Author: Don Kayembe

  • La Guinée accepte d’organiser la CAN 2025

    La Guinée accepte d’organiser la CAN 2025

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    Selon le président de la CAF, Ahmad, le président guinéen, Alpha Condé, a accepté que son pays accueille l’édition 2025 de la CAN, plutôt que celle de 2023.

    “Je me réjouis de l’acceptation du décalage de l’organisation de la CAN en Guinée pour 2025, et je suis fier que le président de la république de Guinée, Alpha Condé, ait lui-même accepté le décalage”, a déclaré Ahmad.

    Il a donné l’information après avoir rencontré le chef de l’Etat guinéen, dimanche soir, à Conakry, selon l’Agence France-Presse.

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    En 2014, la CAF avait attribué les trois prochaines CAN d’un coup : 2019 au Cameroun, 2021 à la Côte d’Ivoire et 2023 à la Guinée.

    Mais, après avoir retiré au Cameroun l’organisation de l’édition 2019, elle a décidé de procéder à un décalage, attribuant l’édition 2021 à ce pays et l’édition 2023 à la Côte d’Ivoire, ce qui laissait en suspens le sort de la Guinée.

    L’Egypte et l’Afrique du Sud sont les candidats à l’organisation de l’édition 2019 prévue dans six mois.

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    La CAF doit prendre sa décision, mercredi, lors d’une réunion de son comité exécutif à Dakar, au lendemain de la désignation du Ballon d’Or africain de l’année.

    “Sincèrement, nous sommes ravis et, par solidarité avec la CAF et par discipline, nous acceptons cette décision”, a déclaré lundi à l’AFP le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence guinéenne, Kiridi Bangoura.

    La Côte d’Ivoire, elle, a déjà fait appel, auprès du Tribunal arbitral du sort, de la décision de la CAF de confier la CAN 2021 au Cameroun, l’édition qui lui a été confiée en 2014.

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  • Or : les compagnies minières à l’assaut de l’Afrique de l’Ouest

    Or : les compagnies minières à l’assaut de l’Afrique de l’Ouest

    Au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire… Les miniers canadiens sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’exploration du sous-sol, aussi riche en métal jaune qu’en défis à relever.

    Un nombre croissant de sociétés minières, dont plusieurs sont originaires du Canada, jettent leur dévolu sur l’or du sous-sol ouest-africain. « Cette région a plus de potentiel que n’importe quelle autre dans le monde. Sa géologie est semblable à celles du nord de l’Ontario, du Québec ou de l’Australie-Occidentale, ceintures exceptionnellement prolifiques », explique Richard Young, le PDG de Teranga Gold Corporation (TGC), fondé en 2010, l’une des juniors canadiennes actives dans la région.

    Alors qu’en Afrique de l’Ouest l’exploration ne fait que commencer, la production de la région atteint déjà 8 à 9 millions d’onces par an, « un niveau qui se rapproche de celui de l’Amérique du Nord [12 millions d’onces], ce que je n’aurais jamais cru possible il y a près de trente ans, lorsque j’ai commencé dans l’industrie », ajoute Richard Young.

    Forte augmentation de la production en or

    Aux côtés du Ghana, plus grand producteur de la région, d’autres pays émergent également : avec neuf mines actives, le Mali s’attend cette année à ce que sa production d’or augmente de 21 % à 60 tonnes (2,1 millions d’onces), alors que la production au Burkina  Faso pourrait atteindre 55 t. Même en Côte d’Ivoire, la production d’or a doublé au cours des cinq dernières années pour atteindre 25 t. Le Sénégal a extrait 7 t d’or en 2018 et a ouvert une deuxième mine en mai.

    « Nous souhaitons travailler dans des pays où les gouvernements sont favorables aux investissements étrangers, et il s’avère que l’Afrique de l’Ouest francophone veut développer son exploitation minière. » De fait, l’obtention d’un permis pour un projet peut se faire en un an, alors que cela prend au moins cinq ans en Amérique du Nord.

    De nombreux défis à relever

    Mais il reste encore de nombreux défis à relever en Afrique de l’Ouest. Malgré les problèmes de sécurité – au Mali et au Burkina Faso en particulier –, le manque d’infrastructures, de formation, et les coûts élevés de l’électricité, les sociétés canadiennes disent vouloir inscrire leur présence sur le continent dans la durée. En plus de TGC, les autres miniers canadiens comprennent B2Gold (Mali), Iamgold (Burkina Faso, Mali), Endeavour Mining (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire) et Semafo (Côte d’Ivoire).

    « Ici, il y a une affinité avec le Canada. De nombreux politiciens, bureaucrates et chefs d’entreprise ouest-africains y ont effectué leurs études. Et le gouvernement canadien a fait de cette région une priorité », affirme M. Young.

    Nous nous attendons à ce que la demande continue d’augmenter à mesure qu’un nombre plus important d’Asiatiques intégreront la classe moyenne

    TGC vise cette année une production de 240 000 onces dans sa mine au Sénégal et espère couler son premier lingot à Wahgnion, son gisement burkinabè, d’ici à la fin de 2019. Avec ces deux mines, la production annuelle de la société atteindrait 350 000 onces. TGC espère ainsi rejoindre les rangs des producteurs d’or de niveau intermédiaire d’ici à cinq ans.

    Malgré le bas niveau du prix de l’or (1 220 dollars l’once au début de novembre), le patron de la junior se montre optimiste. « Au cours actuel de l’or […], l’industrie n’est pas durable. Il n’y a pas assez de flux de trésorerie disponibles pour pouvoir explorer et faire croître l’entreprise », affirme-t-il.


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    « Mais l’offre minière diminue, et nous nous attendons à ce que la demande continue d’augmenter à mesure qu’un nombre plus important d’Asiatiques intégreront la classe moyenne. Nous pensons qu’une augmentation de la demande associée à une baisse de l’offre aura un effet positif sur le prix de l’or à plus long terme. »

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  • Le ministre algérien de l’Intérieur en tournée dans le sud, une première

    Le ministre algérien de l’Intérieur en tournée dans le sud, une première


    Par
    RFI

    Publié le 07-01-2019
    Modifié le 07-01-2019 à 09:57

    Noureddine Bedoui s’est rendu ce week-end dans les régions frontalières du sud du pays. Une tournée inédite pour parler de la sécurisation des frontières, mais aussi pour répondre aux demandes de développement des habitants de ces régions sahariennes isolées.

    L’image ressemble à celle de beaucoup de visites ministérielles. Mais samedi, trois ministres algériens, celui de l’Intérieur, celui du Commerce et celui des Travaux publics, étaient à Tinzaouatine, une ville à la frontière du Mali, à 2 500 kilomètres au sud de la capitale. La première visite ministérielle dans la ville depuis l’indépendance du pays en juillet 1962.

    Dans la même journée, les trois ministres se sont rendus à In Guezzam, à la frontière avec le Niger cette fois. Ils ont annoncé une série de projets de développement pour les deux communes : routes, écoles, piscine ou encore ambulances. Noureddine Bedoui a affirmé que sa priorité était la sécurisation des zones frontalières et que pour sécuriser, il fallait répondre aux demandes de développement des habitants.

    Il y avait urgence. Au mois d’août, une violente manifestation à Djanet, près de la frontière libyenne, a remis à la Une la colère d’habitants dont la situation économique s’est aggravée avec le renforcement du contrôle des frontières. En réaction, au mois d’octobre, la présidence avait annoncé un programme spécial de développement pour les régions frontalières. Les ministres doivent quant à eux poursuivre leur visite à In Salah et Tamanrasset.

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  • Gabon : arrestation des mutins qui voulaient mettre en place un ” Conseil national de restauration “

    Gabon : arrestation des mutins qui voulaient mettre en place un ” Conseil national de restauration “

    Des militaires gabonais ont lu lundi matin à la radio d’État un message indiquant qu’un « Conseil national de restauration » allait être mis en place en l’absence du président Ali Bongo Ondimba, hospitalisé au Maroc. Depuis, le signal de Radio Gabon a été coupé. Les autorités ont annoncé l’arrestation des mutins.

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    Le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, a annoncé lundi vers 9h GMT que les mutins avaient été arrêtés par les hommes du GIGN gabonais. « Aucune caserne n’a suivi l’appel » lancé par ces hommes, selon une source gouvernementale.

    Le meneur présumé toujours en fuite

    Onze personnes étaient présentes à l’intérieur des locaux de Radio Gabon, dont six agents de la radio gabonaise, lors de l’assaut lancé par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale gabonaise. Quatre militaires ont été appréhendés et un autre, le lieutenant Kelly Ondo Obiang – qui a pris la parole lors de l’intervention télévisée – est toujours en fuite.

    L’assaut s’est déroulé sans heurts

    Contacté par Jeune Afrique, le ministre de la Communication Guy Bertrand Mapangou précise que celui-ci devrait être arrêté très rapidement. « L’assaut s’est déroulé sans heurts », précise le ministre. Une réunion de crise a par ailleurs été convoquée à la primature.

    Appel à un « Conseil national de restauration »

    Tôt dans la matinée, des tirs ont été entendus dans le centre de Libreville alors que quelques jeunes éléments de la garde républicaine avaient pris le contrôle de la radio d’État Radio Gabon. Un message a alors été diffusé, vers 6h30 heure locale, sur les ondes, pour annoncer qu’un « Conseil national de restauration » était mis en place en l’absence du président Ali Bongo Ondimba, afin « de sauver la démocratie, préserver l’intégrité du territoire nationale et la cohésion nationale ».


    >>> À LIRE – Gabon : Ali Bongo Ondimba, un patient sous pression


    « Une fois encore, une fois de trop, les conservateurs acharnés du pouvoir dans leur basse besogne continuent d’instrumentaliser et de chosifier la personne d’Ali Bongo Ondimba en mettant en scène un malade dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales », explique le communiqué. Tandis que des blindés des forces de sécurité gabonaises qui n’appartiennent pas au petit groupe de putschistes ont bloqué peu après l’accès au boulevard Triomphal, autour de la Radio Télévision gabonaise, la communication a tourné en boucle sur les ondes de Radio Gabon.

    Kelly Ondo Obiang, leader présumé d’une « opération Dignité »

    Celle-ci présentait un certain lieutenant Kelly Ondo Obiang, qui se présente comme commandant adjoint de la Garde Républicaine et président du « Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) ».

    Ce dernier, explique le message radiodiffusé, « a décidé ce jour de prendre ses responsabilités afin de mettre en déroute toutes les manœuvres en cours visant la confiscation du pouvoir par ceux qui dans la nuit du 31 août 2016 ont lâchement fait assassiner nos jeunes compatriotes avec le soutien des institutions illégitimes et illégales ».


    >>> À LIRE – Gabon : Ali Bongo a adressé ses vœux à la nation, dans son premier discours depuis son hospitalisation


    Kelly Ondo Obiang explique en outre lancer une « opération Dignité », appelant « toutes les forces de sécurité » et « la jeunesse gabonaise” à se joindre au mouvement et à prendre le contrôle des moyens de transport, casernes, etc… « Réveillez-vous comme un seul homme et prenez le contrôle de la rue en occupant les aéroports, les radios et télévisions, les bâtiments publics jusqu’à ce que nous mettons hors d’état de nuire tous les ennemis de la patrie », a-t-il lancé, citant nommément plusieurs personnalités.

    Parmi elles : le général Jean Philippe Ntumpa Lebani – qui avait purgé une peine de prison pour une précédente tentative de coup d’État avortée en 2009 -, le colonel Rapontchombo, officier de l’armée de terre, ainsi que plusieurs acteurs de la société civile, réputés proches de Jean Ping, le syndicaliste Jean Rémi Yama et la chercheuse Laurence Ndong, Marcel Libama (Union nationale), l’avocate Paulette Oyane et Bertrand Zibi, ancien député démissionnaire du Parti démocratique gabonais (PDG).

    La situation sous contrôle, selon la présidence

    Contactée vers 8h GMT, la présidence de la République a précisé que la situation est sous contrôle, de même que les points stratégiques de la capitale et les abords de Radio Gabon. Le signal de Radio Gabon avait été coupé, alors que l’armée gabonaise contrôlait, dès 7 heures, heure locale, les accès au bâtiment. Jean Rémy Yama, syndicaliste cité dans le communiqué assure à Jeune Afrique ne pas être au courant de l’action du groupe de militaires et ne pas être physiquement au Gabon.

    Rejet par l’UA de tout changement anticonstitutionnel

    « L’Union africaine condamne fermement la tentative de coup d’État intervenue ce matin au Gabon », a écrit sur Twitter Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, avant de réaffirmer « le rejet par l’UA de tout changement anticonstitutionnel ».

     

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  • Direct: les mutins arrêtés au Gabon, selon le gouvernement

    Direct: les mutins arrêtés au Gabon, selon le gouvernement


    Par
    RFI

    Publié le 07-01-2019
    Modifié le 07-01-2019 à 10:51

    Au Gabon, des militaires se sont emparés de la radio nationale ce lundi matin. Dans le discours prononcé par un lieutenant, ils dénoncent le message du président Ali Bongo retransmis le 31 décembre dernier depuis le Maroc, où il est en convalescence après avoir subi un accident vasculaire cérébral. Le groupe de militaires dit vouloir mettre en place un « conseil national de la restauration ».

    Les horaires sont donnés en temps universel (TU),

    Article régulièrement réactualisé, cliquer ici pour rafraîchir

    09h50 : « C’était quand même l’étonnement ce matin. C’est ce qui nous a réveillés. Nous ne sommes pas un pays où les militaires doivent prendre les devants pour faire de telles annonces », estime Gabriel un habitant de la capitale gabonaise.

    09h30 : La situation est sous contrôle selon les autorités.

    Ca a tout l’air d’un groupe de plaisantins.

    Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement gabonais

    07-01-2019
    – Par
    Bineta Diagne

    09h10 : L’électricité commence à revenir à Libreville.

    09h00 : Le porte-parole du gouvernement annonce que quatre des mutins ont été arrêtés et un est en fuite. Il dit que c’est un groupe de plaisantins et que la hiérarchie militaire ne les reconnaît pas.

    08h55 : « Je suis vers l’aéroport. Il n’y a pas beaucoup de monde dehors. Tous les magasins sur les grands axes sont fermés. La majorité des gens sont restés chez eux. Même à l’aéroport, les passagers n’y vont pas », témoigne Alain un habitant de Libreville.

    08h45 : Selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, les mutins ont été arrêtés par les unités du GIGN gabonais. La situation est sous contrôle et l’ordre sera complètement rétabli dans deux ou trois heures, affirme-t-il.

    08h40 : Selon l’ambassadeur du Gabon à Paris, joint par RFI, l’assaut a été donné à la maison de la radio et les mutins arrêtés.

    08h35 : Un proche de la présidence indique que les premiers éléments de l’armée sont entrés dans la radio, mais auraient constaté que mutins étaient enfermés dans une pièce. Ils souhaiteraient ouvrir des négociations pour éviter l’usage de la force. On dément catégoriquement, toujours de source proche de la présidence, les rumeurs qui courent dans Libreville sur le supposé ralliement de certaines unités de l’armée à ces mutins.

    08h32 : Les tirs ont cessé autour de la maison de la radio.

    08h30 : Sur les images du message diffusé par les putschistes, on peut voir trois militaires. Celui qui parle est assis et derrière lui, deux hommes en uniforme, debout, l’air martial, portant mitraillette. L’officier qui parle se présente comme étant le lieutenant Kelly Ondo Obiang, commandant adjoint de la garde républicaine.

    08h20 : Le communiqué des putschistes est diffusé en boucle sur le signal de la radio nationale.

    08h10 : Toujours selon une source proche de la présidence, les éléments qui ont pris le contrôle de la radio sont des éléments de la Garde d’honneur, qui n’ont pas le contrôle des armes de la garde républicaine. Cette même source précise que ces éléments sont encerclés dans la maison de la radio.

    08h00 : Internet et les réseaux sociaux sont coupés et plusieurs quartiers de Libreville n’ont plus d’électricité.

    07h47 : Au Gabon, une source proche de la présidence affirme que tous les points stratégiques sont sous contrôle ainsi que les abords de la radio. Toujours selon cette source, les militaires ne veulent pas utiliser la force contre ceux qui ont pris le contrôle de la radio ce lundi matin.

    06h30 : La radio nationale a dans un premier temps était coupé avant d’être finalement rétablie.

    06h00 : Des coups de feu ont été entendus autour de la Radio Télévision gabonaise, sur le boulevard triomphal, dans le centre-ville. Des blindés bloquent l’accès à ce boulevard.

    05h30 : Des militaires ont pris la parole sur les ondes de la radio nationale. Ils se présentent comme le « Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité ». Point de départ de leur intervention : ils affirment que le message à la nation d’Ali Bongo délivré à l’occasion de la nouvelle année « a renforcé le doute sur sa capacité à assurer la fonction de président de la République ». « Une fois encore, disent-ils, une fois de trop, les conservateurs acharnés du pouvoir, dans leur funeste besogne continuent d’instrumentaliser et de chosifier la personne d’Ali Bongo Ondimba sous le regard complice de la haute hiérarchie militaire ». Les militaires putschistes annoncent que dans quelques heures ils mettront en place un conseil national de la restauration après consultation des forces vives de la nation, afin, indiquent-ils d’assurer la continuité de l’Etat et garantir au peuple gabonais une transition démocratique. Ils invitent plusieurs personnalités à venir à l’Assemblée nationale.

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  • [Tribune] Les points sur la CPI

    [Tribune] Les points sur la CPI

    En tant que conseil à la Cour pénale internationale (CPI), mon rôle est de représenter mes clients, mais aussi de pointer les manquements de la Cour ainsi que ses excès. Pour noble que soit sa mission, elle n’est pas à la hauteur des espoirs placés en elle. Nous devons y remédier, d’abord en nous montrant juste et constructif dans la critique.

    Être juste envers la CPI commence par refuser qu’elle soit jugée pour ce qu’elle n’est pas. Non, ce n’est pas une cour mondiale des droits de l’homme telle que l’avait rêvée René Cassin en 1948 pour veiller au respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme, compétente pour la conciliation et les recommandations, et, en cas d’échec, dotée d’une vocation contentieuse. Après la purification ethnique en ex-Yougoslavie et le génocide du Rwanda, tous deux suivis de la création d’un Tribunal pénal international ad hoc par l’ONU, l’idée d’une juridiction permanente compétente pour de tels crimes avait fait un retour en force. Mais ce n’est pas ce qu’est la CPI.


    >>> À LIRE – [Édito] Fatou Bensouda et les deux empires


    N’intervenant que pour les crimes les plus graves, elle ne peut statuer que lorsque aucune justice nationale ne peut ou ne veut juger sérieusement un cas donné. La subsidiarité amenant la Cour à n’intervenir que si l’État-nation est défaillant ne saurait donc être le signe de son échec. La CPI n’est pas une cour supranationale. Elle est là pour juger, mais aussi pour rappeler aux États qu’ils sont les premiers à devoir juger les crimes relevant de son mandat, ce qu’ils font encore trop peu souvent. L’opinion publique, qui aurait le pouvoir de les y amener, ne se mobilise pas suffisamment.

    Il faut aussi rappeler que la CPI est indispensable pour juger le terrorisme, crime devenu transnational par excellence. Tant que les tribunaux de certains pays se disqualifient de par les compromissions de leurs gouvernants en la matière, une juridiction internationale devient le dernier espoir. Un exemple : bien que les terroristes détenus en zone de non-droit soient fondés à recevoir un procès équitable dans leurs pays, en France ou ailleurs en Europe, les rapatrier ne paraîtrait pas politiquement correct à l’opinion publique.

    Faille démocratique

    La preuve est faite : en droit international pénal, la CPI n’est pas une fin, elle est un moyen, le but véritable étant que les principes de droit qu’elle incarne soient adoptés par tous les systèmes judiciaires nationaux. Reste que son fonctionnement interne lui-même soulève des questions. Son procureur est choisi, comme les juges, par les membres de l’Assemblée des États parties.

    On a pris la mauvaise habitude de donner à la CPI un procureur qui ne relève pas d’un choix démocratique

    Cependant, lors du premier vote, une erreur grave a été commise : la Commission préparatoire a recommandé, pour que l’élu à ce poste sensible soit incontesté, que les États membres procèdent, par consensus de préférence, à un scrutin concurrentiel. On a ainsi pris la mauvaise habitude de donner à la CPI un procureur qui ne relève pas d’un choix démocratique et ne souffre pas de contestation de cet ordre. Tant que ce sera le cas, la Cour ne sera pas pleinement crédible en tant qu’exemple de la justice.

    Risques de corruption

    Autre écueil : puisque la CPI n’est pas un organe de l’ONU, elle doit assurer son propre financement, lequel repose principalement sur les cotisations des membres de son Assemblée des États parties. Néanmoins, ceux-ci n’ont guère de scrupules à réduire, voire retenir, leur contribution, parfois à des fins de chantage, tout en s’obstinant en déclarations favorables et en appels à une CPI plus ferme. Des modes de financement indépendants doivent donc être mis en place.

    La conduite du personnel doit aussi être plus strictement contrôlée face aux risques de corruption. Suite à un scandale de transactions privées douteuses, la Cour a d’ailleurs mis en place, en 2015, un « système de transparence financière » qui contraint ses dirigeants à déclarer tous les ans leur patrimoine.

    La meilleure réponse aux critiques se trouvera toujours dans les actes, et plus la CPI sera crédible en interne, mieux ses jugements seront acceptés et son exemple, suivi. Les destinées des États eux-mêmes dépendent parfois de ses décisions. L’acquittement de Jean-Pierre Bemba et celui, probablement imminent, de Laurent Gbagbo en sont la meilleure illustration.

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  • Gabon: des militaires annoncent un «conseil de la restauration» à la radio nationale

    Gabon: des militaires annoncent un «conseil de la restauration» à la radio nationale


    Par
    RFI

    Publié le 07-01-2019
    Modifié le 07-01-2019 à 07:53

    Vers quatre heures du matin ce lundi, des militaires ont pris le contrôle de l’antenne sur la Radio nationale gabonaise pour lire un communiqué dans lequel ils annoncent vouloir mettre en place dans les prochaines heures un «conseil national de la restauration». Le président gabonais Ali Bongo est actuellement en convalescence au Maroc, après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral fin octobre.

    Le signal de la radio gabonaise est désormais coupé, nous indique notre correspondant et des tirs sont signalés dans le centre de Libreville.

    Des militaires sont arrivés à la Radio nationale vers 4 heures du matin, heure locale. C’est un lieutenant de la Garde républicaine, le lieutenant Ondo Obiang Kelly, qui a lu le communiqué. Il se proclame préalablement «président du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS).

    Ecoutez cet extrait du communiqué des militaires putschistes lu à la radio nationale gabonaise

    07-01-2019
    – Par
    RFI

    Dans le texte, les militaires disent avoir été déçus par le message à la Nation du 31 décembre du président de la République Ali Bongo. «Le message du chef de la Nation visant à clore le débat sur sa santé a plutôt renforcé les doutes sur sa capacité à assumer les lourdes liées à sa fonction de président de la République».

    L’entourage du président a organisé une mise en scène avec un président « malade et dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales », dénonce le communiqué qui met aussi en cause la haute hiérarchie militaire.

    Le «spectacle désolant» d’un pays «qui a perdu sa dignité».

    Les militaires présents à la Radio nationale annoncent qu’ils vont mettre en place dans quelques heures un «Conseil national de la restauration».

    Pour cela, ils demandent à certaines personnalités de se rendre à l’Assemblée nationale: un ancien commandant de la Garde républicaine, le général Ntumpa Lebani (qui avait fait de la prison en 2009 lors de l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir), le président actuel du Sénat…

    Parmi les personnalités invitées il y a également des syndicalistes, des membres de la société civile, des chefs des mouvements de jeunesse de partis politiques d’opposition, et même du clergé. Plusieurs responsables sont expressement cités. Les insurgés appellent encore les militaires à prendre le contrôle des moyens de transport, des réserves de munitions, des aéroports.

    Dans le communiqué, les militaires s’adressent aussi plus particulièrement à la jeunesse gabonaise. «Chers jeunes, il est temps de prendre votre destin en main !»

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  • Gambie: début des auditions de la Commission vérité et réconciliation

    Gambie: début des auditions de la Commission vérité et réconciliation


    Par
    RFI

    Publié le 07-01-2019
    Modifié le 07-01-2019 à 04:38

    La Commission vérité et réconciliation, promise par Adama Barrow, entame ses audiences ce lundi à Banjul. Cette structure doit enquêter sur les violations des droits humains commis lorsque Yahya Jammeh était au pouvoir, de 1994 à fin 2016.

    Les onze commissaires de la Commission vérité et réconciliation ont sélectionné un témoin pour revenir sur un fait marquant : le 22 juillet 1994, un jeune militaire de 29 ans, Yahya Jammeh, soutenu par quatre officiers, renverse le président Dawda Jawara, le père de l’indépendance de la Gambie.

    Un coup d’Etat sans effusion de sang. Néanmoins, c’est un épisode important pour replonger dans le contexte des années 1990. On ignore encore l’identité du témoin qui va s’exprimer, mais la Commission le décrit comme un « participant actif » à ce putsch.

    Les « incidents » majeurs vont être traités de manière chronologique, comme l’explique Baba Galleh Jallow, le secrétaire de la Commission vérité et réconciliation. « Nous allons d’abord camper le décor et revenir sur le début de ces 22 années de dictature », explique-t-il. « Le mandat de notre Commission est de mener des enquêtes et de répertorier l’ensemble des violations des droits de l’homme commises entre juillet 1994 et fin 2016. Notre but est de rendre justice aux victimes et d’éviter que d’autres incidents de ce type ne se reproduisent », précise-t-il.

    Les audiences sont ouvertes au public. Inaugurée en octobre dernier, cette Commission a été créée par les autorités pour répondre aux interrogations des familles de victimes de disparitions forcées ou de tortures. Car jusque-là, aucune enquête n’a jamais été entreprise sur ces faits. Parmi les dossiers les plus attendus figure le meurtre en 2004 de Deyda Hydara, le cofondateur du journal The Point ou encore l’assassinat de l’opposant Solo Sandeng en 2016.

    Cette structure a un mandat de deux ans. Mais il ne s’agit pas d’un tribunal, la Commission peut seulement recommander l’ouverture d’enquêtes. Sa vocation est surtout de donner la parole aux Gambiens.

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  • Nigeria: la nomination d’une nièce de Buhari à la Céni crée la polémique

    Nigeria: la nomination d’une nièce de Buhari à la Céni crée la polémique


    Par
    RFI

    Publié le 07-01-2019
    Modifié le 07-01-2019 à 02:51

    La polémique enfle au Nigeria après la nomination d’une nièce de Muhammadu Buhari à la Commission électorale nationale indépendante à six semaines du scrutin présidentiel.

    La présidence nigériane et la Commission électorale nationale indépendante (Céni) tentent de se défendre face aux critiques de l’opposition qui dénonce la nomination d’Amina Zakari au sein de l’institution.

    « Primo, cette dame fait partie de la famille présidentielle. Secundo, il s’agit de la sœur d’un ministre, un ministre en exercice, le ministre de l’Eau, souligne Shehu Yusuf Kura, porte-parole du Parti populaire démocratique (PDP), le parti de l’ancien président Goodluck Jonathan. C’est pourquoi notre parti a tenu à soulever la question de son impartialité. Le PDP s’inquiète pour la crédibilité de l’élection. Nous appelons le gouvernement à organiser tout au moins un scrutin crédible répondant aux normes, non seulement nigérianes, mais internationales. »

    La Céni fait valoir que la nièce par alliance du président ne s’occupera pas du dépouillement des votes en tant que tel. Mais l’opposition n’en démord pas alors que la présidentielle est prévue pour le 16 février prochain.

    « Nous ne disons pas que cette dame manquera d’impartialité, insiste le porte-parole du PDP. Nous ne disons pas qu’elle se livrera à des pratiques abusives. Mais pour que le système soit fiable et crédible, il faut éviter toute apparence de conflit d’intérêts. En la nommant, la Céni a semé le doute, non seulement dans les rangs de l’opposition, mais dans l’esprit de tous ceux qui veulent, pour le Nigeria, un scrutin libre et démocratique comme en 2015. Même si elle n’est pas responsable du dépouillement, elle aura quand même un rôle important puisque tous les aspects techniques de ce dépouillement relèveront de sa responsabilité. C’est cela que nous dénonçons. »

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  • Chine et Sénégal comptent bien poursuivre leur partenariat stratégique

    Chine et Sénégal comptent bien poursuivre leur partenariat stratégique


    Par
    RFI

    Publié le 07-01-2019
    Modifié le 07-01-2019 à 01:11

    Après l’Ethiopie, la Gambie et le Burkina Faso, le ministre des Affaires étrangères chinois termine sa tournée africaine au Sénégal, où Pékin a beaucoup investi ces dernières années.

    L’autoroute Ila Touba, le Musée des civilisations noires, l’arène nationale de lutte. Autant de réalisations chinoises au Sénégal. Près de 1 200 milliards de francs CFA, soit deux milliards d’euros, ont été investis par l’Empire du Milieu dans le pays depuis 2005. Des réalisations avant tout pour les Sénégalais, explique le ministre Wang Yi.

    « Nous apprécions hautement cette coopération bilatérale. Les relations entre la Chine et le Sénégal participent de la relation entre la Chine et l’Afrique. Dans l’avenir nous irons plus loin : en investissant dans l’industrie et le numérique, de manière à ce que la relation sino-sénégalaise soit pionnière dans la relation Chine-Afrique », explique le chef de la diplomatie chinoise.

    Pour son homologue sénégalais, Sidiki Kaba, il faut continuer dans cette voie. « La Chine et le Sénégal entendent élargir la base de leur coopération et s’engager essentiellement dans la voie d’une coopération avantageuse mutuellement pour leurs pays dans le cadre d’un partenariat stratégique global », abonde-t-il.

    Aucun élément concret ou projet à venir n’a été annoncé. Les deux ministres ont refusé de répondre aux questions des journalistes. Seules les deux télévisions d’Etat ont pu poser des questions toutes faites dont les réponses ont été lues par les ministres. Des questions qui ne portaient pas sur la dette du Sénégal, qui a emprunté en tout plus de deux milliards de dollars à la Chine. En 2017, le Fonds monétaire international avait alerté l’Etat sénégalais sur l’alourdissement de ses paiements lié à son endettement.

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