Author: Don Kayembe

  • Côte d’Ivoire: près d’une centaine de pro-Gbagbo devant la cour d’assises

    Côte d’Ivoire: près d’une centaine de pro-Gbagbo devant la cour d’assises

    simone-La justice ivoirienne a confirmé mercredi 10 juillet les charges retenues contre 84 proches de l’ex-président Laurent Gbagbo, dont son épouse Simone Gbagbo et son fils Michel Gbagbo, ainsi que le président FPI, Pascal Affi N’guessan. Les prévenus sont accusés de crimes de guerre, crimes de sang, crimes économiques, troubles à l’ordre public, atteinte à la sûreté de l’Etat et entretien de bandes armées. Huit d’entre eux sont accusés de génocides.

    Le président ivoirien disait en début de semaine qu’il n’y a pas de prisonniers d’opinion dans son pays, se disait favorable à la liberté provisoire et qu’en définitive le sort des pro-Gbagbo détenus suite à la crise postélectorale se trouvait entre les mains de la justice.

    La chambre d’accusation du tribunal d’Abidjan-Plateau vient de ruiner les espoirs de ceux qui s‘attendaient à un geste du pouvoir pour favoriser la réconciliation, en envoyant près d’une centaine de pro-Gbagbo devant les assises, après une audience marathon de confirmation des charges.

    Certains, comme le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, sont en prison depuis plus de 2 ans. Simone Gbagbo est en résidence surveillée. D’autres ont bénéficié de la liberté provisoire, comme par exemple Gilbert-Marie Aké N’Gbo, le Premier ministre du gouvernement postélectoral de Laurent Gbagbo.

    Tout ce monde sera donc jugé par une cour d’assises. Sauf dispositions particulières, il faudra encore plusieurs mois avant la programmation des procès. Les avocats de ceux qui sont encore en prison peuvent toujours continuer à demander la liberté provisoire pour leurs clients. Mais la veille de leur comparution au futur procès, même les prévenus en liberté provisoire devront se constituer prisonniers. C’est la règle pour les procès en assises. Aucune charge n’a été retenue pour seulement quatre à six partisans de Laurent Gbagbo, dont son médecin.

    (RFI)

  • RDC: Yamina Benguigui dénonce les “escadrons de porteurs du Sida”

    RDC: Yamina Benguigui dénonce les “escadrons de porteurs du Sida”

    yamina– La ministre française de la francophonie, Yamina Benguigui, a dénoncé mercredi matin à Kinshasa les “escadrons de porteurs du Sida” qui opèrent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    La ministre française a affirmé au cours d’une conférence de presse que des “escadrons de porteurs du Sida montraient une volonté de contaminer plusieurs générations de femmes dans l’est de la RDC”. Selon elles, des femmes de tous âges et des enfants sont régulièrement violées par des membres  de groupes armés. “Les femmes congolaises ne doivent pas se retrouver seules face à ce problème qui nous concerne toutes et tous sur cette planète” a-t-elle dit.

    Selon un rapport de mars dernier du  Secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité, entre décembre 2011 et novembre 2012, 522 viols ont été enregistrés dans les provinces  des Nord et Sud Kivu. Depuis, les rebelles du M23 ont brièvement occupé Goma, la capitale du Nord Kivu, et les exactions, notamment sexuelles, se sont multipliées dans la région, perpétrées pour moitié, selon les Nations unies, par des soldats de l’armée régulière.

    Mme Benguigui, qui a participé lundi à un colloque à Bujumbura sur le rôle des femmes dans la région s’était auparavant rendue à Bukavu dans le Sud Kivu dans l’est de la RDC en compagnie de Mme Valérie Trierweiler pour visiter un hôpital où sont soignées les femmes victimes de violences sexuelles.

    Interrogée sur l’évolution de la démocratie en RDC, la ministre a affirmé que “le peuple français était aux côtés du peuple congolais”. “Nous avons conscience que tout n’est pas si simple (…) il y a une vraie volonté pour que la démocratie soit une réalité” a-t-elle ajouté.

    (afp)

  • RDC: affrontements entre un groupe armé, rebelles du M23 et l’ONU

    RDC: affrontements entre un groupe armé, rebelles du M23 et l’ONU

    M23– Des affrontements ont opposé mercredi un groupe armé local aux forces des Nations unie près de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, faisant quatre blessés selon l’ONU, quatre morts selon d’autres sources.

    Ces tirs ont d’abord opposé des membres du groupe armé local des Maï Maï Nyatura aux rebelles du M23 cantonnés dans la localité de Kanyaruchinya, au nord de Goma, la capitale de la province du Nord Kivu, a-t-on appris auprès de témoins.

    Selon le colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, son mouvement a contre-attaqué et a réussi à écarter les assaillants sans qu’il y ait de victime d’un côté ou de l’autre.

    Selon lui, les Maï Maï ont ensuite tourné leurs armes vers les forces des Nations unies qui s’étaient positionnées pour protéger les populations et interdire tout mouvement vers Goma, distante d’une quinzaine de kilomètres.

    Le responsable du mouvement rebelle a affirmé que quatre personnes avaient alors été tuées par les casques bleus, un bilan confirmé par des habitants de la bourgade auprès de l’AFP.

    Les Nations unies ont nié que l’affrontement ait fait des morts, précisant qu’il y avait seulement eu quatre blessés qui sont aux mains de l’ONU et sont soignés à Goma.

    “Les Casques bleus continuent de dominer le terrain et la situation est présentement sous contrôle” a affirmé le colonel Prosper Basse, porte-parole des Nations unies lors d’une conférence de presse.

    Ces tirs, a-t-il affirmé, se sont produits “en application des règles d’engagement et après des tirs de sommation pour dissuader l’avancée de ces hommes armés”. Il a évalué leur nombre à 30 personnes.

    Déjà samedi, selon des habitants, le groupe avait attaqué les positions du M23 et s’était retiré après des échanges de coups de feu qui n’avaient pas duré.

    Le Nord Kivu est le théâtre d’une insécurité grandissante en raison de la prolifération de groupes armés qui profitent de l’affrontement entre l’armée gouvernementale et le mouvement rebelle M23 pour s’étendre sur d’autres zones. Le nombre de groupes armés est estimé entre 80 et 120, selon une source militaire occidentale.

    Les Nations unies qui entretiennent 17.000 casques bleus en RDC depuis 15 ans ont récemment créé une brigade d’intervention de 3.000 hommes dont le mandat est de combattre et de désarmer ces groupes armés parmi lesquels le M23.

    Cette brigade qui sera composée de soldats tanzaniens, sud-africains et malawites, se met lentement en place et devrait selon des sources occidentales n’être pleinement opérationnelle que fin août.

    (AFP)

  • Un nouveau bras de fer commence au Congo

    Un nouveau bras de fer commence au Congo

    Joseph Kabila UA-Le régime sera-t-il servi ou miné par les concertations nationales ?

    Un nouveau bras de fer commence au Congo, au sujet des “concertations nationales” annoncées par le président Kabila la semaine dernière.
    Pour ce dernier, ces assises sont destinées à “rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’est du pays” .
    Le chef de l’Etat avait évoqué pour la première fois ce dialogue national en décembre dernier, alors que les mutins du M23 avaient pris la capitale du Nord-Kivu, Goma, avant de s’en retirer en décembre. Ce retrait avait été obtenu par pression internationale et en échange de négociations avec Kampala, afin d’obtenir l’application totale d’un accord pour la paix au Kivu datant de 2009.
     
    Un sursaut contre le régime
    Mais si Joseph Kabila désirait un sursaut national contre le M23, l’opposition veut en faire un sursaut national contre la main mise sur le pouvoir par le camp kabiliste – de plus en plus ethno-régional. La crise causée par le M23, argumentent les opposants, est le résultat de la mauvaise gouvernance en général et de l’absence de légitimité des institutions issues des élections présidentielle et législative de 2011, jugées non crédibles par les observateurs nationaux et internationaux. Et elle n’est pas la seule : les violences se répandent maintenant depuis plusieurs mois au Katanga.
    Car malgré des progrès notables dans les chiffres macroéconomiques obtenus sous le gouvernement Matata, le malaise persiste – comme l’a montré le 53e anniversaire de l’indépendance, le 30 juin, célébré “dans la méditation”, selon les mots de l’agence de presse APA, aucune festivité n’ayant été organisée.
    “Le cas du M23 ne peut être traité seul , a déclaré à “La Libre Belgique” Clément Kanku, de la coalition d’opposition Union pour la Nation. On ne peut éviter de parler de la restructuration de l’armée quand nos chefs militaires ne font que perdre la guerre. Il faut aussi parler des élections de 2011 pour éviter une répétition” de cet échec déstabilisateur.
    L’opposition congolaise a officiellement pris position sur ces concertations nationales pour en contester les modalités, qui apparaissent comme un encadrement soigneux des discussions, destiné à éviter que le chef de l’Etat n’en perde le contrôle. Dans les couloirs du pouvoir comme dans les cercles d’opposition, on se souvient que la Conférence nationale (1991-1992) lancée par Mobutu comme une opération d’ouverture cosmétique, à l’usage de la communauté internationale, s’était transformée, une fois ouverte, en bélier pour abattre la dictature.
    L’opposition refuse donc de “participer à un simulacre de dialogue qui prendrait la forme d’un congrès […] de la majorité présidentielle” . Elle pose ses conditions pour y participer, conditions qui reviennent à ouvrir une nouvelle Conférence nationale, où les discussions ne pourraient être contrôlées par la majorité présidentielle issue des élections frauduleuses de 2011.
    On imagine mal le régime accepter ces conditions et on doit donc s’attendre à ce qu’il tente de contourner ce bloc du refus.
     

    Le rôle de l’Onu

    Tout annuler ? Difficile, car l’intervention internationale qui avait obtenu le retrait du M23 de Goma ne s’est pas arrêtée là. Elle s’était poursuivie par un accord à Addis-Abeba, ouvrant sur une résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci demande notamment au Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Congo de “promouvoir un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes” .
     
    C’est justement parce que, à ses yeux, M. Kabila s’est substitué au Représentant spécial pour organiser ces concertations nationales, que l’opposition se sent forte pour les refuser.
    (La libre Belgique)- Marie-France Cros
  • RDC :Integralite de la loi sur les concertations Nationales signé par « Joseph KABILA »

    RDC :Integralite de la loi sur les concertations Nationales signé par « Joseph KABILA »

    La securite de l’Est de la RD Congo- Kabila a Goma et la MONUSCO en parle-ORDONNANCE N° 13/078 DU 26 JUIN 2013 PORTANT CREATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES CONCERTATIONS NATIONALES

    Le Président de la République,

    Vu la Constitution, spécialement ses articles 69, 79 alinéa 3, 213 alinéa 1er et 215 ;

    Vu la Résolution n° 2098 (2013) adoptée le 28 mars 2013 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à sa 6943ème séance, spécialement ses paragraphes 4, 5 et 14 ;

    Vu l’Ordonnance n° 13/020 du 13 mai 2013 portant création, organisation et fonctionnement du Mécanisme National de Suivi et de supervision de la mise en œuvre des engagements souscrits aux termes de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région, du 24 février 2013, spécialement son article 2 :

    Vu l’Ordonnance n°12/007 du 11 juin 2012 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;

    Considérant que le 15 décembre 2012, lors de son discours sur l’état de la Nation devant les deux Chambres du Parlement réunis en Congrès au Palais du Peuple, le Président de la République, Chef de l’Etat, a annoncé l’idée de tenir des concertations nationales ; que, depuis lors, des échanges organisés avec les acteurs politiques de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition Politique et de la Société Civile, il est ressorti l’adhésion d’un large échantillon représentatif des segments des forces vives de la Nation à cette initiative ;

    Considérant que cette démarche tend à rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cicles de violence à l’Est du pays ;

    Considérant la nécessité de compléter la réponse pérenne et globale à la crise impliquant les institutions et parties congolaises et leurs partenaires régionaux et internationaux par une initiative interne spécifique et temporaire de rassemblement des Congolaises et Congolais dans une introspection destinée à consolider leur cohésion pour ne pas prêter le flanc à l’adversaire ;

    Considérant l’impératif de préserver le caractère institutionnel des Concertations Nationales tout en faisant participer le maximum des forces vives de la Nation :

    Après avis des Présidents des deux Chambres du Parlement ;

    Le Conseil des Ministres entendu ;

    O R D O N N E :

    Article 1er :

    Il est créé, en République Démocratique du Congo, un forum national dénommé « Les

    Concertations Nationales » ;

    Les Concertations Nationales se tiennent aux dates fixées par son Présidium.

    Leur durée maximum est fixée par le Règlement Intérieur.

    Article 2 :

    Les Concertations nationales ont pour objet la réunion de toutes les couches sociopolitique de la Nation afin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cycles de violence à l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde.

    Article 3 :

    Pour l’organisation de leurs travaux, les Concertations nationales se dotent d’un Règlement Intérieur adopté par le Présidium et présenté à l’Assemblée Plénière.

    Le Règlement Intérieur des Concertations Nationales précise les modalités d’organisation et de fonctionnement du Forum, les questions à débattre dans le cadre des thématiques retenues, le nombre et les critères des participants, les compétences des organes du Forum, les modalités du déroulement des concertations, les droits et devoirs des participants, le régime disciplinaire ainsi que les règles de gestion du budget du Forum.

    Article 4 :

    Les Concertations Nationales comprennent les organes suivants :

    1. l’Assemblée Plénière :

    2. le Présidium ;

    3. les Etats Généraux.

    Article 5 :

    L’Assemblée Plénière est l’organe de validation des conclusions et recommandations des Concertations Nationales issues des Etats Généraux.

    Elle est chargée de débattre de toutes les questions inscrites à son ordre du jour.

    Sans préjudice des dispositions conformes du Règlement Intérieur, l’Assemblée Plénière est composée des délégués issus des composantes suivantes :

    1. les institutions publiques nationales (Président de la République, Parlement, Gouvernement, Cours et Tribunaux, Institutions d’Appui à la Démocratie) ;

    2. les institutions publiques provinciales et locales (Assemblées provinciales et Gouvernements provinciaux) ;

    3. les partis politiques (Majorité présidentielle et Opposition politique au Parlement et hors Parlement) ;

    4. les Autorités coutumières ;

    5. la Société Civile ;

    6. les Personnalités historiques ;

    7. les Experts ;

    8. les Invités du Chef de l’Etat.

    Article 6 :

    Les Délégués aux Concertations Nationales y participent ès qualité ou sur désignation de leurs composantes respectives.

    Ils sont accrédités par le Présidium.

    Article 7 :

    Le Présidium est l’organe coordonnateur des Concertations Nationales.

    Il est constitué du Président de l’Assemblée Nationale et du Président du Sénat, assistés d’un Secrétariat Technique.

    Article 8 :

    Sans préjudice du pouvoir du Président de la République de convoquer, d’ouvrir et de clôturer les Concertations Nationales, le Présidium organise l’ouverture et la clôture des séances de celles-ci.

    La présidence des séances est assurée, soit conjointement, soit alternativement, par les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, dans les conditions déterminées par le Règlement Intérieur.

    Dans leur mission de direction des Concertations Nationales, les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat prennent toutes les mesures en vue de la bonne tenue et de l’aboutissement heureux des Concertations Nationales.

    Ils gèrent les ressources des Concertations Nationales.

    Ils rendent compte du déroulement des travaux au Chef de l’Etat.

    Article 9 :

    Les Etats Généraux sont chargés de l’examen des questions soumises aux Concertations Nationales relevant de leurs thématiques, assorties des conclusions et recommandations adressées à l’Assemblée Plénière.

    Outre les Experts, les Etats Généraux sont composés d’un nombre maximum de Délégués par groupe thématique fixé par le Règlement Intérieur.

    Article 10 :

    Les groupes thématiques composant les Etats Généraux des Concertations Nationales sont les suivants :

    1. Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles ;

    2. Economie, secteur productif et finances publiques ;

    3. Désarmement, démobilisation, réintégration sociale et/ou rapatriement des groupes armés ;

    4. Conflits communautaires, paix et réconciliation nationale ;

    5. Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat.

    Article 11 :

    Les Concertations Nationales se tiennent à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, au lieu indiqué et retenu par le Présidium. Les Etats Généraux peuvent se tenir respectivement à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, sur décision du Présidium.

    Leur durée est de quinze jours au maximum, à raison de cinq (05) jours de travaux en plénière et de dix (10) jours de travaux en Etats Généraux. Toutefois, en cas de nécessité, le Présidium peut fixer une durée supplémentaire qui ne peut excéder cinq (05) jours.

    Article 12 :

    A l’issue de leurs travaux, les Délégués aux Concertations Nationales remettent au Président de la République, par le Présidium, les conclusions auxquelles ils ont abouti, assorties des recommandations formulées sur des questions visées à l’article 10 de la présente Ordonnance.

    Le Président de la République rend compte desdites conclusions et recommandations à la Nation devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, en présence des Chefs des Corps Constitués et des Invités.

    Article 13 :

    Le Coordonnateur du Mécanisme National chargé du Suivi et de la supervision de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 assiste aux travaux des Concertations Nationales en qualité d’Observateur.

    Il n’a pas voix délibérative.

    Il fait rapport de son observation au Président de la République.

    Article 14 :

    Les Concertations Nationales sont dissoutes de plein droit dès la fin du discours de clôture du Président de la République.

    Le suivi de l’application de leurs conclusions et recommandations est confié au Président de la République, aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat et au Gouvernement de la République.

    Article 15 :

    Les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat ainsi que le Premier Ministre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.

    Fait à Kinshasa, le 26 juin 2013

    Joseph KABILA KABANGE

    Augustin MATATA PONYO Mapon

    Premier Ministre

    Pour copie certifiée conforme à l’original

    Le 26 juin 2013

    Le Cabinet du Président de la République

    Gustave Beya Siku

    Directeur de Cabinet

  • RDC: plusieurs militaires et policiers envoyés à la retraite

    RDC: plusieurs militaires et policiers envoyés à la retraite

    Militaires FARDC
    Militaires FARDC

    -Le chef de l’Etat, Joseph Kabila a envoyé dimanche 7 juillet à la retraite de nombreux militaires et policiers en âge avancé. Par la même occasion, le commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) a avancé en grade plusieurs autres hommes en uniforme dont certains à titre posthume.
    Le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, a indiqué que ces mesures inaugurent le processus du rajeunissement de l’armée afin de l’adapter aux normes dans les armées modernes.
    «Une première vague de militaires a été mise en retraite dans le cadre d’un des principes directeurs de la réforme qui est la rajeunissement de l’armée », a indiqué le ministre.
    Alexandre Luba Ntambo a indiqué que la RDC dispose désormais d’une armée atypique dans laquelle des personnes trop âgées ne peuvent plus assumer certaines fonctions. Il a estimé que le rajeunissement de l’armée vise également à accélérer la réforme du secteur de la défense et de la sécurité comme l’a recommandé le président américain Barack Obama lors de son récent séjour en Tanzanie.
    Le président américain a appelé, il y a une semaine, son homologue de la RDC, Joseph Kabila à réformer les forces armées du pays (FARDC), estimant qu’il “devait faire mieux et plus en ce qui concerne les capacités de la RDC en matière de sécurité”.
    L’état-major général des FARDC avait lancé au mois d’août dernier l’opération de recrutement des jeunes congolais âgés de 18 à 25 ans sur toute l’étendue du pays. Le chef de la délégation chargée du recrutement au Nord-Kivu, le colonel Mwitcho Wabateyi avait assuré que cette opération n’est pas forcément liée à la guerre dans l’Est mais vise plutôt à rajeunir l’armée dans le cadre de la réforme entreprise par le gouvernement congolais.

  • RDC : le président Kabila a inauguré lundi la connexion du pays au câble à fibre optique

    RDC : le président Kabila a inauguré lundi la connexion du pays au câble à fibre optique

    Fible1-Le président congolais Joseph Kabila a officiellement inauguré, lundi 8 juillet, l’ouverture de la station d’atterrage de la fibre optique à Moanda, dans la province due Bas-Congo (ouest), assurant ainsi la connexion du pays à la haute technologie de communication.
    La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du paysn notamment des membres du gouvernement et du Parlement et des ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques en RDC.

    La connexion de la RDC au câble à fibre optique a été plusieurs fois repoussée pour des raisons administratives.

    Le ministre de Poste, télécommunication, nouvelles technologies de l’Information et de la communication (PT-NTIC), Tryphon Kin-kiey, a indiqué que la station d’atterrage de Moanda, inaugurée également pour la gestion technique de la fibre optique, est l’une des plus grandes du système du câble sous-marin Wacs.

    Le consortium Wacs offre la connexion à la fibre optique à 13 pays de l’Afrique. Il permet d’avoir une large bande de diffusion de données permettant d’obtenir l’internet à haut débit.

    La station d’atterrage de Moanda est équipée de matériel d’Alcatel qui, selon Kin-kiey, répondent aux normes de connectivité à haut débit. Elle est opérationnelle depuis le 14 juin.

    La construction et l’équipement de la station d’atterrage a coûté 60 millions de dollars américains au trésor public et son réseau va s’étendre sur 40 000 km à travers le pays.

    Concernant la gestion de la fibre optique, le ministre a assuré que le gouvernement va collaborer avec la Société congolaise des postes et téléphones (SCPT) pour «mettre en place un mécanisme de gestion qui puisse être bénéfique pour le peuple congolais et pour les opérateurs».
    (Le Potentiel)

  • COMMUNIQUE DE PRESSE DES EVEQUES DE LA CENCO A L’ISSUE DE LEUR 50ème ASSEMBLEE PLENIERE

    COMMUNIQUE DE PRESSE DES EVEQUES DE LA CENCO A L’ISSUE DE LEUR 50ème ASSEMBLEE PLENIERE

    eveques-COMMUNIQUE DE PRESSE DES EVEQUES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO (CENCO) A L’ISSUE DE LEUR 50ème ASSEMBLEE PLENIERE
    Réunis à Kinshasa, du 24 au 28 juin 2013, pour leur 50ème Assemblée plénière, Son Éminence le Cardinal, les Archevêques et Évêques, membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), ont rendu grâce à Dieu pour le chemin parcouru par l’Église-famille de Dieu en RD Congo. Ils ont demandé au Très-Haut de continuer à bénir leur labeur apostolique pour la gloire de son nom et le salut du peuple de Dieu confié à leur sollicitude pastorale.
    Au cours de ces assises tenues en cette Année de la foi, et dans le but de raviver et de raffermir la foi des fidèles, ils leur ont adressé une exhortation pastorale intitulée « Seigneur augmente en nous la foi ».
     
    A la suite du Synode sur la Nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi, ils ont levé l’option de poursuivre la mission évangélisatrice par une approche thématique. Aussi, compte tenu de tous les défis auxquels la famille, cellule de base de la société et église domestique, est confrontée, ils ont arrêté d’approfondir ce thème au cours de leurs prochaines réunions.
    Durant leurs travaux, une délégation de l’Assemblée a été reçue par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Augustin Matata Ponyo. Les échanges avec lui ont porté sur la paie des salaires des enseignants. Comme pasteurs vivants au milieu du peuple congolais, ils ont partagé au Chef du Gouvernement les souffrances des enseignants éloignés des structures bancaires et qui ne reçoivent plus leur salaire à temps. Ils ont examiné avec lui la possibilité de continuer, à travers leur structure Caritas-Congo, à rendre le service de la paie des enseignants dans les territoires, secteurs et groupements identifiés et encore impayés jusqu’à cette date.
    Les Évêques de la CENCO ont examiné la situation tragique de trois prêtres assomptionistes : pères Jean-Pierre Ndulani, Anselme Wasikundi et Edmond Bamutupe et de nombreux autres compatriotes enlevés dans le Diocèse de Butembo-Beni. Ils ont réitéré l’appel pour leur libération. Pour ce faire, ils demandent instamment au Gouvernement de la République de prendre cette situation en mains pour identifier les ravisseurs, retrouver et libérer tous ces otages. Ils lui suggèrent de constituer un Comité de crise chargé de la gestion de cette question jusqu’à la libération effective de tous ces compatriotes enlevés. Ils sollicitent également l’implication ferme de la Monusco pour trouver solution à cette tragédie. Conformément à son mandat d’assurer la protection de la population civile et compte tenu des moyens dont elle dispose, les évêques restent convaincus que la Monusco est en mesure de contribuer efficacement à la libération de tous ces otages.
    Au cours de leurs échanges, les Évêques ont déploré la misère du peuple qui s’approfondit du jour au jour et les maigres salaires des fonctionnaires. Au regard de l’écart criant entre les salaires au sein des Institutions de l’État, les Évêques invitent le Gouvernement à plus d’effort pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Ils demandent à tous les Élus du peuple de se soucier davantage de la population qui les a élus. Ils estiment inadmissible que les élus se préoccupent plus de leurs salaires et émoluments alors que le peuple croupit dans la misère. A cet effet, ils demandent que soit mise sur pied une commission d’harmonisation des salaires et émoluments au sein des institutions de l’État.
    Les Évêques de la CENCO saisissent cette occasion pour réaffirmer leur détermination à s’opposer fermement à toute tentative de modification de l’Article 220 de notre Constitution qui stipule : « la forme républicaine de l’État, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Par conséquent, les Évêques demandent aux fidèles et aux hommes de bonne volonté de demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés. Le respect de la loi fondamentale de  notre pays constitue le socle de notre jeune démocratie et le gage de la stabilité de notre pays. Ils espèrent que les concertations en perspective y veilleront absolument.
    Par ailleurs, la 50ème Assemblée plénière a confirmé la mise au point de la CENCO donnée par son Secrétariat général le 13 mai 2013. Cette mise au point rappelait les normes de l’Église catholique et la position commune des Évêques de la CENCO qui interdisent formellement aux ecclésiastiques dans notre pays de prendre activement part aux partis politiques et associations à caractère politique ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections dans notre pays. En cohérence avec ces normes, les Évêques réaffirment qu’ils n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Commission Électorale Indépendante (CENI).
    Partant, le cas de Mr l’Abbé Apollinaire Malumalu, prêtre du Diocèse de Butembo-Beni qui a opté d’œuvrer au sein de la CENI sera pris en charge par son Évêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent.
    Peinés par le cas très regrettable de l’engagement de Mr l’Abbé Malumalu à la CENI, les Évêques de la CENCO l’ont, pour leur part, démis de sa fonction de Directeur général de l’Institut Panafricain Cardinal Martino (IPCM).
    Ce cas déplorable a donné aux Évêques membres de la CENCO, l’opportunité d’exhorter et de rappeler à tous les ecclésiastiques (prêtres, religieux et religieuses) la noblesse de leur identité dans l’Église et l’impératif d’honorer ses exigences dans leur vie et leur ministère.
    Les Évêques de la CENCO annoncent la tenue dans notre capitale du 2 au 3 juillet de l’Assemblée plénière de l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEAC). Ils remercient notre Gouvernement pour son aide leur apportée dans l’organisation de la 16ème Assemblée du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM) qui se tiendra à Kinshasa du 9 au 14 juillet 2013. Au terme de ces travaux, les Évêques continuent de prier le Seigneur pour notre pays, pour la paix et le progrès de toute la population congolaise.
                                                                                      Fait à Kinshasa, le 29 juin 2013
                                                                                      Abbé Léonard SANTEDI
                                                                                               Secrétaire général de la CENCO
  • RDC: première audience pour l’opposant Eugène Diomi Ndongala, accusé de viol sur mineures

    RDC: première audience pour l’opposant Eugène Diomi Ndongala, accusé de viol sur mineures

    Diomi NDONGALA
    Diomi NDONGALA

    -En République démocratique du Congo, la première audience du procès de l’homme politique Eugène Diomi Ndongala a été programmée pour ce lundi 8 juillet devant la Cour suprême de justice. Le président de la Démocratie chrétienne et coordonnateur de la majorité populaire pro-Tshisekedi est poursuivi pour viol sur mineures, ce qu’il dément.

    C’est depuis 2012 que Eugène Diomi Ndongala fait l’objet de poursuites judiciaires pour viol sur mineures, une accusation que le président de la Démocratie chrétienne rejette. Il parle d’un montage destiné à faire taire un homme politique très proche de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

    Eugène Diomi avait même disparu de la circulation pendant plusieurs semaines, enlevé et gardé en secret dans les locaux de l’Agence nationale de renseignement (ANR), selon lui-même et ses proches. Selon la police et le porte-parole du gouvernement, il était plutôt en cavale.

    Quelques mois après sa réapparition, Eugène Diomi a été empêché de traverser vers Brazzaville. Un soir, la police est venue l’arrêter dans son hôtel. Le lendemain, c’est la décision d’une détention préventive en résidence surveillée en raison de l’immunité parlementaire du prévenu. Mais l’arrêt du juge de la Cour suprême de justice n’a pas été respecté. L’opposant a été envoyé à la prison centrale de Makala, près de Kinshasa. Même si le mandat de député de Diomi a été invalidé peu après, cette décision judiciaire n’a pas encore été annulée.

    (RFI)