Category: Afrique

  • Union africaine: un rapport interne déplore des discriminations homme-femme

    Union africaine: un rapport interne déplore des discriminations homme-femme


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 10:55

    Le 23 novembre, l’Union africaine a publié un rapport sur le harcèlement de son personnel féminin. Une enquête interne commandée au mois de mai par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. Les investigations ont été diligentées par la Sénégalaise Bineta Diop, envoyée spéciale de l’institution sur les questions de femmes, paix et sécurité en Afrique. Les témoignages recueillis par son équipe révèlent qu’au-delà du harcèlement sexuel, les femmes travaillant au sein de l’UA subissent aussi et surtout des discriminations professionnelles.

    Ce n’est pas seulement des cas de harcèlement sexuel. Il y a l’intimidation, le fait de la promotion des hommes. Dans certains départements, vous ne trouvez pas de femmes au niveau du dessus. Et pourtant l’Union africaine a la parité, au plus haut niveau, cinq commissaires femmes sur dix. Donc vous voyez très bien qu’il y a des politiques, mais l’application pour que ça aille à tous les niveaux, c’est là où le bât blesse.

    Bineta Diop, envoyée spéciale de l’Union africaine sur les questions de femmes, paix et sécurité en Afrique

    26-11-2018
    – Par
    Clémentine Pawlotsky

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  • Mauritanie: Oualata essaye d’oublier la peur du terrorisme

    Mauritanie: Oualata essaye d’oublier la peur du terrorisme


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 13:36

    En Mauritanie, le défilé du 28 novembre, fête de l’Indépendance, aura lieu dans la ville de Néma en présence du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans la même région, vient de se terminer le Festival des villes anciennes, qui s’est tenu cette année dans la petite localité historique de Oualata. Si aucun acte de terrorisme n’a été perpétré dans cette région proche du Mali depuis une dizaine d’années, les touristes occidentaux sont rares à s’aventurer jusque-là. Les autorités mauritaniennes, elles, assurent que tout a été mis en œuvre pour sécuriser les frontières du pays, mais la situation reste fragile.

    Reportage à Oualata

    26-11-2018
    – Par
    Olivier Fourt

    Oualata, on la surnomme « la petite sœur de Tombouctou ». D’ordinaire si calme, elle a vécu cette semaine au rythme du festival. Les ornements des portes de l’ancienne cité caravanière viennent d’être repeints, figures géométriques blanches sur ses murs bruns, Oualata s’est faite plus belle pour accueillir ses invités de marque.

    Mohamed Adnan Beyrouk est le président de ce festival : « Les villes anciennes pour nous, c’est toute notre histoire, c’est notre patrimoine, c’est notre identité commune. Chaque année, le festival reçoit plusieurs milliers de visiteurs ».

    Un appel aux touristes

    Pas de touristes occidentaux dans les ruelles ensablées de Oualata, mais si certains voyagistes ont de nouveau inscrit la visite à leur catalogue. Les Mauritaniens, eux, se sentent en sécurité. Ils sont venus de toute la région. Oualata est en zone dite « à régime spécial », sous surveillance étroite des militaires mauritaniens.

    « Effectivement, nous sommes dans l’extrême sud-est. Il y a dix ans, c’était une ville quasiment abandonnée parce qu’il a eu en fait ce développement un peu catastrophique du terrorisme dans la sous-région. La Mauritanie il y a dix ans était un pays aux frontières extrêmement poreuses, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Je crois que ce festival a été une aubaine pour ces vieilles citées. Notre pays est sécure et nous en sommes fiers », explique Mohamed Mahmoud Ne, le directeur de l’Office national du tourisme.

    Vers deux heures du matin, la musique s’arrête. Mais les hommes de la garde nationale, stationnés dans le fort colonial qui surplombe la ville, gardent un œil sur la cité endormie.

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  • Côte d’Ivoire: le PDCI lance une vaste campagne d’adhésion

    Côte d’Ivoire: le PDCI lance une vaste campagne d’adhésion


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 07:50

    Le PDCI a lancé samedi 24 novembre une grande campagne d’adhésion de ses militants. Cette opération d’identification des supporters du parti historique va s’étaler jusqu’à la présidentielle de 2020. Ambitieuse, la formation politique d’Henri Konan Bédié vise à recruter un million de nouveaux militants. Ainsi, le PDCI veut mesurer son poids réel avant de partir à la conquête du pouvoir.

    Les applaudissements retentissent dans la salle de conférence de la maison du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) lorsque l’orateur annonce que plus de 5 300 nouveaux adhérents ont retiré leur carte de membre pour cette seule journée de lancement d’identification des militants.

    Les principaux cadres du parti sont présents, et, tour à tour, prennent la parole et détaillent la marche à suivre pour rejoindre le groupe politique.

    A l’extérieur, des dizaines de personnes attendent patiemment leur tour pour récupérer leur carte. Déçus par la politique du président Alassane Ouattara, ces sympathisants veulent désormais passer au statut de véritable militant. « Nous sommes dans un temps de paix de notre pays, explique l’un d’entre eux. J’ai décidé de venir adhérer à mon parti et participer à toutes les décisions qui seront prises au niveau de mon parti. La gouvernance actuelle ne nous convient pas parce que c’est un club d’amis qui s’est accaparé le pays, donc le PDCI veut mettre de l’ordre ».

    La reconquête du pouvoir

    Depuis sa rupture avec l’alliance présidentielle en août dernier et la défaite aux élections locales du 13 octobre, le parti historique ivoirien n’a plus qu’une idée en tête : la reconquête du pouvoir, perdu en 1999 suite à un coup d’État militaire.

    « L’objectif aujourd’hui : fixer le cap du PDCI, explique Anaman Yabo Narcisse, le premier vice-président du bureau exécutif de la Jeunesse urbaine du PDCI (JPDCI). Toutes les actions qui sont posées vont dans ce sens. Donc tout ce qui se fait actuellement qui aide de nouvelles adhésions, doit concourir également à ce que le PDCI revienne au pouvoir en 2020 ».

    Le parti vise 500 000 adhésions dans les trois prochains mois, le double d’ici la présidentielle de 2020.

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  • Putsch manqué au Burkina en 2015: le général Gilbert Diendéré à la barre

    Putsch manqué au Burkina en 2015: le général Gilbert Diendéré à la barre

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  • Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord

    Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 04:44

    Après des débuts laborieux, l’opération Désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR) prend peu à peu forme dans le nord du Mali. Environ 1 500 combattants de l’ex-rébellion et des groupes armés proches de Bamako ont déposé les armes, dans trois localités du nord du Mali. Le processus se poursuit.

    Les premiers à déposer les armes sont les combattants d’une unité mixte, notamment composée de combattants de l’ex-rébellion (la CMA) et ceux des groupes armés proches de Bamako.

    A ceux-là, il faut ajouter les combattants de groupes armés dissidents, mais qui ont accepté d’intégrer le processus de paix. L’opération DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) a plutôt avancé. A Tombouctou, Gao et Kidal, trois localités du Nord, un peu plus de 400 combats ont en moins de deux semaines déposé les armes.

    A en croire les acteurs, l’ambiance est plutôt conviviale sur le terrain. Mohamed El Maouloud Ramadane, l’un des porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), confie par exemple que si le cap est maintenu, le processus devrait même s’accélérer.

    Des problèmes qui ralentissaient le déroulement de l’opération ont trouvé solution. Par exemple, des combattants qui se sont bombardé « général », tenaient à être intégrés dans l’armée malienne avec ce grade. Cela a été refusé. A terme, plus de 30 000 combattants sont ciblés pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion.

    Un couac quand même à Kidal : des éléments de groupes dissidents n’ont pas été autorisés par la CMA (ex-rébellion) à rentrer dans la ville pour le désarmement.

    Les deux poumons de l’organisation de l’opération sont la Commission nationale du DDR (qui a reçu de l’Etat malien pour le démarrage de l’opération environ 300 millions de FCFA) et la mission de l’ONU au Mali, qui outre des primes à chaque combattant qui désarme a déjà mobilisé 114 millions de FCFA.

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  • Togo: la Céni ira jusqu’au bout avec ou sans l’opposition

    Togo: la Céni ira jusqu’au bout avec ou sans l’opposition


    Par
    RFI

    Publié le 24-11-2018
    Modifié le 24-11-2018 à 14:28

    Au Togo, la contestation se fait entendre avant les élections législatives prévues le 20 décembre. L’opposition dénonce des irrégularités dans la préparation et boycotte les travaux de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). De son côté, la Céni assure, lors d’une conférence de presse, vendredi 23 novembre, qu’elle ira jusqu’au bout avec ou sans les membres de l’opposition. Elle continue ainsi sa préparation des scrutins, notamment le recensement des électeurs.

    Il n’y a pas eu de commentaires sur les huit membres de l’opposition qui boycottent toujours les travaux de la Céni et pas de commentaires non plus sur le message de la conférence des évêques du Togo qui estime que l’organisation unilatérale des élections législatives du 20 décembre risque de conduire, de nouveau, le pays vers le chaos. « Ce débat est utile dans une autre arène. Pas à la Céni », répond le professeur Kodjona Kadanga, président de la Céni.

    Le président de la commission électorale nationale indépendante a par ailleurs fait d’autres annonces. « A ce stade, nous pouvons dire qu’à l’issue de ces opérations de fin de traitement de données, en guise de tendance et sous réserve, après la compilation des données des données des 38 Céli [Commissions électorales locales indépendantes], à ce jour, les résultats sont les suivants : total des enrôlés : 3 millions 48 599 pour les deux zones », a déclaré Kodjona Kadanga, président de la Céni.

    Ces données, issues du recensement, sont en cours de traitement, selon le président de la Céni, dont l’objectif est d’enlever les doublons et d’apurer la liste pour obtenir un fichier électoral fiable et définitif. La coalition des quatorze partis de l’opposition, en dialogue avec le pouvoir, refuse de prendre part à ce processus électoral. Pourtant, 816 candidats issus de douze partis politiques et plus d’une quinzaine de listes d’indépendants convoitent les 91 sièges en jeu à l’Assemblée nationale.

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  • RDC : obsèques des deux étudiants tués lors d’une manifestation

    RDC : obsèques des deux étudiants tués lors d’une manifestation


    Par
    RFI

    Publié le 24-11-2018
    Modifié le 24-11-2018 à 14:24

    En République démocratique du Congo (RDC), la levée des corps des deux étudiants tués la semaine dernière, a eu lieu vendredi 23 novembre, à Kinshasa. Les étudiants de l’université de la capitale, l’Unikin, ont été abattus par les balles de la police alors qu’ils manifestaient pour réclamer la reprise des cours après deux mois de grève des leurs professeurs. Partagés entre tristesse et colère, leurs camarades leur ont rendu hommage.

    Dès 9h00 du matin, plusieurs centaines d’étudiants se sont réunis devant la morgue des cliniques universitaires. Ils ont chanté contre la police et le pouvoir en place. Les deux corps ont été sortis du bâtiment deux heures plus tard. La tension était vive. Les deux familles se sont mises à l’écart. Les étudiants ont récupéré les cercueils de leurs amis, les ont posés sur leurs épaules et ont fait le tour du campus au pas de course. La première destination fut le home 10 où logeaient les deux étudiants. Une estrade funéraire y a même été même installée.

    Après ces hommages à l’université, les étudiants, par centaines, ont quitté le campus et sont allés déposer les cercueils dans deux funérariums, dans les communes de Lemba et de Limete où attendaient les familles.

    Le procès de deux policiers, présumés auteurs de ces deux tirs, a également débuté. Pendant ce temps, les professeurs n’ont toujours pas repris les cours.

    Nous sommes tellement en colère. On vient de tuer nos deux camarades inopinément. Les étudiants sont fâchés.

    Reportage à l’université de Kinshasa

    24-11-2018
    – Par
    Patient Ligodi

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  • Guinée: nouveau dispositif sécuritaire à Conakry

    Guinée: nouveau dispositif sécuritaire à Conakry


    Par
    RFI

    Publié le 24-11-2018
    Modifié le 24-11-2018 à 14:18

    Après des semaines de violences en marge de manifestations, les autorités ont annoncé la création de patrouilles mixtes composées de policiers, de gendarmes et de militaires. Les premières ont commencé à circuler, mais elles sont critiquées par la société civile. Deux semaines après la mort de deux jeunes manifestants et celle d’un policier, battu à mort par des habitants le lendemain, plusieurs organisations considèrent que ce dispositif risque d’aggraver encore les tensions sociales dans la capitale guinéenne.

    Des policiers, des gendarmes et des militaires patrouillant ensemble sur les grands axes de Conakry, l’image inquiète de nombreux habitants des quartiers réputés favorables à l’opposition. De nombreuses organisations de la société civile s’inquiètent également, notamment le Balai citoyen qui voit dans ce dispositif une violation flagrante de la Constitution selon laquelle l’armée ne participe pas aux opérations de maintien de l’ordre.

    Face aux critiques, le directeur de l’information du ministère de la Défense a pris soin de préciser que cette opération de sécurité avait pour unique but de lutter contre la criminalité. D’ailleurs, explique une source sécuritaire, aucune patrouille ne sera placée sous le commandement d’un militaire, mais sous le commandement du plus haut gradé de police ou de gendarmerie.

    Mais cette même source précise cependant que si les jours de manifestations, seuls les policiers et les gendarmes seront mobilisés, des militaires pourraient quand même participer à des opérations nocturnes.

    Inquiétude de la société civile

    Le Balai citoyen exige l’immatriculation de tous les véhicules des patrouilles mixtes, dans le but d’éviter d’éventuelles « bavures et dérives », explique l’organisation.

    Ce nouveau dispositif sécuritaire inquiète également l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH). D’autant plus que pour l’instant, les patrouilles mixtes sont déployées uniquement sur l’axe qui traverse les quartiers réputés favorables à l’opposition. « On ne les voit pas sur les autres grandes routes de Conakry », explique Alseny Sall, chargé de programme à l’OGDH.

    « J’ai trouvé cette mesure d’abord illégale et inopportune. Si nous prenons la loi sur le maintien d’ordre public, notamment dans l’article 3, cette loi est claire et dit : le maintien d’ordre public en temps normal, c’est la police qui est chargée de maintenir l’ordre public. Et en fonction des intensités des violences, la gendarmerie peut intervenir subsidiairement. En aucun cas, en temps normal, les forces armées ne peuvent intervenir directement dans le cadre du maintien de l’ordre public. C’est inquiétant parce que, si vous constatez dans les faits, c’est un seul axe qui est occupé, notamment l’axe Hamdalaye-Bambeto-Cosa. C’est là que ces patrouilles sont déployées en grande force. Dans les autres axes de la capitale, vous ne les trouverez pas. Pour moi, c’est une sorte de stigmatisation de cet axe. Et je pense que le fait de déployer aujourd’hui l’armée le long de cet axe ne va pas apaiser davantage. »

    Dispositif justifié, selon les autorités

    Les autorités guinéennes assurent de leur côté que ce nouveau dispositif est tout à fait légal et justifié, compte tenu du contexte sécuritaire.

    « Quand il y a des situations exceptionnelles, la loi est claire : sur réquisitions, on peut bien faire appel à l’armée pour appuyer les forces de sécurité et de gendarmerie, explique Elhadj Cellou Camara, le directeur de l’Information et des relations publiques des armées. La loi est très claire là-dessus. Donc il est totalement faux de dire qu’il n’est pas écrit que l’armée peut participer à des patrouilles mixtes pour sécuriser une zone où il y a l’insécurité galopante. »

    Le directeur de l’Information et des relations publiques des armées estime que « lorsque la sécurité d’un territoire est menacée, lorsqu’une partie d’un pays est menacé, lorsque les forces de défense et de sécurité constatent qu’il y a menace sur la vie des personnes, sur leurs biens, ce rôle de sécuriser le pays revient à l’Etat. Et l’Etat a pris des dispositions dans ce sens. »

    Elhadj Cellou Camara ajoute que les patrouilles mixtes ne sont pas uniquement déployées dans les quartiers réputés favorables à l’opposition. « Ces patrouilles concerneront toute la ville de Conakry », assure-t-il. Cette présence militaire inquiète au sein de la population et de la société civile. Les autorités se veulent rassurantes. Ecoutez Rachid Ndiaye, ministre d’Etat, conseiller spécial du président Alpha Condé :

    Il n’y a aucune volonté d’utiliser les forces de l’ordre contre une zone parce qu’elle appartient à l’opposition.

    Rachid Ndiaye, conseiller spécial du président guinéen

    24-11-2018
    – Par
    Clémentine Pawlotsky

    Rachid Ndiaye, le conseiller spécial du président guinéen, précise que si l’armée est statique la journée, elle est néanmoins habilitée depuis plusieurs années à circuler la nuit. Un dispositif destiné à lutter contre le banditisme et la criminalité.

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  • Mort de deux jeunes: la version des autorités guinéennes

    Mort de deux jeunes: la version des autorités guinéennes

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  • RDC: les évêques dressent un tableau sévère du processus électoral

    RDC: les évêques dressent un tableau sévère du processus électoral


    Par
    RFI

    Publié le 24-11-2018
    Modifié le 24-11-2018 à 08:23

    Eviter une « parodie d’élection » le 23 décembre prochain. Tel est le sens du message diffusé ce vendredi 23 novembre par les évêques de RDC à l’issue de leur assemblée extraordinaire destinée à « évaluer le processus électoral ». Les conditions d’une élection crédible ne sont pour l’instant pas réunies, estiment en substance les évêques. La Cenco formule une série de recommandations mais dresse surtout un constat sévère.

    Des manifestations toujours réprimées, pas d’équité dans l’accès aux médias publics, des opposants en prison ou en exil, et une classe dirigeante « corrompue » qui pratique l’« abus de pouvoir »… Les évêques dressent un tableau sombre de la situation, au deuxième jour de la campagne électorale.

    L’abbé Nsholé, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) : « Nous observons aussi que, contrairement aux dispositions légales, des agents de la territoriale et des administratifs, des ministres et des chefs de village sont contraints de battre campagne pour une seule tendance politique. Et les moyens de l’Etat sont réquisitionnés et mis à la disposition d’une seule plateforme en politique. Ce qui consacre l’inégalité des chances, inadmissible dans une compétition démocratique ».

    Les machines de la discorde

    Ce tableau permet-il d’aller aux élections sans que les résultats ne soient contestés, s’interrogent les évêques ? Ils demandent à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de trouver un consensus sur l’utilisation ou non de la machine à voter.

    « Nous pensons qu’il est encore possible de trouver un consensus sur l’utilisation ou non de la machine à voter, estime l’abbé Nsholé. Si l’usage de cette machine s’avérait inéluctable, nous demandons à la Céni de rassurer le peuple congolais que la machine ne sera exclusivement utilisée que pour l’identification des candidats et l’impression des bulletins de vote, de procéder uniquement au comptage manuel des voix et d’afficher les procès-verbaux dans tous les bureaux de vote et de dépouillement le même jour, autrement elle jetterait le discrédit sur le résultat du scrutin ».

    « Leadership nouveau »

    Les évêques ne se prononcent pas en faveur de l’un ou l’autre des candidats, mais appellent les Congolais à opter pour un « leadership nouveau » : « Nous vous prévenons contre des beaux parleurs et des vendeurs d’illusion. Méfiez-vous surtout de ceux qui distribuent l’argent pour acheter vos voix ».

    Les évêques estiment qu’il est encore temps de rectifier le tir, mais s’adressent déjà à la communauté internationale pour lui demander de ne prendre en considération que des résultats qui soient « conformes à la vérité des urnes ».

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