Category: Afrique

  • Beyrouk raconte les sociétés maures aux prises avec le fanatisme

    Beyrouk raconte les sociétés maures aux prises avec le fanatisme


    Par
    Tirthankar Chanda

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 16:14

    Couronné par le prestigieux prix Amadou Kourouma pour son troisième roman Le Tambour des larmes (2015), l’écrivain mauritanien Beyrouk s’est imposé comme l’une des grandes plumes des lettres africaines. Empreint de lyrisme et convoquant des personnages de femmes à la fois lumineux et puissants, les romans de Beyrouk mettent en scène des sociétés patriarcales sahariennes se frayant difficilement leur chemin vers la modernité. Son nouveau roman Je suis seul raconte le triste destin d’une cité du désert tombée aux mains des fanatiques religieux.

    « Je n’ai jamais arrêté de lire », aime répéter le romancier Beyrouk, natif d’Atar, ville du nord de la Mauritanie, et fils d’un père instituteur à l’école coloniale. Si c’est à son père qu’il doit avoir connu Victor Hugo et les grands classiques de la littérature française, le romancier doit à sa propre curiosité sa découverte des gestes et des légendes des sociétés sahariennes.

    Proche de la tradition des conteurs mauritaniens qui sont très poétiques dans leurs déclamations, le Mauritanien a écrit un recueil de nouvelles et quatre romans, situés au carrefour des traditions européenne et africaine. Racontés dans une langue puissamment poétique, la fiction de Beyrouk met en scène la réalité encore féodale des sociétés maures du désert, avec des figures de femmes saisissantes d’irrévérence et de courage. Je suis seul, le nouveau roman sous la plume de cet auteur mauritanien francophone, s’inscrit dans cette lignée.

    En attendant Nezha

    A mi-chemin entre En attendant Godot et Les Mille et une nuits, ce nouveau roman raconte un récit haletant de trahison et de survie de l’amour au temps de haine et de violence jihadistes. Il faut lire ce livre bref et intense d’une centaine de pages comme un conte des temps modernes, avec ses sultans misogynes et ses Schéhérazades qui s’activent dans les coulisses contre l’obscurantisme.

    Au cœur de l’intrigue, l’attente becketienne jamais comblée d’un sauveur (d’une sauveuse, en l’occurrence), sur fond de déréliction et de néant qui menacent de toutes parts. Construit comme un monologue intérieur ou une soliloque, Je suis seul donne à entendre la parole d’un narrateur sans nom pris au piège de ses propres défaillances et de l’Histoire avec un grand « H ».

    L’homme est un bon vivant, un intellectuel opportuniste, recherché par les fondamentalistes à cause de ses articles dans la presse se moquant de la religion. Il n’a pas vu venir la chute du régime qu’il soutenait. Sa ville a été prise d’assaut par les jihadistes qui font régner la terreur et la haine au nom de la pureté religieuse. L’homme a dû trouver refuge dans la maison de son ancienne compagne, Nezha. Elle le cache dans une chambre étroite, les volets tirés : elle lui a interdit d’allumer la lumière de peur d’attirer l’attention des fanatiques qui paradent dans les rues. Dans la pénombre et le silence, l’homme traqué attend le retour de la belle Nezha, pour qu’elle l’aide à quitter la ville. Mais celle-ci, sortie vaquer à ses occupations, tarde à revenir. « Combien de temps durera encore cet enfermement ? », s’interroge le prisonnier. « Combien de temps supporterais-je de rester claquemuré dans un caveau sombre où la lumière est interdite ? » Cet huis clos est le décor oppressant où se déroule l’action du roman.

    L’attente du protagoniste est ponctuée de flashbacks sur son passé. Ascension, amour, trahison. L’homme se souvient de la jeune Nezha qu’il avait autrefois aimée, avant de l’abandonner pour les beaux yeux de Selma. Fille du maire tout-puissant de la cité, celle-ci l’avait séduit pour mieux asservir ses talents d’écriture à la cause des siens. « C’est vrai, se souvient le narrateur, c’était plutôt flatteur, la fille du maire qui courait après moi, «  tu es fou me disaient mes amis, c’est une chance, ne la laisse pas passer » et elle était belle aussi, Selma, et elle avait les seins orgueilleux des filles de parvenus, et le sourire insolent des beautés qui se savent, moi, je n’ai fait que tendre les mains pour recueillir les raisins de ma lâcheté, j’ai tout acheté à la fois, le mépris de moi-même, la voiture, le boulot, l’argent, et une femme que je n’aimais pas. »

    La revanche de l’Histoire

    L’histoire de cet homme sans nom ressemble à celle de beaucoup d’auxiliaires du pouvoir dans des pays musulmans. Complices des régimes corrompus et des « buveurs de sang » des populations vivotant dans la misère, ces affidés ambitieux des puissants du moment n’imaginent pas que les oubliés et les humiliés de l’Histoire peuvent se venger en s’appuyant sur les forces obscures de la société.

    Journaliste de profession, le narrateur-protagoniste de Je suis seul avait fait autrefois la Une de son journal avec son article intitulé « No pasaran », qui faisait l’éloge du régime véreux en place et exaltait l’héroïsme de ses soldats. Or ces armées héroïques n’ont pas su résister aux soldats ennemis qui «  sont rentrés dans la ville sans même combattre ou très peu », alors que les puissants ont pris la fuite, « emportant avec eux les fruits de leur ultime pillage ».

    Son aveuglement intéressé de jadis n’empêche pas le héros ou plutôt l’anti-héros de Beyrouk de faire preuve de perspicacité dans son analyse de la nature du régime islamiste qui a pris le pouvoir dans sa ville. Il les qualifie de « barbares », qui « ne connaissent pas de luminosités, qui ont le corps rêche et l’esprit retors ». « Tout s’est éteint ici, même l’esprit ».

    Et d’ajouter : « Quand on n’aime pas le soleil qui se lève ou se couche, quand on n’aime pas le sourire d’un enfant, quand on n’aime pas le corps et les cheveux des femmes, quand des petites choses ne vous ravissent pas, par exemple un enfant nu qui échappe à sa mère et qui court, court, de ses petites jambes, ou des jeunes gens qui se regardent, l’amour dans les yeux , ou je ne sais quoi encore d’ordinaire et de beau ; quand vous avez l’esprit sec et que le corps vous brûle de vouloir tout brûler, on devrait bien vous aider, vous pousser à quitter un monde que vous haïssez et qui bien sûr ne peut pas vous aimer… » Pour lui, ces fanatiques sont plus proches de la mort que des vivants, des ténèbres que du soleil.

    Poésie du désespoir

    Il y a une grande lucidité et surtout beaucoup de poésies dans ces lignes. Une poésie du désespoir, qui est devenue la marque de fabrique des récits de Beyrouk. Ce lyrisme constitue l’originalité de ce livre inspiré des violences terroristes devenues le quotidien de notre monde. Il va bien avec la tragédie que raconte ce roman, une tragédie qui dépasse la première personne du titre pour englober l’ensemble de la société humaine, menacée par la haine destructrice et la terreur sans fin des lésés, des marginaux et des croyants.

    Plusieurs fois primé pour son univers proche du théâtre antique, le Mauritanien livre avec ce quatrième opus une nouvelle version du désespoir et de la révolte d’Antigone. Ici, Antigone s’appelle Nezha, gardienne loyale, mais « gardienne de quoi, elle ne sait pas elle-même, gardienne peut-être de ses souvenirs, des promesses de bonheur qui sont devenues fumée », comme l’écrit Beyrouk avec ce sens du tragique qui caractérise son oeuvre..


    Je suis seul, par Beyrouk. Editions Elyzad (Tunis), 106 pages, 14 euros.

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  • Sénégal: inquiétude suite à l’augmentation des frais des universités françaises

    Sénégal: inquiétude suite à l’augmentation des frais des universités françaises


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 14:59

    Les étudiants étrangers, hors Union européenne, paieront plus cher leur inscription dans les universités en France. Dès la rentrée 2019, pour s’inscrire en licence par exemple ce sera 2 770 euros contre 170 euros actuellement. A noter que près d’un étudiant étranger sur deux est Africain. Au Sénégal, l’annonce ne passe pas.

    Etudiant à l’université Cheikh Anta Diop, Farba Niane, costume à fines rayures serait bien parti en France : « Non, là je n’y pense même pas. Je suis étonné. C’est énorme ». « Enorme », le coût d’une d’inscription l’année prochaine. Le calcul est simple : les frais dans les facultés françaises ont été multipliés par quinze.

    Fatoumata Barry en sciences économiques renonce à finir sa licence en France : « Ça deviendra un rêve qui a été épuisé pour un bon nombre d’étudiants. Maintenant avec cette augmentation, je ne pense pas pouvoir en bénéficier. Mon niveau de vie, ma situation économique ne va pas pouvoir me permettre de faire ça. Donc c’est mon cas, et je sais que c’est le cas de beaucoup de personnes ».

    Pourquoi une telle mesure ? Tous s’interrogent à l’image de Steven Sene, le président de l’amicale des étudiants : « C’est un moyen pour tout simplement limiter l’arrivée des Africains en masse en France. Ici, c’est extrêmement difficile de pouvoir exceller, par exemple dans l’enseignement supérieur. Donc ce sont les facteurs qui poussent les étudiants, la pauvreté et tout. On pourrait investir dans le pays, rester dans le pays, mais il va falloir que l’Etat accompagne ces étudiants ».

    « C’est aux étudiants de s’adapter », ce sont les mots du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. En 2017, la France a accueilli dans ses universités près de 10 000 Sénégalais.

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  • Putsch manqué de 2015 au Burkina: Diendéré s’explique pour la première fois

    Putsch manqué de 2015 au Burkina: Diendéré s’explique pour la première fois


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 14:37

    Au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré est dans le box des accusés, ce lundi, dans le cadre du procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015. L’ex-chef d’état-major de Blaise Compaoré est accusé d’attentat à la sûreté de l’état, meurtres, coups et blessures volontaires. Depuis cinq mois, plus de 80 personnes ont déjà été entendues, mais c’est la première fois depuis l’ouverture de ce procès que l’ex-bras droit de l’ancien président donne sa version des faits.

    « Nous appelons à la barre le général Gilbert Diendéré », c’est par ses mots que le président du tribunal a invité le général Gilbert Diendéré à la barre. Tenue de combat « terre » du Burkina, béret rouge vissé sur la tête, l’ex-chef d’état-major particulier de l’ancien président Blaise Compaoré s’est avancé et a fait le salut militaire.

    Après lui avoir présenté les faits qu’on lui reproche, le président du tribunal a demandé au général Gilbert Diendéré de reconnaître les faits. Mais avant toute chose, le général Diendéré a tenu à présenter ses condoléances aux familles éplorées, et de souhaiter une meilleure santé aux blessés.

    Il réfute être le cerveau

    « Je n’ai ni commandé ni planifié ni organisé ni exécuté ce que certains appellent le coup d’Etat », précise alors le général. Il explique que le coup d’Etat est l’œuvre de soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle. Et face à la vacance du pouvoir constatée par les sages appelés à la rescousse, et alors que les soldats avaient refusé de libérer le président et les membres du gouvernement après les différentes manifestations, le général s’est vu obligé de prendre la tête du coup d’Etat, déclare-t-il au tribunal, bien que n’ayant pas été au début de l’action, pour éviter que le pays ne tombe pas dans le chaos.

    Quelques minutes après, le président du tribunal a suspendu l’audience le temps de réaménager la salle, car de nombreuses personnes étaient encore à l’extérieur. Lors des audiences du jour, le général doit revenir sur le contexte général qui prévalait avant le coup d’Etat au sein de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle et au sein de l’armée burkinabè.


    ■ Un homme discret au cœur du système

    Malgré ses près de deux mètres de haut, Gilbert Diendéré a toujours préféré la discrétion. Parlant peu et laissant la lumière à son compagnon d’armes, Blaise Compaoré.

    Dès le début des années 80, ce militaire athlétique a travaillé dans l’ombre, mais tout près des dirigeants du Burkina Faso. Lorsque Thomas Sankara a pris la tête du pays en 1983, c’est Gilbert Diendéré qui en a fait l’annonce à la radio. Avant d’être soupçonné quelques années plus tard d’avoir participé à l’assassinat du jeune leader panafricaniste, dont il a supervisé l’arrestation.

    A ce moment-là, en 1987, Gilbert Diendéré est à la tête du régiment de sécurité présidentielle, unité d’élite qu’il dirige pendant trente ans. Cette fonction le place au cœur du système. Durant toutes ces années, il a déjoué une tentative de coup d’Etat, géré de nombreux dossiers sensibles comme le Libéria ou la Côte d’Ivoire. A tel point, qu’un journal burkinabè a dit de lui qu’il savait à l’avance les coups d’Etat se préparant dans la région. Toutes les informations recueillies par les services de renseignements passaient par lui, et il était également un interlocuteur privilégié des Américains et des Français, ce qui l’a conduit à jouer un rôle important dans les négociations pour la libération d’otages occidentaux.

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  • Yves Dabila attend son heure avec Lille et la Côte d’Ivoire

    Yves Dabila attend son heure avec Lille et la Côte d’Ivoire

    Yves Dabila, 21 ans, s’installe lentement mais sûrement, que ce soit avec son club, Lille, ou en équipe nationale de Côte d’Ivoire. Ce défenseur central, réputé pour son sérieux, espère néanmoins jouer plus souvent en Championnat de France et disputer la Coupe d’Afrique des nations 2019 avec les « Eléphants ».

    Ce 25 novembre, Yves Dabila a disputé le septième match de sa saison 2018-2019 avec Lille. L’Ivoirien âgé de 21 ans était titulaire lors d’une défaite 2-0 à Nice, en Championnat de France (Ligue 1). C’était sa première apparition depuis un match de Coupe de la Ligue à Strasbourg (0-2), le 30 octobre.

    Depuis plusieurs mois, le temps de jeu du jeune défenseur central est, de fait, assez aléatoire. « Ça ne me perturbe pas, a-t-il toutefois assuré à rfi.fr, le 6 novembre dernier. Je suis en phase d’apprentissage. Je continue à apprendre. Cette situation est bénéfique. Elle me permet de me bonifier progressivement ». Poli et policé, l’intéressé ne revendique rien du tout. « Je suis jeune, répond-il. J’ai devant moi deux cadres, José Fonte et Adama Soumaoro. J’essaie tant bien que mal, lorsque le coach fait appel à moi, de répondre présent. Pour le moment, c’est le plus important ».

    « Toujours rester concentré »

    Peu expérimenté, Yves Dabila tente donc de faire front avec ses armes à un poste qui requiert pourtant pas mal d’expérience. « L’essentiel, c’est de toujours rester concentré, d’être bien à l’écoute de ses coéquipiers et de toujours se mettre au service du collectif  », théorise-t-il.

    Pour progresser, il observe en outre avec attention ses coéquipiers plus expérimentés ainsi que les références internationale en la matière. « En sélection,il y a Eric Bailly, souligne le Lillois. En-dehors de l’équipe nationale, il y a des joueurs comme Sergio Ramos, Thiago Silva, Raphaël Varane qui, pour moi, sont au top top niveau. J’essaie de m’inspirer des côtés positifs de chacun d’eux ».

    De Yopougon à Monaco

    Avant d’arriver dans le Nord de la France en juillet 2017, le natif de Kouassi-Datèkro (Nord de la Côte d’Ivoire) a débuté le football dans un petit club de quartier. En 2010, il est repéré par le Cissé Institut FC, un centre de formation situé à Yopougon. « C’est là-bas que tout a vraiment commencé, raconte-t-il. Petit à petit, on a fait des tournois en Europe. Au niveau local, on a remporté des trophées. On a fait beaucoup de matches jusqu’à ce que j’arrive à Monaco ».

    En 2014, le club de la Principauté, qui évolue dans le Championnat de France, repère le pensionnaire du Cissé Institut FC lors d’une compétition. « Neuf mois après, j’ai intégré l’ASM, se souvient le désormais ex-Monégasque. Ça a été mon point de départ, en Europe ».

    Un début d’apprentissage délicat

    Durant un peu moins de trois saisons, Yves Dabila observe Monaco jouer les premiers rôles en Ligue 1 (L1). Il dispute même la première rencontre de sa carrière avec les pros, un soir de lourde défaite (0-5) en demi-finale de Coupe de France, les futurs champions ayant aligné une équipe bis face au Paris Saint-Germain.

    Conscient du fait qu’il sera difficile de s’imposer dans le Sud, l’Ivoirien se laisse alors séduire par les approches du LOSC. Il s’engage ainsi jusqu’en 2020. Et, après quelques pas en équipe réserve, Yves Dabila intègre progressivement le groupe pro nordiste, au cours d’une saison 2017-2018 très difficile pour les Nordistes. Un contexte particulièrement tendu qui force ainsi le concerné à grandir plus rapidement que prévu.

    Disputer un premier match avec la Côte d’Ivoire…

    Ses premières sorties en L1 sont en tout cas suffisamment convaincantes pour qu’Yves Dabila soit appelé en renfort en équipe nationale, en mars 2018, en vue d’un match amical face au Togo, organisé non-loin de Lille. « Ça avait été un honneur pour moi d’être appelé chez les A, glisse celui qui évoluait alors en sélection des moins de 23 ans. C’était un rêve de gosse. Et puis, ça a été un plaisir de m’intégrer à ce groupe. Parce qu’en équipe nationale, il y a des joueurs qui vivent bien ensemble ».

    Convoqué à plusieurs reprises, Yves Dabila n’a revanche toujours pas revêtu officiellement la tunique des « Eléphants ». « Ce n’est pas frustrant, relativise-t-il une nouvelle fois. Il faut bosser. Le coach [le sélectionneur Ibrahima Kamara, Ndlr] garde un œil sur tout le monde. Quand il voudra faire appel à mes services sur le terrain, ce sera à moi de répondre présent. Il ne faut pas oublier qu’il y a des anciens déjà en place, qui jouent dans des gros clubs. Je les observe et j’apprends à leur contact ».

    …puis la CAN 2019

    Non-retenu pour le match nul en Guinée, qui a qualifié la Côte d’Ivoire à la CAN 2019, Yves Dabila n’en espère pas moins disputer la Coupe d’Afrique des nations, l’été prochain. « C’était l’un de mes grands objectifs, en début de saison, assurait-il, début novembre. Faire une grosse saison avec Lille puis aller au Cameroun, ça fait partie de mes buts ».

    Propos recueillis le 6 novembre 2018,

    Chronologie et chiffres clés

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  • Somalie: un chef religieux tué lors d’un attentat des shebabs

    Somalie: un chef religieux tué lors d’un attentat des shebabs

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  • Union africaine: un rapport interne déplore des discriminations homme-femme

    Union africaine: un rapport interne déplore des discriminations homme-femme


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 10:55

    Le 23 novembre, l’Union africaine a publié un rapport sur le harcèlement de son personnel féminin. Une enquête interne commandée au mois de mai par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. Les investigations ont été diligentées par la Sénégalaise Bineta Diop, envoyée spéciale de l’institution sur les questions de femmes, paix et sécurité en Afrique. Les témoignages recueillis par son équipe révèlent qu’au-delà du harcèlement sexuel, les femmes travaillant au sein de l’UA subissent aussi et surtout des discriminations professionnelles.

    Ce n’est pas seulement des cas de harcèlement sexuel. Il y a l’intimidation, le fait de la promotion des hommes. Dans certains départements, vous ne trouvez pas de femmes au niveau du dessus. Et pourtant l’Union africaine a la parité, au plus haut niveau, cinq commissaires femmes sur dix. Donc vous voyez très bien qu’il y a des politiques, mais l’application pour que ça aille à tous les niveaux, c’est là où le bât blesse.

    Bineta Diop, envoyée spéciale de l’Union africaine sur les questions de femmes, paix et sécurité en Afrique

    26-11-2018
    – Par
    Clémentine Pawlotsky

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  • Mauritanie: Oualata essaye d’oublier la peur du terrorisme

    Mauritanie: Oualata essaye d’oublier la peur du terrorisme


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 13:36

    En Mauritanie, le défilé du 28 novembre, fête de l’Indépendance, aura lieu dans la ville de Néma en présence du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans la même région, vient de se terminer le Festival des villes anciennes, qui s’est tenu cette année dans la petite localité historique de Oualata. Si aucun acte de terrorisme n’a été perpétré dans cette région proche du Mali depuis une dizaine d’années, les touristes occidentaux sont rares à s’aventurer jusque-là. Les autorités mauritaniennes, elles, assurent que tout a été mis en œuvre pour sécuriser les frontières du pays, mais la situation reste fragile.

    Reportage à Oualata

    26-11-2018
    – Par
    Olivier Fourt

    Oualata, on la surnomme « la petite sœur de Tombouctou ». D’ordinaire si calme, elle a vécu cette semaine au rythme du festival. Les ornements des portes de l’ancienne cité caravanière viennent d’être repeints, figures géométriques blanches sur ses murs bruns, Oualata s’est faite plus belle pour accueillir ses invités de marque.

    Mohamed Adnan Beyrouk est le président de ce festival : « Les villes anciennes pour nous, c’est toute notre histoire, c’est notre patrimoine, c’est notre identité commune. Chaque année, le festival reçoit plusieurs milliers de visiteurs ».

    Un appel aux touristes

    Pas de touristes occidentaux dans les ruelles ensablées de Oualata, mais si certains voyagistes ont de nouveau inscrit la visite à leur catalogue. Les Mauritaniens, eux, se sentent en sécurité. Ils sont venus de toute la région. Oualata est en zone dite « à régime spécial », sous surveillance étroite des militaires mauritaniens.

    « Effectivement, nous sommes dans l’extrême sud-est. Il y a dix ans, c’était une ville quasiment abandonnée parce qu’il a eu en fait ce développement un peu catastrophique du terrorisme dans la sous-région. La Mauritanie il y a dix ans était un pays aux frontières extrêmement poreuses, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Je crois que ce festival a été une aubaine pour ces vieilles citées. Notre pays est sécure et nous en sommes fiers », explique Mohamed Mahmoud Ne, le directeur de l’Office national du tourisme.

    Vers deux heures du matin, la musique s’arrête. Mais les hommes de la garde nationale, stationnés dans le fort colonial qui surplombe la ville, gardent un œil sur la cité endormie.

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  • Côte d’Ivoire: le PDCI lance une vaste campagne d’adhésion

    Côte d’Ivoire: le PDCI lance une vaste campagne d’adhésion


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 07:50

    Le PDCI a lancé samedi 24 novembre une grande campagne d’adhésion de ses militants. Cette opération d’identification des supporters du parti historique va s’étaler jusqu’à la présidentielle de 2020. Ambitieuse, la formation politique d’Henri Konan Bédié vise à recruter un million de nouveaux militants. Ainsi, le PDCI veut mesurer son poids réel avant de partir à la conquête du pouvoir.

    Les applaudissements retentissent dans la salle de conférence de la maison du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) lorsque l’orateur annonce que plus de 5 300 nouveaux adhérents ont retiré leur carte de membre pour cette seule journée de lancement d’identification des militants.

    Les principaux cadres du parti sont présents, et, tour à tour, prennent la parole et détaillent la marche à suivre pour rejoindre le groupe politique.

    A l’extérieur, des dizaines de personnes attendent patiemment leur tour pour récupérer leur carte. Déçus par la politique du président Alassane Ouattara, ces sympathisants veulent désormais passer au statut de véritable militant. « Nous sommes dans un temps de paix de notre pays, explique l’un d’entre eux. J’ai décidé de venir adhérer à mon parti et participer à toutes les décisions qui seront prises au niveau de mon parti. La gouvernance actuelle ne nous convient pas parce que c’est un club d’amis qui s’est accaparé le pays, donc le PDCI veut mettre de l’ordre ».

    La reconquête du pouvoir

    Depuis sa rupture avec l’alliance présidentielle en août dernier et la défaite aux élections locales du 13 octobre, le parti historique ivoirien n’a plus qu’une idée en tête : la reconquête du pouvoir, perdu en 1999 suite à un coup d’État militaire.

    « L’objectif aujourd’hui : fixer le cap du PDCI, explique Anaman Yabo Narcisse, le premier vice-président du bureau exécutif de la Jeunesse urbaine du PDCI (JPDCI). Toutes les actions qui sont posées vont dans ce sens. Donc tout ce qui se fait actuellement qui aide de nouvelles adhésions, doit concourir également à ce que le PDCI revienne au pouvoir en 2020 ».

    Le parti vise 500 000 adhésions dans les trois prochains mois, le double d’ici la présidentielle de 2020.

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  • Putsch manqué au Burkina en 2015: le général Gilbert Diendéré à la barre

    Putsch manqué au Burkina en 2015: le général Gilbert Diendéré à la barre

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  • Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord

    Mali: poursuite de l’opération DDR dans le Nord


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 04:44

    Après des débuts laborieux, l’opération Désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR) prend peu à peu forme dans le nord du Mali. Environ 1 500 combattants de l’ex-rébellion et des groupes armés proches de Bamako ont déposé les armes, dans trois localités du nord du Mali. Le processus se poursuit.

    Les premiers à déposer les armes sont les combattants d’une unité mixte, notamment composée de combattants de l’ex-rébellion (la CMA) et ceux des groupes armés proches de Bamako.

    A ceux-là, il faut ajouter les combattants de groupes armés dissidents, mais qui ont accepté d’intégrer le processus de paix. L’opération DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) a plutôt avancé. A Tombouctou, Gao et Kidal, trois localités du Nord, un peu plus de 400 combats ont en moins de deux semaines déposé les armes.

    A en croire les acteurs, l’ambiance est plutôt conviviale sur le terrain. Mohamed El Maouloud Ramadane, l’un des porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), confie par exemple que si le cap est maintenu, le processus devrait même s’accélérer.

    Des problèmes qui ralentissaient le déroulement de l’opération ont trouvé solution. Par exemple, des combattants qui se sont bombardé « général », tenaient à être intégrés dans l’armée malienne avec ce grade. Cela a été refusé. A terme, plus de 30 000 combattants sont ciblés pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion.

    Un couac quand même à Kidal : des éléments de groupes dissidents n’ont pas été autorisés par la CMA (ex-rébellion) à rentrer dans la ville pour le désarmement.

    Les deux poumons de l’organisation de l’opération sont la Commission nationale du DDR (qui a reçu de l’Etat malien pour le démarrage de l’opération environ 300 millions de FCFA) et la mission de l’ONU au Mali, qui outre des primes à chaque combattant qui désarme a déjà mobilisé 114 millions de FCFA.

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