Author: Don Kayembe

  • Rwanda: L’appel de Ban Ki-moon à Kagame

    Rwanda: L’appel de Ban Ki-moon à Kagame

    Ban-Paul- Jim-Le Rwanda a un rôle “essentiel” à jouer pour garantir la paix dans l’Est de la RDC, a estimé vendredi à Kigali le secrétaire-général de l’ONU.

    Ban Ki-moon a demandé au président rwandais Paul Kagame, “d’user de son charisme politique pour la paix, sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs”.

    Ban Ki-moon, qui effectue une tournée dans la région des Grands-Lacs, a ensuite pris le chemin de l’Ouganda, où il a demandé aux dirigeants africains, dont le président ougandais Yoweri Museveni, d’appliquer l’Accord-cadre pour la paix dans l’Est de la RDC, signé en février dernier à Addis-Abeba, en Ethiopie.

    Le Rwanda est depuis plusieurs années accusé de déstabiliser cette région riche en ressources minières.

    Des experts de l’ONU ont affirmé ces derniers mois que Kigali, malgré ses démentis, soutenait directement la rébellion du M23.

    Ban Ki-moon, qui a visité Goma jeudi, s’est dit touché par les récits de Congolais ordinaires qu’il a rencontré.

    “Ils sont fatigués de la guerre, fatigués des abus, et fatigués de l’impunité, et fatigués de la pauvreté”, a déclaré le secrétaire-général de l’ONU.

    M. Ban devait quitter l’Ouganda vendredi vers Addis Abeba, siège de l’Union africaine où il assistera samedi aux festivités du cinquantenaire de l’OUA.

    Par BBC

  • France: Hollande invite l’Afrique à Paris

    France: Hollande invite l’Afrique à Paris

    Francois Hollande President de la France-Unique dirigeant européen invité à Addis Abeba pour le 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine, le président a annoncé samedi qu’il convierait les présidents africains à Paris “à la fin de l’année” pour un sommet dédié “à la paix et à la sécurité” en Afrique.

    Le président françaisFrançois Hollandequi a fait un aller retour Paris-Addis et qui s’est exprimé au Millénium Hall, le grand auditorium du siège de l’institution panafricaine, a annoncé samedi à Addis Abeba qu’il inviterait les dirigeants africains à Paris “à la fin de l’année” pour un sommet consacré “à la paix et à la sécurité” en Afrique. “A la fin de l’année, j’inviterai l’ensemble des chefs d’Etat africains à Paris pour une réunion qui sera consacrée à la paix et à la sécurité et donc, d’une certaine façon aussi, à la lutte contre le terrorisme”, a-t-il déclaré à la presse, en marge des festivités du 50e anniversaire de l’unité africaine.

    Seul chef d’Etat européen invité à Addis Abeba pour les festivités marquant le 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), devenue l’Union africaine en 2002, François Hollande encourage l’Afrique à se procurer plus de moyens militaires pour faire face à une succession de crises et à la menace terroriste. “La sécurité de l’Afrique c’est l’affaire des Africains ce qui n’empêche pas qu’un pays comme la France vienne en appui”, a déclaré le chef de l’Etat français.

    Par BBC

  • Réunion sur l’Est de la R.D.C à l’U.A.

    Réunion sur l’Est de la R.D.C à l’U.A.

    Joseph Kabila UA-Les dirigeants des pays de la région des Grands Lacs se sont réunis dimanche à Addis Abeba pour mettre en oeuvre un accord de paix pour l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) déstabilisé par des milices.

    C’est la première fois qu’ils se revoyaient tous depuis la signature de cet accord en février dernier.

    En marge du sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, au lendemain des célébrations du 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine, participaient à la réunion 11 dirigeants régionaux, dont le président de RDC, Joseph Kabila, et ses homologues du Rwanda et d’Ouganda, Paul Kagame et Yoweri Museveni, qu’il accuse d’alimenter les troubles en soutenant la plus puissante de ces milices, le Mouvement du 23 mars(M23).

    Kigali et Kampala rejettent ces accusations, également portées par des experts de l’ONU dans un rapport.

    Les dirigeants de la région des Grands Lacs s’étaient engagés en février dernier à Addis Abeba à s’interdire toute ingérence dans l’est de la RDC, un territoire convoité pour ses importantes ressources minières.

    “Nous aurons besoin (de passer) le test de la mise en oeuvre” de l’accord de février, a déclaré avant la réunion le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, qui s’est personnellement engagé dans ce processus de paix.

    Une paix durable dans la région n’est possible que “si tous les pays signataires travaillent ensemble pour sortir de l’impasse politique et créer une nouvelle dynamique en faveur de la sécurité de la population et du développement économique”, a souligné M. Ban.

    Aucune annonce concrète n’a été faite après la réunion qui s’est déroulée à huis clos.

    Le secrétaire général de l’ONU revient d’une tournée dans la région des Grands Lacs, qui l’a mené au cours de la semaine écoulée à Kinshasa, Goma, principale ville de l’Est de la RDC, Kigali et Entebbe (Ouganda).

    Lundi, après plusieurs mois de trêve, des combats avaient repris entre l’armée de RDC et le M23, à une dizaine de km de Goma, capitale du Nord-Kivu, faisant craindre une reprise des affrontements à grande échelle à l’issue desquels le M23 avait pris le contrôle en novembre dernier de Goma, avant d’accepter de s’en retirer sous la pression internationale.

    Déploiement d’une brigade d’intervention

    Avec l’accord des pays de la région, l’ONU a commencé pour sa part à déployer en RDC une brigade d’intervention, dotée d’un mandat “offensif”, créée fin mars par le Conseil de sécurité pour combattre les groupes armés dans l’est du pays, notamment le M23 en tête, d’anciens rebelles qui avaient été intégrés aux FADRC et qui ont ensuite déserté.

    Cette brigade, qui devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines, doit renforcer les 17.000 personnels de la Mission locale de l’ONU (Monusco), la plus importante force onusienne dans le monde numériquement, mais dont le mandat se limite à la protection des civils, et qui est accusée de passivité face aux nombreux groupes armés qui sévissent dans la région.

    Les chefs d’Etat et Premiers ministres au sommet de l’Union africaine, devaient aussi se pencher sur la situation au Mali, où une force onusienne de 12.600 soldats et autres personnels, doit prendre le relais de la force d’intervention française (4.000 soldats), qui ont chassé du Nord du pays, les groupes islamistes, avec l’appui de contingents de membres de la Cédao.

    Par BBC

  • Soudan du Sud:De DSK aux ex-mercenaires de BlackWater, pourquoi misent-ils tous sur le Soudan du Sud ?

    Soudan du Sud:De DSK aux ex-mercenaires de BlackWater, pourquoi misent-ils tous sur le Soudan du Sud ?

    DSK SOUDAN-Il existe un point commun entre l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, et l’ex-fondateur de la sulfureuse société militaire privée BlackWater, Erik Prince : leur intérêt pour le pays le plus jeune du monde, le Soudan du Sud.

    Le 14 mai dernier, un petit comité de financiers de haut vol inaugurait en grande pompe une nouvelle banque à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Sous les applaudissements de quelques investisseurs étrangers et nationaux, Dominique Strauss-Kahn illustrait son retour aux affaires par un discours de bienvenue à la toute jeune National Credit Bank. « Ce n’est pas une banque venue de l’étranger, ce sera l’une de vos banques et c’est important pour votre pays », assurait alors l’ancien patron du FMI.

    Invité comme « consultant financier indépendant », DSK a été mis en avant afin d’attirer le regard des Occidentaux. Il faut convaincre du potentiel économique du Soudan du Sud. Parmi les actionnaires de cette nouvelle banque, on trouve des natifs du pays, mais aussi des étrangers, parmi lesquels la société de gestion d’actifs Assya Asset Management (AAM), gros actionnaire minoritaire de cette nouvelle banque, dont on ne connaît pas le détail de la capitalisation.

    Pour cette occasion, le principal actionnaire d’Anatevka, maison mère d’AAM basée au Luxembourg, décrypte les enjeux de cette présence à Juba. Thierry Leyne explique ainsi « l’occasion rêvée » qu’est la création d’un nouvel Etat. Dans le Soudan du Sud, né le 9 juillet 2011, tout est à faire : infrastructures, développement d’une économie locale, nationale, régionale, mais surtout d’un système bancaire et financier. « On en revient aux fondamentaux d’il y a cent ans », se félicite Thierry Leyne, enthousiaste.

    « Ce sont des gens qui achètent des tickets de loterie », estime de son côté l’historien Gérard Prunier, spécialiste de la Corne de l’Afrique. « Ils viennent pour faire un coup et récupérer l’argent qui circule. » Pour lui, la situation sécuritaire au Soudan du Sud est si catastrophique que les investissements restent suicidaires. Il évalue les pertes du gouvernement en place à quelque sept milliards de dollars, détournés ou gaspillés.

    Petites affaires entre bons amis

    Si le groupe d’investissement luxembourgeois s’intéresse au Soudan du Sud, ce serait avant tout une histoire d’hommes. Voilà des années de cela, son fondateur a rencontré à Londres des expatriés sud-soudanais travaillant dans la finance, Abdelkarim Isai et Dawd Abate. Lorsque ceux-ci sont revenus dans leur pays pour participer à sa construction, ils se sont très naturellement tournés vers leur ancien ami pour obtenir de bons conseils.

    Ces discussions ont amené les connaissances à devenir partenaires d’affaires, le cercle s’élargissant rapidement à DSK : un ancien patron du FMI, ce doit être rassurant pour les investisseurs. Le pays présente un fort potentiel de croissance économique qui attire déjà d’importants groupes asiatiques, notamment dans le secteur pétrolier.

    La National Credit Bank espère capter des marchés auprès des investisseurs, mais aussi sur le territoire : « Il s’agit de convaincre à l’étranger. Mais nous voulons aussi inviter les Sud-Soudanais à venir déposer leurs salaires à la banque », admet Thierry Leyne.

    Juba peut en effet miser sur d’importantes potentialités. Son économie, très exposée, repose pour l’instant sur le pétrole, dont le pays tire 98 % de ses recettes. Il espère pouvoir profiter des investissements dans les infrastructures menés par les exploitants de l’or noir pour développer d’autres activités.

    Le Soudan du Sud est particulièrement riche en matières premières : du pétrole, certes, mais aussi des forêts, des minerais et des zones à fort potentiel hydroélectrique. L’agriculture à elle seule représente une ressource inestimable : 90 % du sol est cultivable, dont la moitié composée de terres de première qualité, presque inexploitées à l’heure actuelle.

    Reconversion de mercenaires

    Ce potentiel, nos financiers européens ne sont pas les seuls à l’avoir remarqué. Une autre personnalité cultive depuis de nombreuses années des relations ambigües avec le Soudan : Erik Prince. Le fondateur de la société militaire privée Blackwater, controversée pour ses méthodes musclées, notamment en Irak, s’est reconverti dans le conseil après avoir revendu sa compagnie. Basé depuis 2010 à Abu Dhabi, il lance une nouvelle entreprise, Frontier Ressource Group, pour faire commerce de ses bonnes idées sur la gestion du risque dans certains pays : Somalie, République démocratique du Congo et Soudan du Sud.

    Gardant ses bonnes habitudes, cet ancien Navy Seal (une unité de commandos d’élite de l’armée américaine) puise chez d’anciens marines le gros de sa troupe. Il s’entoure d’un spécialiste des matières premières, Gregg Smith, passé par la 2nd Marine Divison, et le géant de l’audit financier Deloitte. Il récupère aussi Paul Habenicht, un ancien chef d’unité sniper en Afghanistan et en Irak. Enfin, il débauche chez la société militaire privée Saladin un jeune prodige sorti de la prestigieuse université de Georgetown (US), Rachel Braun, spécialiste du lobbying pétrolier et du Sud-Soudan.

    Miser sur le pétrole pour planter du maïs

    Ce commando de choc du consulting semble idéal pour conseiller un investisseur sur un marché risqué comme le Soudan du Sud. Client de choix pour Frontier Ressource Group : Pékin. La Chine, mais aussi la Malaisie et l’Inde, est en première ligne des investissements au Soudan du Sud. Leurs compagnies pétrolières nationales (CNPC, Sinopec, Petronas et ONGC) s’attèlent à l’extraction quotidienne de 200 à 350 000 barils – lorsque les relations avec Khartoum le permettent – qui assurent la survie de Juba. Des investisseurs qui sécurisent leurs ressources énergétiques, mais aussi alimentaires : tous trois figurent parmi les principaux locataires et acheteurs de terres arables en Afrique.

    Les compagnies asiatiques ont une approche du risque différente des sociétés occidentales. Malgré la situation explosive du Soudan du Sud, elles n’hésitent pas à investir ce marché à fort potentiel. Car si Juba ne fait pas office de grande puissance pétrolière mondiale, elle pourrait s’imposer comme un exportateur conséquent sur le long terme. L’insécurité du pays a en effet limité son exploration géologique : certains s’attendent à découvrir d’importantes ressources pétrolières non encore dévoilées.

    Francis Perrin, consultant sur l’énergie et les matières premières, remarque que les investissements dans le secteur pétrolier peuvent avoir des retombées positives pour le pays. « La question des infrastructures est importante : il faut des routes et des aéroports pour acheminer du personnel, du matériel », explique-t-il. C’est d’ailleurs ce qui pourrait expliquer l’intérêt d’Occidentaux pour une banque sud-soudanaise : « Il n’y a pas d’économie qui fonctionne sans un système bancaire et financier qui fonctionne. »

    Dans cette course au pétrole, les Occidentaux ont pourtant déserté le territoire soudanais dans les années quatre-vingt. Trop risqué, trop instable. Ou presque : Total reste à la tête d’un consortium qui est détenteur des autorisations pour explorer un bloc de 120 000 km². Si le niveau d’insécurité diminuait, le pétrolier français pourrait de nouveau envisager d’investir au Soudan du Sud. Reste à savoir si l’enthousiasme de Dominique Strauss-Kahn sera contagieux.

    Par RFI

  • Guinée-Alpha Condé sur RFI: «C’est une honte pour nous que 50 ans après, on soit obligés d’applaudir la France»

    Guinée-Alpha Condé sur RFI: «C’est une honte pour nous que 50 ans après, on soit obligés d’applaudir la France»

    Alpha Conde, Président de la Guinée
    Alpha Conde, Président de la Guinée

    -Le président de la Guinée participe, avec de nombreux dirigeants africains, au sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert dimanche 26 mai à Addis-Abeba, en Ethiopie, faisant suite aux festivités marquant le cinquantenaire de cette organisation. Au micro de RFI, Alpha Condé revient sur les réalisations de ce continent. Parmi elles, l’indépendance. Il évoque aussi ses insuffisances, comme assurer la paix et la sécurité.

    RFI : Quelle est la part des rêves du jeune Alpha Condé d’il y a cinquante ans qui est réalisée aujourd’hui ?

    Alpha Condé : L’indépendance, parce qu’au moins il y a deux choses : la fin de la colonisation et la fin de l’Apartheid. Malheureusement, l’autre rêve, c’était l’unité africaine, mais elle n’est pas encore réalisée. Mais je ne désespère pas.

    L’une des grandes insuffisances est au niveau de la paix et de la sécurité. L’Afrique a toujours besoin d’anciennes puissances coloniales comme la France pour se protéger, comme au Mali et au Niger. Quand cela va-t-il finir ?

    C’est un peu trop fort de dire que l’Afrique a besoin de grandes puissances pour se protéger. C’est vrai que c’est une honte pour nous que cinquante ans après, on soit obligés d’applaudir la France. Mais il est évident que si le président Hollande n’était pas intervenu, c’était la catastrophe pour l’Afrique de l’Ouest, parce que ce n’est pas seulement le Mali qui a été déstabilisé.

    Nous sommes très reconnaissants au président Hollande. Mais je pense que nous avons tous été un peu humiliés que l’Afrique n’ait pas pu résoudre ce problème. Et je pense que ça va peut-être amener un sursaut des chefs d’Etat africains, pour qu’on trouve le moyen de résoudre les problèmes africains nous-mêmes, surtout sur le plan militaire.

    Au Niger, il a eu de graves attentats jeudi dernier. Est-ce que vous ne craignez pas une extension de la guerre à l’ensemble du Sahel ?

    J’espère que non ! Mais c’est évident que des attentats sont possibles, des attentats ou bien des gestes désespérés. Mais je ne pense pas que la guerre puisse s’étendre. Parce que j’avais prévenu qu’il faut s’attendre à la deuxième guerre, que la première guerre, celle pour délivrer le Mali, ne serait pas difficile. Mais la deuxième guerre, celle du Sahara, évidemment, sera beaucoup plus longue.

    En Guinée, les législatives sont prévues le 30 Juin, mais l’opposition n’ira pas, puisqu’elle ne s’est pas inscrite sur les listes de candidats. Comment sortir de ce blocage ?

    Je me suis battu pendant quarante ans pour la démocratie. Pendant ce temps, c’est les opposants aujourd’hui, qui gouvernent le pays, et on sait dans quel état (il) se trouve. Mon ambition, c’est que l’élection soit libre, transparente, et qu’elle se passe dans les meilleures conditions. Maintenant, chacun est libre d’aller aux élections ou de ne pas aller !

    Le porte-parole du gouvernement a dit que tout était négociable, y compris la date des élections.

    Je ne crois pas qu’il ait dit ça. Moi je n’ai pas entendu ça. Mais nous, nous sommes ouverts à la discussion. Nous sommes pour le dialogue. Pas pour la violence.

    Est-ce que vous souhaitez que l’opposition aille à ces législatives ou pas ?

    Mais si on crée un parti, c’est pour participer à des élections ! Le président Alassane Ouattara a dit qu’ils (ses partisans) ont boycotté les élections en 95 et qu’il regrette. Donc pour moi, il est préférable que tout le monde aille aux élections. Mais maintenant, on ne peut pas obliger quelqu’un à y aller.

    Mais comme vous le dites, vous êtes ouvert au dialogue. Ce dialogue est-il possible aussi sur l’opérateur de ces élections ?

    Je pense que le problème de l’opérateur est dépassé depuis très longtemps, parce que tous les experts reconnaissent qu’il a fait son travail.

    Selon plusieurs observateurs, il n’est pas sûr que la Céni, la Commission électorale, soit prête pour le 30 juin. Est-ce qu’il ne faut pas envisager un report de quelques semaines ?

    Cela regarde la Céni. C’est la Céni qui a organisé les élections, ce n’est pas moi. C’est à la Céni à décider si elle peut ou pas.

    C’est-à-dire que la date du 30 juin n’est pas ferme et définitive ?

    Je vous dis : cela relève de la Céni. Moi je n’ai pas à faire de commentaires sur la date. J’ai pris un décret. C’est la Céni qui a organisé les élections, c’est elle qui doit dire si elle peut le faire le 30 ou pas. Ce n’est pas mon rôle.

    Par RFI

  • Internet: l’UE se félicite de voir l’Egypte vouloir garder un réseau “ouvert”

    Internet: l’UE se félicite de voir l’Egypte vouloir garder un réseau “ouvert”

    ue– La commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, Neelie Kroes, a salué lundi au Caire l’engagement de l’Egypte en faveur d’un réseau internet “ouvert” qui ne puisse être bloqué pour des raisons politiques, comme ce fut le cas lors de la révolte contre le régime de Hosni Moubarak début 2011.

    Mme Kroes, qui a recontré le ministre égyptien des Télécommunications, Atef Helmy, a déclaré que “nous sommes sur la même ligne pour préserver un internet ouvert, unifié” et “libre”.

    “Nos positions sont les mêmes pour dire qu’internet ne doit en aucune façon être bloqué par un gouvernement pour des raisons politiques”, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse.

    Dans une déclaration commune, Mme Kroes et M. Helmy déclarent avoir eu une “discussion constructive sur l’avenir d’internet et de sa gouvernance”.

    “Nous sommes d’accord sur le fait qu’il est de la plus haute importance de s’assurer qu’internet reste une plateforme ouverte et de résister à toutes les tentations de le fragmenter en +intranets+ nationaux”, ajoute la déclaration.

    Le texte souligne la nécessité d’avoir une approche associant les divers partenaires du réseau pour assurer “l’ouverture, l’accessibilité, la responsabilité, l’efficacité, la cohérence et le respect des lois applicables”.

    Le pouvoir égyptien avait ordonné fin janvier 2011 une coupure générale d’internet dans le pays pendant cinq jours, afin de tenter d’enrayer un mouvement de contestation qui s’appuyait largement sur les réseaux sociaux. Cette mesure avait été considérée par des spécialistes comme d’une ampleur inédite dans l’histoire d’internet par sa durée et son étendue.

    Mme Kroes a également rencontré plusieurs mouvements pro-démocratie venus de la société civile et de blogueurs inquiets face aux pressions du pouvoir, notamment par le biais d’une multiplication de procédures en justice pour diffamation envers le président islamiste Mohamed Morsi ou pour des insultes présumées à la religion.

    “Il y a toujours beaucoup d’inquiétude au sujet des perspectives pour les organisations non-gouvernementales”, a-t-elle déclaré.

    Mme Kroes a insisté sur la “liberté de pouvoir s’exprimer”.

    Par AFP

  • Les dirigeants africains vont demander le transfert au Kenya des procès Kenyatta-Ruto

    Les dirigeants africains vont demander le transfert au Kenya des procès Kenyatta-Ruto

    UA– Les dirigeants africains, réunis pour un sommet de l’Union Africaine (UA) à Addis Abeba, vont demander lundi le transfert à la justice kényane de la procédure engagée par la Cour pénale internationale contre le président kényan Uhuru Kenyatta et de son vice-président William Ruto.

    “Nous allons approuver ce matin ce que les ministres ont proposé, c’est certain,” a déclaré le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra, en référence à une résolution en ce sens adoptée jeudi par les ministres des Affaires étrangères de l’UA.

    Le Sommet va appeler “à ce que soit mis fin au processus devant la CPI (…) les juridictions kényanes vont devoir s’occuper de la situation”, a-t-il précisé.

    Cette résolution n’aura aucune force contraignante sur la CPI, indépendante. Seul le Conseil de sécurité de l’ONU, auquel elle est liée par un accord de coopération, peut réclamer une “suspension” des procédures.

    Mais elle aura un fort impact symbolique et politique, le continent faisant bloc derrière MM. Kenyatta et Ruto, dont la victoire électorale a mis les capitales occidentales dans l’embarras.

    Les deux hommes, élus en mars à la tête de leur pays, sont poursuivis par la CPI pour leur rôle présumé dans l’organisation des violences qui ont suivi le scrutin présidentiel de décembre 2007 au Kenya.

    Ces violences s’étaient rapidement muées en affrontements communautaires et avaient fait plus de 1.000 morts et des centaines de milliers de déplacés en quelques semaines.

    Le procès d’Uhuru Kenyatta doit commencer le 9 juillet à La Haye, siège de la CPI. Celui de William Ruto aurait dû débuter ce mardi, mais a été reporté sine die début mai.

    Plusieurs dirigeants africains ont publiquement accusé la CPI de ne concentrer ses enquêtes que sur l’Afrique.

    “La justice internationale doit être exempte de toute interférence politique et respecter la principe de l’égale souveraineté des Etats”, a déclaré dimanche le président rwandais Paul Kagame, devant l’Assemblée des chefs d’Etat de l’UA.

    “Les faits parlent par eux-mêmes: toutes les inculpations (…) prononcées par la CPI depuis qu’elle est entrée en fonctions il y a onze ans ont visé des Africains”, a souligné M. Kagame, dont le pays n’est pas partie au Statut de Rome, fondateur de la CPI, qu’il a accusé de “parti pris politique”.

    Jeudi, le président sud-soudanais Salva Kiir, qui recevait M. Kenyatta à Juba, avait estimé que la CPI avait “été inventée pour les dirigeants africains, pour les humilier”, tandis que son homologue ougandais Yoweri Museveni avait accusé en avril la CPI d’user de “chantage” pour influencer le résultat de la dernière présidentielle au Kenya.

    Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains, pour des crimes survenus dans huit pays d’Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d’Ivoire, Mali).

    Mais les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l’ont été à la demande des Etats concernés, parties au Statut de Rome. Les affaires concernant le Darfour et la Libye – non signataires – l’ont été à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU, tandis que le procureur de la CPI s’est auto-saisi sur les dossiers kényan et ivoirien.

    La CPI avait autorisé en 2010 le procureur à engager des poursuites en raison de “l’inaction des autorités kényanes” en vue de déterminer les principales responsabilités dans les violences post-électorales de fin 2007.

    Les dirigeants africains devraient également s’exprimer lundi sur la situation de la sécurité sur le continent, notamment dans l’est de la RDC, chroniquement instable et où des combats ont repris ces derniers jours entre la rébellion du M23 et l’armée gouvernementale, après près de six mois de trêve précaire, et au Sahel, sous la menace islamiste malgré la déroute des djihadistes au Mali.

    Le président français François Hollande, convié samedi à Addis Abeba aux festivités du cinquantenaire de l’OUA, ancêtre de l’UA, a invité ses homologues africains à un Sommet sur la Sécurité en Afrique à Paris les 6 et 7 décembre.

    M. Lamamra, a salué une initiative “positive”, mais estimé que la “ligne directrice fondamentale” devait être que “l’Afrique a la responsabilité principale” de la sécurité sur le continent.

    L’impuissance africaine a été critiquée face aux récentes crises libyenne, ivoirienne et malienne, notamment, où l’Afrique n’a pu qu’assister sur la touche à des interventions militaires internationales.

    L’UA a aussi déploré en avril sa mise à l’écart dans l’élaboration de la résolution de l’ONU autorisant le déploiement de Casques Bleus au Mali.

    Par AFP

  • «Baby-sitting» de l’Afrique du Sud en RDC: l’opposition parle d’injure, le gouvernement relativise

    «Baby-sitting» de l’Afrique du Sud en RDC: l’opposition parle d’injure, le gouvernement relativise


    Me-Mukendi-wa-Mulumba

    « C’est une injure pour le peuple congolais », crie l’opposition. « Cela nous importe peu », dit de son côté le gouvernement de la RDC. Ces réactions font suite aux propos tenus vendredi 24 mai par la ministre de la Défense sud-africaine Nosoviwe Mapisa-Nqakula. Celle-ci avait déclaré que les soldats sud-africains allaient « baby-sitter » les Congolais dans le cadre de la brigade onusienne qui doit être déployée dans le pays.

    C’est le gouvernement et sa gestion de l’armée congolaise qui sont critiqués, mais c’est l’opposition qui monte au créneau. Les propos de la ministre de la Défense sud-africaine passent mal auprès d’une partie de la classe politique. Il en va de la fierté du pays, estime Jean-Joseph Mukendi, ancien conseiller politique d’Etienne Tshisekedi.

    « C’est une injure pour le peuple congolais, tonne ce dernier, parce que ce sont les Sud-Africains qui sont à la base de cette désorganisation puisque au dialogue inter-congolais, il était question de réformer cette armée. Il y avait lieu de faire une armée réellement nationale. Et au contraire, ce sont eux qui ont encouragé ce clientélisme dans l’armée. Ce qui fait que maintenant, notre armée est un peu la risée du monde. »

    « Des problèmes très sérieux »

    Du côté du gouvernement, pas question de s’offusquer. L’Afrique du Sud doit contribuer largement à la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU chargée de lutter contre les groupes armés au Nord-Kivu. Un allié précieux qu’il faut ménager.

    « Si on considère cela comme du baby-sitting, de l’accompagnement ou de l’encadrement, ça nous importe peu », déclare Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement. Et d’ajouter : « Si nous nous suffisions à nous-mêmes, soyez rassuré, nous n’aurions pas appelé nos amis à la rescousse. Nous reconnaissons nous-mêmes qu’il y a des problèmes très sérieux. Ce ne sont pas des commentaires désabusés come ça qui vont nous décourager ».

    Dans les rangs de la société civile de Goma, on est moins nuancé. Selon certains de ces responsables, la ministre sud-africaine aurait finalement dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

    Par RFI

  • RDC: pas de paix durable en RDC sans négociation globale, selon le président tanzanien

    RDC: pas de paix durable en RDC sans négociation globale, selon le président tanzanien

    Jakaya-Le 21e sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce dimanche 26 mai, à Addis-Abeba en Ethiopie, au lendemain des célébrations des 50 ans de la création de l’OUA. Le président tanzanien, Jakaya Kikwete, a profité de l’occasion pour livrer sa vision de la feuille de route à tenir en vue d’une résolution durable de la crise dans l’est de la RDC. Pour lui, la brigade d’intervention des Nations unies n’aura aucun impact si le dialogue ne s’ouvre pas entre les différents protagonistes, y compris entre le Rwanda et les FDLR et entre l’Ouganda et l’ADF-NALU.

    Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

    Depuis que l’ONU a commencé à déployer une brigade de casques bleus dans le Nord-Kivu, et très concrètement, depuis que des soldats de Tanzanie ont débarqué à Goma, le président tanzanien, Jakaya Kikwete, a une nouvelle légitimité pour parler du conflit entre l’armée congolaise et les rebelles du M23.

    Les trois axes de la feuille de route de Jakaya Kikwete

    Ce matin, devant Ban Ki-moon et une demi-douzaine de chefs d’Etat réunis à huis clos, il a dit trois choses. D’abord, la brigade spéciale de l’ONU est une bonne chose, mais cela ne règlera pas le problème de fonds, qui est politique. Ensuite, le président tanzanien a insisté sur la nécessité d’une reprise du dialogue entre le gouvernement congolais et le M23.

    Enfin, et surtout, pour lui, un tel dialogue ne suffira pas. Si Kinshasa négocie avec ses ennemis du M23, il faut aussi que Kigali accepte de parler avec ses ennemis des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et Kampala avec les rebelles ougandais de l’ADF-NALU. Pas de paix durable, sans négociation globale.

    Le silence de Kagame

    A ces mots, le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, n’a pas bronché. Aucune réaction de sa part. « S’il n’a rien dit, c’est déjà ça », souffle un participant à cette réunion. « Jusqu’à présent, pour lui, les FDLR c’était le diable. »

    Paul Kagame n’a rien dit, mais Yoweri Museveni, lui, a réagi d’une seule phrase : « On discute avec ceux qui veulent discuter et on isole les autres. »

    Par RFI