Author: Don Kayembe

  • Uranium, un sujet tabou, et pourtant !

    Uranium, un sujet tabou, et pourtant !

    uranium_0 – La riche province minière du Katanga dans le sud-ouest de la RD Congo regorgerait également de l’uranium, outre les autres minerais jusqu’ici déclarés ou en exploitation ouverte dans ce pays.

    «Officiellement, l’exploitation de l’uranium est interdite au Congo, mais elle se poursuit sur le terrain », a écrit le portail d’information de la Deutsche Welle, la radio internationale allemande.

    L’exploitation de l’uranium est, selon ce média, un des sujets « les plus sensibles » en RD Congo. Elle serait une question préoccupante pour des experts des Nations unies « qui ont même publié des preuves que cet uranium, illégalement exploité, devait aussi être vendu en Iran ou en Corée du Nord ».

    Sur place, en RD Congo, une supposée radioactivité de cet uranium en exploitation ferait des ravages sur le plan sanitaire à Kimilolo, une petite agglomération située à quelques encablures de Lubumbashi, capitale de la province.

    Deutsche Welle précise que le défenseur des droits de l’homme Jean-Claude Baka vient régulièrement à Kimilolo et effectue des analyses sur les eaux de la rivière de la localité pour comprendre «pourquoi des poissons meurent dans les étangs, pourquoi des personnes souffrent de certaines maladies».

    (Agence Ecofin)

  • Le New York Forum Africa s’est ouvert au Gabon

    Le New York Forum Africa s’est ouvert au Gabon

    New-york-forum-africa_0-Réunir des décideurs politiques et économiques pour penser l’avenir du continent africain. C’est l’ambition affichée par le New York Forum Africa, qui tient sa deuxième édition à Libreville au Gabon. Un événement à l’initiative du président gabonais Ali Bongo Ondimba et du publicitaire et homme d’affaires Richard Attias.

    Parmi ses nombreux invités, l’entrepreneur, Ivor Ichikowitz à la tête du groupe Paramount Afrique du Sud, un leader mondial de la défense et de l’armement : “pendant longtemps, on a parlé de l’essor de l’Afrique, et c’est un petit peu ce qui s’est passé. Et maintenant c’est une réalité, la réalité c’est que les Africains aujourd’hui sont responsables de leur avenir. Le fait que tout le monde vienne en Afrique en est la preuve”.

    Faire des affaires en Afrique, mais aussi permettre au continent de se prendre en main, c’est aussi le credo d’un autre participant, Henri-Claude OYIMA, PDG du groupe financier gabonais BGFIBank : “L’Afrique a une population jeune, très importante, a des ressources minières importantes. Donc à partir de là, l‘émergence de l’Afrique, ce n’est pas un choix mais une nécessité. Une nécessité parce que la jeunesse africaine, parce que les Africains, doivent vivre en Afrique et donc par ricochet développer l’Afrique par leurs propres moyens”.

    Promouvoir l‘émergence d’une Afrique innovante, et autonome, le New York Forum Africa s’y emploie. Durant trois jours, quelques 700 personnalités vont participer aux nombreux débats.

    “Alors que l’Europe est rongée par le doute et que son économie est en berne, ironie du sort c’est ici en Afrique que les voyants sont au vert.
    L‘émergence économique de l’Afrique n’est plus un mythe mais bel et bien une réalité, et ils sont désormais très nombreux à venir surfer sur cet afro-optimisme”, depuis Libreville, François Chignac.

    – See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/le-new-york-forum-africa-sest-ouvert-au-gabon-0#sthash.n8tglPL5.dpuf

  • La CPI, une colonisation judiciaire en Afrique

    La CPI, une colonisation judiciaire en Afrique

    New-york-forum-africa_fatou_ben_souda-A l’occasion d’un débat consacré à « l’indépendance » en Afrique, lors de la deuxième édition du New York Forum Africa 2013 à Libreville, au Gabon, le rôle joué par la Cour Pénale Internationale a été remis en question par la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Présente au débat, la procureur général de l’institution judiciaire, Fatou Bensouda, a tenté tant bien que mal de défendre l’institution judiciaire qu’elle dirige.

    « La Cour Pénale Internationale a été créée par la communauté internationale qui n’est pas sous la houlette des grandes puissances ». Cette déclaration est celle de Fatou Bensouda, la procureur général de la CPI, lors du débat placé sous le thème de « La route vers une nouvelle indépendance », au New York Forum Africa 2013, à Libreville, au Gabon. L’évènement, fondé et dirigé par Richard Attias, a rassemblé pour cette deuxième session pas moins de 1500 personnes selon les organisateurs.

    Présente au débat, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a accusé les dirigeants de la CPI d’être une organisation judiciaire créée spécialement pour traduire en justice les dirigeants et figures politiques africains. « Il n’est pas honnête de dire que la CPI ne s’acharne pas contre l’Afrique. Je ne suis pas d’accord avec ma sœur Fatou Bensouda, lance le chef de la diplomatie rwandaise. Un grand nombre d’Africains croient fortement à cette CPI mais il y a un vrai problème aujourd’hui. » Un problème qui selon elle vient directement d’Europe. Elle accuse les Européens d’utiliser « cette CPI » pour manipuler la politique africaine. Elle regrette que la CPI « limite » son champ d’action en Afrique et affirme qu’en dehors des pays africains qui auraient fait appel à la CPI, seuls deux pays du continent sont visés directement par la CPI dont le Soudan.

    Des conclusions hâtives ?

    Fatou Bensouda reprend la parole après les applaudissements de la salle suite au discours de Mushikiwabo : « C’est malheureux qu’un grand nombre de conclusions aient été réduites à la manipulation politique. » Selon la procureur général, des dirigeants africains, au Mali, en Côte d’Ivoire ou encore en République démocratique du Congo, auraient fait appel à la CPI pour intervenir dans leur pays. « Avec tout le respect que je dois à mon interlocutrice précédente (Louise Mushikiwabo, ndlr), nous savons que l’Afrique a poussé à la création de la CPI ! », a-t-elle lancé avant de rappeler que « le premier pays à avoir ratifié le traité de Rome est un pays africain et il s’agit du Sénégal ».

    Pas question de baisser la garde. Après de telles affirmations, Mushikiwabo rebondit : « Ne dites pas que les Africains viennent vous voir (la CPI) pour être jugés. C’est faux car l’Afrique ne veut pas de colonialisme judiciaire ! », a-t-elle rétorqué sur un ton énervé. Suite à cette conclusion, Bensouda a démenti l’exercice d’un colonialisme judiciaire de la part de la CPI en Afrique.

    Des personnalités de la société civile et politique en Afrique accusent l’Occident d’avoir créé la CPI dans l’unique but de traquer les bêtes noires de l’Afrique. Fatou Bensouda a au contraire assuré que la CPI a ouvert des dossiers dans d’autres pays hors du continent africain. Oui mais combien comparé aux nombreux dossiers judiciaires ouverts en Afrique par la CPI ?

    PAR FOUÂD HARIT

  • Afrique du Sud: troisième nuit d’hôpital pour Mandela, gravement malade

    Afrique du Sud: troisième nuit d’hôpital pour Mandela, gravement malade

    Mandela-NelsonL’Afrique du Sud attend dimanche avec fatalisme des nouvelles de la santé de l’ex-président Nelson Mandela, hospitalisé la veille dans un état “préoccupant” pour une pneumonie, et beaucoup de ses compatriotes expriment le voeu que leur bien-aimé “Madiba” puisse simplement finir sa vie “dans la dignité”.

     

    L’ex-président sud-africain Nelson Mandela s’apprêtait dimanche soir à passer une troisième nuit à l’hôpital où il a été admis dans un état “préoccupant” laissant l’Afrique du Sud en prières, partagée entre inquiétude, résignation et le souhait que sa fin de vie reste digne.

    Dimanche en début de soirée, la présidence n’avait toujours pas divulgué d’information sur son état depuis l’annonce de son hospitalisation dans la nuit de vendredi à samedi pour une infection pulmonaire récidivante.

    Un mutisme sans doute lié à l’absence d’évolution majeure dans un sens ou dans un autre et, jusqu’à nouvel ordre, le dernier bulletin de santé –état “préoccupant mais stable”– reste valable.

    Selon des journalistes, Mandela aurait reçu deux fois de la visite de sa famille à l’hôpital de Pretoria où les médias supposent qu’il est soigné. Mais la présidence refuse catégoriquement de confirmer le lieu de son hospitalisation.

    Le héros de la lutte anti-apartheid aura 95 ans le 18 juillet. En deux ans et demie, c’est sa quatrième hospitalisation pour un problème pulmonaire, sans compter une visite à l’hôpital pour des examens.

    Si officiellement, l’heure est toujours aux voeux de prompts rétablissements, les voix se font inhabituellement fortes cette fois pour dire que même les héros ont le droit de mourir un jour.

    “Il est temps de le laisser partir”, titrait en Une le grand journal Sunday Times au-dessus d’une photo d’archives d’un Mandela souriant et saluant de la main, comme pour un au revoir.

    “Sa famille doit le laisser maintenant, de façon à ce que Dieu puisse faire à sa façon”, dit dans le Sunday Time Andrew Mlangeni, un ami de longue date de Mandela, résumant une opinion assez largement exprimée depuis 24 heures, sur les réseaux sociaux notamment.

    “Ils doivent le libérer, spirituellement, et s’en remettre à leur foi en Dieu (…) Nous dirons merci, Dieu, de nous avoir donné cet homme, et nous le laisserons partir”, poursuit M. Mlangeni.

    “Il mérite de partir dans la dignité”

    Sur Twitter, les appels à laisser Mandela finir sa vie paisiblement s’accumulaient.

    “Faut-il prier pour que Tata Madiba aille bien ou pour que Dieu le délivre de ses souffrances? Je crois qu’il est temps que nous le laissions partir”, écrit @_Porchez. “Il est temps pour nous de le laisser s’en aller calmement, paisiblement, avec élégance. Il mérite de partir dans la dignité”, ajoute @Merryl4d.

    “Tata” (père) et “Madiba” (son nom de clan) sont deux façons respectueuses et affectueuses de s’adresser à Mandela en Afrique du Sud.

    A Qunu, le village natal de Mandela dans le sud de l’Afrique du Sud profonde, son petit-fils et chef du clan Mandla Mandela, 39 ans, a observé un mutisme inhabituel à l’égard des journalistes venus lui demander des nouvelles, a rapporté la chaîne d’information continue eNCA.

    Mandela était apparu très affaibli sur les dernières images de lui qui ont filtré fin avril, à l’occasion d’une visite à son domicile des plus hauts dirigeants du pays.

    On y voyait le vieil homme assis sur un fauteuil, les jambes cachées par une couverture, posées à plat sur un repose-pieds. Son visage semblait de cire et n’exprimait aucune émotion, alors que ses visiteurs plaisantaient autour de lui. A un moment, il semblait prononcer un mot.

    En mars, des proches avaient aussi laissé entendre qu’il commençait à perdre la mémoire.

    Il avait été hospitalisé pour la dernière fois fin mars début avril, pendant dix jours, également pour une infection pulmonaire récurrente, probablement liée aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.

    C’est dans ce bagne qu’il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l’apartheid, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons.

    Mandela, bien que totalement retiré de la vie publique depuis des années, reste le symbole d’une Afrique du Sud unie par delà ses divisions raciales encore obsédantes. Il incarne le miracle d’un pays passé du régime ségrégationniste à la démocratie en 1994.

    Cette transition réussie lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.

    L’archevêque Desmond Tutu, autre figure majeure de la lutte anti-apartheid et lui aussi prix Nobel de la paix, l’a qualifié un jour d’”icône mondiale de la réconciliation”.

    (AFP)

  • Diabète: une «épidémie» qui touche de plus les pays en développement

    Diabète: une «épidémie» qui touche de plus les pays en développement

    INSULINE-Les 7 et 8 juin 2013 se tenait à Libreville la 3e édition du Symposium international sur le diabète. Cette rencontre a permis pour la troisième année consécutive de réunir des chercheurs, médecins et acteurs de la santé afin d’enrayer ce que les spécialistes considèrent comme une « épidémie », même si le diabète n’est pas une maladie contagieuse.

    Aujourd’hui, le nombre de malades est évalué à plus de 366 millions de personnes à travers le monde. Quatre millions et demi de personnes en meurent chaque année. Ce mal se propage silencieusement et, qu’il soit de type 1 ou de type 2 – le plus répandu -, il a, semble-t-il, jusqu’à présent concerné les populations des pays riches. Mais depuis plusieurs années, les chercheurs constatent une très forte progression dans les pays en voie de développement.

    Vieillissement, sédentarité et obésité…

    Une des premières raisons du développement de la maladie en Europe et aux Etats-Unis est le vieillissement de la population. Le surpoids des enfants est aussi un facteur aggravant qui peut favoriser le diabète. Celui de type 2, dit « diabète gras », est notamment dépisté chez les jeunes obèses. Mais dans tous les pays, le diabète enregistre une forte progression. La Chine recense plus 110 millions de diabétiques, l’Inde 100 millions de malades.

    Si le métabolisme des populations vivant dans les pays riches a pris du temps à s’adapter, sur le continent africain par exemple le diabète est devenu en une décennie un problème de santé publique. Aujourd’hui, même les habitants des Etats les plus pauvres peuvent accéder à un niveau alimentaire suffisant.

    Le changement de comportement de vie entraîne une modification des habitudes alimentaires. Une nourriture plus riche, plus grasse, associée à une urbanisation grandissante, ont une conséquence directe sur les jeunes comme la réduction des efforts physiques, qui accroît les risques. Huit décès de diabétiques sur dix interviennent dans les pays pauvres.

     

    Dépistage facile mais coûteux

    Le diabète peut être diagnostiqué en mesurant le taux de glycémie d’un patient et ainsi adapter le taux d’insuline nécessaire. Mais si cette solution est la plus fiable, elle n’est pas accessible à tous. Les dispositifs sophistiqués et onéreux ne peuvent concerner les populations rurales notamment. Certains médecins comme au Burkina Faso, tentent de développer des pratiques de dépistages alternatives. Le test urinaire couplé à un interrogatoire sur les antécédents familiaux, entre autres, peut aider à déceler un cas de diabète par exemple.

    En Guinée Conakry, l’information et la sensibilisation ne sont pas à la hauteur des risques car le dépistage infantile de la maladie n’existe que depuis peu. Jusqu’à récemment, le diabète chez l’enfant était méconnu et, ainsi, n’existait tout simplement pas aux yeux des populations. En cause : l’illettrisme, l’ignorance, le manque de personnel de santé bien informé dans les centres de santé primaire, au plus proche des populations. Enfin, les croyances alimentées par les guérisseurs et la stigmatisation face à une maladie qui peut être asymptomatique pendant une dizaine d’années avant d’être reconnue.

    C’est en Afrique qu’est recensé le plus grand nombre de cas de diabète non diagnostiqué, estimé à près de 80%.

  • Zambie:L’ancien président Rupiah Banda empêché de quitter le territoire zambien

    Zambie:L’ancien président Rupiah Banda empêché de quitter le territoire zambien

    Rupiah Banda-L’ancien président de Zambie, Rupiah Banda, 76 ans, a de nouveau été empêché, le vendredi 7 juin, de quitter le territoire national et ce pour la troisième fois en deux mois, alors qu’il se dit « persécuté » par le nouveau pouvoir. Une série de poursuites judiciaires a été lancée contre lui depuis l’entrée en fonction de son successeur, Michael Sata, en septembre 2011. Au pouvoir de 2008 à 2011, M. Banda est désormais accusé d’avoir détourné d’importantes sommes d’argent public « pour son profit personnel et celui de sa famille » dans le cadre d’un contrat avec une compagnie pétrolière nigériane ; des faits qualifiés de « corruption, blanchiment d’argent et fraude ».

  • RDC : la mise en garde du ministère de l’intérieur sur le nouveau découpage territorial

    RDC : la mise en garde du ministère de l’intérieur sur le nouveau découpage territorial

    Mai Mai-En RDC, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, a mis en garde contre tous ceux qui s’opposent au découpage territorial initié par le gouvernement dans le cadre de la décentralisation. Parmi les opposants à ce processus figurent des personnalités du Katanga. Par ailleurs, des groupes armés sont mis à contribution pour faire échec à ce découpage territorial. Ce qui a conduit à l’attaque de la ville de Lubumbashi le 23 mars 2013 et à de nombreuses autres violences dans la partie nord de la province.

    Le découpage territorial et constitutionnel, personne ne peut s’y opposer, selon le ministre de l’Intérieur. Richard Muyej a prévenu au cours de sa conférence de presse que des sanctions sévères seront appliquées à quiconque oserait perturber le processus de la décentralisation : « Je vois qu’au niveau du gouvernement central, nous faisons tout pour approcher les vues et faire respecter les dispositions constitutionnelles telles que notre peuple les a approuvées en 2005. Nous attendrons le temps qu’il faut pour y aller. Mais on n’attendra pas dix ans ».

    Si dans certaines régions le découpage territorial nouveau est bien accueilli, dans d’autres provinces il suscite une farouche opposition. Notamment au Katanga où des personnalités politiques mobilisent des populations pour s’y opposer. Des groupes armés réactivés et d’autres de création récente sont mis à contribution pour barrer la route à ce processus. Des militants antidécoupage ont notamment investi la ville de Lubumbashi le 23 mars dernier.

  • Guinée :Le vote des Guinéens à l’étranger

    Guinée :Le vote des Guinéens à l’étranger

    Alpha Conde-La mouvance présidentielle accepte le vote des Guinéens de l’étranger, l’un des quatre préalables exigés par l’opposition à sa participation aux législatives prévues le 30 juin.

    Saliou Bela Diallo, porte parole de la mouvance présidentielle, qui a exprimé, auprès de notre correspondant, son accord pour les Guinéens de l’étranger votent, propose par ailleurs la “création d’une institution de veille afin surveiller la sécurisation des opérations de vote”.

    L’opposition considère ce geste de la mouvance présidentielle comme un acquis, mais elle reste prudente et évoque le cas de Waymark, l’opérateur sud-africain, chargé de mettre à jour le fichier électoral électronique, qu’elle conteste et dont elle réclame le départ.

    Cependant Lansana Kouyaté, président du PEDN, l’un des trois principaux dirigeants de l’opposition, reconnaît que l’on est “dans une dynamique de négociations”.

    “Les discussions sont intenses mais on ne discute pas pour rien”, estime-t-il

    Saïd Djinnit, le facilitateur de la communauté internationale en Guinée se félicite pour sa part que “le débat se déroule dans de bonnes conditions” et dénote une volonté des participants de trouver “une issue de sortie de crise”.

    La question du vote des Guinéens de l’étranger semble donc réglée.

    Maintenant le dialogue politique entre l’opposition et la mouvance présidentielle doit permettre de régler les trois points restants, notamment le report du décret présidentiel convoquant les Guinéens aux urnes le 30 juin, la libération des militants de l’opposition en détention et aussi donc le cas de l’opérateur sud-africain Aymar.

    Le dialogue politique inter-guinéen se poursuivra dimanche dans la salle des Actes du Palais du Peuple à Conakry.

    En attendant, compte tenu de l’importance des sujets, les différentes délégations ont convenu de procéder à des consultations au niveau de leurs bases.

    L’ancien Premier ministre Sidya Touré a regretté qu’il ait fallu deux années avec autant de marches et de morts pour pouvoir arriver à un véritable dialogue structuré.

    Boubacar Diallo,

    Conakry, BBC Afrique

    “On continue les discussions dans l’intérêt de la paix en Guinée, mais également dans l’intérêt de la démocratie”, a-t-il déclaré.

    (BBC)

  • Côte d’Ivoire-Procès Gbagbo en Côte d’Ivoire : “la CPI fait son travail en toute liberté”

    Côte d’Ivoire-Procès Gbagbo en Côte d’Ivoire : “la CPI fait son travail en toute liberté”

    ouattara-gbagbo-portraits_0– Le président ivoirien Alassane Ouattara a déclaré dimanche à Pointe-Noire (sud), au terme de sa première visite officielle au Congo, que la Cour pénale internationale (CPI) faisait “son travail en toute liberté” dans le dossier de son prédécesseur, Laurent Gbagbo.

    “Les juges de la Cour pénale internationale ont fait un certain nombre de recommandations qui s’adressent au procureur. La Côte d’Ivoire attend simplement la décision de la CPI”, a précisé à la presse le président Ouattara lors d’une conférence de presse avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.

    “Il appartient au procureur de fournir les documents complémentaires qui lui ont été demandés”, a ajouté M. Ouattara.

    “Pour le reste, la CPI fait son travail, je fais le mien pour mes compatriotes”, a-t-il insisté.

    Détenu à La Haye depuis fin 2011, Laurent Gbagbo, âgé de 68 ans, est soupçonné d’être “co-auteur indirect” de quatre chefs de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait environ 3.000 morts.

    La CPI a annoncé début juin que les juges en charge du dossier avaient besoin d’informations ou d’éléments de preuve supplémentaires de la part du procureur avant de décider de mener un éventuel procès contre M. Gbagbo.

    De son côté, le parti de Laurent Gbagbo a récemment appelé la CPI à prononcer la “relaxe pure et simple” de l’ex-président ivoirien, estimant que l’accusation a échoué à apporter des preuves de sa culpabilité.

    Alassane Ouattara a bouclé dimanche sa première visite officielle au Congo, qui a duré trois jours et qui l’a mené à Brazzaville et Pointe-Noire, la capitale économique.

    Cette visite était destinée à la relance de la coopération entre les deux pays, et notamment à la création de la première Commission mixte de coopération en 2014, selon un communiqué de presse. Le président Sassou NGuesso a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une ambassade du Congo en Côte d’Ivoire en 2014.

    D’après le même communiqué, les deux présidents ont “passé en revue les situations de crise en République démocratique du Congo, au Mali, en Guinée Bissau, entre les deux Soudans, à Madagascar, en Somalie et au Nigeria”.

    Concernant le Mali, Alassane Ouattara a dit avoir “bon espoir” que l’élection présidentielle se tienne le 28 juillet.

    “Cette élection concerne les Maliens et ceux qui soutiennent le processus. Un préalable concerne la question de la ville de Kidal (Nord-Est). Kidal fait partie du Mali et les élections doivent également avoir lieu à Kidal”, actuellement sous contrôle de rebelles touareg, a-t-il dit.

    (AFP)