Author: Don Kayembe

  • RDC : Diomi Ndongala, une année en enfer

    RDC : Diomi Ndongala, une année en enfer

    Diomi NDONGALA
    Diomi NDONGALA

    -Accusé de viol, enlevé puis emprisonné, Eugène Diomi Ndongala a été, le 15 juin, déchu de son mandat de député. Dur, dur d’être opposant en République démocratique du Congo (RDC)…

    Depuis un an, Eugène Diomi Ndongala, 51 ans, vit un cauchemar. Accusé de viol sur mineures, l’opposant a ensuite « disparu » dans des circonstances non élucidées, puis son immunité parlementaire a été levée. Enfin, le 15 juin, alors qu’il était détenu depuis plus de deux mois à la prison centrale de Kinshasa, l’Assemblée nationale a invalidé son mandat de député, ainsi que celui de quatre autres élus, pour « absence prolongée non justifiée ». « Au début, nous avions des doutes sur le caractère politique de toutes ces formes de harcèlement à l’égard de Diomi. Aujourd’hui, cette invalidation trahit la dimension purement politique des pressions qu’il ne cesse de subir », note Gaëlle Laroque, de l’Union interparlementaire, de retour d’une mission dans la capitale congolaise.

    Tout commence fin 2011, quand Diomi, leader de Démocratie chrétienne, conteste la régularité de la réélection de Joseph Kabila et refuse de siéger à l’Assemblée. Le 27 juin suivant, il projette de présider une matinée politique pour lancer la Majorité présidentielle populaire (MPP), une coalition de partis réclamant la « vérité des urnes ». « Il n’arrivera jamais à ce rendez-vous », raconte Fiston Yala, son avocat. Son parti crie à l’enlèvement. Le gouvernement, lui, parle d’une tentative de se soustraire à la justice, qui le soupçonne d’« avoir violé deux mineures ».

    Dissident

    Diomi réapparaît près de quatre mois plus tard, à la veille du sommet de la Francophonie à Kinshasa… Mais son calvaire n’est pas fini. Début janvier 2013, l’Assemblée lui retire son immunité parlementaire pour « permettre à la justice de faire son travail ». Mais, « entre janvier et fin mars », son avocat assure avoir été approché « à quatre reprises par Kalev Mutond », le numéro un de l’Agence nationale de renseignements. « Il me proposait de convaincre mon client de siéger à l’Assemblée, en échange de l’abandon de toutes les poursuites », confie Yala. Une « solution politique » rejetée par le député dissident, placé en détention dix jours plus tard. Aujourd’hui, il risque également d’être poursuivi pour « participation à un mouvement d’insurrection », à l’instar de plusieurs de ses collaborateurs, accusés d’avoir voulu assassiner le chef de l’État et le Premier ministre.

    (Jeune Afrique)

  • Afrique du sud : Barack Obama ne se rendra pas au chevet de Nelson Mandela

    Afrique du sud : Barack Obama ne se rendra pas au chevet de Nelson Mandela

    Obama- michelle-zuma-Le président américain Barack Obama, en visite en Afrique du Sud, a renoncé samedi à se rendre au chevet de son “héros”, Nelson Mandela, hospitalisé dans un état critique à près de 95 ans, mais rencontrera la famille de l’icône mondiale de la liberté et du pardon.

    Mis à jour à 11h45.

    “Par égard pour la paix et le confort de Nelson Mandela et pour les souhaits de sa famille”, Barack Obama n’ira pas au Medical Heart Hospital, où le premier président noir d’Afrique du Sud se bat depuis trois semaines contre une grave infection pulmonaire, a déclaré un responsable américain.

    Le président et son épouse Michelle vont toutefois “rencontrer en privé des membres de la famille Mandela pour leur présenter leurs vœux et leurs prières en ce moment difficile”, a ajouté ce responsable, alors que Barack Obama arrivait au siège de la présidence sud-africaine à Pretoria pour un tête-à-tête avec son homologue Jacob Zuma.

    Le président américain avait déclaré vendredi dans l’avion qui le menait en Afrique du Sud, qu’il n’avait pas besoin “d’une photo” avec Nelson Mandela. Il n’avait toutefois pas formellement exclu d’aller lui rendre visite, s’en remettant à la famille.

    Barack Obama a rencontré le héros de la lutte anti-apartheid en 2005, alors qu’il était jeune sénateur. Ils ne se sont pas revus depuis son élection mais se sont parlé à plusieurs reprises au téléphone.

    Une nouvelle rencontre entre les deux lauréats d’un Nobel de la Paix aurait marqué les esprits.

    Mandela toujours dans un état critique

    “Ils partagent les mêmes choses: Mandela a été le premier président noir d’Afrique du Sud et Obama le premier président noir des Etats-Unis”, a déclaré Tokozile Sibalo, une Sud-africaine de 50 ans, venue avec ses filles à Pretoria devant l’hôpital où est soigné Nelson Mandela.

    “Ca pourrait soutenir Mandela de savoir ce qu’Obama pense de l’Afrique”, a-t-elle ajouté.

    Autour d’elle, les témoignages d’affection envers le Père de la nation continuaient d’affluer. En chantant, une douzaine de personnes ont ainsi brandi des pancartes barrées de la mention “Nos cœurs sont avec toi” et “Que Dieu te bénéisse Tata” (père).

    L’Afrique du Sud s’était préparée au pire jeudi, après l’annulation d’un voyage de Jacob Zuma au Mozambique à l’issue d’une visite à l’hôpital. Mais son état s’est ensuite amélioré.

    Même s’il reste dans un état critique, Nelson Mandela est capable d’ouvrir les yeux et réagit au toucher, selon une de ses filles.

    Obama en tournée africaine

    Son état de santé a jeté une ombre sur la première grande tournée africaine de Barack Obama, dont le père était kényan, mais qui ne s’est rendu qu’une seule fois en Afrique noire depuis son élection, lors d’une halte au Ghana.

    Alors que la Chine et les autres puissances émergentes s’intéressent de plus en plus aux ressources naturelles de l’Afrique, le chef de l’Etat a souligné vendredi que les Etats-Unis ne devaient pas rester à l’écart.

    Accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires, il doit passer une semaine en Afrique pour une tournée qui, après le Sénégal et l’Afrique du Sud, doit le mener en Tanzanie.

    Les sujets économiques sont à l’ordre du jour de ses discussions avec Jacob Zuma, a indiqué la présidence sud-africaine en soulignant que 600 entreprises américaines sont implantées en Afrique du Sud où elles emploient environ 150.000 personnes.

    Leur entretien sera suivi d’une conférence de presse et d’une allocution solennelle depuis l’Union Buildings, siège du gouvernement sud-africain qui surplombe la capitale administrative Pretoria.

    Barack Obama se rendra ensuite à Soweto pour s’adresser aux étudiants, dans ce haut-lieu de la résistance à l’apartheid.

    “Tirer les leçons de la vie de Mandela”

    Dimanche le conduira au Cap (sud-ouest) avec une visite sur l’île de Robben Island, où Nelson Mandela a passé 18 de ses 27 années de détention et où il a vraisemblablement contracté les lésions pulmonaires à l’origine de ses problèmes de santé à répétition.

    Barack Obama sera ensuite guidé par l’ancien archevêque anglican du Cap Desmond Tutu dans le centre que celui-ci a fondé pour soutenir les jeunes séropositifs. Il prononcera ensuite le principal discours de sa tournée africaine depuis l’université du Cap.

    Partout, il devrait faire référence à celui qu’il a décrit comme “un héros personnel” et “un héros pour le monde”.

    “Mon message (…) tirera les leçons de la vie de Mandela”, a-t-il souligné vendredi. Si les pays africains travaillent de concert, en mettant de côté leurs divisions “par tribus, races ou religion, l’essor de l’Afrique continuera”, a-t-il dit. “C’est une des leçons centrales de l’action de Nelson Mandela.”

    La visite d’Obama a suscité quelques grincements de dents en Afrique du Sud, notamment au sein de la communauté musulmane et dans les rangs syndicaux. Une poignée de militants commençaient à se rassembler samedi matin à Soweto pour dénoncer leur opposition à la politique étrangère américaine.

    afp

  • Obama : Nelson Mandela est “une source d’inspiration pour le monde”

    Obama : Nelson Mandela est “une source d’inspiration pour le monde”

    Obama - Zuma-Le président américain Barack Obama, en visite en Afrique du Sud, a une nouvelle fois salué samedi Nelson Mandela, “source d’inspiration pour le monde”, mais s’est contenté de s’entretenir avec la famille du héros anti-apartheid, 94 ans, toujours dans un état critique à l’hôpital.

    Mis à jour à 17h30.

    Son “courage moral a été une source d’inspiration personnelle (…) et une source d’inspiration pour le monde”, a déclaré le dirigeant américain lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africain Jacob Zuma à Pretoria.

    “Je réaffirme le profond impact de son héritage dans la construction d’une Afrique du Sud libre (…) C’est un héritage que nous devons tous honorer dans nos propres vies”, a ajouté M. Obama, à l’issue d’une rapide visite à la famille.

    M. Obama a rencontré deux des filles et huit des 17 petits-enfants de l’icône mondiale de la liberté et de la réconciliation dans les locaux de sa fondation à Johannesburg. Il s’est également entretenu par téléphone avec Graça Machel, l’épouse de Nelson Mandela, qui passe de longues heures à l’hôpital de Pretoria où il est soigné depuis trois semaines.

    “J’ai exprimé mon espoir que Madiba puise paix et réconfort dans la présence de ses proches, j’ai aussi exprimé mon soutien de tout coeur à toute la famille qui traverse cette période difficile”, a dit le président américain.

    “En prenant le temps de me téléphoner pour exprimer leur solidarité et de rencontrer nos enfants, ils ont ajouté une touche de chaleur personnelle caractéristique de la famille Obama”, a fait répondre Mme Machel, qui affirme avoir transmis à son époux les voeux du couple Obama.

    Barack Obama devait se rendre ensuite dans la célèbre township de Soweto pour s’adresser à de jeunes Africains prometteurs, dans ce haut-lieu de la résistance à l’apartheid. Des incidents ont opposé la police à des manifestants anti-Obama à Soweto avant son arrivée. La police a tiré des grenades incapacitantes pour disperser un groupe de 200 à 300 personnes, qui ont notamment scandé: “Arrêtez Obama, pas nous”, ou “police d’apartheid”.

    Mandela toujours dans un état “critique mais stable”

    Attentif à chaque indication sur la santé de Mandela depuis son hospitalisation le 8 juin pour une pneumonie, l’Afrique du Sud s’était préparée au pire jeudi, après l’annulation d’un voyage de Jacob Zuma au Mozambique.

    Mais sa santé semble s’être légèrement améliorée depuis. “Il reste (dans un état) critique mais stable, donc rien n’a changé”, a déclaré samedi le président Zuma : “Mais nous espérons que ça va s’améliorer. Ce sont d’excellents docteurs qui s’occupent de lui. Nous espérons qu’il sortira très bientôt de l’hôpital”, a-t-il indiqué.

    Nelson Mandela est encore capable d’ouvrir les yeux et réagit au toucher, selon l’une de ses filles.

    A l’hôpital, les témoignages d’affection envers le père de la nation sud-africaine continuaient d’affluer. En chantant, une douzaine de personnes ont ainsi brandi des pancartes barrées de la mention “Nos coeurs sont avec toi” et “Que Dieu te bénisse Tata” (père).

    “Ils partagent les mêmes choses: Mandela a été le premier président noir d’Afrique du Sud et Obama le premier président noir des Etats-Unis”, a déclaré Tokozile Sibalo, une Sud-africaine de 50 ans, venue avec ses filles à Pretoria devant l’hôpital où est soigné Nelson Mandela. Les deux ont également obtenu le prix Nobel de la paix.

    Première grande tournée africaine d’Obama

    L’état de santé du grand homme a jeté une ombre sur la première grande tournée africaine de Barack Obama, dont le père était kényan, mais qui ne s’est rendu qu’une seule fois en Afrique noire depuis son élection, lors d’une halte au Ghana.

    Barack Obama n’a rencontré qu’une fois le héros de la lutte anti-apartheid, en 2005, alors qu’il était jeune sénateur. Ils ne se sont pas revus depuis son élection mais se sont parlé à plusieurs reprises au téléphone.

    Dimanche, le président américain se rendra au Cap (sud-ouest) avec une visite sur l’île-bagne de Robben Island, où Nelson Mandela a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention.

    Barack Obama sera ensuite guidé par l’ancien archevêque anglican du Cap Desmond Tutu. Il prononcera ensuite le principal discours de sa tournée africaine depuis l’Université du Cap.

    Le dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, a annoncé qu’il écourtait des vacances en Europe en raison de l’état de santé de Nelson Mandela.

    M. de Klerk, dernier président de l’apartheid (1989-1994), négocia la fin du régime et l’organisation d’élections multiraciales avec Mandela. Il fut ensuite vice-président de Nelson Mandela dans le premier gouvernement de l’Afrique du Sud post-apartheid.(1994-97).

    (Jeune Afrique)

  • La SNEL annonce un délestage électrique «très sévère» à Kinshasa

    La SNEL annonce un délestage électrique «très sévère» à Kinshasa

    SNEL-logo-La fourniture de l’électricité à Kinshasa va connaître d’importantes perturbations à partir de ce dimanche 30 juin, a annoncé le département de distribution de la Société nationale d’électricité (Snel) dans la capitale congolaise.

    La société d’électricité explique que les prévisions météorologiques indiquent une forte diminution du niveau de l’eau du fleuve Congo pendant la saison sèche en cours du 30 juin au 31 août.

    Pour le directeur du département de distribution de la Snel à Kinshasa, Fumany Gymbadi, cette baisse du niveau de l’eau va occasionner celle de la production d’énergie à la centrale d’Inga pendant cette période.

    « Au niveau d’Inga, le niveau d’eau a fortement baissé. Il a même baissé un peu plus que l’année passée. Il y a déjà des machines qui sont à l’arrêt présentement. Nous allons connaitre l’arrêt d’autres machines », explique-t-il.

    Fumany Gymbadi indique que la Snel va appliquer une politique de fourniture « sélective » d’électricité à ses abonnés:

    «Nous aurons à appliquer le délestage dans la ville de Kinshasa. Ce délestage va être très sévère. Ainsi, nous demandons aux consommateurs de l’énergie électrique de ne pas allumer les lampes pendant la journée, de ne faire tourner les fours, les moulins et autres gros consommateurs que la nuit, quand ce n’est pas indispensable la journée.»

    Il lance le même appel aux industriels afin «qu’ils tournent au maximum la nuit » pour permettre à la Snel d’aider les ménages.

    L’année passée, la Snel avait déjà évoqué la baisse du niveau de l’eau pour expliquer les perturbations dans la distribution de l’électricité.

    Le même phénomène s’était également produit en 2011. Les deux centrales, Inga I et Inga II, avaient alors perdu plus de la moitié de leurs puissances suite à la diminution du niveau d’eau du fleuve Congo.

    De fortes perturbations dans la fourniture d’électricité avaient été enregistrées dans la capitale congolaise. En outre, la Snel n’avait pas été en mesure de fournir son électricité à d’autres pays africains, comme le Botswana et le Zimbabwe. Elle n’avait pas pu non plus honorer ses contrats avec les entreprises minières du Katanga, selon le directeur du site d’Inga, Lambert Mbuyi.

    (Radio Okapi)

  • Cas de Joseph Kabila : Quand la communauté internationale sanctionne

    Cas de Joseph Kabila : Quand la communauté internationale sanctionne

    Joseph Kabila President de la RDC
    Joseph Kabila President de la RDC

    -Le cas du président congolais Joseph Kabila est un exemple malheureux d’une haute personnalité sanctionnée par la communauté internationale. En effet, pas plus tard que jeudi dernier, alors que Joseph Kabila se préparait à se rendre à Maputo, il a reçu de cette dernière un télégramme lui signifiant de ne pas aller au sommet de la SADC prévu dans la capitale mozambicaine. Joseph Kabila est déclaré « persona non grata » à Maputo. Avant cet incident, Washington a rejeté l’accréditation de Jean Claude Masangu comme ambassadeur du Congo aux Etats-Unis. Joseph Kabila a mérité ces sanctions car il a tenu tête au SG de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui a préconisé un dialogue franc et sincère incluant toutes les forces vives de la Nation pour résoudre la crise de légitimité en RDC.

    Entêtement. Si l’impasse politique actuelle à Madagascar persiste, nombreux sont les hauts dirigeants et les politiciens malgaches qui pourraient connaître le même sort que Joseph Kabila. Leur entêtement qui ne sert pas l’intérêt des 22 millions des Malgaches risque de leur coûter cher. Les sanctions ne seraient pas les mêmes. Mais, on peut percevoir la méchanceté de la communauté internationale à travers ce qui est arrivé au président de la République Démocratique de Congo. La solidarité de la communauté internationale est indiscutable sur le cas de Joseph Kabila. En tout cas, Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka ainsi que les membres de leurs familles, leurs proches collaborateurs et leurs bailleurs sont déjà déclarés « persona non grata » par la communauté internationale.

    Recueillis par RAJAOFERA Eugène (Midi Madagascar)

  • Concertations nationales: Kabila désigne Kengo et Minaku au Présidium !

    Concertations nationales: Kabila désigne Kengo et Minaku au Présidium !

    Leon Kengo wa Dondo- President du Senat
    Leon Kengo wa Dondo- President du Senat

    -Le Chef de l’Etat lâche la surprise. Il a signé, le mercredi 26 juin 2013, une Ordonnance créant le forum sur les concertations nationales tant réclamées par une frange importante de la classe politique et même, par la Communauté Internationale via l’accord cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098. C’est hier, jeudi 27 juin, que cette Ordonnance présidentielle a été publiée, au cours du journal télévisé de 20h00 sur les antennes de la Rtnc. A en croire cette Ordonnance, les concertations nationales seront coordonnées par un Présidium qui sera dirigé, à tour de rôle, par les présidents de deux Chambres du Parlement. Le règlement intérieur à mettre à place par le Forum, déterminera le cadre où vont se tenir lesdites concertations. Au sujet de participants, l’Ordonnance du 26 juin tranche. Ce sont donc les partis politiques de la majorité et de l’opposition parlementaire et extraparlementaire, la Société Civile, les invités du Chef de l’Etat, les membres des Gouvernements Central et provinciaux, les Assemblées Provinciales, les Chefs Coutumiers, les personnalités historiques…qui y prendront part. Ces derniers doivent être mandatés par leurs composantes respectives. Quant à la durée, elle est également connue : maximum 15 à 20 jours, le budget étant très limité.
    Fini le suspense. Chose promise, chose due. Les concertations nationales annoncées par le Chef de l’Etat, depuis décembre 2012 et janvier 2013, vont finalement avoir lieu. La confirmation a été donnée par une Ordonnance du Chef de l’Etat publiée hier, dans la soirée, sur les antennes de la radiotélévision nationale congolaise.
    Tout va commencer par un Forum qui, manifestement, a mission de préparer ces assises nationales. Mais, d’ores et déjà, des réponses à plusieurs questions ont été trouvées hier soir. Même si le cadre, c’est-à-dire, le lieu reste encore à déterminer par le Forum, la question des participants trouve bel et bien sa réponse. Et, encore que là, les romains vont s’empoigner car, tous, en tout cas, voudront y prendre part. Mais, à la stricte condition que l’on soit délégué par sa composante.
    Si pour 13 places à combler à la CENI, le Congo entier s’est mobilisé pour y être, l’on est en droit de se demander qu’en sera-t-il pour ces fameuses concertations ? Surtout quand on sait qu’il y a probabilité qu’il y ait un per diem. A moins qu’on le supprime, tout simplement.
    Aussi, Joseph Kabila a-t-il laissé une marge de manœuvre assez large pour que ces assises soient assez représentatives. Chefs Coutumiers, politiciens de tout bord, membres de la Société Civile, délégués des institutions tant provinciales que nationales, personnalités historiques, invités du Chef de l’Etat sont attendus à cette rencontre qui a pour finalité, la recherche de la cohésion nationale, en cette phase critique où l’insécurité règne dans une bonne partie du pays. Nord-Kivu, Province Orientale, Katanga, pour ne citer que ces provinces terrassées par des menaces récurrentes des rébellions, sont les plus concernées. Bien plus, peu avant la clôture de la session parlementaire, l’Honorable Makila dénonçait la présence des militaires au Nord de la province de l’Equateur.
    De la direction des assises, ce sera l’affaire des présidents de deux Chambres du Parlement. Kengo et Minaku vont, à tour de rôle, prendre la direction des opérations. Les droits et devoirs des participants seront définis par le règlement d’ordre intérieur.
    Il faut signaler que le Coordonateur du comité de suivi de l’application de l’accord-cadre est tenu de participer à ces assises en vue de faire rapport au Chef de l’Etat. Des recommandations et propositions seront adoptées à l’Assemblée plénière qui sera mise en place, avant le go. Pas question de tirer les choses en longueur, comme à Sun City ou à la Conférence nationale souveraine. 15 ou 20 jours au maximum, pour mettre un terme à ces assises qui, apprend-on, seront clôturées par un discours du Chef de l’Etat.

    La Pros.

  • RDC: le président Kabila convoque des “consultations nationales”

    RDC: le président Kabila convoque des “consultations nationales”

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Le président Joseph Kabila a signé cette semaine une ordonnance convoquant, à une date indéterminée, des “consultations nationales” dont il a confié la direction à deux de ses proches, les présidents de l’Assemblée et du Sénat de la République démocratique du Congo, apprend-on samedi de source officielle à Kinshasa. Selon le compte rendu du Conseil des ministres transmis à l’AFP, ce forum sera “le cadre idéal destiné à rassembler les fils et filles de la Nation dans le but de réfléchir aux voies et moyens susceptible d’apporter une réponse pérenne et globale à la crise impliquant les institutions et parties congolaises.”

    Il “vise à rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’Est afin de permettre la reconstruction du pays”. La date et les participants à cette réunion n’ont pas été précisés.

    Sa direction a été confié aux président des deux assemblées, MM. Aubin Minakou et Léon Kengo Wa Dondo, deux proches du chef de l’Etat. Cinq “ateliers” devraient porter sur la gouvernance, l’économie, le désarmement, les conflits communautaires et la décentralisation.

    La durée de ces consultations n’a pas été précisée mais selon des sources proche du gouvernement elles devraient s’étaler sur deux semaines. Depuis l’annonce de leur tenue, l’opposition très divisée, débat sur son éventuelle participation.

    (AFP)

  • A Dakar, Obama loue le “héros” Mandela, soutient les homosexuels

    A Dakar, Obama loue le “héros” Mandela, soutient les homosexuels

    Obama- Macky– Le président américain Barack Obama a rendu hommage jeudi à Dakar, première étape de sa tourné africaine, à l’ex-président sud-africain Nelson Mandela, un “héros pour le monde” au moment où il lutte pour sa survie, et apporté son soutien aux homosexuels africains persécutés.

    Mandela, hospitalisé depuis trois semaines à Pretoria, “est un de mes héros. Je crois qu’il est un héros pour le monde entier, et le jour où il quittera cette terre, son héritage continuera à vivre à travers les âges”, a déclaré M. Obama qui doit se rendre en Afrique du Sud vendredi, prochaine étape de son périple africain avant la Tanzanie.

    Il a sans doute pensé à lui en se rendant jeudi après-midi en famille sur l’île de Gorée, au large de Dakar, d’où sont partis vers l’Amérique des milliers d’esclaves et où Mandela s’était lui aussi rendu en 1991, un an après ses 27 années passées dans les geôles du régime raciste d’apartheid.

    “C’est un moment très fort”, a affirmé M. Obama à Gorée, ajoutant: “Évidemment, pour un Africain-américain, un président africain-américain, avoir la possibilité de visiter ce site, je pense, me donne plus de motivation pour défendre les droits de l’Homme à travers le monde”.

    Barack Obama, un métis dont le père était Kenyan, était accompagné sur l’île par son épouse, Michelle, une descendante d’esclaves, et leurs deux filles Malia et Sasha.

    Avant lui ses prédécesseurs Bill Clinton et George W. Bush s’étaient également rendus en 1998 et 2003 sur l’île de Gorée, passage obligé pour tous les visiteurs de marque à Dakar.

    Interrogé par des journalistes américains, le président Obama a par ailleurs salué comme “une victoire pour la démocratie américaine” la décision de la Cour suprême prise la veille en faveur du mariage gay aux Etats-Unis.

    “Tout le monde doit avoir les mêmes droits”

    Il en a profité pour apporter son soutien aux homosexuels persécutés dans l’écrasante majorité des pays africains, hormis l’Afrique du Sud où le mariage gay est autorisé.

    “Rattraper le temps perdu”

    “Mon opinion est que, quelques soient la race, la religion, le genre, l’orientation sexuelle, face à la loi, tout le monde doit avoir les mêmes droits”, a-t-il affirmé.

    Mais, présent à ses côtés,  le président sénégalais Macky Sall lui a répondu que bien que “très tolérant”, son pays n’était “pas encore prêt à dépénaliser l’homosexualité”.

    Il a récemment exclu l’adoption d’une loi autorisant l’homosexualité au Sénégal, exigée par des organisations de défense des droits de l’Homme.

    Hormis cette divergence, MM. Obama et Sall ont dit avoir en commun les mêmes valeurs concernant “la démocratie” et “la bonne gouvernance”.

    “Le Sénégal est une des démocraties les plus stables d’Afrique et et un de nos partenaires les plus forts dans la région”, a affirmé Barak Obama.

    Ce pays “va dans la bonne direction grâce à des réformes pour renforcer les institutions démocratiques”, a-t-il affirmé, ajoutant: “Je crois que le Sénégal peut être un formidable exemple” pour le reste du continent.

    Ex-colonie française indépendante depuis 1960 le Sénégal n’a jamais connu de coup d’Etat, ce qu’a tenu à saluer le président Obama.

    Le Sénégal fait figure d’exception en Afrique  de l’Ouest, une région frappée par les violences politiques et militaires, en particulier au Mali voisin, plongé dans la crise depuis un coup d’Etat en mars 2012. Celui-ci a précipité la chute du nord malien aux mains de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda et entraîné une intervention militaire franco-africaine pour les en chasser.

    Les abords du Palais présidentiel où ont eu lieu l’entretien entre Barack Obama et Macky Sall et leur conférence de presse conjointe ont résonné  du son des tam-tam et des cris de bienvenue de quelques centaines de personnes venues saluer le président américain.

    Mais en dehors de ces manifestations de joie organisées, le centre de Dakar est resté presque désert, tant les restrictions de circulation imposées pour la visite du président américain étaient draconiennes.

    Après un dîner officiel offert par le président Sall, Barack Obama, arrivé mercredi soir à Dakar, devait y passer une dernière nuit avant de partir vendredi matin pour l’Afrique du Sud.

    (fp)

  • Pour mettre un terme a l’insécurité dans la province aurifère : Des forces égyptiennes à l’assaut des «Bakata Katanga»

    Pour mettre un terme a l’insécurité dans la province aurifère : Des forces égyptiennes à l’assaut des «Bakata Katanga»

    Blinder-de-la-MONUC-A travers ce déploiement visant à renforcer le contingent béninois, indique le porte-parole militaire de la Monusco, la Mission onusienne entend assurer la sécurité des populations civiles.

    Après le contingent béninois, des forces spéciales égyptiennes annoncées au Katanga. Voilà l’essentiel de la communication du porte-parole militaire de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo. Ce renfort vise, indiquait-il hier mercredi 26 juin au cours du point de presse hebdomadaire, à protéger les populations civiles contre les groupes armés dont les «Bakata Katanga» qui instaurent l’insécurité au Katanga. Comme pour dire, aux grands maux, de grands remèdes.

    Pour Félix Basse, porte-parole militaire de la Mission onusienne en RDC, des forces spéciales égyptiennes seront déployées au Katanga pour renforcer le contingent béninois déjà sur place afin de protéger les populations civiles de cette province en proie à l’insécurité créée par des groupes armés dont la milice «Bakata Katanga». Cette annonce a été fait hier mercredi au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco).

    ” Au Nord du Katanga, suite à la résurgence des activités de différents groupes Maï-Maï encore actifs dans cette partie de la RD Congo, la situation sécuritaire peut être jugée volatile voire imprévisible “, indique Félix Basse. Ce, avant de rappeler l’attaque, dans la nuit du 22 au 23 juin dernier, de la prison de Kasapa à Lubumbashi par des miliciens «Bakata Katanga». “Dans le but de libérer un capitaine des FARDC et ses complices arrêtés le mois dernier pour tentative de vol des munitions”, ajoute-t-il.

    Mais, précise-t-il, “ils ont été repoussés par l’armée gouvernementale et la police nationale congolaise. Un insurgé a été tué et deux autres blessés au cours de ces accrochages. C’est d’ailleurs dans ce cadre que la force de la Monusco prévoit de déployer sans tarder une unité de forces spéciales égyptiennes en renfort au contingent des casques bleus béninois déployés dans cette province “, ajoute le colonel Félix Basse. ” Ce n’est pas la première fois, mais plutôt la deuxième que les «Bakata Katanga» attaquent une prison à Lubumbashi”, explique-t-il.

    Loin de s’arrêter en si bon chemin, l’officier onusien prend soin d’ajouter: ” Je pense que la solution doit être trouvée de manière interne. Mais, nous c’est qui nous concerne c’est de projeter des troupes, c’est de faire au mieux pour protéger les populations civiles dans une province qui est extrêmement vaste “. Il met également l’accent sur ” des exactions récurrentes menées par les Bakata Katanga dans la zone de Moba ou vers Manono, Mitwaba, Pweto. Ce triangle appelé Triangle de la mort et pour lequel, à plusieurs reprises, nous avons reconnu que notre déploiement dans le Nord de la province du Katanga était assez juste”.

    Le gouverneur Moïse Katumbi, pour sa part, invité à l’Assemblée provinciale pour s’expliquer sur l’insécurité qui sévit dans sa province, a indiqué que l’insécurité s’est amplifiée après l’évasion du seigneur de guerre Kyungu Mutanga Gédéon de la prison de Kasapa en septembre 2011. “Rien ne justifie le climat malsain qui règne dans la province actuellement. Les Bakata Katanga ont mutilé, violé, pillé, incendié des villages. On compte environ 400.000 déplacés. Cette année, la campagne agricole a été hypothéquée, des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, des hommes , des femmes et des enfants meurent sans soins médicaux. Ce bilan n’honore aucun fils du Katanga “, déclare le gouverneur de la province du Katanga.

    Mais, soutiennent bon nombre d’observateurs, suffira-t-il pour mettre un terme à l’insécurité qui sévit dans la province? La question reste posée. Toujours est-il que le déploiement des forces spéciales égyptiennes à elle seule ne suffira en tout cas pas pour rétablir la sécurité au Katanga, surtout sans l’apport des militaires des Forces armées de la RD Congo qui connaissent le terrain pour avoir repoussé, à plusieurs reprises, la milice «Bakata Katanga». Car, les militaires béninois et égyptiens sont loin de maîtriser la cartographie de la province du Katanga comme les FARDC.

    Dès lors, associer l’Armée congolaise à cette démarche, cela ne fera que crédibiliser davantage l’action de la Monusco sur le terrain. Sinon, on n’aurait pas de sitôt eu besoin des forces spéciales égyptiennes pour renforcer le contingent du Bénin sur le terrain. Surtout que la protection du territoire de la RD Congo est d’abord et avant tout, l’affaire des éléments des FARDC. Donc une traditionnelle question de souveraineté. M. M.

    (Forum des AS)

  • Menace de « bakata katanga » sur Lubumbashi : Moïse Katumbi appelle la population au calme

    Menace de « bakata katanga » sur Lubumbashi : Moïse Katumbi appelle la population au calme

    katumbi-Malgré la menace d’une attaque, le week-end du 30 juin 2013, de la ville de Lubumbashi par la milice « Bakata Katanga », le gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, garde tout son calme. Invité de l’Assemblée provinciale du Katanga, il a appelé la population à vaquer libremebt à ses occupations, lui garantissant que la ville tout comme la province sont bien protégées.
    Invité par les députés provinciaux à s’expliquer sur le regain de l’insécurité dans la province du Katanga, le gouverneur Moïse Katumbi a lancé un appel au calme à la population. Il lui a demandé de vaquer à ses occupations le 30 juin et à ne pas prêter attention aux tracts qui circulent depuis quelques semaines et annoncent l’incursion des miliciens Bakata Katanga à Lubumbashi le jour de la fête de l’indépendance.
    Moïse Katumbi a indiqué que l’insécurité s’est amplifiée dans la province après l’évasion du seigneur de guerre Kyungu Mutanga Gédéon de la prison de Kasapa en septembre 2011. En effet, il a indiqué que les affrontements ont repris dans son bastion, le territoire de Mitwaba, dès son retour. Une situation qui a provoqué les déplacements massifs de la population.
    « Rien ne justifie, le climat malsain qui règne dans la province actuellement. Les BaKata Katanga ont mutilé, violé, pillé, incendié des villages. On compte environ 400.000 déplacés. Cette année, la campagne agricole a été hypothéquée, des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, des hommes , des femmes et des enfants meurent sans soins médicaux. Ce bilan n’honore aucun fils du Katanga », a-t-il déclaré.
    Le gouverneur Katumbi a aussi rappelé que des négociations avaient été entamées pour obtenir la reddition des miliciens Maï-Maï mais que les plus radicaux d’entre eux auraient persuadé leurs compagnons à ne pas rendre les armes.
    Il a tout de même assuré que son gouvernement continue à fournir des efforts pour mettre fin à l’insécurité croissante au Katanga. Cependant, il pense que les miliciens sont appuyés par certains politiciens congolais qu’il n’a pas cités.
    « Je demande à nos frères égarés qui ont pris des armes ainsi qu’à leurs complices de cesser les hostilités. Je veux rassurer la population que le gouvernement central et l’exécutif provincial ne ménagent aucun effort pour amener la paix sur toute l’étendue de la province. J’exhorte la population à ne pas céder aux rumeurs et à la psychose entretenue par certaines forces négatives. Je vous demande de vaquer tranquillement à vos occupations pour le développement harmonieux de notre province », a ajouté Moïse Katumbi.
    Les miliciens Bakata Katanga étaient entrés dans la ville de Lubumbashi en mars dernier. Les combats qui les avaient opposés aux forces de l’ordre dans certains endroits de la ville avaient fait plus de vingt morts. 230 parmi eux avaient été transférés à Kinshasa à bord d’avions militaires pour être entendus par des auditeurs militaires.
    Depuis cette date, le reste des Bakata Katanga avaient été signalés dans le village Shindaika et à Kinsevere dans la périphérie de Lubumbashi. Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 juin, ils ont attaqué la prison de la Kasapa à Lubumbashi. A en croire les gardiens de cette prison, cette attaque avait pour objectif de libérer un officier de Forces armées de la RDC (FARDC) condamné le mois dernier pour détournement de munitions et armes de guerre et violation de consignes.
    Entre temps, les incursions signalées notamment à Pweto, Mitwaba et Malemba Nkulu se sont de plus en plus rapprochées des grands centres. La cité de Bunkeya située près de la ville de Likasi a elle aussi été récemment la cible des miliciens

    Écrit par RO/LP (Le Potentiel)

    (Le Potentiel