Author: Don Kayembe

  • CPI:La CPI veut le fils de Kadhafi

    CPI:La CPI veut le fils de Kadhafi

    Seif-Al-Islam-Kadhafi- peu apres son arrestation
    Seif-Al-Islam-Kadhafi- peu apres son arrestation

    -Les juges de la Cour pénale internationale ont décidé que Saif al-Islam Kadhafi devait être jugé devant eux et non devant la justice libyenne, comme le réclamait Tripoli.

    Suite à son arrestation en novembre 2011, le fils Kadhafi est détenu par la brigade de Zintan, à l’ouest de Tripoli.

    Cette décision marque la fin d’un long chapitre judiciaire dans l’affaire Saif Kadhafi, pour en ouvrir un second, pas moins délicat, tant pour la Cour que pour Tripoli.

    La CPI a en effet décidé que le fils de Mouammar Kadhafi ne pouvait pas être jugé devant des tribunaux libyens car le système judiciaire ne permet pas de protéger correctement les témoins, de désigner un avocat sans qu’il n’encourt des risques, et surtout, parce que les autorités centrales n’ont pas la capacité de juger Kadhafi tant qu’il est entre les mains de la brigade de Zintan.

    Saif Kadhafi avait été arrêté en octobre 2011 par la brigade, qui depuis, refuse de le remettre à Tripoli.

    Il appartient désormais à Tripoli d’exécuter le mandat d’arrêt, faute de quoi, la Libye violerait ses obligations internationales.

    Même si les autorités parvenaient à négocier avec Zintan la remise de Saif Kadhafi, il y a peu de chance qu’elles le remettent à la Cour.

    Depuis son arrestation, Tripoli a en effet clairement indiqué sa volonté de le juger, ce que la CPI ne met pas en doute.

    Elle estime simplement qu’à ce jour, les conditions d’un procès équitables ne sont pas remplies.

    Dans la nouvelle bataille judiciaire qui s’annonce, Tripoli bénéficie du soutien de Londres, Paris et Washington qui, depuis la chute de Kadhafi, ont clairement indiqué qu’il revenait au Libyens de reconstruire l’Etat de droit.

    Néanmoins, la décision pourrait aussi placer la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis dans une situation délicate car ils peuvent difficilement désavouer une Cour, qu’ils avaient eux-mêmes saisie au début de la révolte en Libye.

    Par BBC

  • RDC: vol du dossier Chebeya

    RDC: vol du dossier Chebeya

    Chebeya-m-Le dossier de l’affaire Chebeya en RDC a été volé chez l’un des avocats de la partie civile, selon l’ONG congolaise Voix des Sans Voix.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits dans le cabinet de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga et ont pris “un poste téléviseur, une somme d’argent, des ouvrages, un sac contenant le dossier de l’affaire”, selon VSV.

    Avant ce “vol visiblement planifié”, l’avocat avait “reçu des appels anonymes”.

    La VSV “réitère une fois de plus ses vives préoccupations consécutivement à l’insécurité récurrente qui pèse sur les avocats des parties civiles dans l’affaire du double assassinat”.

    “Nous suspectons le fait qu’on se soit seulement intéressé à ce sac qui contenait le dossier de Floribert alors qu’il y avait d’autres dossiers”, a déclaré à BBC Afrique Justin Triba Senjey, un responsable de VSV.

    “Nous disons que c’était planifié; il y là une intention de nuire, d’étouffer la vérité sur l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana”, a-t-il ajouté.

    Floribert Chebeya, 47 ans, avait été convoqué le 1er juin 2010 à l’Inspection générale de la police à Kinshasa pour rencontrer son responsable, le général John Numbi – qui nie avoir donné ce rendez-vous et est suspendu depuis l’affaire.

    Le corps de Chebeya avait été retrouvé le lendemain dans sa voiture, les poignets portant des traces de menottes.

    Celui de Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé.

    En juin 2011, en première instance, la cour militaire de Kinshasa avait condamné le colonel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que plusieurs policiers.

    Tous sont rejugés depuis juin 2012 devant la Haute cour militaire, mais le procès a subi de longues interruptions.

    Par BBC

  • RDC:Les dessous de l’économie de la Sape en RDC

    RDC:Les dessous de l’économie de la Sape en RDC


    SAPE_0– Souvent démunis, les sapeurs de Kinshasa multiplient les stratégies pour posséder les plus grandes griffes. Beaucoup font appel à la générosité de leurs proches à l’étranger, mais d’autres s’y refusent et traquent les bonnes affaires jusque sur internet.

    « Mon père aimait tellement la Sape… Je me souviens encore comment il se chamaillait avec ma mère parce que dès qu’il avait son salaire, il allait en acheter. Dans la rue, on l’avait même surnommé Weston parce qu’il aimait trop les chaussures de cette marque », raconte Darling « Dada Weston » Mbaki, un cambiste de 29 ans installé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

    Hier comme aujourd’hui, les fidèles de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes (Sape) vénèrent toujours les grands créateurs, dont les vêtements, chaussures et accessoires peuvent coûter plusieurs centaines ou milliers d’euros. Une fortune pour les deux tiers des 68 millions de Congolais qui vivent avec 1,25 dollar par jour dans l’ex-colonie belge, où le salaire minimum a été revalorisé à 90 dollars.

    « Un vêtement n’a pas de prix ! »

    Une fortune ? « Un vêtement n’a pas de prix ! », rétorque John Sambi, 27 ans, autoproclamé « Roi de la Sape ». Les sapeurs – qui seraient quelques milliers à Kinshasa, ville de 10 millions d’habitants – ne sont pourtant pas mieux lotis. Junior Kipulu – alias « Maison Rei », une référence à la créatrice japonaise de Comme des Garçons, Rei Kawakubo – reçoit pour l’heure des créations offertes par des proches en Europe.

    « La vie est difficile, justifie le céramiste de 28 ans qui, les mois fastes, gagne 350 dollars. J’ai un enfant qui va à l’école et je ne veux pas dépenser le coût des frais de scolarité pour de la Sape ». Pour Mobonda Elabe, connu dans le milieu sous le nom de « Chancelier », c’est une aberration. « Un sapeur qui fait la mendicité des habits n’est pas un vrai sapeur », tonne avec dédain ce cambiste de 37 ans.

    Lui est marié et père de trois enfants. « Je gagne environ 800 dollars et, tous les mois, j’en garde 300 pour la sape ». Résultat : des malles et des valises qui débordent de vêtements Marithé et François Girbaud, Cerruti, Jean Paul Gaultier, Yohji Yamamoto, Issey Miyake, Dior, qu’il repère sur internet. Il transfère ensuite la somme nécessaire à ses sœurs en France et en Angleterre.

    Des boots en poil de lion John Galliano

    Dada Weston se ravitaille aussi grâce au web. « Je négocie les meilleurs tarifs par email avec des Congolais de la diaspora à Paris et, quand ils viennent au pays, j’achète avec les petits 10 ou 20 dollars que j’avais mis de côté ». Il a ainsi acquis, entre autres, des boots en poil de lion de John Galliano et, sans surprise, une paire de Weston : « En Europe, elle coûte 1 100 euros mais je l’ai ai achetées à 220 dollars ».

    Acheter des créations d’occasion provenant de l’étranger : une pratique tolérée par les puristes de la Sape. Mais être surpris à fouiner dans les friperies kinoises, c’est prendre le risque d’être déconsidéré, voire méprisé. Reste qu’en secret – faute de moyens – certains s’habillent dans des friperies et que, du coup, « jamais ils ne le diront », affirme Deogracias Kihalu, un photographe qui suit souvent les sapeurs.

    Plus c’est cher, mieux c’est ? De plus en plus, on vante dans les shows de Sape les marques de prêt-à-porter H&M ou Zara. « Toute griffe est considérable, tout ce qui est étiquette a de la valeur pour la Sape », justifie Maison Rei. Chancelier acquiesce. « Zara coud très bien. La Sape, ce n’est pas forcément acheter le plus cher, il faut avoir le coup d’œil ».

    Par RFI

  • RDC: nouvelle stratégie pour réduire la mortalité maternelle et infantile

    RDC: nouvelle stratégie pour réduire la mortalité maternelle et infantile

    Femme-enceinte– La République démocratique du Congo a lancé une nouvelle stratégie globale de santé “visant à sauver 430.000 vies d’enfants de 0 à 5 ans et 7.900 vies de mères d’ici fin 2015”, avec plusieurs partenaires internationaux.

    “La RDC est le troisième pays au monde qui contribue le plus à la mortalité globale des enfants de moins de 5 ans après l’Inde et le Nigeria. (…) Toutes les 30 minutes, au moins une femme meurt en couches en RDC. Chaque année, environ 15.000 femmes meurent en donnant la vie”, explique le communiqué du ministère de la Santé congolais publié vendredi.

    Selon une enquête de 2010, 1 enfant sur 6 meurt avant l’âge de 5 ans en RDC, soit environ 465.000 enfants qui perdent la vie chaque année. C’est une légère amélioration par rapport à 2001, où un enfant sur 5 n’atteignait pas son cinquième anniversaire.

    “La plupart” des décès sont dus à des “maladies évitables par des mesures simples et peu coûteuses”, notamment en ce qui concerne “le paludisme, la pneumonie, la diarrhée et des maladies survenant chez les nouveau-nés (infections, asphyxies, hypothermie)”, indique le communiqué.

    La stratégie globale de santé est soutenue par l’Unicef, la Banque Mondiale, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et l’Union Européenne, qui a annoncé vendredi une contribution de 40 millions de dollars pour accélérer les progrès.

    Le gouvernement s’engage à “coordonner les efforts en synergie avec ses partenaires pour mieux renforcer le système de santé et assurer la survie des femmes et des enfants”, a promis le ministre de la Santé, le Dr Félix Kabange, cité dans le communiqué.

    Geeta Rao Gupta, directrice générale adjointe de l’Unicef, a pour sa part estimé que “grâce à la créativité et à une volonté politique nationale fortes, tous les enfants et leurs mamans, même ceux des zones les plus reculées peuvent avoir accès aux interventions permettant de vaincre les principales causes de mortalité”.

    La RDC est le “pire pays pour être mère”, d’après le rapport “Situation des mères dans le monde” de l’ONG Save the Children, publié le 7 mai. Ce rapport compare la situation dans 176 pays dans les domaines de la santé, la mortalité infantile, l’éducation, les revenus et le statut politique des mères.

    Par AFP

  • RDC: six cas suspects d’Ebola dans le nord-est du pays

    RDC: six cas suspects d’Ebola dans le nord-est du pays

    Ebola– Six cas suspects d’Ebola ont été recensés dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où la fin d’une épidémie de cette maladie mortelle avait été déclarée en novembre, a annoncé mercredi l’ONU lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Kinshasa.

    “Six cas suspects de la fièvre hémorragique à virus Ebola ont été rapportés entre le 1er et le 12 mai dans la zone de santé de Mongo (…) dans le district du Bas-Uele”, en province Orientale (Nord-Est), a déclaré Sylvestre Ntumba, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha).

    “Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une équipe de la division provinciale de la santé est descendue sur le terrain pour investiguer et prélever des échantillons. Les résultats sont attendus”, a-t-il ajouté.

    La précédente épidémie avait son épicentre à Isiro, à environ 240 km de Mongo. Entre mai et novembre 2012, elle avait fait 62 cas dont 34 décès, d’après l’ONU. Pour la première fois, une femme infectée avait accouché d’un enfant prématuré vivant – mais les deux sont finalement morts.

    Il n’existe ni traitement ni vaccin contre le virus Ebola. Il se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions corporelles (sueur, urine, selles), par voie sexuelle et manipulation sans précaution de cadavres contaminés.

    Cette maladie se caractérise par de la fièvre, des vomissements, des coliques abdominales, des diarrhées sanguinolentes et des saignements des gencives.

    Lors de la dernière épidémie en RDC, la lutte s’est heurtée aux traditions et aux coutumes encourageant la proximité avec des malades et des défunts, et également à la crainte des habitants d’être placés en isolement, qui a poussé de potentiels malades à fuir en brousse.

    Par AFP

  • RDC: la brigade d’intervention de l’ONU opérationnelle mi-juillet

    RDC: la brigade d’intervention de l’ONU opérationnelle mi-juillet

    monusco-goma– La brigade d’intervention de l’ONU chargée de combattre les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) devrait être opérationnelle mi-juillet, a indiqué mercredi le patron des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous.

    “Nous espérons que la brigade d’intervention pourra être opérationnelle dans quelques semaines, probablement d’ici la mi-juillet”, a déclaré M. Ladsous lors d’une conférence de presse.

    Au cours d’une tournée dans la région la semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait tablé sur “un ou deux mois” pour le déploiement de cette brigade. Il avait souligné la nécessité “d’accélérer le déploiement” en raison de la poursuite des combats autour de Goma (est).

    Cette unité doit renforcer la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), la plus importante au monde, forte de 17.000 hommes et chargée de la protection des civils. Dotée d’un mandat offensif, la brigade doit combattre et désarmer les groupes rebelles dans l’est de la RDC -en premier lieu le mouvement M23. Sa création avait été décidée fin mars par le Conseil de sécurité de l’ONU.

    Les premiers éléments de la brigade -qui sera composée de 3.000 soldats tanzaniens, malawites et sud-africains- sont arrivés à Goma le 13 mai.

    L’armée congolaise combat les rebelles du M23 depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Fin novembre 2012, le M23 avait occupé Goma pendant une dizaine de jours avant de s’en retirer contre la promesse d’un dialogue avec Kinshasa. Début mai, la rébellion a suspendu sa participation aux laborieux pourparlers, exigeant du gouvernement un cessez-le-feu.

    Par AFP

  • L’ordre mondial issu de 1945 est mort…

    L’ordre mondial issu de 1945 est mort…

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-L’ordonnancement actuel du monde, imposé par les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, et particulièrement par les Anglo-saxons,  s’éteint. Des signes précurseurs,  bien qu’encore imperceptibles »,  sous le regard énigmatique de quelques aveugles soumis, et qui ne cessent de nous vanter des bienfaits d’un ordre décadent, surgissent sur les feux de la lumière. Mais ce qui semble certain, véridique,  est que les Anglo-saxons, qui en furent ses initiateurs, ne paraissent plus être en mesure, et suivez bien ma formulation,  pour éviter d’être traité de « radical », comme souvent c’est malheureusement le cas, d’ « administrer » et seuls,   comme par le passé, toutes ces institutions, instruments de leur puissance, notamment  celles de Bretton Woods et  l’ONU, ce « machin » tel que De Gaulle  aimait bien la qualifier.  Hier encore, Ils venaient de lâcher la direction de l’OMC. . Et du coup, comme dans l’accoutumée, les  «médias mensonges » se prennent à déclarer l’OMC d’institution caduque.

     

    Les rapports de force ont changé d’abord au sein de l’Europe, entre les États européens et ensuite dans le monde. L’Europe actuelle présente une similarité avec celle d’antan, de 1945, où la force de l’Allemagne seule régentait le reste de l’Europe. Mon propos, ici,  n’est pas de faire de comparaison chiffrée mais je constate, comme beaucoup d’ailleurs, que la France,  bien que restant ’un peu « décomplexée » face à l’Allemagne,  pèse aujourd’hui moins  dans la balance avec l’Allemagne. Sa situation actuelle face à l’Allemagne  ressemble fort bien, peut-être que j’exagère,  à celle datant de l’époque de son occupation par Hitler et ses Allemands.  Pour ce qui est, elle est instrumentalisée et demeure sous les bottes des USA. Et l’Allemagne qui fut le grand vaincu d’hier, divisée, humiliée et régentée à son tour par les Anglo-saxons, se régale, cinquante ans après,  d’une suprématie bien chèrement reconquise. Même si elle reste, elle-aussi, mais pour combien de temps encore, sous la gestion de l’Amérique. L’Allemagne a recouvré son unité, sa dignité, sa place  et  a de nouveau forgé son « histoire » dans le concert des nations. Ce peuple serait-il grand face aux Anglo-saxons ? Les Européens ainsi que les Américains savent du moins ce que leur technologie doit et aux Allemands et au savoir allemand après la deuxième guerre mondiale. Néanmoins,  il reste aux peuples allemands, qui en possèdent  certes les moyens,- mais le voudrait-il,  et à quel prix, pour quelles raisons stratégiques-  de s’émanciper totalement de l’emprise anglo-saxonne ?

     

    L’ordre du monde infligé par les vainqueurs en 1945  est mort. Poutine, le lion,  en portant secours à Assad, le renard « arabe », démontre à travers ce geste ce qui  en reste de ce rêve. Le soutien de Poutine à  Assad rejoint un modèle de l’expression de  la théorie de l’alliance du lion et du renard pour éviter d’être victimes des Loups. Dans ses nouveaux habits, qui lui siéent à merveille, le tsar Poutine, qui reste aux aguets,  séduit et apparait comme l’irréductible l’héritier de Staline, l’un des créateurs de l’ONU, l’Organisation des Nations Unies..

     

    La structure actuelle de l’ONU, qui non seulement a placé le Congo-RDC sous sa tutelle mais également le dirige, ne concorde à la réalité des rapports de force dans le monde aujourd’hui. L’absence de l’Allemagne ou encore de l’Inde au sein de son Conseil de Sécurité la rend et ses jugements d’aucune utilité. Je ne saurais me leurrer longtemps, car les relations entre les hommes et les nations entre-elles demeurent à jamais une relation de pouvoir de domination. L’ONU restera à jamais un instrument de puissance au service des plus forts ou de la force. Qu’à cela ne tienne,  sa refonte totale est plus qu’une exigence à l’instant même. Et la même règle s’impose également sur le contrôle et la gestion des institutions de Bretton Woods. Cette option est la même que celle défend l’’ambassadeur singapourien, Kishore Mahbubani, auteur du livre “The Irresistible Shift of Global Power to the East ». Lehmann le cite dans son article paru sur le site de Réseau Voltaire en date du 02.09.2008 et qui est intitulé « Déclin de l’Occident et montée de l’Orient ». Kishore Mahbubani affirme, haut et fort, que: « Le monde […] a perdu pour l’essentiel sa confiance dans les cinq États nucléaires. C’est cette incapacité à exercer convenablement un leadership qui fait que l’Occident est aujourd’hui davantage le problème que la solution. [Ensuite, il admet que]  les pays d’Asie ne sont pas encore prêts à intervenir. Il en va de même des institutions financières internationales. [Il émet un doute, en se basant sur des raisons évidentes] qu’aucune des trois plus importantes – la Banque mondiale, le FMI et l’OMC – ne subsistera jusqu’à la prochaine décennie, [D’où] il est d’une importance capitale de les conserver. Mais, bien entendu, il faut les transformer et les désoccidentaliser. Il ne faut plus que les postes de directeur de la Banque mondiale et du FMI soient attribués automatiquement à des États-uniens ou à des Européens, comme si c’était écrit dans l’Évangile ; ils doivent être globalement ouverts à des talents du monde entier. Il est également important que la Banque mondiale n’ait plus son siège à Washington DC et dissémine ses employés dans les pays où elle opère. L’esprit internationaliste tel qu’il s’incarne dans la Charte des Nations unies doit donc être maintenu, voire revivifié ».

     

    La fin de l’empire est inévitable. Le pape Polonais Jean Paul II l’aurait prophétisé également si on en croit à l’auteur du livre « Sa Sainteté. Jean Paul II et l’Histoire de notre époque », qui rapporte que, le jour de vendredi saint, Jean Paul II,  « transportant sa croix sur ses épaules,[…] [et] s’arrêtant devant « le Colisée- symbole de l’impérialisme criminel de la Rome antique- et, désignant l’horrible édifice, a déclaré,  [ en rapport avec le début de  l’attaque contre l’Irak et qui coïncidait avec le Pâque chrétien] : « Même l’Empire romain a fini par s’effondrer », cité par  Luciano Canfora,  in « La Nature du Pouvoir » paru aux éditions, Les Belles Lettres, en 2010,  p.86.

     

    .  .

     

    L’Afrique semble être absente du débat et de la lutte du positionnement  qui est en gestation alors que ce trouble d’accouchement pose le jalon d’un énième « désordre mondial » en construction. Et comme toujours,  les supposés faibles ou les « absents » resteront sur le pavé faute d’avoir tout simplement osé. Et pourtant, l’Afrique possède  les moyens de son devenir, de sa prise de parole pour la faire entendre et respecter. Son seul handicap,  d’après moi, et j’ose cette option, réside dans le fait qu’elle se laisse distraire à prendre part à une course  effrénée que l’Occident et l’élite africaine qui épouse cette vision unilatérale de la notion de développement infligent à l’Afrique.  Un modèle de  « développement –mensonge-appât »  dont  seul l’Occident et aujourd’hui la Chine détiendraient le secret et les manèges. En longueur des journées, j’entends toujours ces « savants » africains et « nègres » crier à tue-tête, et  comme des condamnés à morts : « développement, développement ». Le terme développement tel qu’entendu et compris par ceux qui le défendent exprime l’occidentalisation du monde. L’existence d’un seul paradigme dans le monde alors que ce que  le concept « paradigme »  admet « la possibilité de différentes explications également vraies pour une même réalité. ».

     

    La guerre qui est menée, affirme Colette Braeckman dans son livre « Les Nouveaux prédateurs, Politique des puissances en Afrique centrale », , est « d’abord avec les idées. Les concepts précèdent les hostilités, et les préparent. Étiquettes collées à la hâte sur la réalité mouvante, ils permettent souvent d’aller au combat le cœur léger. Les Américains excellent à ce jeu ! ». Voilà comment ces « intellos » s’engouffrent dans le piège mains et pieds liés en train de répéter comme des perroquets, et ce après leurs maitres à penser, des expressions qui font plaisir à leurs créateurs comme « démocratie », « gouvernance », « guerres de basses intensités », « Zéro morts », le «  terrorisme », la « non-violence », la « faillite de l’État », un « État faible ». ect..

     

    Faut-il entreprendre une guerre juste pour rattraper celui qui vous l’impose, qui en a fixé les modalités, sa ligne d’arrivée alors qu’il s’est envolé depuis de lustre ? En plus, en quoi consiste ce modèle qui, pour survivre, confinerait uniquement  l’Afrique comme pourvoyeur des matières premières et énergétiques et grenier d’une main-d’œuvre moins chère et exploitable. En se soumettant à ce jeu de dupes, l’Afrique limite ses potentialités en ramenant ses besoins au niveau des conditions animales : la bouche, le ventre et le sommeil, alors que son besoin le plus pressant aujourd’hui, de l’Afrique,  reste plus que jamais de nature identitaire, « to be or not to be », avant d’être économique.

     

    Loin de moi l’idée de lancer un appel à l’union de l’Afrique,  par crainte de la soumettre sous d’autres secousses, sous d’autres formes de domination du genre de grands peuples comme les Zoulou, les Ashanti et autres, ou encore dans le débat imposé des Nilotiques et des Bantu, un danger « divisionniste » qui fait le lit des loups se trouvant déjà dans la bergerie. Ce qui  aura comme conséquences immédiates d’amoindrir  ses atouts face aux grands ensembles demain, géostratégiques et démographiques comme la Chine, l’Inde, l’Europe politique en construction, la Russie et les USA. C’est dans ce jeu qu’il faut inscrire la RDC-Congo. Et non nous ressasser tout le temps de Paul Kagamé ou de la « Kabilie », parce qu’ils existent à peine sous les manettes de ceux qui les pilotent.

     

    L’Afrique a un peuple. Et ce peuple  a une histoire, un passé et un présent. Son peuple est créateur. Au lieu de laisser notre jeunesse s’envoler vers des recoins où elle sert  plus d’esclaves et de main-d’œuvre « bon marché »,  l’Afrique ferait mieux d’offrir des possibilités de rêve notamment dans le domaine d’Art comme la pensée et la force de la parole de l’Occident s’éteignent. « L’état d’exception dans lequel nous vivons est la règle, reconnait (Homi Bhabha dans son livre Les Lieux de la Culture / une théorie postcoloniale), il nous faut en venir à une conception de l’histoire qui corresponde à cet état ». La seule force de la France dans le monde reposait hier sur artistes et autres grands écrivains et non sur son économie. Les Congolais en sont capables. .

     

    Je comprends pourquoi « ceux-d’ ici », des Congolais, ont livré Lumumba à la mort. L’erreur des gens comme Lumumba est de vivre un siècle avant leur peuple.

     

    Likambo ya mabele, ezali likambo ya makila

     

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC

    RAP-en sigle, mouvement politico-militaire

    004745007236 mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

    ,

  • RDC : dans le Nord-Kivu, trois jours de “ville morte” à Beni et combats à Kibumba

    RDC : dans le Nord-Kivu, trois jours de “ville morte” à Beni et combats à Kibumba

    Mutin M23-Au Nord-Kivu, dans la partie est de la RDC, la société civile de Beni a décrété trois jours de “ville morte” , à partir de ce 25 mai, pour protester contre l’insécurité “très préoccupante” et l’”impuissance” des autorités congolaises à protéger les civiles. Une annonce qui intervient au moment où à Kibumba, localité à la frontière rwando-congolaise, la rébellion du M23 accuse les FARDC d’avoir attaqué ses positions.

    “Après un aperçu général, la situation est caractérisée par des tueries, viols, vols en main armés, des enlèvements sous l’œil impuissant des autorités tant politico-admnistratives que militaires”, a estiméTeddy Kataliko, président de la société civile de Beni, cité dans le document. En conséquence, selon le communiqué, la société civile de Beni a “[décidé] de décréter trois jours de journées ville morte à partir de ce samedi 25 mai”.

    D’autre part, la société civile locale prévoit à partir de 27 mai la “suspension du paiement des taxes et impôts de caractère local, provincial et national jusqu’au rétablissement de la paix”.

    Combats

    Au même moment, à Kibumba, localité congolaise frontalière avec le Rwanda, dans le Nord-Kivu, les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) a affirmé, le 25 mai, que les éléments de l’armée régulière l’avait attaquée à l’aube en coalition avec la rébellion hutu rwandaise des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda).

    “Les FARDC (armée congolaise) ensemble avec les FDLR ont attaqué la position du M23 dans la localité de Kibumba et Kanyamahoro. Nos forces ont repoussé l’ennemi”, a déclaré le porte-parole militaire du Mouvement du 23 mars (M23), le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, dans un communiqué. Selon lui, une partie des soldats congolais et des FDLR a été repoussée dans le parc des Virunga. Une autre partie de “ces assaillants a traversé la frontière pour aller au Rwanda”, a-t-il assuré, ajoutant qu’ils s’étaient retrouvés dans la localité de Ruhengeri.

    Interrogée par l’AFP, l’armée congolaise a démenti les affirmations de la rébellion. “Les FARDC ne sont pas à Kibumba, c’est une zone entièrement sous contrôle du M23. Nous, nous sommes de notre côté”, a déclaré le colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée dans la province du Nord-Kivu. “Ils se sont peut-être battus entre eux ou avec d’autres groupes armés. (…) Depuis l’arrivée de Ban Ki-Moon, on n’a jamais combattu (avec le M23). Le front est calme”, a-t-il ajouté.

    (Avec AFP)