Author: Don Kayembe

  • Des islamistes dans la nébuleuse M23 !

    Des islamistes dans la nébuleuse M23 !

     

    Julien Paluku- Gouverneur du Nord Kivu
    Julien Paluku- Gouverneur du Nord Kivu

    -Julien Paluku le gouverneur du Nord-Kivu dénonce une présence remarquée des islamistes dans la nébuleuse M23 !

    C’est une véritable alerte que le gouverneur du Nord-Kivu lance en révélant au ministre belge de la Coopération au développement que les terroristes du M.23 qui déstabilisent l’Est de la RDC comprendraient dans leurs rangs des sinistres combattants islamistes

    Après son passage à Kinshasa où il a signé une convention avec Raymond Tshibanda, Jean-Pascal Labille est arrivé à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Dans cette partie du territoire national, il a rencontré Julien Paluku, Gouverneur de cette province.

    Pour justifier la présence des islamistes aux côtés des rebelles du M23, Julien Paluku cite les populations qui sont dans la zone du M23 et qui ont noté qu’il y a parmi les militaires de cette nébuleuse des gens qui ne parlent pas la langue du milieu.

    « Ces éléments recoupés par nos services nous amènent à pouvoir présumer qu’il y aurait des éléments étrangers au sein du M23. Nos services sont entrain de fouiller pour savoir s’il s’agit des El-Shabab ou des rebelles soudanais », a indiqué Julien Paluku, qui a ajouté que les populations confirment qu’il y a, en tout cas des gens qui ne parlent pas les dialectes et langues du milieu. De même que la partie nord de la province, car il y a une connexion entre le M23 et le Maï-Maï Hilaire Kombi et les ADF-NALU qui sont dans le massif du Ruwenzori.

    Des personnes rescapées des enlèvements affirment qu’il y a des formations idéologiques en langue Arabe et une étude du coran. La communauté internationale et les nations unies doivent avoir un œil plus regardant sur ce qui se passe dans la région, parce que l’Est va devenir un trou noir où vont se développer des multitudes réseaux mafieux qui vont déstabiliser toute la région des Grands-lacs.
    M. Labille a indiqué qu’il est au courant de toutes ces informations : « J’ai déjà eu un certain nombre de contacts à Kinshasa et notamment avec le général Santa Cruz qui va diriger la Brigade d’intervention. Il est clair que si évidemment il y a ces types de terroristes islamiques comme le dit le gouverneur, le Conseil de sécurité doit être averti. Moi je le dirai au niveau du gouvernement belge, au niveau de la commission européenne et l’ensemble des institutions internationales qui doivent être saisies de la situation », a-t-il souligné. Si effectivement ces éléments sont sur terrain en nombre suffisant, la situation risque de se compliquer singulièrement.
    L’Avenir

  • Concertations nationales : l’opposition est mal partie

    Concertations nationales : l’opposition est mal partie

    Etienne Tshisekedi isolé du reste du monde – l’opposition s’oppose-Le conclave de l’Opposition, organisé à Kinshasa pour baliser la voie aux concertations nationales, a révélé de graves dissensions qui rongent l’Opposition congolaise. Les participants n’ont pas pu s’accorder sur l’essentiel. A l’instar du MLC et de l’UDPS, ayant boudé la rencontre de Limete, ces derniers ont préféré camper sur leurs positions respectives. Pour n’avoir pas réussi à aplanir ses divergences, l’Opposition est mal partie.
    Le conclave de l’Opposition qui se clôture, sauf imprévu aujourd’hui jeudi, a ramené à la surface les profondes divergences qui minent cette plate-forme de la classe politique congolaise. Initié par le président du Sénat et président de l’Union des forces du changement (UFC), Léon Kengo wa Dondo, le conclave s’est révélé incapable d’unir l’Opposition. Pourtant, il était censé unifier l’Opposition autour d’un idéal commun pour aborder avec un seul langage les prochaines concertations nationales, formalisées par ordonnance par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.
    Les faux bonds, c’est que le MLC et l’UDPS ont ouvertement boudé cette rencontre, de même que leurs alliés à l’Assemblée nationale. Parti pour rassembler les différentes tendances de l’Opposition face aux enjeux de l’heure, le conclave boucle ses consultations préliminaires comme une simple frange de la grande famille. La suite des discussions politiques initiées par le président de la République s’en ressentira.
    Premier constat : l’Opposition n’a pas la même lecture des concertations nationales et elle ne fait rien pour s’en cacher. Les uns rejettent l’initiative et marquent leur refus de participer ; les autres tentent de voir clair avant de se jeter à l’eau. A ce rythme, l’Opposition va, au lieu de contrer la majorité présidentielle, plutôt lui prêter le flanc. Ses points de vue durant les concertations ne vaudront pas un penny.
    Deuxième constat : le conclave de l’Opposition tend à accoucher d’une souris. Quand bien même certains acteurs présents à Limete relativiseraient en arguant que les absents pourraient toujours adhérer aux conclusions qui en sortiraient. Ce à quoi des observateurs avisés répondent qu’il s’agit du déjà entendu. Le même scénario revient chaque fois que l’on aborde une nouvelle échéance ou une grande question d’intérêt national. Bref, c’est du déjà-vu.
    Dans tous les cas, l’Opposition abordera les prochaines concertations nationales dans une situation d’extrême fragilité. Ce qui fait le lit de la Majorité qui, son côté, s’est alignée aux directives dictées par son autorité morale. Peut-on dans ces conditions espérer un retournement de la situation au moment de ces concertations ?
    Ce n’est pas évident. Une fois de plus, la Majorité aura les mains libres pour faire évoluer les concertations à sa guise ; l’Opposition n’étant pas parvenue à vider ses contradictions.
    Des nouvelles en provenance de Limete où se tient le conclave de l’Opposition ne sont pas non plus rassurantes. Une fois de plus, l’Opposition a ramené le débat sur des préalables, en lieu et place d’un discours à défendre au cours de ces assises.
    Premier test
    Les partis politiques de l’Opposition politique regroupés en conclave entendent, apprend-on, obtenir du chef de l’Etat la correction de l’ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales.
    Ces acteurs considèrent que l’ordonnance du chef de l’Etat contredit dans ses dispositions les plus pertinentes l’esprit de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. D’où, soutiennent-ils, est né le projet de ces concertations. A cet effet, ils ont mis en place une sous-commission pour examiner l’accord-cadre d’Addis-Abeba dans son volet relatif au dialogue national, supposé inclusif.
    « Le conclave va changer beaucoup de choses. Considérant que toute œuvre humaine est imparfaite, le président de la République peut se tromper. Le dialogue national doit se conformer à l’accord-cadre d’Addis-Abeba. La famille politique de Joseph Kabila et même l’ensemble de la communauté nationale devront ainsi prendre en compte les résolutions finales de ce conclave… », a déclaré le modérateur des forces acquises au changement (FAC-Opposition), porte-parole de ce conclave, Jean-Pierre Lisanga Bonganga.
    Les travaux qui se clôturent aujourd’hui jeudi vont donc déboucher sur une résolution fondamentale quant à la problématique du schéma des concertations nationales.
    D’autres recommandations se rapportent aux différentes questions débattues en sous-commissions. Il s’agit notamment de la révision constitutionnelle pour laquelle l’Opposition a promis de réaffirmer sa ferme opposition ; celle de défendre le verrouillage de l’article le plus visé, c’est-à-dire l’article 220 de la Constitution qui traite du nombre et de la durée des mandats du président de la République.
    L’organisation interne dans le processus de désignation du porte-parole de l’Opposition donnera aussi lieu à une résolution. Celle-ci, tout comme toutes les autres résolutions, devront cependant être proposées aux grands absents du conclave, à savoir l’UDPS et le MLC aux fins de s’opposer à toute l’Opposition.
    Difficile de prédire la suite, les deux partis ayant ouvertement marqué leur opposition à l’initiative lancée par Léon Kengo. Qu’en sera-t-il alors de ces résolutions de ce conclave ? L’on n’en sait pas encore grand-chose pour l’instant. Toujours est-il que les conditions dans lesquelles cette grand-messe de l’Opposition a été organisée n’augurent pas de lendemains meilleurs quant à son impact réel au moment des Concertations nationales.
    La dislocation actuelle de l’Opposition serait un signe prémonitoire d’un naufrage programmé par ses composantes. Fissurée et tiraillée, elle a une fois de plus montré ses limites. Au point où on ne le crédite pas d’être prête à proposer une alternative crédible en 2016.
    Minée par des intérêts divergents, l’Opposition étale au grand jour son incapacité à gérer ses contradictions internes. Aura-t-elle par conséquent le courage de renverser la machine de la Majorité, bien préparée et rodée à passer avec succès le cap de concertations nationales ? Elle est mal partie. D’ailleurs, comme à l’accoutumée.
    Le Potentiel
  • Inflation de “Sociétés civiles”

    Inflation de “Sociétés civiles”

    Interview:Dialogue Inter congolais, M23 et Diaspora par Gaspard-Hubert Lonsi Koko sur LAVDC au micro de Don Kayembe-Question à un franc symbolique : combien de “sociétés civiles” y a-t-il au Congo démocratique ? Bien malin celui qui donnera la réponse idoine à cette question. A l’image des églises ou encore des partis politiques, les “sociétés civiles ” ne se comptent plus. Il en naît au moins une chaque jour qui passe. La perspective des Concertations nationales accélère la reproduction de ces associations estampillées ” société civile “.

    Apparue sur le marché politique au début des années 90 à la faveur de l’ouverture politique, la version noble et représentative de la société civile est, de nos jours, une espèce en voie de disparition. Cette société civile qui était l’émanation du vrai mouvement associatif congolais et des forces vives du Congo profond ne tient plus le haut du pavé. Hélas! A la place, c’est une myriade d’organisations désincarnées qui occupent le devant de la scène, non pour relayer le message du pays réel, mais pour se positionner…politiquement. C’est cela le hic du problème.

    Dans ce pays où la politique est perçue comme l’antichambre à l’enrichissement facile, le lancement avec force caméras d’une structure battant pavillon ” Société civile ” est un investissement rentable. Et cette rentabilité est à très court terme. Si pas immédiate. Du moins dès qu’on accède aux responsabilités.

    Pour d’autres promoteurs de la marque ” société civile “, le créneau est dans l’univers des ONGS du lointain Occident. Là aussi, le retour sur investissement est garanti pour qui frappe à la meilleure porte.

    L’on comprend dès lors cette inflation de vocations sur le front de la ” Société civile “. Une overdose qui rend difficilement lisibles les attentes de vrais acteurs de la véritable société civile. Puisqu’ils existent ces hommes et ces femmes qui travaillent au quotidien dans nos campagnes, nos territoires, nos villes en dehors de la sphère politique.

    Ces voix-là se font de moins en moins entendre du fait du tintamarre médiatique de tous ceux qui ont fait de la Société civile juste un label pour entretenir leurs tubes digestifs. José NAWEJ

    (Forum des AS)

  • Togo:Kofi Yamgnane, «Faure Gnassingbé veut rester au pouvoir quoi qu’il arrive»

    Togo:Kofi Yamgnane, «Faure Gnassingbé veut rester au pouvoir quoi qu’il arrive»

    Kofi Yamgnane-Togo-Au Togo, après de longues négociations, le pouvoir et l’opposition sont tombés d’accord, ce mardi 9 juillet, pour aller aux législatives le 25 juillet prochain. Mais quelques figures politiques s’élèvent contre cet accord. Parmi elles, le Franco-Togolais Kofi Yamgnane. En France, il a été député socialiste et ministre de François Mitterrand. Au Togo, il a voulu se présenter à l’élection présidentielle de 2010, mais en a été empêché. Aujourd’hui, il préside le mouvement populaire et patriotique Sursaut Togo.

    RFI : Après beaucoup d’hésitation, le collectif « Sauvons le Togo » s’est décidé à participer aux prochaines législatives. Est-ce un bon choix ?

    Kofi Yamgnane : Je ne crois pas que ce soit un bon choix. Parce qu’aucune des revendications que ce collectif défend depuis maintenant plus d’un an n’a été satisfaite. En plus, beaucoup de responsables du collectif sont toujours en prison. On a prétexté des incendies des marchés de Kara, puis de Lomé, pour les mettre en prison. Donc, beaucoup sont en prison. Et pourtant ceux qui sont restés au-dehors partent aux élections. Vous voyez bien que ce n’est pas une démonstration de solidarité qui puisse amener à la sérénité de l’ensemble des Togolais.

    En échange de sa participation, l’opposition a tout de même obtenu quelques concessions, comme la libération, justement, de plusieurs opposants qui étaient inculpés dans l’affaire des marchés incendiés.

    Il en reste beaucoup en prison ! Ça c’est la méthode du RPT (Rassemblement du peuple togolais), du parti au pouvoir ! La méthode du RPT c’est de se donner une voie. Sauf qu’en avançant, il lance comme ça, des fumerolles, des fumées, des leurres. Et l’opposition s’arrête aux leurres et laisse tomber le vrai chemin. Le vrai chemin c’est que Faure Gnassingbé, comme son père, veut rester au pouvoir quoi qu’il arrive. Et pour cela, il faut qu’il décapite une opposition qui est de plus en plus intelligente et de plus en plus généralisée. L’ensemble du peuple togolais n’en peut plus ! Donc, il faut absolument créer les rapports de force, de telle sorte que ce soit le pouvoir qui commence à réfléchir à son départ.

    Pour l’opposition, ce n’était donc pas le moment de négocier ?

    Ce n’était pas le moment de négocier, de partir aux élections. D’ailleurs, moi je les ai eus, les responsables, au téléphone quelques jours auparavant. Ils m’ont dit : « Non, non, non… On est sur la même ligne. On n’ira pas aux élections ». Puis trois jours après, ils partaient aux élections. Vous voyez qu’ils ne sont pas très clairs ! Mais soyons tout à fait honnêtes, ce n’est pas l’opposition qu’il faut accuser dans cette affaire-là, c’est le pouvoir.

    Le principal problème au Togo c’est le découpage électoral. Le Nord est surreprésenté par rapport au Sud. Certains députés du Nord sont même élus avec huit fois moins d’électeurs que les députés de Lomé. Est-ce que cette forte disparité ne commence pas à être corrigée ?

    Pas du tout, mais c’était sur ce sujet que les négociations avaient commencé. Et ça n’a pas abouti, puisque quand vous parlez de huit, il faut multiplier par dix. Il y a des députés dans le Nord qui sont élus avec 10 000 voix. Et quelques-uns à Lomé doivent être élus avec plus de 100 000 voix. On ne peut pas appeler ça une élection transparente et équitable.

    De son vivant, le regretté Siradou Diallo, opposant guinéen, avait coutume de dire : « S’il faut boycotter une élection, mieux vaut choisir la présidentielle. Quand on boycotte des législatives on se prive de plusieurs dizaines de sièges de députés pendant plusieurs années et on est les premiers pénalisés ». Partagez-vous cette vision ?

    Ce n’est pas faux. J’ai toujours dit qu’il fallait aller contester le pouvoir, non pas toujours dans la rue, mais aussi au Parlement. Mais vous avez vu ce pouvoir ? Quand même l’opposition a des députés, c’est le RPT qui les vire. Ils décident qu’il y en a neuf qui doivent partir. Comme ça, on ne sait pas pourquoi. Allez, on chasse neuf députés ! Non, mais vous avez déjà vu ça dans quel pays ? Il faut, parfois, savoir boycotter une élection pour amener le pouvoir à davantage de négociation, davantage de transparence.

    Ne craignez-vous pas que vos camarades de l’opposition vous rétorquent : « C’est trop facile de donner des conseils depuis la France. Il faut venir sur le terrain » ?

    Ils n’arrêtent pas de me le dire, mais je vais sur le terrain de temps en temps. Il ne faut pas non plus croire que c’est à partir du terrain qu’on sait tout. Moi je peux vous dire aujourd’hui que depuis la France, je vois au moins aussi bien qu’eux, ce qui se passe là-bas. Parce que, aujourd’hui les Togolais, qu’est-ce qu’ils ont ? Ils cherchent à manger, ils veulent survivre, ils sont le nez dans le « guidon ». Donc ils ne voient pas. Ceux qui sont à l’extérieur ont une vision plus importante et ont le droit de leur dire, pour qu’ils corrigent les attitudes sur place. D’ailleurs, je ne vais pas tarder à aller au Togo. Je n’ai pas peur du terrain. Je ne fais que ça. En Bretagne, je me suis présenté neuf fois, j’ai été élu sept fois. Je sais ce que c’est que le terrain.

    Quand François Hollande, l’actuel président français, était dans l’opposition, vous étiez l’un de ses conseillers Afrique. Est-ce que vous l’êtes toujours ?

    Je ne peux pas prendre un poste officiel en France et convoiter un autre poste au Togo. Je ne peux pas courir deux lièvres à la fois. C’est pour ça que je me tiens un peu plus à l’écart, puisque les élections sont finies et qu’au pouvoir on a des gens capables de mener la politique que nous avons définie ensemble pendant la campagne.

    Etes-vous allé à l’Elysée depuis le 6 mai 2012 et avez-vous parlé du Togo avec le président ?

    Oui, bien sûr. J’y suis allé. On parle Togo, on parle Afrique, on parle démocratie. Du reste, je suis en train de finir un livre sur la démocratie et l’Afrique. Je crois que l’Afrique est vraiment fâchée avec la démocratie. J’écris quelques textes. Peut-être cela va-t-il faire un bouquin d’ici la rentrée, si j’ai un peu de temps.

    Voulez-vous dire que François Hollande continue de vous écouter sur les affaires togolaises ?

    Absolument. Pour le Togo, mais pas que pour le Togo. Je fais des notes. Je ne suis pas un spécialiste de l’Afrique, mais je suis simplement un Africain. Je peux lui donner mon ressenti d’Africain qui lui permette de mettre les nuances qu’il faut, dans les conseils que lui donnent ses conseillers, de faire ou de ne pas faire ceci ou cela.

    (RFI)

  • Côte d’Ivoire: près d’une centaine de pro-Gbagbo devant la cour d’assises

    Côte d’Ivoire: près d’une centaine de pro-Gbagbo devant la cour d’assises

    simone-La justice ivoirienne a confirmé mercredi 10 juillet les charges retenues contre 84 proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, dont son épouse Simone Gbagbo et son fils Michel Gbagbo, ainsi que le président FPI, Pascal Affi N’guessan. Les prévenus sont accusés de crimes de guerre, crimes de sang, crimes économiques, troubles à l’ordre public, atteinte à la sûreté de l’Etat et entretien de bandes armées. Huit d’entre eux sont accusés de génocides.

    Le président ivoirien disait en début de semaine qu’il n’y a pas de prisonniers d’opinion dans son pays, se disait favorable à la liberté provisoire et qu’en définitive le sort des pro-Gbagbo détenus suite à la crise postélectorale se trouvait entre les mains de la justice.

    La chambre d’accusation du tribunal d’Abidjan-Plateau vient de ruiner les espoirs de ceux qui s‘attendaient à un geste du pouvoir pour favoriser la réconciliation, en envoyant près d’une centaine de pro-Gbagbo devant les assises, après une audience marathon de confirmation des charges.

    Certains, comme le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, sont en prison depuis plus de 2 ans. Simone Gbagbo est en résidence surveillée. D’autres ont bénéficié de la liberté provisoire, comme par exemple Gilbert-Marie Aké N’Gbo, le Premier ministre du gouvernement postélectoral de Laurent Gbagbo.

    Tout ce monde sera donc jugé par une cour d’assises. Sauf dispositions particulières, il faudra encore plusieurs mois avant la programmation des procès. Les avocats de ceux qui sont encore en prison peuvent toujours continuer à demander la liberté provisoire pour leurs clients. Mais la veille de leur comparution au futur procès, même les prévenus en liberté provisoire devront se constituer prisonniers. C’est la règle pour les procès en assises. Aucune charge n’a été retenue pour seulement quatre à six partisans de Laurent Gbagbo, dont son médecin.

    (RFI)

  • RDC: Yamina Benguigui dénonce les “escadrons de porteurs du Sida”

    RDC: Yamina Benguigui dénonce les “escadrons de porteurs du Sida”

    yamina– La ministre française de la francophonie, Yamina Benguigui, a dénoncé mercredi matin à Kinshasa les “escadrons de porteurs du Sida” qui opèrent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    La ministre française a affirmé au cours d’une conférence de presse que des “escadrons de porteurs du Sida montraient une volonté de contaminer plusieurs générations de femmes dans l’est de la RDC”. Selon elles, des femmes de tous âges et des enfants sont régulièrement violées par des membres  de groupes armés. “Les femmes congolaises ne doivent pas se retrouver seules face à ce problème qui nous concerne toutes et tous sur cette planète” a-t-elle dit.

    Selon un rapport de mars dernier du  Secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité, entre décembre 2011 et novembre 2012, 522 viols ont été enregistrés dans les provinces  des Nord et Sud Kivu. Depuis, les rebelles du M23 ont brièvement occupé Goma, la capitale du Nord Kivu, et les exactions, notamment sexuelles, se sont multipliées dans la région, perpétrées pour moitié, selon les Nations unies, par des soldats de l’armée régulière.

    Mme Benguigui, qui a participé lundi à un colloque à Bujumbura sur le rôle des femmes dans la région s’était auparavant rendue à Bukavu dans le Sud Kivu dans l’est de la RDC en compagnie de Mme Valérie Trierweiler pour visiter un hôpital où sont soignées les femmes victimes de violences sexuelles.

    Interrogée sur l’évolution de la démocratie en RDC, la ministre a affirmé que “le peuple français était aux côtés du peuple congolais”. “Nous avons conscience que tout n’est pas si simple (…) il y a une vraie volonté pour que la démocratie soit une réalité” a-t-elle ajouté.

    (afp)

  • RDC: affrontements entre un groupe armé, rebelles du M23 et l’ONU

    RDC: affrontements entre un groupe armé, rebelles du M23 et l’ONU

    M23– Des affrontements ont opposé mercredi un groupe armé local aux forces des Nations unie près de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, faisant quatre blessés selon l’ONU, quatre morts selon d’autres sources.

    Ces tirs ont d’abord opposé des membres du groupe armé local des Maï Maï Nyatura aux rebelles du M23 cantonnés dans la localité de Kanyaruchinya, au nord de Goma, la capitale de la province du Nord Kivu, a-t-on appris auprès de témoins.

    Selon le colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, son mouvement a contre-attaqué et a réussi à écarter les assaillants sans qu’il y ait de victime d’un côté ou de l’autre.

    Selon lui, les Maï Maï ont ensuite tourné leurs armes vers les forces des Nations unies qui s’étaient positionnées pour protéger les populations et interdire tout mouvement vers Goma, distante d’une quinzaine de kilomètres.

    Le responsable du mouvement rebelle a affirmé que quatre personnes avaient alors été tuées par les casques bleus, un bilan confirmé par des habitants de la bourgade auprès de l’AFP.

    Les Nations unies ont nié que l’affrontement ait fait des morts, précisant qu’il y avait seulement eu quatre blessés qui sont aux mains de l’ONU et sont soignés à Goma.

    “Les Casques bleus continuent de dominer le terrain et la situation est présentement sous contrôle” a affirmé le colonel Prosper Basse, porte-parole des Nations unies lors d’une conférence de presse.

    Ces tirs, a-t-il affirmé, se sont produits “en application des règles d’engagement et après des tirs de sommation pour dissuader l’avancée de ces hommes armés”. Il a évalué leur nombre à 30 personnes.

    Déjà samedi, selon des habitants, le groupe avait attaqué les positions du M23 et s’était retiré après des échanges de coups de feu qui n’avaient pas duré.

    Le Nord Kivu est le théâtre d’une insécurité grandissante en raison de la prolifération de groupes armés qui profitent de l’affrontement entre l’armée gouvernementale et le mouvement rebelle M23 pour s’étendre sur d’autres zones. Le nombre de groupes armés est estimé entre 80 et 120, selon une source militaire occidentale.

    Les Nations unies qui entretiennent 17.000 casques bleus en RDC depuis 15 ans ont récemment créé une brigade d’intervention de 3.000 hommes dont le mandat est de combattre et de désarmer ces groupes armés parmi lesquels le M23.

    Cette brigade qui sera composée de soldats tanzaniens, sud-africains et malawites, se met lentement en place et devrait selon des sources occidentales n’être pleinement opérationnelle que fin août.

    (AFP)

  • Un nouveau bras de fer commence au Congo

    Un nouveau bras de fer commence au Congo

    Joseph Kabila UA-Le régime sera-t-il servi ou miné par les concertations nationales ?

    Un nouveau bras de fer commence au Congo, au sujet des “concertations nationales” annoncées par le président Kabila la semaine dernière.
    Pour ce dernier, ces assises sont destinées à “rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’est du pays” .
    Le chef de l’Etat avait évoqué pour la première fois ce dialogue national en décembre dernier, alors que les mutins du M23 avaient pris la capitale du Nord-Kivu, Goma, avant de s’en retirer en décembre. Ce retrait avait été obtenu par pression internationale et en échange de négociations avec Kampala, afin d’obtenir l’application totale d’un accord pour la paix au Kivu datant de 2009.
     
    Un sursaut contre le régime
    Mais si Joseph Kabila désirait un sursaut national contre le M23, l’opposition veut en faire un sursaut national contre la main mise sur le pouvoir par le camp kabiliste – de plus en plus ethno-régional. La crise causée par le M23, argumentent les opposants, est le résultat de la mauvaise gouvernance en général et de l’absence de légitimité des institutions issues des élections présidentielle et législative de 2011, jugées non crédibles par les observateurs nationaux et internationaux. Et elle n’est pas la seule : les violences se répandent maintenant depuis plusieurs mois au Katanga.
    Car malgré des progrès notables dans les chiffres macroéconomiques obtenus sous le gouvernement Matata, le malaise persiste – comme l’a montré le 53e anniversaire de l’indépendance, le 30 juin, célébré “dans la méditation”, selon les mots de l’agence de presse APA, aucune festivité n’ayant été organisée.
    “Le cas du M23 ne peut être traité seul , a déclaré à “La Libre Belgique” Clément Kanku, de la coalition d’opposition Union pour la Nation. On ne peut éviter de parler de la restructuration de l’armée quand nos chefs militaires ne font que perdre la guerre. Il faut aussi parler des élections de 2011 pour éviter une répétition” de cet échec déstabilisateur.
    L’opposition congolaise a officiellement pris position sur ces concertations nationales pour en contester les modalités, qui apparaissent comme un encadrement soigneux des discussions, destiné à éviter que le chef de l’Etat n’en perde le contrôle. Dans les couloirs du pouvoir comme dans les cercles d’opposition, on se souvient que la Conférence nationale (1991-1992) lancée par Mobutu comme une opération d’ouverture cosmétique, à l’usage de la communauté internationale, s’était transformée, une fois ouverte, en bélier pour abattre la dictature.
    L’opposition refuse donc de “participer à un simulacre de dialogue qui prendrait la forme d’un congrès […] de la majorité présidentielle” . Elle pose ses conditions pour y participer, conditions qui reviennent à ouvrir une nouvelle Conférence nationale, où les discussions ne pourraient être contrôlées par la majorité présidentielle issue des élections frauduleuses de 2011.
    On imagine mal le régime accepter ces conditions et on doit donc s’attendre à ce qu’il tente de contourner ce bloc du refus.
     

    Le rôle de l’Onu

    Tout annuler ? Difficile, car l’intervention internationale qui avait obtenu le retrait du M23 de Goma ne s’est pas arrêtée là. Elle s’était poursuivie par un accord à Addis-Abeba, ouvrant sur une résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci demande notamment au Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Congo de “promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes” .
     
    C’est justement parce que, à ses yeux, M. Kabila s’est substitué au Représentant spécial pour organiser ces concertations nationales, que l’opposition se sent forte pour les refuser.
    (La libre Belgique)- Marie-France Cros
  • RDC :Integralite de la loi sur les concertations Nationales signé par « Joseph KABILA »

    RDC :Integralite de la loi sur les concertations Nationales signé par « Joseph KABILA »

    La securite de l’Est de la RD Congo- Kabila a Goma et la MONUSCO en parle-ORDONNANCE N° 13/078 DU 26 JUIN 2013 PORTANT CREATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES CONCERTATIONS NATIONALES

    Le Président de la République,

    Vu la Constitution, spécialement ses articles 69, 79 alinéa 3, 213 alinéa 1er et 215 ;

    Vu la Résolution n° 2098 (2013) adoptée le 28 mars 2013 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à sa 6943ème séance, spécialement ses paragraphes 4, 5 et 14 ;

    Vu l’Ordonnance n° 13/020 du 13 mai 2013 portant création, organisation et fonctionnement du Mécanisme National de Suivi et de supervision de la mise en œuvre des engagements souscrits aux termes de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région, du 24 février 2013, spécialement son article 2 :

    Vu l’Ordonnance n°12/007 du 11 juin 2012 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;

    Considérant que le 15 décembre 2012, lors de son discours sur l’état de la Nation devant les deux Chambres du Parlement réunis en Congrès au Palais du Peuple, le Président de la République, Chef de l’Etat, a annoncé l’idée de tenir des concertations nationales ; que, depuis lors, des échanges organisés avec les acteurs politiques de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition Politique et de la Société Civile, il est ressorti l’adhésion d’un large échantillon représentatif des segments des forces vives de la Nation à cette initiative ;

    Considérant que cette démarche tend à rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cicles de violence à l’Est du pays ;

    Considérant la nécessité de compléter la réponse pérenne et globale à la crise impliquant les institutions et parties congolaises et leurs partenaires régionaux et internationaux par une initiative interne spécifique et temporaire de rassemblement des Congolaises et Congolais dans une introspection destinée à consolider leur cohésion pour ne pas prêter le flanc à l’adversaire ;

    Considérant l’impératif de préserver le caractère institutionnel des Concertations Nationales tout en faisant participer le maximum des forces vives de la Nation :

    Après avis des Présidents des deux Chambres du Parlement ;

    Le Conseil des Ministres entendu ;

    O R D O N N E :

    Article 1er :

    Il est créé, en République Démocratique du Congo, un forum national dénommé « Les

    Concertations Nationales » ;

    Les Concertations Nationales se tiennent aux dates fixées par son Présidium.

    Leur durée maximum est fixée par le Règlement Intérieur.

    Article 2 :

    Les Concertations nationales ont pour objet la réunion de toutes les couches sociopolitique de la Nation afin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cycles de violence à l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde.

    Article 3 :

    Pour l’organisation de leurs travaux, les Concertations nationales se dotent d’un Règlement Intérieur adopté par le Présidium et présenté à l’Assemblée Plénière.

    Le Règlement Intérieur des Concertations Nationales précise les modalités d’organisation et de fonctionnement du Forum, les questions à débattre dans le cadre des thématiques retenues, le nombre et les critères des participants, les compétences des organes du Forum, les modalités du déroulement des concertations, les droits et devoirs des participants, le régime disciplinaire ainsi que les règles de gestion du budget du Forum.

    Article 4 :

    Les Concertations Nationales comprennent les organes suivants :

    1. l’Assemblée Plénière :

    2. le Présidium ;

    3. les Etats Généraux.

    Article 5 :

    L’Assemblée Plénière est l’organe de validation des conclusions et recommandations des Concertations Nationales issues des Etats Généraux.

    Elle est chargée de débattre de toutes les questions inscrites à son ordre du jour.

    Sans préjudice des dispositions conformes du Règlement Intérieur, l’Assemblée Plénière est composée des délégués issus des composantes suivantes :

    1. les institutions publiques nationales (Président de la République, Parlement, Gouvernement, Cours et Tribunaux, Institutions d’Appui à la Démocratie) ;

    2. les institutions publiques provinciales et locales (Assemblées provinciales et Gouvernements provinciaux) ;

    3. les partis politiques (Majorité présidentielle et Opposition politique au Parlement et hors Parlement) ;

    4. les Autorités coutumières ;

    5. la Société Civile ;

    6. les Personnalités historiques ;

    7. les Experts ;

    8. les Invités du Chef de l’Etat.

    Article 6 :

    Les Délégués aux Concertations Nationales y participent ès qualité ou sur désignation de leurs composantes respectives.

    Ils sont accrédités par le Présidium.

    Article 7 :

    Le Présidium est l’organe coordonnateur des Concertations Nationales.

    Il est constitué du Président de l’Assemblée Nationale et du Président du Sénat, assistés d’un Secrétariat Technique.

    Article 8 :

    Sans préjudice du pouvoir du Président de la République de convoquer, d’ouvrir et de clôturer les Concertations Nationales, le Présidium organise l’ouverture et la clôture des séances de celles-ci.

    La présidence des séances est assurée, soit conjointement, soit alternativement, par les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, dans les conditions déterminées par le Règlement Intérieur.

    Dans leur mission de direction des Concertations Nationales, les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat prennent toutes les mesures en vue de la bonne tenue et de l’aboutissement heureux des Concertations Nationales.

    Ils gèrent les ressources des Concertations Nationales.

    Ils rendent compte du déroulement des travaux au Chef de l’Etat.

    Article 9 :

    Les Etats Généraux sont chargés de l’examen des questions soumises aux Concertations Nationales relevant de leurs thématiques, assorties des conclusions et recommandations adressées à l’Assemblée Plénière.

    Outre les Experts, les Etats Généraux sont composés d’un nombre maximum de Délégués par groupe thématique fixé par le Règlement Intérieur.

    Article 10 :

    Les groupes thématiques composant les Etats Généraux des Concertations Nationales sont les suivants :

    1. Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles ;

    2. Economie, secteur productif et finances publiques ;

    3. Désarmement, démobilisation, réintégration sociale et/ou rapatriement des groupes armés ;

    4. Conflits communautaires, paix et réconciliation nationale ;

    5. Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat.

    Article 11 :

    Les Concertations Nationales se tiennent à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, au lieu indiqué et retenu par le Présidium. Les Etats Généraux peuvent se tenir respectivement à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, sur décision du Présidium.

    Leur durée est de quinze jours au maximum, à raison de cinq (05) jours de travaux en plénière et de dix (10) jours de travaux en Etats Généraux. Toutefois, en cas de nécessité, le Présidium peut fixer une durée supplémentaire qui ne peut excéder cinq (05) jours.

    Article 12 :

    A l’issue de leurs travaux, les Délégués aux Concertations Nationales remettent au Président de la République, par le Présidium, les conclusions auxquelles ils ont abouti, assorties des recommandations formulées sur des questions visées à l’article 10 de la présente Ordonnance.

    Le Président de la République rend compte desdites conclusions et recommandations à la Nation devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, en présence des Chefs des Corps Constitués et des Invités.

    Article 13 :

    Le Coordonnateur du Mécanisme National chargé du Suivi et de la supervision de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 assiste aux travaux des Concertations Nationales en qualité d’Observateur.

    Il n’a pas voix délibérative.

    Il fait rapport de son observation au Président de la République.

    Article 14 :

    Les Concertations Nationales sont dissoutes de plein droit dès la fin du discours de clôture du Président de la République.

    Le suivi de l’application de leurs conclusions et recommandations est confié au Président de la République, aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat et au Gouvernement de la République.

    Article 15 :

    Les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat ainsi que le Premier Ministre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.

    Fait à Kinshasa, le 26 juin 2013

    Joseph KABILA KABANGE

    Augustin MATATA PONYO Mapon

    Premier Ministre

    Pour copie certifiée conforme à l’original

    Le 26 juin 2013

    Le Cabinet du Président de la République

    Gustave Beya Siku

    Directeur de Cabinet