Author: Don Kayembe

  • Elections en RDC: pas de nouvelle date pour l’annonce des résultats

    Elections en RDC: pas de nouvelle date pour l’annonce des résultats


    Par
    RFI

    Publié le 06-01-2019
    Modifié le 07-01-2019 à 03:50

    En République démocratique du Congo (RDC), les résultats des élections du 30 décembre étaient prévus pour ce dimanche 6 janvier, mais la Céni n’annonce aucune date pour la publication des résultats provisoires. La Commission électorale nationale indépendante était réunie en plénière, ce dimanche après-midi. A l’issue de cette réunion, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a indiqué que la commission n’avait centralisé qu’un peu plus de la moitié des bulletins de vote.

    La Commission électorale s’est réunie en plénière, ce dimanche après-midi, à Kinshasa pour évaluer, précisément, ce processus de compilation des résultats.

    Lors d’une conférence de presse, à l’issue de cette réunion, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a spécifié que la commission n’avait centralisé qu’un peu plus de la moitié des bulletins de vote (53%). Trop peu pour annoncer des résultats, même provisoires.

    La Céni appelle à la « patience »

    « Annoncée pour ce 6 janvier 2019, la publication des résultats provisoires ne peut intervenir ce jour. En effet, les travaux de ramassage des transmissions de plis de différents bureaux de vote se poursuivent, non seulement vers les différents centres locaux des compilations mais aussi vers les autres destinataires légaux. Le taux de traitement qui était de 20 % le 3 janvier 2019, tel qu’annoncé lors de ma dernière conférence de presse, est à ce jour à 53 %. En attendant l’exhaustivité des plis, nous demandons à l’opinion nationale de garder patience, le temps de la consolidation de toutes les données », a déclaré Corneille Nangaa.

    Car si dans les provinces du Kongo central et du Maniema, le dépouillement était presque terminé dimanche soir, dans les zones plus reculées du pays, les plis mettent du temps à arriver faute de route ou de moyens.

    Lors de cette conférence de presse, le président de la Céni a été interrogé sur une nouvelle date pour l’annonce des résultats. « Je ne voudrais pas vous dire que je vais annoncer mardi, pour que je revienne encore mardi pour vous dire : non, non ce n’est pas possible. Laissez la Céni travailler ! Nous faisons le nécessaire pour que le traitement se fasse le plus rapidement possible », a répondu Corneille Nangaa.

    Ceux qui pensent qu’ils peuvent influencer les résultats de la Céni, non, la Céni va annoncer des résultats conformément à la loi.

    Ecoutez Corneille Nangaa

    06-01-2019
    – Par
    Kamanda Wa Kamanda

    En 2011, la Commission électorale avait mis douze jours avant d’annoncer les résultats provisoires, rappelle un expert électoral, mettant en avant l’importance des contraintes logistiques. Des résultats qui portaient sur 63 000 bureaux de vote, soit 15 000 de moins que pour ces élections. Et dont la compilation, à l’époque, avait été jugée bâclée.

    Tension et appréhension

    Cette situation fait craindre à l’opposition que ces délais ne servent à « tripatouiller » les résultats. Le porte-parole du candidat de l’opposition Martin Fayulu avait ainsi appelé la Commission électorale, samedi, à ne pas retarder l’annonce des résultats.

    Moïse Katumbi affirme, lui, que tous les résultats sont déjà connus et que la Céni traîne le pied pour d’autres raisons.

    Le porte-parole du candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary, Maître Aimé Kilolo Musamba, a tenu dimanche une conférence de presse. Il demande à la Céni de procéder à la procclamation dans les plus brefs délais. « Nous demandons à la Céni, conformément à la loi, de publier ces résultats, parce qu’elle est le seul organe habilité. C’est une question de respect de texte et des délais qui ont été communiqués à l’opinion », s’impatiente-t-il.

    Du côté de la majorité, au contraire, le porte-parole André Alain-Atundu, appelait à faire confiance à la Céni. « Compte tenu de l’immensité du pays, il faut faire, à celui qui est chargé de collationner les résultats, le crédit de la bonne foi et de la confiance à la Commission électorale », a-t-il dit.

    Dans l’attente des résultats des elections en RDC: les Kinois partagés entre la peur et l’espoir.

    06-01-2019
    – Par
    Kamanda Wa Kamanda

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  • [Édito] Endettement et contentieux électoraux : les problèmes aigus de l’Afrique

    [Édito] Endettement et contentieux électoraux : les problèmes aigus de l’Afrique

    Nous sommes à la fin de 2018 et je m’adresse à vous, amis lecteurs, pour la dernière fois de l’année. Quitte à endosser le rôle du rabat-joie, il m’incombe d’attirer votre attention sur deux problèmes aigus qui risquent de mener le continent vers la plus sérieuse des régressions !

    Je pense qu’il est de mon devoir de sonner l’alarme lorsqu’il y a péril en la demeure. Et c’est, hélas ! le cas.

    Le premier problème est économique et financier. C’est d’ailleurs une rechute et une récidive, l’Afrique ayant déjà connu cette situation à la fin du XXe siècle et n’en étant sortie qu’en faisant la mendicité auprès de ses créanciers, le FMI, la Banque mondiale, les pays riches et leurs établissements financiers.

    Qui ont fini par décider de nous aider à nous désendetter.

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  • Israël-Palestine : la présentation du plan de paix de Donald Trump repoussée en raison du contexte tendu

    Israël-Palestine : la présentation du plan de paix de Donald Trump repoussée en raison du contexte tendu

    La présentation du plan de paix israélo-palestinien du président américain Donald Trump devrait avoir lieu « dans les prochains mois », a indiqué dimanche l’ambassadeur américain en Israël, annonçant ainsi un nouveau report de la divulgation de ce plan.

    Le président Trump avait affirmé en septembre que son plan serait rendu public dans les deux à quatre mois, tandis que l’ambassadeur israélien à l’ONU Danny Danon avait par la suite affirmé que ce plan serait présenté début 2019.

    Entre temps, des élections anticipées prévues le 9 avril ont été annoncées en Israël, et de nombreux analystes estiment que le plan risque de susciter bien trop de controverses pour être présenté avant le scrutin.

    « Je dirais (que le plan sera dévoilé) dans les prochains mois », a affirmé à des journalistes l’ambassadeur américain en Israël David Friedman, selon des propos rapportés par l’ambassade américaine.

    Nouveau délai

    Selon lui, les élections israéliennes « constituent un facteur, mais pas le seul facteur » expliquant ce nouveau délai. L’ambassadeur a ajouté que le plan, « pratiquement prêt », devait encore être peaufiné.

    « Nous voulons le rendre public d’une manière qui lui donnerait les meilleures chances d’être bien reçu », a ajouté David Friedman. « Le défi pour un plan de paix est de parvenir à une évaluation plus posée des réalités dans la région. »

    « La dernière fois qu’il y a eu un accord important entre Israéliens et Palestiniens, c’était en 1993 et depuis beaucoup de choses sont arrivées », a-t-il rappelé, faisant référence aux accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne.

    Visite de John Bolton

    L’évocation de ce nouveau délai intervient alors que le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, est en visite en Israël depuis samedi.

    Depuis son accession à la Maison Blanche, le président Trump s’est montré un fervent supporter d’Israël, en transférant par exemple l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem remettant ainsi en cause un consensus international sur cette question sensible.

    Il a également coupé de 500 millions de dollars l’aide américaine aux Palestiniens.

    En réaction, l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas a gelé les contacts avec la Maison Blanche à la suite du transfert de l’ambassade américaine et proclamé qu’elle refuserait de s’impliquer dans un processus de paix tant que les Etats-Unis ne reviendraient pas sur leur décision concernant Jérusalem.

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  • Présidentielle en RDC : la Ceni a compilé 53 % des résultats mais dénonce des ” menaces “

    Présidentielle en RDC : la Ceni a compilé 53 % des résultats mais dénonce des ” menaces “

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a indiqué dimanche 6 janvier qu’elle avait compilé 53 % des résultats de l’élection présidentielle du 30 décembre, mais qu’elle ne pouvait pas encore diffuser d’estimations provisoires. Son président a déploré les « menaces » de certains diplomates occidentaux.

    Une très brève allocution, suivie de quelques minutes de questions/réponses avec des journalistes accrédités. Ce dimanche 6 janvier, Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a confirmé que « la publication des résultats provisoires ne [pouvait] intervenir ce jour », comme initialement prévu dans le calendrier électoral réaménagé.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : les résultats provisoires reportés à « la semaine prochaine »


    « En effet, les travaux de ramassage et de transmission des plis des différents bureaux de vote se poursuivent, non seulement vers les différents centres locaux [de compilation], mais aussi vers les autres destinataires légaux », a-t-il justifié, sans toutefois avancer une nouvelle date de publication de ces résultats provisoires.

    « Laissez la Ceni poursuivre son travail »

    À l’en croire, une semaine après la tenue des scrutins, le taux de traitement des résultats est passé de 20 %, jeudi 3 janvier, à 53 % dimanche 6 janvier. Mais la Ceni refuse, pour l’instant, d’indiquer les premières tendances, et demande « à l’opinion nationale de garder patience », « en attendant l’exhaustivité des résultats ».

    Il faut tenir compte du caractère sensible de ce que nous gérons. C’est aussi ça notre responsabilité

    « Il ne faut pas vouloir une chose et son contraire », a lâché Corneille Nangaa, rappelant que, face au refus de l’opposition et de la société civile, la Ceni a dû abandonner son plan initial consistant à s’appuyer sur une transmission électronique des résultats. Il lui a ainsi été impossible d’indiquer les premières tendances 48 heures après la tenue du scrutin, comme il l’avait pourtant annoncé.

    Aujourd’hui, « nous pouvions bien donner ces premières tendances, mais il faut tenir compte du caractère sensible de ce que nous gérons. C’est aussi ça notre responsabilité », a expliqué Corneille Nangaa. « Que diront les gens s’ils ont les vraies tendances qui viennent de la Ceni (…) ? Laissez la Ceni poursuivre son travail », a-t-il martelé.

    Les « menaces contre-productives » des diplomates

    Le président de la Ceni a également souligné que « les 53 % [des résultats déjà compilés] ne sont pas concentrés dans une province ou un centre local de compilation ». « Ce sont des données qui sont réparties au niveau national », issus de résultats compilés dans des circonscriptions où la Ceni n’a pas été confrontée à des difficultés dans le ramassage des plis, a-t-il précisé.

    Corneille Nangaa a enfin qualifié de « contre-productive » la démarche de certains diplomates occidentaux qui lui auraient proféré des « menaces », sans citer les pays concernés. « Ceux qui disent que la Ceni doit être indépendante sont les mêmes qui reviennent nous dire ce que la Ceni doit faire », s’est-il contenté de dénoncer.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : la Conférence épiscopale dit posséder le nom du vainqueur


    La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) avait annoncé la semaine dernière connaître déjà le nom du vainqueur de la présidentielle du 30 décembre, sur la base de données collectées dans des bureaux de vote. D’après nos informations, le nom de cet élu a été communiqué à certaines ambassades occidentales et africaines accréditées à Kinshasa.

    Qu’à cela ne tienne, Corneille Nangaa promet de publier les premières tendances « dès que possible ». De nouveaux mécanismes ont été « activés » pour que les résultats provisoires soient publiés « le plus rapidement possible ».

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  • Soudan : nouvelles manifestations, la police tire des gaz lacrymogènes

    Soudan : nouvelles manifestations, la police tire des gaz lacrymogènes

    La police soudanaise a dispersé dimanche à coups de gaz lacrymogènes des manifestants qui voulaient marcher vers le palais présidentiel dans la capitale Khartoum, ont indiqué des témoins.

    Le Soudan est en proie depuis le 19 décembre à un mouvement de contestation déclenché par la hausse du prix du pain et les pénuries dans un pays en plein marasme économique.

    Les protestations se sont vite transformées en un mouvement contre le régime de Omar el-Béchir qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’État en 1989. Au moins 19 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation, selon les autorités. Amnesty International a fait état de la mort de 37 manifestants et l’ONU a appelé à une enquête indépendante.

    « Paix, justice, liberté »

    Dimanche, de petits groupes de manifestants se sont rassemblés dans des quartiers du centre-ville de Khartoum au lendemain d’un appel à une marche en direction du palais présidentiel, lancé par une association.

    Mais la police anti-émeute est rapidement intervenue et a dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes, a indiqué un témoin. « Les policiers ne permettent même pas des rassemblements de dix personnes », a dit ce témoin à l’AFP.

    Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants fuyant les tirs de gaz lacrymogènes de la police, courant dans des rues du centre-ville.

    L’Association des Professionnels soudanais, constituée d’enseignants, de médecins et d’ingénieurs, avait appelé samedi ses partisans à se rassembler dimanche pour une marche vers le palais présidentiel, après avoir déjà organisé des marches similaires ces dernières semaines.

    « Nous allons marcher vers le palais dimanche pour appeler le président Béchir à démissionner », avait déclaré cette organisation. Dimanche, des manifestations ont également eu lieu dans la ville de Madani (centre), selon des témoins, et des protestataires ont scandé « paix, justice, liberté ».

    Pénuries de pain et de carburant

    Une autre s’est tenue à Atbara (nord), où a débuté le mouvement de contestation. Plusieurs leaders de l’opposition, des militants et des journalistes ont été arrêtés par le Service national du renseignement et de la sécurité (NISS) depuis le début des protestations.

    Amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, le pays est confronté à une inflation de près de 70% par an et à une grave crise monétaire.

    Plusieurs villes souffrent de pénuries de pain et de carburant. Le manque important de devises étrangères a notamment compliqué l’importation de certains médicaments par les entreprises pharmaceutiques soudanaises.

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  • Soudan: nouvelle marche à l’appel de l’Association des professionnels soudanais

    Soudan: nouvelle marche à l’appel de l’Association des professionnels soudanais


    Par
    RFI

    Publié le 06-01-2019
    Modifié le 06-01-2019 à 22:39

    A Khartoum, la police soudanaise a dispersé ce dimanche 6 janvier les manifestants qui tentaient de converger vers le palais présidentiel. L’Association des Professionnels soudanais avait appelé ses partisans à se rassembler pour exiger la démission du présidentiel el-Béchir. Les forces de sécurité les ont dispersés à coup de gaz lacrymogènes, ce qui n’a pas empêché des opposants – dont le nombre est impossible à déterminer – à descendre dans les rues de Khartoum.

    Si on se fie aux images qui circulent sur les réseaux sociaux, les forces de sécurité, déployées en grand nombre, ont joué au chat et à la souris toute la journée avec de petits groupes de manifestants. Les opposants ont scandé des slogans « liberté, paix et justice », « la révolution est le choix du peuple », avant d’être dispersés, parfois brutalement. La police a fait usage de gaz lacrymogènes. Des vidéos, dont l’authenticité est impossible à déterminer, laissent croire que les forces de sécurité ont également utilisé des balles réelles.

    Selon des partisans de l’opposition, trois personnes auraient été blessées.

    Avant même le début des rassemblements, avant 13h donc, la police a interpellé au moins cinq professeurs de l’université de Khartoum. Des reporters ont aussi été arrêtés. Selon le Réseau des journalistes soudanais, une association professionnelle, les arrestations de journalistes sont devenues « systématiques ».

    Des manifestations ont aussi eu lieu aujourd’hui à Wad Madani et à Atbara, qui passait, jusque-là, pour un bastion du parti au pouvoir.

    L’Association des professionnels soudanais qui comprend des enseignants, des médecins et des ingénieurs avait appelé à cette nouvelle marche. Ce dimanche matin, les professeurs de l’université de Khartoum étaient dans la ligne de mire des forces de sécurité. Ils s’étaient réunis dans un local syndical sur le campus de l’université, mais les forces de sécurité les ont encerclés pour les empêcher de participer à la manifestation.

    Le départ de la manifestation était fixé à 13h, heure locale. Selon un habitant de Khartoum, les rues de la capitale, ce dimanche matin, étaient presque désertes, comme c’est le cas depuis plusieurs jours. Peu de voitures mais un certain nombre de véhicules blindés dans les rues, selon cet habitant.

    Le problème est plus politique qu’économique : la clique au pouvoir est là depuis plus de trente ans et elle a été incapable de résoudre les problèmes des citoyens. 

    Ecoutez les revendications des manifestants

    06-01-2019
    – Par
    Michel Arseneault

    Parallèlement, le président Omar el-Béchir a limogé son ministre de la Santé, Mohamed Abouzaid Moustafa, a annoncé l’agence officielle Suna. On sait que les médecins ont joué un rôle important dans cette mobilisation. Selon Channel Four, télévision britannique, une vingtaine d’entre eux ont été arrêtés. Impossible néanmoins, à ce stade, de savoir si le départ du ministre est en relation avec la contestation.

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  • Législatives en Afrique du Sud : l’ANC n’exclut pas une candidature de Zuma malgré les scandales

    Législatives en Afrique du Sud : l’ANC n’exclut pas une candidature de Zuma malgré les scandales

    Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a sous-entendu dimanche avoir nominé comme candidat aux législatives de mai l’ex-président Jacob Zuma, emporté en 2018 par des scandales, alors que la formation s’est engagée à ne pas présenter de personnes impliquées dans des affaires de corruption.

    L’ANC a convenu que ses candidats aux législatives « ne doivent pas avoir fait preuve d’indiscipline ou avoir été impliqués dans la corruption », a déclaré Dakota Legoete, porte-parole du parti, lors d’une conférence de presse à Durban (nord-est).

    Mais interrogé pour savoir si Jacob Zuma figurait sur la liste, l’ANC a sous-entendu qu’il l’était.

    « Nous en sommes encore à l’étape où chaque candidat doit accepter ou décliner » sa nomination, a expliqué Dakota Legoete. « Nous ne voulons pas miner ce processus (…). Nous attendons que lui, le camarade Zuma, (et les autres candidats) nous fassent savoir s’ils acceptent ou pas » leur nomination, a-t-il ajouté.

    « Renforcer l’intégrité » de l’ANC

    Jacob Zuma, président de 2009 à 2018, a été contraint, sous la pression de son parti, l’ANC, de démissionner en février dernier en raison des scandales de corruption dans lesquels il est empêtré.

    L’ancien président reste cependant très influent au sein de l’ANC, où les camps pro et anti-Zuma continuent de s’affronter.

    La liste des candidats de l’ANC aux législatives, qui n’a pas encore été rendue publique, « doit renforcer l’intégrité » du parti de feu Nelson Mandela, a encore assuré Dakota Legoete.

    La liste, qui compte pour moitié des femmes, doit encore être approuvée par la direction de l’ANC, ce qui devrait intervenir d’ici la fin janvier, a précisé le porte-parole.

    L’ANC, au pouvoir depuis la fin officielle du régime raciste de l’apartheid en 1994, aborde les élections législatives prévues en mai 2019 en position difficile.

    Son image a été extrêmement ternie ces dernières années par les mauvais résultats économiques et les soupçons de corruption qui ont caractérisé les dernières années de la présidence Zuma.

    Les EFF à l’affût

    Le parti a enregistré un revers historique lors des élections locales de 2016, où il a perdu des villes emblématiques comme Pretoria et Johannesburg.

    L’actuel chef de l’Etat et nouveau patron de l’ANC, Cyril Ramaphosa, a fait de la lutte contre la corruption et de la relance de l’économie ses priorités, mais la première puissance industrielle du continent a plongé l’an dernier dans la récession.

    Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), et la formation de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) de Julius Malema espèrent tirer profit du taux de chômage record de près de 28% et de la persistance des inégalités raciales.

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  • Sénégal: plus de six mois sans bourse pour les étudiants de la FASTEF

    Sénégal: plus de six mois sans bourse pour les étudiants de la FASTEF


    Par
    RFI

    Publié le 06-01-2019
    Modifié le 06-01-2019 à 12:40

    Au Sénégal, 250 étudiants – des professeurs en formation – ont passé plus de six mois sans aucune bourse d’étude. 350 autres en ont été privés partiellement. Ces étudiants ont décidé de manifester, jeudi 3 janvier, bloquant leur établissement, la Faculté des Sciences de l’Education (FASTEF). Ils ont obtenu gain de cause auprès du ministère de l’Enseignement supérieur qui assure qu’ils seront payés la semaine prochaine. Cette bourse est pourtant censée être versée automatiquement dans le cadre de leur formation.

    Deux lits, un bureau de fortune, un lavabo devant la fenêtre. Cet étudiant, qui souhaite rester anonyme, reçoit dans sa chambre, sur le campus. Il a passé des mois sans aucune ressource, des mois de galère… Il a donc fallu s’adapter.

    « On s’est endettés de gauche à droite, on a aussi eu à appeler les parents qui sont là-bas, au village, pour qu’ils vendent des chèvres et autres biens pour qu’ils puissent nous envoyer de l’argent. A Dakar, les conditions sont vraiment difficiles. Il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est certes un pays pauvre, on n’a pas suffisamment de ressources mais je crois que les problèmes doivent être réglés avec efficience. Il ne faut pas attendre que les étudiants ou bien les élèves revendiquent pour que l’on puisse régler les problèmes. Les problèmes devraient être réglés en amont », dit cet étudiant.

    Pour Lassana Konaté, directeur des bourses au ministère, il s’agit d’un problème administratif. Leur établissement n’a pas transmis la liste des étudiants dans les temps.

    « Il fallait que nous, on soit au courant pour que l’on puisse le prévoir. Si on n’a pas l’information, on ne peut pas prévoir ce que l’on ne sait pas. C’est aussi simple que ça. Dès lundi matin, sauf vraiment imprévu de dernière minute, ils entreront dans leurs fonds et après ils pourront regagner tranquillement leur établissement. Il n’y a donc aucun problème », a déclaré Lassana Konaté, le directeur des bourses.

    Ce lundi donc, tous devraient recevoir 370 000 francs CFA, soit près de 600 euros.

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  • Mauritanie: le président Abdel Aziz à Chegatt pour affirmer la présence de l’Etat

    Mauritanie: le président Abdel Aziz à Chegatt pour affirmer la présence de l’Etat


    Par
    RFI

    Publié le 06-01-2019
    Modifié le 06-01-2019 à 12:15

    En Mauritanie, l’armée mauritanienne déploie ses troupes dans la région de Chegatt, dans l’extrême nord-est du pays pour sécuriser la zone. Cette partie du pays fut longtemps abandonnée aux trafiquants d’armes, de drogue et de cigarettes. Des groupes terroristes y ont aussi fait leur apparition. Depuis quelques mois, des orpailleurs ont découvert d’importantes quantités d’or dans la région. Le président mauritanien s’est rendu, samedi 5 janvier, sur les sites d’extraction afin de réaffirmer la présence de l’Etat.

    Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a pris l’engagement d’avoir des centaines d’orpailleurs dans la région de Chegatt et il a réitéré sa fermeté sur les questions sécuritaires.

    « Cette région était dangereuse, vous le savez. Elle était sous occupation de trafiquants de toutes sortes. Personne ne pouvait passer ici sans être attaqué ou tué. L’Etat a fait d’énormes sacrifices en acceptant de vous laisser venir ici et extraire cette matière mais vous devez coopérer avec l’armée. Vous devez donner l’alerte sur tout mouvement suspect.

    Sur ce point précis, je rappelle que les véhicules 4×4 sont formellement interdits dans cette zone pour raisons de sécurité, sauf autorisation spéciale des autorités compétentes », a déclaré le chef de l’Etat mauritanien, précisant que les véhicules 4×4 circulant dans cette zone sans permission s’exposeront à une intervention des forces de sécurité.

    Mohamed Ould Abdel Aziz a par ailleurs prévenu que les étrangers ne sont pas autorisés à travailler dans le secteur aurifère.

    Il s’est également engagé à réaliser des forages et à créer des postes de santé, à Chegatt, une région aride et désertique.

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  • [Chronique] Les grandes tendances de 2018 se poursuivront-elles en 2019 ?

    [Chronique] Les grandes tendances de 2018 se poursuivront-elles en 2019 ?

    Restitution des biens culturels, progression du terrorisme au Sahel, contestation du Franc CFA, émergence de nouveaux leaders, grand chamboulement dans l’organisation des CAN… Ces grands tendances qui ont marqué l’année 2018 se poursuivront-elles en 2019 ?

    • Franc CFA : le chant du sigle ?

    Glez

    Front anti-CFA de l’ONG Urgences panafricanistes, rumeurs de dévaluation, lancement de la crypto-monnaie Akoin, annonce de la création d’une « monnaie Cedeao » en 2020… Le franc CFA restera-t-il un enjeu idéologique en 2019 ? Les 3 et 4 avril, l’université de Dschang (Cameroun) organisera un colloque intitulé « Le franc CFA en débat ». Vaste programme.

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