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  • Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    Kenya: les images du léopard noir suscitent la polémique

    -Ce sont des images rares : un léopard noir a été photographié et filmé au Kenya. Le spécimen, présent en Asie, a quasiment disparu d’Afrique. Il a été observé par le Britannique Will Burrard-Lucas au nord de Nairobi. Des images très importantes pour les scientifiques mais qui ont créé la polémique.

    Ce sont des images rares mais pas aussi inédites qu’on le pensait. Une équipe scientifique a publié des clichés et vidéos d’un léopard noir pris après trois mois d’expédition dans le comté de Laikipia l’an dernier. Cette femelle est atteinte de mélanisme, un gène causant un surplus de pigments. Mais ses taches naturelles sont toujours visibles, en caméra infrarouge.

    Des médias comme le National Georgraphic, CNN ou le Daily Mail ont alors affirmé qu’il s’agissait de la première observation du genre sur le continent depuis plus d’un siècle et des photos prises en 1909 en Ethiopie.

    « Apartheid naturaliste »

    Ces propos ont suscité la colère au Kenya. Le quotidien Daily Nation a republié des images prises par une de ses photographes en 2013. Le parc de Ol Ari Nyiro a, lui, diffusé un cliché pris en 2007. Mordecai Ogada a dénoncé un « apartheid naturaliste ». « Rien n’existe en Afrique jusqu’à ce qu’un Blanc le voie », a déclaré l’écologiste, ajoutant que son équipe avait vu un léopard noir en 2001.

    Will Burrard-Lucas, l’auteur des nouveaux clichés, a confirmé que beaucoup d’articles de presse étaient inexacts. Par la suite, CNN et le National Georgraphic ont modifié leurs textes. Polémique à part, ces nouvelles observations gardent une haute valeur scientifique pour aider les chercheurs à mieux comprendre cette espèce menacée et les conditions de sa survie en Afrique.

    Avec RFI

  • Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

    -L’artiste congolais est poursuivi pour des agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses.

    La justice française a requis une peine de sept ans de prison lundi à l’encontre de la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

    Le chanteur est poursuivi pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité et pour séquestrations. Des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

    Il comparaissait également devant le tribunal de Nanterre, près de Paris, pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

    Âgé de 62 ans, la star ne s’est pas présentée à son procès qui s’est tenu à huis clos lundi, alors qu’il est visé par un mandat d’arrêt en France. Deux hommes de mains, poursuivis pour complicité, étaient en revanche bien présents à l’audience.

    Initialement mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés et la procédure correctionnalisée.

    Les plaignantes l’accusent de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu’elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

    Les faits retenus par l’accusation en France se seraient déroulés notamment dans un pavillon de banlieue, à Asnières-sur-Seine, où l’artiste hébergeait les jeunes femmes. Privées de document d’identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24 heures sur 24 par trois hommes.

    Lorsque leur patron en exprimait le désir, l’un de ces gardes accompagnait les danseuses jusqu’à lui, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif. Et des gifles quand elles se débattaient.

    Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler.

    Les jeunes femmes avaient fini par s’échapper du pavillon une nuit de juin 2006, et avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

    Koffi Olomidé a précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu’il a appris qu’une inculpation, assortie d’un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

    Olomidé, Antoine Agbepa Mumba de son vrai nom, a déjà été condamné par le passé et brièvement écroué en 2016 pour avoir donné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses.

    La décision de la justice française sera connue le 18 mars.

    avdc VOA

  • Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    Où en est la formation d’un nouveau gouvernement en RDC?

    -Président de la RDC, Félix Tshisekedi n’a pas encore nommé de Premier ministre. Le gouvernement sortant n’a pas démissionné et continue à expédier les affaires courantes. Le président, par le biais de son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, se montre particulièrement actif sur les dossiers urgents.

    A l’Assemblée nationale, personne n’a encore la tête au gouvernement. L’heure n’est qu’à la validation des mandats des nouveaux élus, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et surtout l’élection et l’installation des membres du bureau définitif de la chambre basse du Parlement.

    Il y a encore des préalables avant de connaître le prochain Premier ministre.
    Aucun gouvernement ne peut être formé avant que les équilibres ne soient déterminés.

    Tout dépend des négociations entre le Front commun pour le Congo, la plateforme de Joseph Kabila, et Cap pour le Changement du duo Vital Kamerhe-Félix Tshisekedi.

    Si un accord n’est pas rapidement trouvé, Félix Tshisekedi devra alors nommer un informateur dont le rôle sera d’identifier une majorité à l’Assemblée nationale de laquelle devra sortir le Premier ministre.

    Le nouveau chef de l’Etat pourra se passer de cette étape en cas d’accord entre lui et le camp Kabila qui revendique plus de 300 élus dans une assemblée d’environ 500 députés.

    « A ce stade, Félix Tshisekedi peut nommer un Premier ministre, mais ce dernier ne pourra être investi qu’après l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale »,  a expliqué un député proche du camp présidentiel.

    Dans tous les cas, formateur ou informateur, rien ne sera fait avant le sommet de l’Union africaine, précise l’entourage du président

    Avec RFI

  • les premières mesures sociales de Félix Tshisekedi

    les premières mesures sociales de Félix Tshisekedi

    -A peine proclamé cinquième président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi est confronté à une grogne sociale à laquelle il essaie de répondre avec son ancien colistier, qui est actuellement son directeur cabinet. L’enjeu pour Tshisekedi est non seulement d’agir rapidement mais aussi de marquer les esprits avec des décisions qui rencontrent directement les besoins de la population.

    Les premiers jours à la tête du pays ne sont pas de tout repos pour Félix Tshisekedi.

    Dimanche 27 janvier, soit trois jours après sa prestation de serment, les étudiants de l’université de Lubumbashi sont dans la rue. Ils manifestent contre la coupure de l’eau et de l’électricité ainsi que le réajustement des frais académiques. Ils font face à la police. Bilan officiel : trois morts. Le soir, Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Tshisekedi, annonce que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire sera entendu sur ces événements et que la mesure sur le réajustement des frais académiques a été également suspendue.

    Mardi 29 janvier, le transport en commun est paralysé à Kinshasa, la capitale. Les employés de la Société de transports du Congo (Transco) entrent en grève pour réclamer des arriérés de salaire. A la mi-journée, Vital Kamerhe rencontre la direction générale de cette société en présence des ministres des Finances et du Budget ainsi que de la délégation syndicale de l’entreprise.

    Le service de communication de la présidence annonce que Félix Tshisekedi a instruit la chaîne des dépenses publiques pour que soient libérés en procédure d’urgence les arriérés ainsi que tous les avantages revendiqués. Dans la foulée, les bus de Transco devraient reprendre le trafic dès ce mercredi 30 janvier.

    AVEC RFI

  • où loger le nouveau président de la République congolaise F. Tshisekedi ?

    où loger le nouveau président de la République congolaise F. Tshisekedi ?

    Congolese President Felix Tshisekedi holds the constitution after being sworn in in Kinshasa, Democratic Republic of the Congo, Thursday Jan. 24, 2019. Tshisekedi won an election that raised numerous concerns about voting irregularities amongst observers as the country chose a successor to longtime President Joseph Kabila. (AP Photo/Jerome Delay)

    -La question se pose, au lendemain de son investiture du nouveau président. Le palais historique destiné aux chefs d’Etats à Kinshasa est inhabitable et le président sortant, Joseph Kabila, ne quitte pas sa villa. En attendant une solution plus pérenne, Félix Tshisekedi loge donc à la cité de l’Union africaine.

    Joseph Kabila a rendu les clés du palais de la Nation, les bureaux de la présidence mais pas celles de sa villa présidentielle, située en centre-ville. « Il ne s’agit pas de la résidence officielle du chef de l’Etat congolais », explique l’un de ses conseillers. Ladite résidence officielle – historiquement – est, elle, située sur le Mont Ngaliema mais n’est plus habitable. Elle a été pillée à la fin de l’ère Mobutu et reste abandonnée depuis.

    A son arrivée Laurent-Désiré Kabila a préféré s’installer dans une autre villa, le palais de marbre. C’est là qu’il fut assassiné. Conséquence : par « superstition » dit-on, son fils Joseph Kabila a refusé de s’y installer et opté pour une villa baptisée GLM, du nom de Litho Moboti l’oncle du président Mobutu. Ce dernier l’avait attribuée à son neveu au moment de la zaïrisation. L’entourage du président sortant assure que depuis, Joseph Kabila en est devenu propriétaire. « Aucune raison donc de déménager », explique encore un de ses conseillers. Quant à la résidence officielle historique, il est prévue qu’elle soit rénovée mais ce sera long et coûteux.

    Résultat : Après une première nuit à l’hôtel Kempinksi le soir de son investiture, le nouveau président Félix Tshisekedi s’est donc provisoirement installé à la cité de l’Union africaine dans la même enceinte que ce palais présidentiel. Un complexe, construit en 1967 pour héberger les chefs d’Etat africains invités au 4ème sommet de l’organisation. « C’est modeste, mais c’est transitoire » assure son porte-parole, Vidiye Tshimanga. « Le nouveau chef de l’Etat veut imprimer sa marque », explique-t-il. Il laisse donc entendre qu’un déménagement est prévu, tout en laissant planer le mystère sur le futur lieu de résidence du nouveau président.

    Avec RFI

  • Félix Tshisekedi s’installe dans le bureau présidentiel

    Félix Tshisekedi s’installe dans le bureau présidentiel

    -Joseph Kabila a cédé le vendredi 25 janvier le bureau présidentiel à son successeur Félix Tshisekedi, qui s’est aussitôt mis au travail sur le dossier des droits de l’Homme.

    Joseph Kabila et Félix Tshisekedi se sont entretenus à huis clos pendant plus de deux heures, puis ont descendu ensemble les marches du bureau présidentiel. Ils se sont embrassés avant le départ de l’ex-président resté 18 ans au pouvoir.

    Le nouvel homme fort de la République démocratique du Congo a nommé vendredi son directeur de campagne, Vital Kamerhe, au poste du directeur de cabinet du président de la République.

    Interrogé par la presse, l’ancien opposant devenu président a rappelé sa promesse d’améliorer le respect des droits de l’Homme dans le pays.

    « J’ai déjà programmé une réunion du Conseil supérieur de sécurité à laquelle je vais adjoindre les agences comme l’ANR (Agence nationale de renseignements) et l’une de mes première décisions » sera de fermer les cachots illégaux dans le pays, a-t-il déclaré. L’ANR est régulièrement accusée de détenir en secret des opposants pendant de longues périodes.

    Jeudi, lors de son discours d’investiture, le président Tshisekedi avait promis d’œuvrer en faveur de la libération des prisonniers politiques.

    « Le peuple d’abord »

    « Le ministre de la Justice sera chargé de recenser tous les prisonniers politiques, d’opinion ou assimilés, sur l’ensemble du territoire national, en vue de leur prochaine libération », avait annoncé Félix Tshisekedi.

    « L’intérêt des Congolais sera mon premier souci », a-t-il insisté vendredi, indiquant avoir été « touché » par le message de la population l’invitant à se souvenir du slogan de son père, l’opposant historique Étienne Tshisekedi : « Le peuple d’abord ! ». Fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Étienne Tshisekedi est décédé le 1er février 2017 à Bruxelles où son corps est encore gardé.

    Le peuple d’abord « sera le fil conducteur de tout mon séjour à la présidence de la République », a assuré le nouveau président congolais.

    Âgé de 55 ans, Félix Tshisekedi est le cinquième président de la RDC. Sa victoire à la présidentielle à un tour du 30 décembre est cependant contestée par un autre opposant, Martin Fayulu, qui a boycotté la cérémonie d’investiture. Ce dernier s’estime victime d’un accord entre Kabila et Tshisekedi, et revendique la victoire dans les urnes avec 60% des voix. Son recours a été rejeté par la Cour constitutionnelle.

    Félix Tshisekedi devra cependant partager le pouvoir avec le camp de son prédécesseur qui a gardé la majorité des sièges à l’Assemblée nationale à l’issue des législatives organisées en même temps que la présidentielle.

    « Coalition politique »

    C’est parmi cette majorité que Félix Tshisekedi devra chercher son Premier ministre à partir de lundi, date prévue de la rentrée parlementaire.

    Avant la présidentielle, il avait promis de nommer au poste de Premier ministre Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale de Kabila passé à l’opposition, qui avait accepté de se désister en sa faveur.

    La coalition Cap pour le changement (Cach) du président Tshisekedi et la coalition pro-Kabila Front commun pour le Congo (FCC) ont signé un « accord de coalition politique », d’après un document parvenu à l’AFP.

    L’accord prévoit que les ministères régaliens (Affaires étrangères, Défense, Intérieur) doivent « comme cela est de doctrine certaine, revenir à la famille politique du président élu ».

    C’est la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC en 1960.

    « La passation civilisée du pouvoir entre un président élu sortant et un président élu entrant » depuis l’indépendance, comme le répète la télévision d’État, est largement salué par les Congolais.

    Avec J.A

  • Satisfaits par l’investiture de Félix Tshisekedi, 600 rebelles déposent les armes

    Satisfaits par l’investiture de Félix Tshisekedi, 600 rebelles déposent les armes

    -Six cents rebelles d’une milice responsable, avec les forces de sécurité, de violences ayant fait 3.000 morts au Kasaï (centre) ont déposé les armes, satisfaits par l’investiture de Félix Tshisekedi comme président de la République démocratique du Congo, a-t-on appris samedi des autorités locales.

    “Ces 600 miliciens ont répondu à notre appel en faveur de la paix. Nous avons un nouveau président, nous devons tous le soutenir. Je prie tous ceux qui sont encore en brousse de sortir et de déposer les armes”, a déclaré à la presse Denis Kambayi, gouverneur du Kasaï-central.

    Le nombre total de ces miliciens est estimé à quelque 1.700 par les autorités.

    Kabila a quitté le Palais de la nation après la remise et reprise avec Félix Tshisekedi

    “Nous sommes venus déposer les armes car pour nous la guerre est finie. Le peuple a pris le pouvoir avec l’élection de Félix Tshisekedi, plus rien ne justifie la guerre”, a déclaré à l’AFP Raphaël Kabeya qui se présente comme le superviseur des miliciens sur l’axe Kananga-Bunkonde (Kasaï-central).

    Ces miliciens, qui portaient des bandeaux rouges autour de la tête, ont déposé auprès du gouverneur du Kasaï-central des fusils AK 47 et des fusils de chasse calibre 12, des machettes, des bâtons, des flèches, des couteaux, des statuettes et des amulettes, a constaté un correspondant de l’AFP.

    Ensuite, ils se sont rendus au siège local de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), le parti de Félix Tshisekedi, lui-même natif de la région du Kasaï (centre), selon le journaliste.

    Des Casques bleus patrouillent près de Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017.
    Cinq morts lors d’une évasion dans une prison au Kasaï

    Entre septembre 2016 et octobre 2017 quatre provinces du centre de la RDC (Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-oriental et Lomami) avaient basculé dans la violence avec l’insurrection de la milice politico-mystique Kamuina Nsapu, du nom d’un chef coutumier tué dans une opération des forces de sécurité contre sa résidence le 12 août 2016.

    “Nous avons manifesté notre volonté de mettre fin au conflit armé. Nous demandons à nos frères +Bana Mura+ (la milice rivale soutenue par les autorités, selon un rapport de l’ONU), de remettre leurs armes pour sceller la réconciliation”, a encore déclaré M. Kabeya.

    Le même mouvement de reddition a été constaté à Tshikapa, dans la province voisine du Kasaï, selon plusieurs témoins contactés par l’AFP.

    Mais “la prise en charge de ces miliciens n’est pas assurée à Kananga et à Tshikapa. Ce qui risque de compromettre ce processus de reddition volontaire”, a déploré Monique Ngalula, responsable locale de l’ONG Cadre de concertation des femmes congolaises (Cafco).

    Le 15 janvier, 50 chefs miliciens Kamuina Nsapu, qui se disaient satisfaits des résultats de la présidentielle, s’étaient rendus aux autorités.

    Avec VOA

  • Les Etats-Unis s’engagent à “travailler” avec Félix Tshisekedi

    Les Etats-Unis s’engagent à “travailler” avec Félix Tshisekedi

    -Les Etats-Unis se sont joints à l’Union africaine, à l’Union européenne et à la France en déclarant qu’ils sont prêts à travailler avec M. Tshisekedi, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle congolaise.

    La décision annoncée par Washington coupe court aux incertitudes qui planaient sur l’élection de l’opposant congolais malgré les accusations de fraude d’un autre opposant, Martin Fayulu.

    “Les Etats-Unis accueillent la validation par la Cour constitutionnelle congolaise de l’élection de Félix Tshisekedi en tant que nouveau président de la République démocratique du Congo”, a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain Robert Palladino.

    La prestation de serment de M. Tshisekedi, qui va succéder au chef de l’État sortant Joseph Kabila, doit se tenir jeudi à Kinshasa.

    “Nous nous engageons à travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC. Nous encourageons le gouvernement à inclure une large représentation des parties prenantes à la politique du Congo et à traiter les allégations d’irrégularités électorales”, a poursuivi M. Palladino.

    Martin Fayulu dénonce un “putsch électoral” orchestré, selon lui, par le président sortant Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, le premier opposant à remporter une élection présidentielle depuis l’indépendance du pays en 1960.

    Certains pays et organisations, dont la France et la Belgique, avaient fait part de leurs doutes quant à l’élection de M. Tshisekedi, déclaré vainqueur par la commission électorale congolaise.

    Avec BBC

  • La RDC attend l’investiture de Félix Tshisekedi

    La RDC attend l’investiture de Félix Tshisekedi

    -La République démocratique du Congo (RDC) est désormais dans l’attente de l’investiture de Félix Tshisekedi comme nouveau président du pays. La prestation de serment était prévue pour mardi, mais la cérémonie devrait plutôt se dérouler ce jeudi 24 janvier.

    En attendant l’investiture, les tractations se poursuivent sur la formation du gouvernement entre le FCC, la plate-forme de Joseph Kabila et Cach, celle de son successeur, Félix Tshisekedi. L’un des premiers actes du président Tshisekedi devrait être de nommer un « informateur », une personnalité qui doit chercher une majorité au sein de l’Assemblée. Une Assemblée qui, au vu des résultats des législatives, reste largement acquise à Joseph Kabila. Un informateur, c’est la procédure prévue par l’article 78 de la Constitution, quand le président a des difficultés pour trouver une majorité au Parlement et identifier un Premier ministre. Ce sera donc dans les prérogatives de Félix Tshisekedi. « C’est Cach qui y tient mais c’est juste une question de forme », assure un cadre du FCC.

    « On a une majorité compacte au FCC »

    Pour la plate-forme du sortant, Joseph Kabila, les quelques 350 députés fraîchement élus à l’Assemblée lui garantissent le poste de Premier ministre et l’essentiel des postes au gouvernement. Et ce, même si au sein du FCC, certains s’étaient inquiétés de voir ce week-end le ministre Bahati Lukwebo, autorité morale de l’AFDC, deuxième formation politique de l’ancienne majorité, rendre visite au nouveau président. « Il est normal que l’on consulte et qu’on se cherche des alliés », dit Thotho Mabiku, conseiller de Félix Tshisekedi. Bahati Lukwebo dément toute velléité de changer de bord. « On a une majorité compacte au FCC et le Premier ministre sera choisi par Joseph Kabila », assure le ministre Lukwebo.

    Fayulu toujours soutenu

    Mais quelle place sera réservée à Cach au gouvernement quand la plate-forme du nouveau président n’a qu’une cinquantaine de députés ? Cach essaie aussi de débaucher du côté de Lamuka, l’autre coalition de l’opposition qui a près d’une centaine de députés. Certains, comme Delly Sesanga et Claudel Lubaya, originaires des Kasaï, fief de Félix Tshisekedi, avaient déjà fait campagne pour lui. D’autres comme le Katangais Gabriel Kyungu, président du bureau provisoire de l’Assemblée, sont soupçonnés d’avoir opéré un rapprochement mais démentent.

    Tous sont des proches de Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, forcé de vivre en exil et silencieux depuis quelques jours. Du côté de Lamuka, on assure que lui, comme l’autre poids lourd, Jean-Pierre Bemba, soutiennent toujours leur candidat, Martin Fayulu.

    RFI

  • ” Nombre de Tunisiens pensent que le terrorisme vient de Libye, tandis qu’en Libye on dit l’inverse “

    ” Nombre de Tunisiens pensent que le terrorisme vient de Libye, tandis qu’en Libye on dit l’inverse “

    Le chercheur tunisien Rafaa Tabib, spécialiste de la Libye, appelle les autorités de son pays à interroger le ravisseur des deux journalistes tunisiens disparus chez le voisin de l’est en 2014. Il revient pour Jeune Afrique sur les relations bilatérales et les écueils de la diplomatie tunisienne en Libye.

    Rafaa Tabib est chercheur en anthropologie politique, rattaché au CNRS, et professeur à l’université Manouba de Tunis. Il a récemment annoncé qu’un des ravisseurs des deux journalistes tunisiens, Sofiene Chourabi et Nadhir Guetari (disparus en Libye en 2014), aurait été arrêté par une milice de Misrata, et appelé les autorités tunisiennes à aller l’interroger. Une manière de questionner la diplomatie bilatérale.

    Jeune Afrique : Vous avez interpellé les autorités tunisiennes au sujet des deux journalistes tunisiens, est-ce une manière de dire qu’elles devraient faire plus ou autrement sur ce dossier ?

    Rafaa Tabib : À chaque fois que la question est évoquée, les initiatives prises sont un peu trop classiques, et malheureusement pas adaptées aux réalités du pays. Nombre d’institutions en Libye cachent des coquilles vides et ne sont que des vitrines sans prise sur la réalité. Dans cette affaire, des magistrats tunisiens ont par exemple déjà été envoyés rencontrer leurs homologues dans l’Est de la Libye, afin d’échanger des informations. Mais de quelles informations disposent les magistrats libyens, alors que la fragmentation des institutions ne permet pas de réunir des éléments plausibles et crédibles ?

    De toute façon, la justice en Libye a toujours été partiale. La société tribale impose d’autres formes de légalité, qui permettent de parvenir à des arrangements. Ajoutez-y le contexte de guerre civile : à aucun moment, la justice libyenne n’a donc été impliquée dans ce genre de dossiers. Comment peut-on espérer par ailleurs qu’un envoyé de la justice tunisienne puisse demander des informations auprès de chef tribaux et traditionnels ?

    il n’y a que les canaux dits « sociaux », c’est-à-dire traditionnels et tribaux, pour récolter des informations.

    Des observateurs appellent plus généralement la Tunisie à sortir de la « diplomatie de salon ». Alors que le contexte de transition démocratique impose une meilleure gouvernance et plus de transparence, les autorités tunisiennes peuvent-elles se permettre de faire autrement et de mobiliser des canaux parallèles ?

    Nous avons d’un côté un État jacobin centralisé qui se veut moderniste, et en face un pays miné par les milices et les structures traditionnelles. Dans ce contexte, il n’y a que les canaux dits « sociaux », c’est-à-dire traditionnels et tribaux, pour récolter des informations.

    Selon nos sources, un des ravisseurs des deux journalistes est le chef d’une assemblée d’Abjdabiya (ville du nord-est de la Libye), sorte de vitrine d’Ansar al-Charia (proche d’Al-Qaïda). La question qui se pose, c’est comment l’interroger, alors qu’il se trouve dans une prison tenue par des miliciens. Une situation compliquée par le fait que les mouvements terroristes et révolutionnaires fonctionnent souvent en vases communicants, et que nombre de combattants ont une double casquette ou changent de camp au gré des opportunités. C’est ce qu’on appelle le « jeu des labels ».

    Trouver le canal approprié reste un grand dilemme. Il y a beaucoup d’hésitations. Certains ne veulent pas agir sans cadre législatif. Des partis politiques essaient également de protéger les groupes avec lesquels ils ont de bons rapports.

    Face à ce dilemme, quelles actions les autorités tunisiennes pourraient-elles envisager dans un cas comme celui-ci ?

    Je propose, dans ce cas de figure, de trouver une structure hybride. Des représentants de la société civile tunisienne, du monde des affaires, des clans du sud tunisien qui trouvent des prolongements en Libye, des chercheurs et des officiels, pourraient créer un organe national avec une base légale pour pouvoir travailler en Libye. Aujourd’hui, les autorités tunisiennes ne traitent pas avec la Libye profonde.

    On constate une absence de volonté et un manque d’engagement au niveau du ministère des Affaires étrangères, alors même que les Tunisiens sont très nombreux en Libye. Sur le terrain, une coopération existe par contre sur le plan sécuritaire, surtout pour identifier les mouvements terroristes à la frontière. Mais le problème se pose en termes d’action diplomatique. D’autant plus que les milices peuvent être liées à la fois au politique et impliquées dans des trafics.

    On parle pour certains d’embrigadement, mais l’idéologie de Daech n’est pas un mal incurable.

    Des associations appellent les autorités tunisiennes à agir également pour les Tunisiens, adultes et enfants, détenus en Libye et soupçonnés d’activités terroristes. Quelles peuvent être leurs marges de manœuvre ?

    Il faut absolument rapatrier les enfants, qui ne sont pas responsables de leur situation. On parle pour certains d’embrigadement, mais l’idéologie de Daech n’est pas un mal incurable. Nombre de Tunisiens pensent que le terrorisme vient de Libye, tandis qu’en Libye on dit l’inverse, car nombre de chefs de groupes terroristes sont Tunisiens. Je pense que la Tunisie a encore du mal à soulever cette question, par déni. Il n’y a pas de volonté de la part de la Tunisie d’ouvrir ce dossier du terrorisme.

    Un congrès libyen est attendu en cette rentrée. Quel rôle peut jouer la Tunisie pour aider à la stabilisation politique de son voisin ?

    La Tunisie a tout intérêt à jouer un rôle dans cette rencontre, mais on ne perçoit pas une telle volonté. C’est juste une réunion dont la date exacte n’est pas encore fixée, mais qui est décriée en Libye car elle risque de ramener une nouvelle élite autour la table des négociations, et que celle-ci souhaitera aussi récupérer sa part de pouvoir. On évoque en effet l’invitation de 170 à 300 personnalités, qui réclameront sans doute ensuite leur représentativité.

    On constate qu’à part les armes, rien ne sert en Libye. Mais beaucoup de ceux qui vivent de la rente institutionnelle, sans réelle légitimité, ne veulent pas se défaire de leurs privilèges. Le premier obstacle à la démocratie est l’élite politique. Selon moi, derrière cette dernière, toute la société libyenne avec sa complexité ne parvient pas à s’exprimer.

    Le gouvernement Sarraj, avec qui traite la Tunisie, n’a aucune emprise sur le terrain, sa légitimité est réduite.

    Les autorités tunisiennes ont aussi choisi d’inviter le Premier ministre libyen, Fayez al-Sarraj, au trentième sommet de la Ligue arabe prévu le 31 mars à Tunis. Sur le plan bilatéral, que peut-on attendre de cette visite ?

    Le gouvernement Sarraj, avec qui traite la Tunisie, n’a aucune emprise sur le terrain, sa légitimité est réduite. Certains groupes qui lui sont théoriquement affiliés- étant payés par l’État qui leur sous-traite la question sécuritaire- sont en fait des corps miliciens qui prennent un nom de brigade mais lui échappent. Il est seulement en position de signer des chèques mais la Tunisie est dans l’obligation d’accepter cet interlocuteur.

    Je conseillerais toutefois aux autorités d’inviter les autres belligérants avant la tenue de ce sommet arabe : le président du parlement, le général Haftar, et pourquoi pas d’autres clans. Cela lui permettrait de se tenir à égale distance de tous et de ne pas être partie prenante.

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