Author: Don Kayembe

  • Suppression du visa entre Kinshasa et Brazzaville

    Suppression du visa entre Kinshasa et Brazzaville

    Visas-Les Congolais de la RDC n’auront plus besoin d’un visa pour voyager de Kinshasa à Brazzaville et vice versa. C’est ce qui ressort de la cinquième session de la Commission spéciale défense et sécurité des deux pays, qui s’est clôturée vendredi 25 septembre à Kinshasa. Il était question au cours de ces assises de deux jours, d’examiner les modalités de la mise en œuvre de la convention sur la circulation et l’établissement des personnes et des biens.

    La grande décision prise par la commission spéciale RDC – Congo Brazzaville est celle qui exonère les voyageurs transfrontaliers de toutes formalités de visa. Cette disposition concerne les habitants d’un périmètre de 50 Km de part et d’autre de la frontière entre les deux pays. Avant l’expulsion des ressortissants de la RDC du Congo Brazzaville- à la suite de laquelle ces visas avaient été instaurés- ce périmètre était de 15 Km.

    Mais cette exonération de visa n’est valable que pour un séjour de trois jours. Au-delà de ce délai, le voyageur transfrontalier est tenu d’avoir un visa.

    Quant aux voyageurs transnationaux, habitant au-delà du périmètre de 50 Km- les services de migrations de deux pays ont été chargés d’harmoniser, entre autres, les questions relatives au coût du visa, au délai de traitement des dossiers et à la durée de validité des visas.

    Le  vice-premier ministre et ministre de la RDC chargé de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab, se réjouit de ces décisions:

    «Nous avons travaillé dans un climat de fraternité, dans un climat d’amitié et nous sommes arrivés aux résultats attendus par les peuples frères de deux rives. Nous sommes revenus [là où nous étions] par le passé, nous avons fait un pas et nous ferons d’autres pas.»

    Les deux parties ont convenu de la mise sur pied de la commission d’enquête sur les allégations de violation des droits de l’homme ayant émaillé les opérations d’expulsion du Congo-Brazzaville, des ressortissants de la RDC.

    Ces assises se sont tenues sous l’égide d’Evariste Boshab, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et sécurité de la RDC, et de Raymond-Zéphirin Mboulou, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation du Congo Brazzaville.​

    Radio Okapi

  • SIDA-CANADA: Le Congolais, Jean-Claude Tshibamba accusé d’avoir eu des relations sexuelles non protégées, qu’il était porteur du VIH.

    SIDA-CANADA: Le Congolais, Jean-Claude Tshibamba accusé d’avoir eu des relations sexuelles non protégées, qu’il était porteur du VIH.

    HIV Jean claude canada-Au moins trois des neuf présumées victimes d’un homme accusé d’avoir omis de dire qu’il avait le VIH avant d’avoir des relations sexuelles non protégées auraient été infectées.

    Jean-Claude Tshibamba Muntu a été accusé la semaine dernière après que cinq femmes qu’il avait connues sur des sites de rencontre l’eurent dénoncé, soutenant qu’il ne leur avait pas dit, avant d’avoir avec elles des rapports sexuels non protégés, qu’il était porteur du VIH.

    Depuis une semaine, quatre nouvelles victimes ont porté plainte et trois autres songent à le faire.

    Il dit être clean

    Au moins une des conquêtes de Tshibamba l’aurait interrogé sur sa santé sexuelle.

    «Le Congolais d’origine lui a répondu qu’il était clean», a relaté la sergente enquêteuse à la Sûreté du Québec France Desbiens lors de l’enquête sur remise en ­liberté qui avait lieu jeudi à Victoriaville.

    Une autre femme lui aurait demandé de mettre un condom.

    Or, durant les nombreux ébats qui pouvaient avoir lieu durant une même journée, il serait arrivé que l’accusé enlève le préservatif sans lui demander la permission.

    La SQ estime que M. Tshibamba a contracté le virus en 2001. L’accusé dit que sa maladie remonte plutôt à 2008.

    «Toutes les victimes affirment qu’elles n’auraient pas eu de sexe avec lui si elles avaient su qu’il avait le VIH», a soutenu l’enquêteuse.

    Malgré tout, l’une d’entre elles a continué d’avoir des rapports sexuels avec le suspect après qu’elle eut contracté le VIH.

    Lors de son interrogatoire policier, l’accusé aurait nié la plupart des déclarations des victimes alléguées.

    Il « ment »

    Celui qui réside à Drummondville reconnaît néanmoins avoir dit à l’une d’entre elles qu’il avait le VIH, mais qu’il était «un porteur sain», si bien qu’il ne pouvait le lui transmettre.

    La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Ann Marie Prince, s’oppose à la remise en liberté de M. Tshibamba.

    «Monsieur ment sur son état. Ça m’apparaît très grave. Il y a une insouciance évidente qui se dégage du témoignage de monsieur», a-t-elle déclaré après avoir remis en question la rigueur de ses suivis médicaux.

    L’avocat de la défense, Me Jean-Riel Nault, est loin d’être certain que son client ait bel et bien contaminé les victimes alléguées.

    «Ce n’est pas un crime si évident que ça», a-t-il dit.

    Source: http://www.journaldemontreal.com/2015/09/24/trois-des-neuf-presumees-victimes-ont-le-vih

  • Joseph Kabila opère le réaménagement technique du gouvernement Matata II

    Joseph Kabila opère le réaménagement technique du gouvernement Matata II

    kabila7-Onze nouveaux membres sont venus compléter l’équipe gouvernementale. Il est constaté une seule permutation au sein de l’exécutif national. Le ministre des Hydrocarbures va à la Défense nationale et vice versa.
    L’on s’y attendait. Le Chef de l’Etat Joseph Kabila vient de procéder, depuis vendredi 25 septembre 2015, à un réaménagement technique du gouvernement Matata II. 11 nouveaux membres sont venus compléter l’équipe gouvernementale.  Il est constaté une seule permutation au sein de l’exécutif national. Le ministre des Hydrocarbures va à la Défense nationale et vice versa.

    Ci-après cette Ordonnance.

    Ordonnance n°15/075 du 25 septembre 2015 portant réaménagement technique du gouvernement
    Le Président de la République, 

    Vu la Constitution, telle que modifiée par la loi n° 11/002, du 20 janvier 2011, portant révision de certains articles de la Constitution de la République démocratique du Congo, du 18 février 2006, spécialement en ses articles 79 et 90 ;

    Vu l’Ordonnance n° 15/014 du 21 mars 2015 portant organisation et fonctionnement du gouvernement, modalité pratique de collaboration entre le Président de la République et le gouvernement, ainsi qu’entre les membres du gouvernement, spécialement en son article 12 ;

    Vu l’Ordonnance n° 15/015 du 21 mars 2015 fixant les attributions des ministères ;

    Vu l’Ordonnance n° 012/2003 du 18 avril portant nomination d’un Premier ministre ;

    Vu l’Ordonnance n°15/069 du 17 septembre 2015, portant révocation des membres du gouvernement

    Revu l’Ordonnance n° 14/078 du 7 décembre 2014 portant nomination des vice-Premiers ministres, ministre d’Etat, ministres et vice-ministres, spécialement en ses articles 3 et 4 ;

    Vu l’urgence et la nécessité, sur proposition du Premier ministre, ordonne : 

    L’article 1er :

    Sont nommés ministres, les personnes ci-après :

    Défense nationale Anciens Combattants et Réinsertion, M. Crispin Atama Tabe Mogodi
    Plan et suivi de la Révolution de la modernité, M. Georges Wembi Lwambo
    Hydrocarbures, M. Aimé Ngoyi Mukena
    Environnement, Conservation de la nature et Développement rural, M. Robert Bopolo Bogeza
    Agriculture, Pêche et Elevage, M. Emile Mota Ndongo Kang
    Affaires foncières, M. Gustave Boloko Nkeli
    Fonction publique, M. Isumbisho Mwapu
    Affaires sociales et Actions humanitaires, Mme  Adèle Degbalase  Kanda
    Femme, Famille et Enfant, Mme Lucie Kipele Aki Azwa
    Jeunesse et Sports, M. Dénis Kambayi Tshimbumbu

    Article 2ème :

    Sont nommés vice-ministres, les personnes ci-après :

    Plan, M. Franklin Tshamala Maniku
    Transports et Voies de communication, M. Simplice Ilunga Monga

    Article 3ème :

    Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance

    Article 4ème :

    Le Premier ministre est chargé de l’exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
    Fait à Kinshasa, le 25  septembre 2015, 

    Joseph Kabila Kabange

    Augustin Matata Ponyo Mapon
    Premier ministre 

    Pour copie conforme et certifiée à l’original
    le 25 septembre 2015 
    Le cabinet du Président de la République
    Neemi Mwilanya Wilondja
    Directeur de cabinet
  • Drame à La Mecque: «Je suis sans nouvelles de ma femme»

    Drame à La Mecque: «Je suis sans nouvelles de ma femme»

    MECQUE_0-Plus de 700 personnes ont été tuées et 800 blessées ce jeudi dans un mouvement de foule à La Mecque. Deux millions de musulmans sont actuellement dans cette ville sainte pour faire leur pèlerinage. Alors que l’identification des victimes est toujours en cours, pour les proches des pèlerins africains, c’est l’angoisse qui domine.

    Selon le dernier bilan fourni par la défense civile, 717 personnes ont péri et 863 ont été blessées dans la bousculade meurtrière qui s’est produite jeudi matin à Mina, près de La Mecque. L’identification des victimes n’est pas terminée. Pour l’heure, on sait qu’une centaine d’Iraniens figureraient parmi les morts. L’Algérie déplore également des victimes, tandis que des pèlerins turcs sont portés disparus. Jeudi soir, aucun Français n’avait été identifié parmi les victimes. Le gouvernement poursuivait ses vérifications. Environ 25 000 à 30 000 Français effectuent le pèlerinage chaque année. Un numéro vert a été mis en place : 01 43 17 56 46.

    Plusieurs témoignages font état de Nigériens parmi les victimes du mouvement de foule. Selon Djamila, une Nigérienne jointe par RFI à La Mecque, « il y a beaucoup de Nigériens [parmi les victimes], mais pour le moment on ne peut pas dire combien de Nigériens sont morts, précise-t-elle. Presque chaque année, je viens avec des groupes de Nigériens ici à La Mecque. Ça fait mal de venir avec des gens et puis de rentrer sans eux, ça fait vraiment mal. Si un Nigérien est touché, c’est comme si tous les Nigériens étaient touchés. Faites que leur âme repose en paix. »

    • Tabaski gâchée au Mali

    En Afrique, d’où vient une partie des pèlerins, le drame a coïncidé avec la Tabaski [aussi appelé Aïd el-Kébir ou Aïd el-Adha, ndlr]. Une grande fête gâchée par la crainte d’une mauvaise nouvelle. A Bamako, au Mali, presque tout le monde a un proche là-bas. Premier réflexe, téléphoner, demander des nouvelles.

    Les plus chanceux ont été rapidement rassurés.« J’ai une dizaine d’amis qui sont là-bas, raconte cet homme. Le frère de l’un d’eux les a appelés et il m’a appelé ensuite pour dire que tout allait bien là-bas. »

    « C’est un oncle à moi qui doit avoir à peu près dans les 63 ans. Il se porte très bien, je viens de l’avoir au téléphone il y a une trentaine de minutes et voilà, ça va, se réjouit ce Malien. J’ai juste appelé pour prendre de ses nouvelles. Heureusement pour moi, quand j’ai appelé, il a décroché le téléphone et il a m’a dit que ça allait, qu’il y avait eu beaucoup de morts, mais que ça va. Dans la panique, il ne sait pas encore s’il y a des morts de son côté. Il est là-bas avec d’autres personnes et il n’avait pas encore de nouvelles. »

    Pour les personnes qui restent sans nouvelles de leurs proches parce que le réseau passe mal ou parce que personne ne décroche, c’est évidemment l’inquiétude. C’est le cas de cette femme, qui ignore comment va son amie. « Aujourd’hui, je n’ai pas réussi à avoir de nouvelles et ça m’inquiète. Je vais redemander à son mari, je vais lui téléphoner et il va me dire que tout va bien inch’Allah… »

    • Environ 10 000 pèlerins sénégalais

    Près de 10 000 Sénégalais sont en ce moment à La Mecque pour participer au hadj. C’est le nombre de visas accordés aux pèlerins cette année par l’Arabie saoudite. En raison de la Tabaski, Dakar s’est vidée ce jeudi, les abords de la Grande Mosquée sont déserts. Mouhamad est en train de charger bagages et mouton pour aller dans sa famille, il est touché par ce drame. « Ça me touche parce que je suis musulman pratiquant, confie-t-il. C’est comme si j’étais directement impliqué. J’exhorte les organisateurs de mieux organiser cet événement parce que vraiment c’est désolant. Je suis de tout cœur avec les familles concernées. »

    Quand la nouvelle de la bousculade est tombée, Amie a immédiatement cherché à obtenir des nouvelles de ces proches. « C’est vraiment regrettable, nous prions pour les blessés, affirme-t-elle. La première chose qu’on a eu à faire quand on a entendu la nouvelle, c’est entrer en contact avec les parents qui sont là-bas juste pour voir si tout se passait bien. »

    Malgré la distance qui sépare Dakar de La Mecque, Fernandez a du mal à trouver ses mots. « C’est grave parce qu’il y a eu deux drames horribles. Que Dieu les bénisse… » Le 11 septembre dernier, une grue s’était effondrée sur la Grande Mosquée, tuant 111 personnes.

    Radie pense avant tout à ses proches qui participent au pèlerinage. « J’étais abasourdi, je n’ai pas osé appeler qui que ce soit tout en souhaitant que ce soit bon, avoue-t-elle. J’avais trop, trop peur. Mais bon, on rend grâce à Dieu, chaque musulman souhaite mourir à La Mecque et je dirais que c’est une bénédiction pour eux. »

    • Côte d’Ivoire : « Est-ce que c’est l’organisation qui a fait défaut ? »

    En Côte d’Ivoire aussi les musulmans célèbrent la fête de l’Aïd el-Kebir. « J’ai beaucoup, beaucoup de peine pour nos frères et nos sœurs qui sont là-bas », se désole cet homme. « Ça a été un choc, mais je me suis dit que c’était la volonté de Dieu. Ce que le bon Dieu décide, on n’y peut rien », réagit, fataliste, cette femme. « Ça ne va pas nous empêcher d’aller à La Mecque, assure un autre Ivoirien. C’est notre foi, c’est le cinquième pilier de l’islam. »

    Pour d’autres encore, c’est encore l’angoisse qui domine. « Ma femme est là-bas en ce moment. Je me sens très, très inquiet, je n’ai pas encore réussi à la joindre au téléphone, explique cet homme. En 1996, j’ai vu des bousculades à ce même endroit, mais depuis, il y a eu beaucoup d’améliorations, on a organisé de nouveaux accès pour aller au lieu de lapidation. »

    Et certains se posent des questions sur la sécurité du lieu saint : « Est-ce que c’est l’indiscipline des pèlerins ? Est-ce que c’est l’organisation qui a fait défaut, interroge cet homme. Là, il faut faire des enquêtes et voir ce qui s’est passé exactement, en espérant qu’ils vont pouvoir en tirer des leçons et éviter que ça se reproduise à l’avenir. » « Je demande aux autorités saoudiennes de tout faire pour que ce genre de situation ne puisse se reproduire dans les années à venir. »

    (RFI)

  • De la CNS au dialogue, l’aveuglement de la classe politique et l’élite congolaises

    De la CNS au dialogue, l’aveuglement de la classe politique et l’élite congolaises

    mufuncol_bis-La CNS, la Conférence Nationale Souveraine, au nom de laquelle beaucoup de congolais ont perdu leur vie, avait principalement pour mission de chasser Mobutu du pouvoir. Mais une fois arrivés à la CNS et à la fin de ses travaux, des personnalités politiques du pays ont, et ce de leur propre chef, décidé d’accorder ou de rallonger de deux ans de plus le mandat d’un Mobutu finissant presque. C’est pour dire, et c’est l’argument le plus entendu, que dans tout dialogue ou toute rencontre de ce type, des concessions sont prévues. Et ce de part et d’autre. Bien sûr que c’est souvent le cas, mais comme personne ne se dévoile avant, je me demande qui, et ce parmi des acteurs, devrait assumer en cas d’échec comme celui de victoire la responsabilité de certains actes qui sont posés devant l’histoire. Je trouve bien beau de toujours solliciter le soutien d’une masse à qui, pour son adhésion à une démarche quelconque ou à un processus politique donné, qu’on lui raconte une chose alors qu’au moment de compte à rendre, personne ne se montrât prêt à assumer quoi que ce soit devant elle. C’est pourquoi je m’interroge qui, et aujourd’hui, peut, ce avec courage et honnêteté, donner l’identité de ceux qui s’étaient engagés, et ce contre quoi en retour, à consentir des concessions à Mobutu à la CNS quand de mémoire du trotskyste Saul Alinski, « l’excuse du provisoire n’est jamais en réalité qu’une ruse du diable pour se faire accepter ».

    C’est presque dans les mêmes perspectives que mon second questionnement intervient. Qui, à l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale, et pourquoi, s’était accordé avec le cardinal Monsengwo, à l’époque Monseigneur et président de la CNS, pour refuser que les rapports des commissions sensibles, notamment biens mal acquis et assassinats, ne soient lus en séances plénières, en public et radio-télévisés ? De mémoires d’hommes, et si seulement cette lecture publique eut lieu, l’UDI, les Tambwe Muamba, les Pay Pay, etc., auraient momentanément été exclu de la scène politique congolaise. J’ai souvent herche à savoir ce qui s’était réellement passé, qui a cherché à couvrir le personnel politique de l’UDI et d’autres dont les noms furent cités dans ces rapports ? Concessions, me dira-t-on ? Mais en échange de quoi quand plus tard on saura que l’UDI et le défunt Mobutu, des requins, dont certains manœuvrent encore aujourd’hui, ont torpillé des actions, et il me semble que c’est de bonne guerre, du gouvernement de « consensus » qui était issu de la CNS. Rien n’a marché avec ce gouvernement en dehors de l’élection de son premier ministre.

    C’est le même scepticisme qui se poursuit quant à l’attitude à prendre devant l’Occident. On a l’impression de faire face à une naïveté de la classe politique et d’une partie de l’élite congolaise qui souvent se montrent peu regardant avec l’occident. Et même quand il ne le faut. En 2011, des hommes politiques congolais ont fait le tour de l’Occident. Ils ont eu à rencontrer, à Londres par exemple, le ministre des affaires étrangères du gouvernement britannique de l’époque. Et tout juste après cette entrevue, ils déclarèrent, ces congolais, que l’occident leur avait prêté cette fois-ci l’oreille. Il y aurait, semblerait-il, une promesse ferme de sa part que ce dernier les laissera gagner les élections de 2011 et gouverner la RD-Congo. Vinrent les élections. Je le dis pour ceux qui ont appelé le peuple à y prendre part. Mais au moment de la proclamation de la victoire, c’est le même occident qui avait soi-disant promis aux uns et autres de les laisser gouverner la RD-Congo qui ne se gêna d’accompagner la fraude transformée en victoire du candidat de son libre choix. Sauf qu’il le fut de telle manière que la pilule à avaler ne fut si amère. Les élections de 2011furent bien sûr frauduleuses mais passables. Et pourtant, la fraude eut lieu sous ses regards. Je dirais même avec sa bénédiction sinon « son » candidat, celui de l’occident, « Joseph Kabila » qui les avait perdues, n’aurait été proclamé vainqueur. Pour les uns, l’Occident n’avait rien à voir avec ces fraudes. Le bouc émissaire, et c’est comme d’habitude, fut gentiment désigné, et ce, avec l’approbation du fraudeur se prêtant au jeu.

    Aujourd’hui et encore, c’est le même occident qui revient. Il pousse au dialogue entre des hommes politiques congolais. Une façon de prétexter que la problématique serait ou reste uniquement congolaise. Le mal est que tout le monde s’y embarque. Des affirmations du genre, « ce n’est pas « nous » qui avons souhaité le dialogue, mais c’est l’occident », se relayent dans le milieu. C’est la « communauté internationale » qui, par les accords d’Addis-Abeba, a prévu et exige la tenue du dialogue. Et ce peu importe la nature de ces accords. Alors dans l’entretemps, personne n’est capable de démontrer au peuple c’est quoi qui aurait effectivement changé pour que l’on puisse croire, une fois de plus, en l’Occident. Je me demande pourquoi personne ne se dit, et ce sans qu’il ne soit accusé de tous les noms, soupçonné et insulté, que l’Occident n’a jamais voulu donner le pouvoir à Tshisekedi. Sinon, il l’aurait déjà fait depuis longtemps. Et je ne refuse de connaître ses raisons acer la RD-Congo appartient aux Congolais. Mais chaque fois, quand l’occident est bloqué dans sa démarche au Congo, il ramène le même Tshisekedi dans son jeu, mais juste pour l’utiliser, s’en servir et lâcher prise ensuite. Herman Cohen cite des potentialités que regorge la RD-Congo. Il oublie de dire que l’Occident en fabrique et à sa guise, les finance alors que Tshisekedi qui lui a bien servi et qui vit encore est bien là en chair et en os. Si seulement si l’occident voulait de lui comme président pourquoi se mettrait-il à en fabriquer, même de faux, à citer des noms tels que Katumbi et d’autres que des congolais récitent en longue de journée. Mais c’est quoi que l’on refuse de voir, et par qui, alors que l’Occident n’a jamais été sincère en dehors de ses propres intérêts, de lui-même. Le comprendre éviterait déjà la perte de temps. Il aiderait à rentrer dans le jeu des rapports de forces avec l’Occident, à mobiliser la masse pour une lutte d’intelligence et un défi à relever. C’est bien triste, je trouve même révoltant, insultant face à la cécité qui a élu domicile chez beaucoup.

    Finalement, quelles sont des garanties à donner à la jeunesse congolaise quand la Kabilie, malgré la fin de ce qui est appelé chez nous ses deux mandats constitutionnels, et voilà encore une autre aberration, engage de nouvelles manœuvres qui signe son refus de s’en aller. Son refus ou l’accord voilé de ses maîtres de se maintenir à la tête de la RD-Congo. Je sais, car je l’ai souvent entendu, les mêmes tenteront de me faire comprendre que cette fois-ci tout le monde serait contre « Joseph Kabila ». N’est-ce pas que hier Les Anglo-saxons et la même « communauté internationale », les Belges et autres, furent tous contre Mobutu ? Le temps du dialogue arrive, tous les requins sortent de leurs cachettes.

    Je termine en citant Georges Bataille, « une conscience sans scandale est une conscience aliénée »
    Likambo ya mabele Likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo
    Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
    mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
    004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

  • Monusco: Des armes et de la drogue saisies dans un bateau de la Monusco en direction de la RD Congo

    Monusco: Des armes et de la drogue saisies dans un bateau de la Monusco en direction de la RD Congo

    monusco-Les armes et la drogue étaient cachés dans une cargaison de véhicules des Nations Unies, a déclaré la société norvégienne, Hoegh Autoliners, propriétaire du navire, Hoegh Transporter.
    La cargaison a été trouvée par la police kenyane la semaine dernière alors que le bateau venait d’amarrer au port de Mombasa (Ocean Indien).

    La cargaison venait de Mumbai (Inde) et était destinée à la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République démocratique du Congo.
    “Ces armes appartiennent au propriétaire des véhicules de l’ONU dans lesquels ils ont été trouvés et étaient pour une utilisation par les Nations Unies au cours de leur mission de maintien de la paix,” a indiqué la compagnie dans un communiqué sur son site Internet.

    “La compagnie ignorait la présence à bord de ces armes au moment où la cargaison a été embarquées, et le fait que les armes étaient dans les véhicules est en violation avec nos conditions de transport, qui stipule clairement qu’aucune arme ou munition n’est acceptée pour l’expédition”, a déclaré à Reuters Francis Wanjohi, le commandant de la police kenyane, qui n’a pas donné plus de détails sur la nature des armes et des drogues saisis.

    Personne ne sait si toute la cargaison était destinée à la Monusco mais, indique l’agence de presse Reuters, l’Afrique de l’Est est devenue une plaque tournante du transit de l’héroïne afghane à destination de l’Europe.

    En Juillet, la police kenyane a effectué sa plus importante saisie, 341 kg d’héroïne cachée dans le réservoir d’un navire au port de Mombasa.

    (Avec Reuters)