adolphe Mbuyi Kabanda, Président de la Fédération de Belgique, là où il s’est retiré pour venir l’ajouter sur la liste des exclus, alors qu’il n’a ni signé la Déclaration ni participé au Conclave. Il y a pourtant pas mal de Cadres au Parti qui ne sont pas d’accord avec vous. C’est sans doute pour avoir dénoncé le transfert frauduleux de l’argent du Parti sur le compte bancaire de Maman Marthe sur vos instructions.

    Pour justifier votre décision d’exclusion des Cadres légalistes qui n’ont rien fait qu’exercer leurs droits démocratiques dans un Parti supposé être le champion de la démocratie au Congo , vous vous référez aux Statuts modifiés, complétés et corrigés  du 25 Janvier 2013 que vous voulez imposer à tout prix comme les nouveaux statuts du Parti. Faut-il vraiment passer le temps à expliquer à votre Excellence que: 

    1) ces statuts n’ont jamais été approuvés par le Congrès, organe suprême du Parti et se rapportent à une Association à But Lucratif (AABL) que vous avez créée tout seul.

    2) Nous ne faisons pas partie de cette organisation familiale et ne sommes aucunement concernés par les décisions qui sont prises dans le cadre de cette organisation. 

    En créant une  UDPS/AABL vous avez, volontairement, pris congé de l’UDPS parti politique. Par conséquent, vous ne pouvez pas appliquer vos statuts de 2013 sur le parti politique UDPS qui est, lui, régi par les statuts de 2010, les seuls valables. Voici ce qui a motivé votre décision : “Considérant des manquements graves et de violation manifeste des Statuts et du règlement intérieur du Parti en s’arrogeant, sans qualité, le pouvoir dévolu au Congrès du Parti spécialement en son article 18 alinéa 6”.

    Monsieur le Président,

    La motivation de votre décision n’est pas fondée. En évoquant l’article 18 alinéa 6 dans vos motivations, vous vous référez clairement aux statuts que vous avez fabriqués en 2013. Comme nous l’avons dit plus haut, ces statuts se rapportent à une association à but lucratif (AABL) et non au parti politique UDPS qui, lui, est régi par les statuts issus du 1er Congrès de décembre 2010 et demeure celui fondé par les 13 parlementaires le 15 février 1982. L’opinion ne sait plus à quel saint se vouer avec la deuxième organisation que vous avez créée. Est-ce l’UDPS parti politique auquel nous appartenons, ou l’UDPS AABL familiale que vous dirigez depuis 2013. 
    Pour notre part, l’UDPS parti politique est restée sans tête depuis la création de votre AABL en 2013. Il était donc impérieux de combler le vide ainsi créé et de contribuer à la promotion de la démocratie au sein de l’UDPS en mettant fin au dysfonctionnement et à la traîtrise affichée par le non-respect des textes. 

    A l’instar de la situation vécue en 1987, lorsque le leadership du mouvement vous y compris, avait signé les Accords de Gbadolite, acceptant de rentrer dans le MPR parti-état et que vous-même aviez par la suite décidé de quitter la politique, le parti s’était retrouvé abandonné à lui-même. Les cadres  du Parti avaient alors créé la Direction Politique Rénovée (DPR), et plus tard se sont réunis dans un Conclave à Boston pour confier les rênes du Parti à Marcel Lihau Ebua qui nous a conduits jusqu’à la Conférence Nationale Souveraine. Nous venons de prendre une initiative du même genre en organisant un Conclave à Bruxelles qui a  désigné un président intérimaire pour nous amener au Congrès. C’est le Congrès qui élira le futur président du parti et le candidat aux élections présidentielles. 

    Revenant à votre décision, elle se circonscrit en droit et en fait sur les considérations suivantes : 

    1.En droit   : 

    Les articles auxquels vous faites référence sont sujets à caution et relèvent d’une interprétation erronée de votre part. Les articles 22, 23 et 28 notamment, parlent de la Présidence, de sa composition et de ses attributions, ils sont donc hors sujet.  En date du 14/12/2010, vous avez signé les Statuts issus du Congrès de l’UDPS qui s’est tenu du 10 au 14/12/2010. Ces statuts ont été notariés le 21 janvier 2011. En date du 25/01/2013, vous avez apposé votre signature sur un autre document appelé Statuts, notarié le 1/03/2013 sans avoir été soumis au Congrès, en violation flagrante de l’article 17 en son point 4 des Statuts légaux issus du Congres et de l’article 18, point 4 de vos propres Statuts illégaux du 21/01/2013. Enconséquence nous nous trouvons devant deux organisations de naturedifférente, une AABL que vous dirigez et le parti politique UDPS sans têtedepuis 2013 mais qui vient de se doter d’une présidence provisoire en date du 20 septembre 2015. 

    2. En fait 

    En votre qualité de Président de l’UDPS ayant viole les Statuts en vous attribuant les prérogatives du Congres, les actes que vous posez n’ ont aucun effet juridique ; ils sont aussi illégaux.

    A quels Statuts faites-vous allusion lorsque vous mentionnez les faits qui, selon vous, sont contraires aux idéaux de l ‘UDPS ? 

    Voila plus d’une année vous avez brille par une indisponibilité et une gestion inexistante des affaires du Parti ou la famille biologique a pris de l’ascendance sur les structures du Parti. Comment pouvez-vous expliquerqu’étant en soins a Bruxelles au mois de janvier 2015 vous ayez pu signer les actes de nomination des Représentants et leurs Adjoints a Kinshasa! Ceci démontre l’incompétence et la megestion des affaires du parti. 

    Ayant modifie l’objectif principal du parti politique UDPS, en l’occurrence l’article 10 des Statuts légaux sans l’ aval du Congres, vous êtes en droit et en fait incompétent pour poser. les actes qui doivent engager l’UDPS, Parti politique dont nous sommes membres, et duquel vous avez déjà pris congé. 

    N’étant plus Président de l’UDPS parti politique depuis 2013, nous ne vous reconnaissons plus aucun droit de parler au nom et pour compte de l’UDPS parti politique auquel nous appartenons, sous peine de poursuites judiciaires. D’ores et déjà nous réaffirmons que votre décision est nulle et de nul effet. 

    Fait à New York, le 2 octobre 2015 

    André Kalonzo Ilunga

    Président intérimaire