Author: Don Kayembe
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RDC: ni amnistie ni intégration pour les auteurs de crimes graves
– L’envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, a exclu une amnistie et une intégration dans l’armée congolaise pour les rebelles du M23 et autres groupes armés qui auraient commis des crimes graves, ont rapporté samedi les Nations unies.“Nous sommes convaincus qu’il ne faut pas d’amnistie pour les personnes accusées d’avoir commis des crimes graves et que ces gens-là ne doivent pas être intégrés dans les forces armées” de la République démocratique du Congo, a déclarée Mme Robinson citée dans un communiqué de l’ONU.
“Nous ne répéterons pas les erreurs du passé”, a ajouté la responsable qui effectue une tournée dans la région.
Le communiqué de l’ONU fait spécifiquement référence aux rebelles du Mouvement du 23 Mars, que l’armée congolaise combat depuis mai 2012 dans la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l’Ouganda, mais aussi aux nombreux groupes armés qui sévissent dans l’Est de la RDC.
La base du M23 est formée d’ancien rebelles qui avaient été intégrés dans l’armée congolaise à la suite d’un accord de paix signé avec Kinshasa en 2009. Ces hommes se sont ensuite mutinés en avril 2012 en réclamant d’abord de meilleures conditions de vie, puis la pleine application de l’accord de 2009, dont ils estiment que les termes n’ont pas été respectés.
L’armée congolaise est parvenue fin août à faire reculer le M23 de la ligne de crêtes d’où celui-ci menaçait la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, que les rebelles avaient brièvement occupée en novembre 2012.
Jeudi, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qui réunit onze Etats, a exigé que le M23 cesse “toute activité militaire” et que ses négociations avec Kinshasa reprennent “dans les trois jours”.
Mme Robinson, qui avait participé à cette conférence, après avoir passé quelques jours en RDC devait rencontrer samedi à Kigali le ministre de la Défense rwandais James Kabarebe et sa collègue des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.
L’ONU et la RDC accusent le Rwanda et l’Ouganda de soutenir les rebelles du M23, ce que Kigali et Kampala ont toujours démenti.
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Allocution du DISCOURS du PResident Joseph Kabila- OUVERTURE CONCERTATIONS NATIONALES
-Honorables Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, Membres du Présidium des Concertations nationales,Mesdames et Messieurs les Délégués aux Concertations nationales,
Distingués Invités,
Chers Compatriotes,
Il est, dans l’histoire des Etats et des peuples, des moments singuliers qui, par-delà tous les clivages, testent la solidité du vouloir-vivre collectif, interpellent les consciences, et exigent la mobilisation des énergies et des intelligences.
Des moments qui rappellent à chaque membre de la communauté nationale, qu’en contrepartie des droits qu’elle lui reconnaît, la Constitution du pays, pacte républicain par excellence, lui impose aussi des obligations auxquelles il ne peut moralement se soustraire, particulièrement, la défense, même au prix du sacrifice suprême, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance nationale.
Il en fut ainsi de la lutte pour l’indépendance de notre pays.
Il en est également de la menace qui, depuis plusieurs années, pèse sur l’existence même de notre pays, comme Nation, voulue une et indivisible, et comme Etat souverain dans des frontières intangibles, héritées de la colonisation.
Sauf à trahir la mémoire des martyrs de notre indépendance et de tous ceux qui, de génération en génération, ont donné de leur vie pour maintenir à jamais allumée la flamme de la liberté, nous devons tous nous sentir interpellés par cette menace et nous mobiliser, comme un seul homme, pour y faire face.
Aucune frustration, aussi justifiée soit-elle, aucun déni de droit, aussi condamnable qu’il puisse être, ne peuvent, en cette circonstance, expliquer l’inaction, l’apathie ou l’indifférence ; moins encore la sympathie pour ceux qui portent atteinte à notre souveraineté, ou la participation, consciente ou forcée à leurs projets funestes et aux souffrances qui en découlent pour nos populations.
C’est tout le sens de la démarche que j’ai initiée en convoquant les Concertations nationales.
Une démarche plutôt citoyenne que politicienne !
C’est aussi le sens de la réponse sans équivoque que vous avez daigné y réserver, comme en témoigne votre présence, nombreuse et variée, à ces Concertations, leur conférant ainsi un caractère national, inclusif et représentatif.
Une réponse responsable et patriotique !
Une réponse qui fait de vous des dignes héritiers des Pères de l’indépendance et de tous ceux qui, à un moment ou à un autre de notre histoire, ont porté haut le flambeau de la lutte pour la liberté, l’unité et la grandeur de notre pays.
Je tiens donc à en féliciter chacun de vous.
Je tiens aussi à rendre un vibrant hommage au Président Denis SASSOU NGUESSO de la République sœur du Congo, pour sa sollicitude à l’égard de ce processus et pour son engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans notre Région.
Je me réjouis tout autant du soutien, sans condition, que l’ensemble des partenaires extérieurs de notre pays nous ont apporté dès le début de la guerre et à l’annonce des Concertations nationales.
Je pense ici, de manière particulière, à la SADC, à la CIRGL et à l’Union Africaine qui jouent un rôle essentiel dans le maintien de la paix régionale.
Je pense aussi à Monsieur BAN-KI-MOON, Secrétaire Général des Nations Unies, à Madame Mary ROBINSON, son Envoyée Spéciale pour la Région des Grands Lacs, et à Monsieur Martin KOBLER, son Représentant Spécial en République Démocratique du Congo, et à travers eux, aux membres du Conseil de Sécurité et aux instances de l’Union Européenne pour leur contribution dans la recherche d’une paix durable dans notre Région.
Honorables Membres du Présidium,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Chers Compatriotes,Compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la Province du Nord-Kivu, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CIRGL viennent de se réunir à Kampala.
A cette occasion, une injonction a été donnée aux forces négatives d’arrêter toutes leurs activités militaires et de guerre ainsi que leurs menaces de déstabilisation de la République Démocratique du Congo.
Aucun effort ne sera ménagé pour que les réunions de Kampala aboutissent à la restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, faute de quoi nos Forces Armées assumeront ce devoir.
A maintes reprises, j’ai indiqué que trois options fondamentales, à savoir politique, diplomatique et militaire, sont déterminantes pour mettre fin à cette guerre qui nous est injustement imposée.
Il n’y a donc pas de contradiction entre la reprise du processus de Kampala et la tenue des Concertations nationales.
Honorables Membres du Présidium,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Chers Compatriotes,Ces Concertations Nationales se tiennent alors que notre pays est, une fois encore, agressé par ceux qui cherchent, par tous les moyens, à le déstabiliser.
La guerre qui, aujourd’hui, a pour théâtre principal les territoires de Rutshuru et de Nyragongo, vise, en fait, à créer les conditions objectives pour le démembrement du grand Congo.
Prendre conscience de la nature véritable et des enjeux de cette guerre est une condition de la victoire. Se mobiliser, s’organiser et agir en sont une autre.
C’est aussi la mesure de notre patriotisme.
Comment, dans ces conditions, ne pas rendre un hommage mérité aux éléments de nos Forces Armées et de sécurité, qui font preuve d’un courage et d’un sens de sacrifice extraordinaires sur le terrain des combats.
Comment non plus ne pas saluer les contingents militaires de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud, qui y ont été récemment déployés dans le cadre de la Brigade d’intervention de la MONUSCO et, par-delà, leurs peuples et Gouvernements respectifs, pour leur engagement déterminé et appréciable aux côtés de nos troupes.
Je voudrais également réitérer mes remerciements à tous les Etats qui, depuis plusieurs années déjà, ont disponibilisé leurs troupes pour le maintien de la paix en République Démocratique du Congo.
En votre nom à tous, je tiens à exprimer aux uns et aux autres, la gratitude profonde de la Nation congolaise.
Je tiens tout aussi à exprimer notre compassion et notre solidarité aux populations fortement meurtries et lourdement éprouvées du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Je leur renouvelle mon engagement et celui de toute la Nation, de tout entreprendre, quoi qu’il en coûte pour les sécuriser, et de mettre définitivement fin à leurs souffrances.
En souvenir de tous nos soldats ainsi que de ceux de la MONUSCO tombés sur le champ d’honneur, et des victimes innocentes de la haine aveugle des ennemis de notre peuple, je vous invite à garder quelques instants de silence.
Honorables Membres du Présidium,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Chers Compatriotes,C’est conscient de la gravité de la situation sécuritaire dans la Province du Nord-Kivu, et de la menace existentielle qui en découle pour l’ensemble de la Nation, mais aussi fort de mes prérogatives de Chef de l’Etat, Garant du bon fonctionnement des Institutions, que j’ai décidé d’organiser les présentes Concertations.
Elles se veulent un cadre de travail apaisé, transparent et sans objectif caché ; un cadre de réflexion objective, hors de toute agitation et de tout affairisme politique ; une manifestation éloquente de notre capacité à discuter et à décider, en toute liberté, sans ingérence extérieure, et dans le respect de la Constitution, des lois et des Institutions de la République.
En effet, c’est depuis novembre 2012 que j’ai reçu, tour à tour, les Groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition au sein du Parlement, les partis politiques, aussi bien de la Majorité que de l’Opposition, ainsi que la Société civile dans sa diversité. J’ai, par la suite, constitué le groupe consultatif national et promis de mettre en place un cadre d’échanges approprié pour promouvoir la cohésion nationale.
Honorables Membres du Présidium,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Chers Compatriotes,
L’objectif poursuivi par les présentes assises est de dégager les voies et moyens susceptibles de rétablir et de consolider la cohésion interne, en vue d’assurer la victoire sur toutes les forces d’agression, de renforcer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, de mettre fin au cycle infernal des violences à répétition, principalement dans le Nord et le Sud-Kivu ainsi que dans l’Ituri, de conjurer toute velléité de s’associer aux tentatives exogènes de déstabilisation du pays et de planifier, ensemble, son développement socio-économique dans la paix et la concorde.
Je souhaite de tout cœur que ces Concertations nationales soient, d’abord et avant tout, perçues et vécues comme une rencontre citoyenne, entre fils et filles d’un même pays, partageant un destin commun, et déterminés à en tirer le meilleur profit collectif, non seulement pour eux-mêmes, mais également pour les générations futures.
Cela étant, vous devriez, au cours de ces Concertations, avoir le loisir d’aborder tout sujet d’intérêt général. Néanmoins, au regard des priorités du moment, et pour des raisons d’efficacité, cinq thématiques, correspondant à autant d’Etats généraux, ont été retenues :
1. Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles ;
2. Economie, secteurs productifs et finances publiques ;
3. Désarmement, démobilisation, réintégration sociale et/ou rapatriement des groupes armés ;
4. Conflits communautaires, paix et réconciliation nationale ;
5. Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat.
Sur chacun de ces sujets, suffisamment ouverts pour permettre de tout aborder, il s’agira de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte.En conséquence, il est reconnu aux Délégués aux Concertations nationales l’immunité de parole, sous réserve, bien entendu, du respect des lois, de l’ordre public et des bonnes mœurs, principe consacré par notre Constitution.
J’en appelle donc à tous ceux qui hésitent encore, à venir participer à ce forum pour y apporter leur contribution.
Honorables Membres du Présidium,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Chers Compatriotes,
Les Délégués aux Concertations nationales n’ont pas vocation à se substituer au Souverain primaire ; moins encore, à remettre en cause les décisions qui relèvent du pouvoir exclusif de ce dernier.
Leur marge de manœuvre demeure cependant importante.
Car, ils ont la possibilité, j’espère qu’ils en feront bon usage, d’aider, par une réflexion sereine et responsable, à concevoir les réformes nécessaires pour mieux assurer l’intégrité du territoire et la souveraineté de l’Etat, garantir la sécurité des personnes et des biens, approfondir et consolider la démocratie, améliorer la gouvernance politique et sociale, et rendre la croissance économique plus forte, durable et socialement bénéfique pour nos populations.
Honorables Membres du Présidium,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Distingués Invités,
Chers Compatriotes,La situation politique, économique, sociale, culturelle et sécuritaire de notre pays a déjà fait l’objet de plusieurs réflexions, analyses, études et rapports, souvent de haute facture.
Ce fut le cas, notamment, lors de la Conférence nationale souveraine, des Concertations du Palais du Peuple et du Dialogue Inter-congolais.
C’est à cet exercice que Députés et Sénateurs consacrent l’essentiel de leurs délibérations.
Des présentes assises, le peuple attend plutôt un consensus sur les pistes réalistes de solution aux problèmes majeurs auxquels sont confrontés le pays et la Nation, de manière à permettre la cohésion nationale et la consolidation de la paix, gages d’un développement harmonieux et durable.
C’est là la meilleure façon de préparer et de bâtir l’avenir de notre pays.J’ai foi en vos capacités pour ce faire ; de la même manière que j’ai toujours eu foi en notre pays et en notre peuple.
Comme le disent les saintes écritures, je cite : « le Très haut ne tente jamais personne au-delà de ses capacités », fin de citation. En effet, je sais que nous sommes dignes de notre destin.
Ce moment historique est à saisir aujourd’hui.
Et c’est à vous, Délégués aux Concertations nationales, ici réunis, qu’il revient de démontrer, par le sérieux et la qualité de vos travaux, que la République Démocratique du Congo est non seulement résolue, mais prête à assumer le rôle auquel le Maître des temps et des circonstances la destine.
A cette fin, j’en appelle à la mobilisation des efforts et des énergies pour que notre pays redevienne un havre de paix, définitivement libéré des forces négatives, autant que du spectre de la guerre et des violations massives des droits humains.
A la faveur de la tenue des présentes assises, et pour permettre une décrispation de la situation, des mises en liberté conditionnelle de certains prisonniers vont être effectuées.
Je vous annonce, par ailleurs, qu’une grâce présidentielle est à l’étude en attendant le vote par le Parlement d’une loi d’amnistie.
Tout en vous souhaitant des échanges fructueux, dans l’intérêt de la Nation, et dans un esprit de tolérance et de respect mutuel, je déclare ouvertes les Concertations nationales.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo !
Je vous remercie.
Président Joseph Kabila KABANGE
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In English:Behind The Scenes At Kagame, Kikwete Meeting
-Rwanda President Paul Kagame and his Tanzanian counterpart, Jakaya Kikwete had an opportunity to meet and listen to each other’s grievances, a move observers say could put the relations between the two countries back on track.Presidents Kagame and Kikwete meeting at Commonwealth Resort, Munyonyo, Kampala on Thursday
The two feuding leaders on Thursday held separate meetings at Commonwealth Resort, Munyonyo in Kampala under the auspices of the ICGLR.
According to Presidential Communications Assistant, Sarah Kagingo, five leaders held a meeting in one room to discuss issues that affect the region.
These were Presidents Museveni, Kikwete, Kagame, South Sudan’s Salva Kiir and Joseph Kabila.
During the meeting, sources have told Chimpreports, leaders extensively discussed the M23-led Congo rebellion.It is widely believed that Rwanda backs the M23 rebel group that has since put up a stiff resistance against the DRC forces and threatened to topple President Kabila.
Kigali vehemently denies the charge, saying it does not benefit from violence across its border.
It is reported that the mood was at first very tense, with Kikwete and Kagame not looking eye to eye.
It is important to note that Kikwete, whom many believe has never supported Kagame’s Presidency right from 1994 when he was Tanzania’s foreign minister, recently deployed a contingent of guerilla-trained soldiers to help Kabila defeat the M23.
M23 provides a buffer zone for Rwanda against FDLR, a DRC-based militia which draws its leadership and militants from perpetrators of the 1994 Rwanda genocide.
It is also whispered in diplomatic circles that Kikwete is a supporter of FDLR.
Therefore a fight between Tanzanian and M23 means a clash of interests between Kigali and Dar es Salaam.
HUMOUR
During the Munyonyo meeting, Museveni relied on his humour to break the tension in the room.Museveni is hugely respected by the regional leaders due to his vast experience in regional conflicts.
He participated in liberation struggles in the 1970s in Mozambique, then joined Ugandans in Tanzania to fight Milton Obote and Amin before sending troops to DRC in the 1990s to remove Presidents Mobutu and Laurent Kabila.
The Uganda army has as well been actively involved in military operations in South Sudan, Central Africa Republic and Somalia.
Therefore, a high placed source noted, Museveni used all techniques at his disposal to convince the leaders that they “must look at each other as partners if they are to solve Congo’s unending problems.”
Museveni was also candid enough to explain that the militants in DRC were not only a threat to Rwanda but also Uganda, South Sudan and even Burundi.Museveni further said the people of East Africa need to put in place infrastructure projects to spur development but this could only be possible after total stabilization of eastern DRC.
He revealed that there were many areas near the Congo- Uganda border that are infested with terrorists.
Museveni in fact commended President Kabila and the Congo Government for eliminating Cobra, a deadly rebel commander who had made it a habit to terrorize the area near Bunia.
Leaders also discussed the allegations of Tanzania and DRC backing FDLR to destabilize Rwanda.
Rwanda had made it clear that it would not look on idly as FDLR, which has a record of masterminding the slaughter of one million people in 90 days in 1994, be allowed to rearm, reorganize and carry out drills near its border.
Kigali’s position that it would not hold negotiations with FDLR remains unchanged, with Kagame insisting that the perpetrators of the genocide must meet the victims and apologise for their wrong deeds.
It was then agreed that all forms of support to regional militants cease. This would eventually lead to an end in the violence and pave way for a political solution to the crisis.President Kabila reportedly said all he wanted to see in DRC was peace and prosperity for his people.
He also accepted the idea of halting all military operations against M23 to pave way for peace talks.
Leaders said the M23 combatants who are so knowledgeable about the terrain of eastern DRC could as well be reintegrated in the army and their potential exploited to fight other militias in the region especially ADF and FDLR.
IMMIGRANTS
The expulsion of illegal immigrants, who included thousands of Rwandans, from the Kagera border area was also extensively discussed.
Kikwete’s view was that the area had turned into a hub of armed criminals who were terrorizing the local population.
Leader further discussed the bombing of Rwandan territory by the DRC forces, leading to the death of a woman in Rubavu district.
It was agreed that the Expanded Joint Verification Mechanism must complete the verification process and provide a report to the Chairperson of the Committee of Ministers of Defence.
Kikwete and Kagame were urged to refrain from attacking each other in public or through the media.
A source said that by the time the leaders finished their meeting, it was very clear that they were ready to bury the hatchet and move forward as partners in fostering development of their people.Kagame and Kikwete also had a bilateral meeting but what was discussed remains unclear to this investigative website.
Shortly after this meeting, Rwanda President’s Communications Director, Yolande Makolo said “President Kagame and President Kikwete had a productive meeting today and are both pleased to be moving forward positively.”
Observers say should the leaders walk the talk and action taken against militants hiding in eastern Congo, the Great Lakes region could be saved from a regional
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Le président Kabila ouvre les “concertations nationales”
– Le président congolais Joseph Kabila a ouvert samedi à Kinshasa les “concertations nationales”, destinées à sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise politique, sociale et sécuritaire qu’elle traverse.“Je déclare ouvertes les concertations nationales”, a déclaré le chef de l’Etat réélu dans des circonstances contestées en 2011 devant plusieurs centaines de députés, sénateurs et délégués réunis au Palais du Peuple (Parlement) pour le lancement de ces assises boycottées par la principale force de l’opposition.
Ces discussions devront permettre de “rétablir et consolider la cohésion interne en vue d’assurer la victoire sur toutes les forces d’agression, de renforcer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et de mettre fin au cycle infernal de violences”, dans l’est du pays, a ajouté le président.
Il faisait ainsi référence à la rébellion du Mouvement du 23 Mars, active dans le Nord-Kivu, que Kinshasa et l’ONU accusent d’être soutenue par le Rwanda et l’Ouganda voisins, malgré les dénégations de ces deux pays, mais aussi aux nombreux groupes armés qui sévissent dans la partie orientale de la RDC.
Les discussions doivent durer une quinzaine de jours et avoir lieu à Kinshasa, et dans les deux autres plus grandes villes du pays : Lubumbashi (Sud-Est) et Kisangani (Est).
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Syrie: Obama et Poutine se sont parlé en vain, le G20 scindé
-Barack Obama et Vladimir Poutine ont finalement parlé en tête-à-tête de la crise en Syrie vendredi à Saint-Pétersbourg, mais ont campé sur les antagonismes qui ont scindé le G20 en deux et provoquent une tension diplomatique croissante.Barack Obama et Vladimir Poutine ont finalement parlé en tête-à-tête de la crise en Syrie vendredi à Saint-Pétersbourg, mais ont campé sur les antagonismes qui ont scindé le G20 en deux et provoquent une tension diplomatique croissante.
Le G20 sort divisé en deux camps de ces deux jours de sommet électrique, où la guerre civile syrienne a complètement dominé les habituels sujets économiques.
Onze pays menés par les Etats-Unis ont réclamé dans un communiqué commun une “réponse internationale forte” contre Damas, qui est “clairement” responsable de l’utilisation d’armes chimiques contre sa population. L’Allemagne est le seul pays européen membre du G20 à ne pas avoir signé cet appel.
Une position justifiée par la volonté de la chancelière Angela Merkel de dégager avant tout un “consensus européen”, selon un porte-parole.
Barack Obama, qui dit que le monde “ne peut pas rester les bras ballants”, était venu sur les terres natales de Vladimir Poutine, principal soutien de Damas, pour rallier le maximum de soutiens à son projet d’attaque. Cette option militaire n’est pas clairement évoquée dans l’appel, mais les signataires jugent quand même que “le monde ne peut pas attendre indéfiniment”.
Les pays non signataires se retrouvent de facto ralliés à la Russie, le principal verrou qui bloque le Conseil de sécurité à l’Onu, et qui n’est officiellement pas convaincu de la culpabilité de Damas.
“Constructive”
Barack Obama et Vladimir Poutine se sont vus en tête-à-tête vendredi, au lendemain du dîner officiel du G20 qui avait dressé le constat du blocage.
Le président russe a abordé son homologue américain, “les deux dirigeants ont décidé d’aller dans un coin où ils ont rapproché leurs sièges et se sont parlé entre une vingtaine de minutes et une demi-heure tandis que les autres participants au sommet les observaient”, a raconté un haut responsable américain. La conversation a porté essentiellemet sur “l’action militaire que nous envisageons, mais également sur le processus de Genève”, a ajouté ce responsable.
L’entretien a été “constructif”, ont déclaré les deux hommes au cours de conférences de presse distinctes.
Pour autant, “chacun est resté sur sa position”, a dit M. Poutine.
“J’ai dit : ‘écoutez, je ne m’attends pas à ce que nous nous mettions d’accord sur la question des armes chimiques’”, a rapporté M. Obama.
“Bien qu’il soit possible qu’après la publication du rapport des inspecteurs de l’Onu (sur l’attaque chimique du 21 août, ndlr) il soit plus difficile pour M. Poutine de maintenir sa position”, a voulu croire le président américain.
Escalade
Ces entretiens et cet appel international sont tombés alors que les deux pays ont repris de plus belle leur escalade.
“Je pense que les Russes n’ont rien à apporter au débat aux Etats-Unis” sur la Syrie, a affirmé vendredi matin le conseiller adjoint à la sécurité nationale américain, Ben Rhodes, faisant allusion à la possible venue d’une délégation russe aux Etats-Unis.
Jeudi, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Samantha Power avait accusé Moscou de prendre le Conseil de sécurité en “otage”, verrouillant, avec la Chine, tout projet d’attaque.
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est arrivé vendredi soir à Vilnius pour une brève tournée en Europe destinée à tenter de convaincre ses homologues de l’UE du bien-fondé du projet de frappes sur la Syrie. Après Vilnius, il se rendra samedi après-midi à Paris, puis dimanche à Londres, avant de regagner les Etats-Unis lundi.
Les Russes ont pour leur part mis en garde contre toute frappe sur les stocks d’armes chimiques en Syrie qui aurait des conséquences sur l’environnement.
Ils ont aussi annoncé un nouveau renforcement de leur dispositif militaire, avec un navire supplémentaire qui ira croiser au large des côtes de leur allié, pour faire face aux navires américains.
Les prochains jalons prévisibles de cette crise sont attendus la semaine prochaine, avec mardi aux Etats-Unis, un discours de M. Obama à la Nation qui tentera de convaincre les élus de l’autoriser à lancer des frappes contre Damas. Un défi “difficile”, reconnaît le président américain, qui n’a pas répondu aux questions demandant ce qu’il ferait en cas de rejet.
Le président du Parlement syrien a exhorté vendredi les parlementaires américains à ne pas autoriser de frappe militaire contre son pays, a rapporté vendredi l’agence syrienne officielle Sana.
Lundi prochain, jour de la rentrée parlementaire américaine, le ministre syrien des Affaires étrangères sera à Moscou pour faire le point sur la crise.
Sur le terrain, la tension monte aussi, à tel point que les Etats-Unis ont ordonné l’évacuation de personnel à Beyrouth, et accepté le départ d’employés dans le sud de la Turquie, recommandant d’éviter de se rendre dans ces deux pays.
Au Liban, les autorités ont annoncé un renforcement des mesures de sécurité autour des missions diplomatiques.
L’Italie, signataire de l’appel des onze pays du G20, a envoyé un navire de guerre dans l’est de la Méditerranée, qui pourrait être utilisé pour évacuer les troupes italiennes dans le sud du Liban en cas d’embrasement de ce pays voisin de la Syrie.
Le président français François Hollande, soutien des Etats-Unis, signataire de l’appel, a déclaré vendredi que, si la France attaquait, elle ne frapperait que des “cibles militaires”, et pas avant la publication des résultats de l’enquête de l’Onu.
“Allons nous aider la Syrie ? (si elle est attaquée, ndlr), Nous l’aiderons”, a assuré M. Poutine vendredi.
En Syrie même, l’armée a lancé vendredi une opération d’envergure avec l’intention apparente de reprendre la localité de Mouadamiyat al-Cham, lieu d’une attaque présumée à l’arme chimique et verrou d’un aéroport militaire stratégique au sud-ouest de Damas, selon une ONG syrienne.
Les rebelles se sont quant à eux retirés de l’une des entrées de Maaloula dont ils avaient pris le contrôle mercredi, a affirmé l’opposition, soulignant sa volonté de préserver les monuments religieux et archéologiques de cette antique cité chrétienne située au nord de Damas.
© 2013 AFP
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Le M23 prié d’arrêter “toute activité militaire” en RDC
-Deux exigences ont été formulées jeudi par les chefs d’Etats de la région des Grands Lacs, à l’issue du sommet de Kampala, la capitale de l’Ouganda. D’abord, ces derniers ont sommé la rébellion congolaise du M23 d’arrêter “toute activité militaire et cesser la guerre et les menaces de renverser le gouvernement légal de République démocratique du Congo”.Ensuite, les onze chefs d’Etat présents ont exigé que les négociations entre le M23 et la République démocratique du Congo (RDC) reprenenne “dans les trois jours”.
Le dialogue, suspendu depuis mai, devra être “conclu dans une période maximale de quatorze jours”, précise le communiqué final du sommet. Une requête à laquelle a accédée le M23. Jeudi soir, son président, Bertrand Bisimwa, a déclaré que la rébellion était “prête” à reprendre les pourparlers avec Kinshasa.
LE RWANDA ET L’OUGANDA POINTÉS DU DOIGT
Durant ces quatorze jours, “les forces belligérantes sur le terrain sont exhortées à exercer le maximum de retenue pour que les pourparlers soient rapidement conclus”.
Le sommet demande également à la nouvelle “brigade d’intervention [de l’ONU] d’excercer sans relâche une pression sur le M23 et toutes les autres ‘forces négatives’”, terme qui désigne les groupes armés qui pullulent dans l’est de la RDC, notamment la rébellion rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Cette nouvelle brigade de l’ONU, dont le mandat est d’éradiquer les groupes rebelles actifs dans l’est de la RDC, a épaulé l’armée congolaise à la fin d’août pour déloger le M23 de Goma, capitale du Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda.
La RDC et l’ONU accusent le Rwanda de soutenir militairement le M23, mais le pays concerné dément formellement. L’Ouganda, hôte du sommet, est également soupçonné d’aider les rebelles.
C’est la septième fois depuis juillet 2012 que les chefs d’Etat de la région des Grands Lacs se réunissent pour tenter de trouver une solution à la crise persistante dans l’est de la RDC, sans succès notable jusqu’ici. A chaque reprise des affrontements, le M23 et Kinshasa se renvoient systématiquement la responsabilité des combats.
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La RDC fait appel à Air-France pour relancer sa compagnie aérienne
-Le gouvernement congolais a jeté son dévolu sur le Groupe Air-France-KLM en vue de relancer sa compagnie nationale aérienne en veilleuse depuis plusieurs années.La nouvelle a été annoncée mercredi 4 septembre à l’issue d’une audience que le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo a accordée à M. Frank Legré, directeur général Afrique de la compagnie aérienne franco-néerlandaise à Kinshasa, selon un communiqué publié le même jour.
Selon le communiqué de Matato Ponyo, cité par l’AFP, l’objectif est de parvenir à « une nouvelle compagnie aérienne nationale » en ordre de marche « fin décembre ou début janvier 2014 ».
Le communiqué ajoute que le gouvernement congolais « souhaite qu’Air-France puisse s’impliquer dans cette création d’une compagnie domestique le plus rapidement possible“.
Depuis le 22 mars 2006, tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de la RDC sont repris sur la liste noire des entreprises faisant l’objet d’interdiction totale d’exploitation dans l’espace de l’Union européenne. Ils sont une cinquantaine, dont les Lignes aériennes congolaises (Lac), l’ancienne compagnie aérienne nationale.
En outre, les accidents d’avions meurtriers ont lieu en RDC à une fréquence élevée avec environ une dizaine de crashs d’avions et d’hélicoptères enregistrés dans le pays de 2011 à 2013.
Ces crashs sont dus souvent aux conditions météorologiques, aux erreurs humaines, au mauvais état des aéronefs et au manque d’infrastructures aéroportuaires adéquates.
Jusque-là, les compagnies aériennes Brussels Airlines (Belgique), Turkish Airlines (Turquie), Kenya Airways (Kenya) et Ethiopian Airlines (Ethiopie) avaient été citées comme possibles repreneurs des LAC. Or, Air-France-KLM détient environ un quart du capital de Kenya Airways.
Une des difficultés du projet relatif à la relance des Lac, en faillite depuis 2003, a trait à la montagne de dettes accumulée par cette compagnie, dont la question de la liquidation pure et simple se pose depuis près de dix ans.
Le Potentiel

