Author: Don Kayembe

  • Sport- coupe du monde 2014 : la RDC tient le choc en Libye

    Sport- coupe du monde 2014 : la RDC tient le choc en Libye

    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard
    Equipe Nationale RD Congolaise- Leopard

    -L’équipe de la RD Congo a tenu en échec 0-0 celle de la Libye, ce 7 juin 2013 à Tripoli, dans le groupe I des éliminatoires pour la Coupe du monde 2014. Les Libyens, qui disputaient le premier match officiel sur leur sol depuis deux ans, n’ont pas trouvé la faille face aux Congolais.

    L’équipe de la RD Congo n’a pas craqué à Tripoli, ce 7 juin 2013. Les Léopards avaient le redoutable honneur de participer au premier match officiel disputé par les Libyens sur leur sol depuis le déclenchement de la guerre civile en février 2011. La rencontre, comptant pour la 4e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, s’est achevée sur un score de parité, malgré la pression du public.
    Une affaire de penalty

    La partie débute pourtant mal pour les Léopards. A la 12e minute, l’arbitre siffle un penalty suite à un centre de Salem Ablo. Le ballon a été dévié par un bras congolais selon l’homme en noir. Le capitaine adverse Ahmed Osman se charge de la sentence mais son tir sur la gauche est repoussé par le gardien de but Robert Kidiaba (14e). A la demi-heure de jeu, Osman est tout prêt de se rattraper en délivrant un centre parfait pour Mohamed Al Ghanodi, mais le n°9 libyen croise trop son coup de tête (32e).

    L’équipe de RDC, sans doute peu à son aise avec le climat tendu à Tripoli, joue de manière désordonnée. Les longs ballons fusent vers l’avant mais les contre-attaques ne vont jamais au bout.
    Durant les arrêts de jeu de la première période, Mohamed Almagrabi réclame un autre penalty après un contact avec Issama Mpeko. Le Libyen s’écroule mais l’arbitre, M. Joshua Bondo, laisse cette fois jouer.
    Les Léopards sous pression

    En deuxième période, après dix minutes d’observation, les Chevaliers de la Méditerranée accélèrent nettement le rythme. A la 55e minute, un tir de Salem Ablo rase la transversale de Kidiaba. Dans la foulée, Ablo frappe encore mais le ballon, dévié, retombe derrière la barre congolaise.
    La sélection entraînée par Claude Le Roy laisse passer l’orage. Malgré une pression quasi-constante, les Libyens ne trouvent pas la faille. Les esprits s’échauffent un peu lorsque Trésor Mputu refuse temporairement de tirer un corner à cause de projectiles lancés (79e). Les joueurs de la RDC repartent avec le précieux point du match nul grâce à un dernier assaut endigué dans les arrêts de jeu. Reste pour les deux équipes à connaître le résultat de Togo-Cameroun, l’autre rencontre du groupe I, qui aura lieu ce 9 juin à Lomé.

  • Fraude fiscale : l’enfer pour les tricheurs ?

    Fraude fiscale : l’enfer pour les tricheurs ?

    dollars-Fraude et évasion fiscales font perdre chaque année 1 270 milliards d’euros aux États-Unis. Et 1 000 milliards d’euros aux pays de l’Union européenne. Tous paraissent enfin résolus à réagir.

    Sale temps pour les fraudeurs du fisc ! Et pas seulement pour Jérôme Cahuzac, l’ancien ministre français du Budget, et son gros mensonge sur son compte bancaire dissimulé en Suisse. Ou pour les dix mille contribuables allemands réfugiés eux aussi dans la Confédération helvétique, et que le fisc de leur pays traque au moyen d’un fichier secret censé lui permettre de récupérer 500 millions d’euros.

    Le 22 mai, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se sont, à l’unanimité, donné six mois pour mettre en oeuvre une batterie de mesures d’une sévérité accrue en matière fiscale. Il ne suffit plus désormais de poursuivre les fraudeurs. Il est essentiel de boucher les trous d’une législation fiscale qui autorise ce qu’il est convenu d’appeler « l’évasion fiscale ». En créant des structures aux noms passe-partout (trusts, fiducies, foundations, etc.) et en les domiciliant dans des pays (« offshore ») où actifs et bénéfices sont faiblement taxés, et où l’identité des propriétaires est efficacement dissimulée, riches particuliers et multinationales réussissent en effet à se soustraire à l’impôt. Des exemples ?

    Alors que le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est de 33,3 % en France et de 12,5 % en Irlande, et que celui de l’impôt sur les sociétés américaines s’élève à 35 %, les bénéfices d’Apple, le géant de l’informatique et de la téléphonie, ne sont taxés qu’à 3 %, et ceux de Google, l’autre colosse du numérique, à 5 %. Ce qui est injuste et pénalisant en termes de compétitivité pour les entreprises à base nationale qui n’ont pas les moyens de s’offrir les conseils de spécialistes pour expatrier leur argent.

    Monaco, Andorre ou les Samoa ont dû se plier aux injonctions de l’OCDE. De très mauvaise grâce.

    En ces temps de lutte féroce contre les dettes et les déficits, même les gouvernements les plus favorables à la haute finance ont compris que la fraude et l’évasion fiscale amputaient sévèrement leurs recettes. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue à 1 700 milliards de dollars (1 270 milliards d’euros) les bénéfices des sociétés qui ne sont pas rapatriés aux États-Unis ; et à 1 000 milliards d’euros les recettes fiscales dont sont privés les vingt-sept pays de l’Union européenne. Dans le seul Royaume-Uni, le trou dans les caisses de Sa Majesté est évalué à 14 milliards de livres (17 milliards d’euros).

    Colère

    Politiquement, il était impossible pour les gouvernements d’ignorer la colère des contribuables lourdement taxés afin de redresser les comptes de l’État, alors que certains s’affranchissent allègrement de tout impôt. Lors du Forum économique mondial, à Davos, en janvier, l’exemple de Starbucks Coffee Company, qui ne verse pas un penny au Royaume-Uni, a fait sortir de ses gonds David Cameron. « Lorsqu’on voit certaines entreprises ne payer aucun impôt, c’est très mauvais pour la confiance », a estimé le Premier ministre britannique. À l’assaut donc !

    L’OCDE s’est d’abord attaquée aux « paradis fiscaux », tels que Monaco, Andorre, les îles Vierges britanniques ou les Samoa. Ceux-ci se sont pliés de mauvaise grâce à ses injonctions en signant des conventions fiscales qui, de l’avis des experts, ne dissipaient guère leur opacité.

    Le rapport de force a basculé quand les États-Unis sont à leur tour passés à l’offensive. D’abord à petite échelle, en obligeant l’Union des banques suisses (UBS) à lui communiquer les noms des Américains disposant de comptes chez elle. Puis, de façon massive, en adoptant en 2010, le Foreign Account Tax Compliance Act (Fatca), autrement dit la loi sur la conformité fiscale des comptes étrangers, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2014 et obligera toutes les institutions financières opérant aux États-Unis, mais basées à l’étranger, à communiquer au fisc américain les données personnelles, le montant des avoirs et le détail des transactions (à partir de 50 000 dollars) de leurs clients, qu’ils soient ou non américains. Faute de quoi, le fisc prélèvera à la source 30 % des revenus des actifs détenus aux États-Unis et infligera une pénalité de 40 % sur les avoirs dissimulés.

    Un « enfer » annoncé pour les resquilleurs, qui a séduit neuf pays européens – parmi lesquels le Royaume-Uni – désireux d’obtenir des Américains des informations sur leurs évadés fiscaux, par exemple dans l’État du Delaware. L’initiative a impressionné la Suisse, qui s’est empressée de s’y associer par crainte de voir le marché américain interdit à ses banques.

    Le scandale Cahuzac et la publication, en avril, de milliers d’anomalies fiscales dénichées par le collectif de journaux et d’ONG connu sous le nom d’Offshore Leaks ont accéléré la prise de conscience collective : la seule façon de mettre fin à ces pratiques, en partie légales mais dommageables, est d’obliger les banques à tout dire sur les avoirs, les bénéfices et la gestion de leurs clients, sans les y contraindre par des procédures judiciaires trop lentes et trop lourdes.

    Les uns après les autres, les paradis fiscaux sont en train d’accepter cet échange automatique de données. Singapour s’y est rallié, le Luxembourg aussi, quoique du bout des lèvres et avec force exceptions. Restent quelques récalcitrants obstinés, qui feignent d’en accepter le principe, mais demandent, avant de s’exécuter, que les banques du monde entier soient assujetties à cette obligation. Ce qu’on appelle une manoeuvre dilatoire…

    Tel est le cas de la Suisse et de l’Autriche. Elles auront pourtant bien du mal à résister à l’assaut qui sera lancé de nouveau contre elles le 17 juin, lors du G8 de Lough Erne (Irlande du Nord), et surtout le 3 septembre, à Saint-Pétersbourg (Russie), à l’occasion de la réunion des chefs d’État et de gouvernement du G20.

    De droite à gauche

    La France n’a pas attendu pour publier une liste noire de dix-sept pays opaques, par lesquels ne pourra plus transiter son aide publique, sous quelque forme que ce soit. Parmi ces États « non coopératifs » figurent deux africains – le Botswana et le Liberia – et deux moyen-orientaux – les Émirats arabes unis et le Liban.

    « Les paradis fiscaux, c’est terminé », s’était écrié Nicolas Sarkozy, alors président de la République, en 2009. « Ceux qui pensaient échapper à l’impôt en se réfugiant dans des paradis fiscaux doivent comprendre que l’impunité est terminée », lui a répondu le 22 mai, comme en écho, François Hollande, son successeur à l’Élysée. Ils finiront peut-être par avoir raison.

    (Avec AFP)

  • Côte d’Ivoire : le FPI appelle la CPI à libérer Laurent Gbagbo

    Côte d’Ivoire : le FPI appelle la CPI à libérer Laurent Gbagbo

    L. Gbagbo-Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, a appelé, mercredi 5 juin, la CPI à libérer l’ex-président ivoirien. Le FPI estime que l’accusation a échoué à apporter des preuves de sa culpabilité.

    Pour le Front populaire ivoirien (FPI), la Cour pénale internationale (CPI) doit prononcer la « relaxe pure et simple » de Laurent Gbagbo, actuellement en détention à La Haye.

    Dans un communiqué publié mercredi, le FPI estime que le bureau du procureur de la CPI, « en dépit du temps relativement long (2 ans) et des moyens colossaux dont il a bénéficié pour mener à bien ses enquêtes, n’a pas été en mesure de produire des (éléments) probants pour étayer ses accusations de crimes dont le président Laurent Gbagbo se serait rendu coupable ».

    Selon le texte, le parti, qui « n’a eu de cesse de proclamer l’innocence de son président-fondateur », « s’estime, aujourd’hui plus qu’hier, fondé à demander légitimement à la CPI » sa libération « afin de renforcer sa propre crédibilité ». Assurant que sa libération « constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle », le FPI a invité « instamment » l’Union africaine à intervenir auprès de l’ONU pour que la CPI prenne « la décision équitable de la relaxe pure et simple du président Laurent Gbagbo ».

    Tournant

    Ce communiqué du FPI intervient après un tournant dans l’étude du dossier Gbagbo à la CPI. Lundi, la juridiction internationale a estimé que les juges en charge du dossier avaient besoin d’informations ou d’éléments de preuve supplémentaires de la part du procureur avant de mener un éventuel procès contre l’ex-président ivoirien.

    Détenu à La Haye depuis fin 2011, Laurent Gbagbo, âgé de 68 ans, est soupçonné d’être « co-auteur indirect » de quatre chefs de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait environ 3 000 morts.

    Le Rassemblement des républicains (RDR), parti du président Alassane Ouattara au pouvoir depuis deux ans, a réfuté une « victoire » des pro-Gbagbo après la décision de la CPI d’ajourner la décision sur un procès. Le camp Ouattara a toutefois mal caché sa déception et son embarras. Selon le RDR, l’ancien chef de l’État porte la responsabilité de la crise meurtrière de 2010-2011 en ayant refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.

    (Avec AFP)

  • L’Afrique dans les starting-blocks de la croissance

    L’Afrique dans les starting-blocks de la croissance

    OIT-L’organisation internationale du travail (OIT), l’agence spécialisée de l’ONU, a publié le 3 juin, son rapport intitulé “Réparer l’économie et le tissu social”. Elle y fait le point sur l’état de l’économie mondiale, l’emploi et les perspectives de développement. L’Afrique reste encore en marge des puissances économiques. Néanmoins, l’étude relève que le continent possède les atouts pour progresser rapidement.

    Cinq ans après le début de la crise économique, l’Organisation internationale du travail (OIT) fait le bilan. Son constat est sans appel, les pays émergents et en développement se remettent mieux que les pays développés. Dans les pays émergents, l’OIT estime que le taux d’emploi devrait retrouver son niveau d’avant crise dès 2015, contrairement aux pays développés qui vont devoir attendre 2017.

    En ce qui concerne l’Afrique plus particulièrement, la situation est plus complexe. Selon les projections, l’économie du continent devrait subir une décélération de sa croissance. C’est l’emploi qui devrait subir le plus les impacts de ce ralentissement. Le taux de chômage devrait augmenter de 5.4% en Afrique Subsaharienne et de 4.3% en Afrique du Nord d’ici 2015. L’Afrique subsaharienne devrait donc voir le nombre de ses chômeurs passer de 22.2 millions en 2007 à 28 millions en 2015. Pour l’Afrique du Nord qui comptait 6.2 millions de sans-emplois en 2007, leur nombre devrait passer à 8 millions en 2015. Autre évolution constatée par l’organisation : l’augmentation du nombre de chômeurs de longue durée. Un fait qui pèse sur le moral des sociétés.

    Troubles sociaux, l’Afrique subsaharienne la moins touchée

    Une économie morose qui engendre un climat favorable à l’agitation sociale notamment dans l’Union européenne soulève ce rapport. Au Maghreb et au Moyen Orient (Mena), la situation est particulière. Les troubles ont progressé avant le début de la crise, entre 2006 et 2008, de 14% dans la région. Le risque de violences a atteint son apogée en 2008 et est depuis resté élevé. Deux facteurs principaux expliquent ces tensions : une liberté politique très limitée et un marché de l’emploi tendu. Les espoirs ont progressé depuis le Printemps arabe et les luttes politiques internes se poursuivent dans beaucoup de pays.

    Au contraire, l’Afrique subsaharienne est l’une des zones en Afrique où les risques de troubles sociaux ont décliné grâce à des performances économiques relativement bonnes. Par exemple, l’indice de croissance économique a bondi de 5% en 2011 et en 2012. Dans ces pays la pauvreté des populations a régressé. Néanmoins, ceci reste un développement fragile. Beaucoup de familles sont passées juste au-dessus du seuil de pauvreté avec le menace toujours latente de retomber dans la misère.

    Parallèlement, les inégalités de salaires sur le continent africain ont continué à décliner comme au Mali ou en Afrique du Sud. Au Cameroun, la part de la population oscillant entre pauvreté et classe intermédiaire a progressé pour atteindre environ la moitié du pays alors que les très pauvres ne représentent plus qu’un tiers environ de la population. En Tunisie même constat. Le nombre de personnes disposant d’un revenu intermédiaire est passé de 1.1 millions à 2.2 millions entre 1999 et 2010. L’OIT explique ce phénomène notamment par la multiplication de réformes économiques qui stimulent la création d’emplois.

    Un salaire minimum et un système de santé

    Pour l’Afrique subsaharienne, la situation est toute autre. Le pourcentage de pauvres et de groupes vulnérables y est très élevé. Malgré tout, le rapport relève une légère amélioration due aux réformes économiques strictes couplées à une réduction des inégalités de salaires.

    Malgré tout, l’OIT estime qu’en 2010, 70% de la population africaine restait vulnérable. En effet, la relative amélioration de l’économie sur le continent africain ne doit pas faire oublier que la majorité de la population est considérée comme « pauvre », c’est-à-dire vivant avec moins de 2 dollars par jour.

    L’organisation insiste dans son rapport sur le rôle que les gouvernements doivent jouer. Le défi pour ces pays émergents est de faciliter leur transition vers une économie formelle en augmentant d’abord les rémunérations de façon à ce qu’elles atteignent un salaire minimum et en développant ensuite un système de santé adéquat et durable.

    Source: Jeuneafrique

  • Croissance Economique en Afrique: la RDC  en 5ieme Position

    Croissance Economique en Afrique: la RDC en 5ieme Position

    Mines-L’édition 2013 du rapport annuel sur les Perspectives économiques en Afrique (PEA) s’attache à élaborer des prévisions de croissance pour le continent. La Côte d’Ivoire est en 4e position, suivie de près par la RD Congo (5e).
    C’est en Afrique de l’Ouest que la croissance sera la plus rapide sur la période 2013-2014 prédit le rapport annuel sur les Perspectives économiques en Afrique (African Economic Outlook), publié conjointement le 27 mai par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Avec un taux de croissance prévu pour osciller entre 6,7 et 7,4% en 2013-2014, l’Afrique de l’Ouest apparaît comme la région la plus dynamique du continent.
     
    La croissance s’appuie notamment sur les secteurs pétrolier et minier mais aussi sur l’agriculture et les services ainsi que sur une demande solide, tirée par la consommation et les investissements. Pour le Ghana et la Côte d’Ivoire les taux se situent entre 8 et 9%, mais dans la plupart des pays de la région, la croissance devrait repartir en 2013-14, à plus de 5 %. Des résultats qui ne concernent pas le Bénin, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.
     
    La plupart des pays d’Afrique de l’Est tels que l’Éthiopie, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie, sont sur une trajectoire de croissance soutenue, entre 5 et 7 % pour la même période.
     
    Top 10 des prévisions de croissance des pays africains pour 2013-2014 (%)
    1.Libye  +11,6
    2. Sierra Leone + 9,6
    3.Tchad + 9,5
    4.Côte d’Ivoire + 9,3
    5. RD Congo + 8,8
    6. Ghana + 8,4
    7. Mozambique + 8,3
    8. Angola +8
    9. Zambie +7,6
    10.Rwanda +7,2
     
    Le pétrole, pilier de la croissance
    Avec le redémarrage de la production et des exportations de pétrole, le PIB de la Libye a rebondi de 96 % en 2012. Conséquence : le taux de croissance de l’Afrique du Nord a atteint 9,5 % après une année 2011 de stagnation.
    En Afrique centrale, le PIB devrait continuer sur sa lancée et gagner 5,7 % en 2013 et 5,4% en 2014. Ce résultat est dû à des taux de croissance supérieurs à la moyenne en RD Congo et au Tchad. En RD Congo, ce dynamisme s’explique par les mines, l’agriculture et la construction. Néanmoins, pour atteindre une croissance durable, le pays va devoir améliorer sa stabilité politique et la sécurité dans l’Est du territoire, où la situation a profondément perturbé l’activité économique. Au Tchad, la production pétrolière et l’agriculture sont les deux moteurs de la croissance.
     
    profondément perturbé l’activité économique. Au Tchad, la production pétrolière et l’agriculture sont les deux moteurs de la croissance.
    [B]Récession dans la zone euro[/B]
    En Afrique australe, les prévisions tablent sur une progression d’environ 4 % en 2013 avant une accélération à 4,6 % en 2014. Les pays moteurs de la région sont l’Angola, le Botswana, le Mozambique et la Zambie.
    Les performances de l’Afrique du Sud en 2012 ont été affectées par des grèves importantes dans le secteur minier et par la récession dans la zone euro. Mais avec la reprise de la demande mondiale et des politiques macroéconomiques de soutien, l’économie sud-africaine devrait redémarrer en 2013 et en 2014 selon le rapport.

  • RD Congo : le M23 retourne à la table des négociations

    RD Congo : le M23 retourne à la table des négociations

    Pdt M23-Le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, a annoncé hier qu’il était prêt à reprendre les négociations avec Kinshasa. « Le M23, en accord avec la facilitation, confirme que sa délégation se rendra à Kampala ce dimanche 9 juin afin de poursuivre le dialogue », peut-on lire dans un communiqué. M. Bisimwa justifie sa décision en affirmant avoir été motivé par « la main tendue » du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui lors de sa récente visite en RDC a préconisé une « solution politique dans la résolution des causes profondes de la crise à l’est de la RDC », a résumé le président du M23 dans son communiqué. Des négociations étaient en cours à Kampala entre le gouvernement congolais et le M23 depuis le début décembre 2012, mais le M23 avait suspendu sa participation aux négociations le 2 mai dernier en exigeant que le gouvernement signe accord de cessez-le-feu.

    Source : AFP

  • RDC : Plus du tiers de l’effectif de la Brigade d’Intervention est déjà sur le terrain

    RDC : Plus du tiers de l’effectif de la Brigade d’Intervention est déjà sur le terrain

    Amani-leo-militaires–

    « Plus du tiers de l’effectif de la Brigade d’Intervention de la MONUSCO est déjà déployé en République Démocratique du Congo » a annoncé la Mission des Nations Unies au Congo (la Monusco) ce mardi  04 juin 2013 sur son compte twitter.

    Cette Brigade d’Intervention dont la création a été finalisée en mars dernier par le Conseil de sécurité des Nations Unies, aura pour mission, la lourde tâche de neutraliser les groupes armés dans l’Est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars (M23) qui sévit dans cette région depuis plus d’un an et y commet des atrocités.

    Selon les derniers chiffres officiels de la MONUSCO, à ce jour, 1180 soldats sur les 3069 devant constituer la Brigade d’Intervention sont déjà arrivés à Goma, chef lieu de la province du nord Kivu. « Il s’agit de 859 soldats de la Tanzanie et de 309 soldats de l’Afrique du Sud ainsi qu’une douzaine d’officiers d’Etat major, le reste de l’effectif est en cours de déploiement », a annoncé la MONUSCO qui dispose déjà de plus de 22 000 hommes sur le sol congolais. Contrairement à ses troupes dont l’efficacité laisse planer des doutes, la brigade d’intervention en  cours de déploiement aura un mandat plus coercitif, l’autorisant à «  « neutraliser » les groupes armés sans nécessairement agir conjointement avec l’armée régulière congolaise.Ces contingents bien formés, seront également équipés de nouvelles technologies, notamment les drones (avion sans pilotes) leur permettant de suivre à distance les mouvements des rebelles.

    Nous rappelons que le mandat des casques bleus de la Monusco sur place depuis 14 ans, est surtout limité à la protection des populations civiles ( mandat exact : « la protection des civils, du personnel humanitaire et des défenseurs des droits de l’homme immédiatement menacés de violence physique, ainsi que le soutien du Gouvernement de la République démocratique du Congo dans ses efforts de stabilisation et de consolidation de la paix. »). C’est pourquoi les populations de l’est du pays, qui sont les principales victimes de ce conflit, attendent beaucoup de cette nouvelle force.

    A la création de cette force, le mouvement rebelle M23 avait annoncé que l’arrivée de cette brigade d’intervention sera considérée comme « une déclaration de guerre de l’ONU« , et avait dénoncé ce qu’il avait appelé le « choix du sang » des Nations unies.

    Dans sa tournée dans la région des Grands Lacs, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, lors d’une conférence de presse qu’il avait tenu le 23 mai à Goma avant de se rendre à Kigali au Rwanda, avait déclaré que la Brigade d’intervention de la Monusco devrait être opérationnelle dans un ou deux mois. Aussi, le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU Hervé Ladsous, avait annoncé récemment lors d’une conférence de presse que la brigade d’intervention « devrait être opérationnelle d’ici mi-juillet ».

    Jean Mitari

    Jambonews.

  • Carlos Alberto Dos Santos Cruz, nouveau chef de la MONUSCO

    Carlos Alberto Dos Santos Cruz, nouveau chef de la MONUSCO

    monusco-goma-Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Roger Meece, a présenté hier le nouveau commandant des forces onusiennes en RDC, Carlos Alberto Dos Santos Cruz, auprès du vice-ministre congolais à la Coopération internationale et régionale, Dismas Magbengu. « Avec son arrivée, l’espoir du retour de la paix dans l’Est de la RDC est permis », souligne M. Meece lors d’une cérémonie officielle à Kinshasa. « Nous allons continuer d’utiliser toutes nos forces, nos capacités en collaboration avec les FARDC tant du point de vue militaire que politique pour arriver aux solutions qui vont finalement faire la fondation nécessaire pour une paix et une sécurité durables et longtemps », poursuit le Représentant spécial. Le général dos Santos Cruz, qui remplace à ce poste le général indien, Chander Prakash, a par le passé été commandant de la MINUSTAH, de janvier 2007 à avril 2009. Désigné le 17 mai dernier, M. Cruz devrait prendre ses fonctions aujourd’hui. (Source : Digital Congo)