Author: Don Kayembe

  • RDC : le ministre français des Affaires étrangères estime les résultats ” non conformes “

    RDC : le ministre français des Affaires étrangères estime les résultats ” non conformes “

    Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré dans la matinée que les résultats des élections en République Démocratique du Congo (RDC) ne semblent pas « conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là ».

    « Les élections se sont déroulées à peu près dans le calme, ce qui est une bonne chose, mais il semble bien que les résultats proclamés (…) ne soient pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là, parce que la conférence épiscopale du Congo a fait des vérifications et annoncé des résultats qui étaient totalement différents », a déclaré Jean-Yves Le Drian sur CNews.

    « Monsieur Fayulu était a priori le leader sortant de ces élections », a-t-il ajouté.

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi que Félix Tshisekedi a été élu président de la République démocratique du Congo (RDC), au scrutin présidentiel qui avait lieu le 30 décembre en RDC. Martin Fayulu arrive deuxième, devant Emmanuel Ramazani Shadary.

    « Je pense qu’il faut qu’on garde son calme, qu’on évite les affrontements et puis que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l’on imaginait », a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

    La France, a-t-il ajouté, a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies en fin de semaine dernière « pour que les résultats constatés soient les résultats réels ».

     

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  • RDC : Félix Tshisekedi élu président, selon les résultats provisoires

    RDC : Félix Tshisekedi élu président, selon les résultats provisoires

    Félix Tshisekedi a été élu président de la République démocratique du Congo (RDC), selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Martin Fayulu arrive deuxième, devant Emmanuel Ramazani Shadary.

    Félix Tshisekedi succède à Joseph Kabila. Après plusieurs jours d’un intense suspense, marqué par de multiples rumeurs, c’est à 3 heures du matin, ce jeudi 10 janvier, que la Ceni a proclamé les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre.

    Félix Tshisekedi est élu président avec 7 051 013 voix, soit 38,57% des suffrages exprimés, selon les chiffres de la Ceni. Martin Fayulu arrive en deuxième position avec 6 366 732 voix (34,83%), devant Emmanuel Ramazani Shadary, troisième, avec 4 357 359 voix (23,84%).

    Le taux de participation s’élève à 47,56%, a précisé Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale. Sur près de 40 millions d’électeurs congolais attendus, 18 329 318 ont pu voter le 30 décembre dernier. 


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    Ces résultats provisoires, qui pourront faire l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle, ont été rendus publics à 3 heures du matin, au terme d’une longue journée et d’une nuit d’attente.

    Une longue nuit d’attente

    Jerome Delay/AP/SIPA

    La Ceni avait en effet convoqué la presse à 15 heures, mercredi, avant d’annoncer, en fin d’après-midi, une proclamation des résultats pour 23 heures. C’est finalement un peu avant 1 heure du matin que Corneille Nangaa a fait son entrée dans la salle, accompagné des rapporteurs de la Commission.

    Avant d’annoncer les résultats, les rapporteurs de la Ceni se sont succédé au micro pour lire les résultats des élections provinciales dans 23 des 26 provinces du pays.

    Un choix qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes exprimant leur surprise, leur impatience, voire leur colère. « D’où vient que la Ceni proclame les résultats de l’élection alors que ce n’est pas prévu sur son propre calendrier réaménagé ? », s’est notamment interrogé La Lucha sur son compte Twitter.


    >>> À LIRE – Présidentielle en RDC : entre suspense insoutenable et tractations de dernière minute


    Suspense et impatience

    Auparavant, la journée de mercredi avait été notamment marquée par le coup d’éclat de la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), Eve Bazaiba, déléguée et porte-parole de Lamuka (Réveille-toi ! en lingala), la coalition soutenant Martin Fayulu.

    Celle-ci a claqué la porte de la Ceni. « La population congolaise s’est déjà choisie son président de la République que tout le monde connaît », a-t-elle déclaré. « Kabila n’a pas à dire : je veux telle personne, je ne veux pas de telle [autre]. Ce n’est pas sa résidence privée ni une affaire de famille : c’est une affaire d’État. »

    Avant la proclamation des résultats par la Ceni, la Conférence épiscopale (Cenco) avait pour sa part réitéré son appel contre la fraude, dans un communiqué commun avec les  protestants de l’Église du Christ du Congo (ECC) et les ONG de la Symocel. « La nation attend la fête à la publication du nom du président élu et non la désolation, encore moins les violences »,  ont notamment mis en garde les représentants des deux principales confessions religieuses du pays et l’ONG.

    La proclamation de ces résultats revêt un caractère historique pour le pays, après le retrait du président Joseph Kabila qui, après avoir longtemps laissé planer le doute, avait finalement annoncé qu’il respecterait la Constitution et ne briguerait pas de troisième mandat. Ses prédécesseurs, dont son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné par un garde du corps le 16 janvier 2001, avaient tous été renversés par la force.

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  • Procès Gbagbo : la CPI se prononcera le 15 janvier sur les demandes de liberté provisoire et d’acquittement

    Procès Gbagbo : la CPI se prononcera le 15 janvier sur les demandes de liberté provisoire et d’acquittement

    La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé une audience mardi 15 janvier à 11 heures pour rendre sa décision sur les demandes de libération provisoire et d’acquittement de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, ainsi que de son ministre Charles Blé Goudé, poursuivis pour crimes contre l’humanité.

    La décision de la CPI est particulièrement attendue en Côte d’Ivoire, en particulier chez les partisans de l’ancien président ivoirien et de son ancien ministre de la Jeunesse, poursuivis pour crimes contre l’humanité commis dans le cadre des violences post-électorales en Côte d’Ivoire entre décembre 2010 et avril 2011. Leur procès dure depuis janvier 2016.

    Le 23 juillet, la défense de Laurent Gbagbo avait déposé une demande de non-lieu dans son procès et, le 3 août, la défense de Charles Blé Goudé avait déposé une requête pour non-réponse.

    Rumeurs et démentis

    La CPI avait annoncé la tenue d’une audience pour rendre sa décision le vendredi 14 décembre, au lendemain de l’audience organisée à huis clos partiel pour entendre les vues des parties et des participants. Mais cette nouvelle audience n’aura pas lieu. La rumeur de la remise en liberté des deux hommes avaient cependant enflé sur les réseaux sociaux. Plusieurs médias avaient même repris l’information, avant de publier des démentis. Des manifestations spontanées de plusieurs centaines de personnes avaient notamment été observées à Yopougon, fief de l’ancien président ivoirien.

    En attendant le verdict, les avocats de Charles Blé Goudé et de Laurent Gbagbo s’activent pour trouver des résidences d’habitation pour leurs clients à Bruxelles, la Belgique ayant été choisie pour accueillir les deux célèbres prisonniers ivoiriens.

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  • Maroc : 2 000 puits clandestins fermés dans l’ex-cité minière de Jerada

    Maroc : 2 000 puits clandestins fermés dans l’ex-cité minière de Jerada

    Un total de 2 000 puits de charbon clandestins ont été fermés en 2018 dans l’ancienne cité minière de Jerada dans le nord-est du Maroc, agitée l’an passé par des protestations après la mort de deux mineurs dans un de ces puits.

    Les autorités marocaines ont « fermé 2 000 puits abandonnés et exploités clandestinement sur un total de 3 500 », a fait savoir mercredi le ministère de l’Energie et des mines au cours d’une rencontre avec la presse, en promettant de fermer cette année les 1 500 puits restants.

    Bastion de la lutte syndicale au Maroc, Jerada a été touchée par la disparition de son activité principale à la fin des années 1990, avec la fermeture d’une importante mine de charbon, jugée non rentable et qui employait alors quelque 9000 ouvriers.

    Malgré la fermeture de la mine, des centaines d’hommes continuent de s’aventurer quotidiennement dans des puits désaffectés pour extraire du charbon de façon artisanale et le vendre à des négociants locaux, surnommés localement les « barons » et détenteurs de permis de commercialisation.

    La mort accidentelle de deux mineurs fin 2017 dans un puits désaffecté de Jerada avait entraîné de grandes manifestations en début d’année dernière, les habitants de cette ville classée parmi les plus pauvres du Maroc demandant des programmes de reconversion économique et de création d’emplois.

    Projets de développement

    Face à la contestation sociale, les autorités avaient annoncé une série de mesures pour relancer l’économie locale, promis de fermer les puits abandonnés, présenté un plan de reconversion pour créer des emplois et interdit toute « manifestation illégale ».


    >>> À LIRE – Maroc : Jérada, chronique d’une colère annoncée


    Ces annonces n’ont toutefois pas stoppé les activités minières dans les puits abandonnés de Jerada et au moins neuf décès accidentels ont été enregistrés au cours de l’année 2018, dont cinq en novembre.

    L’an dernier, les mouvements de protestation ont débouché sur des heurts avec la police et 95 personnes avaient été arrêtées. Les procès qui ont suivi ont déjà vu 44 des prévenus, pour la plupart des jeunes, condamnés à des peines de prison.

    Parallèlement, un total de 26 « permis d’exploitation à titre exceptionnel » ont été accordés en 2018 à des « jeunes de la région qui se sont regroupés dans des coopératives avec le soutien des autorités », selon le bilan présenté mercredi par le ministère.

    Des projets d’industrie et d’agriculture doivent également être achevés en 2020, pour un investissement de près de 82 millions d’euros, a précisé le ministère.

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  • RDC : des ONG appellent à ” descendre dans la rue ” si le résultat n’est pas respecté

    RDC : des ONG appellent à ” descendre dans la rue ” si le résultat n’est pas respecté

    Des ONG et mouvements citoyens ont appelé mercredi les Congolais à « descendre massivement dans la rue » si leur choix à l’élection présidentielle n’est pas respecté, ajoutant que le vainqueur ne peut pas être le candidat du pouvoir.

    Ces mouvements dont Lutte pour le changement (Lucha) et Filimbi ont appelé dans un communiqué le peuple congolais « à rester vigilant et à se tenir prêt à descendre massivement dans la rue si la Ceni (Commission électorale), sous l’influence du président sortant Joseph Kabila, s’avisait de publier les résultats non conformes à la vérité des urnes ».

    « C’est l’opposition qui a gagné les élections »

    « Nous savons au moins pour qui le peuple congolais n’a pas voté : c’est Shadary. Le peuple s’est exprimé, il y a eu une rupture entre le statu quo et le changement. C’est l’opposition qui a gagné les élections », a insisté Carbone Beni, coordonnateur du mouvement Filimbi, en réponse à la presse.

    L’ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, est le candidat du président sortant Joseph Kabila face aux deux têtes de l’opposition divisée, Martin Fayulu et Félix Tshisekedi. « Nous exigeons de la Ceni la publication rapide des résultats de la présidentielle », ajoutent ces organisations. La Ceni a commencé mardi soir des réunions plénières pour la publication des résultats.

    La proclamation par la Ceni des résultats contraires à la vérité des urnes sera considérée comme un coup d’État constitutionnel

    « La proclamation par la Ceni des résultats contraires à la vérité des urnes sera considérée comme un coup d’État constitutionnel », indiquent les organisations. Les signataires ont demandé aux candidats d’opposition Félix Tshisekedi et Martin Fayulu « de ne conclure aucun arrangement particulier avec le régime partant visant à contredire la vérité des urnes ». La Conférence des évêques catholique (Cenco), qui affirme avoir déployé 40 000 observateurs électoraux, a affirmé jeudi connaître le vainqueur de la présidentielle.

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  • “L’espion de la chambre d’enfants”

    “L’espion de la chambre d’enfants”

    “Un écolier a volé les données des politiques”, titre la Süddeutsche Zeitung qui a même déjà trouvé un surnom au jeune homme qui a réussi à voler et à publier les données d’un millier de personnalités, notamment politiques, allemandes.

    C’est “le petit hacker, lieutenant de Köpenik”, en référence à l’histoire d’un cordonnier qui avait réussi à s’infiltrer et à humilier la grande armée de Prusse.

    Un fan d’informatique et un geek. Voilà le peu de choses que l’on apprend sur le profil du hacker qui aurait agi parce qu’il était agacé par les propos de ses victimes.

    “Ce n’étaient pas des trolls de Russie ou un bande criminelle de Chine, mais un jeune homme de Hesse qui vit encore chez ses parents “ qui a réussi à faire “un maximum de bruit” avec “des moyens simples”, écrit le journal de Munich.

    Die Tageszeitung aussi se prend au jeu du sobriquet en titrant sur “l’espion de la chambre d’enfants”. Le quotidien ajoute d’ailleurs que “la collecte de données personnelles et le piratage sont un jeu d’enfant”.

    La faiblesse des mots de passe utilisés par les personnes hackées, du type “I love you” ou “123456” aurait rendu la cyberattaque possible.

    De son côté, le Handelsblatt se tourne vers Berlin. Le quotidien économique estime que c’est est la preuve que le ministre allemand de l’Intérieur, qui s’est vanté de la rapidité de l’enquête, “ne comprend pas internet”. A bientôt 70 ans, il “n’est pas encore entré dans l’ère du numérique”.

     

    “123456” mot de passe de l’année 2018

    La Frankfurter Allgemeine Zeitung, tout en saluant, comme le gouvernement, l’efficacité de l’enquête de la police, estime que “l’Etat allemand doit se demander quelle est sa responsabilité dans la vulnérabilité des systèmes de ses citoyens”. Mais de la même manière, “chaque citoyen qui passe une partie de sa vie sur la toile a une responsabilité”.

    Car la grande majorité des piratages ne sont pas le fruit de “cyber-sabotages subventionnés par des Etats”. Selon le journal, “le plus petit des criminels peut aller très loin avec quelques connaissances techniques”.

    La Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle qu’il ne faut pas ouvrir des liens douteux, se servir des systèmes de double authentification proposés par beaucoup de sites lorsque l’on ouvre un compte.

    Pour Die Zeit, il ne faut pas céder à la panique. “A l’époque, on fouillait les poubelles pour trouver des informations, aujourd’hui ce sont de vieux posts sur Facebook, écrit le journal. Nous ne sommes pas livrés sans merci aux hackers”.

    A condition, de changer son mot de passe. “123456” a été l’an dernier encore le mot de passe le plus utilisé en Allemagne. Un jeu d’enfant, en effet, pour le lieutenant de Köpenik.

     

    Agression d’un élu d’extrême droite

    L’enquête se spoursuit à Brême, dans le nord de l’Allemagne, après la violente agression lundi d’un élu du parti d’extrême droite AfD par trois personnes encapuchonnées. La piste de la motivation politique est privilégiée.

    Sur les lieux du crime : Frank Magnitz a été violemment agressé ici par trois personnes encapuchonnées

    “Rien ne peut justifier” cet acte estime die Tageszeitung, qui cite la constitution et le droit à la vie et à l’intégrité physique. La victime n’est “certainement pas un politique sympathique, écrit le journal de gauche. Il représente une politique antidémocratique qui mise sur le populisme et monte les gens contre les minorités”. Mais “la violence n’est pas une solution”. Il faut combattre les idées d’extrême droite politiquement “avec des arguments et de l’éloquence”.

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  • L’Ivoirien Vakoun Issouf Bayo signe avec le Celtic

    L’Ivoirien Vakoun Issouf Bayo signe avec le Celtic

    Copyright de l’image AFP/Getty Images

    L’attaquant ivoirien Vakoun Issouf Bayo quitte le club slovaque de Dunajska Streda pour rejoindre le Celtic Glasgow, avec lequel il a signé un contrat de quatre ans.

    Le footballeur âgé de 21 ans a marqué 18 buts en 23 matchs durant la saison en cours, aidant son ex-club à prendre la deuxième place de la Super Liga slovaque.

    Vakoun Issouf Bayo avait rejoint Dunajska Streda en mars dernier, après avoir passé deux ans en Tunisie.

    Il est le troisième joueur à arriver au Celtic depuis le début de l’année, après l’ailier écossais de West Brom, Oliver Burke, et l’attaquant américain du PSG Timothy Weah, prêté par le club français pour six mois.

    Bayo a été sélectionné deux fois par la Côte d’Ivoire.

    Il a joué son premier match avec les Eléphants en octobre dernier, à l’occasion des éliminatoires de la CAN 2019, contre la République Centrafricaine.

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  • Présidentielle en RDC : entre suspense insoutenable et tractations de dernière minute

    Présidentielle en RDC : entre suspense insoutenable et tractations de dernière minute

    Qui d’Emmanuel Ramazani, Félix Tshisekedi ou Martin Fayulu l’a emporté ? La tension est montée d’un cran mardi soir, neuf jours après la tenue de la présidentielle. Le suspense est total, alors que d’ultimes tractations sont en cours.

    « Le pays se retrouve aujourd’hui comme un véhicule sur un cric. Au moindre faux mouvement, il peut basculer dans un sens comme dans l’autre. » Puisée dans le vocabulaire automobile, la métaphore de ce quado kinois, entendez réparateur de pneus, illustre bien le climat d’incertitude qui prévaut en RDC dans l’attente de la publication des résultats. « Qu’adviendra-t-il après l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle du 30 décembre dernier ? » s’interroge, visiblement inquiet, le quadragénaire. Ce père de famille, qui se définit comme un « débrouillard survivant au jour le jour », n’est pas le seul à redouter la publication du verdict des urnes.

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  • RDC : la Ceni promet les résultats provisoires de la présidentielle dans ” 24 à 48h “

    RDC : la Ceni promet les résultats provisoires de la présidentielle dans ” 24 à 48h “

    Les résultats provisoires de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo pourraient être annoncés d’ici « 24 à 48 heures », a indiqué mardi soir la Commission électorale, après avoir annoncé le début de ses délibérations.

    « C’est un travail colossal qui ne peut pas se terminer en quelques heures », a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Corneille Nangaa.

    « La Ceni compte consacrer entre 24 et 48 heures à ce travail. C’est à l’issue de ce délai que la Ceni va programmer la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle », a-t-il ajouté.

    La Ceni en plénière

    « L’assemblée plénière de la Ceni a entamé, ce mardi 8 janvier 2019 depuis 19h00, une série de plénières d’évaluations et de délibérations à l’issue desquelles elle procédera à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle », avait indiqué la Ceni dans un Tweet à 20h42 (19h42 GMT).

    La circulation sur le boulevard du 30-Juin devant le siège de la Ceni a été bloquée par des policiers armés mardi soir après cette annonce, a constaté un témoin sur place.


    >>> À LIRE – Présidentielle en RDC : Katumbi répond au camp Kabila sur le vote des Congolais en milieu rural


    Dans l’après-midi, des habitants de la capitale ont pris d’assaut plus tôt que d’habitude les transports collectifs sur la foi de la rumeur d’une proclamation imminente des résultats provisoires.

    La Ceni avait renvoyé dimanche sine die l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre qui doit désigner le successeur du président Joseph Kabila.

    « La vérité des urnes »

    Trois principaux candidats sont en lice, le dauphin et candidat du pouvoir, l’ex-ministre de l’Intérieur sous sanctions de l’Union européenne Emmanuel Ramazani Shadary, et les deux opposants Martin Fayulu et Félix Tshisekedi.

    De nombreuses voix ont demandé à la Ceni de proclamer « la vérité des urnes », comme la Conférence épiscopale qui affirme depuis plusieurs jours connaître le vainqueur.

    Mardi, Martin Fayulu a lancé sa propre mise en garde: « Les résultats électoraux ne se négocient point ». Comme la Conférence épiscopale, il affirme que « le peuple congolais connaît déjà le résultat » et « le véritable vainqueur de l’élection présidentielle ».


    >>> À LIRE – Élections en RDC : la Conférence épiscopale dit posséder le nom du vainqueur


    L’UDPS de l’opposant Félix Tshisekedi a aussi mis en garde « la Ceni contre toute conspiration qui modifierait l’expression de la volonté du souveraine primaire ».

    La principale dénomination protestante, Eglise du Christ du Congo, a demandé à la Ceni de tenir « ses promesses, faites devant Dieu et devant la nation, d’offrir à la nation la vérité et rien que la vérité des urnes ».

    Félix Tshisekedi « pressenti gagnant » par l’UDPS

    Le chemin vers la vérité passe par les 179 Centres locaux de compilation des résultats (CLCR) où sont traités les résultats des bureaux de vote, avant de remonter à la Ceni. « Dans 92% des CLRC, les résultats compilés des procès-verbaux de dépouillement n’ont pas été affichés à l’extérieur », a relevé l’ONG d’observation électorale Symocel.

    La journée a été marquée par la main tendue de l’UDPS au président sortant Joseph Kabila. Son secrétaire général, Jean-Marc Kabund, n’a pas démenti des « rumeurs faisant état d’un rapprochement entre le président sortant » et Félix Tshisekedi, le candidat de l’UDPS.

    Jean-Marc Kabund a déclaré que Félix Tshisekedi était « pressenti gagnant » de l’élection présidentielle. M. Tshisekedi et le président sortant Joseph Kabila ont donc « intérêt » à se rencontrer, « pour préparer la passation pacifique et civilisée du pouvoir », a-t-il ajouté.

    Félix Tshisekedi avait lui-même estimé que le président Kabila pourrait « vivre tranquillement dans son pays, vaquer à ses occupations » s’il quittait le pouvoir.

    « Un jour nous devrons même songer à lui rendre hommage pour avoir accepté de se retirer. Pourquoi, compte tenu de son expérience, ne pas lui confier des tâches diplomatiques spéciales, faire de lui un ambassadeur extraordinaire du Congo ? », avait-il dit au journal belge Le Soir.

    Cet entretien avait relancé la machine à rumeurs sur de possibles négociations entre l’UDPS et le pouvoir pour faire barrage à l’autre candidat de l’opposition, Martin Fayulu.

    Très confiant en sa victoire, M. Fayulu est soutenu par l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, considéré comme un « Judas » par le président Kabila, et l’ex-chef de guerre et ex-vice-président, Jean-Pierre Bemba.

    Mardi, un porte-parole de la Majorité pro-Kabila, Alain Atundu, a eu des mots très durs envers la coalition politique Lamuka formée autour de Martin Fayulu, sans jamais attaqué Félix Tshisekedi.

    Au pouvoir depuis 18 ans, le président Kabila a renoncé a briguer un troisième mandat, interdit par la Constitution. Des élections législatives et provinciales ont également eu lieu le 30 décembre

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  • Mohamed Salah désigné joueur africain de l’année par la Caf

    Mohamed Salah désigné joueur africain de l’année par la Caf

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    Le joueur de Liverpool Mohamed Salah est le joueur de l’année 2018 de la Confédération africaine de football, CAF.

    C’est la deuxième année consécutive qu’il remporte le trophée.

    L’attaquant égyptien, 26 ans, a remporté le titre devant son coéquipier de Liverpool Sadio Mane et l’attaquant d’Arsenal et du Gabon Pierre-Emerick Aubameyang.

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    Il a reçu le prix lors d’une cérémonie mardi à Dakar au Sénégal.

    “Je rêvais de remporter ce prix depuis que j’étais enfant et maintenant je l’ai fait deux fois de suite”, a déclaré Salah.

    Salah a été également élu en décembre footballeur africain de l’année par la BBC pour la deuxième fois.

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    Il a inscrit 44 buts pour Liverpool lors de la saison 2017-18, aidant les Reds à se qualifier pour la finale de la Ligue des champions.

    Il a marqué aussi deux fois pour l’Egypte lors de la dernière Coupe du monde en Russie.

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