Author: Don Kayembe

  • Égypte : le président par intérim Adly Mansour a prêté serment

    Égypte : le président par intérim Adly Mansour a prêté serment

    Egypte-Adly Mansour-Le président de la Haute cour constitutionnelle, Adly Mansour, a prêté serment, jeudi 4 juillet, comme président par intérim. Ce magistrat peu connu succède à l’islamiste Mohamed Morsi, renversé la veille par l’armée après une semaine de manifestations populaires massives en Égypte.

    Au lendemain de la chute du président islamiste Mohamed Morsi, le président de la Haute cour constitutionnelle, Adly Mansour, a été désigné par l’armée pour assurer l’interim en attendant la tenue d’un nouveau scrutin présidentiel. « Je m’engage à préserver le système de la République, à respecter la Constitution et la loi et à protéger les intérêts du peuple », a-t-il déclaré lors d’une brève cérémonie au siège du Conseil constitutionnel (Voir la vidéo ci-dessous).

     

    Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu d’Égypte, a été transféré, jeudi à l’aube, au ministère de la Défense après avoir été renversé par l’armée. Une chute qui met un terme à un an de pouvoir islamiste marqué par des crises à répétition, laissant l’Égypte dans une délicate situation de transition où les camps pro et anti-Morsi se font désormais face.

     

    Réactions étrangères

    Ce coup d’État dans le plus peuplé des pays arabes – et dont la situation politique pèse fortement sur l’équilibre de la région – a suscité l’inquiétude à l’étranger. Le président américain Barack Obama, qui a appelé à l’élection rapide d’un gouvernement civil : « Durant cette période d’incertitude, nous demandons à l’armée de s’assurer que les droits de tous les Egyptiens et Egyptiennes soient protégés, notamment le droit de se rassembler pacifiquement et le droit à des procès justes et indépendants devant des tribunaux civils », a-t-il insisté dans un communiqué. Il a également annoncé qu’il allait étudier les « implications» légales de la nouvelle situation sur l’important soutien financier des États-Unis à l’armée égyptienne (1,3 milliard de dollars cette année), la loi américaine n’autorisant pas l’aide à un pays où a eu lieu un coup d’État.

    La Russie, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a quant à elle appelé toutes les forces politiques à la retenue et au respect du cadre « démocratique », tandis  que l’Union européenne a formulé le souhait qu’une présidentielle se tienne rapidement et s’est inquiété du sort de Mohamed Morsi : « La situation de M. Morsi est assez peu claire, nous essayons de tirer au clair ce qu’il en est. Dans tous les cas, tous les principes de justice et de droits de l’Homme doivent être respectés », a affirmé lors d’un point presse, Michael Mann, le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

    Sur la BBC, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a déclaré que le Royaume-Uni « travaillera » avec l’Égypte tout en réaffirmant que Londres ne soutenait pas « les interventions militaires dans un système démocratique ». « C’est la réalité pratique de la diplomatie », a-t-il ajouté, notant que le Royaume-Uni reconnaissait « les États, pas les gouvernements », et rappelant également la présence de nombreuses entreprises et ressortissants britanniques sur le territoire égyptien.

    « Nous devons comprendre que cette intervention est populaire. Il n’y a aucun doute là-dessus dans l’état actuel de l’opinion en Égypte », a-t-il déclaré. « Nous devons reconnaître l’immense insatisfaction des Égyptiens face à l’action du président et à sa conduite des affaires l’année passée », a-t-il poursuivi.

    (Avec agences)

  • Le Zimbabwe entre en campagne électorale

    Le Zimbabwe entre en campagne électorale

    Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai– Les deux poids lourds de la scène politique au Zimbabwe, le président Robert Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai, lancent cette semaine leur campagne pour la prochaine élection présidentielle, dont la date a été confirmée jeudi au 31 juillet.

    Dans un pays marqué par la violence politique depuis des années, l’opposition exige des réformes avant l’organisation du scrutin, et notamment des garanties sur l’attitude des médias et des forces de sécurité, qui soutiennent ouvertement le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 33 ans.

    L’enjeu est de sortir le Zimbabwe d’une crise ouverte en 2008 lors de la dernière élection présidentielle. Morgan Tsvangirai était alors arrivé en tête au premier tour, mais il avait dû se retirer devant les violences faites à ses partisans, le bilan avait tourné autour de 200 morts. Seul en lice, Robert Mugabe avait été réélu à la tête du pays. Pour mettre un terme au chaos, les pays voisins l’avait ensuite contraint à former un gouvernement d’union en 2009.

    Cette coalition contre nature Mugabe-Tsvangirai a tenu quatre ans malgré de nombreux heurts. Pour en sortir, le président Mugabe a décidé unilatéralement de fixer un nouveau scrutin au 31 juillet. Mais Tsvangirai souhaitait un report pour faire voter les réformes qui garantiront, selon lui, l’équité et le caractère démocratique du scrutin.

    Sous la pression des médiateurs régionaux, Mugabe a demandé à la Cour constitutionnelle de repousser de quinze jours la date du premier tour.

    Celle-ci a refusé d’accorder ce délai et a confirmé la date du 31 juillet dans une décision, notifiée jeudi.

    La Zanu-PF, le parti de Robert Mugabe, 89 ans, présentera son programme vendredi lors d’un meeting dans un stade de la capitale Harare. Comme lors des précédentes éditions, la Zanu-PF jouera de l’image historique de Mugabe, qui a mené la guerre contre les colons britanniques jusqu’à l’indépendance en 1980, date de son accession au pouvoir.

    C’est de ce stade de Harare “que le président Mugabe s’est adressé au peuple à son retour du Mozambique (où il menait la guérilla). Nous avons choisi ce lieu pour sa valeur historique”, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la Zanu-PF, Rugare Gumbo.

    “Nous avons confiance en notre victoire. Nous n’allons pas nous battre pour perdre”, a-t-il ajouté en louant un bilan “qui a profité au peuple du Zimbabwe”.

     

    Prêts pour le 31 juillet

     

    L’état de l’économie zimbabwéenne laisse pourtant à désirer. En 2008, une hyperinflation qui se comptait en milliard de pour cent avait réduit la production à zéro et suscité une crise sans précédent. La formation en 2009 d’un gouvernement d’union entre Robert Mugabe et son rival historique Morgan Tsvangirai, devenu Premier ministre, a permis de remettre le pays sur pied, mais sa situation reste fragile.

    Dimanche, le chef du gouvernement lancera à son tour la campagne de son parti, le MDC, lors d’un rassemblement dans la ville de Marondera (est). “Morgan Tsvangirai (…) présentera notre programme d’action pour nos 100 premiers jours au pouvoir”, a précisé le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa.

    Là encore, la confiance est de mise: “le MDC va sans aucun doute gagner les élections”, a assuré M. Chamisa. “Notre seul problème vient de la manie de tricher de la Zanu-PF”. Mais, estime-t-il, “nous avons surmonté les procès et les tourments infligés au cours des années par la Zanu-PF. Nous ne pouvons pas nous permettre de fléchir si près du but”.

    En revanche, pour le politologue Takavafira Zhou, de l’université de Masvingo, il était urgent d’attendre. “Des élections sans réformes sont vouées à l’échec et on se retrouvera dans la situation de 2008”, a-t-il prédit.

    Une analyse partagée par le président américain Barack Obama, qui a appelé le week-end dernier, lors d’une visite en Afrique du Sud, le Zimbabwe à mettre un terme au “harcèlement” de l’opposition et à adopter les réformes nécessaires à l’organisation d’un scrutin “libre et équitable”.

    Même sans réforme, “le MDC a l’air prêt à participer aux élections”, a toutefois souligné Trevor Maisiri, chercheur au sein du centre de recherche International crisis group (ICG). Pour lui, ils seront là le 31 juillet “si le niveau de violences ne monte pas trop…”

    (AFP)

  • La 3e Voie CONTRE LA THESE D’UN 3e MANDAT « L’élection présidentielle 2016 »

    La 3e Voie CONTRE LA THESE D’UN 3e MANDAT « L’élection présidentielle 2016 »

    sassou-Chers camarades et chers amis. Nous avons l’honneur et l’amitié de nous adresser à ceux d’entre vous, partisans de la thèse selon laquelle le Président de la République à la fin de son 2e mandat devrait pouvoir en solliciter un 3è; ce qui suppose la révision des articles 57, 185 et à titre subsidiaire, de l’article 58 de la Constitution du 20 janvier 2002. C’est un besoin d’innovation qui correspond à des aspirations que nous respectons, même si, ni le PCT en tant que parti majoritaire au Parlement ni le Président de la République qui a vraisemblablement le temps d’attendre, n’ont pas encore pris la parole de façon officielle à ce sujet. Il nous sied de souligner en passant que l’opposition dite radicale s’oppose fermement à ce 3e mandat. Elle rejette d’emblée la modification des articles 57 et 185 de la Constitution relatifs au nombre de mandats tel que vous l’envisagez. Il est regrettable de constater que cette opposition demeure une opposition de principe qui n’est expliquée nulle part, sinon par des discours dogmatiques qui ne sont pas de nature à créer un climat propice au dialogue que nous sommes tous en droit d’attendre.
    Les deux points de vue diamétralement opposés peuvent ou ne pas servir la cause de la paix qui nous est à tous si chère. Donnons le temps au temps, pourvu que la démocratie en sorte sauve et renforcée. Nous nous adressons à vous pour que notre pays ne s’enfonce pas dans l’impasse qui se profile à l’horizon, impasse qui résultera à coup sûr d’un affrontement non souhaitable mais prévisible entre les forces qui dominent notre scène politique nationale, et qui s’inscrivent tout naturellement dans cette logique. C’est en ce sens qu’une 3e voie s’impose. Elle seule peut ouvrir au pays un espace de conciliation politique et de consensus nécessaire à la construction nationale dans cette phase de balbutiements démocratiques. Nous nous adressons à vous pour plaider cette cause qui nous est commune : Une contribution au débat en cours sur la révision des articles 57 et 185 de notre Constitution. Le débat théorique sur ces points n’est pas le fond du problème, quelle que soit la pertinence des arguments des uns et des autres. Le problème, est de savoir, quelle procédure allons-nous modifier les articles 57 et 185, notamment l’article 185 qui constitue un barrage infranchissable avant la révision de l’article 57. Le droit applicable dans notre pays est celui que traduit en tout premier lieu la Constitution du 20 janvier 2002. Elle est la seule référence qui nous permet de circonscrire le problème de la révision des articles 57 et 185, Pour éviter toute confusion et rendre plus complexe un problème au demeurant simple dans sa lecture, Il serait souhaitable de ne pas sortir de ce cadre. Nous devons retenir en conséquence que si tous les articles d’une
    Constitution sont en général révisables, la Constitution congolaise fait exception à cet égard. En effet, qu’il soit dit une fois pour toute que l’article 1er sur la forme républicaine et le caractère laïc de l’Etat, l’article 57 sur la limitation à deux, du nombre de mandats présidentiels ainsi que les droits énoncés aux titres 1 & 2 ne sont pas révisables. C’est l’exception que vous trouverez à l’article 185 de la même Constitution.
    Dans le cadre de la République ou de l’ordre interne, l’article 185 est donc opposable à tous ceux qui estiment que l’article 57 est révisable peu importe le bien-fondé de leurs arguments. Ce constat nous place devant trois hypothèses : La première est celle suivant laquelle toute modification de l’article 185 qui ouvre la voie à la modification de l’article 57 n’est possible qu’en cas de changement de constitution. Ce qui serait ni plus ni moins un coup d’Etat constitutionnel. La deuxième hypothèse serait que la classe politique dans une forme qui reste à trouver règle par consensus la question de la modification des articles 185 et 57. Dans ce cas, le gouvernement fort de ce consensus peut franchir la barrière de l’article 185 et s’adresser au peuple sur la modification par voie référendaire de l’article 57. Il convient de remarquer que cette solution n’a aucune chance de réussir quand on observe les prises de position tranchées de l’opposition et de la majorité sur ce point. La troisième hypothèse, la plus conforme à la présente Constitution, c’est d’observer le statu quo. Il faut néanmoins souligner que l’opposition n’a pas raison d’étendre ce statu quo à toute la Constitution. C’est de la surenchère politicienne. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en la nation, la mise en
    œuvre de toute procédure .pour modifier les articles 57 et 185 est plutôt laborieuse. Elle peut susciter comme un doute sur ce qu’il y a de mieux à faire. Ce doute tout naturellement ne peut que profiter au statu quo et à la stabilité politique qu’il suggère, stabilité à laquelle nous aspirons tous.
    Même si un consensus fondé et légitime était réuni dans le pays sur la révision des articles concernés, ou sur le maintien de ces articles, on n’oublierait pas le caractère à la fois juridique et politique de cet acte. C’est dire que la révision des articles évoqués plus haut se heurte à deux grands obstacles : le premier fondamentalement juridique et le second éminemment politique. Sur ce second plan, c’est l’absence d’opportunité de modifier sans encombre les dispositions sus visées de la Constitution qui pose problème. Examinons la non-opportunité de la révision de l’article 57 notamment: N’est-il pas judicieux sur ce plan, que l’article 57 demeure en l’état ? Ce n’est pas le seul cas où l’application d’une loi dans la société pose un problème d’inopportunité qui laisse celle-ci inappliquée « C’est le cas de la Loi sur la peine de mort ». Elle existe dans bon nombre de pays où elle n’est plus appliquée, tout juste parce qu’une majorité dans l’opinion considère que la peine de mort a quelque chose de moralement inadmissible et que, au-delà, elle ne contribue pas à la diminution de la criminalité comme on pouvait s’y attendre.  Ceci montre la relativité de l’application de la loi. C’est dans cet
    esprit qu’il faut retenir ce que nous appelons opportunité de la révision de tel ou tel article de la Constitution. Nous plaidons donc devant vous, la non-révision des articles 57 et 185, à la fois pour des raisons juridiques, mais aussi pour des raisons d’opportunité politique. Nous référant aux points de vue soulevés par certains dirigeants du PCT, certains membres du Gouvernement ou simplement tous les citoyens intéressés par la question, nous constatons qu’il s’agit des idées unilatérales qui engagent le gouvernement malgré lui et qui nous interpellent. Nous pensons qu’il faut pouvoir les contenir, pour ne pas laisser prévaloir une opinion unilatérale sortant d’un seul « foyer» avec tous les préjugés qu’elle suscite dans les autres foyers d’opinion qui ne manquent pas. C’est de l’intérêt de tous de ne pas remplacer un débat serein, intelligent et éclairant par la propagande du PCT que vont nécessairement renforcer celles des organisations de masse du PCT en cours de création qui ont toujours su faire ce qu’ils doivent faire en pareille circonstance. Une telle approche, si elle avait lieu, ne serait pas loin de ce que le président actuel du PCT appelait à son temps «démocratie de l’intimidation » qui n’a pas encore perdu toutes ses lettres de noblesse. Nous savons tous que notre pays aspire à la démocratie. Ce que personne ne conteste. «La limitation du nombre de mandats présidentiels » est un acquis historique, qui tire sa source de la première Constitution post-conférence nationale de 1992. On peut dire aujourd’hui que cette disposition a résisté au temps, qu’elle mérite notre considération et ce n’est pas un hasard si les constitutionalistes de 2002 l’ont placée à I’abri des prédateurs en édictant l’article 185.
    Les points de vue des dirigeants du PCT et de certains membres du gouvernement qui prêchent la révision de l’article 57, relèvent du paradoxe. Pour nous, l’article 57 est un acquis historique qui doit encore avoir de beaux jours devant lui. Souhaitons-lui une exceptionnelle pérennité parce qu’elle est sans conteste de nos jours d’actualité. Les divergences qui s’annoncent dans I’opinion et les risques qui peuvent éventuellement en découler, nous déconseillent de persévérer dans cette fuite en avant de l’opposition et du pouvoir. C’est loin d’être la solution. Il faut trouver la bonne pédagogie… Il convient aussi de retenir que la Constitution d’un pays est comme un costume prêt à porter. S’il vous va, vous le portez et lorsqu’il ne vous va pas vous le laissez tomber. Il n y a pas d’autres choix. Pour le besoin de la cause, on peut donc écarter et délégitimer toute démarche politique tendant à réviser l’article 57, révision dont l’issue est incertaine. Ne pas le comprendre, c’est faire courir au pays un risque qui peut malheureusement devenir un risque de trop. Nous avons évoqué le risque; disons simplement qu’à la lumière de notre histoire depuis l’indépendance, notre pays en lui-même est un gros risque. Lorsque nous parlons de notre pays le Congo-Brazzaville, nous devons savoir de quoi l’on parle. Situons-le par rapport à son histoire pour voir de quoi est construite notre mémoire collective.  Un peuple a besoin nécessairement des référents. Notre histoire nous renseigne que nous avons connu quatre grands moments décisifs, mais aussi explosifs qui ont marqué notre pays de façon
    indélébile en un demi-siècle. On peut les retenir suivant cet ordre : – Au commencement il y a eu une guerre civile en 1959 ; provoquée par une approche non consensuelle du transfert de pouvoir de la colonisation aux colonisés que nous étions. C’est le premier conflit majeur qui secoua notre pays. Un signe prématuré qui ne trompe pas sur la fragilité de nos populations à cette époque. Depuis, nous avons sûrement évolué, mais pas au point de ne plus y penser et ne pas en tenir compte : « une bagarre à côté de la gare dite petite vitesse (PV) qui eut lieu à cet endroit, fut l’étincelle qui brûla la plaine». Cette leçon initiale, l’avons- nous comprise ? – Sont arrivées les journées insurrectionnelles des 13, 14 et 15 août 1963, trois ans à peine après l’indépendance. Cet événement a eu le mérite de rompre avec la culture politique « indigèno- coloniale » d’avant l’indépendance. Il marque un tournant politique qui nous engage vers la modernité, en dépit des avatars. C’est une quasi aventure qui a eu au moins le mérite d’exister; un échec dont l’examen critique propre à le féconder n’a jamais eu lieu, alors qu’aujourd’hui encore, il s’agit d’une exigence majeure. C’est l’une des raisons qui bloque toute dynamique de progrès susceptible d’être amorcé dans le pays. Et nous ne sommes pas surpris de constater que nous ne savons pas ce que nous voulons pour ne tourner qu’en rond. – Vient le stationnement à Brazzaville des troupes soviéto- cubaines en 1975, sous la supervision du commandant Marien Ngouabi, Président de la République du Congo, engagées dans la lutte pour l’indépendance de l’Angola, à la conquête de Luanda au profit du MPLA. Cette incursion a fait de notre pays dans l’impréparation et l’innocence qu’on nous connaît une zone ((d’affrontement)) et de risque digne de la guerre froide. C’est notre existence en tant que nation qui était gravement menacée par cette odyssée sans pareil dans une Afrique en marche pour la libération nationale, c’est le mérite d’avoir pris ce risque au nom
    des mouvements de libérations nationales africaines. Plus près de nous, la Conférence nationale souveraine de 1991 qui voulant rompre avec un passé devenu de plus en plus pesant sous la poussée irrésistible de la Pérestroïka soviétique, amplifiée par la déclaration de la Baule du Président Mitterrand, faillit basculer le pays dans un désordre et une anarchie à peine contenus. Les tumultes et les casses qui s’en suivirent entre 1992 et 1997 le démontrent à suffisance. Ce tragique parcours est la preuve que nous sommes encore une nation en construction. Un tel édifice s’élève patiemment et délicatement surtout à notre époque. Il s’appuie sur des symboles forts qui mettent le pays en lumière et le détachent de tout ce qui relève de l’obscurantisme sauf si l’on a aucune ambition nationale digne de ce nom.
    2016 est une occasion unique à cet égard. Il faut pouvoir poser un acte puissamment symbolique cette année-là qui ferait entrer le Congo par la grande porte de l’histoire des luttes démocratiques de notre continent. Notre pays est un édifice qui est bâti sur une fondation que l’on appelle la « Constitution »;. La Constitution et le pays ne font qu’un. Nous avons tendance trop souvent à l’oublier. Par conséquent, toute approche politique y compris la thèse d’un 3e mandat ne saurait s’en départir. « Permettez-nous en conséquence de revenir sur le sens de cette thèse que nous contestons. Si nous avons bien compris, les intervenants qui l’ont construite dans l’opinion ont été animés par un élan dû à leur conviction que nous
    comprenons. C’est ainsi qu’ils ont proposé au Président de la République en fonction d’accepter qu’à la fin de son mandat, en cours, de se représenter à l’élection présidentielle de 2016. Ils le lui demandent en signe de reconnaissance, parce qu’homme d’exception, bâtisseur hors pair et artisan de la paix, étant le seul dans le contexte actuel qui peut faire face aux problèmes du Congo ». C’est une prise de position qui a le mérite non seulement d’exister, mais qui était attendue de la part de tous ceux qui ont toujours cru au destin de «l’homme Sassou». Nous la respectons, mais nous nous réservons quant à la conclusion qui en découle à savoir la promotion de la candidature du futur ex-président Sassou pour un 3e mandat.
    Nous sommes amenés à réagir ainsi dans l’intérêt de la consolidation de nos institutions, une préoccupation que nous sommes censés avoir en partage avec tous ceux qui représentent l’autorité de l’Etat et qui engagent l’avenir de ce pays. Et au-delà, si nous regardons autour de nous, ce genre de posture que l’on peut comprendre, n’est plus de mise. Chaque chose a son temps.
    Mieux, pour nous, le débat en soi n’est pas un débat pour ou contre Sassou d’autant plus que la Constitution dit qu’il ne peut pas être candidat à la fin de son 2e mandat. A priori, on ne peut pas être contre quelqu’un qui ne peut pas être candidat. Agir ainsi relèverait de l’anticipation mal placée et ramènerait le débat à un niveau qui est personnel, militant et souvent engageant. Le
    débat qui nous sollicite quant à nous est celui de déterminer si la modification des articles 57 et 185 est juridiquement fondé et politiquement opportun avec la seule ambition de voir le Congo en 2016 donner la preuve de sa maturité politique. A cette interrogation légitime, nous répondons : Pour nous, Il existe un risque réel de laisser aller le Congo dans la voie incertaine d’une révision constitutionnelle mal contenue, motivée par des considérations qui ne sont pas toujours perçues par tous comme relevant d’un intérêt général bien compris. Au-delà, ce n’est pas le seul argument dissuasif qui nous sollicite. Notre nation est en pleine édification. Nous sommes au XXIe siècle. Elle est donc tenue de vivre en harmonie avec un environnement international de plus en plus friand et exigeant d’une certaine éthique démocratique. Le respect de la constitution est partie intégrante de cette exigence. C’est dire que nous avons quelque part une sorte d’obligation morale à nous y aligner. Cela ne se dit pas, mais s’analyse et se comprend. L’observation sur le plan international également nous montre que la thèse d’un 3e mandat que l’on peut réclamer pour un candidat n’est pas compatible avec la culture politique de nos jours comme nous venons de le souligner plus haut. A ce titre, permettez-nous de citer quelques exemples illustratifs qui peuvent faire «jurisprudence du point de vue des usages et de la culture démocratique dans le monde» Nous constatons qu’en 1951 fut ratifié le 22ème amendement qui officialise la limite de deux mandats pour le président des Etats Unis. C’est le fruit d’une évolution devenue une culture, une manière d’être et qui paraît quasi intangible. En effet l’exemple des présidents américains depuis 1951 montre la religion qui est la leur, quant au respect absolu de cette disposition constitutionnelle relative au nombre de mandats. Plus près de nous, les présidents Reagan et Bill Clinton ont fait des mandats politiques couronnés de succès, le peuple américain ne
    s’est jamais rué aux brancards pour réclamer leur maintien au pouvoir sous quelques prétextes que ce soit. Dans un tel modèle démocratique, ce n’est pas simplement pensable… Certains d’entre vous objecterons que le peuple congolais n’est pas le peuple américain. Soit… Mais que dire alors du cas du Ghana, du Sénégal, de la Tanzanie pour ne citer que ces pays frères qui sont comparables au nôtre à maints égards. Souvenons-nous du pays que l’on appelait «Côte de l’or» devenu le Ghana à l’indépendance. Il nous offre un exemple inédit et édifiant de fidélité à la Constitution que nous allons explicitement revoir ensemble. Un officier de l’armée de l’air nommé Rollings mit hors d’état de nuire la junte militaire corrompue et antinationale au pouvoir dans son pays. Ce fut avec une violence inouïe. Cette junte militaire, est celle qui renversa par un coup d’Etat militaire L’OSAGEFO Nkwamé Nkrumah, premier Président du Ghana indépendant chantre de l’unité africaine. Après quelques péripéties liées à leur résistance au camp Rollings, ce dernier l’emporta définitivement. Il établit la nouvelle règle du jeu qui voulait que si le président élu exerce deux mandats successifs, il cesse définitivement de postuler à cette fonction. Le Ghana s’est inscrit dès lors dans cette logique après que Rollings eut tiré sa révérence à la fin de son 2e mandat. Cet acte a été vécu par toute l’Afrique comme un acte politique majeur, vite trouva ses émules. Cette dynamique représente aujourd’hui en Afrique un des symboles de référence. On ne peut plus parler ni d’avancée démocratique, ni de démocratie tout court dans les pays d’Afrique noire sans se référer au Ghana, au Sénégal, à la Tanzanie et à d’autres pays africains qui se sont tenus jusque-là au même respect strict du nombre de mandats. Au regard de ces exemples, les partisans congolais impliqués dans une démarche de révision systématique des articles 57 et
    185 de la constitution, démarche quelque peu insolite parce qu’insoupçonnée jusque-là, vont selon nous dans le sens contraire de ce qu’il faudrait faire en Afrique. Ne peuvent-ils pas au nom de la foi dans leur pays, se donner un devoir de fidélité à leur Constitution, afin de préserver la pérennité de l’article 57 qui est un gage de modernité et de renforcement de notre système démocratique encore balbutiant. Chers frères et amis. Avons-nous le droit, nous qui croyons à la démocratie de manquer le rendez-vous de 2016 qui nous ouvrirait la porte d’entrée dans la grande famille des pays démocratiques d’Afrique ? Quel intérêt avons-nous de continuer à porter cette image encombrante et indigne de «République bananière » qui nous colle à la peau. Nous savons tous que le sentiment que nous partageons en dépit de tout, nous ligue au plus profond de nos consciences contre cette image qui dégrade notre pays. Il faut faire quelque chose et toujours plus… c’est notre devoir. C’est ici que les patriotes congolais attendent beaucoup de leur président. Nous savons aussi pertinemment que l’année 2016, est pressentie par une partie importante de notre peuple comme une année de tous les dangers. Il s’est installé, en eux, comme un doute, se référant à notre passé récent et tumultueux. On ne peut atteindre notre but quels que soient nos objectifs en nous laissant prendre par des peurs, des suspicions qui ne suscitent que rancœurs et règlements de comptes qui finissent toujours à l’avantage des uns et au détriment des autres. Et très souvent le bras de fer qui en résulte entraîne destructions et désolations n ‘épargnant ni riches ni pauvres. Dans ce cas, il est plus que pertinent que l’on ne se laisse pas envahir par les peurs. Faisons appel à la raison et au bon sens en sachant que : «gouverner c’est prévoir» pour qu’ensemble nous
    trouvions la bonne parade à cette tragique éventualité. Cette parade pourrait être un “Pacte national consensuel” édictant toutes les conditions nécessaires au déroulement démocratique, dans la paix et l’unité nationale de l’élection présidentielle de 2016. Elle est la rampe de lancement du prolongement positif des efforts entrepris par le pays depuis près d’une décennie. Cependant, il n’y a pas de règle sans exception. S’il y avait, à la veille de 2016, la guerre, la peste généralisée, une catastrophe naturelle d’envergure nationale, un fait extraordinaire qui ébranlerait les bases de la nation, dans ces cas et uniquement, le Président de la République assumerait la continuité de l’Etat sans autre forme de procédure constitutionnelle qu’une déclaration solennelle du Parlement réuni en congrès. Ce serait la marque de la grande union nationale derrière son chef pour une grande cause. C’est l’exception. Alors, que peut-on attendre du Président de la République ? Si la paix et l’unité nationale sont au cœur de nos préoccupations, l’élection présidentielle de 2016 doit être d’abord conçue comme un grand moment de paix et d’unité nationale pour le présent et les décennies qui suivent, la paix étant la condition sine qua non du développement qui est notre objectif majeur.  En conséquence, nous sommes en droit d’attendre du Président de la République l’obligation morale et citoyenne de s’inscrire dans cette logique et de la nourrir de son expérience quelle que soit la place qui sera la sienne dans la société, par la suite. Nous l’en savons capable et nous lui en serons gré. En conséquence, tous ensemble nous devons créer les conditions pour qu’il en soit ainsi dans l’intérêt de la nation qui a besoin de prendre un nouvel élan pour sa construction.
    Nous souhaitons vivement, que nos thèses respectives servent uniquement à aider le Président de la République à prendre une décision qui l’engage vers la paix et l’unité nationale. Ce qui est important pour nous, ce n’est pas l’élection présidentielle en soi qui n’est qu’un test démocratique conventionnel, qui a lieu en tout temps, dans tous les pays, à notre époque. C’est plutôt la validation, que permet ce test, de notre maturité politique et de notre capacité à respecter nos propres règles du jeu. C’est un gage de confiance à notre pays. C’est un capital à fructifier de tous nos efforts et à préserver jalousement. Nous sommes ceux qui pensent avec conviction que le président de notre pays arrive au moment où il doit servir le Congo à travers l’Afrique, à l’instar d’Abdou Diouf, de Konaré et de Rawlings pour ne citer que ceux-là. Nous savons également tous qu’en 2016, l’Afrique centrale va se transformer en un véritable théâtre électoral. L’élection présidentielle aura lieu au Tchad, au Gabon, au Congo, au Cameroun et peut-être dans d’autres pays que nous n’avons pas cités. Pouvons-nous dissocier, compte tenu du rôle que notre pays et son Président jouent en Afrique centrale, toutes ses élections ? Serait-il décent que le Congo s’empêtre dans des difficultés plus ou moins inattendues pour être plus que l’ombre de lui-même au cours de ses événements ? Ne risquons-nous pas dans l’hypothèse la plus pessimiste que nous ne souhaitons pas d’assister à un véritable imbroglio en Afrique centrale et à quel prix ? A contrario, la réussite de notre pays dans ce contexte ne peut- elle pas constituer un gage de succès de toutes les élections présidentielles de cette année en Afrique centrale ? Ce qui est notre souhait le plus patriotique. Ce ne serait pas faute de l’avoir
    pressenti et l’avoir dit sachant bien que notre Afrique centrale est une zone dont la fragilité politique ne fait l’ombre d’aucun doute. Quelle image pour l’Afrique centrale et quelle responsabilité ? C’est aussi toute la question. C’est au regard de tous ces événements qu’il faut tenter d’appréhender la thèse du 3e mandat que nous venons d’évoquer. Quant au président de la République, il y a toutes les raisons d’utiliser son expérience au service d’autres grandes causes, le Congo ayant déjà pris ce qu’il a en lui de meilleur.  Pour les autres citoyens et les autres dirigeants, il ne s’agit ni </M se faire plaisir ou de se laisser aller par habitude à ses t Convictions, ni de faire plaisir à un homme qui n’en demande peut-être pas autant. Il s’agit du pays, de la nation et de la Constitution, notre loi suprême.
    Maître Mberi Martin

  • Tentatives de balkanisation de la Rd Congo . L. Nkunda réapparaît au cœur du M23

    Tentatives de balkanisation de la Rd Congo . L. Nkunda réapparaît au cœur du M23

    laurent_nkunda_06Le général déchu Laurent Nkunda est libre de tout mouvement. Il a été aperçu aux côtés des rebelles du M23, en dépit du fait que le Rwanda prétendait qu’il était en détention à Kigali. C’est depuis plus d’une semaine qu’il circule dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo

    Comme si cela ne suffisait pas, cet insurgé a réuni à Rumangabo les chefs coutumiers du territoire de Nyiragongo, le soir de la journée de lundi 1er juillet 2013. L’objectif était de solliciter leur soutien en vivres et en hommes de troupe au profit du M23 afin d’aider cette nébuleuse à réoccuper la ville de Goma

    Autant dire qu’à chaque tournant de l’histoire politique de la Rd Congo, Kagame est toujours en quête d’hommes de paille à sa solde pour mener à bon port sa mission funeste de concrétiser le plan de balkanisation de la Rdc. Ayant tiré les leçons de la situation qui a prévalu en novembre 2011, la Monusco affirme que les casques bleus et les FARDC ne se laisseront plus faire.

    Des sources proches de la Société civile du Nord-Kivu, nous apprenons que le général déchu Laurent Nkunda a été aperçu libre des ses mouvements aux côtés des rebelles du M23. Et ce, en dépit du fait que le Rwanda prétendait qu’il était en détention à Kigali. Comme pour dire qu’à chaque page de l’histoire politique de la Rd Congo et lorsque le Rwanda se rend compte que ses cartouches sont en voie de s’épuiser, il ne se gêne pas de larguer sur terrain ses tueurs et hommes aux basses besognes. Et ces derniers n’ont qu’une mission : réaliser par tous les moyens le fameux plan de balkanisation de la RdC concocté depuis de longue date dans les officines occidentaux.

    L’ancien chef du CNDP vivait au Rwanda depuis début 2009, en résidence surveillée, semble-t-il. Son arrestation faisait suite à l’entrée, sur le sol congolais, des contingents rwandais officiellement invités par le gouvernement congolais. Echangé contre la traque des FDLR dans la région du Kivu en RDC, Laurent Nkunda reste, de l’avis de plusieurs analystes, une des cartes du président rwandais Paul Kagame. C’est ce qui expliquerait la sourde oreille faite par Kigali quant à son extradition en Rdc pourtant exigée par Kinshasa.

    D’autres observateurs de la scène politique du pays pensent que le rappel de Laurent Nkunda à la rescousse des troupes rebelles traduit bien les difficultés que rencontrent actuellement le M23 qui se trouve à ce jour confronté aux multiples désertions observées dans ses rangs ainsi qu’aux attaques répétées menées contre ses positions par les éléments du groupe Mayi-Mayi Nyatura et d’autres forces négatives présentes dans le territoire de Rutshuru.

    L’opinion devra retenir qu’au lendemain des affrontements fratricides entre les deux factions du M23, la faction dirigée par Jean-Marie Runiga avait fini par capituler au profit de celle de Sultani Makenga. Mais après l’attaque subie par ce dernier et considérant qu’il n’obéissait plus à l’homme fort de Kigali, celui-ci a signé son certificat de décès, en le faisant remplacer par le général Laurent Nkunda de sinistre et triste mémoire.

    En effet, c’est depuis une semaine qu’il circule librement dans les territoires Rutshuru et Nyiragongo. Les mêmes informations renseignent que vendredi et samedi derniers, sous ses auspices, des journées de prière ont été organisées par le M23 à Rutshuru, l’homme se disant pasteur-serviteur de Dieu. Si le ridicule pouvait tuer ! Comme si cela ne suffisait pas, cet insurgé-pasteur de la honte a réuni à Rumangabo les chefs coutumiers du territoire de Nyiragongo, dans la soirée du lundi 1er juillet 2013.

    L’objectif de la rencontre était de solliciter leur soutien en vivres et en hommes de troupe au profit du M23 pour réoccuper la ville de Goma. Parmi les chefs coutumiers réunis, notre source pouvait identifier Mwami Butsitsi de Monigi (un allié traditionnel du M23), les chefs de villages et de Groupements Kibumba et Buhumba. Des sources dignes de foi, nous apprenons que le M23 a renforcé davantage ses positions de Kibati, de Buvira et de Mutaho qui font face aux positions des FARDC. Le M23 prépare donc la guerre qui devra déboucher sur la reprise de la ville de Goma.

    Encore des déplacements des populations

    Comme on peut bien le constater, le redéploiement des rebelles du M23 et de leurs alliés a encore occasionné un déplacement massif des populations de Monigi, Kibati et Buvira vers la ville de Goma. Cela en vue de fuir les atrocités et la terreur infligées par ces hors-la-loi. Pendant ce temps, les éléments du M23 s’en prennent aux jeunes qui ne sont pas acquis à leur cause. Au soir de lundi 1er juillet 2013, ces rebelles ont enlevé trois jeunes. Il s’agit de Yusufu (28 ans), Ndayambaje (26 ans) et Clément (20 ans). Il sied de souligner que les victimes ont été cueillies en localité de Kisheke-Kilimanyoka dans le Groupement de Kibati.

    Toutes ces informations sont attestées par la Monusco qui explique que dans les régions du territoire de Rutshuru occupées par le M23, les enlèvements de civils, les viols, les meurtres ainsi que les pillages récurrents perpétrés par les éléments de ce mouvement rebelle, demeurent une source de préoccupation majeure au plan sécuritaire et à celui du respect des droits de l’homme. C’est du moins le lot quotidien des populations locales.

    Face à ce dénigrement des efforts de pacification de l’Est de la Rdc, la Société civile du Nord-Kivu invite le Gouvernement congolais, la MONUSCO et la CPI à redoubler d’ardeur.

    A cette occasion, cette structure recommande que le Gouvernement congolais dénonce à haute voix la présence du général déchu Laurent Nkunda dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo ainsi que son retour sur la scène criminelle sous couvert du Rwanda, à travers le M23.

    Ensuite, que la communauté internationale, au travers de la MONUSCO, le Haut commissariat aux droits de l’homme, les Organisations de droits de l’homme et la Société civile réunissent les éléments de preuves nécessaires pour inculper devant la CPI Laurent Nkunda de divers crimes commis sous sa responsabilité, lors des opérations macabres qu’il a conduites à Kisangani, Bukavu et Kiwanja. Dans la même logique, les Nations Unies et la CPI doivent exercer une pression permanente sur le Rwanda pour recel des malfaiteurs et pour tentatives répétées de déstabiliser certaines institutions de la République, d’y installer de manière permanente l’insécurité, la terreur, les viols déstabilisant ainsi la paix et la sécurité de l’Est de la Rdc. Cela, en violation de l’Accord-cadre signé à Addis-Abeba en février dernier.

    Qui est Laurent Nkunda ?

    Laurent Nkunda, un homme mince et élancé, au visage amaigri. En 2007, le général rebelle fait la une de la presse internationale… dans moins de 2 ans, sa rébellion sera stoppée nette par son allié de toujours : l’armée rwandaise de son ex mentor, Paul Kagame.

    Car, comme beaucoup d’autres Tutsis congolais, il a commencé sa carrière militaire dans les rangs du Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion tutsie du Rwanda) qui mit un terme en juillet 1994 au génocide perpétré par le régime hutu de Kigali. Après deux ans au sein de l’armée rwandaise, il rejoint au Zaïre voisin la rébellion conduite par Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila) qui destitue le dictateur Mobutu en 1997, avec l’appui de l’armée rwandaise.

    En 1998, alors que Mzee Kabila a rompu avec ses anciens alliés, Nkunda devient l’un des commandants du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), une rébellion soutenue par Kigali pendant le conflit régional qui secoue l’ex-Zaïre jusqu’en 2003.

    Après la guerre, alors que le RCD intègre le gouvernement de coalition à Kinshasa, Nkunda est promu général mais refuse de prendre son poste, dénonçant une réforme de l’armée fantaisiste ne permettant pas “la réconciliation nationale” promise.

    C’est en juin 2004 qu’il fait trembler la République pour la première fois en s’emparant brièvement de la capitale du Sud-Kivu, Bukavu, où il affirme défendre ses “frères” tutsis. Déchu de l’armée, il est visé depuis septembre 2005 par un mandat d’arrêt pour des crimes de guerre perpétrés par ses hommes à Bukavu.

    Après les élections de 2006 en République démocratique du Congo (RDC), Nkunda tente une nouvelle fois de déstabiliser l’Est de la RDC. En décembre de la même année, le Burundi l’accuse, ainsi que James Kabarebe (maintenant ministre de la Défense du Rwanda) et Salim Saleh, d’avoir fomenté une tentative de coup d’État au Burundi.

    Le 18 janvier 2007, Nkunda annonce pourtant que ses hommes ont commencé à rejoindre les rangs des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à la suite de négociations menées à Kigali, au Rwanda. Néanmoins, la première moitié de 2007 se caractérise par de nombreux combats à l’Est forçant des dizaines de milliers de civils à prendre la fuite. Laurent Nkunda accepte finalement de “brasser” ses troupes avec les troupes gouvernementales.

    Le 26 août 2008, Laurent Nkunda lance une nouvelle offensive qui lui permet d’agrandir la zone qu’il contrôle dans le Nord-Kivu et d’amener ses troupes à quelques kilomètres de Goma à fin octobre. L’armée congolaise ayant abandonné la ville, la Monuc n’a pas pu lancer de contre-offensive : son mandat est d’appuyer les autorités officielles congolaises dans leurs efforts pour rétablir leur contrôle sur le territoire national, mais pas de contrer une opération rebelle en soi. Nkunda a cependant renoncé à prendre la ville et a déclaré le 29 octobre un cessez-le-feu unilatéral puis demandé l’ouverture de négociations à Kinshasa. Le 23 janvier 2009, l’inspecteur général de la police de la République démocratique du Congo annonce l’arrestation de Laurent Nkunda la veille au Rwanda ; le général déchu avait franchi la frontière alors qu’une opération conjointe des forces congolaises et rwandaises reprenaient le contrôle du territoire conquis par le CNDP avant qu’une faction anti-Nkunda ne décide de se rallier au gouvernement de Kinshasa.

    Le souhait de tout Congolais épris de justice et de paix est que la Brigade d’intervention ne ménage aucun effort pour capturer ce sinistre officier pour le livrer carrément à la CPI. La Brigade d’intervention des Nations Unies sera dans le droit d’agir ainsi car cela entre dans ses prérogatives d’annihiler les forces négatives dont le M 23. Tant que ce Laurent Nkunda bénéficiera d’une grande marge de manœuvre pour nuire, les populations locales seront toujours inquiétées et insécurisées. Comme l’a proposé la Société civile, le gouvernement de la République doit réagir au plus vite pour dénoncer tout ce qu’entreprend Nkunda.

    L’Avenir

  • Barack Obama peut-il vraiment multiplier par deux l’accès à l’électricité en Afrique?

    Barack Obama peut-il vraiment multiplier par deux l’accès à l’électricité en Afrique?

    Obama apres lediscours Ghana-Ce week-end, lors de sa visite au Cap en Afrique du Sud, avant de s’envoler pour la Tanzanie, le président américain a promis de débloquer 7 milliards de dollars d’aide pour développer le réseau électrique africain. Le continent aurait besoin de 40 milliards chaque année, rien que pour rattraper son retard de développement dans ce secteur.

    Barack Obama compte aider l’Afrique à développer son réseau d’électricité. Ce week-end, en Afrique du Sud, le président américain a annoncé la mise en place d’un plan dénommé « Power Africa », l’énergie pour l’Afrique. Il a pour objectif de doubler l’accès à l’électricité sur le continent africain.

    Les Etats-Unis vont d’abord travailler avec l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Nigeria et la Tanzanie. Washington entend apporter 10 000 mégawatts d’électricité supplémentaires à 20 millions de foyers et d’entreprises.

    « L’électricité, c’est la lumière qui permet aux écoliers d’étudier, l’énergie qui permet de transformer une simple idée en entreprise, et la connexion qui permet de brancher l’Afrique sur le réseau de l’économie mondiale », a déclaré Barack Obama.

    Les Etats-Unis investiraient 7 milliards de dollars. Le secteur privé américain y ajouterait 9 milliards. Plusieurs agences de développement seront mobilisées, notamment le fonds d’investissement Overseas Private Investment. Il fournira 1,5 milliard de dollars de financements et de garanties, ce qui permettra aux entreprises américaines de prendre moins de risques dans ces projets de développement.

    Le paradoxe africain

    Les besoins de l’Afrique en électricité sont colossaux. « Les deux tiers de l’Afrique sub-saharienne souffrent de pénurie d’électricité, et cette proportion peut atteindre 85% dans les zones rurales », relève Gayle Smith, conseillère de la Maison Blanche.

    Pourtant, sur ces dix dernières années, le continent africain a connu une croissance remarquable : 5% en moyenne, soit le double de celle de l’Europe. Selon une étude (disponible ici en version pdf) datée de 2010 et signée Christine Heuraux, chercheuse à l’Institut français des relations internationales (Ifri), le continent dispose de ressources énergétiques gigantesques : 10% des réserves hydrauliques mondiales économiquement exploitables, 10% des réserves mondiales de pétrole, 8% des réserves mondiales de gaz et 6% des réserves mondiales de charbon. Restent encore le potentiel solaire, les gisements géothermiques ou l’éolien sur les zones littorales.

    Pourtant, l’Afrique sub-saharienne ne dispose que d’une capacité électrique très limitée : 74 GW pour 860 millions d’habitants. C’est à peu près celle de l’Espagne, qui ne compte que 45 millions d’habitants. Sans l’Afrique du Sud, cette capacité tombe à 34 GW pour 810 millions d’habitants, l’équivalent de la capacité polonaise pour ses 38 millions d’habitants.

    Plus inquiétant encore, Christine Heuraux estime qu’un quart de ces capacités de production sont hors d’état de fonctionnement. Au Niger par exemple, la capitale Niamey a souffert de pannes d’électricité pendant trois semaines le mois dernier. Une tempête a abattu un pylône qui transportait l’électricité venue du Nigeria. Côté nigérien, les stations de secours, trop vétustes, n’ont pas pu assurer une alimentation suffisante durant les réparations.

    Une goutte d’eau

    En 2030, la moitié de la population mondiale sans électricité vivra en Afrique sub-saharienne. Le continent connaît un important boom démographique. Sa population devrait doubler d’ici 2050 pour atteindre 2 milliards de personnes, dont 40% vivront en zones rurales. Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), à ce rythme, en 2030, près de la moitié de la population africaine n’aura pas accès à l’électricité. Pour rattraper ce retard, il faudrait investir 40 milliards de dollars par an, pendant 10 ans, dans le secteur électrique africain.

    « Power Africa » n’a donc pas vraiment les moyens de ses ambitions. « Rien que pour la Tanzanie, nous avons besoin de 2,5 milliards de dollars d’investissements par an pour faire face à la pénurie d’électricité. Donc, les 7 milliards de dollars annoncés par le président Obama pour cinq ou six pays, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan », analyse Ibrahim Lipumba, économiste tanzanien.

    Selon la Banque mondiale, la faiblesse électrique de l’Afrique lui coûte environ deux points de croissance chaque année.

    RFI

  • RDC : nombreuses zones d’ombre autour de la mutinerie de Makala

    RDC : nombreuses zones d’ombre autour de la mutinerie de Makala

    PRISON MAKALA-Coup de chaud, mardi 2 juillet, à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Des tirs ont été entendus. La police est intervenue. Il reste encore de nombreuses zones d’ombre autour de ce qui s’est passé. Les versions divergent notamment sur les raisons de cette agitation.

    Le calme est revenu à la prison centrale de Makala. Il n’y a pas eu de mort, seulement des blessés, selon le commandant de la police d’intervention rapide. Mais d’autres sources font état d’un mort parmi les policiers et d’un prisonnier grièvement blessé.

    La police affirme avoir mené l’opération pour rechercher des armes blanches dans des cellules de la prison. Des machettes et diverses autres armes blanches auraient ainsi été récupérées, surtout chez les grands criminels.

    Mais d’autres sources qui s’étaient confiées à RFI ont affirmé que l’opération des forces de l’ordre et de sécurité avait pour objectif de permettre le transfert à la prison militaire d’Ondolo de certains détenus, au total seize, épinglés comme « dangereux » par la nouvelle direction de la prison. Affecté à la prison de Makala, lors de la dernière permutation de responsables des centres pénitentiaires, le nouveau directeur, un officier militaire, a revu tout le système de gestion de la prison.

    rfi

  • Egypte: Morsi balayé par un coup d’Etat

    Egypte: Morsi balayé par un coup d’Etat

    EGYPTE-L’armée égyptienne a écarté mercredi le Président Morsi, en annonçant la suspension de la constitution et une nouvelle feuille de route politique.

    Le président renversé a été remplacé par le président du conseil constitutionnel, selon une allocution télévisée lue par le chef d’état major, le général Abdel Fattah al-Sissi.

    L’armée a annoncé la tenue d’une élection présidentielle anticipée, ayant donc suspendu de fait le président islamiste Mohamed Morsi.

    L’annonce a été accueillie par une explosion de joie des opposants qui manifestaient en masse à travers le pays.

    Le président Morsi dans sa dernière déclaration avait proposé comme solution à la crise la formation d’un gouvernement de coalition mais il écartait de démissionner.

    L’un de ses conseillers décrivait déjà les événements de la journée comme un coup d’Etat militaire.

    Des journalistes de la BBC ont constaté une présence accrue de l’armée avec des blindés dans les rues de la capitale.

    La feuille de route prêtée aux militaires consisterait en la mise en place d’un conseil intérimaire après consultations avec les responsables politiques.

    Il dirigerait le pays le temps de modifier certains articles de la constitution, allant trop dans le sens d’une islamisation des institutions et de la loi et pour préparer une nouvelle élection présidentielle.

    Par ailleurs le Front de salut public, qui regroupe les partis libéraux, laïcs et de gauche ainsi que “Tamarud”, mouvement de la jeunesse protestataire, ont désigné el-Baradeï, l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, pour négocier une transition avec les militaires.

    (bbc)

  • RDC : vers un troisième mandat pour Joseph Kabila en 2016 ?

    RDC : vers un troisième mandat pour Joseph Kabila en 2016 ?

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -Le président congolais Joseph Kabila, qui arrive à la fin de son mandat en 2016, ne pourra pas se représenter à la prochaine présidentielle… à moins que la Constitution du pays ne soit modifiée. Une éventualité qu’esquissait récemment dans un livre l’un des proches du chef de l’État, Évariste Boshab. Mais de leur côté, les évêques, l’opposition politique et diverses associations tirent la sonnette d’alarme.

     
    Joseph Kabila briguera-t-il un troisième mandat en 2016 ? En l’état actuel de la Constitution de la RDC, la réponse paraît négative. « Le nombre et la durée des mandats du président de la République [cinq ans, renouvelable une seule fois, NDRL] ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle », dit le texte. Pas évident que les proches de Joseph Kabila, réélu en 2011, l’entendent de cette oreille.
     
    « Depuis quelques temps, les manœuvres se concoctent dans les officines des partis politiques » pour faire émerger l’hypothèse d’une révision de la Constitution pouvant permettre à Joseph Kabila de se représenter en 2016, croit savoir Jean-Claude Katende, président national de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho). Un sentiment partagé par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui s’était déjà prononcée début février contre « toute tentative de modification de l’article 220 » qui limite à deux le nombre de mandat du chef de l’État.
     
    Mais avec la parution, à la mi-juin, de son dernier livre, Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation (Éd. Larcier, 444 pages), Évariste Boshab, secrétaire général du parti présidentiel, a relancé le débat. « Il s’est prononcé en sa qualité de chercheur, constitutionnaliste de surcroît et chef de département de droit public à l’Université de Kinshasa. Pas avec sa casquette de responsable politique », tente de nuancer un membre de son entourage. « Après tout, on ne peut pas empêcher un Congolais de réflechir sur l’avenir de son pays », ajoute un autre, qui préfère cependant ne pas être nommé.
     
    Appel à la vigilance
    Félicien Mwanama (Cenco) : “Toucher à la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale.”
    Une démarche que la Cenco ne voit décidément pas d’un bon œil. Réunis en plénière fin juin à Kinshasa, les évêques congolais ont vite tiré la sonnette d’alarme. Les « fidèles [catholiques] et [les] hommes de bonne volonté [doivent] demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés », lancent-ils dans un communiqué de presse. Car, « toucher à la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République, consacrée dans la loi fondamentale pour garantir l’alternance politique, risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale et à la stabilité politique », commente l’abbé Félicien Mwanama, secrétaire général adjoint de la Conférence épiscopale.
     
    Même mise en garde du côté de l’opposition. Le pouvoir en place devra d’abord « marcher sur les cadavres des Congolais » avant de procéder à la révision de la Constitution, menace Vital Kamerhe, leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC).
     
    « C’est un procès d’intention », rétorque Sébastien Lusanga, porte-parole de la Majorité présidentielle (MP). « Pour l’heure, la question de la révision constitutionnelle n’a pas été discutée ni au PPRD [parti politique de Joseph Kabila, NDRL] ni à la MP. C’est simplement un citoyen congolais qui a décidé de dire tout haut ce qu’il pense », explique-t-il, soulignant toutefois que « toutes les Constitutions du monde, même les plus vieilles, sont sujettes à des révisions pour les adapter aux circonstances du moment ».
     
    L’argumentaire ne passe pas à l’Asadho. Son président, Jean-Claude Katende prépare déjà une lettre ouverte pour appeler les jeunes congolais à s’opposer à toute initiative visant la modification du nombre des mandats du chef de l’État en RDC. « C’est justement pour préserver les principes démocratiques contre les aléas de la politique et les révisions intempestives que certaines dispositions constitutionnelles ont été verrouillées », rappelle-t-il.
    (Jeune Afrique)
  • RDC: l’appel d’Obama

    RDC: l’appel d’Obama

    Obama Churches-Le président américain Barack Obama, en voyage en Tanzanie, a appelé les pays frontaliers de la République démocratique du Congo à cesser de soutenir les groupes armés qui y opèrent.

    “Les paysentourant le Congo doivent prendre l’engagement de cesser de soutenir les groupes armés” opérant en RDC, a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse à Dar es Salaam.

    M. Obama n’a cité aucun pays nommément mais le Rwanda et l’Ouganda ont été accusés à plusieurs reprises, notamment par des experts de l’ONU, de soutenir le M23, une rébellion qui combat l’armée de RDC depuis mi-2012 dans la province du Nord-Kivu.

    Tant Kigali que Kampala ont démenti ces accusations.

    Barack Obama a parallèlement appelé son homologue de RDC Joseph Kabila a réformer les forces armées du pays, estimant qu’il “devait faire mieux et plus en ce qui concerne les capacités de la RDC en matière de sécurité”.

    L’armée de RDC est réputée pour son indiscipline et son manque de motivation.

    “Les Congolais ont besoin d’une chance”, a ajouté M. Obama, “ils n’ont pas eu cette opportunité en raison de la situation permanente de guerre et de conflit depuis bien trop longtemps”.

    Barack Obama est arrivé lundi en Tanzanie pour la troisième et ultime étape de sa tournée africaine, après le Sénégal et l’Afrique du Sud.