Category: Afrique

  • Madagascar: Rajoelina et Ravalomanana déjà concentrés sur le second tour

    Madagascar: Rajoelina et Ravalomanana déjà concentrés sur le second tour


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 05:01

    A Madagascar, les deux anciens président Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana sont désormais officiellement sur la ligne de départ du second tour de l’élection présidentielle. Mercredi, la Haute cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays a proclamé les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle. Des résultats quasiment identiques aux résultats provisoires publiés par la Céni il y a 12 jours. Andry Rajoelina est en tête avec 39,23% des voix, suivi de Marc Ravalomanana qui obtient 35%. Exit le président sortant Hery Rajaonarimampianina qui arrive en troisième position avec 8,8% des suffrages. Les deux candidats ont accepté les scores annoncés par la HCC malgré leurs critiques sur le traitement des résultats.

    Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, les deux acteurs de la crise de 2009 s’opposeront bel et bien dans les urnes le 19 décembre. Devant un parterre d’officiels malgaches, de membres de la société civile, de représentants de la communauté internationale et de certains candidats les membres de la Haute cour constitutionnelle l’ont confirmé.

    Andry Rajoelina, est le seul ancien président à s’être déplacé pour cette annonce. Toujours critique à l’égard des résultats proclamés, il accepte tout de même ce second tour. « Ce qu’on a constaté, c’est qu’il y a eu beaucoup d’anomalies dans l’organisation et surtout dans le traitement des résultats de l’élection, explique-t-il. Si on s’est présentés, c’est que nous sommes prêts à gagner. Si on s’est présenté, c’est qu’on est prêts à sauver notre pays. Prenez ma main vous tous qui n’êtes pas encore convaincus. Nous allons affronter le deuxième tour et je vais faire tout mon possible pour convaincre ceux qui doutent encore. Venez voter car c’est le moment de changer l’histoire de notre pays ».

    Marc Ravalomanana son concurrent, lui s’est fait représenter par son avocate Me Hanitra Razafimanantsoa. « Il y a trop de bulletins blancs et nuls donc j’appelle les électeurs à venir voter au deuxième tour, c’est notre avenir pour les cinq prochaines années qui est en jeu, affirme-t-elle. Nous allons passer au deuxième tour donc nous sommes prêts. Il y a déjà des tractations et pas mal de candidats qui sont avec nous, pas mal d’associations et pas mal de partis politiques aussi ».

    Ce sont maintenant les stratégies d’alliance qui vont se mettre en place, notamment pour le report des voix des 34 autres candidats. La grande question : qui le président sortant avec ses 8,8% va-t-il soutenir ? La campagne du second tour débute le 4 décembre.

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  • Nigeria: devant l’armée, Buhari s’engage de nouveau à éliminer Boko Haram

    Nigeria: devant l’armée, Buhari s’engage de nouveau à éliminer Boko Haram

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  • [Du côté de chez Mandela] Wally Serote, poète officiel

    [Du côté de chez Mandela] Wally Serote, poète officiel

    Connaissez-vous Carol Ann Duffy (Grande-Bretagne), Tracy K. Smith (Etats-Unis), Georgette Leblanc (Canada) ou Naomi Perquin (Pays-Bas) ? Toutes sont « poètes laurés » de leur pays. Nommées pour des périodes plus ou moins longues, ces jeunes femmes sont invitées à écrire un poème à l’occasion d’un événement important.

    L’Afrique du Sud démocratique a adopté cette coutume, héritée du Saint Empire germanique. Jusqu’à présent, le gouvernement de Pretoria n’a désigné comme « poet laureate » que des auteurs blanchis sous le harnais, tel le barde zoulou Mazisi Kunene (2006), le doux guérillero Keorapetse Kgositsile (2018), et tout récemment Wally Mongane Serote, né en 1944.

    Le visage buriné de Serote dévoile la vie difficile qui fut la sienne, comme si ses rides profondes cachaient des années de colère. Il a tout connu, depuis sa naissance dans le quartier bientôt rasé de Sophiatown : la ségrégation, l’arrestation, le confinement solitaire. Dans sa jeunesse il est séduit par les thèses de la Conscience noire de Steve Biko. Grâce à une bourse Fulbright, il obtient un diplôme de l’université de Columbia, mais sera contraint à l’exil. Il rejoint l’ANC et travaille dans plusieurs pays différents.

    A son retour au pays, en 1990, l’ANC le nomme responsable pour les questions culturelles. Je me souviens de son entrevue avec une délégation française chargée dès 1992 de nouer des contacts : d’un ton soviétique, Wally avait souligné l’importance des arts dans l’émancipation du peuple, laissant pantois son auditoire.

    Depuis, après un mandat de député, il a beaucoup évolué. Il a disparu deux ans pour devenir sangoma, c’est-à-dire un guérisseur traditionnel. A ses amis blancs, dont Nadine Gordimer, il détaillait la part de psychologie qui entre dans le jet des osselets et les vertus réelles des plantes médicinales.

    Le site officiel garant du « Label Afrique du Sud » présente une liste des 31 livres que tout Sud-Africain devrait lire. Dans cette prestigieuse sélection figure le roman To every birth its blood, écrit en 1981 par Wally Serote (traduit en en français sous le titre Alexandra, mon amour, ma colère, par Christine Delanne-Abdelkrim). A juste titre, car en prenant comme modèle le township d’Alexandra, imbriqué dans Johannesburg, l’auteur décrit l’apathie des victimes de l’apartheid, progressivement secouées par les révoltes et la violence sous toutes ses formes.

    En revanche, ses romans suivants m’ont paru plus touffus, moins ancrés dans le vécu. Gods of Our Time en 1999 fait intervenir de nombreux personnages au temps de l’état d’urgence, se demandant comment quitter le pays pour poursuivre le combat. Scatter the Ashes and Go, en 2002, traite du retour peu idyllique d’anciens guérilleros. Rumours, en 2012, se noie dans de longues considérations politiques. Keke, ancien commandant pendant la guerre de libération, se sépare de son épouse et sombre dans la misère. Alors que les filles de ses connaissances se font exclure de leur école pour un Rainbow Act (fellation en groupe), il se fait tabasser en voulant conserver son bout de trottoir. Une jeune Sahélienne l’emmène dans un Mali à peine esquissé, pour des discussions sur le rôle des ancêtres. De retour à Johannesburg, Keke se réconcilie avec son épouse, ses ancêtres et sa famille. Le roman en appelle à une Renaissance africaine, meilleure que la Renaissance européenne, qui était fondée sur l’esclavage.

    Ces dernières années, Serote a piloté la mise en route du Freedom Park à Pretoria. Ce jardin se veut un parcours historique et philosophique, face au massif Voortrekker Monument, glorifiant la saga des pionniers boers.

    Son emploi de poète lauré, tout compte fait, lui convient bien, car c’est dans ce genre qu’il excelle. André Brink s’en inspira pour titrer son roman (Prix Médicis étranger 1980), et bien d’autres vibrèrent en lisant ce poème que Wally Serote dédia à Don M., assigné à résidence.

    C’est une saison blanche et sèche

    les feuilles brunies ne durent pas, leur vie brève se dessèche

    et le cœur brisé, elles plongent doucement vers la terre

    en ne saignant même pas

    C’est une saison blanche et sèche mon frère

    les arbres seuls connaissent la douleur, qui se dressent encore

    secs comme l’acier, leurs branches sèches comme du fil de fer

    c’est vrai que la saison est blanche et sèche

    mais les saisons finissent par passer


    Traduction Katia Wallisky

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  • Restitution d’œuvres d’art africaines: le cas de l’Algérie

    Restitution d’œuvres d’art africaines: le cas de l’Algérie

    Depuis la décision prise par Emmanuel Macron le 23 novembre de restituer 26 œuvres d’art au Bénin, la question de la restitution d’œuvres africaines reste au cœur de l’actualité. Parmi les sujets qui animent les débats : pourquoi le rapport commandé par le président français auprès de l’historienne d’art française Bénédicte Savoy et l’universitaire et écrivain sénégalais Felwine Sarr s’est limité à la partie subsaharienne de l’Afrique et a écarté des pays comme l’Algérie ? Entretien avec Zahia Rahmani, commissaire en 2016 de « Made in Algeria », la première grande exposition sur l’Algérie en France, et responsable du domaine de recherche « Histoire de l’art mondialisée » à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris.

    RFI : Dans le rapport sur la restitution des biens culturels africains, l’Algérie n’a pas été prise en compte, parce que l’Algérie, comme l’Égypte, ces deux pays « relèvent de contexte d’appropriation et impliquent des législations très différentes ». Comprenez-vous pourquoi l’Algérie a été écartée ?

    Zahia Rahmani : Dans le rapport, il est dit aussi que ce sont des pays qui ne relèvent pas du même schéma du patrimoine. L’Algérie, tout comme l’Égypte, n’a pas tout son patrimoine à l’extérieur du territoire. Cela a été une des choses qui ont été énoncées. Ce sont aussi des pays avec lesquels il y a des contentieux qui sont assez spécifiques, par exemple concernant la présence de collections dans le territoire algérien et qui – au moment de l’indépendance – ont nécessité un certain type de négociation. L’Algérie revendiquant ses collections comme étant son patrimoine. La France disant que ces collections étant en dépôt… Donc, il y a encore un certain nombre d’objets assez litigieux.

    Lors de son discours à Ouagadougou, en novembre 2017, le président français proclamait : « Je ne peux pas accepter qu’une large part du patrimoine culturel africain soit en France ». Lors de Made in Algeria, la première grande exposition sur l’Algérie en France, vous vous êtes rendue compte que pratiquement toutes les œuvres importantes pour raconter cette histoire se trouvaient dans des institutions en France. Peut-on dire que – comme pour le Bénin – une large part du patrimoine culturel algérien est aujourd’hui en France ?

    Ce ne sont pas du tout les mêmes objets. Moi, j’ai eu affaire à un patrimoine qui était, soit produit par des Français, et qui concernait le territoire algérien, soit produit par des Français pendant la colonisation. Cela pose le problème de la représentation de ce territoire et aussi la manière dont ils fabriquent une archive de ce pays. Le vrai problème que posent ces œuvres et ces archives, c’est leur disponibilité pour la société algérienne, la possibilité d’y accéder et les étudier sachant qu’en France, une grande partie de ces objets ne sont pas disponibles. Ce sont des objets qui sont dans des réserves ou même inconsultables pour certains. Par exemple, un des éléments les plus essentiels, La Prise de la smalah d’Abd-el-Kader, peint par Horace Vernet en 1845, est aujourd’hui considéré comme une des plus grandes œuvres du XIXe siècle. Elle fait plus de 21 mètres de long et 5 mètres de hauteur. Et elle est aujourd’hui inaccessible pour le grand public et les chercheurs.

    Il y a eu des restitutions, dont certaines très symboliques. En 2003, par exemple, le président Jacques Chirac avait restitué à l’Algérie le sceau du Dey d’Alger par lequel Husseyn Pacha avait scellé sa reddition en 1830. Aujourd’hui, la presse algérienne cite volontiers le mythique canon de « Baba Merzoug », une pièce d’artillerie de 7 mètres de long, installée à Brest depuis 1833. Selon vous, quelles sont les œuvres majeures prises pendant la colonisation et qui auraient aujourd’hui vocation à retourner en Algérie ?

    Concernant le canon, pour la France, il a joué un rôle spécifique puisqu’un consul de France a été – dit-on – mis dessus et renvoyé et donc tué au XVIIIe siècle. La vengeance des Français aurait été de le reprendre en 1830. Là, on voit très bien que ce n’est pas une question d’œuvres produites et symboliquement relevant du patrimoine de la société algérienne elle-même. Cela a à voir avec le fait que, dans le cas d’un conflit, les éléments symboliques ne cessent d’être déplacés. La France considère que c’est le patrimoine de son armée. L’Algérie considère que c’est le patrimoine de son histoire. On n’est pas dans le même cas de figure qu’une spoliation de type patrimonial. Un des aspects les plus marquants de la question coloniale et de la spoliation concernant l’Algérie, c’est l’arrachement et la dépossession d’un grand nombre de pièces et d’œuvres antiques qui étaient sur le territoire algérien et qui ont été emmenées en Europe…

    S’il y avait des restitutions à demander, à mon avis, ce n’est pas un enjeu autour d’objets. Cela serait la possibilité d’avoir accès à ce qui concerne la société algérienne et son histoire. L’accès aux archives, au corpus antique. Travailler à la manière comment on pourrait mettre à disposition ces objets, par exemple par la numérisation.

    Si aujourd’hui une restitution avait lieu ou l’accès était donné, qu’est-ce que cela pourrait changer pour l’Algérie, la société algérienne, la relation entre la France et l’Algérie ?

    Moi, j’étais très étonné par le succès de l’exposition Made in Algeria. De la forte présence de Français, mais aussi d’Algériens et de descendants de familles algériennes. C’est essentiel pour la société algérienne d’avoir la possibilité de jeter un regard sur son passé à travers les documents que nous possédons. Si ce n’est que pour pouvoir penser le présent et un futur différent.

    Si je prends le cas d’une ville comme Médéa qui a été peinte par Jean-Antoine-Siméon Fort. Dans nos archives, c’est le seul exemple que nous avons de l’architecture de cette ville. Dans nos archives, il est question de plusieurs corpus architecturaux qui ont été démolis, détruits, et dont on n’a quasiment pas de traces en Algérie. Imaginez que la société française, ici et maintenant, n’ait aucune archive de son passé récent. C’est un vide sidéral concernant de tout avant le XXe siècle. C’est impossible de structurer la pensée d’une société sur ce vide.

    ► Lire aussi : «Made in Algeria», les tracés toujours brûlants d’un passé douloureux, 30/3/2016

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  • [Reportage] Le bataillon mauritanien du G5 est prêt à 80%, selon l’armée

    [Reportage] Le bataillon mauritanien du G5 est prêt à 80%, selon l’armée


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 04:54

    A la frontière avec le Mali, environ un millier de soldat mauritaniens est en train de prendre position pour constituer le bataillon mauritanien de la Force conjointe du G5 Sahel (Mauri-Bat). RFI a pu se rendre pour la première fois à Nbeiket Lahouach, la localité qui doit accueillir le poste de commandement de la zone Ouest. Si les travaux du PC n’ont pas encore commencé, les troupes côté mauritanien sont bien là, prêtes à contrer une éventuelle menace terroriste dans la région.

    Pour l’heure, ce n’est qu’une stèle en béton peinte en blanc. Elle symbolise l’emplacement du futur poste de commandement de la Force conjointe à Nbeiket Lahouach. A la tête du bataillon mauritanien, le colonel Sidi Ahmed Ould M’Haimid espère voir débuter le chantier dans les semaines qui viennent. L’endroit est idéalement placé, au nord de la forêt de Ouagadou, repère de jihadistes maliens contre lequel l’armée mauritanienne intervient depuis près d’une dizaine d’années.

    « La frontière est à 25 km à partir d’ici. J’espère que les travaux vont commencer dans les jours qui viennent, dans les 15 à 30 jours peut-être…», dit-il.

    Ce bataillon, opérationnel à 80%, précise l’armée mauritanienne, est appelé à intervenir sur ce que les militaires appellent le fuseau ouest, c’est-à-dire le long de la frontière mauritano-malienne, avec un droit de poursuite de 50 kilomètres qui pourraient être portés prochainement à 100 kilomètres. Comme le souligne le dernier rapport du Conseil de sécurité de l’ONU sur la force conjointe du G5, l’opération El Emel menée en juillet dernier a été conduite par deux bataillons mauritaniens avec pour objectif la neutralisation des terroristes dans une zone comprise entre les villes de Bassikounou en Mauritanie et Nampala au Mali.

    Du développement de petites infrastructures pour se faire accepter

    Dans le cadre de l’appui à la force conjointe, l’Union européenne a prévu de dépenser environ 17 millions d’euros en Mauritanie, dont près de la moitié servira à la construction en dur de ce poste de commandement. Il devrait être terminé dans un an, selon le calendrier prévisionnel de l’UE validé par le commandant de la force du G5 début novembre.

    Reportage en Mauritanie où le Mauri-Bat est prêt

    27-11-2018
    – Par
    Olivier Fourt

    Mais le colonel Sid M’Haimid se dit prêt à intervenir dès maintenant, même s’il ne recevra pas ses véhicules blindés avant le mois de mars. A trois kilomètres de l’emplacement du futur PC, les hommes de la première compagnie motorisée du Mauri-Bat occupent depuis quelques semaines une position dissimulée entre deux dunes. « C’est la position-clé de toute la région qui permet de contrôler tous les mouvements vers la frontière, et à partir de la frontière vers Nbeiket-Lahouach », reprend le colonel Sidi Ahmed Ould M’Haimid.

    La deuxième compagnie motorisée est également constituée et en attente sur place, alors que 120 militaires supplémentaires appartenant à la compagnie blindée-mécanisée doivent rejoindre le dispositif d’ici deux à trois mois nous explique-t-on.

    Le puits de Nbeiket-Lahouach a été longtemps été un carrefour pour les nomades, les unités méharistes et les trafiquants de toutes sortes. Le projet européen d’appui à la sécurité et au développement en Mauritanie prévoit la construction d’une piste d’aviation en latérite mais aussi la mise en place d’un forage pour fournir de l’eau aux soldats sans pénaliser l’agriculture et l’élevage local. Enfin un hôpital mobile destiné aux militaires mais aussi aux civils devrait aider la force du G5 à se faire accepter dans la région.

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  • RDC: les retards du processus électoral pointés dans un second rapport du GEC

    RDC: les retards du processus électoral pointés dans un second rapport du GEC


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 02:16

    A moins d’un mois d’élections cruciales en RDC, le Groupe d’étude sur le Congo (Gec), qui dépend de l’université de New York, publie le deuxième volet d’une série de rapports intitulés : « RDC : les élections de tous les dangers ». Principale conclusion de cette deuxième étude : les retards enregistrés dans l’organisation des élections. Plus de deux ans après la date prévue par la Constitution, ces retards sont dûs aux choix politiques de la coalition au pouvoir.

    Il y a d’abord ces rounds de « concertations nationales » entre pouvoir et opposition. Un premier en 2013, deux ans à peine après les élections très contestées de 2011. Puis un autre, à trois mois seulement de la présidentielle fin 2016.

    Ces discussions, sous couvert de porter sur le processus électoral, ont permis de mieux retarder les échéances, estiment les chercheurs du groupe d’étude américain.

    Il y a ensuite la gestion du calendrier électoral. En mai 2014, la Céni publie un premier échéancier mais n’y figure aucune date pour les législatives et surtout la présidentielle. Résultat : levée de boucliers du côté de l’opposition et blocage.

    En février 2015, nouveau chronogramme avec cette fois une présidentielle programmée… fin 2016. Mais le programme est très serré. D’autant plus difficile à tenir que le gouvernement décide de redécouper les provinces du pays : de 11 elles passent à 26 !

    Pour le groupe de chercheurs, tout cela révèle un manque de volonté politique d’organiser les élections.

    Enfin autre facteur qui risque à nouveau de retarder le scrutin : le refus des autorités d’accepter l’aide de l’ONU pour acheminer le matériel électoral. Sans parler du choix tardif (en août 2017) d’avoir recours à des ordinateurs pour voter. Mais aussi de racheter l’ensemble du matériel électoral : urnes, isoloirs, etc, plutôt que de réutiliser celui de 2011, obligeant la Céni à redéployer, une nouvelle fois, tout ce matériel dans un pays gigantesque où il y a très peu de routes.

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  • Côte d’Ivoire: Guillaume Soro souhaite la libération de Charles Blé Goudé

    Côte d’Ivoire: Guillaume Soro souhaite la libération de Charles Blé Goudé


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:44

    L’Una-Fesci, une amicale qui rassemble les anciens responsables de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, a été lancée ce week-end. Une cérémonie à laquelle a participé Guillaume Soro, lui, qui a dirigé ce syndicat autrefois très puissant pendant trois ans alors qu’il était étudiant. Le président de l’Assemblée nationale a tenu un discours prônant la réconciliation et a même dit souhaiter la libération de Charles Blé Goudé, actuellement jugé à la CPI aux côtés de l’ex-président Laurent Gbagbo pour crimes contre l’humanité durant la crise post-électorale de 2010-2011.

    « Oui, il fut un temps où pour des raisons politiques et idéologiques, il nous est arrivés de nous affronter », a déclaré Guillaume Soro devant un parterre d’anciens responsables de la Fédération estudiantine d’horizons politiques divers. « Je suis très heureux d’être ici, a-t-il poursuivi, pour sceller la réconciliation entre tous les fils et toutes les filles de la Fesci. »

    Le président de l’Assemblée nationale qui a dirigé ce syndicat entre 1995 et 1998 est même allé plus loin. Il a évoqué Charles Blé Goudé son successeur à la tête de la Fesci et adversaire pendant la crise post-électorale et dit souhaiter que ce dernier retrouve un jour la liberté.

    Alors que l’échiquier politique ivoirien est en pleine recomposition depuis l’éclatement de la coalition au pouvoir, Guillaume Soro reste l’une des grandes inconnues.

    Récemment, le RACI, son principal mouvement de soutien l’a appelé à se présenter à la présidentielle dans deux ans. L’intéressé, en froid avec le parti au pouvoir, laisse pour l’instant planer le doute sur sa candidature.

    Selon le politologue ivoirien Arthur Banga, par ce discours rassembleur, Guillaume Soro tend la main aux anciens fescistes de sa génération, en quête de potentiels alliés s’il décidait de se lancer dans la course pour 2020. Guillaume Soro « n’a jamais rompu avec la Fesci », rappelle l’analyste, même si « tous ne le suivront pas ».

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  • Recrudescence d’attaques de Boko Haram au Niger et au Nigeria

    Recrudescence d’attaques de Boko Haram au Niger et au Nigeria


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:30

    Quinze jeunes filles enlevées en fin de semaine dernière dans la région de Diffa, au Niger, huit morts dans l’attaque d’une société de forage quelques jours plus tôt et, de l’autre côté de la frontière, une centaine de militaires tués au Nigeria. Le bilan des récentes attaques de Boko Haram est très lourd et les militaires n’arrivent plus à faire face. Comment expliquer ce regain de violences ?

    L’armée nigériane est dépassée par Boko Haram. La semaine dernière, les soldats ont abandonné l’une de leurs positions, près de la frontière avec le Niger, à Gashagar, après avoir subi quatre attaques de la part du groupe terroriste. A l’origine de ces violences, se trouve la branche affiliée au groupe Etat islamique qui s’était dissociée, il y a trois ans, du leader Abubakar Shekau.

    Depuis, cette branche de Boko Haram n’a cessé de prendre de l’importance et elle représente, aujourd’hui, une véritable menace pour l’armée nigériane. Selon une source autorisée, les militaires ne contrôlent plus qu’une seule base près de la frontière nigérienne, à Damasak, mais ils ne sont pas en position de force et y vivent enterrés dans des tranchées.

    C’est ainsi que cette branche de Boko Haram a pris de l’importance, en visant les sites de l’armée pour récupérer du matériel militaire. Selon un chercheur à l’International Crisis Group, le mouvement terroriste dispose aujourd’hui de chars d’assaut et de lance-missiles mobiles.

    C’est aussi grâce à cet équipement que cette division de Boko Haram peut mener des attaques de grande ampleur et ce, des deux côtés de la frontière, comme on l’a vu ces dernières semaines.

    L’origine de l’article >>

  • Sénégal: les étudiants du privé en colère

    Sénégal: les étudiants du privé en colère


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:15

    Au Sénégal, près de 40 000 étudiants passés de l’enseignement public au secteur privé sont sur le carreau depuis plus d’un mois car l’Etat qui est à l’origine de ce transfert faute de place dans les facultés, refuse, pour le moment, de régler la facture. Ce dimanche, en expliquant que l’Etat n’avait pas budgété suffisant de fonds et qu’il ne pouvait pas payer une dette qui n’était pas claire, le ministre des Finances Amadou Ba a provoqué la colère de ces étudiants qui ont manifesté ce lundi puis affronté les forces de l’ordre.

    A l’origine de la colère, cet aveu d’Amadou Ba à l’Assemblée nationale : « Donc cette année nous avions des inscriptions budgétaires qui malheureusement ne permettent pas de couvrir les charges…»

    Pour Zacharia Niasse, porte-parole des étudiants passés du public au privé à la demande de l’Etat, cette déclaration du ministre des Finances est une agression. « C’est pourquoi nous ripostons à cette agression. Aujourd’hui ce sont eux qui ont orienté les étudiants dans les écoles privées, ils savent quel est le montant précis qu’il doit payer. C’est qu’ils veulent nous leurrer. On n’a plus d’école, nous sommes dans la rue depuis un mois ! »

    Sur les 16 milliards de francs CFA de dette, l’Etat a indiqué pouvoir en payer pour le moment trois aux écoles privées. Une aberration pour Colly qui étudie dans une école de Management : « Que l’Etat paie la dette pour que nous puissions retourner dans les salles. »

    Des étudiants, cailloux à la main, prêts à en découdre pour retourner sur les bancs. Prêts aussi à discuter, comme Souleymane : « On avait toutes les autorités de ce pays pour pouvoir régler cette question. Mais qu’est-ce qu’on va faire ? Si on nous pousse à faire la violence, on va la faire pour régler la question. Mais si on privilégie le dialogue, on va le faire. »

    Les étudiants ont donc appelé à une rencontre avec les ministres de l’Enseignement supérieur et des Finances. Une première réunion s’est tenue la semaine passée mais les grévistes n’y ont pas été conviés.

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  • Madagascar: que contient le projet de loi de Finances 2019?

    Madagascar: que contient le projet de loi de Finances 2019?


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:09

    Les députés se réunissent aujourd’hui en séance plénière en vue de l’examen et de l’adoption du projet de loi de Finances (PLF) pour 2019. L’examen a commencé hier. Ce projet de loi, le plus important de l’année, instaure le budget de l’Etat, ses recettes et ses dépenses : le PLF brosse ainsi le tableau économique du pays. Quelles sont ses grandes orientations ?

    D’abord, les indicateurs économiques. Selon le texte, la croissance malagasy continue d’afficher un taux positif, elle est en légère accélération. En 2019, la croissance est prévue à 5,2%, soit le même taux qu’en 2018. Comme pour ces deux dernières années, c’est le secteur secondaire, celui de l’industrie donc, qui va être le secteur porteur de l’économie.

    → RELIRE : Madagascar: la loi de Finances présentée dans un contexte particulier

    Quels sont les domaines que l’Etat souhaite prioriser ? On va vers un renforcement du secteur social. La santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et la protection sociale sont des priorités nationales pour l’Etat : par exemple, le crédit alloué à l’éducation enregistre une hausse de 16,2%. Autre priorité : désenclaver les zones rurales, surtout celles à fort potentiel économique en construisant des routes. Les ministères concernés obtiendront une part de 9% du budget (soit une hausse de deux points).

    Côté négatif, il est prévu que l’ariary continue sa dépréciation en 2019 par rapport aux principales devises. En cause : le creusement continu du déficit de la balance commerciale, la dépendance de Madagascar vis-à-vis des aides extérieures et la prééminence du dollar américain au niveau du commerce international.

    Cependant, la dépréciation devrait être limitée grâce aux exports de vanille et de produits manufacturés, explique le projet de loi, sur lesquels on attend une accumulation d’importantes réserves de change. La dette publique elle aussi s’alourdit légèrement pour 2019 et s’élève à 374 milliards d’ariary environ.

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