Category: A la Une

  • Réouverture de la Maison Schengen à Kinshasa

    Réouverture de la Maison Schengen à Kinshasa

    -Une cérémonie officielle de réouverture de la Maison Schengen, désormais appelée « Centre européen des visas », a eu lieu ce mercredi à Kinshasa, plus d’un an après sa fermeture à la demande des autorités congolaises.

    La Belgique et la République démocratique du Congo (RDC) ont signé le 22 février un « accord en vue de la réouverture de la maison Schengen », une sorte de consulat européen géré par la Belgique pour traiter les demandes de visas des ressortissants congolais, au nom de 18 pays européen. Dans le même temps, Kinshasa a autorisé la compagnie aérienne Brussels Airlines à effectuer à nouveau sept liaisons hebdomadaires entre Bruxelles et la capitale congolaise.

    Cet accord stipule notamment que la Maison Schengen « rouvrira sous un autre label, défini après consultation des partenaires de l’espace Schengen, suivant les formalités en vigueur en matière d’octroi des visas ». Le nouveau nom, officialisé dans une offre d’emplois publiée par l’ambassade de Belgique en RDC, est donc « centre européen des visas ».

    La partie congolaise a communiqué à l’ambassade qu’elle rétablissait – comme convenu dans l’accord du 22 février – l’immunité diplomatique sur le bâtiment du « Centre européen des visas », situé à côté de l’école belge de Kinshasa, en plein centre-ville, sur l’avenue Pierre Mulele (ex-24 Novembre).

    L’ambassade de Belgique en RDC a clôturé samedi dernier une offre d’emplois destinée à recruter des collaborateurs administratifs pour ce nouveau Centre européen des visas ». L’ambassade était à la recherche de collaborateurs (F/M/X, soit masculins, féminins ou les personnes qui ne peuvent se retrouver dans les deux sexes) administratifs, motivés et flexibles pour ce nouveau centre, qui délivrera des visas pour dix-huit pays européens (dix-sept Etats membres de l’UE, ainsi que la Norvège). « Cet appel à candidature est clôturé depuis le 2 mars 2019. Les candidatures soumises sont examinées ». Selon une source diplomatique, plus de 6.000 candidats se sont manifestés pour les quatre emplois proposés. « Nous ne pouvons malheureusement pas répondre à tous les emails. Seules les personnes dont les candidatures sont prises en considération seront contactées pour un test écrit/entretien », ajoute encore le texte.

    La réouverture de la Maison Schengen est une promesse de campagne du nouveau président Tshisekedi, avec le retour de l’ambassadeur de l’UE à Kinshasa, le diplomate belge Bart Ouvry, invité à quitter la RDC par le gouvernement congolais – qui est toujours en place.

    La Maison Schengen avait suspendu toutes ses activités après la décision de sa fermeture par le gouvernement congolais, le 24 janvier 2018, dans le cadre d’une énième crise diplomatique entre la RDC et son ancienne puissance coloniale. Sa fermeture par les autorités congolaises avait été décidée comme mesure de rétorsion contre la Belgique, qui avait suspendu une bonne partie de l’aide publique bilatérale décidée par Bruxelles. Cela afin de protester contre la répression de marches demandant le départ de l’ex-président Joseph Kabila resté au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

    Lors de la cérémonie de mercredi, lle chef de poste de l’ambassade de Belgique, Philippe Bronchain a indiqué que des modifications seraient introduites, dans le fonctionnement du Centre, dès son ouverture au public, vendredi prochain. Le plus important, d’un point de vue pratique, sera l’introduction d’un système de rendez-vous en ligne, a précisé le chargé d’affaires ad intérim belge à Kinshasa, lors d’une visite guidée du bâtiments. « Comme on le fait dans d’autres postes diplomatiques ou centres de traitement de visa », a souligné la diplomatie belge.

    Les nouvelles modalités prévoient ainsi que chaque voyageur crée lui-même son rendez-vous, gratuitement, via le site internet www.cev-kin.eu. Après avoir rempli le formulaire de demande de visa en ligne, le demandeur choisit une date de rendez-vous au CEV, par exemple la première plage horaire disponible ou une plage ultérieure qui lui convient mieux. Le rendez-vous est nominatif et non transférable, a précisé l’ambassade de Belgique dans un communiqué.

    Le voyageur recevra une confirmation de ce rendez-vous par e-mail. Ce courriel confirmant l’heure et l’identité du détenteur du rendez-vous doit être présenté par le voyageur à l’entrée du CEV. L’accès sans rendez-vous n’est pas possible. Les familles et les groupes pourront créer un rendez-vous groupé. Le mécanisme pour prendre rendez-vous en ligne est opérationnel depuis ce mercredi, sur le site internet du CEV.

    « L’accès au bâtiment est possible à partir de 30 minutes avant le rendez-vous et jusqu’à l’heure exacte du rendez-vous. La ponctualité garantit le confort et permet de respecter l’heure des rendez-vous ultérieurs pour l’ensemble du public », souligne le texte. Chaque rendez-vous prend quinze minutes, le temps de capter les données biométriques du voyageur et du dépôt du dossier papier du demandeur de visa. « Nous encourageons vivement les voyageurs à introduire un dossier complet, car l’examen d’une demande de visa et sa décision se font sur base des documents soumis. Des listes indicatives de documents à soumettre se trouvent sur le site du CEV afin d’aider le public à composer son dossier », insiste l’ambassade.

    Avec Belga

  • Les plateformes de Tshisekedi et Kabila optent pour une coalition gouvernementale

    Les plateformes de Tshisekedi et Kabila optent pour une coalition gouvernementale

    -Les plateformes Cach, de Félix Tshisekedi, et le FCC de Joseph Kabila, ont décidé mercredi de mettre en place « une coalition gouvernementale » ouvrant la voie à la désignation d’un formateur du gouvernement, selon un communiqué conjoint.

    Pour refléter la volonté du peuple exprimée dans les résultats de la présidentielle et des législatives, le Front commun pour le Congo (FCC), coalition des partisans de l’ancien président Joseph Kabila, et Cap pour le changement (Cach), la plateforme politique du président Félix Tshisekedi, ont affirmé « leur volonté commune de gouverner ensemble dans le cadre d’une coalition gouvernementale », selon un communiqué conjoint publié le 6 mars.

    Cette option vise à préserver « les acquis de l’historique passation pacifique du pouvoir qui a eu lieu le 24 janvier 2019, de conforter le climat de paix ainsi que la stabilité du pays (…) et de faciliter la mise en place rapide d’un gouvernement de plein exercice ».

    Désigner un « formateur du gouvernement »

    Les deux plateformes ont recommandé à l’ancien président Kabila, en sa qualité du chef du FCC, « d’accomplir les devoirs de sa charge permettant au chef de l’État de procéder à la désignation du formateur du gouvernement ».

    Elles ont également recommandé au président Tshisekedi « de nommer diligemment ledit formateur du gouvernement », poursuit le texte, mettant ainsi fin aux débats sur la désignation d’un informateur, c’est-à-dire une personnalité chargée d’identifier la majorité parlementaire au sein de laquelle devrait être désigné le formateur du gouvernement.

    La question de l’identification de la majorité parlementaire, revendiquée par le FCC, a retardé la formation du gouvernement par Félix Tshisekedi. Le président avait prévenu dans une déclaration qu’il n’accepterait pas d’être « un président qui règne mais qui ne gouverne pas ».

    Après des discussions entamées lundi par les deux plateformes, « il se dégage que le Front commun pour le Congo détient de manière documentée la majorité absolue à l’Assemblée nationale » après les législatives du 30 décembre, selon le communiqué conjoint. Cap pour le changement (Cach), la plateforme politique de Tshisekedi, ne compte qu’une cinquantaine d’élus nationaux sur un total de 485 députés de l’Assemblée nationale.

    Avec JA

  • Moïse Katumbi récupère enfin son passeport congolais

    Moïse Katumbi récupère enfin son passeport congolais

    -L’opposant congolais en exil Moïse Katumbi a récupéré son passeport auprès de l’ambassade de la République démocratique du Congo en Belgique. Accusé d’usurpation d’identité par le régime sortant de Joseph Kabila, il lui était interdit d’obtenir un passeport valide.

    Son porte-parole a indiqué mercredi que l’opposant s’était rendu à l’ambassade de la RDC à Bruxelles pour entamer les démarches en vue de récupérer son passeport” congolais.

    La RDC a un nouveau président depuis les élections du 30 décembre dernier.

    Le nouveau Chef d’Etat, Félix Tshisekedi, a déclaré mercredi, à Windhoek en Namibie, où il était en visite, que tous les exilés devraient rentrer librement au pays.

    La semaine dernière, les nouvelles autorités congolaises avaient annoncé des facilités pour les Congolais d’origine d’obtenir le visa d’entrée à l’aéroport ou le même jour dans les ambassades de la RDC.

    M. Tshisekedi a affirmé qu’il compte sur la diaspora congolaise pour rentrer investir et contribuer au développement du pays.

    Les autorités gouvernementales et judiciaires congolaises ont accusé M. Katumbi “d’usurpation de la nationalité congolaise”, pour avoir acquis la nationalité italienne; ce qu’il a toujours nié.

    Des pro-Katumbi demandent à Tshisekedi une réponse à la “question de légitimité”

    Selon la loi congolaise, tout Congolais qui opte pour la nationalité d’un autre pays cesse d’être considéré comme Congolais.

    M. Katumbi a été “injustement privé de ce passeport jusque-là, il doit être rétabli dans ce droit élémentaire dont jouit tout citoyen congolais,” selon son porte-parole, Olivier Kamitatu. “Ce déni de droit s’expliquait par le harcèlement politique, judiciaire et physique de l’ancien régime congolais envers Moïse Katumbi”, a écrit M. Kamitatu dans un Tweet.

    Mais, “à ce stade, aucune date pour le retour au pays n’a été arrêtée. Les conditions politiques et sécuritaires ne sont pas remplies”, a-t-il expliqué, ajoutant que M. Katumbi et ses partisans vont poursuivre leur combat au sein de l’opposition.

    M. Katumbi et un autre poids lourd de l’opposition, l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, avaient soutenu la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle de décembre contre Félix Tshisekedi et Emmanuel Ramazani, dauphin désigné par le président sortant Joseph Kabila.

    View image on TwitterEx-allié de taille de M. Kabila et ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi est passé en 2015 à l’opposition. Il a quitté la RDC en mai 2016 pour des raisons médicales en pleines démêlés judiciaires.

    Katumbi a été condamné par contumace à trois ans de prison dans une affaire immobilière dont il conteste tout fondement.

    Les dirigeants du régime Kabila, qui promettaient de l’arrêter à sa descente d’avion en RDC, le poursuivaient également dans une affaire de recrutement de mercenaires.

    Candidat déclaré à la présidentielle, Moïse Katumbi n’avait pu déposer son dossier. Il avait accusé les autorités congolaises de l’avoir empêché de passer la frontière dans les délais.

    Avec VOA

  • Tshisekedi reverse 163.000 dollars au Trésor public

    Tshisekedi reverse 163.000 dollars au Trésor public

    -Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi, qui a fait de la lutte anti-corruption une de ses priorités, a marqué le coup en reversant au Trésor public 163.300 dollars, selon un document de la banque centrale de la République démocratique du Congo.

    Après sa première tournée en Angola, au Kenya et au Congo-Brazzaville, puis son déplacement au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la présidence de la République a procédé à un “reversement de frais de représentation“, indique un bordereau de la Banque centrale du Congo (BCC) en date du 19 février dont l’AFP a pris connaissance.

    Pendant les cinq dernières années du règne de l’ex-président Joseph Kabila, la Cour des comptes a toujours épinglé la présidence congolaise pour ses dépassements de crédits.

    En 2017, la présidence congolaise avait enregistré un dépassement de “185% des crédits alloués”, avait reconnu le ministre des Finances congolaises Henri Yav devant les députés.

    Dans son discours d’investiture le 24 janvier, M. Tshisekedi, avait qualifié la corruption de “fléau qui dévaste notre pays, ses institutions” et promis “une stratégie de lutte contre la corruption dans l’ensemble des rouages de l’administration publique”.

    Félix Tshiekedi, candidat à la présidentielle pour le Rassemblement et l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bruxelles, Belgique, 18 mai 2018.

    Deux de ses partisans ont retiré leur candidat aux élections sénatoriales en dénonçant la corruption des députés provinciaux qui souhaitaient monnayer leur voix.

    La RDC a connu sa première passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance le 30 juin 1960 avec la proclamation de Félix Tshisekedi comme vainqueur de la présidentielle, succédant à Joseph Kabila.

    Cette première passation est contestée par l’autre candidat de l’opposition Martin Fayulu qui revendique la victoire et dénonce des résultats “fabriqués” par la Commission électorale.

    Avec VOA

  • Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    -Ce sont des images rares : un léopard noir a été photographié et filmé au Kenya. Le spécimen, présent en Asie, a quasiment disparu d’Afrique. Il a été observé par le Britannique Will Burrard-Lucas au nord de Nairobi. Des images très importantes pour les scientifiques mais qui ont créé la polémique.

    Ce sont des images rares mais pas aussi inédites qu’on le pensait. Une équipe scientifique a publié des clichés et vidéos d’un léopard noir pris après trois mois d’expédition dans le comté de Laikipia l’an dernier. Cette femelle est atteinte de mélanisme, un gène causant un surplus de pigments. Mais ses taches naturelles sont toujours visibles, en caméra infrarouge.

    Des médias comme le National Georgraphic, CNN ou le Daily Mail ont alors affirmé qu’il s’agissait de la première observation du genre sur le continent depuis plus d’un siècle et des photos prises en 1909 en Ethiopie.

    « Apartheid naturaliste »

    Ces propos ont suscité la colère au Kenya. Le quotidien Daily Nation a republié des images prises par une de ses photographes en 2013. Le parc de Ol Ari Nyiro a, lui, diffusé un cliché pris en 2007. Mordecai Ogada a dénoncé un « apartheid naturaliste ». « Rien n’existe en Afrique jusqu’à ce qu’un Blanc le voie », a déclaré l’écologiste, ajoutant que son équipe avait vu un léopard noir en 2001.

    Will Burrard-Lucas, l’auteur des nouveaux clichés, a confirmé que beaucoup d’articles de presse étaient inexacts. Par la suite, CNN et le National Georgraphic ont modifié leurs textes. Polémique à part, ces nouvelles observations gardent une haute valeur scientifique pour aider les chercheurs à mieux comprendre cette espèce menacée et les conditions de sa survie en Afrique.

    Avec RFI

  • Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    -L’artiste congolais est poursuivi pour des agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses.

    La justice française a requis une peine de sept ans de prison lundi à l’encontre de la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

    Le chanteur est poursuivi pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité et pour séquestrations. Des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

    Il comparaissait également devant le tribunal de Nanterre, près de Paris, pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

    Âgé de 62 ans, la star ne s’est pas présentée à son procès qui s’est tenu à huis clos lundi, alors qu’il est visé par un mandat d’arrêt en France. Deux hommes de mains, poursuivis pour complicité, étaient en revanche bien présents à l’audience.

    Initialement mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés et la procédure correctionnalisée.

    Les plaignantes l’accusent de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu’elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

    Les faits retenus par l’accusation en France se seraient déroulés notamment dans un pavillon de banlieue, à Asnières-sur-Seine, où l’artiste hébergeait les jeunes femmes. Privées de document d’identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24 heures sur 24 par trois hommes.

    Lorsque leur patron en exprimait le désir, l’un de ces gardes accompagnait les danseuses jusqu’à lui, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif. Et des gifles quand elles se débattaient.

    Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler.

    Les jeunes femmes avaient fini par s’échapper du pavillon une nuit de juin 2006, et avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

    Koffi Olomidé a précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu’il a appris qu’une inculpation, assortie d’un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

    Olomidé, Antoine Agbepa Mumba de son vrai nom, a déjà été condamné par le passé et brièvement écroué en 2016 pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses.

    La décision de la justice française sera connue le 18 mars.

    avdc VOA

  • Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    -Président de la RDC, Félix Tshisekedi n’a pas encore nommé de Premier ministre. Le gouvernement sortant n’a pas démissionné et continue à expédier les affaires courantes. Le président, par le biais de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, se montre particulièrement actif sur les dossiers urgents.

    A l’Assemblée nationale, personne n’a encore la tête au gouvernement. L’heure n’est qu’à la validation des mandats des nouveaux élus, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et surtout l’élection et l’installation des membres du bureau définitif de la chambre basse du Parlement.

    Il y a encore des préalables avant de connaître le prochain Premier ministre.
    Aucun gouvernement ne peut être formé avant que les équilibres ne soient déterminés.

    Tout dépend des négociations entre le Front commun pour le Congo, la plateforme de Joseph Kabila, et Cap pour le Changement du duo Vital Kamerhe-Félix Tshisekedi.

    Si un accord n’est pas rapidement trouvé, Félix Tshisekedi devra alors nommer un informateur dont le rôle sera d’identifier une majorité à l’Assemblée nationale de laquelle devra sortir le Premier ministre.

    Le nouveau chef de l’Etat pourra se passer de cette étape en cas d’accord entre lui et le camp Kabila qui revendique plus de 300 élus dans une assemblée d’environ 500 députés.

    « A ce stade, Félix Tshisekedi peut nommer un Premier ministre, mais ce dernier ne pourra être investi qu’après l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale »,  a expliqué un député proche du camp présidentiel.

    Dans tous les cas, formateur ou informateur, rien ne sera fait avant le sommet de l’Union africaine, précise l’entourage du président

    Avec RFI

  • les premières mesures sociales de Félix Tshisekedi

    les premières mesures sociales de Félix Tshisekedi

    -A peine proclamé cinquième président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi est confronté à une grogne sociale à laquelle il essaie de répondre avec son ancien colistier, qui est actuellement son directeur cabinet. L’enjeu pour Tshisekedi est non seulement d’agir rapidement mais aussi de marquer les esprits avec des décisions qui rencontrent directement les besoins de la population.

    Les premiers jours à la tête du pays ne sont pas de tout repos pour Félix Tshisekedi.

    Dimanche 27 janvier, soit trois jours après sa prestation de serment, les étudiants de l’université de Lubumbashi sont dans la rue. Ils manifestent contre la coupure de l’eau et de l’électricité ainsi que le réajustement des frais académiques. Ils font face à la police. Bilan officiel : trois morts. Le soir, Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Tshisekedi, annonce que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire sera entendu sur ces événements et que la mesure sur le réajustement des frais académiques a été également suspendue.

    Mardi 29 janvier, le transport en commun est paralysé à Kinshasa, la capitale. Les employés de la Société de transports du Congo (Transco) entrent en grève pour réclamer des arriérés de salaire. A la mi-journée, Vital Kamerhe rencontre la direction générale de cette société en présence des ministres des Finances et du Budget ainsi que de la délégation syndicale de l’entreprise.

    Le service de communication de la présidence annonce que Félix Tshisekedi a instruit la chaîne des dépenses publiques pour que soient libérés en procédure d’urgence les arriérés ainsi que tous les avantages revendiqués. Dans la foulée, les bus de Transco devraient reprendre le trafic dès ce mercredi 30 janvier.

    AVEC RFI

  • où loger le nouveau président de la République congolaise F. Tshisekedi ?

    où loger le nouveau président de la République congolaise F. Tshisekedi ?

    Congolese President Felix Tshisekedi holds the constitution after being sworn in in Kinshasa, Democratic Republic of the Congo, Thursday Jan. 24, 2019. Tshisekedi won an election that raised numerous concerns about voting irregularities amongst observers as the country chose a successor to longtime President Joseph Kabila. (AP Photo/Jerome Delay)

    -La question se pose, au lendemain de son investiture du nouveau président. Le palais historique destiné aux chefs d’Etats à Kinshasa est inhabitable et le président sortant, Joseph Kabila, ne quitte pas sa villa. En attendant une solution plus pérenne, Félix Tshisekedi loge donc à la cité de l’Union africaine.

    Joseph Kabila a rendu les clés du palais de la Nation, les bureaux de la présidence mais pas celles de sa villa présidentielle, située en centre-ville. « Il ne s’agit pas de la résidence officielle du chef de l’Etat congolais », explique l’un de ses conseillers. Ladite résidence officielle – historiquement – est, elle, située sur le Mont Ngaliema mais n’est plus habitable. Elle a été pillée à la fin de l’ère Mobutu et reste abandonnée depuis.

    A son arrivée Laurent-Désiré Kabila a préféré s’installer dans une autre villa, le palais de marbre. C’est là qu’il fut assassiné. Conséquence : par « superstition » dit-on, son fils Joseph Kabila a refusé de s’y installer et opté pour une villa baptisée GLM, du nom de Litho Moboti l’oncle du président Mobutu. Ce dernier l’avait attribuée à son neveu au moment de la zaïrisation. L’entourage du président sortant assure que depuis, Joseph Kabila en est devenu propriétaire. « Aucune raison donc de déménager », explique encore un de ses conseillers. Quant à la résidence officielle historique, il est prévue qu’elle soit rénovée mais ce sera long et coûteux.

    Résultat : Après une première nuit à l’hôtel Kempinksi le soir de son investiture, le nouveau président Félix Tshisekedi s’est donc provisoirement installé à la cité de l’Union africaine dans la même enceinte que ce palais présidentiel. Un complexe, construit en 1967 pour héberger les chefs d’Etat africains invités au 4ème sommet de l’organisation. « C’est modeste, mais c’est transitoire » assure son porte-parole, Vidiye Tshimanga. « Le nouveau chef de l’Etat veut imprimer sa marque », explique-t-il. Il laisse donc entendre qu’un déménagement est prévu, tout en laissant planer le mystère sur le futur lieu de résidence du nouveau président.

    Avec RFI

  • Félix Tshisekedi s’installe dans le bureau présidentiel

    Félix Tshisekedi s’installe dans le bureau présidentiel

    -Joseph Kabila a cédé le vendredi 25 janvier le bureau présidentiel à son successeur Félix Tshisekedi, qui s’est aussitôt mis au travail sur le dossier des droits de l’Homme.

    Joseph Kabila et Félix Tshisekedi se sont entretenus à huis clos pendant plus de deux heures, puis ont descendu ensemble les marches du bureau présidentiel. Ils se sont embrassés avant le départ de l’ex-président resté 18 ans au pouvoir.

    Le nouvel homme fort de la République démocratique du Congo a nommé vendredi son directeur de campagne, Vital Kamerhe, au poste du directeur de cabinet du président de la République.

    Interrogé par la presse, l’ancien opposant devenu président a rappelé sa promesse d’améliorer le respect des droits de l’Homme dans le pays.

    « J’ai déjà programmé une réunion du Conseil supérieur de sécurité à laquelle je vais adjoindre les agences comme l’ANR (Agence nationale de renseignements) et l’une de mes première décisions » sera de fermer les cachots illégaux dans le pays, a-t-il déclaré. L’ANR est régulièrement accusée de détenir en secret des opposants pendant de longues périodes.

    Jeudi, lors de son discours d’investiture, le président Tshisekedi avait promis d’œuvrer en faveur de la libération des prisonniers politiques.

    « Le peuple d’abord »

    « Le ministre de la Justice sera chargé de recenser tous les prisonniers politiques, d’opinion ou assimilés, sur l’ensemble du territoire national, en vue de leur prochaine libération », avait annoncé Félix Tshisekedi.

    « L’intérêt des Congolais sera mon premier souci », a-t-il insisté vendredi, indiquant avoir été « touché » par le message de la population l’invitant à se souvenir du slogan de son père, l’opposant historique Étienne Tshisekedi : « Le peuple d’abord ! ». Fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Étienne Tshisekedi est décédé le 1er février 2017 à Bruxelles où son corps est encore gardé.

    Le peuple d’abord « sera le fil conducteur de tout mon séjour à la présidence de la République », a assuré le nouveau président congolais.

    Âgé de 55 ans, Félix Tshisekedi est le cinquième président de la RDC. Sa victoire à la présidentielle à un tour du 30 décembre est cependant contestée par un autre opposant, Martin Fayulu, qui a boycotté la cérémonie d’investiture. Ce dernier s’estime victime d’un accord entre Kabila et Tshisekedi, et revendique la victoire dans les urnes avec 60% des voix. Son recours a été rejeté par la Cour constitutionnelle.

    Félix Tshisekedi devra cependant partager le pouvoir avec le camp de son prédécesseur qui a gardé la majorité des sièges à l’Assemblée nationale à l’issue des législatives organisées en même temps que la présidentielle.

    « Coalition politique »

    C’est parmi cette majorité que Félix Tshisekedi devra chercher son Premier ministre à partir de lundi, date prévue de la rentrée parlementaire.

    Avant la présidentielle, il avait promis de nommer au poste de Premier ministre Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale de Kabila passé à l’opposition, qui avait accepté de se désister en sa faveur.

    La coalition Cap pour le changement (Cach) du président Tshisekedi et la coalition pro-Kabila Front commun pour le Congo (FCC) ont signé un « accord de coalition politique », d’après un document parvenu à l’AFP.

    L’accord prévoit que les ministères régaliens (Affaires étrangères, Défense, Intérieur) doivent « comme cela est de doctrine certaine, revenir à la famille politique du président élu ».

    C’est la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC en 1960.

    « La passation civilisée du pouvoir entre un président élu sortant et un président élu entrant » depuis l’indépendance, comme le répète la télévision d’État, est largement salué par les Congolais.

    Avec J.A