Author: Don Kayembe

  • Mali: la Chine propose ses soldats

    Mali: la Chine propose ses soldats

    La Chine a annoncé jeudi un doublement à 20 milliards de dollars de ses crédits à l'Afrique, un geste qui reflète sa présence croissante sur ce continent, tout en s'engageant à faire profiter davantage l'Afrique de ses investissements. © Pool/AFP How Hwee Young

    -La Chine a proposé d’envoyer plus de 500 soldats au Mali pour participer à la MINUSMA, la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, selon des diplomates à l’ONU à New York, cités par l’AFP.

    Il s’agirait de la plus importante contribution de la Chine à une mission d’opération de maintien de la paix de l’ONU.

    La décision de Pékin d’envoyer ces troupes peut être interprétée comme une tentative d’apaiser les tensions avec les Occidentaux au sujet du conflit en Syrie et comme un moyen de renforcer ses relations avec l’Afrique qui lui vend d’importantes ressources, ont ajouté diplomates et experts.

    Le nombre total et la nature des troupes chinoises qui intégreront les forces de l’ONU n’ont pas encore été décidés, ont déclaré les diplomates.

    Pekin a fourni ses premiers Casques bleus en 1992 et a depuis renforcé sa présence de par le monde bien qu’elle n’ait pas participé à des opérations militaires.

    La Chine a actuellement 2.000 hommes engagés dans des missions de l’ONU.

    La France, qui est intervenue au Mali contre les rebelles islamistes en janvier dernier, espère pouvoir passer la main aux troupes de maintien de la paix de l’ONU en juillet prochain.

    6.500 soldats africains, venus des pays d’Afrique de l’Ouest et du Tchad, se trouvent déjà dans le pays et devraient être intégrés dans les quelque 12.600 Casques bleus de la Minusma.

    Par BBC

  • UA: le sommet des 50 ans

    UA: le sommet des 50 ans

    Zuma UA-Les dirigeants du continent africain convergent cette semaine vers Addis Abeba en Ethiopie pour le sommet de l’Union africaine, le 26 et 27 mai.

    Le sommet prend cette année une dimension particulière, puisque l’Union africaine, et son ancêtre l’OUA (Organisation de l’Unité africaine) fêtent leurs 50 ans.

    Le 25 mai 1963, 32 chefs d’Etats africains créaient l’OUA, autour de l’idéal du panafricanisme, et dans le but d’encourager l’unité et la solidarité de l’Afrique.

    Cinquante ans plus tard, les 54 Etats membres de l’Union africaine ont réalisé des progrès vers cet idéal, mais peinent toujours à faire de l’Afrique un continent uni.

    L’évènement à Addis Abebea sera d’abord marqué par des célébrations, avec un budget d’1,3 million de dollars mis de coté pour celles-ci: expositions, forums de jeunesse, parades, danses, sessions culturelles et même un match de football international (Ethiopie contre Soudan).

    Les célébrations en grande pompe se dérouleront le 25 mai en présence d’invités de marque, dont le président français François Hollande, le vice-Premier ministre chinois Wang Yang, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, la présidente brésilienne Dilma Roussef et le secrétaire d’Etat americain John Kerry.

    Les enjeux du sommet

    Au delà du folklore, les chefs d’état devront se pencher sur les défis actuels auxquels est confronté le continent.

    En tête de ceux-ci, la situation au Mali. La première phase de la guerre contre les islamistes dans le nord du Mali a été gagnée, grâce aux forces françaises et ouest-africaines.

    Le Mali tente désormais d’organiser une élection présidentielle pour la fin du mois de juillet, considéré comme une gageure.

    L’UA, largement dépassée dans la crise malienne, pourra-t-elle reprendre l’initiative et accompagner la sécurisation et la reconstruction du Mali?

    Parmi les autres dossiers qui attendent les chefs d’état: la Centrafrique, la situation sécuritaire en RDC, le processus électoral compromis à Madagascar, la paix fragile entre le Soudan et le Soudan du Sud, convaincre l’Ethiopie de ne pas abandonner ses positions aux Shebabs en Somalie, et que faire avec la Cour Pénale Internationale, considérée par certains comme de plus en plus envahissante, d’autant qu’un chef d’état élu, le Kenyan Uhuru Kenyatta, y est désormais inculpé.

    Le financement

    Plus pressant encore sera le sujet du financement de l’Union africaine, compromis par la mort de l’ex-dirigeant lybien Mouammar Kadhafi, qui contribuait largement aux frais de fonctionnement de l’UA et payait les contributions de certains petits pays.

    L’Union africaine ambitionne aussi de s’affranchir de sa dépendance à l’Union européenne, qui fournit environ la moitié du budget de l’UA.

    L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a été chargé de trouver des solutions alternatives de financement, et ses conclusions sont très attendues à ce sommet.

    Enfin la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, élue en 2012 au terme d’une campagne qui a exposé les divisions au sein de l’organisation, voudra imprimer sa marque et tracer les projets d’avenir de l’UA, à un horizon de 50 ans.

    Nkosazana Dlamini-Zuma veut élargir les compétences de l’UA aux questions de développement socio-economique: la lutte contre la pauvreté, le promotion et l’émancipation des femmes et les investissements du secteur privé.

    Par BBC

  • RDC: Ban Ki-moon promet un engagement soutenu pour résoudre la crise en RDC

    RDC: Ban Ki-moon promet un engagement soutenu pour résoudre la crise en RDC

    ban-jim-josephBan Ki-moon est en tournée dans la région des Grands Lacs.

    Ce mercredi 22 mai, lors de la première étape à Kinshasa, le secrétaire général des Nations unies a rencontré le président Joseph Kabila et des représentants de l’opposition dans un climat tendu. Il a promis un engagement soutenu de l’ONU pour la résolution de la crise en République démocratique du Congo. Jeudi, Ban Ki-moon se rendra à Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu où s’affrontent les forces régulières et les rebelles, puis il se rendra au Rwanda et en Ouganda.

    Ban Ki-moon est venu à Kinshasa avec surtout une promesse d’une action plus efficace des Nations unies. C’est que la Monusco est critiquée au Congo, par son incapacité à ramener la paix dans l’Est. Et à la sortie de son entretien avec le président Kabila, le secrétaire général des Nations unies a insisté sur la création de la brigade d’intervention avec un mandat renforcé dans l’Est. C’est une première, a-t-il dit, une première dans les opérations onusiennes.

    Ban Ki-moon s’est déclaré inquiet de la reprise des hostilités près de Goma. Il a demandé au président Kabila de donner des ordres très clairs à son armée, à l’armée nationale, pour qu’elle respecte les vies humaines, qu’elle respecte les droits de l’homme, qu’elle ne s’en prenne pas aux civils, car il y a eu de précédents fâcheux ces derniers mois. Ban Ki-moon se rendra jeudi à Goma pour voir l’installation de la brigade d’intervention sur le terrain.

    Un milliard de dollars pour les pays des Grands Lacs

    Ban Ki-Moon est donc venu avec de bonnes résolutions. Il est accompagné de Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale qui, lui, est venu avec une grosse enveloppe. Il s’agit d’une enveloppe d’un milliard de dollars pour aider non seulement la République démocratique du Congo mais aussi les pays des Grands Lacs. Il a expliqué que cet argent venait en plus des programmes déjà en cours à la Banque mondiale :

    « Nous avons là une occasion historique de réduire nettement l’extrême pauvreté et d’améliorer le niveau de vie non seulement dans la région mais à travers tout le continent. Ces nouveaux financements vont permettre d’améliorer la santé, l’éducation, l’alimentation, la formation et d’autres services essentiels pour les peuples de cette région où tant de familles et de communautés ont souffert des conflits depuis trop longtemps. Cet argent va améliorer les transports et le commerce, dynamiser la production d’électricité et l’agriculture, améliorer les routes, les transports. Cela va aider à maintenir la paix et à revitaliser l’économie régionale. La Banque mondiale veut aider ces pays à sortir des conflits. Nous sommes déterminés à aider les Etats fragiles à sortir de cette fragilité et entrer dans le développement économique. »

    Par RFI

  • Ban Ki-moon visite Goma

    Ban Ki-moon visite Goma

    Ban a Goma-Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi à Goma que la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU sera prête d’ici “un à deux mois” pour combattre les groupes armés dans l’est de la RDC.

    Ban-Ki Moon est arrivé jeudi matin à Goma, dans le cadre d’une tournée pour promouvoir la paix dans la régions des Grands Lacs.

    Le secrétaire général des Nations unies a rencontré les autorités locales à Goma, et visité l’hopital Heal Africa, qui soigne notamment les victimes de violences sexuelles.

    Sa visite a coïncidé avec une accalmie sur le terrain, après 3 jours de combats près de Goma entre l’armée congolaise et les rebelles du M23.

    Mercredi soir, le M23 s’était dit prêt à cesser les hostilités pour faciliter la visite de Ban-Ki Moon. ”

    Il y a une accalmie sur le terrain. On s’observe en chiens de faïence, chacun garde ses positions d’hier”, a déclaré jeudi matin à le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu.

    Ban-Ki Moon a déclaré à la BBC qu’il était convaincu que la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU, composée de 3.000 soldats tanzaniens, malawites et sud-africains, et destinée à épauler la Monusco, pourra protéger les civils et promouvoir la paix.

    “La Monusco a fait de son mieux pour protéger la population”, a estimé le secrétaire général de l’ONU.

    “Avec l’introduction de la brigade d’intervention, et avec un mandat renforcé par la résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU, je suis certain que l’ONU va répondre aux attentes de protéger les civils, promouvoir la paix, la sécurité et le développement”, a-t-il ajouté.

    Par BBC

  • RDC:Ban Ki-moon toujours attendu à Goma jeudi

    RDC:Ban Ki-moon toujours attendu à Goma jeudi

    KABILA- BAN-Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rencontré mercredi à Kinshasa le président Joseph Kabila, alors que les combats se poursuivaient dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre l’armée et la rébellion du M23 dans la banlieue de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

    « Le temps est venu pour la paix et le développement pour le peuple de la République démocratique du Congo et ceux de la région », a déclaré M. Ban à l’issue de sa rencontre avec le président congolais.

    D’autre part, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui était de la partie à Kinshasa, a annoncé une aide d’un milliard de dollars pour la région des Grands Lacs.

    M. Ban doit se rendre jeudi à Goma, puis au Rwanda, avant de faire escale en Ouganda, et à Addis-Abeba, siège de l’Union Africaine. Difficile de savoir si cette visite à Goma sera maintenue étant donné les conditions sécuritaires, mais la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), affirme avoir bien sécurisé la ville.

    Mercredi après-midi, un porte-parole de l’ONU à New York a confirmé que la visite à Goma de M. Ban n’avait pas été annulée, et que le Secrétaire général était toujours attendu dans le Nord-Kivu ce jeudi.

    Pour sa part, Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, a affirmé que la rébellion n’a pas l’intention de s’emparer de Goma, ville frontalière avec le Rwanda, que les rebelles ont occupé près de deux semaines en novembre dernier.

    Les belligérants ne cessent de se renvoyer la balle sur qui fait quoi exactement dans les affrontements. Tandis que l’administration Kabila accuse les rebelles de lancer des offensives, le colonel Kazarama a dit à la VOA que la rébellion répond seulement aux attaques des FARDC, l’armée régulière congolaise.

    Par ailleurs, avec la reprise des affrontements entre l’armée congolaise et la rébellion du M23 dans la banlieue de Goma, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) indique que les personnes déplacées par les précédentes vagues de violence, notamment dans les camps de Mugunga, sont prises entre les tirs et les obus. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux Réfugiés (HCR) a appelé à la protection des civils.

    Les camps se sont partiellement vidés : 30.000 personnes se sont réfugiées à Goma. Des milliers de vies sont en danger, alerte Thierry Goffeau, chef de mission de MSF dans le Nord-Kivu.
    Par VOA

  • Burundi: rencontre entre pouvoir et opposition sur la question du code électoral

    Burundi: rencontre entre pouvoir et opposition sur la question du code électoral

    Pdt Pierre Nkuruziza-Au Burundi, alors que l’opposition avait boycotté les élections générales de 2010, les Nations unies ont organisé mi-mars les premières discussions pouvoir-opposition en vue d’organiser en 2015 des élections libres et apaisées. Ce qui avait débouché sur la signature d’une feuille de route. Les organisateurs veulent transformer l’essai en organisant une nouvelle rencontre entre les acteurs politiques burundais sur la question du code électoral dès aujourd’hui, mais ça ne sera pas facile.

    Toute la classe politique burundaise va se retrouver une nouvelle fois autour d’une table de discussions. Et pour « favoriser » la concentration des participants, cet atelier se tiendra dans le cadre champêtre de Kayanza, dans le nord du Burundi.

    Pendant trois jours, pouvoir et opposition vont tenter de nettoyer le code électoral burundais, un texte très lacunaire selon l’avis de toutes les parties. D’ores et déjà, les différents protagonistes se sont mis d’accord sur bon nombre de points : regroupement de scrutins, bulletin unique. Les parties doivent également s’accorder sur la question du règlement du contentieux électoral ou celle de la fiabilité du fichier électoral.

    L’opposition accuse le pouvoir

    Mais les nuages s’accumulent déjà au-dessus de cette rencontre. L’opposition accuse le pouvoir burundais d’avoir uniquement distribué le document de travail aux partis politiques qui lui sont proches, mais aussi de continuer à empêcher les réunions de l’opposition en violation de la feuille de route signée en mars 2013.

    « Nous n’attendons rien de la rencontre de Kayanza, mais nous y serons quand même », explique-t-on dans les rangs de cette opposition.

    Par RFI

  • Union africaine: 50 ans après, un sommet extraordinaire pour célébrer l’événement

    Union africaine: 50 ans après, un sommet extraordinaire pour célébrer l’événement

    Nkosazana Dlamini Zuma
    Nkosazana Dlamini Zuma

    -Le sommet de l’Union africaine a concrètement démarré ce mercredi 22 mai avec la session ordinaire du Conseil exécutif, réunissant les ministres des Affaires étrangères du continent. Dimanche et lundi se tiendra l’Assemblée générale des chefs d’Etat, mais ce sommet est évidemment particulier, car samedi on célèbrera le jubilé d’or de l’institution panafricaine.

    Au-delà d’un bilan des cinq décennies passées, l’un des objectifs des discussions de ces jours est de définir l’agenda de développement des 50 prochaines années. Mais il semble qu’il y a encore de nombreuses questions à travailler sur ce sujet, et on devrait donc plus concrètement se focaliser sur le plan stratégique 2014-2017.

    Le cinquantenaire de l’institution continentale sera marqué du sceau de la renaissance africaine et du panafricanisme. C’est ce qu’a encore martelé mercredi Nkosazana Dlamini-Zuma, lors d’un discours faisant abstraction des crises récentes, mais multipliant les allers et retours entre 1963 et 2013. Un comparatif souvent peu glorieux, notamment quand elle s’est référée à l’essor des économies asiatiques durant la même période.

    La présidente de la Commission a cependant insisté sur les résultats de la dernière décennie, et surtout sur les potentialités de l’Afrique. L’un des enjeux des prochains jours est justement d’avancer sur le programme de développement des 50 années à venir.

    On devrait cependant en rester au stade des déclarations de principes, le ministre éthiopien des Affaires étrangères ayant prévenu qu’on était encore loin d’un document élaboré concernant l’agenda 2063.

    Tedros Adhanom a ainsi d’ores et déjà invité ses pairs à prolonger bientôt les discussions, proposant de les accueillir à Bahir Dar, sur les rives paisibles du lac Tana. Pour lui, depuis les rêves des fondateurs, le continent a manqué de leadership, et il faut désormais se projeter franchement vers l’avenir en tirant les leçons du passé.

    Avec au moins une constante, que tous ont rappelée : le panafricanisme doit rester cette étoile guidant les peuples et les dirigeants.

  • Angola : heurts meurtriers entre militants de l’Unita et du MPLA

    Angola : heurts meurtriers entre militants de l’Unita et du MPLA

    isaias-En Angola, les tensions sont grandissantes entre le parti au pouvoir, le MPLA, et l’opposition historique, l’Unita. Des heurts entre militants des deux partis ont fait, mardi 21 mai, un mort côté Unita, dans le sud du pays, près de Huambo. Pourquoi ce regain de violence maintenant ?

    Depuis toujours tendues, les relations entre l’Unita et le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) se sont crispées ces derniers jours. En cause : la tournée à l’étranger du chef de l’Unita, Isaias Samakuva, et notamment ses déclarations faites au Portugal. Il a annoncé la préparation d’un processus judiciaire visant la fortune de la famille présidentielle, dont une partie serait investie à Lisbonne.

    Ces propos ont irrité davantage un pouvoir déjà bien remonté. Il y a une semaine, le ministère de la Communication sociale a menacé de suspendre Radio Despertar, financée par l’Unita, l’accusant de diffamation et de trouble à l’ordre public. Au Parlement, les discussions sont plus que houleuses. A chaque incident, les partis s’accusent mutuellement d’entretenir un climat de violences.

    Malgré la fin de la guerre civile, il y a onze ans, l’Unita et le MPLA semblent incapables de faire la paix. Et le contexte social de pauvreté et d’inégalités alimente les tensions. L’Unita s’en sert pour pointer l’incompétence, voire le cynisme du parti au pouvoir. Le MPLA l’utilise au contraire comme moteur de son action et promesse d’un avenir meilleur.

    Par RFI

  • RDC: visite délicate de Ban Ki-Moon

    RDC: visite délicate de Ban Ki-Moon

    Ban a Kin-Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est arrivé mercredi à Kinshasa, première étape de sa tournée dans la région des Grands Lacs destinée à promouvoir les efforts de paix.

    Il a rencontré le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila.

    “Le temps est venu pour la paix et le développement pour le peuple de la République démocratique du Congo et ceux de la région”, a déclaré M. Ban, à l’issue de son entretien avec Joseph Kabila.

    Dans sa tournée, le secrétaire général de l’ONU est accompagné par le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, par Mary Robinson, envoyée spéciale des Nations unies dans les Grands lacs et par Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de la paix à l’ONU.

    Ban Ki-moon se rendra jeudi à Goma, puis au Rwanda, en Ouganda et enfin Addis-Abeba, siège de l’Union africaine.

    Sa visite coïncide avec une reprise des combats dans l’Est de la RDC, entre l’armée congolaise et la rébellion du M23, au Nord Kivu.

    Depuis lundi, et après plusieurs mois de trêve, les combats ont repris entre les belligérants dans la zone de Mutaho, à une dizaine de km au nord de Goma.

    Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir relancé les hostilités.

    Ce mercredi, les deux camps ont échangé des tirs d’artillerie.

    Le M23 s’est déclaré mercredi prêt à “une cessation immédiate des hostilités” avec l’armée afin de faciliter la visite du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à Goma, a indiqué dans un communiqué Amani Kabasha, chargé de la communication de la rébellion.

    Par BBC