Category: Afrique

  • Lutte contre Boko Haram: les pays du lac Tchad veulent revoir leur stratégie

    Lutte contre Boko Haram: les pays du lac Tchad veulent revoir leur stratégie

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  • «Congo Files»: de faux comptes Facebook qui déroutent les enquêteurs

    «Congo Files»: de faux comptes Facebook qui déroutent les enquêteurs


    Par
    Sonia Rolley

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 18:00

    C’est une fuite sans précédent. Des milliers de pages de documents confidentiels des Nations unies relatifs à l’assassinat de deux experts mandatés par le Conseil de sécurité. Michael Sharp et Zaida Catalan avaient été chargés d’enquêter sur les violences en République démocratique du Congo. Les « Congo Files » documentent les pistes et options levées par les enquêteurs ainsi que les multiples entraves qu’ils ont rencontrées entre mars 2017 et septembre 2018. Leur exploitation a fait l’objet d’une collaboration entre plusieurs médias internationaux : RFI, Le Monde, Foreign Policy, Süddeutsche Zeitung et la télévision suédoise. De faux comptes Facebook ont compliqué pendant des mois les recherches des enquêteurs onusiens.

    « L’enquête piétine », écrit non sans dépit l’un des policiers onusiens chargés de démêler les fils d’un crime inédit en République démocratique du Congo. Dans son rapport journalier du 1er mai 2017, cet enquêteur anonyme dresse un bilan sans concession de l’avancée des recherches de la « task force » dont il fait partie : « Nous avons peu de sources. Il n’y a pas de nouvelle information ». Six semaines après la mort de l’Américain Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaida Catalan, la police des Nations unies (UNPOL) n’a toujours aucune idée du lieu où sont enterrés les quatre accompagnateurs des experts, si tant est qu’ils aient été tués. Elle ne connaîtra non plus jamais avec certitude l’identité du troisième motard qui les accompagnait.

    Pendant quelques jours, les policiers onusiens s’interrogent sur la manière de relancer l’enquête. Ils décident de demander à l’auditorat militaire congolais d’introduire une requête auprès des compagnies de téléphonie mobile. Pour avancer, ils souhaitent obtenir les relevés téléphoniques des acteurs-clefs du drame, ils tablent sur sept numéros, victimes ou présumés assassins. Les enquêteurs ne cachent plus leur irritation quand le magistrat instructeur militaire leur répond « par trois fois » toujours attendre la « signature » de l’auditeur militaire supérieur de Kananga, capitale de la province tourmentée du Kasaï Central. Quand ledit auditeur est finalement interrogé, à la grande surprise d’UNPOL, il dit « ne pas être informé » d’une telle requête.

    Au fil des semaines, des mois, à force de négociations et de ruse, les policiers de l’ONU ont collecté les fadettes de dizaines de protagonistes, des experts onusiens eux-mêmes, de leurs accompagnateurs, mais aussi de présumés miliciens, d’agents de renseignement, de militaires ayant tous un lien avec l’assassinat. Mais pour parvenir à faire une cartographie des communications, encore faut-il pouvoir identifier les milliers de numéros appelés. L’auditorat militaire et les compagnies de téléphonie mobile coopèrent peu. Les policiers onusiens se basent sur le renseignement humain. Ils ont aussi recours à l’application Truecaller de l’opérateur Airtel et à Facebook, ce réseau social si populaire au Congo, pour lequel il est fortement recommandé de s’inscrire avec son numéro de téléphone mobile. C’est l’un des plus grands annuaires du monde.

    Des incohérences dans les identifications

    Fin mai 2017, l’UNPOL commence à noter des incohérences dans l’identification de certains propriétaires de numéros sensibles, les auteurs de tous ces appels et SMS échangés avant, pendant et après le meurtre des experts, et derrière lesquels se cachent sans doute assassins et commanditaires. C’est le cas d’un numéro appelé au lendemain du drame, par la carte SIM de l’un des accompagnateurs congolais de Michael Sharp et Zaida Catalan, Betu Tshintela. Selon la police des Nations unies, le 13 mars, le numéro IMEI attaché à son numéro change deux fois, à 17h43 et 18h39. « Cela signifie que cette carte SIM a été insérée dans deux nouveaux portables », concluent les enquêteurs onusiens dans leur rapport journalier du 28 mai 2017.

    Le 6 juin, les policiers onusiens croient être parvenus à identifier les deux numéros contactés par la puce de Betu Tshintela. Officiellement, le pseudo interprète et ancien agent de l’ANR est mort le 12 mars 2017 avec Michael Sharp et Zaida Catalan, le gouvernement congolais a affirmé avoir retrouvé son corps dès mars 2017 alors que l’ONU assure toujours le rechercher. Identifier ceux qui ont échangé avec le numéro de Betu Tshintela au lendemain du meurtre devait permettre pour les enquêteurs onusiens d’éclaircir son sort et son rôle, de trancher, une fois pour toutes, entre le statut de complice et celui de victime.

    Selon l’opérateur Airtel, l’un des numéros est « enregistré au nom de Ntampu Crispin, résidant au numéro 13 de l’avenue Camp Kokolo, Quartier Jérusalem, commune Bandalugwa ». Facebook donne immédiatement aux policiers onusiens une identification quasi-similaire, Cris Tambwe, qui est un colonel de l’armée congolaise. L’autre numéro leur donne plus de fil à retordre. Il est enregistré sous le nom de Régine Bukumba, résidant dans le territoire de Kamonia qui se trouve dans la province voisine du Kasaï. En ce 6 juin 2017, les enquêteurs onusiens notent, sans plus de commentaire, que Facebook lie ce numéro au compte d’un dénommé Jean Kasonga qui se présente comme un maçon de Kananga. Mais ils ne s’attardent pas sur cette anomalie.

    Ce jour-là, les policiers de l’ONU pestent plutôt contre de nouveaux « essais pour orienter les enquêtes ». Ces mots sont surlignés en rouge dans le rapport confidentiel daté du 6 juin 2017. Il faut dire qu’ils viennent de découvrir que le magistrat instructeur, le lieutenant-colonel Jean Blaise Bwamulundu Guzola, leur a transmis « à des fins d’analyse [et en guise] de numéros téléphoniques des personnes suspectes dans l’affaire d’assassinat des deux experts » ceux de figures politiques originaires de la région, tous députés : Claudel Lubaya, Clément Kanku, Martin Kabuga et Daniel Mbayi. Ces numéros, ce magistrat militaire jure les avoir trouvés dans le répertoire du téléphone de l’un des accusés. Mais l’UNPOL n’est pas dupe, trois sur quatre sont « des personnalités politiques de l’opposition ». La police de l’ONU n’a que faire de ces manœuvres, surexcitée de voir l’arborescence qui se cache derrière les premières fadettes réquisitionnées. L’UNPOL note que plusieurs des acteurs-clefs du drame sont en contact avec soit des officiers de l’armée, soit les directeurs provinciaux des services de renseignement.

    L’étrange menuisier de Kananga

    Si les policiers onusiens avaient pris le temps de s’attarder sur le compte « Jean Kasonga », ils auraient repéré plus d’une anomalie. Ce compte a été créé après le meurtre de Michael Sharp et Zaida Catalan. Le numéro appelé par Betu Tshintela a d’abord été lié à un premier compte Facebook ayant un prénom à consonance anglophone et un patronyme bien kasaien, « Johnsena Kasonga ». Mais ce premier compte est rapidement abandonné au profit d’un patronyme passe-partout dans le Grand Kasaï : « Jean Kasonga ».

    Ce profil n’a aucune interaction, il ne poste presque rien à part des portraits de mauvaise qualité d’un jeune homme à la posture rigide et qui ne regarde jamais l’appareil. Son corps et son visage semblent incrustés sur une clôture en bambou, sa silhouette détourée par un mince halo noir. Plus insolite pour un jeune maçon de Kananga, capitale provinciale d’une des nouvelles provinces les plus défavorisées du pays, sa photo de profil est encadré des mentions « Tour de France » et « Mont Ventoux ». En quelques semaines, le pseudo maçon, passionné de tours cyclistes, s’est fait plus d’une centaine d’amis, les premiers sont pour l’essentiel des étrangers. Certains ont étudié à Alep en Syrie, d’autres dans le Rajasthan indien. Même les comptes aux consonances congolaises mais aux orthographes parfois fantaisistes comme « Thrésor Kabasele » peuvent avoir étudié à Sydney en Australie. Le propriétaire de ce compte, s’il existe, s’est pris en photo, toujours sans regarder l’appareil, devant la même clôture en bambou que son ami « Jean Kasonga ».

    Parmi les contacts Facebook de l’étrange maçon de Kananga, « Vincent Thambwe » est sans doute le plus diplômé. A en croire son compte Facebook, il réalise l’exploit d’avoir étudié à Kinshasa, la capitale congolaise, à Kindu dans la province du Maniema, au Kenya, au Canada et même aux Philippines. Presque chaque année, il intègre un nouvel établissement. Autre particularité des amis de « Jean Kasonga », certains ont des milliers de contacts, d’autres semblent parfaitement maîtriser les paramètres de sécurité du réseau social. Ils sont capables de cacher leurs amis, leurs photos, leurs publications, comme s’ils étaient pointilleux sur le respect de leur vie privée.

    Comme « Jean Kasonga », beaucoup de ses amis ayant des noms à consonance congolaise publient des photos d’une qualité médiocre. Ces clichés ont la particularité de ne permettre aucune comparaison sur les moteurs de recherches spécialisés dans l’image. Ces comptes aiment aussi agrémenter leurs photos de cadres aux couleurs flashy ou d’une date et d’un marquage horaire, toujours les mêmes. Comme si de Kinshasa à Goma, en passant par des villes comme « Bunya » ou « Kysangani » dont ils ne semblent pas connaître le nom, des centaines de Congolais s’étaient passés le mot pour utiliser la même application sur le même type de photo.

    L’histoire pourrait s’arrêter là si « Jean Kasonga » était un cas unique. Des centaines de comptes ayant des caractéristiques similaires existent. A l’heure où les experts sont tués, le 12 mars 2017 à 16h53, un témoin oculaire devenu l’un des principaux accusés dans ce dossier, Jean Bosco Mukanda, envoie un SMS à un certain « Davido Ntumba », ami d’un « David Ntumba » qui a le même visage, les faux jumeaux ou triplés sont fréquents chez ce type de comptes. « Davido Ntumba » ne livre aucun détail biographique, mais son clone « David Ntumba » a étudié au lycée Kélé Kélé de Kananga et poursuivi ses études à l’Université nationale du Lesotho. Il travaillerait actuellement pour FNBB à Gaborone au Botswana. C’est une bien étrange personne à contacter après l’assassinat de deux experts mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU. M. Mukanda, lui, se présente comme un simple enseignant de la ville-paroisse de Bunkonde. Au fil des pages de l’enquête de la police des Nations unies versées dans les « Congo Files », il se révèle être un ancien chef de milice, tour à tour informateur et supplétif de l’armée congolaise.

    Top UN officials withheld key information about the murder of the UN experts Zaida Catalán and Michael Sharp.

    Leaked documents from the UN’s own investigation are implicating the Congolese government.

    See the report “Deceptive diplomacy” in english here:https://t.co/jzYCQPtPRH

      Uppdrag granskning (@granskning) 27 novembre 2018

    Des contacts suspects le jour du meurtre

    Dans les heures qui suivent le meurtre, le même Jean Bosco Mukanda, omniprésent dans ce dossier depuis la disparition des experts, appelle un numéro attribué par le réseau social à une « Jeannette Ntumba », un compte qui prétend travailler pour la Mission des Nations unies en RDC (Monusco).

    Betu Tshintela échange régulièrement avec un certain « André Kamba » qui se présente sur Facebook comme un ancien employé de l’Unicef, l’agence de protection de l’enfance de l’ONU. Les policiers onusiens s’intéressent à cet individu mais peinent à trouver des informations sur lui. Le lieutenant-colonel Guzola de l’auditorat assure aux enquêteurs onusiens avoir trouvé le numéro attribué à « André Kamba » dans le fameux répertoire téléphonique qui a également servi à incriminer les principaux opposants de la province. Le numéro que l’ONU cherche à identifier aurait été enregistré sous un nom très similaire, celui de « Kamba Yamarcelina ».

    Le 3 juin 2017, comme pour enfoncer le clou, le magistrat militaire interroge Jean Bosco Mukanda devant les policiers de l’ONU. Il l’a fait arrêter la veille, « sur ordre de sa hiérarchie », sans véritablement expliquer pourquoi à l’UNPOL. Sous le contrôle du lieutenant-colonel, l’intriguant de Bunkonde confirme l’identité du jeune homme à partir de sa photo de profil Facebook. « André Kamba » serait chauffeur de taxi-moto dans le même village que M. Mukanda, il habiterait chez son frère. Mais la police des Nations unies ne parviendra jamais à en apprendre beaucoup plus sur lui.

    Le jour du meurtre, plusieurs officiers de l’armée congolaise sont en contact avec des numéros associés à des profils Facebook aux identités douteuses. Derrière ces comptes se cachent parfois leurs compagnons d’armes, sans doute soucieux de conserver leur anonymat. Mais d’autres ont les mêmes caractéristiques que les « Jean Kasonga », « Davido Ntumba » et autres. Le colonel François Muhire, basé à Tshimbulu, une localité proche de la scène de crime, s’entretient à l’heure où les experts sont encore captifs avec un numéro attribué à « Umwari Denise Denise ». Ils auront six contacts téléphoniques qui cesseront juste après la mort de Michael Sharp et Zaida Catalan. C’est l’unique jour où ces deux numéros sont en contact. Jamais, dans les semaines qui ont suivi l’assassinat, le colonel François Muhire n’appellera « Umwari Denise Denise ».

    L’information pourrait être anodine si cet officier, soupçonné d’être responsable à lui seul d’une vingtaine de fosses communes dans la région, n’avait pas été déjà épinglé par le groupe d’experts de l’ONU pour le massacre de Kitchanga en février 2013. Ses compagnons d’armes de l’ex-812e régiment des FARDC sont déployés tout au long de la route entre Kananga et Bunkonde. C’est sur cette route que les deux jeunes enquêteurs mandatés par le Conseil de sécurité sont assassinés en ce dimanche 12 mars 2017.

    « Jean Kasonga » est l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de ces profils douteux liés au meurtre des experts de l’ONU, ce sont des centaines, peut-être des milliers de faux comptes qui ont envahi ce réseau social en République démocratique du Congo, sans doute depuis 2015. Ils personnifient pour l’essentiel des étudiants, des employés ou d’anciens agents de l’ONU, Monusco, agences onusiennes, Radio Okapi. Ils résident dans toutes les grandes villes du Congo et s’immiscent parmi des communautés d’utilisateurs.

    Car ces comptes n’ont pas que des faux amis. Des vrais hommes politiques, activistes ou même journalistes, sans doute désireux d’élargir leur audience, ont accepté les invitations de ces profils désincarnés. L’un de ces détracteurs du régime congolais confie même avoir essayé, en vain, d’entrer en contact avec « Jean Kasonga » dont il s’est découvert l’ami. Il dit accepter toutes les invitations, sans jamais vérifier. « C’est la seule manière de faire passer les informations », explique-t-il. Abasourdi par toutes les bizarreries de ce profil, il explique avoir tenté de lui écrire. « Jean Kasonga » ne lui a jamais répondu, il semble même ne jamais avoir lu ses messages.

    De faux comptes pour surveiller les dissidents ?

    En février 2016, le quotidien israélien Haaretz a publié une enquête sur ce qu’il appelle la « Facebook squad ». Il dénonçait l’utilisation par la police israélienne de faux comptes Facebook pour intimider ou traquer des activistes. Toujours selon Haaretz, ces faux comptes servent à enquêter aussi bien sur les réseaux pédophiles que les lanceurs d’alerte ou les activistes de groupes labellisés comme problématiques par Tel-Aviv. De l’autre côté de l’écran, cachés sous ces fausses identités, des policiers israéliens spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité ponctionnent les comptes de leurs « vrais » amis, ils accumulent les photos, les posts qu’ils jugent tendancieux. Cela leur permettrait de monter des dossiers pour justifier arrestations et condamnations de voix dissidentes.

    Depuis le début de la contestation contre un troisième mandat de Joseph Kabila en janvier 2015, Kinshasa n’a jamais caché sa défiance envers les réseaux sociaux, coupés avant chaque grande mobilisation de l’opposition, dans la crainte du grand soir. Depuis, selon l’ONU, le nombre de violations des droits de l’homme à caractère politique a explosé. Tous les mois, à Kinshasa comme en province, des activistes sont arrêtés, détenus pour quelques heures ou quelques mois, parfois même avant d’avoir pu manifester, tous accusés de trouble à l’ordre public ou d’appel à la désobéissance civile. Les services de sécurité congolais utilisent-ils les réseaux sociaux pour identifier les mobilisateurs ? Interpellé sur l’existence de ces faux comptes, une source onusienne se dit surprise : « On sait qu’ils ont des contrats avec des sociétés israéliennes, mais les Congolais ne nous ont jamais dit qu’ils disposaient de ce type de technologie ».

    Ces faux comptes, les spécialistes des questions de sécurité les appellent des avatars. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, la plupart des pays riches ou autoritaires auraient recours à ces systèmes de gestion de comptes fictifs sur les réseaux sociaux, profitant de la méconnaissance du public sur ces moyens de surveillance et de l’accès offert par ces profils à différentes communautés d’utilisateurs qui utilisent Facebook ou tout autre réseau social pour exprimer leur point de vue. « Si ces comptes ont un lien avec l’assassinat des experts, le jeu sera de déterminer quel Etat membre a vendu à la RDC ce système d’exploitation et ces avatars », conclut ce responsable onusien, sous couvert d’anonymat.

    Toute la série sur les révélations des « Congo Files »

    ► Retrouvez le quatrième volet de cette enquête le 30 novembre 2018 à 17h TU sur RFI.fr

    DROIT DE REPONSE

    Cette enquête collective a nécessité presque deux ans d’investigations pour tenter de comprendre les conditions dans lesquelles les deux experts onusiens, Michael Sharp et Zaida Catalan ont été assassinés.

    Le procès ouvert le 5 juin 2017 à Kananga est toujours en cours. Il a été suspendu 10 mois sur demande du secrétariat général de l’ONU. Le procureur canadien Robert Petit a été nommé pour soutenir l’enquête judiciaire congolaise.

    • Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, appelle les Nations unies à transmettre toutes leurs informations, y compris relatives à des agents de l’Etat, à la justice militaire congolaise. « C’est parce que nous savons que des membres du personnel de l’Etat sont capables de poser des actes attentatoires aux lois que nous avons institué la justice militaire », ajoute-t-il. Il dément en revanche toute responsabilité de l’Etat congolais : « La responsabilité pénale est individuelle ».
    • L’auditeur général de l’armée, Timothée Mukuntu, dit ne pas avoir eu connaissance du dossier d’enquête de la police des Nations Unies. Il dément toute entrave de la justice militaire, mais reconnaît « une certaine lenteur mais pas de volonté d’entraver quoique ce soit ».

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  • Coupe de la Confédération 2018-2019 : Calendrier et résultats

    Coupe de la Confédération 2018-2019 : Calendrier et résultats

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    La 16e édition de la Coupe de la Confédération se déroule du 27 novembre 2018 au 26 mai 2019. Voici le calendrier et les résultats de la deuxième compétition interclubs de la CAF.

    TOUR PRÉLIMINAIRE ALLER (27-28 novembre)

    Nouakchott King’s (Mauritanie) – Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) 1-2
    Al Ahly Shandi (Soudan) – AS Nyuki (RD Congo) 1-0
    Petro Atletico Luanda (Angola) – Orapa United FC (Botswana) 4-0
    AS Coton Tchad N’Djamena (Tchad) – Gomido (Togo) 2-0
    Hassania US Agadir (Maroc) – AS Garde nationale (Niger) 4-0
    Génération foot (Sénégal) – Djoliba (Mali) 0-0
    US Madinet Bel Abbes (Algérie) – LISCR (Liberia) 4-0
    Rangers (Nigeria) – Defence FC (Ethiopie) 2-0
    Salitas FC (Burkina Faso) – Wakriya AC (Guinée) 2-0
    Mtibwa Sugar (Tanzanie) – Northern Dynamo (Seychelles) 4-0
    DC Motema Pembe (RD Congo) – Les anges de Fatima (RCA) 4-1
    Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire) – Gambia Armed Forces (Gambie) 1-1
    AO CMS (Gabon) – Silver Strikers (Malawi) 1-0
    Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) – Zimamoto (Zanzibar) 4-0
    El Geco (Madagascar) – Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) 3-1
    Miracle de Bandran (Comores) – Al Ittihad (Libye) 0-8
    New Stars de Douala (Cameroun) – Vital’O FC (Burundi) 0-0
    Kariobangi Sharks (Kenya) – Arta Solar7 (Djibouti) 6-1
    Asante Kotoko (Ghana) – Eding Sport (Cameroun) [disqualifié]
    Free State Stars (Afrique du Sud) – Mukura (Rwanda) 0-0
    Green Eagles (Zambie) – Young Buffaloes (eSwatini) 2-0
    Nasr Athletic Hussein Dey (Algérie) – Diables noirs (Congo) 2-0
    Green Buffaloes (Zambie) – Al Merreikh Juba (Soudan du Sud) 2-0

    TOUR PRÉLIMINAIRE RETOUR (4-5 décembre)

    Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) – Nouakchott King’s (Mauritanie)
    AS Nyuki (RD Congo) – Al Ahly Shandi (Soudan)
    Orapa United FC (Botswana) – Petro Atletico Luanda (Angola)
    Gomido (Togo) – AS Coton Tchad N’Djamena (Tchad)
    AS Garde nationale (Niger) – Hassania US Agadir (Maroc)
    Djoliba (Mali) – Génération foot (Sénégal)
    LISCR (Liberia) – US Madinet Bel Abbes (Algérie)
    Defence FC (Ethiopie) – Rangers (Nigeria)
    Wakriya AC (Guinée) – Salitas FC (Burkina Faso)
    Northern Dynamo (Seychelles) – Mtibwa Sugar (Tanzanie)
    Les anges de Fatima (RCA) – DC Motema Pembe (RD Congo)
    Gambia Armed Forces (Gambie) – Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire)
    Silver Strikers (Malawi) – AO CMS (Gabon)
    Zimamoto (Zanzibar) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud)
    Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) – El Geco (Madagascar)
    Al Ittihad (Libye) – Miracle de Bandran (Comores)
    Vital’O FC (Burundi) – New Stars de Douala (Cameroun)
    Arta Solar7 (Djibouti) – Kariobangi Sharks (Kenya)
    Eding Sport (Cameroun) [disqualifié] – Asante Kotoko (Ghana)
    Mukura (Rwanda) – Free State Stars (Afrique du Sud)
    Young Buffaloes (eSwatini) – Green Eagles (Zambie)
    Diables noirs (Congo) – Nasr Athletic Hussein Dey (Algérie)
    Al Merreikh Juba (Soudan du Sud) – Green Buffaloes (Zambie)

    16e DE FINALE ALLER (14-16 décembre)

    Etoile sportive du Sahel (Tunisie) – Nouakchott (Mauritanie) ou Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
    Shandi (Soudan) ou Nyuki (RD Congo) – Petro Atletico (Angola) ou Orapa (Botswana)
    Zamalek (Egypte) – Coton (Tchad) ou Gomido (Togo)
    Hassania (Maroc) ou Garde nationale (Niger) – Génération foot (Sénégal) ou Djoliba (Mali)
    Bel Abbes (Algérie) ou LISCR (Liberia) – Defence FC (Ethiopie) ou Rangers (Nigeria)
    Al Masry (Egypte) – Salitas (Burkina Faso) ou Wakriya (Guinée)
    KCCA (Ouganda) – Mtibwa Sugar (Tanzanie) ou Northern Dynamo (Seychelles)
    Motema Pembe (RD Congo) ou Les anges (RCA) – San Pedro (Côte d’Ivoire) ou Armed Forces (Gambie)
    Raja Casablanca (Maroc) ou un club de RDC – AO CMS (Gabon) – Silver Strikers (Malawi)
    Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) ou Zimamoto (Zanzibar) – El Geco (Madagascar) ou Deportivo Unidad (Guinée équatoriale)
    Un club du Maroc – Miracle de Bandran (Comores) ou Al Ittihad (Libye)
    Al Ahly Tripoli (Libye) – New Stars (Cameroun) ou Vital’O (Burundi)
    Kariobangi (Kenya) ou Solar7 (Djibouti) – Asante Kotoko (Ghana)
    Al Hilal Obeid (Soudan) – Free State Stars (Afrique du Sud) ou Mukura (Rwanda)
    Green Eagles (Zambie) ou Young Buffaloes (eSwatini) – Hussein Dey (Algérie) ou Diables noirs (Congo)
    Cercle sportif sfaxien (Tunisie) – Green Buffaloes (Zambie) ou Al Merreikh (Soudan du Sud)

    16e DE FINALE RETOUR (21-23 décembre)

    Nouakchott (Mauritanie) ou Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) – Etoile sportive du Sahel (Tunisie)
    Petro Atletico (Angola) ou Orapa (Botswana) – Shandi (Soudan) ou Nyuki (RD Congo)
    Coton (Tchad) ou Gomido (Togo) – Zamalek (Egypte)
    Génération foot (Sénégal) ou Djoliba (Mali) – Hassania (Maroc) ou Garde nationale (Niger)
    Defence FC (Ethiopie) ou Rangers (Nigeria) – Bel Abbes (Algérie) ou LISCR (Liberia)
    Salitas (Burkina Faso) ou Wakriya (Guinée) – Al Masry (Egypte)
    Mtibwa Sugar (Tanzanie) ou Northern Dynamo (Seychelles) – KCCA (Ouganda)
    San Pedro (Côte d’Ivoire) ou Armed Forces (Gambie) – Motema Pembe (RD Congo) ou Les anges (RCA)
    AO CMS (Gabon) ou Silver Strikers (Malawi) – Raja Casablanca (Maroc) ou un club de RDC
    El Geco (Madagascar) ou Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) ou Zimamoto (Zanzibar)
    Miracle de Bandran (Comores) ou Al Ittihad (Libye) – Un club du Maroc
    New Stars (Cameroun) ou Vital’O (Burundi) – Al Ahly Tripoli (Libye)
    Solar7 (Djibouti) ou Kariobangi Sharks (Kenya) – Asante Kotoko (Ghana)
    Free State Stars (Afrique du Sud) ou Mukura (Rwanda) – Al Hilal Obeid (Soudan)
    Hussein Dey (Algérie) ou Diables noirs (Congo) – Green Eagles (Zambie) ou Young Buffaloes (eSwatini)
    Green Buffaloes (Zambie) ou Al Merreikh (Soudan du Sud) – Cercle sportif sfaxien (Tunisie)


    COUPE DE LA CONFÉDÉRATION 2018-2019 : MODE D’EMPLOI

    Quarante-six équipes disputent le tour préliminaire. Les 23 rescapés rejoindront 9 clubs qualifiés d’office en 16e de finale. A l’issue de ces 16e, les vainqueurs affronteront 16 formations récemment éliminées en Ligue des champions. Les équipes qualifiées à l’issue de ce tour de cadrage disputeront une phase de groupes en février-mars 2019.

    COUPE DE LA CONFÉDÉRATION 2018-2019 : CALENDRIER

    Tirage au sort du Tour de cadrage : 28 décembre 2018
    Tour de cadrage aller : 11 au 13 janvier
    Tour de cadrage retour : 18 au 20 janvier
    Tirage au sort de la phase de groupes : 21 janvier
    Journée 1 – Phase de groupes : 1-3 février
    Journée 2 – Phase de groupes : 12-13 février
    Journée 3 – Phase de groupes : 24 février
    Journée 4 – Phase de groupes : 3 mars
    Journée 5 – Phase de groupes : 8-10 mars
    Journée 6 – Phase de groupes : 15-17 mars
    Tirage au sort des quarts de finale : 23 mars
    Quarts de finale aller : 5-7 avril
    Quarts de finale retour : 12-14 avril
    Demi-finale aller : 26-28 avril
    Demi-finale retour : 3-5 mai
    Finale aller : 19 mai
    Finale retour : 24-26 mai

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  • Tunisie : Amira Cheniour, parcours d’une ingénieure durable

    Tunisie : Amira Cheniour, parcours d’une ingénieure durable

    Soutenue et inspirée par plusieurs mentors, la Tunisienne de 31 ans, co-fondatrice de Seabex, est parvenue à refuser le destin que d’autres avaient tracé pour elle.

    « Financial Inclusion Award » à Berlin, « start-up pour une Afrique durable » à l’European African Business Forum, « Prix Orange de l’Entrepreneur Social 2018 » : les récompenses pleuvent pour Amira Cheniour. À la tête de Seabex, une plateforme de smart-agriculture créée en 2015 avec son acolyte Taher Mestiri, l’ingénieure de 31 ans récolte les fruits des efforts fournis par ses équipes depuis trois ans. « Nous sommes reconnaissants de leur implication depuis la première ligne de code », confie la lauréate modeste.

    50 prototypes avortés, des problèmes de financement et des talents qui quittent le navire pour tenter leur chance en Europe : les obstacles ont été nombreux. « À plusieurs moments nous avons voulu baisser les bras mais la passion l’emportait à chaque fois », explique celle qui jongle aisément entre le français et l’anglais. Si la jeune femme rougit aujourd’hui devant ces distinctions, elle ne cache pas non plus ses ambitions. Son objectif : faire ses preuves sur le terrain et conquérir de nouveaux continents.

    Leader

    Originaire de Mahrès, petite ville au sud de Sfax, Amira cultive depuis l’enfance ce tempérament de leader. « Déjà à la crèche je menais les troupes », s’amuse-t-elle. Une personnalité qu’elle tient aussi de son père, entrepreneur dans la maçonnerie. « Il a toujours été un exemple mais je n’aurais jamais imaginé suivre ses pas dans l’entrepreneuriat»

    Le confort matériel n’était pas ma priorité. »

    Alors que son grand-père la pousse à devenir médecin après son bac, elle se dirige vers des études d’ingénieure en informatique. En 2006, l’étudiante monte à Tunis pour intégrer l’Insat, établissement public rattaché à l’Université de Carthage. Puis fait ses armes sur les bancs de l’école Esprit, une formation privée de trois ans qu’elle finance au départ grâce à des petits boulots. « Mon père m’a ensuite aidée. J’ai été chanceuse à ce niveau-là », reconnaît la PDG.

    Le choix de la passion

    Fraîchement diplômée en 2012, Amira est confrontée aux difficultés du marché du travail. « On me reprochait constamment mon manque d’expérience », se désole-t-elle. Direction les centres d’appel de Teleperformance qu’elle quitte après seulement trois mois pour s’établir comme chef de projet dans une start-up de social TV. Là encore, la jeune diplômée ne se sent pas à sa place. D’autres propositions s’offrent à elle avec de nombreux avantages financiers mais cela ne l’intéresse pas. « Je voulais une carrière mais surtout un métier qui me passionne. Le confort matériel n’était pas ma priorité », explique la Tunisienne.

    Quand on sort du schéma habituel, à savoir travail, mari, enfants, c’est un peu choquant. Mais petit à petit ça devient une fierté ».

    Son entourage ne comprend pas cette recherche d’insécurité. « Je viens d’un milieu où les choses classiques sont plus acceptées que les choses originales. Quand on sort du schéma habituel, à savoir travail, mari, enfants, c’est un peu choquant. Mais petit à petit ça devient une fierté », se réjouit aujourd’hui cette acharnée. Les habitants de son village l’inondent désormais de messages d’encouragements.

    Femme de pouvoir

    Si Amira a pu souffrir de ce carcan conservateur, la jeune femme affirme en revanche ne pas avoir fait l’objet de discriminations dans son milieu professionnel. « Depuis des années, la femme tunisienne est valorisée. Elle occupe des postes de pouvoir que ce soit au parlement ou dans les grandes entreprises. À l’université, dans les filières en IT, 60 % des apprentis sont des étudiantes.»

    Pendant ces années où elle se cherche, l’ingénieure croise la route de la responsable de la direction information de Citibank en Tunisie, « une femme de caractère respectée et intelligente ». Son aura l’inspire. Tout comme celle d’un homme : Taher Mestiri, fondateur de la start-up I.T. Grapes, spécialisée dans le développement de solutions web, mobiles et embarquées. Fréquentant le même milieu associatif, elle noue avec lui une vraie amitié qui la conduira à rejoindre sa société en 2013.

    En quête de solutions

    À ses côtés, elle se lance en 2015 dans l’aventure Seabex : un système de surveillance connecté qui vise à mieux gérer les ressources hydriques des agriculteurs. L’idée de ce projet novateur a germé à la suite d’une rencontre fortuite avec un vieux paysan. Il avait perdu 60 % de sa récolte à cause des coupures d’eau, récurrentes en Tunisie pendant les périodes de sécheresse. Un problème bien connu aussi du père d’Amira, qui cultive par passion des oliviers et des pommiers. Sur les réseaux sociaux, des vidéos témoignent également de ce désastre.

    On se moque souvent de nous quand on dit ça, mais on rêve d’aller sur Mars ».

    Les quatres co-fondateurs décident alors de faire rimer agriculture et technologie. Ils recrutent huit personnes et puisent dans leurs ressources financières personnelles pour monter leur start-up. Depuis, quatre agriculteurs tunisiens, dont les parcelles font entre 6 et 35 hectares, utilisent leur outil. « D’un faible coût, notre solution s’adresse aussi bien aux grands producteurs qu’aux petits sur lesquels il faut investir », précise la chef d’entreprise qui espère inspirer le gouvernement.

    Aujourd’hui intégrée dans l’accélérateur dubaïote Womena, Seabex intéresse les investisseurs étrangers. Des discussions s’amorcent. La start-up compte atteindre 2 000 clients d’ici trois ans. « On se moque souvent de nous quand on dit ça, mais on rêve d’aller sur Mars ». Amira n’a donc pas fini de repousser ses limites.

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  • CAN 2019 au Cameroun: la CAF doit faire un choix très délicat

    CAN 2019 au Cameroun: la CAF doit faire un choix très délicat

    La Confédération africaine de football (CAF) doit décider ce 30 novembre 2018 à Accra si oui ou non la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 (15 juin-13 juillet) aura lieu sur le sol camerounais.

    La Confédération africaine de football (CAF) va trancher, ce 30 novembre 2018 à Accra. Ou pas… Rien n’est à exclure concernant le sort du Cameroun en tant que pays hôte de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Y compris que la CAF se donne un ultime moment de réflexion, à un peu moins de sept mois de la phase finale (15 juin-13 juillet).

    Ce vendredi matin, le Comité exécutif (ComEx) de la CAF va notamment étudier les rapports rédigés suite aux deux dernières visites d’inspection au Cameroun. La première, effectuée du 27 octobre au 1er novembre, concernait la sécurité. La seconde, organisée du 11 au 15 novembre, était une ultime analyse des installations et des infrastructures.

    Des retards rédhibitoires ?

    Des retards ont encore été constatés à cette occasion. Sont-ils suffisants pour justifier un éventuel changement de pays-hôte ou un report de la CAN au Cameroun à 2021, voire 2023 ? Et, si le ComEx prend une décision de ce type contre l’avis des autorités camerounaises, est-il certain de pouvoir défendre son choix auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), par exemple ?

    Du côté de la presse camerounaise, présente en masse à Accra, on affiche sa confiance. Ces derniers mois, on a mis les bouchées doubles pour que les chantiers soient bouclés dans des délais raisonnables. En outre, le président Paul Biya avait fait de la tenue de la CAN en 2019 une promesse, avant sa réélection le 22 octobre 2018. Dans ces conditions, un retrait pur et simple ou un report serait mal perçu par de nombreux Camerounais.

    Depuis plusieurs mois, le patron de la Confédération africaine de football est d’ailleurs devenu la cible de nombreux médias et internautes camerounais. Depuis qu’il a battu Issa Hayatou pour la présidence de la CAF en mars 2017, Ahmad n’a, de fait, cessé de souffler le chaud et le froid au sujet de la CAN 2019 au Cameroun.

    Le discours ambigu d’Ahmad

    Accusé de travailler en sous-main pour le Maroc, un des pays qui l’a soutenu face à Hayatou, le Malgache s’est surtout ému de l’avancée des préparatifs. Encore récemment, il a pointé du doigt l’absence d’une fédération de football au Cameroun, la Fécafoot étant actuellement gérée par un Comité de normalisation.

    Mais le discours d’Ahmad a évolué ces derniers mois. Il a d’abord rappelé à de nombreuses reprises que la ComEx ne voulait pas retirer la CAN 2019 aux Camerounais mais que ces derniers forceraient peut-être la CAF à le faire. Puis il a souligné que le Cameroun se désisterait de facto de l’organisation du tournoi, en n’étant pas totalement prêt. Enfin, après une entrevue avec Paul Biya, il a invité le Cameroun à dire s’il voulait davantage de temps pour accueillir la compétition. Une manière ambiguë d’inciter les autorités camerounaises à réclamer elles-mêmes un report à 2021.

    Un report difficile à organiser

    Cette dernière option semble, depuis plusieurs semaines, avoir les faveurs de certains dirigeants du ComEx. Mais elle n’est pas la plus simple à mettre en œuvre. Car elle suppose la coopération des Camerounais, mais aussi celle des Ivoiriens, voire celle des Guinéens, censés respectivement abriter les CAN 2021 et 2023. Du côté ivoirien, une source indique ainsi qu’aucune discussion sur le sujet n’a été menée jusqu’à présent avec la CAF.

    Resterait en outre à trouver un nouveau pays-hôte. L’Union nord-africaine de football a récemment apporté son soutien au Maroc, créant la polémique. Ce n’est pas la première fois qu’une institution ou une personne affiche son envie de voir le Royaume chérifien récupérer la CAN 2019.

    Plus récemment, Ahmad lui-même a évoqué l’Afrique du Sud et l’Egypte comme des recours crédibles. Des pays qui offrent, a priori, des standards plus conformes à ceux que le Malgache veut pour la Coupe d’Afrique des nations. Celui-ci a basé tout son argumentaire sur une professionnalisation du football africain.

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  • Au Burkina Faso, la dernière hausse des prix du carburant ne passe pas

    Au Burkina Faso, la dernière hausse des prix du carburant ne passe pas


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 14:27

    Les Burkinabè marchaient ce jeudi 29 novembre 2018 dans les rues de Ouagadougou pour protester contre la hausse des prix du carburant entrée en vigueur le 9 novembre dernier. Le prix du litre d’essence et de gasoil a augmenté de 12%, soit 75 francs CFA. Une mesure que les autorités justifient par la conjoncture internationale.

    Douze pourcent d’augmentation, c’est trop pour les syndicats et les consommateurs, qui dénoncent une érosion lente du pouvoir d’achat. La première moitié de l’année a déjà été marquée par une poussée inflationniste, notamment pour les produits alimentaires et le bétail. Cette hausse intervient donc dans un contexte tendu pour les ménages.

    Elle devrait se répercuter sur tout un ensemble coûts, transports et produits agricoles notamment. Mais les autorités disent ne pas avoir le choix. Le porte-parole du gouvernement rappelle que Ouagadougou suit l’évolution des cours mondiaux du pétrole. Ainsi, en 2015 et 2016, les prix à la pompe avaient baissé de 135 francs CFA en deux tranches.

    Cette fois-ci, le gouvernement, qui subventionne chaque mois à hauteur de 14 milliards de francs CFA l’achat de produits pétroliers, a choisi de ne pas toucher au prix du gaz ni à celui de l’électricité produite à partir d’hydrocarbures. Seul le prix à la pompe augmente.

    La dette de la Sonabhy, la centrale d’achat d’hydrocarbures, devient insoutenable pour l’Etat. Qui par ailleurs affirme chercher des moyens financiers pour le secteur sécuritaire, en raison des attaques terroristes dans le nord du pays.

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  • Maroc: le président gabonais Ali Bongo est arrivé à Rabat

    Maroc: le président gabonais Ali Bongo est arrivé à Rabat

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  • RDC: l’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 240 victimes

    RDC: l’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 240 victimes


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 13:05

    Le nouveau bilan de l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la RDC depuis le 1er août s’élève à 241 morts, selon le ministère de la Santé. Dix-neuf personnes sont décédées en cinq jours la semaine dernière. Ces chiffres inquiètent les équipes de riposte, qui doivent déjà travailler dans des conditions difficiles.

    La situation est inquiétante et l’épidémie ne semble pas près de s’arrêter dans le Nord-Kivu. D’autant que l’insécurité freine les efforts pour contenir Ebola, comme l’explique Tarik Yacharevitch (Jasarevic), porte-parole de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) : « C’est un contexte très difficile. Il y a eu un grand nombre d’incidents sécuritaires dans les dernières semaines, les derniers mois, qui ont ralenti notre travail. Mais nous sommes là. L’OMS a plus de 300 personnes sur le terrain et nous faisons de notre mieux pour mettre en place toutes les mesures de riposte. »

    Dans un tel contexte, il est compliqué d’endiguer correctement la propagation du virus. Les équipes de riposte sont chargées de repérer toutes les personnes ayant été en contact avec un malade, mettre en place des quarantaines. Des mesures contraignantes, parfois envahissantes, qui peuvent susciter des résistances. Par exemple, les morts d’Ebola doivent être inhumés selon une procédure spéciale, « l’enterrement digne et sécurisé ».

    Une procédure indispensable, mais compliquée pour les proches des victimes, selon Céline Degen, coordinatrice pour le CICR à Butembo : « Ce sont des gens qui sont habillés de la pointe des cheveux à la pointe des pieds en plastique et qui vaporisent du chlore sur votre proche, sur son cercueil, qui le mettent dans un sac. C’est extrêmement violent. C’est faire violence, en fait, à ces gens qui ont des habitudes et des rites très particuliers et que le virus vient complètement déstabiliser. Et donc, les gens, parfois, peuvent vouloir se cacher d’avoir été malades, vouloir enterrer leurs morts sans en prévenir les épidémiologistes et les médecins. »

    Mais malgré quelques résistances d’une population déjà meurtrie par les violences, la société civile se mobilise, avec des dizaines de volontaires qui sensibilisent aux bonnes pratiques contre Ebola.

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  • Honduras: verdict atttendu dans le meurtre de la militante Berta Caceres

    Honduras: verdict atttendu dans le meurtre de la militante Berta Caceres


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 12:36

    Au Honduras, la Cour suprême de justice de Tegucigalpa doit rendre son verdict ce jeudi 29 novembre dans l’affaire du meurtre de la militante des droits humains Berta Caceres, assassinée pour s’être opposée à un barrage hydraulique.

    Au Honduras, la Cour suprême de justice de Tegucigalpa rendra son verdict ce jeudi dans l’affaire du meurtre de Berta Caceres. Huit personnes sont accusées du meurtre en 2016 de cette défenseure des droits humains qui se battait entre autres contre un projet de barrage hydroélectrique.

    Pour Karina Sanchez, du Centre pour la justice et le droit international (Cejil), de graves irrégularités ont entaché l’enquête menée par les autorités locales. Cela a empêché de remonter jusqu’aux commanditaires de cet assassinat.

    « Les auteurs directs de ce crime vont être jugés et condamnés, se félicite-t-elle. Mais on attend toujours le procès de David Castillo, considéré comme le premier commanditaire de cet assassinat. Il était le dirigeant de Desa, une société hydroélectrique. Mais il y a un procès parallèle, à part, puisqu’il a été arrêté plus tard. »

    « Nous pensons qu’il y a tout un système criminel derrière l’assassinat de Berta Caceres, poursuit Karina Sanchez. Ce système est responsable non seulement de cet assassinat et de sa planification, mais aussi de toutes les affaires qui ont été dénoncées précédemment, par exemple la tentative d’assassinat contre Berta Caceres en février. »

    « Il y a encore beaucoup d’informations à collecter et de liens à établir en raison du contexte de ce crime. Cela n’a pas vraiment été fait et c’est préoccupant. L’Etat se doit de réagir, a un devoir de vigilance, avec des moyens, de l’indépendance, avec impartialité, dans cette affaire emblématique », conclut Karina Sanchez.

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  • RDC: le patron de la Gécamines rejette les critiques de mauvaise gestion

    RDC: le patron de la Gécamines rejette les critiques de mauvaise gestion


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 12:31

    En RDC, le président du conseil d’administration de la Gécamines, l’entreprise minière publique, s’en est pris mercredi 28 novembre 2018 à tous ceux qui critiquent sa gestion : les médias, les ONG. Il les menace de poursuites judiciaires, notamment après les accusations de la fondation Carter qui, elle, assure qu’entre 2011 et 2014, 750 millions de dollars ont disparu de la comptabilité de l’entreprise.

    Le président du conseil d’administration de la Gécamines menace de poursuites judiciaires les ONG et les médias qui parlent de la mauvaise gestion de cette entreprise d’exploitation minière. Au cours d’une conférence de presse aux allures d’un méga show, mercredi, Albert Yuma a cherché à démonter les arguments des ONG, qui évoquent l’opacité de la gestion de la Gécamines et des 750 millions de dollars dont, selon les ONG, il n’y aurait aucune trace.

    « Nous avons retracé au dollar près les fameux 750 millions de dollars manquants. Vous avez vu dans la presse, c’est de l’argent volé, argent disparu, argent dilapidé. Désormais, mesdames et messieurs, tous ceux qui reprendront les accusations du rapport de ces ONG, même en y accolant un conditionnel, se rendront coupables de diffamation. Ceux qui s’y livreront malgré tout signeront ainsi leur volonté de nous attaquer au nom d’un colonialisme moderne, teinté d’un paternalisme malsain. Au-delà du mal qu’il fait à notre entreprise, nous regrettons, je regrette, surtout les attaques contre notre pays, un grand pays d’Afrique, car elles contribuent à conforter l’image négative dont il est injustement la victime et à rendre sa marche vers le développement encore plus difficile qu’elle ne l’est déjà », a déclaré Albert Yuma.

    Réagissant à ces propos, Jean-Pierre Muteba se dit révolté. Pour le vice-président national de la société civile Forces vives et leader de la Nouvelle dynamique syndicale, les propos d’Albert Yuma confirment les allégations des ONG qui l’ont accusé de mauvaise gestion.

    « Je suis aussi révolté. Parce que la gestion de la Gécamines est tombée trop bas. Je reprends ce que le chef de l’Etat avait dit, il n’a pas trouvé 15 personnes, des bonnes personnes, pour gérer avec lui le pays. On se rend compte que la Gécamines, malheureusement, a été confiée entre les mains de mauvaises personnes. Parce qu’aujourd’hui, on a vu tous les chiffres qu’ils ont étalés. Ils ne sont pas capables de produire plus de 7 000 tonnes l’an, alors que quand ils sont arrivés à la Gécamines, la Gécamines produisait 30 000 tonnes. Et eux, avec tous les chiffres qu’ils ont étalés, ils ne sont capables que de produire 7 000 tonnes l’an. Donc nous avons un problème, un problème réel. Donc, en fait, je crois, l’incompétence à ce niveau-là, ce n’est pas de faire de grands discours, ce n’est pas de faire de bonnes conférences de presse. C’est plutôt de produire des tonnes de cuivre et des tonnes de cobalt », estime Jean-Pierre Muteba.

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