Author: Don Kayembe
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Histoire de l’île de Gorée
-L’histoire de l’île de Gorée n’est guère idyllique mais n’est pas non plus ce que veulent nous faire croire de pseudo-historiens qui exploitent habilement un fonds de commerce (douteux).
Découverte en 1444 par des marins portugais sous le commandement de Denis Dias, l’île fut baptisée “Palma” mais elle est également nommée “Beseguiche” dans des documents d’époque, alors que les populations locales l’appelaient “Bir” ou “Ber”.
La marine hollandaise s’en saisit en 1588 qui la rebaptisa ‘‘Goede reede” (= bonne rade) d’où son nom de Gorée.
Le 1er novembre 1677, le vice-amiral d’Estrées s’en empara pour le compte du roi de France.
Le chevalier de Boufflers, gouverneur du Sénégal, qui n’aimait guère Saint-Louis transféra sa résidence à Gorée en 1785.
L’île fut par la suite occupée par les Anglais avant d’être restituée à la France en 1817.L’île de Gorée présentait bien des avantages aux marins : mouillage sûr, proximité d’un continent avec lequel s’ouvraient de grandes possibilités de commerce et facilités de défense du lieu. Autant de raisons pour que les puissances européennes se la soient disputée.
Sa prospérité fut liée au commerce dont celui des esclaves qui fut un des fondements de l’organisation économique des colonies d’Amérique.La traite des esclaves vers les Amériques s’étendit sur trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique depuis l’actuel Sénégal furent Saint-Louis, Rufisque, Saly-Portudal, Ziguinchor, Karabane et, dans une bien moindre mesure, Gorée.Sur l’île, l’ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin, connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique car les déportations depuis Gorée furent très minoritaires en comparaison des autres centres de la côte ouest africaine ou bien de la Côte des Esclaves (Bénin). Néanmoins le nom de Gorée reste étroitement attaché à cette période tragique.
L’abolition de la traite au début du XIXe siècle puis de l’esclavage en 1848 sonnèrent le glas des espérances de l’ île.Dakar fut fondée en 1857 et l’activité s’y déplaça rapidement. La population de l’ île tomba de près de 5 000 habitants en 1832 à 600 en 1931. L’ île de Gorée fut annexée à Dakar en 1927.En 1996, le Parlement sénégalais se prononce en faveur d’une profonde réforme de l’organisation territoriale du pays. Dans le cadre de cette politique de décentralisation, la commune de Dakar, devenue trop étendue et trop peuplée, se vit divisée en 19 communes d’arrondissement auxquelles des pouvoirs plus grands furent conférés.
Avec le titre de “Commune d’Arrondissement de l’île de Gorée“, elle reprit possession des bâtiments de l’ancien hôtel de ville au centre de l’île, un édifice qui avait hébergé la mairie de la précédente commune de Gorée entre 1872 et 1929.
Désormais la commune d’arrondissement de Gorée est gérée par un Conseil municipal, démocratiquement élu tous les cinq ans et d’un maire élu par les membres de ce Conseil. La commune est rattachée à l’arrondissement de Plateau-Gorée. Elle fait partie du département de Dakar dans la région de Dakar.Le visiteur découvrira la maison dite “des Esclaves” (fermeture le lundi), qui fut à une époque la propriété du frère de la signare Anne Pépin, maîtresse du Chevalier de Boufflers.(Gapolla) -

RDC : La diaspora oubliée du dialogue national
-Joseph Kabila a annoncé la prochaine tenue de “consultations nationales” dans un contexte de crise politique après les élections contestées de 2011 et la reprise de la guerre à l’Est du pays. A Paris, la Diaspora congolaise favorable au dialogue (DCFD) regrette l’absence de la diaspora à cette initiative.Annoncé en janvier 2013, le dialogue national voulu par Joseph Kabila devrait finalement voir le jour. Le président congolais a signer dernièrement une ordonnance convoquant des “consultations nationales” sous la direction de deux de ses proches : Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale et Léon Kengo, le président du Sénat. Objectif de ces consultations : “rétablir la cohésion nationale, consolider l’unité du pays et mettre fin aux cycles de violence à l’Est du pays afin de permettre la reconstruction du pays“. Un programme ambitieux qui butte sur l’affaiblissement du chef de l’Etat congolais depuis la présidentielle contestée de novembre 2011 et le retour de la guerre au Nord-Kivu. Les “consultations nationales” devraient se dérouler sur 15 à 20 jours à une date encore “indéterminée” par l’ordonnance présidentielle.
Si l’opposition politique, UNC et MLC en tête, ont rejeté en bloc leur participation au dialogue national, certains partis (ils sont peu nombreux) approuvent la démarche du président Kabila. C’est le cas à Paris de la Diaspora congolaise favorable au dialogue (DCFD). Gaspard-Hubert Lonsi Koko, son porte-parole, approuve l’initiative présidentielle. Il souhaite en effet la tenue d’”un véritable dialogue républicain, sans exclusive, entre les Congolais“. Selon lui, il y a urgence à consolider “la cohésion nationale, la concorde sociale, les institutions étatiques (…) face aux diverses tentatives de déstabilisation de la partie orientale de la République démocratique du Congo“. Si Gaspard-Hubert Lonsi Koko ne cautionne pas la politique de Joseph Kabila (il a toujours revendiqué sa place dans l’opposition), le porte-parole de la DCFD rejette la politique de la chaise vide.
Mais il y a un autre bémol de taille : l’absence de la diaspora congolaise à ces concertations. Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, “tous les Congolais sont égaux devant la loi” et il ne comprend pas que la diaspora soit écartée du processus. “La diaspora constitue quasiment 1 province entière de la RDC. Nous participons économiquement et socialement à la vie du pays“, explique-t-il. Dans un communiqué publié à Paris, la DCFD espère donc “que ce facteur sera pris en compte avant l’articulation concrète desdites concertations – la reconstruction de la souveraineté de l’État devant être l’œuvre de tous les Congolais, indépendamment de leur lieu de résidence“. La diaspora mène depuis de nombreuses années un long combat pour la reconnaissance de ses droits en RDC. Lors du processus électoral de 2011, les Congolais de la diaspora congolaise n’avait pas pu participer au scrutin depuis leurs pays de résidence.
Christophe RIGAUD – Afrikarabia
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Invalidation des Députés Nationaux:La position de l’Union interparlementaire fustigée
-Peu avant de clôturer la session de Mars 2013, les Députés nationaux avaient approuvé la résolution portant invalidation des certains Députés qui ont battu le record des absences. C’était à l’issue du rapport de la Commission Politique, administrative et Juridique, qui avait reçu mission de traiter la question des absences des Députés. Lesdites invalidations sont intervenues lors de la séance plénière du 15 juin dernier. Au total cinq Députés avaient été invalidés. Il s’agissait de Diomi Ndongala Eugène, Kiringa Iluju Claude, Maweya Muteba Jean, Mbusa Nyamwisi Antipas, et Tshisekedi Tshilombo Félix. L’on se rappellera que cette décision a été prise par la plénière après un débat houleux.
Quelques jours seulement après ces invalidations, des langues se sont déliées. Les unes pour dénoncer cette décision de la plénière de l’Assemblée nationale, les autres encore pour féliciter la vigilance de la chambre basse. Après avoir pris le temps d’écouter toutes les allégations en rapport avec ce dossier, l’Honorable Pico Mwepu Kanyanta Bilonda est sorti de ses réserves, pour éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale de la manière dont fonctionne le parlement d’un pays. Au regard de tout ce qui a été dit, l’élu de la majorité présidentielle a fustigé les propos de l’Union des interparlementaires. « La République Démocratique du Congo est un pays indépendant, et nous n’avons pas de leçons à recevoir de la part d’une institution ou association internationale », a-t-il dit. A en croire ses propos, la RDC a adhéré d’une manière indépendante à cette organisation interparlementaire. « Chaque pays à ses règles, l’union interparlementaire ne peut en aucun cas se permettre de nous donner des leçons ou encore des injonctions », a-t-il lâché.
C’est le lieu de rappeler ici que l’union interparlementaire est l’organisation internationale des parlements des Etats souverains. Son siège est à Genève, en Suisse. En ce qui concerne ses objectifs, il faut retenir qu’elle a pour mission de favoriser les contacts, la coordination et l’échange d’expérience entre les Parlements et les parlementaires de tous les pays ; examiner les questions d’intérêt international et se prononce à leur sujet en vue de susciter une action des Parlements et de leurs membres. Par ailleurs, elle contribue à la défense et à la promotion des droits de la personne, qui ont une portée universelle et dont le respect est un facteur essentiel de la démocratie parlementaire et du développement ; contribuer à une meilleure connaissance du fonctionnement des institutions représentatives, au renforcement et au développement de leurs moyens d’action.
« Parmi ces objectifs, je n’ai pas vu un seul endroit où l’on a dit qu’il s’ingère aux problèmes internes des pays membres. C’est une insulte à l’endroit de la République Démocratique du Congo », a-t-il regretté.
Explication des faits
Cet élu a voulu non seulement expliquer la vraie version des faits, mais aussi démontrer comment la plénière est arrivée à prendre ladite décision qu’il juge d’ailleurs de responsable. « Il y a eu les élections en 2011, et la population nous a mandatés pour défendre sa cause à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Après la publication des résultats, certaines personnes ont même refusé de siéger. Je ne veux pas citer les noms ici, mais tout le monde le sais. En tant que Député, nous avons un règlement intérieur au sein de notre chambre. Un Député qui ne participe pas à plus d’un quart des travaux de l’Assemblée nationale sans justification, doit être invalidé. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le règlement intérieur. Et après vérification, la Commission PAJ a constaté qu’il y avait 6 Députés qui avaient battu le record des absences, et ils ne se sont jamais présentés à nos travaux, mais ils perçoivent chaque mois leur revenu », a-t-il fait savoir. Et de soutenir que dans ce cas, quelle décision fallait-il prendre ? Laisser que cela continue ? Ou Agir pour que ça cesse. Le bureau de l’Assemblée nationale, ensemble avec les élus, a fait un travail juste et responsable. L’élu de Malemba Nkulu reste convaincu que le dossier a été traité avec impartialité. Pour appuyer son argumentaire, il s’est exprimé en ces mots : « Alexis Mutanda, qui a été pourtant dans le lot, a été sauvé parce qu’il a expliqué les raisons de son absence, où est le problème ? »
Pasteur de son état, le Député National, a mis en exergue les paroles de la sainte bible, précisément dans le livre de Genèse chapitre 3 au 19ème verset, où il est stipulé que « L’homme mangera à la sueur de son front ».
« Celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus. Quand un Député ne travaille pas, mais il perçoit l’argent du Trésor public, n’est- ce pas de la malhonnêteté ? C’est une violation flagrante même des saintes écritures », a-t-il renchéri. Et de préciser que tous ceux qui critiquent la plénière de l’Assemblée nationale et les Députés nationaux doivent savoir que la chambre basse travaille sur base des textes et règlements. Elle est donc tenue à les respecter. Pour aller plus loin, il a donné l’exemple de Marine Le Pen, dont les immunités ont été levées pour avoir tenu des propos racistes à l’endroit des musulmans. « Quand un Député se méconduit, il faut le sanctionner, c’est la loi. Elle est dure, mais c’est la loi », a-t-il soutenu.
L’Union, qui partage les objectifs de l’Organisation des Nations Unies, doit rester comme un simple observateur parce que la RDC ne s’ingère pas dans les affaires internes d’autres pays membres de cette institution parlementaire.
ITK
La prosperite -

L’armée collabore avec les rebelles FDLR
C’est ce que dénoncent les experts de l’Onu dans un rapport intérimaire.
Un rapport intérimaire d’experts de l’Onu, daté du 20 juin, adressé au Conseil de sécurité, indique que l’aide du Rwanda aux mutins congolais du M23 a fortement diminué, tandis que l’armée congolaise collabore avec les FDLR (rebelles hutus rwandais, issus des génocidaires), considérés comme un groupe terroriste.
Le groupe d’experts avait indiqué, en 2012, que le Rwanda avait soutenu le M23 – qui avait pris la ville de Goma, en novembre 2012, avant de l’évacuer en décembre, sous pression internationale, en échange de négociations à Kampala avec les autorités congolaises. Ces discussions portent sur un accord de paix au Kivu datant de 2009, qui n’avait été que partiellement appliqué. Kinshasa a reconnu en février que des points n’étaient pas appliqués; depuis lors, aucun progrès n’est enregistré dans ces discussions, tandis que le M23 s’est considérablement déforcé par une scission interne. Les mutins menacent cette semaine “de reprendre la ville de Goma parce que le pouvoir de Kinshasa ne veut pas répondre à nos revendications” et cela parce qu’ “il se fie à cette fameuse Brigade d’intervention de l’Onu” , chargée de combattre les groupes armés au Congo, où les troupes qui doivent la former commencent à arriver.
Le M23 manque de combattants
Selon le rapport des experts, le M23 (dominé par les Tutsis congolais) recrute, y compris par la force, faute d’assez de combattants pour occuper les 700 km² qu’il a conquis, où les FDLR ont pris des positions, profitant de cet affaiblissement.
Lors de sa nouvelle mission, le groupe d’experts “n’a trouvé aucune indication de soutien des rebelles depuis l’Ouganda et a réuni les preuves d’un appui continu mais limité au M23 depuis le Rwanda” . Le Rwanda “a démantelé le réseau d’appui et de recrutement au Rwanda de Ntaganda” , le chef de la faction défaite du M23.
Les experts onusiens estiment par ailleurs à 1 500 le nombre de combattants FDLR au Congo (5 000 selon Kigali), la majorité se trouvant au Nord-Kivu, le reste au Sud-Kivu. Ces rebelles souffrent de nombreuses désertions, d’une hiérarchie faible et de divisions internes, selon le rapport, qui assure que les générations les plus jeunes sont favorables à une démobilisation et intégration dans la société, les plus anciens étant désireux de poursuivre la lutte armée.
A la faveur de l’affaiblissement du M23, note le texte, les FDLR ont mené trois attaques contre le Rwanda. Ils bénéficient en outre de “la collaboration” des FARDC, l’armée congolaise.
Elle va, selon les sources, les unités concernées et les époques, “d’ un accord tacite de non-agression” , à des réunions “régulières” au cours desquelles sont “échangées des informations opérationnelles” et à la livraison de munitions par l’armée aux FDLR.
Mardi, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a assuré à Kinshasa que “s’il s’avérait qu’il y a collaboration, le gouvernement sanctionnera ces éléments” .
MFC-
Cros Marie-France -

Des « réseaux mafieux » en possession de 300 téléphones portables et d’ordinateurs découverts à la prison de Makala
-Une « fouille systématique des cellules » mardi 02 juillet à la prison centrale de Makala, à Kinshasa (RD Congo), a permis aux enquêteurs judiciaires de découvrir des « réseaux mafieux » et de saisir « plusieurs armes blanches, des ordinateurs et près de 300 téléphones portables à partir desquels certains détenus se permettaient de menacer leurs victimes ou des magistrats en charge de leurs dossiers ».
« Ces détenus, qui s’étaient organisés en une véritable bande criminelle en prison ont alors tenté d’empêcher la fouille par la violence. Une tentative réprimée comme il se doit par les forces de l’ordre qui ont pu ainsi les maîtriser. Non sans quelques blessures plus ou moins graves », a expliqué jeudi 04 juillet à Kinshasa le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga au cours d’une conférence de presse.Il a dévoilé que, « depuis un certain temps, il avait été constaté de graves dysfonctionnements au sein de ce centre d’incarcération, au point que Madame le ministre de la Justice et Droits humains (Wivine Mumba Matipa) avait dû prendre la décision de permuter le directeur en place dans cette institution ; une simple mesure administrative à la quelle un groupe de détenus se sont crus en droit de s’opposer par la force ».
« Pour des raisons assez faciles à imaginer, ces détenus exigeaient que le directeur muté du CPRK conserve coûte que coûte son poste actuel. Une chose inouïe. Où l’on a vu des détenus exiger de donner au gouvernement un avis conforme pour la gestion de la carrière de ses agents ! », s’est-il exclamé.
« Existence de réseaux mafieux »
Selon le porte-parole du gouvernement congolais, le ministère de la Justice a diligenté une enquête « qui a permis d’établir l’existence de réseaux mafieux protégés par la direction sortante qui avaient infesté l’établissement avec des armes blanches et des moyens de télécommunications permettant aux délinquants de téléguider divers mauvais coups ».
Mardi 02 juillet, un élément de la garde pénitentiaire ayant requis l’anonymat a confié mardi à lepotentielonline.com que les troubles auraient été « provoqués par une quinzaine de militaires et policiers, détenus à la prison de Makala, qui ne veulent pas du nouveau directeur de la prison et de sa rigueur ».
« Ils réclament son départ depuis son arrivée début juin. Ces fauteurs des troubles reprochent au nouveau directeur de la prison, qui est un officier militaire (colonel), d’être trop exigeant et d’interdire certaines pratiques et autres visites suspectes au sein du milieu carcéral », a-t-il précisé.
Le Potentiel
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Mende répond à la CENCO : « Aucune institution ne s’est saisie de la révision de l’article 220 de la Constitution
–Le gouvernement de la RD Congo a affirmé jeudi 04 juillet à Kinshasa n’être « pas saisi de la révision de l’article 220 de la Constitution », comme l’a laissé entendre un communiqué de presse de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) publié le 29 juin à l’issue de sa 50ème assemblée plénière du 24 au 28 juin 2013.
« Nous devons nous étonner d’une sorte de procès d’intention fait aux institutions de la République concernant une prétendue décision de réviser les dispositions de l’article 220 de la constitution. A ma connaissance, jusqu’à ce jour, ce débat d’intellectuels n’a pas franchi la sphère scientifique, aucune institution ne s’en étant saisie. On se demande alors si la mobilisation annoncée a pour cible le débat en tant que tel », a déclaré son porte-parole Lambert Mende Omalanga, ministre des Médias au cours d’une conférence de presse.Dans leur communiqué, les Evêques de la CENCO ont réaffirmé « leur détermination à s’opposer fermement à toute tentative de modification de l’Article 220 de notre Constitution qui stipule : +la forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle+ ».
« Par conséquent, les Evêques demandent aux fidèles et aux hommes de bonne volonté de demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés. Le respect de la loi fondamentale de notre pays constitue le socle de notre jeune démocratie et le gage de la stabilité de notre pays. Ils espèrent que les concertations en perspective y veilleront absolument », ont-ils déclaré.
« On se laisse aller à fustiger un débat scientifique »
Le porte-parole du gouvernement de la RD Congo a jugé « aberrant qu’au nom de la démocratie, on se laisse aller à fustiger un débat scientifique ; à moins qu’il ne s’agisse d’une réaction à la rumeur, ce qui ne justifierait pas davantage pareille levée de boucliers ».
« Les auteurs du communiqué du 29 juin 2013 pourraient peut-être mieux expliciter le sens et la cible de leur charge », a souhaité Lambert Mende.
L’autre question querellée est le passage de la déclaration du communiqué selon lequel les évêques « n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Commission Électorale Indépendante (CENI) ».
« Que nous sachions, ce n’est pas à l’Eglise catholique que la loi a demandé de désigner un candidat à la CENI, mais plutôt à l’ensemble des confessions religieuses. Il n’est pas très décent d’insinuer que les vues de l’une quelconque parmi lesdites confessions religieuses devraient s’imposer sur toutes les autres », a-t-il réagi.
Par ailleurs, le gouvernement congolais a salué « l’engagement citoyen de l’épiscopat de l’Eglise catholique dont il partage l’analyse concernant les souffrances des enseignants éloignés des structures bancaires, qui ne reçoivent pas leurs rémunérations à temps », après avoir lu le communiqué de la CENCO.
« A cet égard, le gouvernement confirme son engagement de payer tous les agents publics, et notamment les enseignants ou qu’ils se trouvent, à travers les mécanismes les plus efficients », a indiqué le ministre des Médias.
Concernant les personnes enlevées dans le territoire de Beni, parmi lesquelles des prêtres catholiques, il a affirmé que « le gouvernement a d’ores et déjà engagé la traque des ravisseurs par les forces de défense et de sécurité et met progressivement en place les dispositions appropriées pour enrayer ce phénomène criminel qui devient trop fréquent dans cette partie du territoire national ».
Communiqué de presse des Evêques de la CENCO
Réunis à Kinshasa, du 24 au 28 juin 2013, pour leur 50ème Assemblée plénière, Son Eminence le Cardinal, les Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), ont rendu grâce à Dieu pour le chemin parcouru par l’Eglise-famille de Dieu en RD Congo. Ils ont demandé au Très-Haut de continuer à bénir leur labeur apostolique pour la gloire de son nom et le salut du peuple de Dieu confié à leur sollicitude pastorale.
Au cours de ces assises tenues en cette Année de la foi, et dans le but de raviver et de raffermir la foi des fidèles, ils leur ont adressé une exhortation pastorale intitulée « Seigneur augmente en nous la foi ».
A la suite du Synode sur la Nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi, ils ont levé l’option de poursuivre la mission évangélisatrice par une approche thématique. Aussi, compte tenu de tous les défis auxquels la famille, cellule de base de la société et église domestique, est confrontée, ils ont arrêté d’approfondir ce thème au cours de leurs prochaines réunions.
Durant leurs travaux, une délégation de l’Assemblée a été reçue par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo. Les échanges avec lui ont porté sur la paie des salaires des enseignants. Comme pasteurs vivants au milieu du peuple congolais, ils ont partagé au Chef du Gouvernement les souffrances des enseignants éloignés des structures bancaires et qui ne reçoivent plus leur salaire à temps. Ils ont examiné avec lui la possibilité de continuer, à travers leur structure Caritas-Congo, à rendre le service de la paie des enseignants dans les territoires, secteurs et groupements identifiés et encore impayés jusqu’à cette date.
Les Evêques de la CENCO ont examiné la situation tragique de trois prêtres assomptionistes : pères Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutupe et de nombreux autres compatriotes enlevés dans le Diocèse de Butembo-Beni. Ils ont réitéré l’appel pour leur libération.
Pour ce faire, ils demandent instamment au Gouvernement de la République de prendre cette situation en mains pour identifier les ravisseurs, retrouver et libérer tous ces otages. Ils lui suggèrent de constituer un Comité de crise chargé de la gestion de cette question jusqu’à la libération effective de tous ces compatriotes enlevés. Ils sollicitent également l’implication ferme de la Monusco pour trouver solution à cette tragédie.
Conformément à son mandat d’assurer la protection de la population civile et compte tenu des moyens dont elle dispose, les évêques restent convaincus que la Monusco est en mesure de contribuer efficacement à la libération de tous ces otages.
Au cours de leurs échanges, les Evêques ont déploré la misère du peuple qui s’approfondit du jour au jour et les maigres salaires des fonctionnaires. Au regard de l’écart criant entre les salaires au sein des Institutions de l’Etat, les Evêques invitent le Gouvernement à plus d’effort pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Ils demandent à tous les Elus du peuple de se soucier davantage de la population qui les a élus. Ils estiment inadmissible que les élus se préoccupent plus de leurs salaires et émoluments alors que le peuple croupit dans la misère.
A cet effet, ils demandent que soit mise sur pied une commission d’harmonisation des salaires et émoluments au sein des institutions de l’Etat.
Les Evêques de la CENCO saisissent cette occasion pour réaffirmer leur détermination à s’opposer fermement à toute tentative de modification de l’Article 220 de notre Constitution qui stipule : « la forme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme pol
Par conséquent, les Evêques demandent aux fidèles et aux hommes de bonne volonté de demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés. Le respect de la loi fondamentale de notre pays constitue le socle de notre jeune démocratie et le gage de la stabilité de notre pays. Ils espèrent que les concertations en perspective y veilleront absolument.
Par ailleurs, la 50ème Assemblée plénière a confirmé la mise au point de la CENCO donnée par son Secrétariat général le 13 mai 2013. Cette mise au point rappelait les normes de l’Eglise catholique et la position commune des Evêques de la CENCO qui interdisent formellement aux ecclésiastiques dans notre pays de prendre activement part aux partis politiques et associations à caractère politique ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections dans notre pays.
En cohérence avec ces normes, les Evêques réaffirment qu’ils n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Commission Electorale Indépendante (CENI).
Partant, le cas de Mr l’Abbé Apollinaire Malu Malu, prêtre du Diocèse de Butembo-Beni qui a opté d’œuvrer au sein de la CENI sera pris en charge par son Evêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent.
Peinés par le cas très regrettable de l’engagement de Mr l’Abbé Malumalu à la CENI, les Evêques de la CENCO l’ont, pour leur part, démis de sa fonction de Directeur général de l’Institut Panafricain Cardinal Martino (IPCM).
Ce cas déplorable a donné aux Evêques membres de la CENCO, l’opportunité d’exhorter et de rappeler à tous les ecclésiastiques (prêtres, religieux et religieuses) la noblesse de leur identité dans l’Eglise et l’impératif d’honorer ses exigences dans leur vie et leur ministère.
Les Evêques de la CENCO annoncent la tenue dans notre capitale du 2 au 3 juillet de l’Assemblée plénière de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale (ACEAC). Ils remercient notre Gouvernement pour son aide leur apportée dans l’organisation de la 16ème Assemblée du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique
Au terme de ces travaux, les Evêques continuent de prier le Seigneur pour notre pays, pour la paix et le progrès de toute la population congolaise.Fait à Kinshasa, le 29 juin 2013
Abbé Léonard SANTEDI
Secrétaire général de la CENCO
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Belgique:Roi Albert II : “Mon âge et ma santé ne me permettent plus d’exercer ma fonction”
-Dans une allocution télévisée, le roi Albert II, 79 ans, a annoncé, le 3 juillet, son “intention d’abdiquer le 21 juillet”, jour de la fête nationale de Belgique, en faveur du prince héritier Philippe.C’est la fin du règne d’Albert II. Avec « sérénité et confiance », le roi des Belges a annoncé, dans une déclaration télévisée le 3 juillet, qu’il abdiquera le jour de la fête nationale de Belgique, le 21 juillet, en faveur de son fils, le prince héritier Philippe. C’est le premier souverain belge à quitter volontairement le pouvoir dans l’histoire du pays.
Le roi Albert II a affirmé que son fils aîné Philippe, 53 ans, est « bien préparé » pour reprendre le flambeau.
Ce départ du roi était évoqué depuis plusieurs mois dans les milieux politiques et médiatiques, alors qu’Albert II, âgé de 79 ans, semblait fatigué et soucieux de passer la main.
Né le 6 juin 1934, le deuxième fils de Léopold III et de la reine Astrid était devenu le sixième monarque belge, le 9 août 1993, après le décès inopiné de son frère, le roi Baudouin, qui n’avait pas eu d’enfant.
Discrétion
Arrivé au pouvoir dans la discrétion, il a joué un rôle politique de premier plan en devenant le symbole de l’unité de la Belgique écartelée entre francophones et néerlandophones. Il a ainsi joué un rôle central de médiateur durant la longue crise politique de 2010-2011, en tentant de rassembler une majorité pour doter le pays d’un gouvernement stable.
Son implication avait été saluée par tous les partis, à l’exception des indépendantistes flamands de la N-VA.
L’abdication intervient moins d’un an avant une échéance politique très sensible, les élections législatives de mai 2014, qui pourraient montrer une nouvelle poussée des nationalistes flamands et provoquer une nouvelle crise politique.
(Avec AFP)



