Author: Don Kayembe

  • Côte d’Ivoire: la CPI veut plus de preuves avant un procès contre Gbagbo

    Côte d’Ivoire: la CPI veut plus de preuves avant un procès contre Gbagbo

    4e Jour d’audience: Laurent Gbagbo a la CPI DU 22/02/2013 PART 1– Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont besoin d’informations ou d’éléments de preuve supplémentaires de la part du procureur avant de décider de mener un éventuel procès contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a indiqué la Cour lundi.

    Les juges ont ajourné la décision de confirmer ou non les charges de crimes contre l’humanité qui pèsent sur M. Gbagbo et « demandent au procureur d’envisager de fournir des preuves supplémentaires ou de mener des enquêtes supplémentaires », a indiqué la CPI dans un communiqué.

    « La chambre a estimé que l’ensemble des preuves du procureur, bien qu’apparemment insuffisantes, ne semble pas manquer de pertinence et de valeur probante » et ne peut donc pas directement décider d’abandonner les poursuites, a précisé la même source.

    Un nouveau calendrier a donc été établi par les juges, a souligné la CPI, ajoutant que le procureur devra remettre un document de charges complété avant le 15 novembre 2013.

    La défense aura, elle, jusqu’au 16 décembre 2013 pour réagir et présenter, si elle le souhaite, des éléments de preuve à décharge supplémentaires.

    Laurent Gbagbo, 68 ans, est soupçonné d’avoir fomenté un « plan » impliquant notamment la commission de meurtres et de viols afin de rester au pouvoir après l’élection de son rival Alassane Ouattara en 2010, certifiée par l’ONU.

    Premier ex-chef d’État remis à la CPI, Laurent Gbagbo est soupçonné d’être « co-auteur indirect » de quatre chefs de crimes contre l’humanité commis pendant les violences post-électorales.

    Ce refus de quitter son poste après dix ans au pouvoir avait plongé la Côte d’Ivoire dans une violente crise, longue de quatre mois qui a coûté la vie à près de 3. 000 personnes.

    AFP

  • Afrique du Sud: Zuma appelle au calme après la mort d’un syndicaliste minier

    Afrique du Sud: Zuma appelle au calme après la mort d’un syndicaliste minier

    Jacob-Zuma– Le président sud-africain Jacob Zuma a appelé mardi au dialogue au lendemain de la mort d’un responsable du syndicat national des mines (NUM, proche du pouvoir) tué par des hommes armés dans la mine de platine de Marikana, dans le nord de l’Afrique du Sud.

    “Toutes les parties prenantes, le gouvernement, la direction du secteur minier, le mouvement syndical en particulier, doivent se rencontrer pour discuter et trouver une façon de résoudre les problèmes” du secteur, a-t-il déclaré à Tokyo devant le Club de la presse nationale.

    “Nous avons la capacité de discuter et de nous mettre d’accord”, a poursuivi M. Zuma qui venait de participer à la 5è Conférence internationale de Tokyo pour le développement africain (Ticad).

    La mine de platine de Marikana, où un autre syndicaliste a également été gravement blessé, avait été le point de départ l’an dernier d’un long mouvement de grèves sauvages pour les salaires dans tout le secteur minier.

    La fusillade de lundi est survenue dans un climat d’affrontement intersyndical, moins d’une semaine après un appel solennel du président Zuma à éviter un nouvel embrasement social, notamment dans les mines, première source de revenus à l’exportation, alors que l’économie nationale connaît un inquiétant ralentissement.

    En 2012, les multiples conflits dans le secteur minier ont considérablement terni l’image de marque de l’Afrique du Sud auprès des investisseurs et à l’étranger, en particulier après que la police eut ouvert le feu sur des mineurs en grève à Marikana, faisant 34 morts le 16 août.

    Les mines contribuent directement et indirectement au PIB sud-africain pour environ 18%. “S’il faut déployer une force de maintien de la paix, nous le ferons dans tout le secteur minier”, a menacé lundi la ministre du Travail Mildred Oliphant lors d’une rencontre avec les syndicats.

    AFP

  • Washington offre des millions de dollars pour Belmokhtar et le n°1 de Boko Haram

    Washington offre des millions de dollars pour Belmokhtar et le n°1 de Boko Haram

    Mokhtar Niger– Washington offre depuis lundi jusqu’à 23 millions de dollars de récompense pour toute information conduisant notamment à la capture du jihadiste Mokhtar Belmokhtar, celle du chef de la secte islamiste nigériane Boko Haram, ou des responsables d’Aqmi, une première contre des “terroristes” d’Afrique de l’Ouest.

    D’autres responsables du groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont également visés par ce programme du département d’Etat, baptisé “récompenses pour la justice”, qui offre depuis 1984 des sommes d’argent à tout informateur permettant l’arrestation ou l’élimination d’individus qui menacent les intérêts des Etats-Unis.

    La plus grosse récompense, sept millions de dollars, est réservée au n°1 présumé de Boko Haram, Abubakar Shekau, qui combat actuellement l’armée du Nigeria dans le nord-est du pays.

    Une manne de cinq millions de dollars est également offerte à quiconque apportera des renseignements décisifs concernant l’Algérien Belmokhtar, un ancien chef d’Aqmi qui a monté son propre groupe fin 2012. Donné pour mort par le Tchad en avril, il a menacé il y a dix jours de lancer de nouvelles attaques au Niger après les attentats suicide de la fin mai. Son groupe avait mené une énorme prise d’otages en janvier dans un complexe gazier en Algérie.

    Cinq millions de dollars sont également promis pour la tête de Yahya Abou Al-Hammam, un dirigeant algérien d’Aqmi accusé d’être impliqué dans le meurtre d’un otage français en 2010.

    Malik Abou Abdelkarim, commandant d’Aqmi, et Oumar Ould Hamahathe porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un groupe islamiste chassé du Mali en janvier, sont également la cible de Washington, avec trois millions chacun de récompenses.

    “Aqmi est de plus en actif dans le Nord et l’Ouest de l’Afrique. Ils font partie des tout premiers groupes qui kidnappent contre rançons dans la nébuleuse terroriste mondiale”, a dit à l’AFP un responsable du département d’Etat.

    “Ils représentent pour nous une grande source d’inquiétudes. Tout ce que nous pouvons faire pour réduire les capacités d’Aqmi, pour obtenir des informations sur ces individus et les traduire en justice, c’est notre objectif”, a expliqué ce diplomate américain, sous couvert de l’anonymat.

    Les Etats-Unis s’alarment depuis des mois de la puissance des groupes islamistes armés dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest, notamment d’Aqmi et de Boko Haram. Washington a applaudi et appuyé l’opération militaire française au Mali.

    La campagne du département d’Etat lancée lundi se fera notamment via des affiches placardées au Mali, au Nigeria et dans les pays voisins, plaçant sur le même poster des photos de dirigeants d’Aqmi et de Boko Haram.

    “Ils entretiennent des relations depuis un moment”, notamment avec des entraînements et des caches d’armes communes, selon le responsable du ministère”.

    AFP

  • En Zambie, poussée de répression contre les gays

    En Zambie, poussée de répression contre les gays

    gay-zambia– Deux affaires très médiatisées concernant un couple soupçonné d’être gay et un militant pour les droits des homosexuels doivent être jugées cette semaine en Zambie, faisant redouter une homophobie croissante dans ce pays d’Afrique australe.

    Le militant des droits des gays Paul Kasonkomona, 38 ans, comparaît à nouveau mardi. Il avait été arrêté en avril pour avoir demandé à la télévision que l’homosexualité soit dépénalisée.

    A peine un mois plus tard, un coiffeur de 21 ans, Philip Mubiana, et un maçon de 20 ans, James Mwape, ont été arrêtés et accusés de “sodomie” et d’actes “contre-nature”.

    Les relations entre personnes du même sexe sont interdites en Zambie depuis la période coloniale britannique et la sodomie est passible de 14 ans de prison. Les procès de cette semaine sont cependant les premiers de l’histoire récente du pays à se tenir dans un contexte d’hostilité croissante envers les gays.

    “Ceux qui défendent les droits des gays devraient aller en enfer, ce n’est pas une question que nous tolèrerons”, a déclaré le ministre des Affaires intérieures Edgar Lungu à des journalistes le mois dernier. “Il n’y aura pas de discussions sur les droits des gays. Ce problème est étranger à notre pays”.

    Le discours inflexible du gouvernement a reçu le soutien des organisations chrétiennes.

    “De tels actes sont une abomination”, a déclaré le président de l’Association internationale des Eglises chrétiennes, Simon Chihana. “Le gouvernement ne devrait même pas songer à autoriser (de telles choses), quelles que soient les pressions de la communauté internationale ou de qui que ce soit”.

     

    La discrimination, monnaie courante sur le continent

    Les médias zambiens se sont emparés du sujet et les droits des homosexuels sont aussi devenus une question brûlante pour l’homme de la rue. Les raisons de la répression récente ne sont pas claires.

    L’homosexualité est illégale dans la plupart des pays africains et la discrimination est monnaie courante sur le continent.

    Le parlement ougandais envisage ainsi d’adopter une loi qui rendra l’homosexualité passible de la peine de mort.

    De son côté le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a déclaré que les homosexuels étaient “pires que des porcs et des chiens”.

    Au Malawi, autre pays voisin de la Zambie, un couple gay a été condamné en 2010 à 14 ans de prison pour mariage homosexuel. Le président de l’époque, Bingu wa Mutharika, a gracié les deux hommes mais qualifié leur union de “satanique”.

    Après sa mort en 2012, la nouvelle présidente du Malawi, Joyce Banda, a suspendu les lois antigay en attendant un débat parlementaire sur le sujet.

    L’Afrique du Sud est le seul pays du continent à reconnaître le mariage de personnes de même sexe, mais il semble être l’apanage des riches. Des homosexuels ont été assassinés dans les townships pauvres.

    En Zambie, le militant des droits de de l’Homme Andrew Ntewewe constate avec inquiétude une hostilité croissante à l’égard des homosexuels.

    “Il est clair que nous sommes un pays intolérant à l’égard des individus ayant une orientation sexuelle différente”, estime M. Ntewewe, qui dirige l’ONG Young African Leaders Initiative (Initiative des jeunes leaders africains). “Les droits de chaque individu devraient être respectés, quels que soient sa couleur, sa religion, sa tribu ou son orientation sexuelle”.

    L’arrestation de Paul Kasonkomona a provoqué la colère des groupes de défense des droits de l’Homme qui ont réclamé sa libération immédiate. Il plaide non coupable.

    Le couple gay présumé doit comparaître en justice mercredi. Les deux hommes avaient été libérés sous caution mais ont été de nouveau arrêtés quelques jours plus tard, accusés d’avoir eu de nouvelles relations sexuelles.

    Ils ont plaidé non coupables d’avoir “eu des relations charnelles contre nature” et envisagent de mettre en cause la constitutionnalité des poursuites.

    Enfermer les militants pro-gays ou les personnes ayant eu des relations sexuelles avec une autre du même sexe est “une violation” de leurs droits, souligne aussi le défenseur des droits de l’Homme Josab Changa. “Les droits de l’Homme devraient être respectés quel que soit le mal supposé qu’une personne peut faire”.

    Par afp

  • CPI:La CPI veut le fils de Kadhafi

    CPI:La CPI veut le fils de Kadhafi

    Seif-Al-Islam-Kadhafi- peu apres son arrestation
    Seif-Al-Islam-Kadhafi- peu apres son arrestation

    -Les juges de la Cour pénale internationale ont décidé que Saif al-Islam Kadhafi devait être jugé devant eux et non devant la justice libyenne, comme le réclamait Tripoli.

    Suite à son arrestation en novembre 2011, le fils Kadhafi est détenu par la brigade de Zintan, à l’ouest de Tripoli.

    Cette décision marque la fin d’un long chapitre judiciaire dans l’affaire Saif Kadhafi, pour en ouvrir un second, pas moins délicat, tant pour la Cour que pour Tripoli.

    La CPI a en effet décidé que le fils de Mouammar Kadhafi ne pouvait pas être jugé devant des tribunaux libyens car le système judiciaire ne permet pas de protéger correctement les témoins, de désigner un avocat sans qu’il n’encourt des risques, et surtout, parce que les autorités centrales n’ont pas la capacité de juger Kadhafi tant qu’il est entre les mains de la brigade de Zintan.

    Saif Kadhafi avait été arrêté en octobre 2011 par la brigade, qui depuis, refuse de le remettre à Tripoli.

    Il appartient désormais à Tripoli d’exécuter le mandat d’arrêt, faute de quoi, la Libye violerait ses obligations internationales.

    Même si les autorités parvenaient à négocier avec Zintan la remise de Saif Kadhafi, il y a peu de chance qu’elles le remettent à la Cour.

    Depuis son arrestation, Tripoli a en effet clairement indiqué sa volonté de le juger, ce que la CPI ne met pas en doute.

    Elle estime simplement qu’à ce jour, les conditions d’un procès équitables ne sont pas remplies.

    Dans la nouvelle bataille judiciaire qui s’annonce, Tripoli bénéficie du soutien de Londres, Paris et Washington qui, depuis la chute de Kadhafi, ont clairement indiqué qu’il revenait au Libyens de reconstruire l’Etat de droit.

    Néanmoins, la décision pourrait aussi placer la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis dans une situation délicate car ils peuvent difficilement désavouer une Cour, qu’ils avaient eux-mêmes saisie au début de la révolte en Libye.

    Par BBC

  • RDC: vol du dossier Chebeya

    RDC: vol du dossier Chebeya

    Chebeya-m-Le dossier de l’affaire Chebeya en RDC a été volé chez l’un des avocats de la partie civile, selon l’ONG congolaise Voix des Sans Voix.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits dans le cabinet de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga et ont pris “un poste téléviseur, une somme d’argent, des ouvrages, un sac contenant le dossier de l’affaire”, selon VSV.

    Avant ce “vol visiblement planifié”, l’avocat avait “reçu des appels anonymes”.

    La VSV “réitère une fois de plus ses vives préoccupations consécutivement à l’insécurité récurrente qui pèse sur les avocats des parties civiles dans l’affaire du double assassinat”.

    “Nous suspectons le fait qu’on se soit seulement intéressé à ce sac qui contenait le dossier de Floribert alors qu’il y avait d’autres dossiers”, a déclaré à BBC Afrique Justin Triba Senjey, un responsable de VSV.

    “Nous disons que c’était planifié; il y là une intention de nuire, d’étouffer la vérité sur l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana”, a-t-il ajouté.

    Floribert Chebeya, 47 ans, avait été convoqué le 1er juin 2010 à l’Inspection générale de la police à Kinshasa pour rencontrer son responsable, le général John Numbi – qui nie avoir donné ce rendez-vous et est suspendu depuis l’affaire.

    Le corps de Chebeya avait été retrouvé le lendemain dans sa voiture, les poignets portant des traces de menottes.

    Celui de Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé.

    En juin 2011, en première instance, la cour militaire de Kinshasa avait condamné le colonel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que plusieurs policiers.

    Tous sont rejugés depuis juin 2012 devant la Haute cour militaire, mais le procès a subi de longues interruptions.

    Par BBC

  • RDC:Les dessous de l’économie de la Sape en RDC

    RDC:Les dessous de l’économie de la Sape en RDC


    SAPE_0– Souvent démunis, les sapeurs de Kinshasa multiplient les stratégies pour posséder les plus grandes griffes. Beaucoup font appel à la générosité de leurs proches à l’étranger, mais d’autres s’y refusent et traquent les bonnes affaires jusque sur internet.

    « Mon père aimait tellement la Sape… Je me souviens encore comment il se chamaillait avec ma mère parce que dès qu’il avait son salaire, il allait en acheter. Dans la rue, on l’avait même surnommé Weston parce qu’il aimait trop les chaussures de cette marque », raconte Darling « Dada Weston » Mbaki, un cambiste de 29 ans installé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

    Hier comme aujourd’hui, les fidèles de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes (Sape) vénèrent toujours les grands créateurs, dont les vêtements, chaussures et accessoires peuvent coûter plusieurs centaines ou milliers d’euros. Une fortune pour les deux tiers des 68 millions de Congolais qui vivent avec 1,25 dollar par jour dans l’ex-colonie belge, où le salaire minimum a été revalorisé à 90 dollars.

    « Un vêtement n’a pas de prix ! »

    Une fortune ? « Un vêtement n’a pas de prix ! », rétorque John Sambi, 27 ans, autoproclamé « Roi de la Sape ». Les sapeurs – qui seraient quelques milliers à Kinshasa, ville de 10 millions d’habitants – ne sont pourtant pas mieux lotis. Junior Kipulu – alias « Maison Rei », une référence à la créatrice japonaise de Comme des Garçons, Rei Kawakubo – reçoit pour l’heure des créations offertes par des proches en Europe.

    « La vie est difficile, justifie le céramiste de 28 ans qui, les mois fastes, gagne 350 dollars. J’ai un enfant qui va à l’école et je ne veux pas dépenser le coût des frais de scolarité pour de la Sape ». Pour Mobonda Elabe, connu dans le milieu sous le nom de « Chancelier », c’est une aberration. « Un sapeur qui fait la mendicité des habits n’est pas un vrai sapeur », tonne avec dédain ce cambiste de 37 ans.

    Lui est marié et père de trois enfants. « Je gagne environ 800 dollars et, tous les mois, j’en garde 300 pour la sape ». Résultat : des malles et des valises qui débordent de vêtements Marithé et François Girbaud, Cerruti, Jean Paul Gaultier, Yohji Yamamoto, Issey Miyake, Dior, qu’il repère sur internet. Il transfère ensuite la somme nécessaire à ses sœurs en France et en Angleterre.

    Des boots en poil de lion John Galliano

    Dada Weston se ravitaille aussi grâce au web. « Je négocie les meilleurs tarifs par email avec des Congolais de la diaspora à Paris et, quand ils viennent au pays, j’achète avec les petits 10 ou 20 dollars que j’avais mis de côté ». Il a ainsi acquis, entre autres, des boots en poil de lion de John Galliano et, sans surprise, une paire de Weston : « En Europe, elle coûte 1 100 euros mais je l’ai ai achetées à 220 dollars ».

    Acheter des créations d’occasion provenant de l’étranger : une pratique tolérée par les puristes de la Sape. Mais être surpris à fouiner dans les friperies kinoises, c’est prendre le risque d’être déconsidéré, voire méprisé. Reste qu’en secret – faute de moyens – certains s’habillent dans des friperies et que, du coup, « jamais ils ne le diront », affirme Deogracias Kihalu, un photographe qui suit souvent les sapeurs.

    Plus c’est cher, mieux c’est ? De plus en plus, on vante dans les shows de Sape les marques de prêt-à-porter H&M ou Zara. « Toute griffe est considérable, tout ce qui est étiquette a de la valeur pour la Sape », justifie Maison Rei. Chancelier acquiesce. « Zara coud très bien. La Sape, ce n’est pas forcément acheter le plus cher, il faut avoir le coup d’œil ».

    Par RFI

  • RDC: nouvelle stratégie pour réduire la mortalité maternelle et infantile

    RDC: nouvelle stratégie pour réduire la mortalité maternelle et infantile

    Femme-enceinte– La République démocratique du Congo a lancé une nouvelle stratégie globale de santé “visant à sauver 430.000 vies d’enfants de 0 à 5 ans et 7.900 vies de mères d’ici fin 2015”, avec plusieurs partenaires internationaux.

    “La RDC est le troisième pays au monde qui contribue le plus à la mortalité globale des enfants de moins de 5 ans après l’Inde et le Nigeria. (…) Toutes les 30 minutes, au moins une femme meurt en couches en RDC. Chaque année, environ 15.000 femmes meurent en donnant la vie”, explique le communiqué du ministère de la Santé congolais publié vendredi.

    Selon une enquête de 2010, 1 enfant sur 6 meurt avant l’âge de 5 ans en RDC, soit environ 465.000 enfants qui perdent la vie chaque année. C’est une légère amélioration par rapport à 2001, où un enfant sur 5 n’atteignait pas son cinquième anniversaire.

    “La plupart” des décès sont dus à des “maladies évitables par des mesures simples et peu coûteuses”, notamment en ce qui concerne “le paludisme, la pneumonie, la diarrhée et des maladies survenant chez les nouveau-nés (infections, asphyxies, hypothermie)”, indique le communiqué.

    La stratégie globale de santé est soutenue par l’Unicef, la Banque Mondiale, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et l’Union Européenne, qui a annoncé vendredi une contribution de 40 millions de dollars pour accélérer les progrès.

    Le gouvernement s’engage à “coordonner les efforts en synergie avec ses partenaires pour mieux renforcer le système de santé et assurer la survie des femmes et des enfants”, a promis le ministre de la Santé, le Dr Félix Kabange, cité dans le communiqué.

    Geeta Rao Gupta, directrice générale adjointe de l’Unicef, a pour sa part estimé que “grâce à la créativité et à une volonté politique nationale fortes, tous les enfants et leurs mamans, même ceux des zones les plus reculées peuvent avoir accès aux interventions permettant de vaincre les principales causes de mortalité”.

    La RDC est le “pire pays pour être mère”, d’après le rapport “Situation des mères dans le monde” de l’ONG Save the Children, publié le 7 mai. Ce rapport compare la situation dans 176 pays dans les domaines de la santé, la mortalité infantile, l’éducation, les revenus et le statut politique des mères.

    Par AFP

  • RDC: six cas suspects d’Ebola dans le nord-est du pays

    RDC: six cas suspects d’Ebola dans le nord-est du pays

    Ebola– Six cas suspects d’Ebola ont été recensés dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où la fin d’une épidémie de cette maladie mortelle avait été déclarée en novembre, a annoncé mercredi l’ONU lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Kinshasa.

    “Six cas suspects de la fièvre hémorragique à virus Ebola ont été rapportés entre le 1er et le 12 mai dans la zone de santé de Mongo (…) dans le district du Bas-Uele”, en province Orientale (Nord-Est), a déclaré Sylvestre Ntumba, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha).

    “Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une équipe de la division provinciale de la santé est descendue sur le terrain pour investiguer et prélever des échantillons. Les résultats sont attendus”, a-t-il ajouté.

    La précédente épidémie avait son épicentre à Isiro, à environ 240 km de Mongo. Entre mai et novembre 2012, elle avait fait 62 cas dont 34 décès, d’après l’ONU. Pour la première fois, une femme infectée avait accouché d’un enfant prématuré vivant – mais les deux sont finalement morts.

    Il n’existe ni traitement ni vaccin contre le virus Ebola. Il se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions corporelles (sueur, urine, selles), par voie sexuelle et manipulation sans précaution de cadavres contaminés.

    Cette maladie se caractérise par de la fièvre, des vomissements, des coliques abdominales, des diarrhées sanguinolentes et des saignements des gencives.

    Lors de la dernière épidémie en RDC, la lutte s’est heurtée aux traditions et aux coutumes encourageant la proximité avec des malades et des défunts, et également à la crainte des habitants d’être placés en isolement, qui a poussé de potentiels malades à fuir en brousse.

    Par AFP

  • RDC: la brigade d’intervention de l’ONU opérationnelle mi-juillet

    RDC: la brigade d’intervention de l’ONU opérationnelle mi-juillet

    monusco-goma– La brigade d’intervention de l’ONU chargée de combattre les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) devrait être opérationnelle mi-juillet, a indiqué mercredi le patron des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous.

    “Nous espérons que la brigade d’intervention pourra être opérationnelle dans quelques semaines, probablement d’ici la mi-juillet”, a déclaré M. Ladsous lors d’une conférence de presse.

    Au cours d’une tournée dans la région la semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait tablé sur “un ou deux mois” pour le déploiement de cette brigade. Il avait souligné la nécessité “d’accélérer le déploiement” en raison de la poursuite des combats autour de Goma (est).

    Cette unité doit renforcer la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), la plus importante au monde, forte de 17.000 hommes et chargée de la protection des civils. Dotée d’un mandat offensif, la brigade doit combattre et désarmer les groupes rebelles dans l’est de la RDC -en premier lieu le mouvement M23. Sa création avait été décidée fin mars par le Conseil de sécurité de l’ONU.

    Les premiers éléments de la brigade -qui sera composée de 3.000 soldats tanzaniens, malawites et sud-africains- sont arrivés à Goma le 13 mai.

    L’armée congolaise combat les rebelles du M23 depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Fin novembre 2012, le M23 avait occupé Goma pendant une dizaine de jours avant de s’en retirer contre la promesse d’un dialogue avec Kinshasa. Début mai, la rébellion a suspendu sa participation aux laborieux pourparlers, exigeant du gouvernement un cessez-le-feu.

    Par AFP