Author: Don Kayembe

  • Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    moise-katumbi-kabila-Moïse Katumbi a-t-il une chance d’accéder au sommet de l’Etat ?

    Dans un pays aussi vaste et divisé que la RD Congo, cela ne suffirait de toute façon pas à le porter facilement jusqu’au sommet de l’État. Certes, sa présidence du club TP Mazembe de Lubumbashi et les résultats obtenus dans sa province l’ont rendu populaire. On ignore en revanche si ce point de départ est susceptible de susciter un véritable élan en sa faveur.

    Pour avoir de bonnes chances de succès, Katumbi devra s’allier avec au moins un ténor de l’opposition

    Dans ce pays fortement divisé entre Est swahiliphone et Ouest lingalaphone, le degré d’importance du soutien dont il bénéficie à Kinshasa et dans ses environs reste flou. Pour avoir de bonnes chances de succès, Katumbi devra s’allier avec au moins un ténor de l’opposition. Or, si des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines, aucun accord n’a encore été scellé.

    Jean-Pierre Bemba ? Il a beau être détenu par la Cour pénale internationale (CPI),ses partisans ne désespèrent pas de le voir revenir dans l’arène. Lors de l’élection présidentielle de 2011, il avait préféré rester neutre, jugeant insuffisants les nombreux appels du pied qu’on lui avait adressés. Étienne Tshisekedi ? Ces dernières semaines, l’homme d’affaires Katebe Katoto, le frère de Katumbi, l’a rencontré en Belgique, où il est en convalescence depuis près d’un an.

    Mais le vieil opposant de 82 ans est peu enclin au compromis. « Un ticket serait intéressant pour nous, à condition que Katumbi soutienne notre candidature », indique un de ses proches. Pas gagné. Reste Vital Kamerhe, apprécié dans les grandes villes de l’extrême Est. Pour beaucoup d’opposants cependant, la fiabilité de cet homme, qui fut un des plus proches collaborateurs du président Kabila, reste sujette à caution.

    Le plan de Joseph Kabila

    Évidemment, Kinshasa fera tout pour faire capoter de telles alliances. Le président Kabila garde en effet de nombreux atouts en main, à commencer par la maîtrise du temps. Et rien n’indique qu’il soit prêt à se hâter. Le fameux « glissement » redouté par une bonne partie de la classe politique – la stratégie qui consisterait à laisser le calendrier électoral prendre du retard, pour prolonger le mandat du chef de l’État – a en réalité déjà commencé. Initialement prévues pour octobre 2015, les élections locales ne seront de toute évidence pas organisées avant l’année prochaine, au mieux.

    Sans sa carapace de gouverneur, Katumbi est nu, assure Tryphon Kin-Kiey Mulumba

    Katumbi aura-t-il assez de souffle pour tenir pareil marathon ? Sa fortune, acquise avant qu’il se lance en politique, passe pour considérable. Mais, en RD Congo, une campagne présidentielle coûte cher. Très cher. Kinshasa n’hésitera pas à s’en prendre à ses intérêts, notamment dans les mines et la logistique, et menace déjà d’ouvrir certains dossiers financiers. « Sans sa carapace de gouverneur, Katumbi est nu, assure Tryphon Kin-Kiey Mulumba, le ministre des Relations avec le Parlement. Quelqu’un qui a exercé ces fonctions a forcément des choses à se reprocher. » Voilà qui promet…

    Cela étant, Katumbi a certainement pris ses précautions. Il a tout intérêt, désormais, à mettre une pression maximale sur le pouvoir afin que celui-ci respecte strictement le calendrier et la Constitution. C’est sur cet argument clé qu’il compte mobiliser l’alliance la plus large possible, des déçus de la majorité aux opposants radicaux, en passant par la société civile.

    Il a déjà commencé à l’étranger, notamment en recrutant le cabinet de lobbying Akin Gump à Washington, qui plaide sa cause auprès du département d’État. Mining company of Katanga, sa société, dirigée par Carine Katumbi, son épouse, a déboursé pour cela plusieurs centaines de milliers de dollars. En réalité, les capitales occidentales sont déjà convaincues. Les Constitutions sont de plus en plus des textes sacrés…


    Dans la famille Katumbi

    Katebe Katoto, frère et mentor de Moïse Katumbi, fera-t-il bénéficier son cadet de son expérience politique ? Tous deux hommes d’affaires, ils ont marché dans les pas de leur père, Nissim Soriano, un Grec de confession juive. Mais Katebe Katoto, qui sert d’ores et déjà d’émissaire à son frère, en sait plus long sur le monde cruel de la politique. Au tournant des années 2000, il a été un membre très influent du RCD-Goma, une rébellion à l’époque proche du Rwanda.

    Ce lien pourrait éveiller des soupçons dans l’Ouest du pays, où toute connexion réelle ou supposée avec Kigali est souvent utilisée à des fins politiciennes. Les origines burundaises de son épouse, Carine, qui a géré ses affaires tandis qu’il était gouverneur du Katanga, pourraient également être retenues contre lui. Dans une campagne où tous les coups seront permis, nul doute que son métissage lui sera également reproché. Même si Kabila lui-même est également attaqué par ses détracteurs sur ses prétendues origines rwandaises.

    Pierre Boisselet

  • Côte d’Ivoire: Amnesty demande la fin des arrestations arbitraires

    Côte d’Ivoire: Amnesty demande la fin des arrestations arbitraires

    CI-Amnesty International appelle la Côte d’Ivoire à « mettre fin aux arrestations arbitraires d’opposants à l’approche de la présidentielle »du 25 octobre. Selon l’ONG, « une soixantaine de personnes, dont plusieurs cadres de l’opposition, ont été arrêtées depuis la mi-septembre, suite à la publication par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats à l’élection présidentielle et au moins trente sont toujours en détention ».

    Une soixantaine de personnes dont plusieurs cadres de l’opposition ont été arrêtées depuis la mi-septembre. Une justice qui semble prendre son temps jusqu’à la fin du processus électoral, car la grande majorité des personnes arrêtées sont toujours sous les verrous. C’est le constat que fait Amnesty International en Côte d’Ivoire à quelques jours de l’élection présidentielle. L’organisation de défense des droits de l’homme demande au gouvernement de respecter la Constitution du pays.

    « Depuis l’ouverture de la campagne présidentielle et la présentation de la liste des candidats, il est extrêmement difficile à l’opposition de manifester. A la suite de manifestations, environ une soixantaine de personnes ont été arrêtées. Nous demandons au gouvernement d’autoriser la liberté d’expression, car c’est un droit garanti par la Constitution ivoirienne », a déclaré Nathalie Kouakou, présidente de la section Côte d’Ivoire de l’ONG.

    La réponse du gouvernement ivoirien ne s’est pas fait attendre. « L’opposition peut manifester même en dehors de la période électorale à condition que cela se fasse conformément à nos textes. Les enquêtes se feront, les responsabilités seront établies et, évidemment, ceux qui ne sont pas concernés seront libérés », a répondu Bruno Koné, porte-parole du gouvernement.

    L’élection présidentielle est prévue le 25 octobre.

    (RFI)

     Lire le communniqué d’Amnesty International :

    CÔTE D’IVOIRE. IL FAUT METTRE FIN AUX ARRESTATIONS ARBITRAIRES D’OPPOSANTS À L’APPROCHE DE LA PRÉSIDENTIELLE

    La Côte d’Ivoire doit mettre fin à la vague d’arrestations arbitraires d’opposants politiques et au recours à toute forme de mauvais traitements, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.
    Une soixantaine de personnes dont plusieurs cadres de l’opposition, ont été arrêtées depuis la mi-septembre, suite à la publication par le conseil constitutionnel de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. Au moins trente sont toujours en détention. La plupart sont accusées d’atteinte à l’ordre public après avoir participé à des rassemblements pacifiques non-autorisés. Selon des informations recueillies par Amnesty International, certains ont subi de mauvais traitements lors de leur arrestation et étaient détenus au secret pendant plusieurs semaines, sans avoir accès à un avocat ou à des soins médicaux.

    Les récurrentes arrestations et détentions arbitraires d’opposants politiques créent un climat de peur qui compromet l’exercice de la liberté d’expression et de réunion pacifique en Côte d’Ivoire
    Francois Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest chez Amnesty International

    «A l’approche des élections, les autorités doivent mettre fin aux manœuvres de harcèlement et d’intimidation continuelles que subissent les militants de l’opposition politique».
    Le 9 septembre dernier, le conseil constitutionnel a validé une liste de dix candidats à la présidentielle de ce mois alors que 33 avaient déposé leur dossier à la Commission électorale indépendante.
    Des partis politiques de l’opposition ont organisé une série de manifestations pour dénoncer les conditions du processus électoral. Si la plupart de ces rassemblements étaient pacifiques, certains ont mené à des violences intercommunautaires faisant au moins deux morts dans les villes de Bayota (centre-est) et Gagnoa (centre ouest).
    Plusieurs opposants ont été arrêtés suite à ces violences et, selon des informations obtenues par Amnesty International, ont été soumis à des mauvais traitements. Selon toujours ces informations, un des opposants, Samba David, a été arrêté le 13 septembre 2015 à son domicile dans le quartier de Yopougon (Abidjan) par huit hommes armés, en uniforme noir. Sa maison a été saccagée et il a été frappé à coups de crosse, y compris au niveau des organes génitaux. Il a été détenu au secret pendant deux jours sans accès à un médecin, malgré ses blessures.
    Samba David n’a obtenu l’assistance d’un avocat que les 15 et 16 septembre, avant d’être inculpé pour atteinte à l’ordre public, discrédit d’une décision judiciaire, provocation à l’insoumission et complicité dans la destruction de biens. Le 17 septembre, il a été transféré sans que son avocat en soit informé à la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il y a été détenu sans accès à son avocat jusqu’à sa comparution devant le tribunal le 30 septembre. Le 2 octobre dernier Samba David a été condamné à six mois de prison ferme.
    Par ailleurs, selon des informations recueillies par Amnesty International, Kouamé Akpalé Richmond et Douadé Gildas ont été arrêtés le 9 septembre à leur domicile de Yopougon (Abidjan), et détenus sans inculpation jusqu’au 17 septembre, alors que la loi ivoirienne prévoit que la garde-à-vue ne peut excéder 48 heures renouvelables une fois à la demande d’un magistrat ou d’un procureur. Ils ont été inculpés d’atteinte à l’ordre public et transférés à la DST où ils ont été détenus sans avoir accès à leurs avocats jusqu’à leur procès le 30 septembre devant un tribunal qui a finalement décidé d’abandonner les poursuites contre eux et ordonné leur libération.

    La Côte d’Ivoire ne doit pas utiliser les violences politiques et intercommunautaires comme prétexte pour restreindre la liberté de réunion pacifique et procéder à des arrestations arbitraires d’opposants
    François Patuel

    «Les autorités doivent s’assurer que les auteurs de ces violences soient identifiés à la suite d’une enquête indépendante et traduits en justice par le biais d’un procès équitable ».

    Amnesty International 

  • Moïse Katumbi-G7 : les masques tombent et la vérité est là !

    Moïse Katumbi-G7 : les masques tombent et la vérité est là !

    Moise et G7– Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. L’adage vaut tout son pesant d’or dans le feuilleton qu’il convient d’appeler Moïse Katumbi-G7.

    La simultanéité des démissions orchestrée par ces acteurs de la scène politique, au centre de l’actualité, a poussé les plus perspicaces des analystes à conclure à une complicité agissante entre les deux camps.

    A l’avant-garde de l’information et de l’analyse, votre quotidien de chevet, Le Palmarès, avait, dès l’annonce de la démission de Moïse, stigmatisé la collusion entre ce dernier et le G7.

    Tous ceux qui sont suffisamment instruits dans les différents salons huppés du pays, savent depuis un certain temps que le G7 avait déjà trouvé son candidat pour la présidentielle de 2016. Ils avaient ainsi la mission de l’imposer à leur famille politique à défaut d’obtenir un parrainage en douceur.

    Les sociétaires du G7 avaient à ce point manœuvré à livre ouverte que tout le monde les avait vus venir trop longtemps. Et tout s’est passé comme prévu : une fois l’entreprise visant à imposer leur produit présidentiable pour 2016 avortée et ses défenseurs déboutés, le maître se devait de leur manifester publiquement leur soutien. Ainsi devait commencer le plan B du G7 et de leur mentor. Et il a déjà commencé.

    Accélérateur

    En effet, au lendemain de la démission de l’ancien Gouverneur du Katanga, les membres du G7 se sont répandus en dénégation, niant que Moïse Katumbi était l’un des leurs ou avait agi par solidarité d’action.

    On en était là lorsque, un des ténors de cette plateforme (le même) a finalement lâché le morceau.
    Intervenant sur la place publique, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a révélé que son Groupe était prêt à soutenir la candidature de Moïse à la présidentielle, si ce dernier se lançait dans la course.

    Oui, le morceau a été lâché. Et il ne pouvait en être autrement. Surtout pour un Kyungu qui a été complice de première heure dans la fronde, sur fond de boutade lâchée à Lubumbashi le mardi 24 décembre 2014.

    Ce jour-là, devant les Lushois et le monde, le président de l’Unafec en avait dit et fait plus que Moïse lui-même.

    D’autre part, le même jour, à la suite de la boutade sur le 3ème penalty, un autre membre du G7, non des moindres, s’était illustré par un Tweet plus qu’accusateur.
    En effet, Olivier Kamitatu posait : « Dès aujourd’hui, à partir de Lubumbashi, au Katanga, l’histoire s’accélère … ».

    L’histoire s’accélère tellement que le G7 est obligé de se dévoiler. Très bientôt donc, sera annoncé le grand mariage, après un long adultère dans l’ombre et sous le foyer …
    Par LP

  • Etienne Tshisekedi Vs Andre Kalonzo, qui exclut qui de l’UDPS?

    Etienne Tshisekedi Vs Andre Kalonzo, qui exclut qui de l’UDPS?


    Kalonzo-Tshisekedi-Présidence
    du Parti Le Président
    Monsieur Étienne Tshisekedi Président de  l’UDPS AABL (Association à But Lucratif)  À Bruxelles.
    Monsieur le Président, 

    Nous avons pris connaissance de la décision n°16/UDPS/PP/2015 portant exclusion de 27 Membres du Parti publiée dans le journal « le Phare » du 29 septembre 2015. Cette décision est nulle et de nul effet pour les raisons qui suivent.

    D’entrée de jeu, nous trouvons injuste d’aller chercher M. Pierre Adolphe Mbuyi Kabanda, Président de la Fédération de Belgique, là où il s’est retiré pour venir l’ajouter sur la liste des exclus, alors qu’il n’a ni signé la Déclaration ni participé au Conclave. Il y a pourtant pas mal de Cadres au Parti qui ne sont pas d’accord avec vous. C’est sans doute pour avoir dénoncé le transfert frauduleux de l’argent du Parti sur le compte bancaire de Maman Marthe sur vos instructions.

    Pour justifier votre décision d’exclusion des Cadres légalistes qui n’ont rien fait qu’exercer leurs droits démocratiques dans un Parti supposé être le champion de la démocratie au Congo , vous vous référez aux Statuts modifiés, complétés et corrigés  du 25 Janvier 2013 que vous voulez imposer à tout prix comme les nouveaux statuts du Parti. Faut-il vraiment passer le temps à expliquer à votre Excellence que: 

    1) ces statuts n’ont jamais été approuvés par le Congrès, organe suprême du Parti et se rapportent à une Association à But Lucratif (AABL) que vous avez créée tout seul.

    2) Nous ne faisons pas partie de cette organisation familiale et ne sommes aucunement concernés par les décisions qui sont prises dans le cadre de cette organisation. 

    En créant une  UDPS/AABL vous avez, volontairement, pris congé de l’UDPS parti politique. Par conséquent, vous ne pouvez pas appliquer vos statuts de 2013 sur le parti politique UDPS qui est, lui, régi par les statuts de 2010, les seuls valables. Voici ce qui a motivé votre décision : “Considérant des manquements graves et de violation manifeste des Statuts et du règlement intérieur du Parti en s’arrogeant, sans qualité, le pouvoir dévolu au Congrès du Parti spécialement en son article 18 alinéa 6”.

    Monsieur le Président,

    La motivation de votre décision n’est pas fondée. En évoquant l’article 18 alinéa 6 dans vos motivations, vous vous référez clairement aux statuts que vous avez fabriqués en 2013. Comme nous l’avons dit plus haut, ces statuts se rapportent à une association à but lucratif (AABL) et non au parti politique UDPS qui, lui, est régi par les statuts issus du 1er Congrès de décembre 2010 et demeure celui fondé par les 13 parlementaires le 15 février 1982. L’opinion ne sait plus à quel saint se vouer avec la deuxième organisation que vous avez créée. Est-ce l’UDPS parti politique auquel nous appartenons, ou l’UDPS AABL familiale que vous dirigez depuis 2013. 
    Pour notre part, l’UDPS parti politique est restée sans tête depuis la création de votre AABL en 2013. Il était donc impérieux de combler le vide ainsi créé et de contribuer à la promotion de la démocratie au sein de l’UDPS en mettant fin au dysfonctionnement et à la traîtrise affichée par le non-respect des textes. 

    A l’instar de la situation vécue en 1987, lorsque le leadership du mouvement vous y compris, avait signé les Accords de Gbadolite, acceptant de rentrer dans le MPR parti-état et que vous-même aviez par la suite décidé de quitter la politique, le parti s’était retrouvé abandonné à lui-même. Les cadres  du Parti avaient alors créé la Direction Politique Rénovée (DPR), et plus tard se sont réunis dans un Conclave à Boston pour confier les rênes du Parti à Marcel Lihau Ebua qui nous a conduits jusqu’à la Conférence Nationale Souveraine. Nous venons de prendre une initiative du même genre en organisant un Conclave à Bruxelles qui a  désigné un président intérimaire pour nous amener au Congrès. C’est le Congrès qui élira le futur président du parti et le candidat aux élections présidentielles. 

    Revenant à votre décision, elle se circonscrit en droit et en fait sur les considérations suivantes : 

    1.En droit   : 

    Les articles auxquels vous faites référence sont sujets à caution et relèvent d’une interprétation erronée de votre part. Les articles 22, 23 et 28 notamment, parlent de la Présidence, de sa composition et de ses attributions, ils sont donc hors sujet.  En date du 14/12/2010, vous avez signé les Statuts issus du Congrès de l’UDPS qui s’est tenu du 10 au 14/12/2010. Ces statuts ont été notariés le 21 janvier 2011. En date du 25/01/2013, vous avez apposé votre signature sur un autre document appelé Statuts, notarié le 1/03/2013 sans avoir été soumis au Congrès, en violation flagrante de l’article 17 en son point 4 des Statuts légaux issus du Congres et de l’article 18, point 4 de vos propres Statuts illégaux du 21/01/2013. Enconséquence nous nous trouvons devant deux organisations de naturedifférente, une AABL que vous dirigez et le parti politique UDPS sans têtedepuis 2013 mais qui vient de se doter d’une présidence provisoire en date du 20 septembre 2015. 

    2. En fait 

    En votre qualité de Président de l’UDPS ayant viole les Statuts en vous attribuant les prérogatives du Congres, les actes que vous posez n’ ont aucun effet juridique ; ils sont aussi illégaux.

    A quels Statuts faites-vous allusion lorsque vous mentionnez les faits qui, selon vous, sont contraires aux idéaux de l ‘UDPS ? 

    Voila plus d’une année vous avez brille par une indisponibilité et une gestion inexistante des affaires du Parti ou la famille biologique a pris de l’ascendance sur les structures du Parti. Comment pouvez-vous expliquerqu’étant en soins a Bruxelles au mois de janvier 2015 vous ayez pu signer les actes de nomination des Représentants et leurs Adjoints a Kinshasa! Ceci démontre l’incompétence et la megestion des affaires du parti. 

    Ayant modifie l’objectif principal du parti politique UDPS, en l’occurrence l’article 10 des Statuts légaux sans l’ aval du Congres, vous êtes en droit et en fait incompétent pour poser. les actes qui doivent engager l’UDPS, Parti politique dont nous sommes membres, et duquel vous avez déjà pris congé. 

    N’étant plus Président de l’UDPS parti politique depuis 2013, nous ne vous reconnaissons plus aucun droit de parler au nom et pour compte de l’UDPS parti politique auquel nous appartenons, sous peine de poursuites judiciaires. D’ores et déjà nous réaffirmons que votre décision est nulle et de nul effet. 

    Fait à New York, le 2 octobre 2015 

    André Kalonzo Ilunga

    Président intérimaire 
  • RDC: Répression accrue à l’encontre des opposants politiques – Les autorités impliquées dans une attaque contre des manifestants

    RDC: Répression accrue à l’encontre des opposants politiques – Les autorités impliquées dans une attaque contre des manifestants

    DRC protestors– De hauts responsables des forces de sécurité et du parti au pouvoir en République démocratique du Congo semblent avoir recruté des voyous en vue d’attaquer une manifestation politique pacifique dans la capitale, Kinshasa, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    Le 15 septembre 2015, un groupe de jeunes a violemment attaqué un rassemblement public organisé par des dirigeants de l’opposition politique pour appeler le président Joseph Kabila à quitter ses fonctions à l’issue de ses deux mandats constitutionnellement autorisés en décembre 2016. Armés de gourdins et de bâtons en bois, les assaillants ont frappé les manifestants, répandant la peur et le chaos dans la foule de plusieurs milliers de protestataires. Plus d’une dizaine de manifestants ont été blessés, dont certains ont été piétinés alors qu’ils tentaient de fuir.

    DRC Protest Kinshasa 2015
    Rassemblement organisé le 15 septembre 2015 par les dirigeants des partis d’opposition à Kinshasa, capitale de la RD Congo, pour appeler le président Joseph Kabila à quitter ses fonctions à l’issue de ses deux mandats prévus par la constitution © 2015 Privé

    « Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet », a déclaré Ida Sawyer, chercheuse senior auprès de la division Afrique à Human Rights Watch. « L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition. »

    Human Rights Watch a observé la manifestation du 15 septembre, et a par la suite interrogé des victimes et des témoins, des professionnels de santé et plusieurs assaillants.

    Parmi les assaillants figuraient des membres de la Ligue des Jeunes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de Kabila, parmi lesquels beaucoup sont connus comme pratiquant des arts martiaux, ainsi que des jeunes ayant des liens avec Vita Club, l’une des principales équipes de football de Kinshasa. Des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR), de la police et de l’armée, tous en tenue civile, auraient également pris part à l’attaque.

    Plusieurs jeunes hommes qui ont reconnu avoir participé à l’attaque ont affirmé à Human Rights Watch qu’ils se trouvaient parmi plus de 100 jeunes recrutés par de hauts responsables de la sécurité et des responsables du PPRD. Ils ont indiqué que chaque recrue était payée environ 65 USD. Les jeunes hommes ainsi recrutés ont expliqué qu’ils ont été invités à se rassembler dans un camp militaire à Kinshasa la nuit précédente et qu’ils ont « reçu des instructions sur la manière de mener l’attaque ». L’un d’entre eux a raconté : « On nous a dit de commencer à attaquer les manifestants et de semer le désordre dès que l’un des leaders de l’opposition insulterait le président Kabila ». Un moyen de transport a été mis à la disposition des recrus le lendemain matin, pour les conduire jusqu’au quartier où la manifestation de l’opposition se déroulait.

    La police déployée pour assurer la sécurité lors de la manifestation n’a pas stoppé les assaillants armés de bâtons lorsqu’ils sont arrivés, mais est restée à proximité et a simplement observé leur arrivée. La police est uniquement intervenue quelque temps plus tard lorsque des manifestants en colère s’en sont pris aux assaillants et ont commencé à les frapper.

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    Cette bannière, rappelant que le président congolais Joseph Kabila atteindra le terme de son mandat le 19 décembre 2016, a été déployée lors d’une manifestation qui a eu lieu à Kinshasa le 15 septembre 2015. © 2015 Human Rights Watch

    Un des assaillants qui a été battu est décédé plus tard de ses blessures. Les agents de police ont rapidement emporté son corps à l’une des morgues de la ville. Un employé de la morgue a raconté à Human Rights Watch que des officiers de police ont demandé aux employés de la morgue de ne pas toucher le corps et de n’informer personne de sa présence. Ils ont ordonné aux employés de l’étiqueter comme « corps de l’État », empêchant ainsi les membres de la famille de le réclamer. Human Rights Watch a documenté de précédents cas dans lesquels des responsables de la sécurité ont fait identifier un corps comme « corps de l’État » pour dissimuler des décès politiquement problématiques.

    Des témoins ont indiqué à Human Rights Watch que le commissaire provincial de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, figurait parmi au moins trois hauts responsables ayant participé au rassemblement de recrutement la nuit précédant la manifestation et qui avaient donné des instructions sur la façon de mener l’attaque. Kanyama a précédemment été impliqué dans de graves atteintes aux droits humains, y compris pour son rôle de commandement pendant la répression de janvier contre des manifestants qui a fait au moins 38 morts.

    La police devrait rester apolitique, impartiale et respecter le droit de rassemblement pacifique de tous les citoyens congolais, a rappelé Human Rights Watch. La mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo, la MONUSCO, pourrait contribuer à prévenir de nouvelles attaques en déployant la police de l’ONU lors des manifestations politiques. Le mandat de la MONUSCO en vertu de la résolution 2147 du Conseil de sécurité prévoit d’« [a]ssurer, dans ses zones d’opérations, une protection efficace des civils se trouvant sous la menace de violences physiques ».

    L’attaque du 15 septembre n’était qu’un incident parmi les plus récents dans un contexte de répression croissante à l’encontre des personnes qui s’opposent à un troisième mandat de Kabila ou à tout report des élections nationales prévues en novembre 2016. Alors que les préparatifs des élections ont déjà pris du retard, certains s’inquiètent du fait que Kabila et ses partisans pourraient favoriser un report des élections, permettant ainsi un « glissement » de la date du scrutin vers une prolongation du mandat de Kabila.

    Deux dirigeants de partis politiques et quatre jeunes activistes ont été récemment condamnés pour incitation à la désobéissance civile ou en vertu d’autres accusations fallacieuses après avoir publiquement dénoncé la répression politique ou demandé la libération d’activistes arrêtés arbitrairement. Plusieurs autres activistes et dirigeants de partis politiques ont été arrêtés et font actuellement l’objet de procès pour avoir critiqué les tentatives de Kabila de prolonger son mandat.

    D’autres jeunes ont été arbitrairement arrêtés sans chef d’inculpation. Trois étudiants universitaires arrêtés en mars alors qu’ils imprimaient des tracts appelant les étudiants à soutenir un leader de l’opposition, Vital Kamerhe, ont été arbitrairement détenus par l’ANR sans être autorisés à recevoir la visite d’avocats ou de membres de leurs familles. Un musicien congolais est toujours arbitrairement détenu par des responsables des services de renseignement, pour des liens présumés avec des organisations de jeunesse pro-démocratie.

    Le 16 septembre, le président Kabila a exclu sept leaders politiques de haut niveau, désignés comme le Groupe des 7 ou G7, des rangs de sa coalition de partisans connue sous le nom de Majorité présidentielle (MP) après qu’ils lui ont adressé une lettre publique le 14 septembre exigeant qu’il respecte la limite constitutionnelle de deux mandats. D’autres membres de la coalition de la majorité ont alors exprimé leur soutien au G7 en démissionnant de leurs postes au gouvernement. Plusieurs d’entre eux ont par la suite subi des actes de harcèlement et d’intimidation.

    Le 17 septembre, des agents des services de renseignement de la province du Sankuru (dans l’ancienne province du Kasaï-Oriental) ont fait fermer une station de radio appartenant à Christophe Lutundula, un membre du parlement et du G7. Un témoin a raconté à Human Rights Watch que les agents ont confisqué l’équipement de radiodiffusion, en indiquant aux employés qu’ils avaient reçu des ordres de leurs supérieurs à Kinshasa. Le 18 septembre, des agents des services de renseignement ont arrêté trois employés du Ministère de Plan, dont l’ancien ministre, Olivier Kamitatu, fait partie du G7. Ils ont été embarqués de force dans des véhicules et conduits jusqu’au bureau de l’ANR, où ils ont été détenus pendant plusieurs heures avant d’être relâchés.

    « L’historique des violations graves des droits humains en RD Congo devrait servir d’alerte aux gouvernements concernés au sujet de la violence et la répression politiques avant qu’elles ne s’intensifient », a conclu Ida Sawyer. « Ces gouvernements devraient faire pression sur le gouvernement congolais pour exiger la libération des personnes détenues à tort et pour mener des enquêtes sur les responsables des attaques contre des manifestants pacifiques. Prévenir des abus est bien moins coûteux que d’essayer de ramasser les pots cassés après coup. »

    Attaque contre la manifestation d’opposition du 15 septembre
    La manifestation du 15 septembre s’est déroulée au terrain Sainte-Thérèse dans la commune de N’djili à Kinshasa. Les manifestants agitaient des drapeaux des partis d’opposition sur fond de musique congolaise, et des dirigeants de partis ont prononcé des discours. Beaucoup portaient des t-shirts avec l’inscription « Non au glissement », faisant allusion aux tentatives des partisans de Kabila de laisser les élections nationales « glisser » vers une prolongation de son mandat.

    Une adhérente d’un parti d’opposition qui a participé à la manifestation a affirmé à Human Rights Watch qu’elle a été attaquée par un groupe de jeunes armés de gourdins et de bâtons en bois :

    Lorsque les personnes ont commencé à s’enfuir, j’ai vu de jeunes hommes poursuivre les manifestants avec des gourdins. J’ai pensé que la police allait intervenir parce qu’elle n’était pas très loin. Mais non, elle n’a rien fait. Alors que je m’enfuyais, un des assaillants s’est approché et m’a donné un coup de tête si fort que je suis tombée et j’ai perdu connaissance.

    Une femme dont la jambe a été fracturée par l’un des attaquants a expliqué :

    Lorsque je me suis levée pour voir comment je pourrais m’enfuir, j’ai vu un homme avec une barre en fer venir vers moi en criant : « On en a marre de vous ! » Puis il m’a frappé très fort à la jambe. Je suis tombée sur les chaises en plastique et il a continué à avancer [dans la foule].

    Ce n’est que lorsque les manifestants s’en sont pris aux assaillants que la police est intervenue. Alors que les policiers transportaient des assaillants blessés, certains manifestants ont jeté des pierres sur la police, qui ne semblait pas être armée.

    Un employé à la morgue de Kinshasa a raconté à Human Rights Watch que des agents de police ont amené le corps d’un assaillant décédé à la morgue et que les officiers de police ont par la suite ordonné aux employés de la morgue de ne pas toucher au corps et de n’informer personne de sa présence :

    Ils nous ont dit que personne ne devait toucher le corps et que nous devions le mettre de côté. Ils ont ajouté : « Le corps appartient à l’État ; n’y touchez pas ». Ils ont même écrit sur un papier qu’ils ont disposé près du corps : « corps de l’État ». Puis des agents des services de renseignement en tenue civile sont venus à la morgue pour vérifier que les instructions avaient bien été suivies. Nous savons que ce ne sont pas des employés de la morgue, mais nous ne pouvons rien y faire.

    Arrestations de leaders politiques et d’activistes
    Les activistes et les leaders politiques suivants ont fait l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires, et certains sont jugés pour de fausses accusations, pour s’être publiquement exprimés contre une prolongation du mandat de Kabila ou pour avoir dénoncé la répression de l’année passée :

    Vano Kalembe Kiboko, un ancien membre du parlement de la coalition de la majorité de Kabila, a été arrêté le 29 décembre 2014 après avoir publiquement critiqué la répression policière violente d’une manifestation au Katanga et les tentatives visant à permettre au président Kabila de briguer un troisième mandat. Il a été conduit à la prison centrale de Kinshasa et maintenu en détention provisoire jusqu’à l’ouverture de son procès en mai dernier. Le 14 septembre, il a été déclaré coupable et condamné à trois ans de prison pour haine raciale et tribalisme et « divulgation de faux bruits ».

    Ernest Kyaviro, un leader d’opposition de Goma dans l’est de la RD Congo, a été arrêté le 22 janvier pendant la semaine de manifestations dans le pays contre les modifications proposées de la loi électorale. Au lendemain de son arrestation, il a été transféré dans un centre de détention de l’Agence nationale de renseignements (ANR) à Kinshasa, où il a été détenu pendant 86 jours sans chef d’inculpation et sans recevoir la visite de sa famille ou d’un avocat. L’accès à un traitement médical lui a été refusé pendant cette période. Kyaviro a été transféré plus tard à la prison centrale de Kinshasa. Le 18 septembre, il a été jugé coupable de provocation et incitation à des manquements envers l’autorité publique et a été condamné à trois ans de prison. Le 23 septembre, l’épouse de Kyaviro a reçu des menaces par téléphone d’une personne anonyme qui lui a dit : « Nous vous avions interdit de parler aux médias, mais vous faites du bruit depuis que votre mari a été arrêté… Maintenant vous verrez bien ce qui arrivera. Nous savons où vous habitez. »

    Le 18 septembre, quatre jeunes activistes de l’organisation Lutte pour le Changement (LUCHA), Trésor Akili, Sylvain Kambere, Vincent Kasereka et Gentil Mulume, ont été jugés coupables d’« incitation à la désobéissance à l’autorité » et condamnés à six mois de prison assortis de 12 mois de sursis. Ils avaient été arrêtés le 7 avril après avoir organisé une manifestation pacifique appelant à la libération de leurs collègues qui avaient été arrêtés à Kinshasa après avoir participé à un atelier pour lancer Filimbi, une plate-forme encourageant l’implication des jeunes dans le processus politique. Les quatre activistes de LUCHA ont été provisoirement libérés au bout de 22 jours.

    Leurs collègues Fred Bauma et Yves Makwambala sont toujours en détention à la prison centrale de Kinshasa, pour avoir participé à l’atelier sur Filimbi. Leur procès est en cours.

    Le défenseur des droits humains Christopher Ngoyi et Cyrille Dowe, un leader de parti politique, ont tous deux été arrêtés pendant les manifestations de janvier. Ils sont actuellement détenus à la prison centrale de Kinshasa, après des semaines ou des mois dans un établissement de l’ANR. Jean-Claude Muyambo, un autre leader de parti politique, a aussi été arrêté pendant les manifestations de janvier et envoyé à la prison centrale de Kinshasa. Il est détenu dans un établissement de santé à Kinshasa où il est soigné pour les blessures subies lors de son arrestation. Les procès contre Ngoyi, Dowe et Muyambo sont en cours, tous basés sur des chefs d’inculpation apparemment basés sur des motifs politiques.

    Le 19 septembre, deux étudiants de l’Université de pédagogie nationale (UPN) de Kinshasa ont été libérés au bout de huit mois après avoir été arrêtés arbitrairement par des agents des services de renseignement, sans chef d’inculpation ni accès à leur famille et à des avocats. Ils ont été arrêtés en janvier alors qu’ils étaient en possession de tracts appelant à manifester contre les modifications proposées de la loi électorale.

    Trois étudiants de l’Université de Kinshasa – Léon Nguwa, Joel Bokoro et Giresse Bangomisa – sont toujours en détention arbitraire dans un établissement de l’ANR. Ils ont été arrêtés en mars alors qu’ils imprimaient des tracts appelant les étudiants à se mobiliser pour soutenir un leader d’opposition, Vital Kamerhe, qui était en procès à la Cour suprême.

    Un rappeur et artiste congolais, Junior Mapeki (connu sous le nom de Radek), est aussi détenu arbitrairement dans un établissement de l’ANR. Il a été arrêté en mai et interrogé sur des liens présumés avec les activistes de Filimbi et les organisations de jeunes pro-démocratie de l’Afrique de l’Ouest, Balai Citoyen et Y’En a Marre. On aurait trouvé dans son téléphone des photos de personnes tuées pendant les manifestations de janvier à Kinshasa.

    (Human Rights Watch)

  • Le Congolais Jean-Pierre Bemba en procès à la CPI pour corruption de témoins

    Le Congolais Jean-Pierre Bemba en procès à la CPI pour corruption de témoins

    JP Bemba-A un an de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba est de nouveau dans le box des accusés de la Cour pénale internationale (CPI) mardi 29 septembre pour y répondre de subornation de témoins. Incarcéré dans la prison des criminels de guerre depuis juillet 2008, l’ex-vice-président de RDC a subi un premier procès pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Centrafrique. Un procès dont le verdict n’a toujours pas été rendu.

    Quelques heures seulement après l’audition du dernier témoin dans cette affaire, quatre hommes étaient arrêtés dans la nuit du 23 au 24 novembre 2013, à Bruxelles, Paris, Kinshasa et La Haye. Avec M. Bemba, ils sont accusés d’avoir corrompu 14 témoins et risquent jusqu’à cinq ans de prison et une amende. Selon l’acte d’accusation, c’est Jean-Pierre Bemba qui aurait coordonné l’opération de corruption de témoins depuis sa cellule alors que son avocat, Aimé Kilolo, aurait « mis en œuvre la stratégie globale ».

    Associé à l’équipe de défense, Jean-Jacques Mangenda aurait fait le lien entre les deux hommes, tandis que Fidèle Babala, député et secrétaire général adjoint du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba, aurait géré « les aspects financiers » de l’affaire.

    Enfin, le dernier accusé, Narcisse Arrido, aurait recruté de faux témoins censés dédouaner Jean-Pierre Bemba. En échange de leurs mensonges ou de leurs omissions, les témoins qu’il aurait alors recruté pouvaient espérer les largesses du « chairman » Bemba, engrangeant chacun entre 400 et 700 euros, selon l’accusation. Parmi les nombreuses pièces du dossier figurent aussi des écoutes téléphoniques entre Jean-Pierre Bemba et Fidèle Babala. S’exprimant en langage codé, Babala aurait demandé au détenu « la confirmation de 1,5 kg et 400 dollars pour le collègue d’en haut qui a dit c’est pour l’enfant qui se trouve à ses côtés ».

    Réponse de Bemba : « Elle donnera 2 kg, 1 kg ira chez quelqu’un que le collègue d’en haut te dira et l’autre kilo chez le collègue d’en haut ». Si les avocats se sont lancés dans une aventure si risquée, c’est pour « contenter » leur client, assure l’accusation, pour « qu’il soit et reste satisfait de leur travail ».

    Pourtant, le procès pour crimes de guerre intenté contre Jean-Pierre Bemba, et dont le verdict est toujours attendu, n’était pas totalement défavorable à l’ex-vice-président congolais. Si Bemba est accusé en qualité de supérieur hiérarchique, ce n’est pas pour avoir planifié et ordonné les crimes commis par ses soldats – des meurtres, des viols et des pillages – mais pour n’avoir ni réprimé ni puni.

    Les suspicions de ses partisans

    Au cours des événements, en 2002 et 2003, Jean-Pierre Bemba était en RDC, où il tentait de négocier son futur dans la transition en cours, entamée avec l’accord de Sun City censé mettre fin à la seconde guerre du Congo. Ses troupes avaient été envoyées en Centrafrique à la demande du président centrafricain Ange-Félix Patassé et tout au long de son procès, l’accusé avait affirmé qu’il n’en avait plus le contrôle puisqu’elles avaient été placées sous l’autorité des forces centrafricaines.

    Reste que pour espérer présider un jour la RDC, la grande ambition du « chairman », il doit sortir totalement blanchi des crimes dont il est accusé devant la CPI. A l’approche de la présidentielle en RDC, prévue à l’automne 2016, les mésaventures judiciaires de Bemba nourrissent les suspicions de ses partisans.

    (lemonde.)

  • Jean-Pierre Bemba défie la CPI à l’ouverture de son procès pour subornation de témoins

    Jean-Pierre Bemba défie la CPI à l’ouverture de son procès pour subornation de témoins

    bemba-La salle d’audience de la Cour pénale internationale (CPI) est, pour l’occasion, bien trop étroite. Jamais la procureure n’avait conduit dans le box cinq accusés en même temps. Mais ils ne sont pas là pour génocide ou crimes contre l’humanité. Jean-Pierre Bemba, Aimé Kilolo, Jean-Jacques Mangenda, Fidèle Babala et Narcisse Arido sont poursuivis pour corruption de témoins. L’ex-vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) subit, ici, son second procès devant la Cour.

    Entre 2010 et 2014, il a été poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003, et c’est dans le cadre de cette première affaire que, selon l’accusation, les cinq hommes auraient corrompu quatorze personnes, toutes appelées à témoigner en faveur de l’ex-vice-président.

    Debout, les deux poings sur la table, dans la position du lutteur, Jean-Pierre Bemba plaide, « bien sûr, non coupable sur toutes les charges qui ont été retenues ici », dès le début de l’audience. Son ancien avocat, Me Aimé Kilolo, se lève à son tour et prononce ces mots qu’il a si souvent entendus de la bouche de ses propres clients : « Monsieur le Président, je plaide non coupable au regard des charges alléguées », puis jette un regard noir de colère vers les bancs de l’accusation pendant que les autres accusés plaident eux aussi non coupables.

    Une affaire « pour préserver la justice »

    C’est en quelque sorte pour l’exemple, que la procureure, Fatou Bensouda, a engagé l’affaire. « Pour préserver la justice », explique-t-elle aux trois juges, pour s’assurer que « personne, aujourd’hui ou dans le futur, ne peut pervertir le cours de la justice ». Aux cinq hommes, elle reproche donc d’avoir voulu « forcer la main de la justice ».

    Jean-Pierre Bemba aurait été le « coordinateur » de l’opération, mise en œuvre par son ancien avocat, Me Aimé Kilolo et par Jean-Jacques Mangenda, un membre de son équipe de défense. Fidèle Babala, le député et secrétaire général du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), le parti de M. Bemba, aurait géré les finances tandis que Narcisse Arido aurait recruté quatre témoins. Mais c’est en tout quatorze témoins qui auraient été corrompus, se présentant comme des soldats du MLC pour appuyer la thèse de Jean-Pierre Bemba, selon laquelle ses soldats n’étaient pas à l’époque sous son commandement.

    En 2002 et 2003, Jean-Pierre Bemba avait envoyé deux bataillons de sa milice en Centrafrique à la demande du président Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion. Poursuivi pour le seul fait de ne pas avoir réprimé ou puni les meurtres, les viols et les pillages commis par ses soldats, il a tenté, tout au long du procès, de démontrer que ses troupes étaient sous le contrôle de l’armée centrafricaine et qu’il n’était dès lors pas responsable de leurs actes.

    Trois ans d’enquête

    Il a fallu trois ans d’enquête pour récolter les preuves du dossier, des écoutes téléphoniques, des relevés de transferts bancaires et les déclarations de témoins qui auraient été corrompus. Lors de l’une de ces conversations téléphoniques, diffusées à l’audience, M. Bemba aurait demandé à ses intermédiaires de conseiller à l’un des témoins, en cours d’audition, de ne « pas donner trop d’éléments, pas trop vite et seulement après hésitation ». Bref, de ne pas avoir l’air de réciter sa leçon.

    Selon la procureure, les accusés communiquaient aussi dans un langage codé, « faire un whisky » signifiait un transfert via Western Union, les kilos de sucre correspondaient aux montants des transactions, etc. Le but, selon l’accusation, était d’« obtenir l’acquittement ». Le procès pourrait durer jusqu’à l’été prochain.

    Quant au verdict du procès pour crimes contre l’humanité intenté contre Jean-Pierre Bemba, il n’a toujours pas été rendu. Alors que les juges peinent à se prononcer sur la culpabilité ou non de l’accusé, le procès pour corruption de témoins est une nouvelle épine dans la carrière du « chairman », comme l’appellent ses partisans. A un an de la présidentielle au Congo, Jean-Pierre Bemba n’en a pas fini de ses mésaventures judiciaires.

    (lemonde)

  • Une Afrique démocratique, ça presse désormais!

    Une Afrique démocratique, ça presse désormais!

    -En Afrique, l’histoire politique est encore ouverte à la même page depuis des décennies, la page de  l’alternance démocratique. Dans un monde où de nouveaux enjeux émergent pratiquement toutes les semaines, les ratures, les rainures et les ratages rendent toujours illisible l’intention des dirigeants africains d’assumer honnêtement la soif démocratique des populations. Aujourd’hui, il faut être d’une grande naïveté politique pour penser que, parce l’on est à la tête d’un pays africain, l’on peut y détourner et étouffer la liberté, confisquer et suspendre la démocratie selon son seul vouloir, et trop souvent au moyen de la tromperie électorale et de la répression récidiviste. La démocratie a atteint un point de non-retour en Afrique. Et désormais, il faut prendre ce problème de démocratie à bras-le-corps; il y va de la fondation même de véritables Républiques, du respect des institutions et de la réconciliation des citoyens.

    Trop, c’est assez! Il est temps de passer le reste du continent africain à la démocratie et au respect des populations : méthodiquement, un pays à la fois. Et les institutions communautaires africaines autant que les dirigeants politiques doivent le comprendre. Véritablement, l’alternance démocratique est une richesse des peuples africains sur la voie de leur développement durable.

    Il n’est nullement exagéré d’établir, enfin, le constat que l’Afrique francophone est particulièrement victime d’un syndicat de chefs d’État périmés, foncièrement réfractaires à tout enracinement démocratique. Trop souvent, ce regroupement de présidents africains prend appui sur le rejet de l’un des siens pour semer la confusion et se discréditer davantage, en jouant au matamore et au fier-à-bras avec des populations aux mains nues. Comme partout ailleurs à travers le monde, en Afrique aussi, c’est « La politique à l’heure de la défiance » de tous les schémas anciens.

    Lorsque l’on voit la copie du travail de médiation fournie au Burkina Faso et à toute l’Afrique par un Macky Sall pourtant président du Sénégal démocratique, l’on reste dubitatif sur les ressources éthiques dont dispose ce chef d’État porté à la tête de la communauté des quinze pays de l’Afrique de l’ouest, la Cedeao. Macky Sall a du chemin à faire pour sa réhabilitation dans le cénacle de la démocratie en Afrique; tellement il a empiété sur sa propre intégrité ainsi que sur la dignité des Peuples africains.

    Lorsque le président béninois Yayi Boni quant à lui quitte directement Ouagadougou pour Brazzaville rendre compte, aussi bien à Denis Sassou Nguesso qu’au déchu Blaise Compaoré, l’on touche du doigt la réalité du fourvoiement dont sont victimes les peuples africains abandonnés dans les mains machiavéliques, solidairement entrelacées, du syndicat des chefs d’État qui n’ont aucune retenue dans le recours à la force, à la farce et à la pagaille d’État lorsqu’arrive la fin de leur mandat ou simplement quand un membre de leur syndicat est en difficulté.

    Lorsque l’on lit le discours de Denis Sassou Nguesso appelant le Peuple congolais à un référendum constitutionnel démagogique pour justifier sa folle envie de s’éterniser au pouvoir, l’on distingue clairement le « piège sans fin » tendu aux citoyens congolais; aucune allusion n’étant faite au fond du problème qui demeure le désir hargneux de confiscation du pourvoir : « J’ai décidé de donner la parole directement au peuple afin qu’il se prononce sur le projet de loi énonçant les principes fondamentaux de la République, définissant les droits et devoirs des citoyens et fixant les nouvelles formes d’organisation et les nouvelles règles de fonctionnement de l’État ». Pathétique! Nous sommes véritablement loin de ces temps où les politiques étaient des êtres modèles universels, dévoués à la chose publique comme les Nkrumah, Sankara et autre Washington : « C’est passionnant et extraordinaire, cette Révolution américaine, la fondation de la République, la Constitution. Madison, Hamilton, Jefferson, John Adams — quels hommes ! Et quand on voit la situation aujourd’hui — quel déclin » échangeait-on dans des correspondances célèbres [Hannah Arendt, lettre du 16 novembre 1958 à Karl Jaspers].

    Lorsque l’on voit le président togolais Faure Gnassingbé, qui n’a jamais gagné d’élections crédibles à la connaissance de tous ses pairs africains, faire appel à deux chefs d’État pour camoufler et cautionner des résultats électoraux frauduleux, sortis de nulle part, sans que ces chefs d’État, ivoirien et ghanéen, ne s’offusquent par la suite de l’usage qui est faite de leur image et de leur autorité de « facilitateurs de circonstance », l’on comprend qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour aider son collègue à s’éterniser au pouvoir, et en attendre certainement le même soutien au retour du balancier.

    Lorsqu’il était véritablement impossible de situer Blaise Compaoré sur la planète terre et de le joindre durant les premiers jours du coup d’État au Burkina Faso dernièrement –une pratique éprouvée qu’affectionnent les dictateurs qui toujours sont absents et restent silencieux lorsque les coups fourrés sont en exécution et leur homme de main criant ne pas les avoir informé de leur forfait-, il est fort aise de constater que tous les artifices ainsi que tous les déguisements sont encore et toujours utilisés par la même camarilla et ses souteneurs pour faire échec à la démocratie en Afrique.

     

    La démocratie? Une question de dignité et d’intégrité.

    Aux portes de la démocratie depuis si longtemps, et y cognant avec insistance depuis un quart de siècle, de nombreuses populations africaines découvrent qu’elles doivent pratiquement défoncer des accès menant à l’alternance politique, intentionnellement verrouillés de l’intérieur par leurs propres dirigeants. Les peuples africains doivent désormais, et systématiquement, lutter contre un puissant syndicat de chefs d’État aux intérêts obscurs, en plus d’être complaisamment soutenus par certaines des organisations internationales devenues des régiments de protection des présidents en exercice.

    C’est pratiquement le cas avec la Cedeao protectrice des chefs d’État en bataille rangée contre le désir démocratique des Peuples de l’Afrique de l’ouest. Une école de formation par excellence où Mohamed Ibn Chambas a fait ses classes, avant de continuer ses forfaitures comme représentant du Secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’ouest. Au plan politique, la Cedeao a cessé d’être une référence, et a fini par perdre sa crédibilité pour ne jamais voir aucun des travers électoraux et dictatoriaux visibles à l’œil nu. L’impensable de cette logique de la Cedeao a atteint son paroxysme au Burkina Faso.

    L’étrange situation vécue au Burkina Faso est donc la parfaite illustration de l’imbroglio démocratique africaine. Rien n’a pu faire entendre raison aux putschistes du 17 septembre 2015 dont le meneur Gilbert Diendéré, iconoclaste, tantôt arrogant tantôt repentant, tantôt résistant soldat tantôt pleutre déserteur, a systématiquement soufflé le chaud et le froid selon les jours pairs ou impairs. Gilbert Diendéré, au service ardent de Blaise Compaoré dans sa forfaiture putschiste, est resté dangereusement en attente d’un hypothétique retournement de situation en sa faveur, et au détriment de la soif de démocratie du Peuple du Burkina Faso. En faisant le dilatoire et en accueillant même les présidents du Sénégal et du Bénin, Gilbert Diendéré savait qu’il pouvait compter sur la Cedeao. Seule l’Union Africaine avait alors, et très clairement, pris le pari du peuple burkinabè en identifiant les putschistes comme des gens de terreur, sans foi ni loi, de vrais « terroristes ».

    Partout les Africains recherchent et reconnaissent la démocratie

    Bien heureusement, la voie étroite vers l’État de droit ainsi que les difficultés inhérentes ne rendent pas inaccessible le grand boulevard du droit des Peuples africains à la démocratie et à la dignité. Mise en réserve pendant trop longtemps, c’est réellement en termes de dignité que se pose désormais la question de démocratie dans les pays retardataires, aux citoyens diversement ambitieux, pourtant : Burkina Faso, Burundi, Congo, Togo, etc.

    Le parti pris des Africains pour la démocratie est réel et intense; parfois incompréhensible pour certains analystes complaisants, mais toujours authentiques en engagement. Car, souvent pris au piège des coups d’État, les populations africaines ne se sont jamais laissé tromper dans leur flair aiguisé de la dignité. Partout et en toutes circonstances, elles poursuivent la démocratie, rien que la démocratie partout où elle est maquillée. Au Niger, ces populations africaines avaient applaudi le renversement de Mamadou Tandja le 18 février 2010 par un coup d’État, parce que conformes à la volonté républicaine et démocratique. Le crépitement des armes sert aussi à protéger la démocratie et la dignité des populations.

    Au Burkina Faso par contre, l’imposture du coup de force du 17 septembre 2015 n’a échappé à aucune vigilance démocratique. Le coup d’État de Gilbert Diendéré était anachronique et destiné à rétablir une nomenklatura chassée du pouvoir, et qui continue d’ailleurs à faire des siennes. Et la fausse excuse que soient recalés –pour les seules élections prochaines, certains des partisans les plus acharnés du projet liberticide de changement constitutionnel de Blaise Compaoré en octobre 2014, ne sauraient valablement justifier le coup de force des adeptes du statu quo. Le crépitement des armes ne doit servir qu’à protéger la démocratie et la dignité des populations.

    Les démocrates africains persistent à rejeter le coup d’État du Burkina Faso, comme les populations continuent d’ailleurs à dénoncer la manigance référendaire concoctée et annoncée par Denis Sassou Nguesso le 21 septembre 2015. Dans ce cas également, manifestement, le but recherché est bien de pervertir la renaissance démocratique au Congo comme tente de le faire d’ailleurs Joseph Kabila sur l’autre rive du fleuve Congo. On comprend pourquoi le mot clic « #sassoufit » est devenu si populaire au point de se transformer aussi facilement en mouvement de révolte malgré les contre-attaques du régime Sassou. Ça suffit!

    Malgré tous les soubresauts, il est indéniable que la réserve démocratique dont disposent tous ces Peuples africains en lutte pour leur dignité est encore intacte et même inépuisable jusqu’à la victoire finale. Depuis tout le temps que l’on parle de démocratie et d’alternance en Afrique, en Afrique francophone surtout, c’est véritablement au tour des dirigeants de comprendre la profondeur de ce besoin nécessaire à l’enthousiasme de la réconciliation et du développement. Les Peuples africains ne peuvent pas toujours être des victimes de leurs propres dirigeants. Une Afrique démocratique, ça presse pour passer à autre chose : rendre les uns et les autres, pouvoirs et oppositions, États et institutions, comptables du développement des pays africains.

    Pierre S. Adjété-Québec, Canada

    1er octobre 2015●