Author: Don Kayembe

  • L’Afrique continue à attirer les investisseurs étrangers

    L’Afrique continue à attirer les investisseurs étrangers

    New-york-forum-africa_0-L’Afrique est restée une destination relativement stable pour les investissements étrangers en 2012, malgré une chute globale de 18% des investissements directs en provenance de l’étranger au niveau mondial, a révélé mercredi un rapport des Nations Unies.

    Les investissements étrangers, qui ont augmenté de 5,5% sur le continent ont atteint 50 milliards de dollars en 2012, selon  le rapport annuel sur l’investissement dans le monde publié par la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement.

    On constate quand même une baisse de la croissance de ces investissements, qui avaient augmenté de neuf pourcent en Afrique entre 2010 et 2011.

    Mais c’est positif comparé à l’échelle mondiale, où les investissements étrangers ont diminué, passant d’1,65 trillion de dollars en 2011 à 1,35 trillion en 2012, à cause des incertitudes des investisseurs quant à la reprise économique suite à la crise financière de 2008.

    Pour la première fois, le monde en développement a dépassé les pays développés dans ce domaine, en attirant 52% des investissements étrangers au niveau mondial.

    “Les investissements étrangers directs ont contribué au développement des Nations du monde en développement, et ils vont continuer à y jouer un rôle important”, a déclaré le ministre ghanéen du commerce et de l’industrie, Nii Lantey Vanderpuije, lors de la cérémonie de lancement du rapport à Accra.

    L?Afrique abrite certaines des économies à la plus forte croissance au monde, notamment de jeunes démocraties qui remontent la pente après des années de guerre, de dictature militaire et de mauvaise gestion économique.

    Le Fond monétaire international avait annoncé en avril qu’il tablait sur une croissance de 5,6% des économies africaines en 2013, avec en tête des pays tels que le Mozambique et le Nigeria.

    Le Ghana, démocratie modèle d’Afrique de l’Ouest, est en plein boom économique grâce à la récente découverte de pétrole, ce qui a provoqué un intérêt des investisseurs étrangers. Le pays a connu une croissance de 7,9% en 2012.

    En Afrique du Nord, la reprise de la production d’hydrocarbures en Libye a fait grimper les investissements étrangers de 35% dans la région.

    Les nouveaux investissements miniers en République Démocratique du Congo représentent une part importante des 10 milliards de dollars d’investissements étrangers en Afrique centrale en 2012 –23% de plus que l’année précédente.

    L’Afrique de l’Est a aussi connu un grand boom dans ce domaine, passant de 4,6 milliards de dollars en 2011 à 6,3 milliards en 2012, en partie grâce au développement du secteur pétrolier en Ouganda et en Tanzanie.

    “L’Afrique est le seul continent de tout le rapport, cette année, qui connaît une croissance de ses investissements directs étrangers” souligne Philip Cobbina, maître de conférence à l’institut ghanéen de management et d’administration publique.

    Selon M. Cobbina, les investisseurs ont été attirés  par “le secteur des industries d’extraction” sur le continent.

    Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, a cependant vu ses investissements étrangers chuter de 21%, en grande partie à cause des problèmes de sécurité, le groupe islamiste Boko Haram ayant mené des attentats à répétition dans le nord du pays, faisant des milliers de morts ces dernières années.

    Cela a tiré l’Afrique de l’Ouest vers le bas de cinq pourcent, pour atteindre 16,8 milliards de dollars, malgré les progrès du Liberia et de la Mauritanie en la matière.

    L’Afrique du Sud, première économie du continent, a perdu près d’un quart de ses investissements étrangers avec seulement 4,6 milliards de dollars en 2012.

    (AFP)

  • Obama entame à Dakar sa première grande tournée en Afrique

    Obama entame à Dakar sa première grande tournée en Afrique

    OBAMA- AFRIQUE– Le président américain Barack Obama a entamé mercredi soir à Dakar sa première tournée en Afrique subsaharienne depuis son arrivée à la Maison Blanche, voyage marqué par l’état de santé critique de Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud âgé de 94 ans.

    M. Obama, accompagné de son épouse Michelle et de leurs deux filles, Malia et Sasha, a été accueilli par son homologue sénégalais Macky Sall et son épouse Marème.

    Il doit séjourner à Dakar jusqu’à vendredi matin.

    Jeudi, il donnera une conférence de presse conjointe avec le président Sall puis se rendra ensuite à la Cour suprême où il doit prononcer un discours sur l’Etat de droit.

    Dans l’après-midi il visitera en famille sur l’île de Gorée, au large de Dakar, haut-lieu de mémoire de la traite négrière et sa tristement célèbre “maison des esclaves” où l’ont précédé deux autres présidents américains, Bill Clinton et George W. Bush.

    Après avoir rencontré vendredi matin des hommes d’affaires américains installés au Sénégal, M. Obama se rendra  à Johannesburg, pour un week-end d’entretiens et une conférence de presse commune avec le président Jacob Zuma, à Pretoria.

    Le président américain doit aussi se rendre au Cap, où il visitera la cellule dans laquelle Nelson Mandela a été incarcéré pendant un quart de siècle, sur l’île de Robben Island.

    Mais l’état de santé de l’ancien président sud-africain héros de la lutte anti-apartheid, qui à bientôt 95 ans est hospitalisé depuis presque trois semaines à Pretoria pour une grave infection pulmonaire, pourrait venir bousculer ce programme.

    La ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane a affirmé mardi que le président américain ne rencontrerait probablement pas M. Mandela. “Le président Obama aurait aimé voir le président Mandela mais il est souffrant”, a-t-elle expliqué.

    Barack Obama n’a rencontré Nelson Mandela qu’à une seule reprise, en 2005 à Washington, alors qu’il était jeune sénateur, mais les deux hommes se sont entretenus par téléphone à plusieurs reprises depuis.

    “Rattraper le temps perdu”

    Après l’Afrique du Sud, M. Obama ira en Tanzanie où il discutera avec le chef de l’Etat Jakaya Kikwete et visitera la centrale électrique Ubungo avnt de rentrer à Washington le 3 juillet.

    Cette première grande tournée africaine de M. Obama vise en premier lieu, pour la Maison Blanche, à rattraper le temps perdu.

    A part une visite éclair au Ghana en juillet 2009, il ne s’est en effet jamais rendu en Afrique lors de son premier mandat.

    Passée l’euphorie des débuts, la déception a lentement commencé à monter sur le continent africain concernant les mesures prises par ce premier président noir de l’histoire des Etats-Unis.

    Si en 2009 au Ghana, M. Obama lançait : “Le sang de l’Afrique coule dans mes veines, l’histoire de ma famille comprend à la fois les tragédies et les triomphes de l’histoire plus large de l’Afrique”, le président semble s’être vite détourné de son continent d’origine, se concentrant sur la crise économique, les révolutions du printemps arabe, la fin de l’engagement américain en Irak et en Afghanistan, ou lorgnant davantage vers l’Asie.

    Mais les conseillers du président restent conscients que les opportunités économiques et les ressources énergétiques du continent africain ont plus que commencé à attirer l’attention des adversaires montants de la première puissance mondiale, Chine en tête.

    Celle-ci est devenue en 2009 le premier partenaire du continent, d’après l’Organisation de coopération et de développement économiques.

    Absent de marque de cette tournée : le Kenya, terre natale du père de Barack Obama, dont le président, Uhuru Kenyatta, est poursuivi par la Cour pénale internationale.

    (AFP)

  • INSÉCURITÉ AU KATANGA/ ” Kata-Katanga ”

    INSÉCURITÉ AU KATANGA/ ” Kata-Katanga ”

    katanga_9-On aurait eu tort de croire que leurs actions sont sporadiques, les Maï-Maï ” Kata-Katanga ” qui défraient la chronique dans la province minière du Katanga. Que non ! Ces miliciens opèrent de manière systématique dans la ville de Lubumbashi et au Nord-Katanga. Ce ne sont pas des actions ponctuelles. La preuve c’est que le week-end dernier, dans la nuit de samedi à dimanche, les ” Kata-Katanga ” ont de nouveau tenté d’investir la prison centrale de la Kasapa à Lubumbashi comme ils l’avaient fait en novembre 2011 lorsqu’ils avaient réussi à faire évader un tueur froid qui symbolisait la terreur au Nord-Katanga : Gédéon Kyungu Mukange.

    Avec lui, une centaine de ses complices, tous condamnés par la justice militaire pour des crimes odieux comme par exemple la décapitation de leurs victimes au Nord-Katanga. Les ” Kata-Katanga ” ont cette fois-ci attaqué la prison de la Kasapa pour essayer de libérer par la force un capitaine des Fardc qui serait considéré comme la plaque tournante du trafic d’armes au profit des groupes armés du Nord-Katanga.

    L’attaque a tourné court, la police ayant réussi à repousser les assaillants. Aucun détenu n’a donc traversé l’enclos du pénitencier. Il s’agit tout de même d’un affront envers les forces de sécurité exactement comme c’était le cas avec l’occupation de la ville de Lubumbashi en mars dernier par les mêmes ” Kata-Katanga” pendant 4 heures.

    Ces miliciens sont parvenus à quitter le coin de Lubumbashi où ils sont positionnés et à faire mouvement vers la prison de Kasapa sans être repérés même s’il est vrai que ce lieu est isolé de la ville. La prison doit disposer des avant-postes devant détecter tout mouvement suspect en sa direction. Se pose à nouveau la question des complicités dont doivent bénéficier les Maï-Maï ” Kata-Katanga ” dans les arcanes sécuritaires pour opérer avec une facilité aussi déconcertante au point d’atteindre la prison d’où ils ont failli faire évader ce capitaine des Fardc.

    Mais c’est la deuxième fois que les ” Kata-Katanga ” attaquent la même prison de la Kasapa. Quelles dispositions avaient été prises après celle de novembre afin qu’elle ne puisse plusse reproduire ? Apparemment rien sinon ils n’auraient jamais réussi à atteindre leur cible, ils en seraient stoppés loin.

    A cette allure, comment ne pas s’empêcher d’affirmer que les ” Kata-Katanga ” peuvent encore rééditer leur exploit du centre-ville de Lubumbashi pour qu’après coup, on ne repose la même question : quelles dispositions avaient été prises pour les en empêcher ? Au Katanga même, alors que l’on s’attendait à voir les autorités provinciales mettre tous les moyens en œuvre pour venir à bout du phénomène ” Kata-Katanga ” qui est perçu comme une défiance à l’autorité de l’Etat, on assiste dans la classe politique à un spectacle manichéen d’accusations et contre-accusations de soutien au “Kata-Katanga “.

    Ces tirades n’ont pourtant aucun effet sur les actions de ces ” Maï-Maï “. Ces derniers ont du reste mis le Nord-Katanga à feu et à sang. C’est à Sange, territoire de Manono qu’ils ont frappé. A Sange il n’y a plus âme qui vit à ce jour après les affrontements entre les ” Kata-Katanga et des groupes d’auto-défense populaire. Ceux-ci qui ont décidé de défendre leurs villages en l’absence des soldats des Fardc et des policiers. La société civile de Manono parle d’hécatombe à Sange.

    Toute la population s’est réfugiée en brousse, avec des conséquences sur le plan humanitaire. Ils se sentent abandonnés. Aucune autorité n’est venue à leur secours. Au Nord-Katanga, l’enfer instauré par les miliciens Maï-Maï devient le lot quotidien des habitants. Par le passé Gédéon Kyungu Mukange leur a fait connaître de pires atrocités. Kyungu égorge ses victimes et boit leur sang ou décapite en morceaux leurs cadavres sous l’œil apeuré de la population contrainte par la force des armes d’assister à ces scènes diaboliques.

    C’est ce personnage que les ” Kata-Katanga ” avaient fait évader de la prison de la Kasapa où il était condamné pour ces faits et qui se retrouve aujourd’hui dans le secteur. En tout cas le gouvernement central est appelé à trouver urgemment la réponse à la problématique “Kata-Katanga ” qui met à rude épreuve la population de la ville de Lubumbashi et celle du Nord-Katanga.

    Qui est derrière ces ” Kata-Katanga ” pour faciliter toutes leurs attaques au point de les rendre spectaculaires surtout dans la ville de Lubumbashi avec un nombre aussi impressionnant des forces de défense en cantonnement. C’est ce que le pouvoir central doit découvrir et qui est la clé des opérations des Maï-Maï “Kata-Katanga “. Kandolo M.

    (Forum des AS)

  • Responsabilité sociale des entreprises : l’activité pétrolière redonne vie au territoire de Muanda

    Responsabilité sociale des entreprises : l’activité pétrolière redonne vie au territoire de Muanda

    Petrole- Mwanda-Le couple Perenco-Muanda fait bon ménage dans le territoire de Muanda. Seule entreprise exploitant le pétrole en terre congolaise, la filiale congolaise de Perenco ne déroge pas à sa responsabilité sociale, répondant à toutes les sollicitations des communautés locales. Ainsi, sept bâtiments, parmi lesquels des écoles, des maternités, des bureaux de groupements et un centre de santé, ont remis aux autorités sanitaires et scolaires de Muanda, fruit de nette implication dans le développement de ce territoire. C’était au cours d’une cérémonie organisée le samedi 22 juin et le lundi 23 juin 2013 dans le territoire de Muanda et ses environs, et ce, en présence du directeur général de Perenco, Reza Mered.
    La joie était visible sur les visages des milliers des habitants de Muanda et de ses environs, venus nombreux assister, le 22 juin 2013, à la cérémonie de l’inauguration des bâtiments dont certains construits et d’autres réhabilités et équipés par la Perenco, une société qui s’amène avec une politique sociale qui a, du moins le mérite de sortir des sentiers battus.
    Dans le message prononcé pour la circonstance devant les autorités politico-administratives et d’autres invités, Reza Mered, directeur général de la filiale congolaise de Perenco, est revenu sur l’engagement de son entreprise d’accompagner le développement de la population de Muanda, à travers des actions socioéconomiques qui consistent à l’accès à l’éducation, à la santé, à l’eau et électricité. Infrastructures, emploi et protection de l’environnement qui font aussi partie des actions de Perenco, sont autant de perspectives rassurantes pour les communautés locales.
    Au total, sept bâtiments ont été remis aux bénéficiaires. A Kitona village, la société Perenco a réhabilité et équipé deux bâtiments, une maternité et un centre de santé tous deux portant le nom de Kitona village. Comme en pareille circonstance, il a été procédé à la coupure symbolique du ruban par Mme Thérèse Kiatonda, assistante de l’administrateur du territoire de Muanda.
    Des gestes qui comptent
    C’est à cette occasion que ces deux bâtiments, vieux de 63 ans, réhabilités et entièrement équipés par Perenco, ont été remis officiellement aux responsables, et ce, à la grande satisfaction des bénéficiaires qui, bien avant, étaient obligés de parcourir des kilomètres pour atteindre Muanda, au besoin de se faire soigner.
    Complètement retapée, la maternité de Kitona-village est actuellement équipée de 15 lits simples métalliques, 15 matelas d’hôpital, deux balances cliniques, l’une pour adultes et l’autre avec plateau pour bébé, un stéthoscope obstétrical, un berceau avec matelas, une table d’examen médical, un pied pour perfusion et une table d’accouchement. Raison de plus pour docteur Mavuemba, président de la notabilité de dire « le Territoire de Muanda vit grâce aux actions sociales de Perenco ».
    « Les réalisations de Perenco se distinguent des autres sociétés pétrolières qui par le passé ont exploité ce même pétrole et sur ce même territoire (Ndlr : Muanda) », avait également dit, pour sa part, le président de la coordination des associations des pêcheurs de Muanda (CAPM), à qui le directeur général de Perenco Reza Mered, avait remis un lot importants de matériels de pêche. Ce don était composé de trois cent filets en plastique, soixante filets en nylon, deux cent boules de fil nylon, cinq cent flotteurs et cinq rouleaux de ralingues.
    Ce faisant, Reza Mered, n’a pas hésité de rappeler les pêcheurs à l’ordre. Il a, à cet effet, invité le chef de service de l’Agripel et au coordonnateur de la coordination des associations des pêcheurs de Muanda (CAPM) de mettre tout en œuvre afin de sensibiliser et d’encadrer les pêcheurs par rapport à leurs activités en haute mer de façon à ne pas perturber les opérations de Perenco, rappelant que « les incidents enregistrés ces derniers jours par la société (Ndlr : Perenco) ne sont pas de nature à nous apaiser et à mettre en sécurité la bonne marche de notre exploitation en Offshore ». C’est donc un appel à la responsabilité qu’a lancé le directeur général de Perenco à l’endroit des pêcheurs imprudents qui s’hassardent dans les zones à haut risque.
    Après l’étape de Kitona-village, la délégation de la Perenco s’est dirigée vers le groupement de Mamputu. Deuxième étape d’une longue tournée de deux jours qui s’est achevée le lundi 24 juin à la maternité « Les trois mages », où la Perenco a remis au médecin responsable de cette entité médicale, un nouveau bâtiment devant abriter la maternité ; bâtiment équipé de tous les matériels nécessaires pour son bon fonctionnement.
    Au groupement de Mamputu, le très dynamique directeur général, Reza Mered, a remis un bureau moderne et équipés des meubles, au chef de cette entité, Victor Sambu. « Je remercie la Perenco au nom de mon groupement, le bureau est un souvenir inoubliable pour la communauté, désormais nous tiendront des réunions avec les chefs de villages dans de bonnes conditions », avait-il déclaré, avant de rappeler les autres actions de Perenco, réalisées toujours dans son groupement. Il a cité la construction d’un dispensaire et l’aménagement de deux puits d’eau.
    Dans ce registre, il faut aussi citer, la construction des bureaux de groupements de Muanda-cité et Kongo. Dans le secteur de l’éducation, la délégation de Perenco était aussi passée à l’école primaire Mpulusu dans la cité de Muanda. Là, un nouveau bâtiment de trois salles de classes a été remis à David Dingu Mazanza, directeur de cette école conventionnée protestante. Autant dire que dans sa politique sociale, la Perenco ne fait nullement pas cas de convictions religieuses. Ce nouveau bâtiment vient ainsi, à en croire, Reza Mered, clôturer la série de constructions initiées dans cette école où précédemment un bâtiment similaire a été construit dans l’optique d’améliorer les conditions d’enseignement. Toujours dans ce secteur, un nouveau bâtiment de six salles de classes avait été également remis à Gaspard Niongi Fiti, directeur d’école primaire kimbanguiste Langa à Nsiamfumu.
    A noter que toutes ces réalisations sociales bénévoles, à impact visible, hormis honnêtement la construction de l’école primaire Langa, qui une action sociale conventionnelle, s’intègrent sur le plan social de Perenco. Ces réalisations, pourtant fruit des efforts conjointement menés par Perenco, l’administration du territoire de Muanda ainsi que toutes les structures connexes de cette entité, ne semblent pas être comprises par quelques esprits « faibles », qui par moment se caractérisent par des actes de vandalisme répétés sur les installations de Perenco, voire même de son personnel.
    Des « actes négatifs » qui, selon le directeur général Reza Mered, empêchent la bonne marche de Perenco, ont été sèchement condamnés par toutes les structures de base de Muanda, notamment le Comité de coordination et de développement de Muanda (COCODEM). Perenco considère désormais le COCODEM comme « la plus fiable courroie de transmission et la meilleure interface pour faire parvenir les besoins de la population ».

    Encadré
    Perenco est actuellement l’unique producteur pétrolier de RDC et figure parmi les plus gros investisseurs du pays.
    Depuis son arrivée dans la région en 2000, le groupe a réalisé de très gros investissements dans de nouveaux puits, les activités de récupération secondaire et amélioré les méthodes d’exploitation.
    Dans le territoire de Muanda, le programme social de Perenco s’ordonne autour de cinq grands axes : les infrastructures, l’accès à l’eau, l’électricité, la santé, l’emploi, etc.
    Principal employeur de la région, Perenco RDC prend ses responsabilités sociale et environnementale à cœur. La compagnie est sur le point de lancer un programme de microcrédit afin d’encourager les initiatives individuelles dans les domaines de l’agriculture, l’artisanat, de l’élevage et de la pêche.

    Écrit par LP (Le Potentiel)

  • Kagame « fait louer » à la RDC ses « rwandais de trop »!

    Kagame « fait louer » à la RDC ses « rwandais de trop »!

    Paul Kagame traqué par la presse dans son role nocif en RD Congo-Kigali a essuyé, jeudi 20 juin 2013, un important revers dans la politique expansionniste qui l’entraîne, depuis au moins deux décennies, dans des menées, guerrières éprouvantes, chez son voisin rd congolais, surtout.
    Le pays de Paul Kagame, qui tentait depuis plusieurs mois de se débarrasser de son trop plein de compatriotes, en décrétant la cessation du statut de réfugiés rwandais à travers le monde, s’est heurté à l’opposition de la RD Congo, justement. A la demande du gouvernement Kabila, une tripartite préalable (Rwanda- RD Congo – HCR) à l’acceptation de cette clause unilatéralement proposée, s’est tenue à Kigali. Elle a permis à la délégation de la RD Congo, conduite par le Pprd Richard Muyej Mangez Mans, de dénoncer les irrégularités et les carences d’une opération qui aurait eu pour effet immédiat de condamner des centaines, voire des milliers de réfugiés rwandais en RD Congo en Congolais de fait. En deux mots comme en mille, en fait, Kigali a tenté de profiter de la législation internationale en matière de réfugiés pour transformer son voisin en déversoir du trop plein de Rwandais.

    Pour l‘instant, la partie rd congolaise à la tripartite de Kigali a réussi à imposer ses vues, qui consistent en la réalisation de préalables incontournables si l’on veut réussir un rapatriement effectif des Rwandais réfugiés en RD Congo. Mais rien n’indique que Kigali soit réellement disposé à accueillir des compatriotes chez lui. Ce n’est pas un hasard si le pouvoir kagaméen taxe sans nuances tous les hutu qui ont fui son pays depuis le génocide de triste mémoire de… génocidaire. Même si parmi eux se trouvent des jeunes nés après les tueries qui ont endeuillé le pays des mille collines en 1996. Ce n’est pas non plus un fait du hasard si des hutus qui ont volontairement regagné le Rwanda, ont-été recyclés et renvoyés combattre en RD Congo, selon le désormais célèbre rapport d’experts onusiens sur les violations de l’embargo sur les exportations des armes à destination de l’Est rd congolais. Les dernières révélations d’étudiants rwandais, qui ont demandé et obtenu l’asile politique en Ouganda pour échapper au harcèlement des autorités rwandaises les obligeant à intégrer les rangs du M23, mettent à nu la politique de Kigali en matière de démographie exporter le plus d’âmes vivantes possibles en RD Congo, pour qu’ils y trouvent la mort ou y demeurent, s’ils survivent.

    Le trop plein de population du Rwanda constitue assurément un des motifs déterminant des visées expansionnistes de Kagame sur la RD Congo. Chez son riche voisin, le Chef de l’Etat rwandais convoite tout richesses naturelles, mais aussi et surtout, espaces géographiques à conquérir définitivement. Au Rwanda, tout le monde est à l’étroit depuis des siècles. Les statistiques les plus récentes renseignent que le voisins de la RD Congo se confinent à 416 personnes au Km2 (1.556 personnes au km2 Kigali !), selon John Rwangomba, le ministre rwandais des Finances et de la planification, qui dévoilait les résultats d’un recensement effectué en 2012. Pour un pays dont la superficie totale est de quelques pauvres 28.000 km2 (moins que la Belgique !), le Rwanda compte un peu plus de 10.000.000 d’habitants. La tendance à l’accroissement de la population est plutôt à la hausse, la moyenne familiale au pays de Kagame oscillant autour de 4 enfants/couple. Une croissance démographique terrifiante, selon l‘expression d’un député du parti unique au pouvoir à Kigali, François Byabarumwanzi, qui reconnaît que « quand nous construisons des écoles, des centres de soins ou des hôpitaux, leur capacité est très rapidement dépassé»!

    Le problème démographique rwandais, que Kagame tente de régler par les armes, date de la nuit des temps. Un ouvrage du sociologue français Gaston Bouthoul (1896-1980), en faisait déjà état en 1958 ! Le père de la discipline scientifique qui traite de la sociologie des guerres, la polémologie, citait en effet la partie rwandaise de la région des Grands Lacs parmi les sources potentielles de conflits armés dans le monde. En raison de sa densité. 40 ans après, les prédictions du scientifique français se sont réalisées.

    E. MUKUNA (Direct.CD)

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  • L’Afrique du Sud se prépare à faire ses adieux à Nelson Mandela

    L’Afrique du Sud se prépare à faire ses adieux à Nelson Mandela

    Mandela-Nelson-Après l’annonce par la présidence sud-africaine d’une détérioration de l’état de santé du héros de la lutte anti-aparthied, le pays est dans l’expectative. Hospitalisé depuis 16 jours pour une infection pulmonaire, “Madiba” est dans un état critique.

    Les nouvelles de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, hospitalisé depuis seize jours pour une infection pulmonaire à l’âge de 94 ans, n’ont jamais été aussi mauvaises, la présidence sud-africaine estimant désormais “critique” l’état de santé du héros national. “L’état de l’ancien président Nelson Mandela, qui est toujours à l’hôpital à Pretoria, est devenu critique”, a-t-elle écrit.

    Le président sud-africain Jacob Zuma s’est notamment rendu à son chevet. “Je suis allé à l’hôpital hier soir (dimanche)(…) vu l’heure, il dormait déjà, nous l’avons vu, nous avons un peu discuté avec les médecins et avec sa femme Graça Machel. Je ne suis pas en mesure de vous donner d’autres détails, je ne suis pas médecin”, a-t-il déclaré lundi lors d’un point presse.

    Brisant une semaine de silence, la présidence avait dit samedi qu’il était “dans un état sérieux mais stable”, après que la chaine de télévision américaine CBS eut rapporté que son état était sans doute beaucoup plus grave que ne le laissaient entendre les rares communiqués officiels. Les dernières nouvelles données par Jacob Zuma, qui remontaient au 16 juin, faisaient état de “progrès”.

    La présidence a, en outre, répété dimanche que la panne de l’ambulance qui conduisait le héros de la lutte anti-apartheid à l’hôpital, aux premières heures du 8 juin, le laissant pendant quarante minutes au bord de l’autoroute, n’avait pas aggravé son état.

    Les Sud-africains dans l’attente

    Face à ces nouvelles inquiétantes, une foule d’anonymes ne cessent de se regrouper devant le Mediclinic Heart Hospital de Pretoria où est hospitalisé Nelson Mandela depuis le 8 juin. La plupart de ces sud-africains veulent encore croire en une possible guérison.

    “Mon souhait le plus cher était qu’il se rétablisse pour que les prochaines générations puissent voir cet homme qui s’est battu pour nous”, a déclaré à l’AFP Phathani Mbatha. “Cela me fait de la peine mais je réalise que c’est le moment. Tout le monde tombe malade en cette saison (l’hiver austral, ndlr) mais Mandela est notre héros et ça fait de la peine de le voir si malade. Il est notre père et nous serons heureux qu’il reste avec nous pour au moins encore 100 ans et davantage”, a ajouté Patson Moyo, un autre Sud-Africain.

    Les messages de soutien affluent également du monde entier. La Maison Blanche a adressé dimanche soir ses “pensées et prières” vers l’Afrique du Sud. Le président américain Barack Obama est d’ailleurs attendu vendredi soir dans le pays dans le cadre d’une tournée africaine.

    (France 24)

  • RDC : hausse de l’insécurité au Kivu et Katanga

    RDC : hausse de l’insécurité au Kivu et Katanga

    Mai Mai-Au vu de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans la province du Nord-Kivu, la représentante du CICR à Kinshasa, Annick Bouvier, lance un appel aux groupes armés, entre autres les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) et les miliciens Maï-Maï, : « Epargnez les populations civiles ! ». La province du Katanga (sud de la RDC) est également menacée.

    « Epargnez les populations civiles ! ». C’est le message de la représentante du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Kinshasa, Annick Bouvier, lancé aux groupes armés, entre autres les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) et les miliciens Maï-Maï, qui sévissent actuellement dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans la province du Nord-Kivu, ainsi que dans la province du Katanga, dans le sud de la RDC.

    Et pour cause, « le sort de milliers de familles dans les provinces touchées par les conflits armés demeure tributaire du comportement des forces et groupes armés en présence », indique RFI.

    Depuis mai 2012, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affrontent les mutins du Mouvement du 23 mars au Nord-Kivu. Un conflit qui a provoqué le déplacement de plus de 500 000 personnes. Le bilan meurtrier n’est pas encore établi.

    Quant aux miliciens Maï-Maï, ils ne cessent les offensives aussi bien dans le Nord-Kivu que dans le Katanga : « Selon des sources locales cité par Radio Okapi, ces miliciens Maï-Maï, ont pris les villages de Mbene, Kauli Lac et Muramba, à environ 110 km au sud est de la ville de Butembo, sans aucun combat. Les miliciens imposent leur loi et des taxes aux villageois. Ils auraient également pris le contrôle de la position des gardes-parc de l’Institut congolais de conservation de la nature de Muramba », signale 45enord.ca.

    Déploiement de la brigade de l’ONU

    Le déploiement de la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a débuté. Les contingents tanzanien et sud-africain sont déjà arrivés à Goma. D’après le porte-parole militaire de la brigade d’intervention de la Monusco, Abdoulaye Diaye, « 75% des effectifs devant composer la brigade sont déjà arrivés » dans la capitale du Nord-Kivu, rapporte Radio Okapi.

    Cette nouvelle force de combat sera chargée de « mener des opérations offensives ciblées » contre les rebelles qui sévissent à l’Est de la RDC, notamment le M23 et les miliciens Maï-Maï.

    Au total, les forces onusiennes doivent atteindre le nombre de 3 000 soldats d’ici la fin de l’été.

    PAR SÉBASTIEN BADIBANGA

    – See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-hausse-de-linsecurite-au-kivu-et-katanga#sthash.49WEe8RF.dpuf

  • RDC : retour sur une indépendance

    RDC : retour sur une indépendance

    Indépendance cha cha-Le 30 juin 1960, le Congo accédait à l’indépendance. Avec Patrice Lumumba à la primature et Joseph Kasa-Vubu à la présidence, le jeune pays célébrait alors une grande étape de son histoire. Grâce à notre rétrospective, replongez-vous, en musique, dans cet événement gravé à jamais dans nos mémoires.

    Le 30 juin 1960 fut, pour tout un peuple, une véritable naissance. Après avoir été la propriété privée du roi de Belgique puis la colonie lointaine de ce petit pays d’Europe, le gigantesque Congo prenait enfin son envol. Célébré par une liesse sans précédent dans la capitale, l’événement politique a marqué les esprits, mais aussi la culture congolaise. Pour célébrer ce 53e anniversaire (le 30 juin), la rédaction de Jeune Afrique vous propose une sélection d’articles et de documents consacrés à l’indépendance du Congo, le tout ambiancé par une playlist spécialement conçue pour l’occasion.

    (Jeune Afrique)

  • Démarrage du tour cycliste du pays – Les Congolais sont partis avec 10 minutes de retard

    Démarrage du tour cycliste du pays – Les Congolais sont partis avec 10 minutes de retard

    cyclistes-Les coureurs congolais sont partis avec plus de dix minutes de retard lors de la première étape du Tour du Congo de cyclisme qui a démarré le mercredi 19 juin.

    Ce retard a été occasionné par un malentendu lié au sujet du départ symbolique de la course qui devait être donné au Pont Maréchal alors que le départ effectif devait être donné sur le pont Mpozo, 2 km plus loin.

    Respectant le programme officiel, les Congolais se sont arrêtés au pont Mpozo, attendant le départ officiel. Les autres coureurs ont poursuivi la course. Après près de dix minutes d’attente, les cyclistes congolais se sont enfin lancés, constatant que le coup d’envoi n’était toujours pas donné.

    En plus de ce retard, les Congolais ont connu divers problèmes logistiques notamment des crevaisons.

    La course a finalement été remportée par le coureur rwandais Emmanuel Rudahunga. Le premier Congolais qui a franchi la ligne d’arrivée, Matondo Mimbole, est arrivé à la 7e place.

    Un incident sans grande gravité a été observé lors de cette première étape: un coureur togolais a percuté un chien qui traversait la chaussée pendant le passage du peloton. Ni le chien ni le cycliste n’ont été blessés.

  • Ghana: les Chinois chassés des mines d’or

    Ghana: les Chinois chassés des mines d’or

    Mine 1– Quand il a vu arriver des camions de la police et de l’armée sur le terrain boueux où il était affairé à chercher de l’or, Emmanuel Quainn a pris la fuite. Mais ce n’est pas lui qu’on cherchait. Ce sont les mineurs chinois qui sont dans le collimateur des autorités ghanéennes. 

    Installés à Dunkwa-on-Offin, ville du centre du pays, depuis un an, ils s’étaient eux aussi mis en quête d’or. Un secteur lucratif, mais illégal.

    “La plupart des Chinois sont partis très loin d’ici”, raconte M. Quainn, ex-installateur d’antennes paraboliques reconverti en chercheur d’or.

    Le mois dernier, le gouvernement ghanéen a envoyé des unités spéciales composées de soldats, de policiers et d’agents de l’immigration dans les régions riches en or afin d’en chasser les étrangers arrivés en masse ces dernières années.

    Après une série de raids, 218 Chinois, 57 ressortissants de pays africains ainsi que quelques Russes ont été rapatriés.

    Plus de 200 Chinois sont aussi rentrés chez eux volontairement dans le cadre d’un accord avec l’ambassade de Chine.

    Ces opérations ont mis la Chine dans une situation délicate, au moment où le pays investit massivement sur le continent africain, en quête de nouveaux marchés, de pétrole et de ressources naturelles. 

    Au Ghana, de nombreux projets d’infrastructures ont été confiés à des entreprises chinoises, et la Chine prévoit d’octroyer un prêt de trois milliards de dollars au tout nouveau producteur de pétrole.

     

    Si cette nation ouest-africaine, en plein boom économique, veut attirer des capitaux chinois, elle souhaite aussi préserver ses richesses naturelles et éviter qu’elles ne soient pillées par des étrangers.

    “On ne vise aucune nationalité en particulier”, assure Francis Palmdeti, porte-parole des services d’immigration ghanéens.

    “Le but est de s’assurer que la dégradation qui est en cours, autant pour l’environnement que pour les cours d’eau, soit stoppée”.

    Dans ce pays de 25 millions d’habitants appelé la Côte d’Or du temps des colons britanniques, le Ghana est le second producteur d’or d’Afrique et le précieux métal reste un des piliers de l’économie, avec le cacao et le pétrole.

    La loi ghanéenne permet aux citoyens d’exploiter des mines à petite échelle, sur des terrains n’excédant par dix hectares, mais les étrangers n’y sont pas autorisés et sont considérés comme des mineurs illégaux, ou “galamsey”.

    Dunkwa-on-Offin a connu beaucoup de changements ces dernières annéees, selon Peter Kofi Owusu-Ashia, un responsable local.

    Les Ghanéens ont progressivement abandonné leurs outils manuels pour des excavateurs importés par les hommes d’affaires chinois, raconte-t-il. 

    Ce qui fut, un temps, de l’orpaillage artisanal, est devenu bien plus dommageable pour l’environnement.

    La plupart des immigrés chinois proviennent du comté de Shanglin, dans la province du Guangxi, dans le sud de la Chine, où l’orpaillage fait également partie de la tradition.

    A partir de 2009, à Shanglin, le bruit s’est répandu qu’il y avait de l’argent à faire au Ghana, raconte Yang Jiao, étudiant en doctorat à l’unversité de Floride, spécialiste des investissements chinois au Ghana.

    Souvent, les Chinois travaillaient de mèche avec des locaux afin de faciliter leur entrée dans le pays et l’accès aux terres, explique M. Jiao.

    “Tous les intermédiaires, l’élite locale, les chefs locaux ont eux aussi trouvé leur intérêt dans l’orpaillage illégal”, dit-il.

    Isaac Abraham, porte-parole de la commission ghanéenne des minéraux, estime qu’environ 1.000 licences ont été délivrées pour de petites mines mais il y a aussi beaucoup d’orpailleurs indépendants non enregistrés.

    Avec une campagne criblée de trous creusés par les mineurs et des rivières de plus en plus troubles, le président John Dramani Mahama, fraîchement élu, s’est retrouvé sous pression.

    Début juin, des soldats ont effectué une descente au Takyiwa Memorial Paradise Hotel, un des lieux fréquentés par les Chinois de Dunkwa-on-Offin.

    Liu Long Fei, qui travaille dans le restaurant de l’hôtel, a été réveillé dans la nuit par les forces de l’ordre pointant armes et lampes torches sur les lits.

    “Ils nous ont dit +levez-vous, levez-vous+ de façon très brutale”, relate-t-il.

     

    Selon Liu, l’hôtel a été vidé et tous ceux qui semblaient chinois ont été mis dans des bus et envoyés au siège de l’immigration, à Accra, même s’ils étaient détenteurs de visas ou permis de travail. 

    Tous ont été jetés dans des cellules bondées, leurs téléphones et leur argent confisqués. Lui-même a passé plus d’une semaine en détention.

    “Nous n’avons brutalisé personne”, affirme de son côté M. Palmdeti, à l’immigration.

    Depuis, les mineurs chinois ont presque tous quitté Dunkwa-on-Offin. Mais il y ont laissé leurs excavateurs et leur savoir-faire. 

    Maintenant qu’ils sont partis, “on va continuer”, assure M. Quainn. “Nous avons appris leurs techniques, ça va être plus facile pour nous”.

    (AFP)