Author: Don Kayembe

  • Cas de Joseph Kabila : Quand la communauté internationale sanctionne

    Cas de Joseph Kabila : Quand la communauté internationale sanctionne

    Joseph Kabila President de la RDC
    Joseph Kabila President de la RDC

    -Le cas du président congolais Joseph Kabila est un exemple malheureux d’une haute personnalité sanctionnée par la communauté internationale. En effet, pas plus tard que jeudi dernier, alors que Joseph Kabila se préparait à se rendre à Maputo, il a reçu de cette dernière un télégramme lui signifiant de ne pas aller au sommet de la SADC prévu dans la capitale mozambicaine. Joseph Kabila est déclaré « persona non grata » à Maputo. Avant cet incident, Washington a rejeté l’accréditation de Jean Claude Masangu comme ambassadeur du Congo aux Etats-Unis. Joseph Kabila a mérité ces sanctions car il a tenu tête au SG de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui a préconisé un dialogue franc et sincère incluant toutes les forces vives de la Nation pour résoudre la crise de légitimité en RDC.

    Entêtement. Si l’impasse politique actuelle à Madagascar persiste, nombreux sont les hauts dirigeants et les politiciens malgaches qui pourraient connaître le même sort que Joseph Kabila. Leur entêtement qui ne sert pas l’intérêt des 22 millions des Malgaches risque de leur coûter cher. Les sanctions ne seraient pas les mêmes. Mais, on peut percevoir la méchanceté de la communauté internationale à travers ce qui est arrivé au président de la République Démocratique de Congo. La solidarité de la communauté internationale est indiscutable sur le cas de Joseph Kabila. En tout cas, Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka ainsi que les membres de leurs familles, leurs proches collaborateurs et leurs bailleurs sont déjà déclarés « persona non grata » par la communauté internationale.

    Recueillis par RAJAOFERA Eugène (Midi Madagascar)

  • Concertations nationales: Kabila désigne Kengo et Minaku au Présidium !

    Concertations nationales: Kabila désigne Kengo et Minaku au Présidium !

    Leon Kengo wa Dondo- President du Senat
    Leon Kengo wa Dondo- President du Senat

    -Le Chef de l’Etat lâche la surprise. Il a signé, le mercredi 26 juin 2013, une Ordonnance créant le forum sur les concertations nationales tant réclamées par une frange importante de la classe politique et même, par la Communauté Internationale via l’accord cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098. C’est hier, jeudi 27 juin, que cette Ordonnance présidentielle a été publiée, au cours du journal télévisé de 20h00 sur les antennes de la Rtnc. A en croire cette Ordonnance, les concertations nationales seront coordonnées par un Présidium qui sera dirigé, à tour de rôle, par les présidents de deux Chambres du Parlement. Le règlement intérieur à mettre à place par le Forum, déterminera le cadre où vont se tenir lesdites concertations. Au sujet de participants, l’Ordonnance du 26 juin tranche. Ce sont donc les partis politiques de la majorité et de l’opposition parlementaire et extraparlementaire, la Société Civile, les invités du Chef de l’Etat, les membres des Gouvernements Central et provinciaux, les Assemblées Provinciales, les Chefs Coutumiers, les personnalités historiques…qui y prendront part. Ces derniers doivent être mandatés par leurs composantes respectives. Quant à la durée, elle est également connue : maximum 15 à 20 jours, le budget étant très limité.
    Fini le suspense. Chose promise, chose due. Les concertations nationales annoncées par le Chef de l’Etat, depuis décembre 2012 et janvier 2013, vont finalement avoir lieu. La confirmation a été donnée par une Ordonnance du Chef de l’Etat publiée hier, dans la soirée, sur les antennes de la radiotélévision nationale congolaise.
    Tout va commencer par un Forum qui, manifestement, a mission de préparer ces assises nationales. Mais, d’ores et déjà, des réponses à plusieurs questions ont été trouvées hier soir. Même si le cadre, c’est-à-dire, le lieu reste encore à déterminer par le Forum, la question des participants trouve bel et bien sa réponse. Et, encore que là, les romains vont s’empoigner car, tous, en tout cas, voudront y prendre part. Mais, à la stricte condition que l’on soit délégué par sa composante.
    Si pour 13 places à combler à la CENI, le Congo entier s’est mobilisé pour y être, l’on est en droit de se demander qu’en sera-t-il pour ces fameuses concertations ? Surtout quand on sait qu’il y a probabilité qu’il y ait un per diem. A moins qu’on le supprime, tout simplement.
    Aussi, Joseph Kabila a-t-il laissé une marge de manœuvre assez large pour que ces assises soient assez représentatives. Chefs Coutumiers, politiciens de tout bord, membres de la Société Civile, délégués des institutions tant provinciales que nationales, personnalités historiques, invités du Chef de l’Etat sont attendus à cette rencontre qui a pour finalité, la recherche de la cohésion nationale, en cette phase critique où l’insécurité règne dans une bonne partie du pays. Nord-Kivu, Province Orientale, Katanga, pour ne citer que ces provinces terrassées par des menaces récurrentes des rébellions, sont les plus concernées. Bien plus, peu avant la clôture de la session parlementaire, l’Honorable Makila dénonçait la présence des militaires au Nord de la province de l’Equateur.
    De la direction des assises, ce sera l’affaire des présidents de deux Chambres du Parlement. Kengo et Minaku vont, à tour de rôle, prendre la direction des opérations. Les droits et devoirs des participants seront définis par le règlement d’ordre intérieur.
    Il faut signaler que le Coordonateur du comité de suivi de l’application de l’accord-cadre est tenu de participer à ces assises en vue de faire rapport au Chef de l’Etat. Des recommandations et propositions seront adoptées à l’Assemblée plénière qui sera mise en place, avant le go. Pas question de tirer les choses en longueur, comme à Sun City ou à la Conférence nationale souveraine. 15 ou 20 jours au maximum, pour mettre un terme à ces assises qui, apprend-on, seront clôturées par un discours du Chef de l’Etat.

    La Pros.

  • RDC: le président Kabila convoque des “consultations nationales”

    RDC: le président Kabila convoque des “consultations nationales”

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Le président Joseph Kabila a signé cette semaine une ordonnance convoquant, à une date indéterminée, des “consultations nationales” dont il a confié la direction à deux de ses proches, les présidents de l’Assemblée et du Sénat de la République démocratique du Congo, apprend-on samedi de source officielle à Kinshasa. Selon le compte rendu du Conseil des ministres transmis à l’AFP, ce forum sera “le cadre idéal destiné à rassembler les fils et filles de la Nation dans le but de réfléchir aux voies et moyens susceptible d’apporter une réponse pérenne et globale à la crise impliquant les institutions et parties congolaises.”

    Il “vise à rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’Est afin de permettre la reconstruction du pays”. La date et les participants à cette réunion n’ont pas été précisés.

    Sa direction a été confié aux président des deux assemblées, MM. Aubin Minakou et Léon Kengo Wa Dondo, deux proches du chef de l’Etat. Cinq “ateliers” devraient porter sur la gouvernance, l’économie, le désarmement, les conflits communautaires et la décentralisation.

    La durée de ces consultations n’a pas été précisée mais selon des sources proche du gouvernement elles devraient s’étaler sur deux semaines. Depuis l’annonce de leur tenue, l’opposition très divisée, débat sur son éventuelle participation.

    (AFP)

  • A Dakar, Obama loue le “héros” Mandela, soutient les homosexuels

    A Dakar, Obama loue le “héros” Mandela, soutient les homosexuels

    Obama- Macky– Le président américain Barack Obama a rendu hommage jeudi à Dakar, première étape de sa tourné africaine, à l’ex-président sud-africain Nelson Mandela, un “héros pour le monde” au moment où il lutte pour sa survie, et apporté son soutien aux homosexuels africains persécutés.

    Mandela, hospitalisé depuis trois semaines à Pretoria, “est un de mes héros. Je crois qu’il est un héros pour le monde entier, et le jour où il quittera cette terre, son héritage continuera à vivre à travers les âges”, a déclaré M. Obama qui doit se rendre en Afrique du Sud vendredi, prochaine étape de son périple africain avant la Tanzanie.

    Il a sans doute pensé à lui en se rendant jeudi après-midi en famille sur l’île de Gorée, au large de Dakar, d’où sont partis vers l’Amérique des milliers d’esclaves et où Mandela s’était lui aussi rendu en 1991, un an après ses 27 années passées dans les geôles du régime raciste d’apartheid.

    “C’est un moment très fort”, a affirmé M. Obama à Gorée, ajoutant: “Évidemment, pour un Africain-américain, un président africain-américain, avoir la possibilité de visiter ce site, je pense, me donne plus de motivation pour défendre les droits de l’Homme à travers le monde”.

    Barack Obama, un métis dont le père était Kenyan, était accompagné sur l’île par son épouse, Michelle, une descendante d’esclaves, et leurs deux filles Malia et Sasha.

    Avant lui ses prédécesseurs Bill Clinton et George W. Bush s’étaient également rendus en 1998 et 2003 sur l’île de Gorée, passage obligé pour tous les visiteurs de marque à Dakar.

    Interrogé par des journalistes américains, le président Obama a par ailleurs salué comme “une victoire pour la démocratie américaine” la décision de la Cour suprême prise la veille en faveur du mariage gay aux Etats-Unis.

    “Tout le monde doit avoir les mêmes droits”

    Il en a profité pour apporter son soutien aux homosexuels persécutés dans l’écrasante majorité des pays africains, hormis l’Afrique du Sud où le mariage gay est autorisé.

    “Rattraper le temps perdu”

    “Mon opinion est que, quelques soient la race, la religion, le genre, l’orientation sexuelle, face à la loi, tout le monde doit avoir les mêmes droits”, a-t-il affirmé.

    Mais, présent à ses côtés,  le président sénégalais Macky Sall lui a répondu que bien que “très tolérant”, son pays n’était “pas encore prêt à dépénaliser l’homosexualité”.

    Il a récemment exclu l’adoption d’une loi autorisant l’homosexualité au Sénégal, exigée par des organisations de défense des droits de l’Homme.

    Hormis cette divergence, MM. Obama et Sall ont dit avoir en commun les mêmes valeurs concernant “la démocratie” et “la bonne gouvernance”.

    “Le Sénégal est une des démocraties les plus stables d’Afrique et et un de nos partenaires les plus forts dans la région”, a affirmé Barak Obama.

    Ce pays “va dans la bonne direction grâce à des réformes pour renforcer les institutions démocratiques”, a-t-il affirmé, ajoutant: “Je crois que le Sénégal peut être un formidable exemple” pour le reste du continent.

    Ex-colonie française indépendante depuis 1960 le Sénégal n’a jamais connu de coup d’Etat, ce qu’a tenu à saluer le président Obama.

    Le Sénégal fait figure d’exception en Afrique  de l’Ouest, une région frappée par les violences politiques et militaires, en particulier au Mali voisin, plongé dans la crise depuis un coup d’Etat en mars 2012. Celui-ci a précipité la chute du nord malien aux mains de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda et entraîné une intervention militaire franco-africaine pour les en chasser.

    Les abords du Palais présidentiel où ont eu lieu l’entretien entre Barack Obama et Macky Sall et leur conférence de presse conjointe ont résonné  du son des tam-tam et des cris de bienvenue de quelques centaines de personnes venues saluer le président américain.

    Mais en dehors de ces manifestations de joie organisées, le centre de Dakar est resté presque désert, tant les restrictions de circulation imposées pour la visite du président américain étaient draconiennes.

    Après un dîner officiel offert par le président Sall, Barack Obama, arrivé mercredi soir à Dakar, devait y passer une dernière nuit avant de partir vendredi matin pour l’Afrique du Sud.

    (fp)

  • Pour mettre un terme a l’insécurité dans la province aurifère : Des forces égyptiennes à l’assaut des «Bakata Katanga»

    Pour mettre un terme a l’insécurité dans la province aurifère : Des forces égyptiennes à l’assaut des «Bakata Katanga»

    Blinder-de-la-MONUC-A travers ce déploiement visant à renforcer le contingent béninois, indique le porte-parole militaire de la Monusco, la Mission onusienne entend assurer la sécurité des populations civiles.

    Après le contingent béninois, des forces spéciales égyptiennes annoncées au Katanga. Voilà l’essentiel de la communication du porte-parole militaire de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo. Ce renfort vise, indiquait-il hier mercredi 26 juin au cours du point de presse hebdomadaire, à protéger les populations civiles contre les groupes armés dont les «Bakata Katanga» qui instaurent l’insécurité au Katanga. Comme pour dire, aux grands maux, de grands remèdes.

    Pour Félix Basse, porte-parole militaire de la Mission onusienne en RDC, des forces spéciales égyptiennes seront déployées au Katanga pour renforcer le contingent béninois déjà sur place afin de protéger les populations civiles de cette province en proie à l’insécurité créée par des groupes armés dont la milice «Bakata Katanga». Cette annonce a été fait hier mercredi au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco).

    ” Au Nord du Katanga, suite à la résurgence des activités de différents groupes Maï-Maï encore actifs dans cette partie de la RD Congo, la situation sécuritaire peut être jugée volatile voire imprévisible “, indique Félix Basse. Ce, avant de rappeler l’attaque, dans la nuit du 22 au 23 juin dernier, de la prison de Kasapa à Lubumbashi par des miliciens «Bakata Katanga». “Dans le but de libérer un capitaine des FARDC et ses complices arrêtés le mois dernier pour tentative de vol des munitions”, ajoute-t-il.

    Mais, précise-t-il, “ils ont été repoussés par l’armée gouvernementale et la police nationale congolaise. Un insurgé a été tué et deux autres blessés au cours de ces accrochages. C’est d’ailleurs dans ce cadre que la force de la Monusco prévoit de déployer sans tarder une unité de forces spéciales égyptiennes en renfort au contingent des casques bleus béninois déployés dans cette province “, ajoute le colonel Félix Basse. ” Ce n’est pas la première fois, mais plutôt la deuxième que les «Bakata Katanga» attaquent une prison à Lubumbashi”, explique-t-il.

    Loin de s’arrêter en si bon chemin, l’officier onusien prend soin d’ajouter: ” Je pense que la solution doit être trouvée de manière interne. Mais, nous c’est qui nous concerne c’est de projeter des troupes, c’est de faire au mieux pour protéger les populations civiles dans une province qui est extrêmement vaste “. Il met également l’accent sur ” des exactions récurrentes menées par les Bakata Katanga dans la zone de Moba ou vers Manono, Mitwaba, Pweto. Ce triangle appelé Triangle de la mort et pour lequel, à plusieurs reprises, nous avons reconnu que notre déploiement dans le Nord de la province du Katanga était assez juste”.

    Le gouverneur Moïse Katumbi, pour sa part, invité à l’Assemblée provinciale pour s’expliquer sur l’insécurité qui sévit dans sa province, a indiqué que l’insécurité s’est amplifiée après l’évasion du seigneur de guerre Kyungu Mutanga Gédéon de la prison de Kasapa en septembre 2011. “Rien ne justifie le climat malsain qui règne dans la province actuellement. Les Bakata Katanga ont mutilé, violé, pillé, incendié des villages. On compte environ 400.000 déplacés. Cette année, la campagne agricole a été hypothéquée, des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, des hommes , des femmes et des enfants meurent sans soins médicaux. Ce bilan n’honore aucun fils du Katanga “, déclare le gouverneur de la province du Katanga.

    Mais, soutiennent bon nombre d’observateurs, suffira-t-il pour mettre un terme à l’insécurité qui sévit dans la province? La question reste posée. Toujours est-il que le déploiement des forces spéciales égyptiennes à elle seule ne suffira en tout cas pas pour rétablir la sécurité au Katanga, surtout sans l’apport des militaires des Forces armées de la RD Congo qui connaissent le terrain pour avoir repoussé, à plusieurs reprises, la milice «Bakata Katanga». Car, les militaires béninois et égyptiens sont loin de maîtriser la cartographie de la province du Katanga comme les FARDC.

    Dès lors, associer l’Armée congolaise à cette démarche, cela ne fera que crédibiliser davantage l’action de la Monusco sur le terrain. Sinon, on n’aurait pas de sitôt eu besoin des forces spéciales égyptiennes pour renforcer le contingent du Bénin sur le terrain. Surtout que la protection du territoire de la RD Congo est d’abord et avant tout, l’affaire des éléments des FARDC. Donc une traditionnelle question de souveraineté. M. M.

    (Forum des AS)

  • Menace de « bakata katanga » sur Lubumbashi : Moïse Katumbi appelle la population au calme

    Menace de « bakata katanga » sur Lubumbashi : Moïse Katumbi appelle la population au calme

    katumbi-Malgré la menace d’une attaque, le week-end du 30 juin 2013, de la ville de Lubumbashi par la milice « Bakata Katanga », le gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, garde tout son calme. Invité de l’Assemblée provinciale du Katanga, il a appelé la population à vaquer libremebt à ses occupations, lui garantissant que la ville tout comme la province sont bien protégées.
    Invité par les députés provinciaux à s’expliquer sur le regain de l’insécurité dans la province du Katanga, le gouverneur Moïse Katumbi a lancé un appel au calme à la population. Il lui a demandé de vaquer à ses occupations le 30 juin et à ne pas prêter attention aux tracts qui circulent depuis quelques semaines et annoncent l’incursion des miliciens Bakata Katanga à Lubumbashi le jour de la fête de l’indépendance.
    Moïse Katumbi a indiqué que l’insécurité s’est amplifiée dans la province après l’évasion du seigneur de guerre Kyungu Mutanga Gédéon de la prison de Kasapa en septembre 2011. En effet, il a indiqué que les affrontements ont repris dans son bastion, le territoire de Mitwaba, dès son retour. Une situation qui a provoqué les déplacements massifs de la population.
    « Rien ne justifie, le climat malsain qui règne dans la province actuellement. Les BaKata Katanga ont mutilé, violé, pillé, incendié des villages. On compte environ 400.000 déplacés. Cette année, la campagne agricole a été hypothéquée, des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, des hommes , des femmes et des enfants meurent sans soins médicaux. Ce bilan n’honore aucun fils du Katanga », a-t-il déclaré.
    Le gouverneur Katumbi a aussi rappelé que des négociations avaient été entamées pour obtenir la reddition des miliciens Maï-Maï mais que les plus radicaux d’entre eux auraient persuadé leurs compagnons à ne pas rendre les armes.
    Il a tout de même assuré que son gouvernement continue à fournir des efforts pour mettre fin à l’insécurité croissante au Katanga. Cependant, il pense que les miliciens sont appuyés par certains politiciens congolais qu’il n’a pas cités.
    « Je demande à nos frères égarés qui ont pris des armes ainsi qu’à leurs complices de cesser les hostilités. Je veux rassurer la population que le gouvernement central et l’exécutif provincial ne ménagent aucun effort pour amener la paix sur toute l’étendue de la province. J’exhorte la population à ne pas céder aux rumeurs et à la psychose entretenue par certaines forces négatives. Je vous demande de vaquer tranquillement à vos occupations pour le développement harmonieux de notre province », a ajouté Moïse Katumbi.
    Les miliciens Bakata Katanga étaient entrés dans la ville de Lubumbashi en mars dernier. Les combats qui les avaient opposés aux forces de l’ordre dans certains endroits de la ville avaient fait plus de vingt morts. 230 parmi eux avaient été transférés à Kinshasa à bord d’avions militaires pour être entendus par des auditeurs militaires.
    Depuis cette date, le reste des Bakata Katanga avaient été signalés dans le village Shindaika et à Kinsevere dans la périphérie de Lubumbashi. Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 juin, ils ont attaqué la prison de la Kasapa à Lubumbashi. A en croire les gardiens de cette prison, cette attaque avait pour objectif de libérer un officier de Forces armées de la RDC (FARDC) condamné le mois dernier pour détournement de munitions et armes de guerre et violation de consignes.
    Entre temps, les incursions signalées notamment à Pweto, Mitwaba et Malemba Nkulu se sont de plus en plus rapprochées des grands centres. La cité de Bunkeya située près de la ville de Likasi a elle aussi été récemment la cible des miliciens

    Écrit par RO/LP (Le Potentiel)

    (Le Potentiel
  • Campagne de Sarkozy: un proche de Kadhafi réalimente les soupçons de financement occulte

    Campagne de Sarkozy: un proche de Kadhafi réalimente les soupçons de financement occulte

    khad-sarkozy432-Le diplomate Moftah Missouri, ancien interprète de Kadhafi, a réaffirmé jeudi 20 juin dans l’émission Complément d’enquête, diffusée sur France 2, avoir appris que le régime libyen avait versé «une vingtaine de millions de dollars» à Nicolas Sarkozy, à l’occasion de sa campagne de 2007.

    La campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 a-t-elle été financée en partie par la Libye ? Saïf al-Islam, le fils du Colonel Mouammar Khadafi avait lancé l’accusation, en mars 2011.

    Ce jeudi 20 juin, sur France 2, le témoignage de Moftah Missouri, conseiller diplomatique et interprète personnel de l’ancien dictateur libyen, atteste de l’authenticité d’un document officiel libyen dévoilé par Médiapart en avril 2012, et qui avançait que Tripoli aurait financé la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 50 millions d’euros.

    « C’est un vrai document. Il y a, d’abord, la signature », affirme Mofhtah Missouri dans l’entretien qu’il a accordé à France 2, et diffusé ce jeudi soir dans l’émission Complément d’enquêtes. « Il y a aussi celui qui a tapé, celui qui a initié la lettre », insiste-t-il encore. 

    Du côté de l’UMP, les accusations sont rejetées en bloc. Le député UMP, Thierry Solère somme la justice de trancher.

    (RFI)

  • RDC: départ de Roger Meece, à la tête de la Monusco depuis trois ans

    RDC: départ de Roger Meece, à la tête de la Monusco depuis trois ans

    Roger-a-meece--Le diplomate américain Roger Meece fait ses adieux à la République démocratique du Congo (RDC). Il a dirigé ces trois dernières années la Monusco, la force de paix des Nations unies. Il sera remplacé en août par un allemand , Martin Kobler, actuel représentant dee l’ONU en Afghanistan.

    L’américain Roger Meece était devenu un grand habitué du Congo. Des deux Congo d’ailleurs puisqu’il a aussi exercé à Brazzaville. A Kinshasa, il a représenté les Etats-Unis dans les années 80 et les années 2000, avant de revenir en 2010 à la tête de l’ex-Monuc devenue Monusco.

    Ses amis louent ses qualités de diplomate; ses détracteurs l’accusent d’avoir été trop proche du pouvoir. Lors des élections controversées de 2011, Roger Meece a milité avec succès pour que les Nations unies n’aient pas à valider le scrutin, histoire de rester à distance.

    Bilan mitigé

    Le bilan de son action est mitigé, l’ONU a certes réussi à empêcher une guerre généralisée, mais elle n’a pas pu ramener une véritable sécurité à l’Est.

    Son successeur l’allemand Martin Kobler, représentant de l’ONU en Afghanistan a devant lui une tâche difficile : celle de mettre en œuvre la promesse de débarrasser le Nord Kivu des groupes armés grâce à la nouvelle brigade d’intervention.

    (rfi)

  • Une caution de 3500 € pour un visa

    Une caution de 3500 € pour un visa

    VISA-Les visiteurs de certains pays, qui souhaitent entrer en Grande-Bretagne, devront déposer une caution de 3.500 euros pour obtenir un visa. Cette somme sera récupérée lorsqu’ils quand ils quitteront le pays.

    Trois mille cinq cents euros de caution pour un visa de 6 mois au Royaume-Uni seront en effet bientôt exigés de demandeurs de visa, ressortissants de pays jugés “à risque” par le gouvernement britannique.

    Parmi ces pays figurent l’Inde, le Pakistan, le Nigeria et le Ghana.

    La ministre de l’Intérieur, Theresa May, voudrait tester la mesure à partir de novembre.

    Les visiteurs récupéreraient leur caution uniquement lorsqu’ils quittent le pays.

    Londres entend ainsi lutter contre les abus de visas, et décourager ces visiteurs étrangers à rester dans le pays au delà de la durée autorisée par le visa.

    Le gouvernement britannique, formé d’une coalition de conservateurs (majoritaires) et libéraux, est pressé sur sa droite par le parti nationaliste UKIP.

    Son dirigeant Nigel Farrage veut montrer à l’électorat que son parti, qui a fait une percée aux dernières élections locales, aux dépens des Conservateurs, “est plus ferme pour limiter l’immigration.

    Un projet controversé.

    Il pourrait faire l’objet de recours devant la justice pour discrimination, car il ne cible que certains pays.

    Ces pays, comme l’Inde ou le Nigeria, pourraient d’ailleurs prendre des mesure de rétorsion, et infliger une caution similaire aux touristes britanniques.

    Il y a 5 ans déjà, un projet similaire de l’ancien gouvernement travailliste avait été abandonné après un tollé soulevé par les associations de défense des droits des immigrés.

    (BBC)

  • Barack Obama rencontre Macky Sall

    Barack Obama rencontre Macky Sall

    Barack_obama - Macky-Le président Barack Obama, arrivé mercredi soir avec sa famille à Dakar, a aujourd’hui des entretiens avec le président Macky Sall.

    Au centre des discussions figurent le conflit au Mali et le trafic de drogues.

    Ensuite le président américain aura une réunion avec les présidents de 12 cours suprêmes africaines pour évoquer la question de l’état de droit sur le continent.

    Comme pour les voyages de ses prédécesseurs, Bill Clinton et George Bush, une visite à l’île de Gorée d’où furent déportés des centaines de milliers d’esclaves, est prévue dans la journée.

    Barack obama est arrivé mercredi soir dans la capitale sénégalaise, première étape d’un voyage qui le conduira ensuite en Afrique du sud et en Tanzanie.

    C’est à 20h 35 TU que Barack et Michelle Obama et leurs deux filles, Sasha et Malia, sont descendus de l’avion présidentiel américain.

    Le couple présidentiel est accompagné d’une forte délégation de 600 personnes, composée en majeure partie de chefs d’entreprises intéressés par des investissements en Afrique.

    Le dernier voyage du premier président noir des États-Unis en Afrique sub-saharienne remonte à 2009 au Ghana.

    Il s’était illustré à travers des déclarations chocs comme “le sang de l’Afrique coule dans mes veines”.

    Son père était kényan.

    Il avait aussi estimé que l’Afrique n’avait pas besoin de “dirigeants forts, mais d’institutions fortes”.

    (BBC)