Author: Don Kayembe

  • Economie:La Banque Mondiale aide les Grands Lacs

    Economie:La Banque Mondiale aide les Grands Lacs

    Ban-Jim - Kabila-La Banque Mondiale a annoncé mercredi le lancement d’un fond d’1 milliard de dollars pour aider la région de l’Afrique des Grands Lacs.

    L’annonce a été effectuée par le président de Banque Mondiale, Jim Yong Kim à l’issue d’un entretien avec le président congolais Joseph Kabila, en compagnie du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

    Cette aide, a-t-il précisé, sera destinée à l’énergie, à l’agriculture, au commerce transfrontalier, à la santé et à l’emploi.

    Elle “aidera à relancer le développement économique, à créer des emplois et à améliorer les conditions de vie des populations qui souffrent depuis bien trop longtemps”, précise la Banque Mondiale dans un communiqué.

    L’argent sera assortie d’un taux d’intérêt nul, et sera accordée par l’association internationale de développement, a précisé M. Kim.

    “Nous avons déployé ces efforts extraordinaires parce que nous estimons que cela peut contribuer à une paix durable dans la région des Grands Lacs”, a-t-il dit.

    Cette annonce, précise le communiqué, est destiné à “appuyer l’accord de paix de la région des Grands Lacs signé par 11 pays en février dernier.

    Par BBC

  • RDC:La délicate visite de Ban Ki-moon en République démocratique du Congo

    RDC:La délicate visite de Ban Ki-moon en République démocratique du Congo

    BAN-RDC-Ce mercredi 22 mai, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est en visite officielle en République démocratique du Congo. L’étape la plus délicate de sa visite se passera à Goma, dans l’est du pays, où de violents combats opposent depuis 48 heures l’armée congolaise et la rébellion du M23. M. Ban Ki-moon est accompagné par le président de
    la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, par Mary Robinson, envoyée spéciale des Nations unies dans les Grands lacs et par Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de la paix à l’ONU.

    Un grand panneau publicitaire en ville accueille le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et son compatriote coréen, président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim : « Merci pour ce que les Nations unies font pour la paix, merci pour ce que la Banque mondiale fait pour le développement », est-il écrit sur ce panneau.

    Un dispositif de sécurité imposant a été mis en place autour du nouvel hôtel du Fleuve où Ban Ki-moon et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim également coréen, la garde présidentielle congolaise, et la garde de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Clin d’œil à la politique du genre pratiquée aux Nations unies des jeunes femmes casques bleus armées de fusils américains M16 sont positionnées devant l’hôtel.

    Rencontre avec le président Kabila

    Cet après-midi, le secrétaire général des Nations unies rencontre le président Kabila, puis le Premier ministre, puis les parlementaires. Il a également au programme une rencontre avec la grande famille onusienne qui est vraiment une famille nombreuse puisque ici les grandes agences des Nations unies sont présentes à Kinshasa qu’il s’agisse des humanitaires ou des agences de développement, et bien sûr la Monusco, la force de paix des Nations unies.

    Ban Ki-moon se rendra demain matin à Goma où il y avait encore des tirs ce mercredi matin. Ensuite il continuera vers Kigali alors que justement les accusations contre le Rwanda se font de plus en plus insistantes par la société civile du Nord-Kivu. Elle dénonce encore ce matin l’intervention de militaires rwandais au côté du M23 alors que la Monusco, elle, ne les voit pas. Ban Ki-moon sera nécessairement interrogé là-dessus.

    RFI

  • RDC: Ban Ki-Moon arrive à Kinshasa

    RDC: Ban Ki-Moon arrive à Kinshasa

    Ban- Joseph-Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est arrivé mercredi à Kinshasa, première étape de sa tournée dans la région des Grands Lacs destinée à promouvoir les efforts de paix.

    Il se rendra aussi à Goma, au Rwanda, en Ouganda et enfin Addis-Abeba, siège de l’Union africaine.

     Sa visite coïncide avec une reprise des combats dans l’Est de la RDC, entre l’armée congolaise et la rébellion du M23, au Nord Kivu.

    Depuis lundi, et après plusieurs mois de trêve, les combats ont repris entre les belligérants dans la zone de Mutaho, à une dizaine de km au nord de Goma.

    Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir relancé les hostilités.

    Ce mercredi, les deux camps ont échangé des tirs d’artillerie. Ban Ki-Moon est attendu à Goma jeudi.

    Dans sa tournée, le secrétaire général de l’ONU est accompagné par le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, par Mary Robinson, envoyée spéciale des Nations unies dans les Grands lacs et par Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de la paix à l’ONU.

    Ban Ki-moon devait rencontrer en fin de matinée le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila, puis dans l’après-midi des ministres, des représentants des assemblées et de la société civile.

    Victimes civiles

    Les combats ont repris mercredi matin entre les rebelles du M23 et les Forces armées de la RDC.

    “Les FARDC nous ont attaqué depuis 6h du matin (…) dans la zone de Mutaho, avec des mortiers, des chars, des BM (lance-roquette)”, a déclaré mercredi à l’AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23.

    Selon le lieutenant-colonel Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, le M23 a commencé “car ils veulent à tout prix prendre Mutaho, mais ça ne peut pas se faire! (…) On est en train de riposter pour défendre nos positions et jusqu’à présent on a rien perdu”.

    Selon l’ONG Human Rights Watch, un tir d’artillerie est tombé sur un quartier de Goma mercredi matin, tuant un enfant et faisant des blessés parmi les civils.

    “Un obus est tombé sur le quartier de Ndosho vers 9h ce matin, tuant une fillette de deux ans, et blessant trois membres de sa famille”, a déclaré Ida Sawyer d’Human Rights Watch à l’agence Reuters.

    “La situation semble se détériorer, avec des civils pris dans les combats. Chaque camps doit faire tous les efforts possibles pour éviter les victimes civiles”, a-t-elle ajouté.

    Un responsable de l’hôpital de Ndosho a indiqué qu’au moins 6 personnes ont été admises, dont certaines en soins intensifs.

    Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, a affirmé que le M23 n’avait pas l’intention de s’emparer de Goma, qu’il avait occupée une dizaine de jours fin novembre.

    Par BBC

  • Innovation ou durabilité : le choix de l’éducation en Afrique

    Innovation ou durabilité : le choix de l’éducation en Afrique

     Communiqué de presse, 22. mai 2013
    head_left-Quatre spécialistes controversés participeront à un débat “à couteaux tirés” sur les priorités de l’éducation en Afrique lors du débat eLearning Africa de cette année.

    Donald Clark, entrepreneur et blogueur écossais au franc-parler, et Maggy Beukes-Amiss, professeure et spécialiste d’eLearning namibienne, affronteront les “défenseurs des technologies mobiles” Adele Botha et Angelo Gitonga du Département dédié au TIC pour l’éducation du Ministère de l’Éducation du Kenya lors de la joute verbale annuelle. La question sera de savoir si l’on privilégie davantage l’innovation et pas assez la durabilité dans le domaine éducatif.

    “C’est un sujet très sensible et l’ambiance risque d’être électrique”, déclare Harold Elletson, président du débat. “Certains pensent que l’accent mis sur l’innovation et la technologie a poussé les gouvernements et les consommateurs à investir dans des équipements vite superflus et que la priorité devrait être de soutenir des projets durables. D’autres affirment que l’innovation est indispensable à la future croissance économique et à la compétitivité de l’Afrique et qu’elle devrait être au coeur du système éducatif”.

    Le débat est devenu le point fort de la conférence eLearning Africa, un événement annuel qui réunit des spécialistes et des décideurs de toute l’Afrique mais aussi d’ailleurs. Traditionnellement l’un des événements les plus animés et les plus fréquentés lors de la conférence, le débat de cette année risque d’attiser une véritable controverse.

    “C’est un problème qui nous touche tous et sur lequel nous avons tous un avis”,  indique le Dr Elletson. “Ce débat constitue une occasion pour les participants à la conférence de dire ce qu’ils pensent de l’une des questions les plus importantes pour l’avenir de l’éducation en Afrique”.

    L’objet du débat, qui sera soumis à un vote, sera “Ici, nous pensons que la durabilité est plus importante que l’innovation pour l’éducation en Afrique”. Le débat se tiendra au Safari Conference Centre de Windhoek, en Namibie. Tous les participants à la conférence sont invités à assister et à prendre part à ce qui promet d’être l’apogée animée et passionnante d’une conférence fascinante.

    Pour plus d’informations sur ce débat, visitez le site http://www.elearning-africa.com/fra/programme_debate.php. Consultez le programme complet de la conférence sur le site http://www.elearning-africa.com/fra/programme_table.php.

    Notes aux éditeurs
    eLearning Africa, 8ème Conférence internationale sur les TIC appliqués au développement, à l’enseignement et à la formation,
    Du 29 au 31 mai 2013,
    Safari Conference Centre, Windhoek, Namibie

    Organisateurs : ICWE GmbH, www.icwe.net, Gouvernement de la République du Namibie

    eLearning Africa 2013 est soutenue par le Sponsor Platine DELL Wyse, les Sponsors d’Or Microsoft et NComputing ainsi que les Sponsors d’Argent Samsung, PC Training & Business College, ITIDA et Egypt On. Les autres sponsors de la Conférence sont les suivants : JP SA Couto, Gilat Satellite Networks, Teachers Media International (TMI), SES Broadband Service, les Éditions Éburnie, IEEE, E-Course, Telecom Namibia, MTC, UNICEF, PWC et MTN.

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  • TP Mazembe: Ce mercredi, le nouvel entraîneur sera là !

    TP Mazembe: Ce mercredi, le nouvel entraîneur sera là !

    mazembe-Le mercredi 22 mai fera date dans le livre d’histoire du TPM. Dans une adresse aux supporteurs enregistrée dans sa résidence mardi soir, le Chairman Moïse KATUMBI appelle tous les Badiangwenas ce mercredi au stade dès 15h00 pour une importante communication sur la situation actuelle du club. Deux moments forts sont au rendez-vous : la présentation du nouvel entraîneur et celle de nouveaux dirigeants pour prendre place dans un nouveau comité.
    Moïse KATUMBI maintient le suspense… 
    C’est désormais une question d’heures : le TPM et son nouvel entraîneur sont tout proches d’un accord pour la succession de Lamine NDIAYE. C’est ce qui filtre d’une annonce du Chairman Moïse KATUMBI ce mardi soir. Le patron du TPM n’a pas révélé le nom du technicien, il réserve la primeur de l’information aux supporteurs de l’équipe qui se déplaceront ce mercredi à Kamalondo pour suivre la partie TP Mazembe – OC Muungano. Pas d’inquiétude pour accéder au stade – tous les tickets ont été rachetés à la Linafoot – il suffit de revêtir les couleurs noires et blanches pour prendre place dans les tribunes ! A cette même occasion, les noms de nouveaux dirigeants seront dévoilés. 
    Merci aux supporteurs !
    A cette même occasion, le Chairman a rendu hommage à ces fidèles supporteurs qui n’ont pas lâché le TPM d’une semelle dimanche dernier. « Je suis très flatté de ce signe d’appartenance au TPM démontré par les supporteurs. Dans le malheur, ils ont poussé l’équipe et avec leur soutien nous avons dominé Liga Muçulmana. Merci une nouvelle fois aux supporteurs. Grâce à eux, je suis très fier d’être le président de ce club… ».
    Ces mots pleins de gratitude témoignent de la reconnaissance du Chairman à l’endroit  des supporteurs et inconditionnels du TPM.
     
    source: site officiel du TP Mazembe
  • RDC : l’opposition constitue un front commun pour rencontrer Ban Ki-moon

    RDC : l’opposition constitue un front commun pour rencontrer Ban Ki-moon

    Ban Ki-Moon-Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est attendu ce mercredi 22 mai à Kinshasa, première étape d’une tournée qui le conduira à Goma, Kigali et Entebbe. Il est accompagné de son compatriote coréen Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale. Ban Ki-moon est très attendu par la classe politique congolaise et particulièrement par l’opposition. Les principaux partis d’opposition ont constitué, mardi 21 mai, un front commun pour le dialogue national.

    Sans traîner, l’opposition, désormais unie, a voté une motion demandant un rendez-vous ce mercredi avec Ban Ki-moon. L’opposition unie, c’est quasiment une première. Là, il s’agit de former un front commun pour aller au dialogue face au pouvoir.

    « Il était temps que notre opposition donne cet aspect d’unité et de cohésion, parce qu’on ne peut pas parler de cohésion nationale lorsque vous-même vous souffrez d’un déficit de cohésion interne », explique le sénateur Michel Bongongo.

    Le problème, c’est que la rencontre promise n’a toujours pas été convoquée. En attendant, le gouvernement n’a cessé de rappeler qu’il s’agira de parler uniquement de la crise à l’Est. Mais l’opposition ne l’entend pas de cette oreille.

    « La crise à l’Est, c’est un épiphénomène. Il faut analyser les phénomènes fondamentaux qui font que nous avons cette crise de légitimité, nous avons cette crise politique », ajoute Michel Bongongo.

    Ce mercredi, le carnet de rendez-vous du secrétaire général des Nations unies est très rempli. On ne sait pas encore s’il restera un créneau pour les opposants.

    Par RFI

  • RDC: poursuite des combats dans le Nord Kivu avant l’arrivée de Ban Ki-moon

    RDC: poursuite des combats dans le Nord Kivu avant l’arrivée de Ban Ki-moon

    Congo fighting– Des combats entre la rébellion du M23 et l’armée se poursuivaient mardi près de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, à la veille de la visite du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, mercredi à Kinshasa, première étape d’une tournée dans la région des Grands lacs. (more…)
  • IIe guerre mondiale : le sang des Africains (1ère partie)

    IIe guerre mondiale : le sang des Africains (1ère partie)

    Armee Afrique-Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l’histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l’université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Dans cette série en trois volets, il revient sur la participation des Africains aux combats de la seconde guerre mondiale. Première partie, de 1935 à 1940 : les campagnes d’Éthiopie, d’Espagne, de Libye et de France.

    Du 3 septembre 1939 au 2 septembre 1945, la planète s’affronte dans un titanesque combat entre pays, entre continents, entre idéologies. Le 8 mai 1945 ne constitue qu’une étape vers la fin du conflit, avec la capitulation de l’Allemagne et des irréductibles de toutes nationalités qui se battent toujours au profit du régime nazi. Il faudra encore attendre l’usage des armes atomiques sur les villes nippones d’Hiroshima et de Nagasaki pour accélérer la reddition du Japon, le 2 septembre 1945. Reste qu’il s’agit d’une étape cruciale car c’est l’Allemagne qui déclenche cette tornade de feu, d’acier et de sang qui va ravager le monde durant six interminables années.

    Tornade dont les nuages commencent d’ailleurs à s’amonceler bien avant : de l’élection d’Adolph Hitler en 1933, en Allemagne aux coups de forces et guerres qui surviennent comme les premières gouttes d’eau de la tempête : annexion de l’Autriche, du territoire des Sudètes, mais aussi, guerre d’Espagne en 1936, guerre sino-japonaise en 1937, guerre soviéto-japonaise en 1939… Ce maelström et ses prémices n’épargneront pas l’Afrique : de l’invasion de l’empire éthiopien en 1935 aux jungles de Birmanie en 1945, le sang des Africains rougira la poussière et la boue, dans un camp ou dans l’autre. Aujourd’hui, il a été bu par la terre, en dépit de quelques ouvrages, de quelques articles, de quelques documentaires, qui se sont estompés dans nos mémoires. De 1935 à 1945, des soldats du continent africains se sont battus, parfois médiocrement mais souvent vaillamment, et sont morts pour ce en quoi ils croyaient, ou par contrainte, voire encore par opportunisme…

    Éthiopie, Espagne, les prémices de la guerre

    À la tête du gouvernement italien depuis 1922, Benito Mussolini a pour ambition de restaurer la grandeur passée de l’Italie, de lui redonner un empire digne de son passé grâce à des conquêtes coloniales. Une des rares nations africaines à ne pas être sous le contrôle d’un État européen, l’Éthiopie constitue donc une proie toute désignée pour le Duce. Le 03 octobre 1935, les Italiens et leurs troupes auxiliaires érythréennes, somalies et libyennes envahissent le pays que dirige le négus – l’empereur – Hailé Sélassié. Ce dernier a bien entrepris de réformer l’outil militaire éthiopien, mais cet effort fragilise justement l’armée, en pleine transition entre féodalisme et modernisme.

    Sur les quelques 500 000 hommes que compte plus ou moins la troupe (jusqu’à 800 000, voire un million selon les sources), il n’y a qu’environ 100 000 véritables combattants, disposant de 50 à 60 000 fusils modernes, 125 mitrailleuses et une aviation anecdotique (11 aéroplanes dépassés)… À l’exception des 5 000 hommes (jusqu’à 15 000 selon les sources) de la Garde impériale entraînés « à l’européenne », le reste s’en remet à des tactiques rudimentaires, suicidaires face à la puissance de feu italienne.

    À l’issue de la reconquête, cinq ans plus tard, les pertes éthiopiennes seront estimées entre 300 000 et un million de morts, avec l’estimation médiane de 600 000 tués.

    Les instructeurs suisses, belges, suédois, turcs et la formation de quelques officiers éthiopiens à la prestigieuse école militaire française de Saint-Cyr ne changent rien : les chefs éthiopiens répugnent à l’usage des fortifications de campagne, à la guérilla, ne connaissent rien aux règles de sécurité dans leurs communications, à la guerre moderne… Ils sont écrasés sous le déluge de balles des mitrailleuses, sous l’avalanche de bombes, 15 à 50 000 meurent dans d’atroces souffrances, victimes des obus et des bombes chimiques utilisés lors d’au moins dix-sept batailles.

    Pourtant, Ils apprennent à combattre les tankettes de leur adversaire, mal conçues, leurs canons automatiques Oerlikon de 20 mm abattent de nombreux italiens. Le négus lui même combat en première ligne. Mais le 05 mai 1936, les fascistes sont à Adis Abeba. Officiellement, l’Éthiopie est italienne. Officieusement, la guérilla prend de l’ampleur et, dans les faits, les Italiens ne contrôlent que les grandes villes et localités. À l’issue de la reconquête, cinq ans plus tard, les pertes éthiopiennes seront estimées entre 300 000 et un million de morts, avec l’estimation médiane de 600 000 tués.

    Deux mois plus tard, le 17 juillet 1936, éclate la guerre d’Espagne. Ceux qui s’opposent au gouvernement républicain sur le continent européen sont rejoints à partir du 05 août par des unités de l’armée espagnole, stationnées au Maroc, que commande le général Franco. Via un pont aérien et par mer, elles renforcent ainsi les nationalistes aussi bien avec des éléments de la Légion espagnole qu’avec dix tabors (demi-bataillons) de Regulares, d’origine berbère. Pour remplacer ces troupes dans leur garnison, le gouverneur marocain met à la disposition de Franco sa gendarmerie, la Mehalla. Plus de 60 000 Regulares prendront part à la guerre civile dans la péninsule ibérique, où ils gagneront un statut de troupes de choc.

    Revenons en Libye avec les Italiens : ceux-ci créent ce qui est de toute évidence la première unité aéroportée africaine, avec le Bataillon Parachutiste d’Entraînement « Infanterie de l’Air », le 22 mars 1938, suivi de la création d’un second bataillon en avril 1939, ce qui permet l’organisation d’un régiment, rapidement dissout. Il n’aligne que 50 officiers italiens et 300 « fantassins de l’air » libyens. Ils disparaissent dans la tourmente de la guerre du désert, un an plus tard.

    La campagne de France

    Son vaste empire colonial donne à la France des ressources matérielles considérables ainsi qu’un atout démographique qui lui permet de compenser une population allemande plus nombreuse que celle de la métropole au début du 20e siècle, d’atténuer la saignée subie lors des terribles batailles de 1914-1918. De fait, lorsque l’invasion de la Pologne par l’Allemagne hitlérienne amène les Alliés à entrer en guerre, la France mobilise aussitôt dans toutes ses colonies et protectorats. En Afrique Orientale Française (AOF) – qui comprend la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan Français (Mali actuel), la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Niger, la Haute Volta (Burkina Faso actuel) et le Dahomey (Bénin actuel) – et en Afrique Equatoriale Française (AEF) – les possessions françaises au-delà du fleuve Congo jusqu’au Sahara -, elle rassemble ainsi 100 000 hommes.

    Pour une bonne compréhension de ce qu’est la « force africaine » française, il convient de préciser quelques termes : l’Armée d’Afrique comprend l’ensemble des unités du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), tandis que la dénomination de « tirailleurs sénégalais » fait en réalité référence à l’ensemble des soldats noirs d’AOF et d’AEF, ainsi qu’à ceux de Madagascar. Les « tirailleurs sénégalais » appartiennent aux troupes coloniales, et non à l’Armée d’Afrique, entité bien distincte. En mars 1940, les soldats de l’Armée d’Afrique déployés en France sont au nombre de 340 000 hommes, auxquels s’ajoutent 93 000 Français d’Afrique du Nord, tandis que les Africains des troupes coloniales sont au nombre de 79 000 (dont 10 500 Malgaches).

    Le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque à l’Ouest. Contrairement à une idée reçue encore bien prégnante aujourd’hui, l’armée française se bat bien, et parfois très bien, mettant en difficulté les Allemands, comme à Stonne, ou encore, sur la Somme. Soldats de l’Armée d’Afrique et tirailleurs sénégalais participent à ces affrontements ; ils y font preuve d’une grande bravoure, dans des conditions difficiles, face à un adversaire qui a « une guerre d’avance ». Alors que tout le dispositif français s’effondre, les unités luttent sans grande concertation les unes avec les autres : les voies de communication sont attaquées par les Stuka, les cartes et les radios manquent, les régiments et les bataillons sont débordés par les éléments motorisés ennemis, attaqués par l’infanterie qui suit. Dans ce chaos, s’illustrent les trois brigades de spahis algériens et marocains dès le début de l’offensive : la 3e Brigade perd 600 hommes en quelques heures, à La Horgne, dans les Ardennes face aux chars de la 1ère Panzerdivision. À Gembloux, les éléments de la 1ère Division Marocaine (1ère DIM) contribuent à arrêter les chars allemands, sur la Dyle, la 2e Division d’Infanterie Nord Africaine (2e DINA) avec ses zouaves et ses tirailleurs algériens stoppe l’avance allemande sur la gauche de la 1ère DIM.

    Fait prisonnier, capitaine Charles N’tchoré, originaire du Gabon, vétéran de 1914-1918, revendique d’être traité comme l’officier qu’il est : un soldat de la Wehrmacht l’abat.

    Tant bien que mal, les autorités militaires françaises tentent de reconstituer une ligne de front sur la Somme après la percée allemande de Sedan. Une fois encore, l’Armée d’Afrique est de la partie, avec les troupes coloniales : malgré la pression allemande, les 4e, 5e et 7e Division Coloniales (4e, 5e et 7e DIC) se déploient alors que l’aviation française fait de son mieux pour appuyer les unités au sol, en donnant la chasse aux appareils de Luftwaffe, en bombardant les concentrations adverses. Le 24 mai, la 7e DIC se lance à l’assaut en direction d’Amiens. Si la ville n’est pas reprise, les tirailleurs contraignent les Allemands à reculer. Et s’ils subissent de lourdes pertes, les Allemands ne sont pas épargnés. Le 22e Régiment d’Infanterie Coloniale (22e RIC) est attaché à la 4e Division Cuirassée de Réserve (4e DCR), division blindée que commande de Gaulle, nommé général depuis peu, et participe au début de victoire lors de la bataille d’Abbeville…

    Cette bravoure, les coloniaux la paient cher : préfigurant ce que seront les assassinats de prisonniers soviétiques sur le front est, les Allemands n’hésitent pas, à de nombreuses reprises, à exécuter les « tirailleurs sénégalais » qui se sont rendus, ainsi que les officiers français qui s’interposent. Le capitaine Charles N’tchoré, originaire du Gabon, vétéran de 1914-1918, se bat au sein du 53e RICMS sur la Somme. Fait prisonnier, il revendique d’être traité comme l’officier qu’il est : un soldat de la Wehrmacht l’abat. Le même jour, son fils, qui appartient au 22e RIC est lui aussi tué sur la Somme. Dans les environs de Lyon, environ 150 tirailleurs sénégalais sont exécutés.

    Les auteurs de ces crimes sont à la fois formatés par une propagande née de la présence de Sénégalais parmi les troupes d’occupation de la Rhénanie, ainsi que par l’idéologie raciste nazie. En outre, les Allemands sont furieux que des « nègres » parviennent à les arrêter, mais aussi, à leur infliger des pertes sensibles. Selon les sources et les historiens de 1 500 à 5 000 tirailleurs sénégalais ont ainsi été assassinés (3 000 étant le cas de figure le plus probable, nombre avancé par l’historien américain Scheck)… Quant aux pertes totales, sur environ 100 000 militaires tués lors de la campagne de France, 5 400 Marocains et Tunisiens, 2 600 Algériens ont perdu la vie, ainsi que 2 700 Pieds-noirs et au moins 17 500 « coloniaux »…

    Avec  Jeuneafrique
  • Algerie:Révélations sur la santé de Bouteflika : un patron de presse mis en cause par Alger

    Algerie:Révélations sur la santé de Bouteflika : un patron de presse mis en cause par Alger

    Bouteflika-Le parquet d’Alger a ordonné dimanche l’ouverture d’une information judiciaire contre Hichem Aboud, directeur de publication de deux quotidiens, qui ont annoncé dans un dossier la détérioration de la santé du président Abdelaziz Bouteflika. Les deux journaux ont été censurés samedi par les autorités.

    Les autorités algériennes sont en rogne contre Hichem Aboud ! Le parquet d’Alger a ordonné dimanche l’ouverture d’une enquête à l’encontre du patron de presse pour « atteinte à la sureté de l’Etat ». On l’accuse d’avoir autorisé ses deux quotidiens : Mon Journal (francophone) et Djaridati (arabaphone) à annoncer la « détérioration de la santé » du président Abdelaziz Bouteflika, qui avait été hospitalisé à Paris, après un AVC.

    Selon le parquet, Hicham Adoub a tenu des « propos infondés » selon lesquels M. Bouteflika, hospitalisé le 27 avril à Paris, serait rentré mercredi à l’aube à Alger dans « un état comateux ». Les poursuites ont lieu « suite aux propos tendancieux tenus sur certaines chaînes d’information étrangères, dont France 24, par le dénommé Aboud Hichem, sur l’état de santé du président de la République (…), et compte tenu de l’impact négatif direct de ces rumeurs sur l’opinion publique nationale et internationale », poursuit le parquet.

    Des informations livrées par les proches de la présidence

    Les deux journaux d’Hicham Adoub, qui avaient publié, en Une, un dossier de deux pages sur la santé d’Abdelaziz Bouteflika, ont été immédiatement censurés. Les deux publications ont en effet été bloquées samedi soir à l’imprimerie. Ce jour-là, elles ont envoyé la version finale de leur publication vers 17 heures.

    Proche des services secrets algériens, Hicham Adoub, qui s’est confié à l’AFP, a assuré détenir ses informations de « sources médicales françaises et des proches de la présidence algérienne ». Selon lui, « le ministère de la Communication nous a demandé de supprimer les deux pages de l’édition de dimanche consacrées à l’état de santé du président Bouteflika », mais « nous avons refusé l’autocensure », expliquant qu’il était « techniquement impossible » de supprimer deux des 24 pages de ces éditions.

    Multiplication des tracas de santé

    Si ces informations sur l’état de santé du président « étaient non fondées, le mieux pour les autorités aurait été de publier un communiqué du médecin personnel du président pour démentir ces informations ou, mieux encore, de diffuser des images de M. Bouteflika », estime-t-il.

    Cette nouvelle affaire pose une fois de plus la question de la liberté de la presse en Algérie. Mais aussi celle de la sucession du président Abdelaziz Bouteflika. Pourra-t-il briguer un quatrième mandat ? D’autant que ce n’est pas la première fois que le dirigeant algérien a des tracas de santé. Après l’ulcère hémorragique qui l’avait contraint à prolonger son séjour à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, en 2005, son état de santé devient à nouveau matière à spéculation en Algérie.

    Qu’il soit au coma, comme le révèle Hicham Adoub, ou non, une chose est sûre, son état de santé est surveillé comme de l’huile sur le feu par le pouvoir. Chacun des futurs présidentiables guette les moindres frémissements de son rétablissement ou de la détérioration de sa santé pour préparer les cartes à jouer lors de la prochaine présidentielle.

    Par AFRIK

  • RDC : Carteron en passe de devenir le nouvel entraîneur du TP Mazembe ?

    RDC : Carteron en passe de devenir le nouvel entraîneur du TP Mazembe ?

    Carteron-Patrice Carteron, le sélectionneur du Mali, est depuis quelques jours à Lubumbashi. Pas forcément un hasard, quand on sait que Moïse Katumbi, le président du TP Mazembe, est à la recherche d’un entraîneur.

    Le site officiel du TP Mazembe a le sens de l’anticipation. Dimanche après-midi, Moïse Katumbi n’est pas arrivé seul au stade de Kamalando, avant le match de la Coupe de la CAF entre les Corveaux et les Mozambicains de Liga Muçulmana (4-0). Il était accompagné de Patrice Carteron (42 ans), sélectionneur du Mali depuis juillet dernier. Et le site du club congolais n’a pas vraiment donné dans la langue de bois, en affirmant que le Français « semble être le candidat numéro 1 à la succession de Lamine N’Diaye », puisque le technicien sénégalais est devenu directeur technique après l’élimination en Ligue des Champions le 7 mai dernier face aux Sud-africains d’Orlando Pirates (1-3, 1-0).

    Le président de la Fédération malienne “surpris”

    Moïse Katumbi, qui avait nommé après cet échec un collège d’entraîneur (Mihayo-Fall-Mulot-Mwakasu) s’active pour trouver un successeur à N’Diaye. « Je suis sous contrat avec le Mali (NDLR : jusqu’en 2014). J’effectue juste une visite amicale. Ce que je peux dire, c’est que Mazembe a de très belles installations », a expliqué Carteron à Jeune Afrique, lors d’un échange de SMS. Une situation qui a interpellé Hammadoun Kola Cissé, le président de la Fédération du Mali. « Je n’étais pas au courant de cette visite, j’ai eu l’information, comme vous, par Internet…  Je suis surpris, pas énervé. Patrice Carteron est peut-être allé superviser les joueurs maliens qui évoluent au TP Mazembe (B. Diarra, C. Traoré, A. Bagayoko et O. Cissé) », a répondu le dirigeant malien, sans grande conviction. « Je vais l’appeler pour avoir quelques explications. Il est sous contrat. Il n’est pas question qu’il parte. » À moins que la puissance financière de Moïse Katumbi ne finisse par l’emporter.

    Cette rumeur tombe plutôt mal pour le Mali, qui doit disputer le 28 mai prochain un match amical face à une sélection de Bretagne, afin de préparer les matches du mois de juin à Bamako contre le Rwanda (le 9) et le Bénin (le 16), en qualifications pour la Coupe du Monde 2014. Car les Aigles, qui comptent le même nombre de points (6) que l’Algérie, leader du groupe H grâce à sa meilleure différence de buts, sont toujours en course pour aller au Brésil dans un an.

    Par Jeuneafrique