Category: Afrique

  • Honduras: verdict atttendu dans le meurtre de la militante Berta Caceres

    Honduras: verdict atttendu dans le meurtre de la militante Berta Caceres


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 12:36

    Au Honduras, la Cour suprême de justice de Tegucigalpa doit rendre son verdict ce jeudi 29 novembre dans l’affaire du meurtre de la militante des droits humains Berta Caceres, assassinée pour s’être opposée à un barrage hydraulique.

    Au Honduras, la Cour suprême de justice de Tegucigalpa rendra son verdict ce jeudi dans l’affaire du meurtre de Berta Caceres. Huit personnes sont accusées du meurtre en 2016 de cette défenseure des droits humains qui se battait entre autres contre un projet de barrage hydroélectrique.

    Pour Karina Sanchez, du Centre pour la justice et le droit international (Cejil), de graves irrégularités ont entaché l’enquête menée par les autorités locales. Cela a empêché de remonter jusqu’aux commanditaires de cet assassinat.

    « Les auteurs directs de ce crime vont être jugés et condamnés, se félicite-t-elle. Mais on attend toujours le procès de David Castillo, considéré comme le premier commanditaire de cet assassinat. Il était le dirigeant de Desa, une société hydroélectrique. Mais il y a un procès parallèle, à part, puisqu’il a été arrêté plus tard. »

    « Nous pensons qu’il y a tout un système criminel derrière l’assassinat de Berta Caceres, poursuit Karina Sanchez. Ce système est responsable non seulement de cet assassinat et de sa planification, mais aussi de toutes les affaires qui ont été dénoncées précédemment, par exemple la tentative d’assassinat contre Berta Caceres en février. »

    « Il y a encore beaucoup d’informations à collecter et de liens à établir en raison du contexte de ce crime. Cela n’a pas vraiment été fait et c’est préoccupant. L’Etat se doit de réagir, a un devoir de vigilance, avec des moyens, de l’indépendance, avec impartialité, dans cette affaire emblématique », conclut Karina Sanchez.

    L’origine de l’article >>

  • RDC: le patron de la Gécamines rejette les critiques de mauvaise gestion

    RDC: le patron de la Gécamines rejette les critiques de mauvaise gestion


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 12:31

    En RDC, le président du conseil d’administration de la Gécamines, l’entreprise minière publique, s’en est pris mercredi 28 novembre 2018 à tous ceux qui critiquent sa gestion : les médias, les ONG. Il les menace de poursuites judiciaires, notamment après les accusations de la fondation Carter qui, elle, assure qu’entre 2011 et 2014, 750 millions de dollars ont disparu de la comptabilité de l’entreprise.

    Le président du conseil d’administration de la Gécamines menace de poursuites judiciaires les ONG et les médias qui parlent de la mauvaise gestion de cette entreprise d’exploitation minière. Au cours d’une conférence de presse aux allures d’un méga show, mercredi, Albert Yuma a cherché à démonter les arguments des ONG, qui évoquent l’opacité de la gestion de la Gécamines et des 750 millions de dollars dont, selon les ONG, il n’y aurait aucune trace.

    « Nous avons retracé au dollar près les fameux 750 millions de dollars manquants. Vous avez vu dans la presse, c’est de l’argent volé, argent disparu, argent dilapidé. Désormais, mesdames et messieurs, tous ceux qui reprendront les accusations du rapport de ces ONG, même en y accolant un conditionnel, se rendront coupables de diffamation. Ceux qui s’y livreront malgré tout signeront ainsi leur volonté de nous attaquer au nom d’un colonialisme moderne, teinté d’un paternalisme malsain. Au-delà du mal qu’il fait à notre entreprise, nous regrettons, je regrette, surtout les attaques contre notre pays, un grand pays d’Afrique, car elles contribuent à conforter l’image négative dont il est injustement la victime et à rendre sa marche vers le développement encore plus difficile qu’elle ne l’est déjà », a déclaré Albert Yuma.

    Réagissant à ces propos, Jean-Pierre Muteba se dit révolté. Pour le vice-président national de la société civile Forces vives et leader de la Nouvelle dynamique syndicale, les propos d’Albert Yuma confirment les allégations des ONG qui l’ont accusé de mauvaise gestion.

    « Je suis aussi révolté. Parce que la gestion de la Gécamines est tombée trop bas. Je reprends ce que le chef de l’Etat avait dit, il n’a pas trouvé 15 personnes, des bonnes personnes, pour gérer avec lui le pays. On se rend compte que la Gécamines, malheureusement, a été confiée entre les mains de mauvaises personnes. Parce qu’aujourd’hui, on a vu tous les chiffres qu’ils ont étalés. Ils ne sont pas capables de produire plus de 7 000 tonnes l’an, alors que quand ils sont arrivés à la Gécamines, la Gécamines produisait 30 000 tonnes. Et eux, avec tous les chiffres qu’ils ont étalés, ils ne sont capables que de produire 7 000 tonnes l’an. Donc nous avons un problème, un problème réel. Donc, en fait, je crois, l’incompétence à ce niveau-là, ce n’est pas de faire de grands discours, ce n’est pas de faire de bonnes conférences de presse. C’est plutôt de produire des tonnes de cuivre et des tonnes de cobalt », estime Jean-Pierre Muteba.

    L’origine de l’article >>

  • Mali: la ministre française des Armées confirme la mort du chef jihadiste Kouffa

    Mali: la ministre française des Armées confirme la mort du chef jihadiste Kouffa

    Avec le compte existant de…

    {* loginWidget *}

    Avec un compte habituel

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Bienvenue !

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Votre compte a été désactivé

    Vous devez vérifier votre adresse email pour finaliser votre inscription. Consultez votre boite mail pour valider votre adresse en cliquant sur le lien figurant dans le mail de confirmation ou entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir une nouvelle fois le mail de confirmation.

    {* #resendVerificationForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resendVerificationForm *}

    Merci de confirmer les informations ci-dessous avant de vous connecter Se connecter

    {* #registrationForm *} {* firstName *} {* lastName *} {* emailAddress *} {* displayName *} {* phone *} {* addressCity *} {* addressCountry *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *} En cliquant sur “Créer un compte”, vous confirmez que vous acceptez nos  

    conditions générales

      et que vous avez lu et approuvé la 

    politique de protection de données personnelles

    .

    {* /registrationForm *}

    Nous vous avons envoyé un email de confirmation à l’adresse suivante  {* emailAddressData *}.  Merci de consulter votre boîte de réception et de cliquer sur le lien pour activer votre compte..

    Nous vous enverrons un lien pour créer un nouveau mot de passe

    {* #forgotPasswordForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /forgotPasswordForm *}

    Nous vous avons envoyé un email avec les instructions pour créer un nouveau mot de passe. Votre mot de passe actuel n’a pas été changé

    {* mergeAccounts {“custom”: true} *}

    {| foundExistingAccountText |} {| current_emailAddress |}.

    {| rendered_existing_provider_photo |}

    {| existing_displayName |}
    {| existing_provider_emailAddress |}

    Created {| existing_createdDate |} at {| existing_siteName |}

    Validating

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Merci d’avoir confirmé votre adresse email

    {* #resendVerificationForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resendVerificationForm *}

    Vérifiez vos emails pour récupérer le lien de changement de mot de passe

    Merci d’avoir confirmé votre adresse email

    {* #changePasswordFormNoAuth *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *}

    {* /changePasswordFormNoAuth *}

    Votre mot de passe a été mis à jour avec succès.

    Nous n’avons pas reconnu le code de modification de mot de passe. Entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir un nouveau code

    {* #resetPasswordForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resetPasswordForm *}

    Nous vous avons envoyé un email avec les instructions pour créer un nouveau mot de passe. Votre mot de passe actuel n’a pas été changé

    Modifier votre compte

    Photo de profil

    {* photoManager *}

    Comptes liés

    {* linkedAccounts *} {* #linkAccountContainer *}

    Vous pourrez désormais vous connecter à votre compte via ces identifiants

    {* loginWidget *}

    {* /linkAccountContainer *}

    Mot de passe

    Désactiver le compte

    Infos sur le compte

    {* #editProfileModalForm *}

    {* source *}

    {* publicPrivate *} {* journalistContact *} {* addressState *} {* aboutMe *} {* usernameTwPublic *} {* preferedContactLanguages *} {* arabicUsername *} {* persianUsername *} {* skypeId *} {* usernameTw *} {* journalistContact *} {* publicPrivate *} {* profession *}

    Souscrire aux newsletters

    {* newsMenu *} {* optinalert *} {* optinBestofWeek *} {* optinBestofWEnd *} {* optinBestofObs *}

    {* newsMenuEn *} {* optinalertEn *} {* optinBestofWeekEn *} {* optinBestofWEndEn *} {* optinBestofObsEn *}

    {* newsMenuAr *} {* optinalertAr *} {* optinBestofWeekAr *} {* optinBestofWEndAr *} {* optinBestofObsAr *}

    {* optinQuotidienne *} {* optinBreaking *}

    {* optinAutopromo *} {* optinPartenaires *}

    {* optinActuMonde *} {* optinActuAfrique *} {* optinAlert *} {* optinRfiAfriqueFootFr *} {* optinMfi *} {* optinActuMusique *} {* optinOffreRfi *} {* optinOffrePartenaire *}

    {* savedProfileMessage *}

    {* /editProfileModalForm *}

    {* #changePasswordForm *} {* currentPassword *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *}

    {* /changePasswordForm *}

    Etes-vous sûre de vouloir désactiver votre compte ? Vous n’aurez plus accès à votre profil

    {* deactivateAccountForm *}

    {* /deactivateAccountForm *}

    L’origine de l’article >>

  • ACNOA: Mustapha Berraf élu président du mouvement olympique africain

    ACNOA: Mustapha Berraf élu président du mouvement olympique africain

    Mustapha Berraf a été élu président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), ce 29 novembre 2018 à Tokyo. Avec 34 voix sur 54, l’Algérien a devancé la Burundaise Lydia Nsekera (20 voix) au 2e tour de l’élection. Le Camerounais Hamad Kalkaba Malboum avait été éliminé au 1er tour. Mustapha Berraf succède à l’Ivoirien Lassana Palenfo.

    A 64 ans, Mustapha Berraf est devenu le nouveau patron du mouvement olympique africain, ce 29 novembre 2018 à Tokyo. L’Algérien a été élu président de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) avec une confortable avance. Celui qui était le vice-président de l’ACNOA depuis 2005 a devancé Lydia Nsekera avec 34 voix (sur 54) contre 20 à la Burundaise. Au premier tour, Mustapha Berraf avait frôlé la majorité absolue d’une voix (27).

    A noter que le Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, patron de l’athlétisme africain, a été sorti à l’issue du premier vote (11 voix) tandis que le Botswanais Negroes Malealea Kgosietsile a retiré sa candidature juste avant le scrutin.

    Le changement dans la continuité

    Mustapha Berraf succède donc à celui qui était son mentor depuis près de douze ans, Lassana Palenfo. Son mandat s’achèvera en 2021. Dans un entretien accordé à RFI, le patron du Comité olympique algérien avait indiqué vouloir s’inscrire dans la continuité de l’Ivoirien « mais avec peut-être quelques aménagements qui doivent permettre de rendre l’ACNOA plus performante ».

    Depuis novembre 2017, Mustapha Berraf exerçait la fonction de président par intérim. Durant douze mois, cet ancien basketteur peut se targuer d’avoir bouclé plusieurs dossiers complexes au sujet des Jeux Africains, sorte de « Jeux olympiques de l’Afrique ». C’est sous son égide que l’ACNOA a signé un accord avec l’Union Africaine concernant la gestion de cet événement multisports qui a lieu tous les quatre ans. C’est également avec son appui que les Jeux Africains 2019 ont été attribués au Maroc, suite au désistement de la Guinée équatoriale.

    « Que toutes les tensions existantes disparaissent »

    Fraichement élu, Mustpaha Berraf a déclaré : « Je veillerai à ce que toutes les tensions existantes disparaissent. Nous devons travailler tous ensemble. » L’Algérien a, de fait, du pain sur la planche. Cette nouvelle élection présidentielle  est en effet le fruit d’un imbroglio débuté en mai 2017, lorsque la candidature d’Hamad Kalkaba Malboum avait été invalidée, ouvrant la voie à une réélection de Lassana Palenfo.

    Une levée de boucliers de certains CNO, en novembre 2017 à Prague, combinée à une victoire de Kalkaba devant le TAS, ont conduit au retrait de Palenfo, en poste donc de 2005 à novembre 2017. Principal opposant durant plusieurs années, le Camerounais espérait sans doute mieux, ce jeudi au Japon, pour ces nouvelles élections. Mais il s’était lancé tardivement dans la campagne.

    Quant à Lydia Nsekera, elle jugeait que l’ACNOA avait besoin de « sang nouveau » (sic). La Burundaise estimait, de par ses expériences à la Fédération internationale de football (FIFA) et au Comité international olympique (CIO), pouvoir incarner la rupture au sein du mouvement olympique africain.

    Chronologie et chiffres clés

    L’origine de l’article >>

  • Réactions de consternation après les révélations des «Congo Files»

    Réactions de consternation après les révélations des «Congo Files»


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 11:08

    Les réactions se multiplient après les révélations des « Congo Files ». Ces documents confidentiels de l’ONU sont relatifs au meurtre des experts Michael Sharp et Zaida Catalan, il y a un an et demi en RDC. L’ONU a toujours affirmé que ces deux enquêteurs avaient été tués par des miliciens. Cinq médias internationaux, dont RFI et Le Monde, ont analysé cette fuite sans précédent de documents. Et ces milliers de pages révèlent qu’il aurait pu s’agir d’un piège impliquant des agents de l’Etat congolais, que les Nations unies enquêtaient sur cette éventualité et auraient choisi de taire ces informations pour ne pas se brouiller avec Kinshasa.

    C’est la consternation, le choc, l’indignation après les révélations des Congo Files. Le secrétariat général des Nations unies aurait choisi de taire des informations délicates aux familles des victimes et au Conseil de sécurité de l’ONU. Des informations concernant une possible implication d’agents de l’Etat et militaires congolais dans le meurtre des deux experts.

    Un comportement inacceptable, selon Jan Eliasson, ancien vice-secrétaire général des Nations unies : « Pour moi, il est très important de s’en tenir à la vérité et que tout soit révélé, même si cela gêne le pays dans lequel nous avons une mission de maintien de la paix. Si ces informations se confirment, sur une éventuelle implication dans le meurtre de ces deux experts, alors ces informations doivent être rendues publiques. J’espère que l’ONU va rectifier cela. »

    Pour le prince Zeid, ancien haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et ancien président du comité de sanctions sur la RDC, ces omissions sont inacceptables. Il se dit même écœuré par de telles manœuvres : « Le groupe d’experts travaille pour le Conseil de sécurité. Le secrétariat général de l’ONU se doit de présenter les faits au Conseil de sécurité. Il n’a pas à s’autocensurer sous prétexte qu’un pays comme la chine et Russie pourrait apposer son veto sur telle ou telle action. »

    « Ce n’est certainement pas le travail d’un comité d’enquête qui travaille pour le compte du secrétaire général, explique-t-il. Ils doivent rapporter les faits, directement, à travers le comité de sanctions sur la RDC. Et c’est au Conseil de sécurité de décider si ces faits sont importants ou pas. Mais il ne fait aucun doute que les éléments révélés par ces documents [les Congo Files] devaient être mentionnés, qu’il y avait des preuves d’une implication d’agents de l’Etat. Je ne peux pas dire aujourd’hui à quel niveau la décision a été prise de ne pas inclure ces preuves, si c’était au niveau du comité d’enquête de monsieur Greg Starr ou au-dessus, mais pour tout vous dire, j’étais écœuré de voir ça. »

    Amnesty demande une nouvelle enquête

    L’organisation Amnesty International a également réagi, se disant choqué par le manque de respect de l’ONU pour ses employés sur le terrain et appelant à l’ouverture d’une nouvelle enquête indépendante sur le meurtre des deux experts. « C’est choquant. On a affaire à un pays qui est décimé par des décennies de conflits, des millions de morts. Dans la région du Kasaï, il y a eu plusieurs milliers de morts depuis 2016. Les Nations unies sont intervenues tardivement », considère Jean Mobert Senga, d’Amnesty International.

    « Zaida Catalan et Michael Sharp sont allés là-bas pour enquêter sur les massacres, les viols, qui étaient en train de se commettre, ajoute-t-il. Les Nations unies n’ont pas fait leur travail pour empêcher ces massacres, mais voilà qu’elles ne sont même pas capables de s’impliquer suffisamment pour que la vérité et la justice soient rendues à leurs propres enquêteurs. Alors, comment veut-on que les millions de Congolais, qui voient les Nations unies, puissent leur faire confiance, alors qu’elles méprisent même la vie de leurs propres agents ? Mais le plus choquant et le plus grave, c’est vraiment cette intention délibérée de couvrir un crime aussi odieux pour préserver des relations avec les autorités congolaises. »

    L’origine de l’article >>

  • Madagascar: Rajoelina et Ravalomanana déjà concentrés sur le second tour

    Madagascar: Rajoelina et Ravalomanana déjà concentrés sur le second tour


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 05:01

    A Madagascar, les deux anciens président Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana sont désormais officiellement sur la ligne de départ du second tour de l’élection présidentielle. Mercredi, la Haute cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays a proclamé les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle. Des résultats quasiment identiques aux résultats provisoires publiés par la Céni il y a 12 jours. Andry Rajoelina est en tête avec 39,23% des voix, suivi de Marc Ravalomanana qui obtient 35%. Exit le président sortant Hery Rajaonarimampianina qui arrive en troisième position avec 8,8% des suffrages. Les deux candidats ont accepté les scores annoncés par la HCC malgré leurs critiques sur le traitement des résultats.

    Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, les deux acteurs de la crise de 2009 s’opposeront bel et bien dans les urnes le 19 décembre. Devant un parterre d’officiels malgaches, de membres de la société civile, de représentants de la communauté internationale et de certains candidats les membres de la Haute cour constitutionnelle l’ont confirmé.

    Andry Rajoelina, est le seul ancien président à s’être déplacé pour cette annonce. Toujours critique à l’égard des résultats proclamés, il accepte tout de même ce second tour. « Ce qu’on a constaté, c’est qu’il y a eu beaucoup d’anomalies dans l’organisation et surtout dans le traitement des résultats de l’élection, explique-t-il. Si on s’est présentés, c’est que nous sommes prêts à gagner. Si on s’est présenté, c’est qu’on est prêts à sauver notre pays. Prenez ma main vous tous qui n’êtes pas encore convaincus. Nous allons affronter le deuxième tour et je vais faire tout mon possible pour convaincre ceux qui doutent encore. Venez voter car c’est le moment de changer l’histoire de notre pays ».

    Marc Ravalomanana son concurrent, lui s’est fait représenter par son avocate Me Hanitra Razafimanantsoa. « Il y a trop de bulletins blancs et nuls donc j’appelle les électeurs à venir voter au deuxième tour, c’est notre avenir pour les cinq prochaines années qui est en jeu, affirme-t-elle. Nous allons passer au deuxième tour donc nous sommes prêts. Il y a déjà des tractations et pas mal de candidats qui sont avec nous, pas mal d’associations et pas mal de partis politiques aussi ».

    Ce sont maintenant les stratégies d’alliance qui vont se mettre en place, notamment pour le report des voix des 34 autres candidats. La grande question : qui le président sortant avec ses 8,8% va-t-il soutenir ? La campagne du second tour débute le 4 décembre.

    L’origine de l’article >>

  • Nigeria: devant l’armée, Buhari s’engage de nouveau à éliminer Boko Haram

    Nigeria: devant l’armée, Buhari s’engage de nouveau à éliminer Boko Haram

    Avec le compte existant de…

    {* loginWidget *}

    Avec un compte habituel

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Bienvenue !

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Votre compte a été désactivé

    Vous devez vérifier votre adresse email pour finaliser votre inscription. Consultez votre boite mail pour valider votre adresse en cliquant sur le lien figurant dans le mail de confirmation ou entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir une nouvelle fois le mail de confirmation.

    {* #resendVerificationForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resendVerificationForm *}

    Merci de confirmer les informations ci-dessous avant de vous connecter Se connecter

    {* #registrationForm *} {* firstName *} {* lastName *} {* emailAddress *} {* displayName *} {* phone *} {* addressCity *} {* addressCountry *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *} En cliquant sur “Créer un compte”, vous confirmez que vous acceptez nos  

    conditions générales

      et que vous avez lu et approuvé la 

    politique de protection de données personnelles

    .

    {* /registrationForm *}

    Nous vous avons envoyé un email de confirmation à l’adresse suivante  {* emailAddressData *}.  Merci de consulter votre boîte de réception et de cliquer sur le lien pour activer votre compte..

    Nous vous enverrons un lien pour créer un nouveau mot de passe

    {* #forgotPasswordForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /forgotPasswordForm *}

    Nous vous avons envoyé un email avec les instructions pour créer un nouveau mot de passe. Votre mot de passe actuel n’a pas été changé

    {* mergeAccounts {“custom”: true} *}

    {| foundExistingAccountText |} {| current_emailAddress |}.

    {| rendered_existing_provider_photo |}

    {| existing_displayName |}
    {| existing_provider_emailAddress |}

    Created {| existing_createdDate |} at {| existing_siteName |}

    Validating

    {* #signInForm *} {* signInEmailAddress *} {* currentPassword *}

    {* /signInForm *}

    Merci d’avoir confirmé votre adresse email

    {* #resendVerificationForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resendVerificationForm *}

    Vérifiez vos emails pour récupérer le lien de changement de mot de passe

    Merci d’avoir confirmé votre adresse email

    {* #changePasswordFormNoAuth *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *}

    {* /changePasswordFormNoAuth *}

    Votre mot de passe a été mis à jour avec succès.

    Nous n’avons pas reconnu le code de modification de mot de passe. Entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir un nouveau code

    {* #resetPasswordForm *} {* signInEmailAddress *}

    {* /resetPasswordForm *}

    Nous vous avons envoyé un email avec les instructions pour créer un nouveau mot de passe. Votre mot de passe actuel n’a pas été changé

    Modifier votre compte

    Photo de profil

    {* photoManager *}

    Comptes liés

    {* linkedAccounts *} {* #linkAccountContainer *}

    Vous pourrez désormais vous connecter à votre compte via ces identifiants

    {* loginWidget *}

    {* /linkAccountContainer *}

    Mot de passe

    Désactiver le compte

    Infos sur le compte

    {* #editProfileModalForm *}

    {* source *}

    {* publicPrivate *} {* journalistContact *} {* addressState *} {* aboutMe *} {* usernameTwPublic *} {* preferedContactLanguages *} {* arabicUsername *} {* persianUsername *} {* skypeId *} {* usernameTw *} {* journalistContact *} {* publicPrivate *} {* profession *}

    Souscrire aux newsletters

    {* newsMenu *} {* optinalert *} {* optinBestofWeek *} {* optinBestofWEnd *} {* optinBestofObs *}

    {* newsMenuEn *} {* optinalertEn *} {* optinBestofWeekEn *} {* optinBestofWEndEn *} {* optinBestofObsEn *}

    {* newsMenuAr *} {* optinalertAr *} {* optinBestofWeekAr *} {* optinBestofWEndAr *} {* optinBestofObsAr *}

    {* optinQuotidienne *} {* optinBreaking *}

    {* optinAutopromo *} {* optinPartenaires *}

    {* optinActuMonde *} {* optinActuAfrique *} {* optinAlert *} {* optinRfiAfriqueFootFr *} {* optinMfi *} {* optinActuMusique *} {* optinOffreRfi *} {* optinOffrePartenaire *}

    {* savedProfileMessage *}

    {* /editProfileModalForm *}

    {* #changePasswordForm *} {* currentPassword *} {* newPassword *} {* newPasswordConfirm *}

    {* /changePasswordForm *}

    Etes-vous sûre de vouloir désactiver votre compte ? Vous n’aurez plus accès à votre profil

    {* deactivateAccountForm *}

    {* /deactivateAccountForm *}

    L’origine de l’article >>

  • [Du côté de chez Mandela] Wally Serote, poète officiel

    [Du côté de chez Mandela] Wally Serote, poète officiel

    Connaissez-vous Carol Ann Duffy (Grande-Bretagne), Tracy K. Smith (Etats-Unis), Georgette Leblanc (Canada) ou Naomi Perquin (Pays-Bas) ? Toutes sont « poètes laurés » de leur pays. Nommées pour des périodes plus ou moins longues, ces jeunes femmes sont invitées à écrire un poème à l’occasion d’un événement important.

    L’Afrique du Sud démocratique a adopté cette coutume, héritée du Saint Empire germanique. Jusqu’à présent, le gouvernement de Pretoria n’a désigné comme « poet laureate » que des auteurs blanchis sous le harnais, tel le barde zoulou Mazisi Kunene (2006), le doux guérillero Keorapetse Kgositsile (2018), et tout récemment Wally Mongane Serote, né en 1944.

    Le visage buriné de Serote dévoile la vie difficile qui fut la sienne, comme si ses rides profondes cachaient des années de colère. Il a tout connu, depuis sa naissance dans le quartier bientôt rasé de Sophiatown : la ségrégation, l’arrestation, le confinement solitaire. Dans sa jeunesse il est séduit par les thèses de la Conscience noire de Steve Biko. Grâce à une bourse Fulbright, il obtient un diplôme de l’université de Columbia, mais sera contraint à l’exil. Il rejoint l’ANC et travaille dans plusieurs pays différents.

    A son retour au pays, en 1990, l’ANC le nomme responsable pour les questions culturelles. Je me souviens de son entrevue avec une délégation française chargée dès 1992 de nouer des contacts : d’un ton soviétique, Wally avait souligné l’importance des arts dans l’émancipation du peuple, laissant pantois son auditoire.

    Depuis, après un mandat de député, il a beaucoup évolué. Il a disparu deux ans pour devenir sangoma, c’est-à-dire un guérisseur traditionnel. A ses amis blancs, dont Nadine Gordimer, il détaillait la part de psychologie qui entre dans le jet des osselets et les vertus réelles des plantes médicinales.

    Le site officiel garant du « Label Afrique du Sud » présente une liste des 31 livres que tout Sud-Africain devrait lire. Dans cette prestigieuse sélection figure le roman To every birth its blood, écrit en 1981 par Wally Serote (traduit en en français sous le titre Alexandra, mon amour, ma colère, par Christine Delanne-Abdelkrim). A juste titre, car en prenant comme modèle le township d’Alexandra, imbriqué dans Johannesburg, l’auteur décrit l’apathie des victimes de l’apartheid, progressivement secouées par les révoltes et la violence sous toutes ses formes.

    En revanche, ses romans suivants m’ont paru plus touffus, moins ancrés dans le vécu. Gods of Our Time en 1999 fait intervenir de nombreux personnages au temps de l’état d’urgence, se demandant comment quitter le pays pour poursuivre le combat. Scatter the Ashes and Go, en 2002, traite du retour peu idyllique d’anciens guérilleros. Rumours, en 2012, se noie dans de longues considérations politiques. Keke, ancien commandant pendant la guerre de libération, se sépare de son épouse et sombre dans la misère. Alors que les filles de ses connaissances se font exclure de leur école pour un Rainbow Act (fellation en groupe), il se fait tabasser en voulant conserver son bout de trottoir. Une jeune Sahélienne l’emmène dans un Mali à peine esquissé, pour des discussions sur le rôle des ancêtres. De retour à Johannesburg, Keke se réconcilie avec son épouse, ses ancêtres et sa famille. Le roman en appelle à une Renaissance africaine, meilleure que la Renaissance européenne, qui était fondée sur l’esclavage.

    Ces dernières années, Serote a piloté la mise en route du Freedom Park à Pretoria. Ce jardin se veut un parcours historique et philosophique, face au massif Voortrekker Monument, glorifiant la saga des pionniers boers.

    Son emploi de poète lauré, tout compte fait, lui convient bien, car c’est dans ce genre qu’il excelle. André Brink s’en inspira pour titrer son roman (Prix Médicis étranger 1980), et bien d’autres vibrèrent en lisant ce poème que Wally Serote dédia à Don M., assigné à résidence.

    C’est une saison blanche et sèche

    les feuilles brunies ne durent pas, leur vie brève se dessèche

    et le cœur brisé, elles plongent doucement vers la terre

    en ne saignant même pas

    C’est une saison blanche et sèche mon frère

    les arbres seuls connaissent la douleur, qui se dressent encore

    secs comme l’acier, leurs branches sèches comme du fil de fer

    c’est vrai que la saison est blanche et sèche

    mais les saisons finissent par passer


    Traduction Katia Wallisky

    ►Tous les billets du blog littéraire de Georges Lory

    Chronologie et chiffres clés

    L’origine de l’article >>

  • Restitution d’œuvres d’art africaines: le cas de l’Algérie

    Restitution d’œuvres d’art africaines: le cas de l’Algérie

    Depuis la décision prise par Emmanuel Macron le 23 novembre de restituer 26 œuvres d’art au Bénin, la question de la restitution d’œuvres africaines reste au cœur de l’actualité. Parmi les sujets qui animent les débats : pourquoi le rapport commandé par le président français auprès de l’historienne d’art française Bénédicte Savoy et l’universitaire et écrivain sénégalais Felwine Sarr s’est limité à la partie subsaharienne de l’Afrique et a écarté des pays comme l’Algérie ? Entretien avec Zahia Rahmani, commissaire en 2016 de « Made in Algeria », la première grande exposition sur l’Algérie en France, et responsable du domaine de recherche « Histoire de l’art mondialisée » à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris.

    RFI : Dans le rapport sur la restitution des biens culturels africains, l’Algérie n’a pas été prise en compte, parce que l’Algérie, comme l’Égypte, ces deux pays « relèvent de contexte d’appropriation et impliquent des législations très différentes ». Comprenez-vous pourquoi l’Algérie a été écartée ?

    Zahia Rahmani : Dans le rapport, il est dit aussi que ce sont des pays qui ne relèvent pas du même schéma du patrimoine. L’Algérie, tout comme l’Égypte, n’a pas tout son patrimoine à l’extérieur du territoire. Cela a été une des choses qui ont été énoncées. Ce sont aussi des pays avec lesquels il y a des contentieux qui sont assez spécifiques, par exemple concernant la présence de collections dans le territoire algérien et qui – au moment de l’indépendance – ont nécessité un certain type de négociation. L’Algérie revendiquant ses collections comme étant son patrimoine. La France disant que ces collections étant en dépôt… Donc, il y a encore un certain nombre d’objets assez litigieux.

    Lors de son discours à Ouagadougou, en novembre 2017, le président français proclamait : « Je ne peux pas accepter qu’une large part du patrimoine culturel africain soit en France ». Lors de Made in Algeria, la première grande exposition sur l’Algérie en France, vous vous êtes rendue compte que pratiquement toutes les œuvres importantes pour raconter cette histoire se trouvaient dans des institutions en France. Peut-on dire que – comme pour le Bénin – une large part du patrimoine culturel algérien est aujourd’hui en France ?

    Ce ne sont pas du tout les mêmes objets. Moi, j’ai eu affaire à un patrimoine qui était, soit produit par des Français, et qui concernait le territoire algérien, soit produit par des Français pendant la colonisation. Cela pose le problème de la représentation de ce territoire et aussi la manière dont ils fabriquent une archive de ce pays. Le vrai problème que posent ces œuvres et ces archives, c’est leur disponibilité pour la société algérienne, la possibilité d’y accéder et les étudier sachant qu’en France, une grande partie de ces objets ne sont pas disponibles. Ce sont des objets qui sont dans des réserves ou même inconsultables pour certains. Par exemple, un des éléments les plus essentiels, La Prise de la smalah d’Abd-el-Kader, peint par Horace Vernet en 1845, est aujourd’hui considéré comme une des plus grandes œuvres du XIXe siècle. Elle fait plus de 21 mètres de long et 5 mètres de hauteur. Et elle est aujourd’hui inaccessible pour le grand public et les chercheurs.

    Il y a eu des restitutions, dont certaines très symboliques. En 2003, par exemple, le président Jacques Chirac avait restitué à l’Algérie le sceau du Dey d’Alger par lequel Husseyn Pacha avait scellé sa reddition en 1830. Aujourd’hui, la presse algérienne cite volontiers le mythique canon de « Baba Merzoug », une pièce d’artillerie de 7 mètres de long, installée à Brest depuis 1833. Selon vous, quelles sont les œuvres majeures prises pendant la colonisation et qui auraient aujourd’hui vocation à retourner en Algérie ?

    Concernant le canon, pour la France, il a joué un rôle spécifique puisqu’un consul de France a été – dit-on – mis dessus et renvoyé et donc tué au XVIIIe siècle. La vengeance des Français aurait été de le reprendre en 1830. Là, on voit très bien que ce n’est pas une question d’œuvres produites et symboliquement relevant du patrimoine de la société algérienne elle-même. Cela a à voir avec le fait que, dans le cas d’un conflit, les éléments symboliques ne cessent d’être déplacés. La France considère que c’est le patrimoine de son armée. L’Algérie considère que c’est le patrimoine de son histoire. On n’est pas dans le même cas de figure qu’une spoliation de type patrimonial. Un des aspects les plus marquants de la question coloniale et de la spoliation concernant l’Algérie, c’est l’arrachement et la dépossession d’un grand nombre de pièces et d’œuvres antiques qui étaient sur le territoire algérien et qui ont été emmenées en Europe…

    S’il y avait des restitutions à demander, à mon avis, ce n’est pas un enjeu autour d’objets. Cela serait la possibilité d’avoir accès à ce qui concerne la société algérienne et son histoire. L’accès aux archives, au corpus antique. Travailler à la manière comment on pourrait mettre à disposition ces objets, par exemple par la numérisation.

    Si aujourd’hui une restitution avait lieu ou l’accès était donné, qu’est-ce que cela pourrait changer pour l’Algérie, la société algérienne, la relation entre la France et l’Algérie ?

    Moi, j’étais très étonné par le succès de l’exposition Made in Algeria. De la forte présence de Français, mais aussi d’Algériens et de descendants de familles algériennes. C’est essentiel pour la société algérienne d’avoir la possibilité de jeter un regard sur son passé à travers les documents que nous possédons. Si ce n’est que pour pouvoir penser le présent et un futur différent.

    Si je prends le cas d’une ville comme Médéa qui a été peinte par Jean-Antoine-Siméon Fort. Dans nos archives, c’est le seul exemple que nous avons de l’architecture de cette ville. Dans nos archives, il est question de plusieurs corpus architecturaux qui ont été démolis, détruits, et dont on n’a quasiment pas de traces en Algérie. Imaginez que la société française, ici et maintenant, n’ait aucune archive de son passé récent. C’est un vide sidéral concernant de tout avant le XXe siècle. C’est impossible de structurer la pensée d’une société sur ce vide.

    ► Lire aussi : «Made in Algeria», les tracés toujours brûlants d’un passé douloureux, 30/3/2016

    Chronologie et chiffres clés

    L’origine de l’article >>

  • [Reportage] Le bataillon mauritanien du G5 est prêt à 80%, selon l’armée

    [Reportage] Le bataillon mauritanien du G5 est prêt à 80%, selon l’armée


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 04:54

    A la frontière avec le Mali, environ un millier de soldat mauritaniens est en train de prendre position pour constituer le bataillon mauritanien de la Force conjointe du G5 Sahel (Mauri-Bat). RFI a pu se rendre pour la première fois à Nbeiket Lahouach, la localité qui doit accueillir le poste de commandement de la zone Ouest. Si les travaux du PC n’ont pas encore commencé, les troupes côté mauritanien sont bien là, prêtes à contrer une éventuelle menace terroriste dans la région.

    Pour l’heure, ce n’est qu’une stèle en béton peinte en blanc. Elle symbolise l’emplacement du futur poste de commandement de la Force conjointe à Nbeiket Lahouach. A la tête du bataillon mauritanien, le colonel Sidi Ahmed Ould M’Haimid espère voir débuter le chantier dans les semaines qui viennent. L’endroit est idéalement placé, au nord de la forêt de Ouagadou, repère de jihadistes maliens contre lequel l’armée mauritanienne intervient depuis près d’une dizaine d’années.

    « La frontière est à 25 km à partir d’ici. J’espère que les travaux vont commencer dans les jours qui viennent, dans les 15 à 30 jours peut-être…», dit-il.

    Ce bataillon, opérationnel à 80%, précise l’armée mauritanienne, est appelé à intervenir sur ce que les militaires appellent le fuseau ouest, c’est-à-dire le long de la frontière mauritano-malienne, avec un droit de poursuite de 50 kilomètres qui pourraient être portés prochainement à 100 kilomètres. Comme le souligne le dernier rapport du Conseil de sécurité de l’ONU sur la force conjointe du G5, l’opération El Emel menée en juillet dernier a été conduite par deux bataillons mauritaniens avec pour objectif la neutralisation des terroristes dans une zone comprise entre les villes de Bassikounou en Mauritanie et Nampala au Mali.

    Du développement de petites infrastructures pour se faire accepter

    Dans le cadre de l’appui à la force conjointe, l’Union européenne a prévu de dépenser environ 17 millions d’euros en Mauritanie, dont près de la moitié servira à la construction en dur de ce poste de commandement. Il devrait être terminé dans un an, selon le calendrier prévisionnel de l’UE validé par le commandant de la force du G5 début novembre.

    Reportage en Mauritanie où le Mauri-Bat est prêt

    27-11-2018
    – Par
    Olivier Fourt

    Mais le colonel Sid M’Haimid se dit prêt à intervenir dès maintenant, même s’il ne recevra pas ses véhicules blindés avant le mois de mars. A trois kilomètres de l’emplacement du futur PC, les hommes de la première compagnie motorisée du Mauri-Bat occupent depuis quelques semaines une position dissimulée entre deux dunes. « C’est la position-clé de toute la région qui permet de contrôler tous les mouvements vers la frontière, et à partir de la frontière vers Nbeiket-Lahouach », reprend le colonel Sidi Ahmed Ould M’Haimid.

    La deuxième compagnie motorisée est également constituée et en attente sur place, alors que 120 militaires supplémentaires appartenant à la compagnie blindée-mécanisée doivent rejoindre le dispositif d’ici deux à trois mois nous explique-t-on.

    Le puits de Nbeiket-Lahouach a été longtemps été un carrefour pour les nomades, les unités méharistes et les trafiquants de toutes sortes. Le projet européen d’appui à la sécurité et au développement en Mauritanie prévoit la construction d’une piste d’aviation en latérite mais aussi la mise en place d’un forage pour fournir de l’eau aux soldats sans pénaliser l’agriculture et l’élevage local. Enfin un hôpital mobile destiné aux militaires mais aussi aux civils devrait aider la force du G5 à se faire accepter dans la région.

    L’origine de l’article >>