Author: Don Kayembe
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Barack Obama peut-il vraiment multiplier par deux l’accès à l’électricité en Afrique?
-Ce week-end, lors de sa visite au Cap en Afrique du Sud, avant de s’envoler pour la Tanzanie, le président américain a promis de débloquer 7 milliards de dollars d’aide pour développer le réseau électrique africain. Le continent aurait besoin de 40 milliards chaque année, rien que pour rattraper son retard de développement dans ce secteur.Barack Obama compte aider l’Afrique à développer son réseau d’électricité. Ce week-end, en Afrique du Sud, le président américain a annoncé la mise en place d’un plan dénommé « Power Africa », l’énergie pour l’Afrique. Il a pour objectif de doubler l’accès à l’électricité sur le continent africain.
Les Etats-Unis vont d’abord travailler avec l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Nigeria et la Tanzanie. Washington entend apporter 10 000 mégawatts d’électricité supplémentaires à 20 millions de foyers et d’entreprises.
« L’électricité, c’est la lumière qui permet aux écoliers d’étudier, l’énergie qui permet de transformer une simple idée en entreprise, et la connexion qui permet de brancher l’Afrique sur le réseau de l’économie mondiale », a déclaré Barack Obama.
Les Etats-Unis investiraient 7 milliards de dollars. Le secteur privé américain y ajouterait 9 milliards. Plusieurs agences de développement seront mobilisées, notamment le fonds d’investissement Overseas Private Investment. Il fournira 1,5 milliard de dollars de financements et de garanties, ce qui permettra aux entreprises américaines de prendre moins de risques dans ces projets de développement.
Le paradoxe africain
Les besoins de l’Afrique en électricité sont colossaux. « Les deux tiers de l’Afrique sub-saharienne souffrent de pénurie d’électricité, et cette proportion peut atteindre 85% dans les zones rurales », relève Gayle Smith, conseillère de la Maison Blanche.
Pourtant, sur ces dix dernières années, le continent africain a connu une croissance remarquable : 5% en moyenne, soit le double de celle de l’Europe. Selon une étude (disponible ici en version pdf) datée de 2010 et signée Christine Heuraux, chercheuse à l’Institut français des relations internationales (Ifri), le continent dispose de ressources énergétiques gigantesques : 10% des réserves hydrauliques mondiales économiquement exploitables, 10% des réserves mondiales de pétrole, 8% des réserves mondiales de gaz et 6% des réserves mondiales de charbon. Restent encore le potentiel solaire, les gisements géothermiques ou l’éolien sur les zones littorales.
Pourtant, l’Afrique sub-saharienne ne dispose que d’une capacité électrique très limitée : 74 GW pour 860 millions d’habitants. C’est à peu près celle de l’Espagne, qui ne compte que 45 millions d’habitants. Sans l’Afrique du Sud, cette capacité tombe à 34 GW pour 810 millions d’habitants, l’équivalent de la capacité polonaise pour ses 38 millions d’habitants.
Plus inquiétant encore, Christine Heuraux estime qu’un quart de ces capacités de production sont hors d’état de fonctionnement. Au Niger par exemple, la capitale Niamey a souffert de pannes d’électricité pendant trois semaines le mois dernier. Une tempête a abattu un pylône qui transportait l’électricité venue du Nigeria. Côté nigérien, les stations de secours, trop vétustes, n’ont pas pu assurer une alimentation suffisante durant les réparations.
Une goutte d’eau
En 2030, la moitié de la population mondiale sans électricité vivra en Afrique sub-saharienne. Le continent connaît un important boom démographique. Sa population devrait doubler d’ici 2050 pour atteindre 2 milliards de personnes, dont 40% vivront en zones rurales. Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), à ce rythme, en 2030, près de la moitié de la population africaine n’aura pas accès à l’électricité. Pour rattraper ce retard, il faudrait investir 40 milliards de dollars par an, pendant 10 ans, dans le secteur électrique africain.
« Power Africa » n’a donc pas vraiment les moyens de ses ambitions. « Rien que pour la Tanzanie, nous avons besoin de 2,5 milliards de dollars d’investissements par an pour faire face à la pénurie d’électricité. Donc, les 7 milliards de dollars annoncés par le président Obama pour cinq ou six pays, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan », analyse Ibrahim Lipumba, économiste tanzanien.
Selon la Banque mondiale, la faiblesse électrique de l’Afrique lui coûte environ deux points de croissance chaque année.
RFI
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RDC : nombreuses zones d’ombre autour de la mutinerie de Makala
Le calme est revenu à la prison centrale de Makala. Il n’y a pas eu de mort, seulement des blessés, selon le commandant de la police d’intervention rapide. Mais d’autres sources font état d’un mort parmi les policiers et d’un prisonnier grièvement blessé.
La police affirme avoir mené l’opération pour rechercher des armes blanches dans des cellules de la prison. Des machettes et diverses autres armes blanches auraient ainsi été récupérées, surtout chez les grands criminels.
Mais d’autres sources qui s’étaient confiées à RFI ont affirmé que l’opération des forces de l’ordre et de sécurité avait pour objectif de permettre le transfert à la prison militaire d’Ondolo de certains détenus, au total seize, épinglés comme « dangereux » par la nouvelle direction de la prison. Affecté à la prison de Makala, lors de la dernière permutation de responsables des centres pénitentiaires, le nouveau directeur, un officier militaire, a revu tout le système de gestion de la prison.
rfi
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Egypte: Morsi balayé par un coup d’Etat
-L’armée égyptienne a écarté mercredi le Président Morsi, en annonçant la suspension de la constitution et une nouvelle feuille de route politique.Le président renversé a été remplacé par le président du conseil constitutionnel, selon une allocution télévisée lue par le chef d’état major, le général Abdel Fattah al-Sissi.
L’armée a annoncé la tenue d’une élection présidentielle anticipée, ayant donc suspendu de fait le président islamiste Mohamed Morsi.
L’annonce a été accueillie par une explosion de joie des opposants qui manifestaient en masse à travers le pays.
Le président Morsi dans sa dernière déclaration avait proposé comme solution à la crise la formation d’un gouvernement de coalition mais il écartait de démissionner.
L’un de ses conseillers décrivait déjà les événements de la journée comme un coup d’Etat militaire.
Des journalistes de la BBC ont constaté une présence accrue de l’armée avec des blindés dans les rues de la capitale.
La feuille de route prêtée aux militaires consisterait en la mise en place d’un conseil intérimaire après consultations avec les responsables politiques.
Il dirigerait le pays le temps de modifier certains articles de la constitution, allant trop dans le sens d’une islamisation des institutions et de la loi et pour préparer une nouvelle élection présidentielle.
Par ailleurs le Front de salut public, qui regroupe les partis libéraux, laïcs et de gauche ainsi que “Tamarud”, mouvement de la jeunesse protestataire, ont désigné el-Baradeï, l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, pour négocier une transition avec les militaires.
(bbc)
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RDC : vers un troisième mandat pour Joseph Kabila en 2016 ?

Joseph Kabila -Le président congolais Joseph Kabila, qui arrive à la fin de son mandat en 2016, ne pourra pas se représenter à la prochaine présidentielle… à moins que la Constitution du pays ne soit modifiée. Une éventualité qu’esquissait récemment dans un livre l’un des proches du chef de l’État, Évariste Boshab. Mais de leur côté, les évêques, l’opposition politique et diverses associations tirent la sonnette d’alarme.
Joseph Kabila briguera-t-il un troisième mandat en 2016 ? En l’état actuel de la Constitution de la RDC, la réponse paraît négative. « Le nombre et la durée des mandats du président de la République [cinq ans, renouvelable une seule fois, NDRL] ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle », dit le texte. Pas évident que les proches de Joseph Kabila, réélu en 2011, l’entendent de cette oreille.« Depuis quelques temps, les manœuvres se concoctent dans les officines des partis politiques » pour faire émerger l’hypothèse d’une révision de la Constitution pouvant permettre à Joseph Kabila de se représenter en 2016, croit savoir Jean-Claude Katende, président national de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho). Un sentiment partagé par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui s’était déjà prononcée début février contre « toute tentative de modification de l’article 220 » qui limite à deux le nombre de mandat du chef de l’État.Mais avec la parution, à la mi-juin, de son dernier livre, Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation (Éd. Larcier, 444 pages), Évariste Boshab, secrétaire général du parti présidentiel, a relancé le débat. « Il s’est prononcé en sa qualité de chercheur, constitutionnaliste de surcroît et chef de département de droit public à l’Université de Kinshasa. Pas avec sa casquette de responsable politique », tente de nuancer un membre de son entourage. « Après tout, on ne peut pas empêcher un Congolais de réflechir sur l’avenir de son pays », ajoute un autre, qui préfère cependant ne pas être nommé.Appel à la vigilanceFélicien Mwanama (Cenco) : “Toucher à la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale.”Une démarche que la Cenco ne voit décidément pas d’un bon œil. Réunis en plénière fin juin à Kinshasa, les évêques congolais ont vite tiré la sonnette d’alarme. Les « fidèles [catholiques] et [les] hommes de bonne volonté [doivent] demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés », lancent-ils dans un communiqué de presse. Car, « toucher à la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République, consacrée dans la loi fondamentale pour garantir l’alternance politique, risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale et à la stabilité politique », commente l’abbé Félicien Mwanama, secrétaire général adjoint de la Conférence épiscopale.Même mise en garde du côté de l’opposition. Le pouvoir en place devra d’abord « marcher sur les cadavres des Congolais » avant de procéder à la révision de la Constitution, menace Vital Kamerhe, leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC).« C’est un procès d’intention », rétorque Sébastien Lusanga, porte-parole de la Majorité présidentielle (MP). « Pour l’heure, la question de la révision constitutionnelle n’a pas été discutée ni au PPRD [parti politique de Joseph Kabila, NDRL] ni à la MP. C’est simplement un citoyen congolais qui a décidé de dire tout haut ce qu’il pense », explique-t-il, soulignant toutefois que « toutes les Constitutions du monde, même les plus vieilles, sont sujettes à des révisions pour les adapter aux circonstances du moment ».L’argumentaire ne passe pas à l’Asadho. Son président, Jean-Claude Katende prépare déjà une lettre ouverte pour appeler les jeunes congolais à s’opposer à toute initiative visant la modification du nombre des mandats du chef de l’État en RDC. « C’est justement pour préserver les principes démocratiques contre les aléas de la politique et les révisions intempestives que certaines dispositions constitutionnelles ont été verrouillées », rappelle-t-il.(Jeune Afrique) -

RDC: l’appel d’Obama
-Le président américain Barack Obama, en voyage en Tanzanie, a appelé les pays frontaliers de la République démocratique du Congo à cesser de soutenir les groupes armés qui y opèrent.“Les paysentourant le Congo doivent prendre l’engagement de cesser de soutenir les groupes armés” opérant en RDC, a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse à Dar es Salaam.
M. Obama n’a cité aucun pays nommément mais le Rwanda et l’Ouganda ont été accusés à plusieurs reprises, notamment par des experts de l’ONU, de soutenir le M23, une rébellion qui combat l’armée de RDC depuis mi-2012 dans la province du Nord-Kivu.
Tant Kigali que Kampala ont démenti ces accusations.
Barack Obama a parallèlement appelé son homologue de RDC Joseph Kabila a réformer les forces armées du pays, estimant qu’il “devait faire mieux et plus en ce qui concerne les capacités de la RDC en matière de sécurité”.
L’armée de RDC est réputée pour son indiscipline et son manque de motivation.
“Les Congolais ont besoin d’une chance”, a ajouté M. Obama, “ils n’ont pas eu cette opportunité en raison de la situation permanente de guerre et de conflit depuis bien trop longtemps”.
Barack Obama est arrivé lundi en Tanzanie pour la troisième et ultime étape de sa tournée africaine, après le Sénégal et l’Afrique du Sud.
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Prison Centrale de Makala : situation sous contrôle !
-Des tirs nourris ont été entendus ce mardi 2 juillet 2013 à la Prison Centrale de Makala et dans ses environs. Cette situation a créé une panique généralisée dans les communes de Makala, Selembao, Ngiri-Ngiri et Bandalungwa. Pour la Ministre de la Justice, Wivine Mumba, qui est intervenue hier soir sur les antennes de télévision nationale, cet incident a été enregistré au moment où des éléments de la Police et l’Armée nationale devaient mener une opération de ratissage dans ce centre pénitentiaire, l’un des plus grands dont dispose la RD. Congo, à Kinshasa, la capitale. L’objectif visé était de récupérer toutes les armes blanches détenues par certains prisonniers. Cette mesure, confirme-t-elle, a été prise par le nouveau Directeur de ce centre pénitentiaire, en accord avec sa hiérarchie.
Le calme est revenu, depuis hier, après la panique généralisée qui s’est emparée des prisonniers de Makala, populations et autres usagers de la route de Selembao. Il aura fallu une action musclée, pour ramener tous les prisonniers têtus à la raison. La police et les forces de l’ordre y ont travaillé dans le cadre d’une mission spéciale. Maintenant, après ce temps agité, tous les prisonniers sont sous contrôle de leurs geôliers.
Nettoyage armes blanches
Cette opération de ‘’nettoyage armes blanches’’ dans les cellules a, malheureusement, tourné au vinaigre. Des échauffourées entre prisonniers et forces de l’ordre ont produit des dommages considérables. Bilan : quelques blessés parmi les prisonniers, selon la Ministre de la Justice qui a dit, par ailleurs, qu’ils auraient été admis d’urgence en soins. Elle n’a cependant pas confirmé la thèse selon laquelle il y aurait eu quelques morts, en marge de cette altercation déplorable.
Pour Wivine Mumba, en effet, les policiers et militaires ont été mobilisés, pour désarmer les détenteurs des armes blanches.
Contre toute attente, il y a eu résistance. Néanmoins, comme il fallait exécuter l’ordre afin de prévenir une éventuelle émeute, dit-elle, les agents de l’ordre ont été contraints d’utiliser le gaz lacrymogène en vue de pénétrer dans les cellules.
«C’est dans cette bousculade qu’il y a eu des blessés qui ont été immédiatement pris en charge », précise-t-elle.
Nécessité d’améliorer les conditions carcérales
En initiant cette opération, les autorités ont là, pensé à ‘’réduire à zéro’’ des éventuelles poches de résistance qui se seraient constituées à la prison centrale Makala. Parallèlement, la question de l’amélioration des conditions carcérales devait, elle aussi, figurer dans l’ordre des priorités de l’action gouvernementale. Ceci tient également du respect des droits et obligations des prisonniers, conformément aux lois, traités et textes légaux nationaux et internationaux en la matière.
Le renforcement des capacités de surveillance des forces de l’ordre et des autorités de l’administration pénitentiaire, l’amélioration des conditions de vie, la garantie des soins de santé, la propreté dans les cellules… sont des facteurs parmi tant d’autres sur lesquels le gouvernement est appelé à plus d’actions à impact visible.
La révolution de la modernité est un tout, dit-on. Elle embrasse, naturellement, tous les secteurs de la vie nationale. Autant, le gouvernement se bat, nuit et jour, pour la stabilité du cadre macro-économique et la restauration de la paix dans l’Est du pays. Autant, il est tenu d’investir dans le social des congolais, y compris celui des prisonniers et autorités affectées à leur gestion.La Pros.
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Echauffourées à la Prison centrale de Makala : le gouvernement au banc des accusés
-Qu’est-ce qui s’est passé mardi matin à la Prison centrale de Makala ? La question est sur toutes les lèvres. Le sujet fait le menu de toutes les conversations. Mais, jusque-là, l’on a du mal à comprendre ce qui s’est réellement passé à la PCM. Le mystère est bien gardé au niveau des instances officielles. La Voix des sans voix a plaidé pour une enquête immédiate afin de rétablir la vérité.Des échauffourées ont éclaté hier mardi dans la matinée à la Prison centrale de Makala (PCM) entre des prisonniers et les forces de l’ordre déployées sur le lieu pour rétablir l’ordre.
Des informations divergent selon les sources, quant à la cause de ces incidents et à son bilan. Cependant, si des sources officielles ne rapportent que des blessés graves dans les rangs, notamment, des prisonniers, des sources indépendantes font état des morts d’hommes, évalués à plus d’une dizaine. Certaines ont même évoqué des morts de la PCM qu’on aurait transféré au courant de la journée de mardi à la Morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo).
Juste après ces incidents, soit vers 9 heures (heure de Kinshasa), la tension était toujours forte à la Prison centrale de Makala. Tout le périmètre de ce centre pénitencier était quadrillé. Personne ne pouvait accéder à la prison ni traîner dans ses environs. De dizaines d’éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise ont été déployés le mardi 2 juillet dans la matinée pour étouffer une tension observée à la Prison de Makala à Kinshasa. Les habitants des quartiers situés dans le voisinage immédiat ont entendu des coups de feu. Les forces de l’ordre ont aussi lancé des gaz lacrymogènes pour mater un soulèvement de détenus, créant une panique dans les quartiers environnants.
Des policiers munis d’armes à feu et des lance-roquettes faisaient la patrouille en dehors de la prison tandis qu’à l’intérieur des dizaines de soldats FARDC accompagnés de certains officiers militaires tentaient de rétablir l’ordre.
Difficile de dire à l’heure actuelle avec certitude ce qui est à la base de cette tension. Mais des sources proches de cet établissement carcéral, contactées par radio Okapi, ont indiqué qu’il s’est agi d’une révolte de détenus contre des mesures prises par l’actuel directeur de la prison, un colonel des FARDC. Des mesures que les détenus estiment qu’elles violent les droits des prisonniers, soulignent les mêmes sources. Version du reste confirmée par la Voix des sans voix (VSV) dans un communiqué remis hier mardi à la presse.
Des sources officielles parlent plutôt d’un «simple contrôle de routine» qui aurait mal tourné. Aucune balle n’a été tirée, selon elles. Seul le gaz lacrymogène a été utilisé, précisent-elles.
Ce qui n’a cependant pas empêché la VSV d’exprimer « ses vives préoccupations consécutives à la récurrence du climat d’insécurité qui prévaut actuellement au sein de la Prison centrale de Makala depuis la perturbation intervenue à sa direction, le mercredi 12 juin 2013 ».
Pour tirer au clair cette affaire et ramener de l’ordre dans cet établissement pénitencier, la VSV recommande, entre autres, au gouvernement d’ouvrir « immédiatement » une enquête indépendante sur ces incidents récurrents en vue de « dégager les responsabilités et sanctionner les coupables et commanditaires, conformément à la loi ». Elle propose aussi le « transfèrement pour toutes fins utiles de tous les détenus militaires et policiers à la PCM ; la prise en charge médicale adéquate de tous les blessés ; l’indemnisation des victimes pour les préjudices subis ».
(Le Potentiel)
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La décentralisation ou l’ombre de l’implosion de la RDC
–L’échafaudage des théories erronées se multiplie en Occident sur l’avenir de la République démocratique du Congo comme Etat dans ses 2.345.000 km². Chacun y va de son analyse, changeant constamment d’approche, en y ajoutant des subtiles améliorations en vue d’aboutir à une seule finalité : l’implosion de la RDC. Le processus d’une décentralisation soutenue à bras-le-corps par des partenaires au développement rentre dans cette stratégie. Les pièges étant tendus de partout, une vigilance tous azimuts s’impose ! Seul le peuple, mobilisé et déterminé, peut déjouer ces pièges du malin.La théorie visant le dépeçage de la République démocratique du Congo en plusieurs Etats-nains a pris du chemin. La résistance de l’opinion congolaise face à cette poussée a découragé les initiateurs de cette théorie. Désormais, ils battent en brèche, recherchant à obtenir les mêmes résultats avec de nouvelles subtilités. Déjà, les mêmes personnes déclarent, urbi et orbi, que « Nous devons admettre que la République démocratique du Congo n’existe plus ».
La thèse, longtemps véhiculée dans les milieux scientifiques occidentaux, ne porte plus. Le somnifère administré par l’Occident visant l’implosion de la RDC a perdu de son efficacité. La pression de l’opinion publique congolaise a eu raison des prédictions des think tank occidentaux qui travaillent encore sur le sujet. Mais, ce n’est pas pour autant que les tenants de cette thèse ont désarmé. Bien au contraire, ils ont redoublé d’ardeur en imaginant d’autres concepts. La nouvelle trouvaille s’appelle la décentralisation ; concept défini dans la Constitution taillée sur mesure de 2006.
Au départ, il était prévu que la RDC passe, avec les élections générales de 2006, de 11 à 26 provinces. Les scenarii étaient clairement imaginés dans les boites à idées de l’Occident pour réussir cette mutation. Mais, c’était sans compter avec les réalités du terrain. « Chassez le naturel, il revient au galop », rappelle un adage. Finalement, le naturel a pris le dessus sur ce projet qui n’avait pour seul objectif que le démantèlement de la RDC.
Aujourd’hui, le projet paraît plus que chimérique. Même si à Kinshasa, on y croit encore. Pourtant, des analyses et des études bien documentées sont arrivées à la conclusion qu’il était impossible dans la situation actuelle de la RDC de passer à la décentralisation, alors que l’Etat congolais peine à asseoir son autorité sur l’ensemble du pays. « Comment concevoir une décentralisation en présence d’un vide étatique », a fait remarquer un politologue.
LA THEORIE DE J. PETER PHAM
J. Peter Pham, chroniqueur dans New-York Times, est de ceux qui pensent que la solution pour sauver la RDC est d’en précipiter l’implosion. Dans un forum publié dans le célèbre journal américain sous le titre : « To save Congo, Let it Fall Apart (Pour sauver la RDC, implosons-la) », l’Américain développe sa pensée qui a fini par trouver écho dans certains milieux occidentaux.
L’un des thèmes constamment vantés par les auteurs de ces théories, à l’instar de J. Peter Pham, est que le Congo est trop grand et que les dirigeants congolais sont trop incompétents pour gouverner le pays. Dans le même temps, ces auteurs imaginent que les dirigeants congolais ne veulent pas appliquer les règles de gouvernance appropriées. Comme Pham, ils suggèrent que briser le pays en morceaux est un moyen d’alléger la charge pesant sur les Nations unies et la communauté internationale qui tentent d’éveiller cet « éléphant ivre ».
Certains auteurs se sont donc saisis de cette théorie en développant une ligne de pensées où transparaît une inversion complète de la théorie typique de la science politique. Ils suggèrent une chose plus que fondamentale pour eux : la décentralisation de la RDC doit se passer maintenant, à un moment où l’Etat a du mal à garantir son autorité sur l’ensemble du pays. Dans le cas actuel de la RDC, il n’existe pas de forces de défense, aucune administration sérieuse est présente dans l’ensemble du pays. Une telle proposition revient à plaider pour la théorie de l’implosion ; seule voie idéale, pour l’Occident, de « sauver le Congo ».
Stigmatisant justement l’incompétence et l’irresponsabilité du gouvernement à garantir le fonctionnement normal de l’Etat congolais, la création d’un Congo décentralisé est tout simplement hypocrite. Car, un Etat décentralisé, efficace, nécessite par conséquent l’appui d’un gouvernement central efficace, une force de défense forte et une police bien organisée. Le gouvernement efficace est le postulat pour une décentralisation réussie, tous les autres sont des corollaires.
Essayer de faire autrement, comme c’est le cas de la décentralisation prématurée prônée par l’Occident, c’est condamner l’ensemble du pays à la perdition. C’est l’objectif visé par ceux qui soutiennent depuis 2006 la thèse de la décentralisation. La décentralisation n’est qu’un objectif apparent. Le but ultime est l’implosion de la RDC – la décentralisation n’étant qu’une des étapes de ce processus. La décentralisation ne doit pas devenir le nouvel avatar pour « sauver le Congo », comme le fait croire la Communauté internationale. Avec la décentralisation, l’Occident crée malheureusement un autre scénario où le peuple congolais sera une fois de plus le seul à être blâmé lorsque les conséquences d’un plan mal conçu se matérialiseront.
La RDC existe par la volonté du peuple du Congo. Il est assez probable que la voie de la décentralisation proposée par la communauté internationale puisse créer une structure étatique plus coûteuse et dangereuse que celle existant actuellement. Le peuple doit donc se mobiliser pour barrer la route à ce projet, hautement suicidaire pour la RDC dans le format hérité de la colonisation.
La communauté internationale a intérêt à se démarquer de ses clichés négatifs qu’elle s’est fait sur la RDC. La seule solution au problème de la RDC est d’accepter de changer de cap et d’écouter les voix de la raison du peuple congolais. Les Congolais connaissent mieux les solutions aux problèmes auxquels ils sont confrontés et ils ont besoin d’une véritable aide de la communauté internationale. Et non d’une solution qui n’apporte que malheur et désolation.
Contrairement à la théorie développée par J. Peter Pham, Jeffrey Herbst, Greg Mills et d’autres théoriciens de la théorie de condamnation de la RDC et relayée par une couche d’intellectuels africains de la race de ceux réunis au sein de Pole Institute, le démantèlement de la RDC apporterait des ravages dans tout le continent. La catastrophe sociologique qui s’ensuivrait est presque marginalisée. La rupture de l’équilibre que suscite la RDC dans la région et le continent générerait des vagues de pandémonium partout sur le continent ; ce qui serait très difficile à contrôler par la suite.
UNE STRATEGIE QUI NE PASSERA JAMAIS
C’est dans cette foulée que s’inscrit, en effet, la trame principale des réflexions qui ont guidé le Colloque international autour du thème « Conflits, frontières et rôle des organisations régionales en Afrique subsaharienne : cas du Mali, de la Centrafrique et de la RDC » que Pole Institute a organisé à Goma, du 24 au 28 juin 2013. Il ne faut pas être devin pour comprendre dès le départ le but poursuivi par Pole Institute en organisant cet assemblage, de mauvais goût d’ailleurs, de telles réflexions qui ne visent en fait qu’une seule chose : chercher à obtenir, à tout prix, la balkanisation de la RDC.
Malheureusement pour ce genre d’officines qui font des pieds et des mains pour arriver à la balkanisation de la RDC, jamais ils ne viendront à bout de la farouche détermination des Congolais qui tiennent à leur pays comme à la prunelle de leurs yeux. Tout ce que ces apprentis-sorciers font comme entourloupettes est voué à l’échec. C’est à ce même sort qu’est destiné un groupuscule comme Pole Institute dont les frémissements n’iront pas plus loin qu’un coup d’épée dans l’eau.
Aujourd’hui, il est vrai que les ennemis de la RDC ont trouvé une nouvelle parade à travers le concept de la décentralisation. Ils veulent se servir de ce prétexte pour imposer aux Congolais et à leur beau pays une décentralisation adaptée à leur goût. Uniquement pour servir leurs sordides intérêts. « Le Congo n’a jamais été trop grand » pour qu’ils le balkanisent. Les Congolais n’ont jamais été incompétents pour que ces ennemis puissent, en retour, s’approprier leur pays et en faire ce que ces hideux ennemis de notre Grand Congo voudront ». En tout cas, c’est le message que le peuple congolais leur assène tous les jours et de tout temps.
Le Potentiel
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DÉCLARATION DE L’OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE À LA SUITE DE LA PUBLICATION DE L’ORDONNANCE No 13/078 DU 26 JUIN 2013 PORTANT CRÉATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES CONCERTATIONS NATIONALES
A la suite de la publication de l’Ordonnance n° 13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales, l’Opposition Politique Congolaise s’est réunie ce lundi 01 juillet 2013 pour l’analyser.Après examen et débats, elle rend publique la déclaration suivante :1. L’Opposition Politique Congolaise tient à rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale que le dialogue politique national est une demande formulée par elle et la Société civile, à la suite des élections présidentielle et législatives chaotiques de novembre 2011, lesquelles se sont caractérisées par l’opacité, les fraudes massives et ont abouti à des résultats non crédibles, base de la crise politique du reste aggravée par la déliquescence de l’Etat caractérisée par son impuissance à défendre l’intégrité du territoire national, à assurer la paix et la sécurité des personnes ainsi que de leurs biens, la mégestion généralisée, la corruption, la concussion, l’impunité, le bradage et le pillage des ressources naturelles de la RDC.2. L’Opposition Politique Congolaise rappelle que le dialogue politique national a été fermement recommandé par la Communauté Internationale dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la Résolution 2098 l’a confirmé (Cfr Résolution 2098 page 5, point 5. Engagements Accord-cadre et le point 14 b).3. En effet, La Communauté internationale, soucieuse de ramener la paix en RDC, a amené, sous les auspices du Secrétaire Général des Nations Unies, les pays de la Région à signer, le 24 février 2013, l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la Région des Grands Lacs.Cet accord-cadre a été pris en compte par la Résolution 2098 (2013) du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.La RDC s’est engagée, dans ce contexte, « à organiser, avec les bons offices de l’Envoyée Spéciale et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes ».4. L’Opposition Politique Congolaise révèle que l’Ordonnance du Président de la République portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales s’est écartée de l’engagement souscrit par le Gouvernement de la République à organiser un dialogue politique transparent et sans exclusive tant dans sa forme que dans son fond.De ce fait, le Président de la République a violé l’article 215 de la Constitution par le non respect de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.5. L’Opposition Politique Congolaise constate que le Président de la République s’écarte davantage de la Résolution 2098 pré rappelée du fait qu’il ignore la mission confiée à l’Envoyée Spéciale et au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, d’assurer les bons offices dans le cadre du dialogue transparent et inclusif tel que mentionné dans le rapport adressé par les Présidents de deux Chambres du Parlement au Président de la République lui transmettant le projet d’Ordonnance convoquant les concertations nationales.6. L’Opposition Politique Congolaise relève par ailleurs, l’unilaterisme du Président de la République et sa volonté à confondre le dialogue inclusif à un Congrès de la majorité présidentielle.7. En effet, la convocation du dialogue devrait être précédée par la mise en place d’un Comité préparatoire incluant toutes les parties prenantes afin d’en définir le format, l’ordre du jour, le projet du Règlement Intérieur, les mécanismes de suivi et d’exécution des décisions.8. L’Opposition Politique Congolaise dénonce la confiscation de l’initiative et la mise à l’écart, par le Président de la République, de l’Envoyée Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies qui, en vertu de la Résolution 2098, a pour mission de promouvoir et de superviser un processus politique global sans exclusive.Partant, l’initiative du dialogue, c’est-à-dire, sa préparation (identification des parties prenantes, proposition de l’ordre du jour, la convocation) devrait revenir aussi à l’Envoyée Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, travaillant aux côtés du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC (Rés. 2098, page 5 pt 4), (Rés. 2098, page 8, pt 14 b).9. En outre, l’Opposition Politique Congolaise s’étonne du fait que la médiation africaine souhaitée par tout le monde et dont le processus a été amorcée par l’envoi de l’émissaire du Président de la République du Congo n’ait pas été prise en compte par le Président KABILA lui-même, après avoir fait appel pourtant à la sagesse d’un Président africain.10. L’Opposition Politique Congolaise dénonce la composition déséquilibrée de ce forum avec une forte dominance des membres de la majorité présidentielle. Elle réclame la représentation égalitaire entre composantes que sont la majorité présidentielle, l’opposition politique, civile et armée, la société civile y compris la diaspora. De même, l’Opposition Politique Congolaise n’est pas d’accord avec la dispersion ou l’éparpillement des travaux entre trois villes du pays, alors que les questions à traiter sont transversales.11. L’Opposition Politique Congolaise note que le mode de prise de décision doit être le consensus et que les décisions, recommandations ou résolutions selon le cas devront être opposables à tous. Elle rejette le fait que le Président de la République, les Présidents de deux Chambres du Parlement et le Premier Ministre assurent le suivi en lieu et place d’un Comité de suivi incluant toutes les parties prenantes, à savoir la majorité, l’opposition, la société-civile et le représentant de la Communauté internationale.12. S’agissant des groupes thématiques, l’Opposition Politique Congolaise relève que la situation sociale des congolaises et congolais n’a pas été prise en compte. De même qu’il n’est pas clairement indiqué que le problème de légitimité du pouvoir, des violations massives des droits humains, des viols et violences faites à la femme, l’enrôlement des enfants dans les groupes armés, des pillages et bradages des ressources naturelles, les biens mal acquis, etc seront débattus.13. L’Opposition Politique Congolaise met en garde contre toutes tentatives de révision de la Constitution en particulier les dispositions verrouillées de l’article 220, s’agissant du mandat du Président de la République.14. L’Opposition Politique Congolaise considère dans le cadre du dialogue que des signaux de décrispation soient lancés par le Président de la République notamment : libérer les prisonniers politiques et les prisonniers d’opinion, décider l’amnistie pour permettre à tout le monde de participer aux travaux, enlever la ceinture policière autour de la résidence du Président Etienne TSHISEKEDI, libérer l’organisation des manifestations publiques, ouvrir les médias proches de l’opposition (Canal Futur TV et RLTV).15. L’Opposition Politique Congolaise dit ne pas être concernée par tout dialogue ou concertations nationales qui ne prend pas en compte ses préoccupations de forme et de fond ci-dessus mentionnées.16. Enfin, l’Opposition Politique Congolaise lance un appel vibrant et pathétique à tous les leaders politiques et à la population congolaise de se lever comme un seul homme pour réclamer et obtenir un véritable dialogue national qui va amener à la réconciliation, à la cohésion nationale et à la poursuite du processus démocratique en RDC.A cet effet, l’Opposition Politique Congolaise se réunira dans les meilleurs délais afin de définir les actions concrètes à mener.Fait à Kinshasa, le 01 juillet 2013.POUR LES PARTIS, LES GROUPES PARLEMENTAIRES ET PERSONNALITES DE L’OPPOSITION1. Hon. José Makila Sumanda, GPLS2. Kudura Kasongo, F.I.S.3. Hon. John Tinanzabo, U.P.C.4. Hon. François Menga L., C.V.R.C.5. Hon. Mulangala Lwakabwanga, U.M.R.6. Hon. Fidèle Babala, M.L.C.7. Jean-Baptiste Bomanza, U.N.8. Hon. Matadi Nenga G., M.S.C.9. Mfumuntoto Basanga, P.P.B.10. Heva Muakasa, F.P.N.11. Baiando Sango, UDEMO12. Prof. Joseph Kalala K., P.T.13. Hon. Justin Bitakwira , Pdt Groupe parl. UNC et al.14. Hon. Fidèle Tingombay, C.R.P.15. Patrick M. Byombe, UNIR16. Elysé Bokumwana, PUNA17. Valentin Kabengele, M.R.18. Idambituo Bakaato JB,19. Salumu Katungo, DCF/Nyamwisi20. Nzuzi T., PDDECOM,21. Mr Vital KAMERHE, Pdt National UNC22. Hon. Koloso Sumaili, RCD-K-ML23. Sénateur Bongongo Ikoli, UFC24. Me Fula Matingu, Congo Pax25. Milambu Kasongo D., D.P.R.26. Mme Selengbe Giwe, DYFAC27. Mme Martine Bukasa, TFPO28. Pasteur Mbiola Cibanda, FAC à titre personnel29. Ingele Ifoto, DDC30. Mme Charlotte Bitota, DPRe31. Prof. Mutumbi, ATD32. Hon. Jean-Lucien Bussa Tongba,33. Oscar M., Alliance des Patriotes congolais34. Oscar Lugendo Lula, PPI/FAC/OPP35. J. Matefa, COC36. Me Mavungu Mbumba, ABAKO37. Mongo Albert, UNADEC38. Emmanuel Osemba,39. Fyfy Osembia Tepo40. Hon. Ewanga Isewanga Iwoka, Sec. Gén. UNC41. Gabriel Mokia, MDCO42. Dr Oscar E., MDCo43. Sénateur Raymond Ramazani Baya44. Hon. Aimé Boji Sangara45. UDCF/Pay Pay K.46. Honorable Lusenge K. Bonane, UDECF47. Hon. Bigabwa,48. Lukibakisa Pascal, MVDN49. Hon. Mushizi Nfundiko50. Hon. Mirindi Carhangabo51. Hon. Janson Luneno52. Hon. Dhetchuvi Matchu, UPC53. Hon. Mbindule Mitono54. Hon. Ntenda N.55. Hon. Lumeya56. Hon. Jean-Marie Bamporiki Manegabe57. Hon. Paluku Malisawa58. Hon. Bakatsuraki Malisawa Semeya59. Hon. Juvénal Munubo Mubi60. Me Jean-Marie A.61. Hon. Dieudonné Kalimumbalu62. Hon. Jean Baudoin Mayo Mambeke63. Prof. Kalele-Ka-Bila

