L’Égypte a été choisie mardi 8 janvier pour organiser la prochaine Coupe d’Afrique des nations, qui se déroulera du 15 juin au 13 juillet 2019. À quels infrastructures ou climat s’attendre, dans ce pays d’Afrique du Nord qui a déjà accueilli à cinq reprises la compétition ?
La Confédération africaine de football (CAF) avait le choix entre le nord du continent, symbolisé par la candidature égyptienne, et son extrémité, portée par le recours sud-africain, déjà actionné en 2013, quand la Libye avait d’autres priorités que d’organiser la CAN.
Le curseur s’est finalement déplacé vers l’Égypte, qui accueillera pour la cinquième fois – après 1959, 1974, 1986 et 2006 – le tournoi le plus couru d’Afrique. L’histoire rappelle qu’à l’exception de 1974, les Pharaons ont toujours fait la loi chez eux, et il n’y a aujourd’hui plus de raison de ne pas faire d’eux l’un des favoris de la prochaine édition, surtout avec un certain Mohamed Salah comme chef de file.
Infrastructures et sécurité : « pas de soucis »
L’Égypte a reçu l’élite du football africain quand la CAN se disputait à trois (1959), à huit (1974 et 1986) et à seize (2006). Le pays aura donc le privilège d’organiser la première phase finale à 24, dans quatre ou cinq villes, puisque les sites du Caire, d’Alexandrie, de Port-Saïd, de Suez et d’Ismaïlia sont évoqués. Au niveau de ses infrastructures, le pays dispose des stades nécessaires : certaines enceintes, dont celle de Borg Al Arab, près d’Alexandrie, sont très récentes et donc fonctionnelles.
« Il y aurait même de quoi tout faire au Caire, où le Stade international finit d’être rénové », résume Patrice Carteron, qui connaît bien la mégapole cairote, pour y avoir entraîné le Wadi Degla SC (janvier-novembre 2016) et Al-Ahly (mai-décembre 2018). « Les équipes qui vont participer à la CAN n’ont pas de soucis à se faire quant à la qualité des infrastructures sportives : il y a des stades modernes, les pelouses sont en général de qualité et il y a assez de complexes sportifs, dont certains appartiennent à l’armée, avec de bons terrains pour s’entraîner », poursuit le technicien français.
Tout s’était bien passé : au niveau de l’hébergement, de la qualité des structures d’entraînement, des stades, des déplacements et de la sécurité
La dernière fois que le pays avait organisé la Coupe d’Afrique des nations ne remonte jamais qu’à 2006, dans six stades : deux au Caire, deux à Alexandrie, un à Port-Saïd et un à Ismaïlia. L’ancien gardien de la Côte d’Ivoire, Gérard Gnanhouan, en conserve un bon souvenir : « On avait joué tous nos matches au Caire, hormis la demi-finale à Alexandrie face au Nigeria (1-0). Tout s’était bien passé : au niveau de l’hébergement, de la qualité des structures d’entraînement, des stades, des déplacements au Caire et à Alexandrie et de la sécurité. À l’époque, la situation était nettement moins tendue qu’aujourd’hui, mais je me souviens que les autorités avaient mis beaucoup de moyens pour que la sécurité soit maximale. Hormis le jour de la finale, où nous avions mis plus d’une heure pour aller de notre hôtel au Stade international, tout s’était bien déroulé. »
« Les Égyptiens ont faim de football »
Des arguments repris par Ali Boumnijel, le gardien des Aigles de Carthage tunisiens, champions d’Afrique deux ans plus tôt. « Notre groupe jouait ses rencontres à Alexandrie et Port-Saïd, dans des contextes différents du Caire, où tout est surdimensionné. L’organisation était bonne. On sentait que ce pays a l’habitude d’accueillir des événements d’importance. Au niveau de l’ambiance, c’était assez sympa. Bon, étant donné qu’il existe un petit antagonisme entre l’Égypte et la Tunisie, les supporteurs locaux avaient une certaine tendance à encourager nos adversaires, mais il n’y avait pas de grosse hostilité. À aucun moment, je ne me suis senti en danger », explique-t-il.
En 2006, la CAN s’était disputée devant des tribunes parfois bien garnies, parfois clairsemées (715 000 spectateurs, soit 22 300 en moyenne). « L’Égypte est un grand pays de foot. Les amateurs de ce sport ont dû se contenter pendant des années des matchs de la sélection et des compétitions continentales pour aller au stade, car le championnat se déroulait encore il y a peu à huis clos. Désormais, les spectateurs sont autorisés à venir, en nombre restreint. Au niveau de la sécurité dans les stades, il y a beaucoup moins de problèmes qu’avant. Je pense que les Égyptiens ont faim de football de haut niveau, et que les stades seront bien remplis. Mais comme pour chaque CAN, le succès dépendra avant tout des résultats de la sélection locale », pronostique Patrice Carteron.
« Jusqu’à 35 ou 40 degrés en journée »
Le seul élément que ni la CAF ni les autorités égyptiennes ne pourront gérer est le climat. En juin et juillet, le mercure peut grimper très haut. « On peut aller jusqu’à 35 ou 40 degrés en journée », admet Carteron. La CAF a assuré que les matchs auront lieu en soirée, quand la température est plus favorable à la pratique du football.
« Je me souviens d’un match que nous avions disputé en juin avec la Tunisie. C’était en journée et c’était presque intenable. J’espère pour les joueurs que les rencontres auront effectivement lieu en soirée », commente Ali Boumnijel. Djamel Belmadi, le sélectionneur de l’Algérie, avait déclaré fin décembre que pour des raisons climatiques, il préférait en cette saison une CAN en Afrique du Sud. Une prochaine fois peut-être…
Le verdict dans le procès des assassins présumés de la directrice du Trésor public, Aïssatou Boiro, et de l’informaticien Paul Temple Cole, tués par balles en novembre 2012, sera connu le 4 février.
Il était au premier rang à presque chacune des audiences qui se sont tenues depuis novembre 2017 dans la salle exiguë du tribunal de première instance de Dixinnn. Ibrahima Boiro, ancien ministre de l’Environnement, veut connaître la vérité sur la mort de sa femme, le 9 novembre 2012. Ce jour-là, Aïssatou Boiro, directrice du Trésor public, et l’informaticien Paul Temple Cole, ont été tués par balles aux environs de 21h, dans le quartier de Kipé, dans le nord-est de Conakry. Parmi leurs agresseurs, l’un portait un uniforme de l’armée.
Comme l’a révélé Jeune Afrique en décembre, la compagnie malgache a assigné devant le tribunal de commerce de Paris son homologue française suite à un désaccord quant au montant de la vente de deux avions. La survie d’Air Madagascar est en jeu dans cette affaire dont le verdict est attendu le 13 février.
C’est un des tout premiers dossiers brûlants que le président élu à Madagascar, Andry Rajoelina, aura à gérer après son intronisation. Une affaire qui date de 2012, une époque où il était chef de l’État à titre transitoire et où son successeur (et prédécesseur), Hery Rajaonarimampianina, présidait le conseil d’administration de la compagnie nationale.
Arrivé en seconde position, derrière Félix Tshisekedi, selon les résultats provisoires proclamés par la Ceni, Martin Fayulu ne reconnaît pas sa défaite. Il en appelle notamment à la Cenco et à la communauté internationale pour faire connaître « la vérité des urnes ».
« Nous ne pouvons pas accepter, au bout de ce long chemin de croix, que la volonté de notre peuple ne soit pas respectée. Tous ensemble, disons « non » au mensonge de M. Nangaa. Non au tripatouillage électoral, et non au hold-up électoral ». Le ton est grave. Alors que les rues de Kinshasa résonnaient des cris de joie des partisans de Félix Tshisekedi, célébrant la victoire de leur candidat annoncée par la Ceni dans la nuit, Martin Fayulu a pris la parole devant la presse aux premières heures de la journée. Il a notamment affirmé vouloir « arracher des ennemis de la République le respect strict de la vérité des urnes ».
Nous vous demandons de révéler au peuple congolais le nom de la personne qui a réellement incarné le choix de notre peuple
Appel à la communauté internationale
S’adressant « à ceux qui ont pris connaissance de la vérité des urnes », et en particulier à la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), le candidat de Lamuka (Réveille-toi, en lingala), a lancé un appel : « Nous vous demandons de révéler au peuple congolais et au monde entier le nom de la personne qui a réellement incarné le choix de notre peuple ». Il a également adressé un appel aux institutions internationales – Nations unies, Union africaine, Communauté de développement d’Afrique australe et Union européenne – à le soutenir dans sa démarche.
Dans cette déclaration délivrée devant les journalistes présents à son QG de campagne dans les premières heures de la matinée, Martin Fayulu a martelé que « cette proclamation est le fruit des résultats trafiqués, inventés et fabriqués de toutes pièces dans les officines du FCC [Front commun pour le Congo, de Joseph Kabila, ndlr]. Il s’agit d’une escroquerie inacceptable de nature à provoquer des désordres généralisés sur l’ensemble du territoire national ».
Arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle avec 35,2% des voix, derrière Félix Tshisekedi, crédité de 38,57%, Martin Fayulu a attaqué ce dernier, l’accusant d’avoir négocié avec le parti de Joseph Kabila. « Vous connaissez les résultats, les pourcentages sont connus. Où est-ce que Monsieur Félix Tshisekedi a ramassé 7 millions de voix ? C’est grave, c’est extrêmement grave », a lancé le candidat soutenu notamment par le tandem Moïse Katumbi – Jean-Pierre Bemba. « Jusqu’où on va continuer à négocier les résultats ? », s’est-il interrogé.
L’annonce des résultats provisoires de la présidentielle par la Commission électorale nationale (Ceni) a suscité de vives réactions. Félix Tshisekedi est élu président de la République démocratique du Congo. Martin Fayulu arrive deuxième, suivi de Emmanuel Ramazani Shadary. Retour sur les heures qui ont suivi cette proclamation.
Tous les horaires sont donnés en heure de Kinshasa (GMT +1)
· « Aujourd’hui, nous pouvons dire que la vérité des urnes a triomphé », a déclaré Félix Tshisekedi après l’annonce des résultats provisoires. Quant-à Joseph Kabila, il a déclaré qu’il convenait désormais de « ne plus le considérer comme un adversaire, mais plutôt comme un partenaire de l’alternance démocratique dans notre pays ».
· La Cenco « prend acte des résultats de la Ceni mais note qu’ils ne correspondent pas aux données en possession de l’Église ».
19 h 45 – La Majorité présidentielle félicite Félix Tshisekedi
« La Majorité présidentielle saisit cette occasion pour féliciter Mr Félix Tshisekedi Tshilombo en sa qualité de président élu de la République démocratique du Congo », a déclaré dans un communiqué André-Alain Atundu Liongo, le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP).
« Au regard des tendances constantes à travers toutes les circonscriptions électorales relevées par notre centrale électorale, il est évident que la Majorité présidentielle gardera son statut de plus grand ensemble politique au sein de la prochaine Assemblée nationale et ce, avec une confortable majorité ».
15 h 50 – Le FCC « prend acte » de la défaite d’Emmanuel Ramazani Shadary
Jerome Delay/AP/SIPA
« Le Front commun pour le Congo prend acte des résultats de ces élections », a-t-il annoncé dans un communiqué publié en milieu d’après-midi. Des résultats qui marquent, selon le parti de Joseph Kabila, « l’aboutissement d’un processus laborieux qui a déjoué tous les pronostics ».
« Là où les ennemis de la paix nationale avaient prédit l’échec, la confusion et l’apocalypse, ce sont plutôt la sérénité et le calme qui ont été observés », assure le parti qui défendait la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin du président sortant, dont le nom n’est cependant pas cité une seule fois dans le document.
À l’inverse de Joseph Kabila, dont le FCC estime qu’il « a autant respecté la Constitution du pays, que permis à ce que ce troisième cycle électoral se déroule de manière démocratique, crédible et transparente et se tienne dans la paix », lit-on également dans ce communiqué.
Le FCC conclut être « en train de réunir tous les éléments pour apprécier l’adéquation de ceux-ci avec les résultats proclamés par la Ceni et, le cas échéant, lui permettre d’envisager la saisine de la Cour constitutionnelle.
14 h 20 – Cyril Ramaphosa « exhorte toutes les parties à s’abstenir de spéculer »
Gianluigi Guercia/AP/SIPA
Le président sud-africain « exhorte toutes les parties, régionales et internationales, à s’abstenir de spéculer et à permettre à la Ceni de mener à bien le processus », selon un communiqué de presse diffusé sur le site de la présidence sud-africaine.
Là où le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a émis des doutes face aux résultats provisoires proclamés par la Ceni, Cyril Ramaphosa se montre plus prudent. Il « prend note des résultats provisoires » et « demande à la Ceni de finaliser rapidement le processus pour assurer la crédibilité de l’élection et maintenir la paix et la stabilité ».
14 h 10 – Moussa Faki Mahamat (UA) enjoint à « préserver la paix dans le pays »
Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a « pris connaissance des résultats provisoires de l’élection présidentielle » en RDC, selon un communiqué de l’institution.
Adressant ses « ses félicitations au peuple, aux acteurs politiques, à la société civile et aux institutions compétentes (…) pour la tenue des élections dans des conditions jugées satisfaisantes par la mission d’observation électorale de l’Union africaine dirigée par le Président Dioncounda Traoré », Moussa Faki Mahamat enjoint les acteurs du processus électoral à « agir de façon à consolider la démocratie et à préserver la paix dans le pays. »
Et d’ajouter : « Il est important que toute contestation des résultats proclamés, notamment celle portant sur leur non conformité avec la vérité des urnes, se fasse pacifiquement, par le recours aux procédures prévues par les textes en vigueur et le dialogue politique entre toutes les parties prenantes. »
13 h 25 – Pour la Conférence épiscopale « les résultats ne correspondent pas aux données de l’Église »
La Cenco « prend acte de la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle qui, pour la première fois dans l’histoire récente du pays, ouvrent la voie à l’alternance », a déclaré Donatien Nshole, secrétaire général de l’organisation. « Cependant, nous constatons que les résultats de la Ceni ne correspondent pas aux donnés en possession de l’Église ».
Il s’est cependant refusé à livrer le nom du vainqueur selon ces chiffres qu’il avait déjà évoqués lors d’une conférence de presse le 3 janvier, en appelant la Ceni à respecter le vote des Congolais. « Il n’appartient pas à l’Église de dévoiler ce nom, car ce n’est pas dans ses missions », a-t-il ajouté, lançant un appel à « la maturité civique » et plaidant pour « éviter tout recours à la violence ».
Donatien Nshole a également exhorté différentes parties « à user des moyens de droit conformément à la Constitution et à la loi électorale » en cas de contestation des résultats.
13 h 15 – Le Front commun pour le Congo (FCC) s’exprimera à 15 heures
Le FCC s’exprimera par la voix de Banabé Kikaya Bin Karubi, un des porte parole de d’Emmanuel Ramazani Shadary. Le dauphin de Joseph Kabila est arrivé troisième, avec 4 357 359 voix (23,84%).
#RDCVote : le FCC réagit officiellement à 15h au jardin botanique de Kinshasa. « On devait être premier, on se retrouve troisième ! » Point de presse animé par Barnabé Kikaya Bin Karubi. pic.twitter.com/kKnbvjjs6X
13 h 10 – Jean-Pierre Bemba : ces résultats sont une « fabrication »
JEROME DELAY/AP/SIPA
« Ce qui est sorti ne reflète pas la vérité des urnes. C’est une fabrication. Martin Fayulu a fait une déclaration qui reflète ce que nous pensons tous », à confié à Jeune Afrique Jean-Pierre Bemba, leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) et membre de l’alliance Lamuka (« Réveille-toi », en lingala). « Certains centres de compilation, à l’intérieur du pays, n’ont même pas commencé leur travail. Cela prouve que ces chiffres ont été tirés d’on ne sait où. Ce qui s’est passé est monstrueux », a-t-il insisté.
Après l’invalidation de sa candidature le 3 septembre 2018, Jean-Pierre Bemab a apporté son soutien à la candidature de Martin Fayulu, aux côtés notamment de Moïse Katumbi. Pour lui, « les Congolais et la communauté internationale vont vite se rendre compte que Félix Tshisekedi n’est qu’une marionnette ».
#RDCVote / réaction de Jean-Pierre Bemba : “Ce qui est sorti ne reflète pas la vérité des urnes. C'est une fabrication. Martin Fayulu a fait une déclaration qui reflète ce que nous pensons tous” #RDC
« Nous sommes déçus par le mauvais score qui nous est attribué, mais nous prenons acte de la proclamation provisoire qui a été faite par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Nous verrons le cas échéant, comment introduire des recours par des voies légales », a déclaré Lambert Mende, porte-parole du Front commun pour le Congo (FCC, coalition au pouvoir) qui soutient le candidat Emmanuel Ramazani Shadary.
11 h 10 – La conférence des évêques
Tous les regards sont désormais tournés vers la Cenco, qui tiendra une conférence de presse à 12h30. Le 3 janvier, une semaine avant la publication des résultats, l’abbé Donatien Nshole, son secrétaire général, avait affirmé que « les données en sa possession consacrent le choix d’un candidat comme président de la République ».
La Ceni « est appelée en tant qu’institution d’appui à la démocratie, de publier, en toute responsabilité, les résultats des élections dans le respect de la vérité et de la justice », avait-il ajouté, avant d’appeler le peuple congolais à « demeurer vigilant pour l’aboutissement heureux du processus ».
Dans un tweet, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres « prend note de l’annonce faite par la Ceni. (…) Il félicite le peuple congolais et réitère l’appui et l’engagement continus de l’ONU à la paix et la stabilité en RDC. »
Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a déclaré depuis New York : « Le secrétaire général appelle toutes les parties prenantes à s’abstenir d’actes violents et à régler tout contentieux électoral par les mécanismes institutionnels établis conformément à la Constitution de la République démocratique du Congo et aux lois électorales pertinentes ».
« Il exprime le vœu que la Ceni, la Cour constitutionnelle, le Gouvernement, les partis politiques et la société civile s’élèveront chacun à la hauteur de leur responsabilité dans le maintien de la stabilité et des pratiques démocratiques en République démocratique du Congo. »
.@antonioguterres prend note de l’annonce faite par la CENI des résultats provisoires de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo. Il félicite le peuple congolais et réitère l’appui & l’engagement continus de l’ONU à la paix et la stabilité en RDC ⬇️ https://t.co/c0PH5fBcZa
« Les élections se sont déroulées à peu près dans le calme, ce qui est une bonne chose, mais il semble bien que les résultats proclamés (…) ne soient pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là, parce que la conférence épiscopale du Congo a fait des vérifications et annoncé des résultats qui étaient totalement différents », a déclaré Jean-Yves Le Drian sur CNews.
« Je pense qu’il faut qu’on garde son calme, qu’on évite les affrontements et puis que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l’on imaginait », a poursuivi Jean-Yves Le Drian. La France, a-t-il ajouté, a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies en fin de semaine dernière « pour que les résultats constatés soient les résultats réels ».
« Monsieur Fayulu était a priori le leader sortant de ces élections », a-t-il ajouté.
7 h – Martin Fayulu conteste les résultats
Jerome Delay/AP/SIPA
Une escroquerie inacceptable de nature à provoquer des désordres généralisés
« Vous savez que cette proclamation est le fruit des résultats trafiqués, inventés et fabriqués de toute pièce dans les officines du FCC [ Front commun pour le Congo …. de Joseph Kabila ]. Il s’agit d’une escroquerie inacceptable de nature à provoquer des désordres généralisés sur l’ensemble du territoire national », a lancé le candidat de la coalition Lamuka.
Le candidat , qui n’exclut pas la possibilité de déposer un recours devant la Cour constitutionnelle, a demandé à l’influente conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et à l’Eglise du Christ au Congo (ECC) de « révéler » le nom de celui qui a « réellement incarné » le choix des urnes.
Devant la gravité de la situation actuelle nous ne pouvons pas accepter que la volonté de notre peuple ne soit pas respectée. Nous appelons la Cenco à publier les résultats issus de ses observations à travers le pays. #RDCVotepic.twitter.com/EH5YoyDVQ5pic.twitter.com/ti9iHEeIw2
4 h – Félix Tshisekedi : « Je serai le président de tous les Congolais »
REUTERS/Olivia Acland
Aujourd’hui, nous pouvons dire que la vérité des urnes a triomphé
« Je sais que pour beaucoup d’entre nous, c’est difficile à accepter. Mais je le dis, je rends hommage au président Joseph Kabila », a lancé Félix Thsisekedi à ses partisans, rassemblés à son QG de campagne, dans les minutes qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires. « Aujourd’hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire, mais plutôt comme un partenaire de l’alternance démocratique dans notre pays. »
« Tout le monde pensait que l’on allait arriver à l’affrontement, à l’effusion de sang. Personne ne pouvait imaginer un tel scénario, et surtout un scénario au cours duquel un candidat de l’opposition allait sortir victorieux », a-t-il ajouté, saluant la Ceni, et en particulier son président, Corneille Nangaa. « Malgré les critiques et malgré les menaces, [il] est allé au bout de sa logique. »
« Aujourd’hui, nous pouvons dire que la vérité des urnes a triomphé », a-t-il martelé, en réponse à la polémique déclenchée par la Cenco qui, une semaine avant la publication des résultats, avait affirmé que « les données en sa possession consacrent le choix d’un candidat comme président de la République » et enjoint à la Ceni de respecter « la vérité et la justice ».
S’adressant aux « deux grands candidats », Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary, le président élu, selon les résultats provisoires, a lancé : « Je sais qu’ils sont traversés par la déception et l’amertume. Je voudrais les rassurer pour leur dire que cette victoire est aussi la leur. »
Et d’ajouter : « Je serai le président de tous les Congolais. (…) Je ne serai pas le président d’une organisation politique, le CACH, je ne serai pas le président d’un parti politique, l’UDPS, d’une tribu, la tribu des Loubas. »
3 h – Félix Tshisekedi déclaré vainqueur par la Ceni
Jerome Delay/AP/SIPA
À la surprise générale et au terme d’un long suspense, Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 30 décembre en RDC. Le leader de l’UDPS, parti de son père – l’opposant historique Étienne Tshisekedi – a enregistré 38,57% des suffrages exprimés, selon les chiffres de la Ceni. Martin Fayulu arrive en deuxième position avec 34,83%, devant Emmanuel Ramazani Shadary, troisième, avec 23,84%.
Corneille Nangaa, le président de la Ceni, a déclaré que le taux de participation était de 47,56%. Sur près de 40 millions d’électeurs congolais attendus, 18 329 318 ont pu voter le 30 décembre dernier.
Ces résultats provisoires, qui pourront faire l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle, ont été rendus publics à 3 heures du matin, au terme d’une longue journée et d’une nuit d’attente.
Les trois candidats en lice à l’élection présidentielle ont obtenu: 1. Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO: 7.051.013 soit 38,57%. 2. Monsieur Martin FAYULU MADIDI: 6.366.732 soit 34,83% 3. Monsieur Emmanuel SHADARY: 4.357.359 soit 23,84% Taux de participation: 47,56%
Dès l’annonce des résultats, des partisans de Félix Tshisekedi ont manifesté leur joie dans les rues de les rues de Kinshasa et devant le quartier général de l’UDPS.
Auditionné par la police économique jeudi après-midi, Jacques Ehouo a finalement été inculpé. Une information judiciaire a été ouverte.
Les faits retenus contre Jacques Ehouo sont les suivants : détournement, blanchiment, faux et usage de faux. Jeudi 10 janvier en fin de journée, le vainqueur de l’élection municipale du Plateau pour le compte du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a été inculpé avant de regagner son domicile. Plus tôt dans la journée, il avait été auditionné par la police économique et financière, puis reçu par le procureur de la République, Richard Adou.
« Le dossier est vide. Aucune pièce comptable ne nous a été présentée », a réagi l’avocat du concerné, Me Claver N’Dry. L’information judiciaire confiée à un juge d’instruction va désormais se poursuivre. Député, Jacques Ehouo est protégé par son immunité parlementaire. Il peut être poursuivi, mais pas arrêté.
Convoqué une première fois le 3 janvier, Ehouo avait refusé d’être entendu. Il a changé de stratégie mercredi soir à l’issue d’une réunion avec ses avocats. Selon l’un de ses proches, la direction du PDCI s’est montré favorable à son audition.
Des policiers s’étaient rendus mercredi à son domicile des Deux-Plateaux à Abidjan, mais aussi à celui de ses parents et de l’une de ses proches collaboratrices. Jacques Ehouo étant introuvable, les éléments de la police économique avaient remis une nouvelle convocation au personnel présent à sa résidence. Daté du 9 janvier, le document est signé par le commissaire divisionnaire Ernest Bouaky.
Pas d’arrestation, mais une audition
Mardi soir, Me Claver N’dry assurait qu’un mandat d’arrêt avait été émis contre son client. Une information démentie à Jeune Afrique par le procureur de la République. « Jacques Ehouo étant député, il ne peut pas être arrêté, d’autant plus que l’affaire n’est pas encore au stade l’enquête préliminaire. On ne parle ici que d’une audition, ce qui est totalement légal, afin qu’il puisse venir s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés », explique-t-il.
Jacques Ehouo est soupçonné d’avoir été l’un des acteurs d’un vaste détournement de fonds organisé par la mairie du Plateau, alors dirigée par son oncle Noël Akossi-Bendjo. Ce cadre du PDCI avait été démis de ses fonctions en août. Il vit désormais à Paris.
Interrogé mercredi à la sortie du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, a laissé entendre que la décision de mettre sous tutelle la commune du Plateau était directement liée à ces soupçons. « C’est une mesure conservatoire, le temps que la justice fasse ses preuves. Le procureur a été saisi deux fois. La première fois avant les municipales, une deuxième fois après, au sujet de soupçons de mauvaise gestion de la mairie du Plateau. Installer un conseil municipal dans un tel contexte pourrait freiner l’exécution de la décision judiciaire », a-t-il déclaré.
« Il n’y a donc plus de présomption d’innocence en Côte d’Ivoire », s’insurge Me Claver N’Dry.
Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré dans la matinée que les résultats des élections en République Démocratique du Congo (RDC) ne semblent pas « conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là ».
« Les élections se sont déroulées à peu près dans le calme, ce qui est une bonne chose, mais il semble bien que les résultats proclamés (…) ne soient pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là, parce que la conférence épiscopale du Congo a fait des vérifications et annoncé des résultats qui étaient totalement différents », a déclaré Jean-Yves Le Drian sur CNews.
« Monsieur Fayulu était a priori le leader sortant de ces élections », a-t-il ajouté.
« Je pense qu’il faut qu’on garde son calme, qu’on évite les affrontements et puis que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l’on imaginait », a poursuivi Jean-Yves Le Drian.
La France, a-t-il ajouté, a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies en fin de semaine dernière « pour que les résultats constatés soient les résultats réels ».
Félix Tshisekedi a été élu président de la République démocratique du Congo (RDC), selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Martin Fayulu arrive deuxième, devant Emmanuel Ramazani Shadary.
Félix Tshisekedi succède à Joseph Kabila. Après plusieurs jours d’un intense suspense, marqué par de multiples rumeurs, c’est à 3 heures du matin, ce jeudi 10 janvier, que la Ceni a proclamé les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre.
Félix Tshisekedi est élu président avec 7 051 013 voix, soit 38,57% des suffrages exprimés, selon les chiffres de la Ceni. Martin Fayulu arrive en deuxième position avec 6 366 732 voix (34,83%), devant Emmanuel Ramazani Shadary, troisième, avec 4 357 359 voix (23,84%).
Le taux de participation s’élève à 47,56%, a précisé Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale. Sur près de 40 millions d’électeurs congolais attendus, 18 329 318 ont pu voter le 30 décembre dernier.
Ces résultats provisoires, qui pourront faire l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle, ont été rendus publics à 3 heures du matin, au terme d’une longue journée et d’une nuit d’attente.
Une longue nuit d’attente
Jerome Delay/AP/SIPA
La Ceni avait en effet convoqué la presse à 15 heures, mercredi, avant d’annoncer, en fin d’après-midi, une proclamation des résultats pour 23 heures. C’est finalement un peu avant 1 heure du matin que Corneille Nangaa a fait son entrée dans la salle, accompagné des rapporteurs de la Commission.
Avant d’annoncer les résultats, les rapporteurs de la Ceni se sont succédé au micro pour lire les résultats des élections provinciales dans 23 des 26 provinces du pays.
Un choix qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes exprimant leur surprise, leur impatience, voire leur colère. « D’où vient que la Ceni proclame les résultats de l’élection alors que ce n’est pas prévu sur son propre calendrier réaménagé ? », s’est notamment interrogé La Lucha sur son compte Twitter.
#RDCVote : C’est entouré de ses proches que Félix Tshisekedi est venu attendre l’annonce des résultats provisoires, 10e rue Limete, dans la résidence familiale. pic.twitter.com/woYazt4ued
Auparavant, la journée de mercredi avait été notamment marquée par le coup d’éclat de la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), Eve Bazaiba, déléguée et porte-parole de Lamuka (Réveille-toi ! en lingala), la coalition soutenant Martin Fayulu.
Celle-ci a claqué la porte de la Ceni. « La population congolaise s’est déjà choisie son président de la République que tout le monde connaît », a-t-elle déclaré. « Kabila n’a pas à dire : je veux telle personne, je ne veux pas de telle [autre]. Ce n’est pas sa résidence privée ni une affaire de famille : c’est une affaire d’État. »
Avant la proclamation des résultats par la Ceni, la Conférence épiscopale (Cenco) avait pour sa part réitéré son appel contre la fraude, dans un communiqué commun avec lesprotestants de l’Église du Christ du Congo (ECC) et les ONG de la Symocel. « La nation attend la fête à la publication du nom du président élu et non la désolation, encore moins les violences », ont notamment mis en garde les représentants des deux principales confessions religieuses du pays et l’ONG.
La proclamation de ces résultats revêt un caractère historique pour le pays, après le retrait du président Joseph Kabila qui, après avoir longtemps laissé planer le doute, avait finalement annoncé qu’il respecterait la Constitution et ne briguerait pas de troisième mandat. Ses prédécesseurs, dont son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné par un garde du corps le 16 janvier 2001, avaient tous été renversés par la force.
La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé une audience mardi 15 janvier à 11 heures pour rendre sa décision sur les demandes de libération provisoire et d’acquittement de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, ainsi que de son ministre Charles Blé Goudé, poursuivis pour crimes contre l’humanité.
La décision de la CPI est particulièrement attendue en Côte d’Ivoire, en particulier chez les partisans de l’ancien président ivoirien et de son ancien ministre de la Jeunesse, poursuivis pour crimes contre l’humanité commis dans le cadre des violences post-électorales en Côte d’Ivoire entre décembre 2010 et avril 2011. Leur procès dure depuis janvier 2016.
Le 23 juillet, la défense de Laurent Gbagbo avait déposé une demande de non-lieu dans son procès et, le 3 août, la défense de Charles Blé Goudé avait déposé une requête pour non-réponse.
Rumeurs et démentis
La CPI avait annoncé la tenue d’une audience pour rendre sa décision le vendredi 14 décembre, au lendemain de l’audience organisée à huis clos partiel pour entendre les vues des parties et des participants. Mais cette nouvelle audience n’aura pas lieu. La rumeur de la remise en liberté des deux hommes avaient cependant enflé sur les réseaux sociaux. Plusieurs médias avaient même repris l’information, avant de publier des démentis. Des manifestations spontanées de plusieurs centaines de personnes avaient notamment été observées à Yopougon, fief de l’ancien président ivoirien.
En attendant le verdict, les avocats de Charles Blé Goudé et de Laurent Gbagbo s’activent pour trouver des résidences d’habitation pour leurs clients à Bruxelles, la Belgique ayant été choisie pour accueillir les deux célèbres prisonniers ivoiriens.
Un total de 2 000 puits de charbon clandestins ont été fermés en 2018 dans l’ancienne cité minière de Jerada dans le nord-est du Maroc, agitée l’an passé par des protestations après la mort de deux mineurs dans un de ces puits.
Les autorités marocaines ont « fermé 2 000 puits abandonnés et exploités clandestinement sur un total de 3 500 », a fait savoir mercredi le ministère de l’Energie et des mines au cours d’une rencontre avec la presse, en promettant de fermer cette année les 1 500 puits restants.
Bastion de la lutte syndicale au Maroc, Jerada a été touchée par la disparition de son activité principale à la fin des années 1990, avec la fermeture d’une importante mine de charbon, jugée non rentable et qui employait alors quelque 9000 ouvriers.
Malgré la fermeture de la mine, des centaines d’hommes continuent de s’aventurer quotidiennement dans des puits désaffectés pour extraire du charbon de façon artisanale et le vendre à des négociants locaux, surnommés localement les « barons » et détenteurs de permis de commercialisation.
Face à la contestation sociale, les autorités avaient annoncé une série de mesures pour relancer l’économie locale, promis de fermer les puits abandonnés, présenté un plan de reconversion pour créer des emplois et interdit toute « manifestation illégale ».
Ces annonces n’ont toutefois pas stoppé les activités minières dans les puits abandonnés de Jerada et au moins neuf décès accidentels ont été enregistrés au cours de l’année 2018, dont cinq en novembre.
Parallèlement, un total de 26 « permis d’exploitation à titre exceptionnel » ont été accordés en 2018 à des « jeunes de la région qui se sont regroupés dans des coopératives avec le soutien des autorités », selon le bilan présenté mercredi par le ministère.
Des projets d’industrie et d’agriculture doivent également être achevés en 2020, pour un investissement de près de 82 millions d’euros, a précisé le ministère.