– Des combats entre la rébellion du M23 et l’armée se poursuivaient mardi près de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, à la veille de la visite du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, mercredi à Kinshasa, première étape d’une tournée dans la région des Grands lacs. (more…) |
Author: Don Kayembe
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RDC: poursuite des combats dans le Nord Kivu avant l’arrivée de Ban Ki-moon
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IIe guerre mondiale : le sang des Africains (1ère partie)
-Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l’histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l’université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Dans cette série en trois volets, il revient sur la participation des Africains aux combats de la seconde guerre mondiale. Première partie, de 1935 à 1940 : les campagnes d’Éthiopie, d’Espagne, de Libye et de France.Du 3 septembre 1939 au 2 septembre 1945, la planète s’affronte dans un titanesque combat entre pays, entre continents, entre idéologies. Le 8 mai 1945 ne constitue qu’une étape vers la fin du conflit, avec la capitulation de l’Allemagne et des irréductibles de toutes nationalités qui se battent toujours au profit du régime nazi. Il faudra encore attendre l’usage des armes atomiques sur les villes nippones d’Hiroshima et de Nagasaki pour accélérer la reddition du Japon, le 2 septembre 1945. Reste qu’il s’agit d’une étape cruciale car c’est l’Allemagne qui déclenche cette tornade de feu, d’acier et de sang qui va ravager le monde durant six interminables années.
Tornade dont les nuages commencent d’ailleurs à s’amonceler bien avant : de l’élection d’Adolph Hitler en 1933, en Allemagne aux coups de forces et guerres qui surviennent comme les premières gouttes d’eau de la tempête : annexion de l’Autriche, du territoire des Sudètes, mais aussi, guerre d’Espagne en 1936, guerre sino-japonaise en 1937, guerre soviéto-japonaise en 1939… Ce maelström et ses prémices n’épargneront pas l’Afrique : de l’invasion de l’empire éthiopien en 1935 aux jungles de Birmanie en 1945, le sang des Africains rougira la poussière et la boue, dans un camp ou dans l’autre. Aujourd’hui, il a été bu par la terre, en dépit de quelques ouvrages, de quelques articles, de quelques documentaires, qui se sont estompés dans nos mémoires. De 1935 à 1945, des soldats du continent africains se sont battus, parfois médiocrement mais souvent vaillamment, et sont morts pour ce en quoi ils croyaient, ou par contrainte, voire encore par opportunisme…
Éthiopie, Espagne, les prémices de la guerre
À la tête du gouvernement italien depuis 1922, Benito Mussolini a pour ambition de restaurer la grandeur passée de l’Italie, de lui redonner un empire digne de son passé grâce à des conquêtes coloniales. Une des rares nations africaines à ne pas être sous le contrôle d’un État européen, l’Éthiopie constitue donc une proie toute désignée pour le Duce. Le 03 octobre 1935, les Italiens et leurs troupes auxiliaires érythréennes, somalies et libyennes envahissent le pays que dirige le négus – l’empereur – Hailé Sélassié. Ce dernier a bien entrepris de réformer l’outil militaire éthiopien, mais cet effort fragilise justement l’armée, en pleine transition entre féodalisme et modernisme.
Sur les quelques 500 000 hommes que compte plus ou moins la troupe (jusqu’à 800 000, voire un million selon les sources), il n’y a qu’environ 100 000 véritables combattants, disposant de 50 à 60 000 fusils modernes, 125 mitrailleuses et une aviation anecdotique (11 aéroplanes dépassés)… À l’exception des 5 000 hommes (jusqu’à 15 000 selon les sources) de la Garde impériale entraînés « à l’européenne », le reste s’en remet à des tactiques rudimentaires, suicidaires face à la puissance de feu italienne.
À l’issue de la reconquête, cinq ans plus tard, les pertes éthiopiennes seront estimées entre 300 000 et un million de morts, avec l’estimation médiane de 600 000 tués.
Les instructeurs suisses, belges, suédois, turcs et la formation de quelques officiers éthiopiens à la prestigieuse école militaire française de Saint-Cyr ne changent rien : les chefs éthiopiens répugnent à l’usage des fortifications de campagne, à la guérilla, ne connaissent rien aux règles de sécurité dans leurs communications, à la guerre moderne… Ils sont écrasés sous le déluge de balles des mitrailleuses, sous l’avalanche de bombes, 15 à 50 000 meurent dans d’atroces souffrances, victimes des obus et des bombes chimiques utilisés lors d’au moins dix-sept batailles.
Pourtant, Ils apprennent à combattre les tankettes de leur adversaire, mal conçues, leurs canons automatiques Oerlikon de 20 mm abattent de nombreux italiens. Le négus lui même combat en première ligne. Mais le 05 mai 1936, les fascistes sont à Adis Abeba. Officiellement, l’Éthiopie est italienne. Officieusement, la guérilla prend de l’ampleur et, dans les faits, les Italiens ne contrôlent que les grandes villes et localités. À l’issue de la reconquête, cinq ans plus tard, les pertes éthiopiennes seront estimées entre 300 000 et un million de morts, avec l’estimation médiane de 600 000 tués.
Deux mois plus tard, le 17 juillet 1936, éclate la guerre d’Espagne. Ceux qui s’opposent au gouvernement républicain sur le continent européen sont rejoints à partir du 05 août par des unités de l’armée espagnole, stationnées au Maroc, que commande le général Franco. Via un pont aérien et par mer, elles renforcent ainsi les nationalistes aussi bien avec des éléments de la Légion espagnole qu’avec dix tabors (demi-bataillons) de Regulares, d’origine berbère. Pour remplacer ces troupes dans leur garnison, le gouverneur marocain met à la disposition de Franco sa gendarmerie, la Mehalla. Plus de 60 000 Regulares prendront part à la guerre civile dans la péninsule ibérique, où ils gagneront un statut de troupes de choc.
Revenons en Libye avec les Italiens : ceux-ci créent ce qui est de toute évidence la première unité aéroportée africaine, avec le Bataillon Parachutiste d’Entraînement « Infanterie de l’Air », le 22 mars 1938, suivi de la création d’un second bataillon en avril 1939, ce qui permet l’organisation d’un régiment, rapidement dissout. Il n’aligne que 50 officiers italiens et 300 « fantassins de l’air » libyens. Ils disparaissent dans la tourmente de la guerre du désert, un an plus tard.
La campagne de France
Son vaste empire colonial donne à la France des ressources matérielles considérables ainsi qu’un atout démographique qui lui permet de compenser une population allemande plus nombreuse que celle de la métropole au début du 20e siècle, d’atténuer la saignée subie lors des terribles batailles de 1914-1918. De fait, lorsque l’invasion de la Pologne par l’Allemagne hitlérienne amène les Alliés à entrer en guerre, la France mobilise aussitôt dans toutes ses colonies et protectorats. En Afrique Orientale Française (AOF) – qui comprend la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan Français (Mali actuel), la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Niger, la Haute Volta (Burkina Faso actuel) et le Dahomey (Bénin actuel) – et en Afrique Equatoriale Française (AEF) – les possessions françaises au-delà du fleuve Congo jusqu’au Sahara -, elle rassemble ainsi 100 000 hommes.
Pour une bonne compréhension de ce qu’est la « force africaine » française, il convient de préciser quelques termes : l’Armée d’Afrique comprend l’ensemble des unités du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), tandis que la dénomination de « tirailleurs sénégalais » fait en réalité référence à l’ensemble des soldats noirs d’AOF et d’AEF, ainsi qu’à ceux de Madagascar. Les « tirailleurs sénégalais » appartiennent aux troupes coloniales, et non à l’Armée d’Afrique, entité bien distincte. En mars 1940, les soldats de l’Armée d’Afrique déployés en France sont au nombre de 340 000 hommes, auxquels s’ajoutent 93 000 Français d’Afrique du Nord, tandis que les Africains des troupes coloniales sont au nombre de 79 000 (dont 10 500 Malgaches).
Le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque à l’Ouest. Contrairement à une idée reçue encore bien prégnante aujourd’hui, l’armée française se bat bien, et parfois très bien, mettant en difficulté les Allemands, comme à Stonne, ou encore, sur la Somme. Soldats de l’Armée d’Afrique et tirailleurs sénégalais participent à ces affrontements ; ils y font preuve d’une grande bravoure, dans des conditions difficiles, face à un adversaire qui a « une guerre d’avance ». Alors que tout le dispositif français s’effondre, les unités luttent sans grande concertation les unes avec les autres : les voies de communication sont attaquées par les Stuka, les cartes et les radios manquent, les régiments et les bataillons sont débordés par les éléments motorisés ennemis, attaqués par l’infanterie qui suit. Dans ce chaos, s’illustrent les trois brigades de spahis algériens et marocains dès le début de l’offensive : la 3e Brigade perd 600 hommes en quelques heures, à La Horgne, dans les Ardennes face aux chars de la 1ère Panzerdivision. À Gembloux, les éléments de la 1ère Division Marocaine (1ère DIM) contribuent à arrêter les chars allemands, sur la Dyle, la 2e Division d’Infanterie Nord Africaine (2e DINA) avec ses zouaves et ses tirailleurs algériens stoppe l’avance allemande sur la gauche de la 1ère DIM.
Fait prisonnier, capitaine Charles N’tchoré, originaire du Gabon, vétéran de 1914-1918, revendique d’être traité comme l’officier qu’il est : un soldat de la Wehrmacht l’abat.
Tant bien que mal, les autorités militaires françaises tentent de reconstituer une ligne de front sur la Somme après la percée allemande de Sedan. Une fois encore, l’Armée d’Afrique est de la partie, avec les troupes coloniales : malgré la pression allemande, les 4e, 5e et 7e Division Coloniales (4e, 5e et 7e DIC) se déploient alors que l’aviation française fait de son mieux pour appuyer les unités au sol, en donnant la chasse aux appareils de Luftwaffe, en bombardant les concentrations adverses. Le 24 mai, la 7e DIC se lance à l’assaut en direction d’Amiens. Si la ville n’est pas reprise, les tirailleurs contraignent les Allemands à reculer. Et s’ils subissent de lourdes pertes, les Allemands ne sont pas épargnés. Le 22e Régiment d’Infanterie Coloniale (22e RIC) est attaché à la 4e Division Cuirassée de Réserve (4e DCR), division blindée que commande de Gaulle, nommé général depuis peu, et participe au début de victoire lors de la bataille d’Abbeville…
Cette bravoure, les coloniaux la paient cher : préfigurant ce que seront les assassinats de prisonniers soviétiques sur le front est, les Allemands n’hésitent pas, à de nombreuses reprises, à exécuter les « tirailleurs sénégalais » qui se sont rendus, ainsi que les officiers français qui s’interposent. Le capitaine Charles N’tchoré, originaire du Gabon, vétéran de 1914-1918, se bat au sein du 53e RICMS sur la Somme. Fait prisonnier, il revendique d’être traité comme l’officier qu’il est : un soldat de la Wehrmacht l’abat. Le même jour, son fils, qui appartient au 22e RIC est lui aussi tué sur la Somme. Dans les environs de Lyon, environ 150 tirailleurs sénégalais sont exécutés.
Les auteurs de ces crimes sont à la fois formatés par une propagande née de la présence de Sénégalais parmi les troupes d’occupation de la Rhénanie, ainsi que par l’idéologie raciste nazie. En outre, les Allemands sont furieux que des « nègres » parviennent à les arrêter, mais aussi, à leur infliger des pertes sensibles. Selon les sources et les historiens de 1 500 à 5 000 tirailleurs sénégalais ont ainsi été assassinés (3 000 étant le cas de figure le plus probable, nombre avancé par l’historien américain Scheck)… Quant aux pertes totales, sur environ 100 000 militaires tués lors de la campagne de France, 5 400 Marocains et Tunisiens, 2 600 Algériens ont perdu la vie, ainsi que 2 700 Pieds-noirs et au moins 17 500 « coloniaux »…
Avec Jeuneafrique -

Algerie:Révélations sur la santé de Bouteflika : un patron de presse mis en cause par Alger
-Le parquet d’Alger a ordonné dimanche l’ouverture d’une information judiciaire contre Hichem Aboud, directeur de publication de deux quotidiens, qui ont annoncé dans un dossier la détérioration de la santé du président Abdelaziz Bouteflika. Les deux journaux ont été censurés samedi par les autorités.Les autorités algériennes sont en rogne contre Hichem Aboud ! Le parquet d’Alger a ordonné dimanche l’ouverture d’une enquête à l’encontre du patron de presse pour « atteinte à la sureté de l’Etat ». On l’accuse d’avoir autorisé ses deux quotidiens : Mon Journal (francophone) et Djaridati (arabaphone) à annoncer la « détérioration de la santé » du président Abdelaziz Bouteflika, qui avait été hospitalisé à Paris, après un AVC.
Selon le parquet, Hicham Adoub a tenu des « propos infondés » selon lesquels M. Bouteflika, hospitalisé le 27 avril à Paris, serait rentré mercredi à l’aube à Alger dans « un état comateux ». Les poursuites ont lieu « suite aux propos tendancieux tenus sur certaines chaînes d’information étrangères, dont France 24, par le dénommé Aboud Hichem, sur l’état de santé du président de la République (…), et compte tenu de l’impact négatif direct de ces rumeurs sur l’opinion publique nationale et internationale », poursuit le parquet.
Des informations livrées par les proches de la présidence
Les deux journaux d’Hicham Adoub, qui avaient publié, en Une, un dossier de deux pages sur la santé d’Abdelaziz Bouteflika, ont été immédiatement censurés. Les deux publications ont en effet été bloquées samedi soir à l’imprimerie. Ce jour-là, elles ont envoyé la version finale de leur publication vers 17 heures.
Proche des services secrets algériens, Hicham Adoub, qui s’est confié à l’AFP, a assuré détenir ses informations de « sources médicales françaises et des proches de la présidence algérienne ». Selon lui, « le ministère de la Communication nous a demandé de supprimer les deux pages de l’édition de dimanche consacrées à l’état de santé du président Bouteflika », mais « nous avons refusé l’autocensure », expliquant qu’il était « techniquement impossible » de supprimer deux des 24 pages de ces éditions.
Multiplication des tracas de santé
Si ces informations sur l’état de santé du président « étaient non fondées, le mieux pour les autorités aurait été de publier un communiqué du médecin personnel du président pour démentir ces informations ou, mieux encore, de diffuser des images de M. Bouteflika », estime-t-il.
Cette nouvelle affaire pose une fois de plus la question de la liberté de la presse en Algérie. Mais aussi celle de la sucession du président Abdelaziz Bouteflika. Pourra-t-il briguer un quatrième mandat ? D’autant que ce n’est pas la première fois que le dirigeant algérien a des tracas de santé. Après l’ulcère hémorragique qui l’avait contraint à prolonger son séjour à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, en 2005, son état de santé devient à nouveau matière à spéculation en Algérie.
Qu’il soit au coma, comme le révèle Hicham Adoub, ou non, une chose est sûre, son état de santé est surveillé comme de l’huile sur le feu par le pouvoir. Chacun des futurs présidentiables guette les moindres frémissements de son rétablissement ou de la détérioration de sa santé pour préparer les cartes à jouer lors de la prochaine présidentielle.
Par AFRIK
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RDC : Carteron en passe de devenir le nouvel entraîneur du TP Mazembe ?
-Patrice Carteron, le sélectionneur du Mali, est depuis quelques jours à Lubumbashi. Pas forcément un hasard, quand on sait que Moïse Katumbi, le président du TP Mazembe, est à la recherche d’un entraîneur.Le site officiel du TP Mazembe a le sens de l’anticipation. Dimanche après-midi, Moïse Katumbi n’est pas arrivé seul au stade de Kamalando, avant le match de la Coupe de la CAF entre les Corveaux et les Mozambicains de Liga Muçulmana (4-0). Il était accompagné de Patrice Carteron (42 ans), sélectionneur du Mali depuis juillet dernier. Et le site du club congolais n’a pas vraiment donné dans la langue de bois, en affirmant que le Français « semble être le candidat numéro 1 à la succession de Lamine N’Diaye », puisque le technicien sénégalais est devenu directeur technique après l’élimination en Ligue des Champions le 7 mai dernier face aux Sud-africains d’Orlando Pirates (1-3, 1-0).
Le président de la Fédération malienne “surpris”
Moïse Katumbi, qui avait nommé après cet échec un collège d’entraîneur (Mihayo-Fall-Mulot-Mwakasu) s’active pour trouver un successeur à N’Diaye. « Je suis sous contrat avec le Mali (NDLR : jusqu’en 2014). J’effectue juste une visite amicale. Ce que je peux dire, c’est que Mazembe a de très belles installations », a expliqué Carteron à Jeune Afrique, lors d’un échange de SMS. Une situation qui a interpellé Hammadoun Kola Cissé, le président de la Fédération du Mali. « Je n’étais pas au courant de cette visite, j’ai eu l’information, comme vous, par Internet… Je suis surpris, pas énervé. Patrice Carteron est peut-être allé superviser les joueurs maliens qui évoluent au TP Mazembe (B. Diarra, C. Traoré, A. Bagayoko et O. Cissé) », a répondu le dirigeant malien, sans grande conviction. « Je vais l’appeler pour avoir quelques explications. Il est sous contrat. Il n’est pas question qu’il parte. » À moins que la puissance financière de Moïse Katumbi ne finisse par l’emporter.
Cette rumeur tombe plutôt mal pour le Mali, qui doit disputer le 28 mai prochain un match amical face à une sélection de Bretagne, afin de préparer les matches du mois de juin à Bamako contre le Rwanda (le 9) et le Bénin (le 16), en qualifications pour la Coupe du Monde 2014. Car les Aigles, qui comptent le même nombre de points (6) que l’Algérie, leader du groupe H grâce à sa meilleure différence de buts, sont toujours en course pour aller au Brésil dans un an.
Par Jeuneafrique
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Fally Ipupa : “Les dirigeants de RDC doivent ramener la paix une bonne fois pour toutes”
-Depuis qu’il a entamé sa carrière solo en 2006, l’artiste congolais Fally Ipupa n’a cessé de surprendre ses fans. Quelques semaines seulement après la sortie de son troisième album “Power”, l’ancien musicien de Quartier latin de Koffi Olomidé a été élu, le 14 mai, “meilleur artiste africain” aux Trace Urban Music Awards 2013. Un sacre pour celui qui profite désormais de sa notoriété pour militer, à sa manière, pour le retour de la paix dans son pays, la RDC. Interview.C’est un « homme heureux » que nous retrouvons, le 15 mai au soir, dans le hall d’un hôtel parisien. Il est entouré de ses compatriotes venus le féliciter pour son triomphe de la veille dans la salle Le Trianon, au pied de la butte Montmartre, 18e arrondissement dans la capitale française. À 35 ans, Fally Ipupa a été sacré « meilleur artiste africain » des Trace Urban Music Awards 2013.
Une récompense qui coïncide avec la sortie, quelques semaines plus tôt, de son troisième album, Power, « une des meilleures productions de la planète musicale afro », souligne Claudy Siar dans son émission Couleurs tropicales sur RFI. Mais au delà de la qualité artistique de l’œuvre, le « DiCaprio » congolais (l’un de nombreux sobriquets de Fally Ipupa), transfuge de l’orchestre Quartier Latin de Koffi Olomidé, consacre surtout une chanson de son dernier opus à la situation sécuritaire dans le Kivu. Une première pour cette étoile de la musique congolaise.
Mais il ne s’arrête pas là. Le chanteur organise également un « match de charité », le 15 juin, à Kinshasa, avec les stars du football et du show-biz africain. Objectif : récolter les fonds pour secourir les habitants dans la partie est de la RDC. Comment interpréter cet élan d’engagement de celui qui se fait désormais appelé « Hustler », nommé ambassadeur de bonne volonté du Pnud depuis 2006 ? Quatre questions à Fally Ipupa.
Jeune Afrique : Au Trace Urban Music Awards 2013, vous avez dédié votre trophée de « meilleur artiste africain » à la population congolaise et, particulièrement, à celle de Goma au Nord-Kivu. Quel message voudriez-vous faire passer par ce geste ?
À qui adressez-vous la chanson « Stop à la guerre » ? Est-ce aux groupes armés qui pullulent dans l’est de la RDC ? Au gouvernement de Kinshasa ? Ou est-ce plutôt un appel pour le dialogue entre les différents protagonistes du conflit ?
C’est un message adressé aux dirigeants et aux dirigés. À mon sens, la population congolaise ne peut plus continuer à subir cette situation. Moi, je me place donc du côté de ces hommes et femmes du Kivu qui souffrent depuis des années par ces conflits armés interminables. C’est pourquoi, à travers la chanson « Stop à la guerre », j’ai voulu lancer un message fort aux dirigeants pour qu’ils ramènent la paix une bonne fois pour toutes dans l’est de la RDC.
C’est dans le même esprit que vous invitez, le 15 juin, à Kinshasa vos amis, chanteurs, footballeurs et autres, notamment Didier Drogba, Emmanuel Adebayor, Yaya Touré, pour un « match de charité » ?
Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que toutes les actions que vous engagez maintenant en faveur de la population du Kivu sont dues aux pressions des “combattants“, ces groupes de Congolais de la diaspora qui empêchent depuis quelques temps les productions des artistes musiciens de la RDC en Europe, vous accusant d’être un “collabo” du pouvoir à Kinshasa ?
Si tel est le cas, on peut considérer aujourd’hui que le message est passé. Ils [les combattants, NDLR] doivent donc, de leur côté, arrêter de nous empêcher de monter sur scène en Europe. Mais, moi, en tant qu’ambassadeur de bonne volonté du Pnud, j’ai déjà fait plusieurs autres actions dans le passé, notamment une chanson pour les femmes atteintes par le VIH, une autre avec Passi et Jacob Desvarieux pour le désarmément. Avec nos frères « combattants », j’espère qu’on parviendra à vite régler ce différend.
Par Jeuneafrique -

RDC: la construction d’Inga 3 pourrait débuter en octobre 2015
-Bailleurs, ministres et constructeurs étaient réunis à Paris pour avancer sur le chantier de la plus grande centrale hydroélectrique du monde. La construction d’Inga 3 pourrait débuter en octobre 2015.Semaine après semaine, le projet de barrage hydroélectrique d’Inga 3 renaît de ses cendres. La réunion à Paris, les 17 et 18 mai, des principales parties-prenantes à ce chantier n’a pas débouché sur des annonces majeures mais a permis de fixer une date pour le début des travaux : octobre 2015. La réunion était placée sous l’égide de Bruno Kapandji Kalala, ministre des Ressources hydrauliques et Électricité de la RD Congo, qui s’est réjoui que les échanges parisiens aient « permis de lever des options pour que puisse démarrer activement le développement d’Inga 3 Basse Chute. »
Des représentants de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque mondiale, de l’Agence française de développement (AFD) étaient présents ansi que des dirigeants des trois groupements candidats pour le développement du projet : les chinois Sinohydro et Three Gorges Corporation, exploitants du barrage chinois des Trois Gorges, actuellement le plus important au monde ; les espagnols Actividades de Construccion y Servicios (ACS), Eurofinsa et AEE ; et les coréo-canadiens Daewoo, Posco et SNC-Lavalin.
Problématique de financement
Première phase de Grand Inga, Inga 3 Basse Chute fournira 4 800 MW. L’abandon, en février 2012, par BHP Billiton de son projet de raffinerie d’aluminium, qui devait être le principal client et partenaire financier d’Inga 3, avait impacté la faisabilité de l’ensemble. L’engagement de l’Afrique du Sud, qui prendrait 2 500 MW des 4 800 MW de la puissance de la future centrale Inga 3 Basse Chute, a relancé le projet. Un projet de traité historique avait été paraphé le 7 mars derniers entre la RD Congo et l’Afrique du Sud, à Lubumbashi. « Nous avons concrétisé notre engagement en provisionnant d’ores et déjà ce poste d’achat à notre programme budgétaire », a souligné Garrith Bezuidenhoudt, chef de cabinet au ministère de l’énergie de la République Sud-africaine, selon un communiqué de la RD Congo diffusé le 18 mai.
Le coût de construction estimé pour Inga 3 est de 8,5 milliards de dollars. Le besoin de financement total incluant l’inflation et les frais financiers est d’environ 12 milliards. « La problématique de financement est une donnée majeure du processus de sélection. Ce sont les solutions de financement en partenariat public-privé qui vont être déterminantes pour la réalisation du projet », a expliqué Héla Cheikhrouhou, directeur du département Energie, Environnement et Changement climatique de la BAD, dans le même communiqué.
Avec Jeuneafrique -

RDC: Affrontements dans l’est de la RDC 48 heures avant la visite de Ban Ki-moon
– Des affrontements ont opposé lundi la rébellion congolaise du Mouvement du 23 mars (M23) et l’armée, qui a utilisé des hélicoptères, au nord de la ville stratégique de Goma, dans l’est de la RDC, 48 heures avant l’arrivée du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon dans la région.En début d’après-midi, les tirs n’étaient plus que “sporadiques”, a dit à l’AFP une source militaire occidentale. Les combats, menés notamment au mortier, avaient auparavant été violents, les forces congolaises perdant d’abord du terrain avant de revenir sur leurs lignes et d’avancer, a précisé cette source.
“On s’est battu toute la journée et on est parvenu à repousser le M23. Là, nous menons des opérations de ratissage”, a affirmé dans l’après-midi à l’AFP le colonel Olivier Hamuli, porte-parole militaire des Forces armées de la RDC (FARDC) au Nord-Kivu.
De son côté, le M23 assure que la situation est à son avantage. “Les affrontements continuent. Il y a de temps à autres des attaques des FARDC que le M23 repousse”, a indiqué à l’AFP René Abandi, chargé des relations extérieures de la rébellion.
En fin de matinée, une colonne de soldats était partie à pied de la périphérie de Goma pour se diriger vers le nord, avait constaté un journaliste de l’AFP.
“Vers 10h15 (08h15 GMT), des hélicoptères ont frappé: deux ont attaqué, et un assurait la couverture. C’était pour couper la chaîne de ravitaillement du M23”, a expliqué en fin de journée le colonel Hamuli, selon lequel la tension reste “vive” sur le terrain.
Les affrontements se sont déroulés à 12 km au nord de Goma, la capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu que le M23 avait occupée une dizaine de jours fin novembre, selon un porte-parole de la rébellion, Amani Kabasha.
Le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, avait précisé à l’AFP que les heurts avec l’armée avaient commencé “à 06h00 juste”, quand les FARDC ont commencé à pilonner nos positions et appuyé des troupes au sol qui tiraient avec des armes légères”.
Le colonel Hamuli a démenti cette version: “C’est eux qui ont lancé l’offensive. C’est pour empêcher le déploiement de la brigade d’intervention et probablement saboter l’arrivée de Ban Ki-moon”, qui entame mercredi une tournée qui doit le mener de Kinshasa à Goma, Kigali et enfin Entebbe (Ouganda).
Une brigade d’intervention de l’ONU a commencé à arriver dans l’Est pour combattre les groupes armés – avec en tête le M23 qui, à plusieurs reprises, a menacé de “riposter” en cas d’attaque des 3.000 Sud-Africains, Tanzaniens et Malawites de la brigade.
Plan de défense de Goma en “alerte élevée”
Des soldats des rebelles du M23, en RDC, le 27 avril 2013
© AFP/Archives Junior D.KannahSelon un porte-parole militaire intérimaire de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), le commandant Vincent Tourny, c’est “la zone de Mutaho” qui aurait été attaquée “ce matin à partir de 04h00 par le M23” qui ciblait les “FARDC”.
Après une quinzaine de coups de feu, des tirs “nourris” ont été entendus, “les affrontements se sont étendus sur les hauteurs de Kibati”, a-t-il ajouté, précisant que “des mortiers et des lance-roquettes” auraient été utilisés lors des combats.
Aucun bilan des combats n’a été diffusé tant du côté des FARDC que du M23.
Plusieurs centaines de réfugiés se sont regroupés prés de la caserne des Nations unies à Munigi, à l’entrée de Goma. Et dans la capitale du Nord-Kivu, la nouvelle des affrontements a provoqué un afflux de clients vers les banques qui craignaient leur fermeture comme pendant l’occupation de la ville par le M23.
Suite aux affrontements, la Monusco a placé en “alerte élevée” son plan de défense de Goma, et en “alerte maximale” le plan de protection de l’aéroport. Des patrouilles aériennes sont prévues, a annoncé le commandant Tourny.
Les combats entre le M23 et l’armée ont commencé en mai 2012, quand des militaires se sont rebellés pour réclamer la pleine application de l’accord de paix du 23 mars 2009 qui a régi leur intégration dans l’armée, alors qu’ils étaient dans une précédente rébellion.
Le M23 a occupé Goma fin novembre et s’en est retiré après une dizaine de jours d’occupation contre la promesse d’un dialogue avec Kinshasa. Ce dialogue, laborieux, est en cours depuis décembre à Kampala mais le M23 a suspendu sa participation début mai – exigeant un cessez-le-feu de Kinshasa.
Bertrand Bisimwa avait motivé cette suspension par une “escalade militaire sur le front” qui pouvait laisser présager une attaque. En réponse, le colonel Hamuli avait accusé les rebelles de vouloir “créer un alibi, chercher un prétexte” pour masquer leur “volonté d’attaquer peut-être la ville de Goma”.
Par AFP
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Première grande tournée africaine d’Obama fin juin et début juillet
– Le président américain Barack Obama va effectuer du 26 juin au 3 juillet sa première grande tournée africaine depuis son arrivée au pouvoir, en se rendant au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie mais en évitant la terre natale de son père, le Kenya.“Le président insistera sur l’importance que les Etats-Unis accordent à nos liens en plein développement avec les pays d’Afrique subsaharienne”, lors de ce voyage où il sera accompagné par son épouse Michelle, a indiqué la présidence américaine dans un communiqué.
La Maison Blanche a évoqué la nécessité d’”étendre la croissance économique, l’investissement et le commerce, de renforcer les institutions démocratiques, et d’investir dans une nouvelle génération de dirigeants africains”.
Sans donner de programme précis dans l’immédiat, la présidence a affirmé que M. Obama rencontrerait lors de son voyage “de nombreux dirigeants gouvernementaux, d’entreprises et de la société civile, dont des jeunes, pour discuter de nos partenariats”.
M. Obama, né aux Etats-Unis d’une mère américaine et d’un père kényan, ne s’est jusqu’ici rendu, en tant que président, que dans un seul pays d’Afrique noire, le Ghana, pour une courte visite en juillet 2009.
Mme Obama, quant à elle, avait effectué une tournée en Afrique australe en juin 2011, lors de laquelle elle avait rencontré l’ancien président et héros nonagénaire de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela, en Afrique du Sud.
Si M. Obama s’était rendu en 2006 au Kenya, terre natale de son père et où vivent encore des membres de sa famille étendue, après son élection au Sénat de Washington, l’absence de ce pays de la tournée annoncée lundi est aussi notable que peu surprenante.
Le nouveau président du pays Uhuru Kenyatta est en effet poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI), tout comme son vice-président William Ruto, pour leur responsabilité présumée dans les terribles violences qui avaient suivi la précédente présidentielle, fin 2007.
Appui aux démocraties
Fin mars, M. Obama avait reçu son nouvel homologue sénégalais Macky Sall et trois autres dirigeants africains élus, en saluant dans leurs pays des “démocraties solides et émergentes”. Tout au long de sa présidence, il a promis que les Etats-Unis resteraient des “partenaires inconditionnels” des pays africains démocratiques.
En juin 2012, M. Obama avait en outre dévoilé sa stratégie en faveur du développement de l’Afrique, avec l’objectif de renforcer la sécurité et la démocratie dans un continent qui fait face à la menace d’Al-Qaïda et à une offensive économique chinoise.
Ce plan vise à encourager le potentiel économique “sensationnel” du continent en matière de croissance afin de tirer des millions d’Africains de la pauvreté en insistant sur quatre points: renforcer les institutions démocratiques, stimuler la croissance et les investissements, donner la priorité à la paix et la sécurité et promouvoir le développement.
L’administration a souligné les progrès qui ont été enregistrés en Afrique sous le mandat de M. Obama, par exemple en accompagnant la naissance du Soudan du Sud, ou en envoyant des forces spéciales pour aider les troupes africaines à mettre la main sur le rebelle ougandais Joseph Kony.
Dans son discours devant le parlement du Ghana en juillet 2009, Barack Obama avait proclamé que si le continent a besoin de dons et d’un soutien international, “l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains”.
Par AFP
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Nord-Kivu: les civils fuient les combats
-Des affrontements ont opposé la rébellion du M23 et l’armée congolaise lundi matin dans l’est de la RDC, au nord de la ville stratégique de Goma, dans le Nord-Kivu.Des milliers de civils ont fui à la hâte les combats, abandonnant leurs villages.
C’est la première fois que des combats ont lieu entre le M23 et les FARDC près de Goma depuis décembre dernier, quand les rebelles s’étaient retirés de la ville.
Selon un porte-parole de la Monusco, les éléments du M23 ont attaqué tôt ce matin “la zone de Mutaho” contrôlée par les Forces armées de la République Démocratique du Congo.
Selon Bertrand Bisimwa, le président politique du M23, ce sont les FARDC qui “ont commencé à pilonner nos positions”.
Les combats, menés notamment au mortier, ont été violents, les forces congolaises perdant d’abord du terrain avant de revenir sur leurs lignes et d’avancer, a précisé une source occidentale à l’AFP.
En début d’après-midi, les tirs n’étaient plus que “sporadiques”.
“On s’est battu toute la journée et on est parvenu à repousser le M23. Là, nous menons des opérations de ratissage”, a affirmé dans l’après-midi le colonel Olivier Hamuli, porte-parole militaire FARDC au Nord-Kivu.
Suite aux heurts, la Monusco a placé en “alerte élevée” son plan de défense de Goma, et en “alerte maximale” le plan de protection de l’aéroport.
Ces affrontement interviennent 48h avant l’arrivée du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon dans la région.
La tournée de Ban Ki-moon le mènera de Kinshasa à Goma, Kigali et enfin Entebbe en Ouganda.
Une brigade d’intervention de l’ONU a commencé à arriver dans l’Est pour combattre les groupes armés – avec en tête le M23 qui, à plusieurs reprises, a menacé de “riposter” en cas d’attaque des 3.000 Sud-Africains, Tanzaniens et Malawites de la brigade.
Par BBC

