Category: Afrique

  • Crise aux Comores – Azali Assoumani : ” Je crois que la nouvelle Constitution peut ĂȘtre la solution “

    Crise aux Comores – Azali Assoumani : ” Je crois que la nouvelle Constitution peut ĂȘtre la solution “

    En visite Ă  Paris, le chef de l’État comorien affirme que seul le rĂ©gime fort instaurĂ© Ă  l’issue du rĂ©fĂ©rendum de juillet permettra de sortir l’archipel des crises Ă  rĂ©pĂ©tition.

    Jeune Afrique : Le climat politique aux Comores s’est tendu depuis le rĂ©fĂ©rendum constitutionnel du 30 juillet. En quoi cette rĂ©forme, qui permet notamment au chef de l’État d’effectuer deux mandats successifs, Ă©tait-elle nĂ©cessaire ?

    Azali Assoumani : Pour dĂ©velopper son pays, un prĂ©sident a besoin de plus qu’un mandat de cinq ans non renouvelable. Il peut maintenant se faire réélire, et ce par tout l’archipel alors que, jusqu’ici, le premier tour avait lieu uniquement sur l’üle destinĂ©e Ă  exercer la prĂ©sidence tournante. Nous sommes revenus Ă  un systĂšme classique, avec deux tours organisĂ©s sur tout le territoire, pour que le chef d’État comorien soit Ă©lu par l’ensemble du peuple.

    Nous avons optĂ© pour un rĂ©gime prĂ©sidentiel fort, dans lequel j’assumerai en effet les deux fonctions de chef de l’État et du gouvernement

    Redoutiez-vous une « insularisation » de la politique comorienne ?

    Tout Ă  fait. La prĂ©sidence tournante mise en place en 2001 a su mettre fin aux tentations de sĂ©paratisme, et c’était la solution la moins mauvaise Ă  l’époque. Mais elle a fait de mes compatriotes des insulaires avant d’ĂȘtre des Comoriens. Il s’agit donc, avec cette nouvelle Constitution, de renforcer le sentiment d’appartenance Ă  l’Union des Comores et de consacrer son indivisibilitĂ©.


    >>> À LIRE – Azali Assoumani, prĂ©sident de toutes les Comores


    Le rĂŽle du prĂ©sident s’en trouve renforcĂ© puisqu’il devient aussi chef du gouvernement et qu’il n’y a plus de vice-prĂ©sidents. Ne craignez-vous pas d’ĂȘtre un peu seul Ă  la tĂȘte du pays ?

    La prĂ©sence de trois vice-prĂ©sidents ne permettait pas de rĂ©pondre aux besoins du pays. Je suis favorable au systĂšme anglo-saxon, avec un Premier ministre issu du Parlement, mais cela n’est pas applicable aux Comores. Nous n’avons plus de temps Ă  perdre pour dĂ©velopper notre pays. Nous avons optĂ© pour un rĂ©gime prĂ©sidentiel fort, dans lequel j’assumerai en effet les deux fonctions de chef de l’État et du gouvernement, avec l’appui d’un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral qui fera le lien avec l’équipe ministĂ©rielle.

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  • PrĂ©sidentielle en RDC: la sĂ©curisation des candidats en question

    Présidentielle en RDC: la sécurisation des candidats en question


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 12:14

    La polĂ©mique enfle autour de la sĂ©curisation des candidats Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique en RDC. Sur les 21 candidats validĂ©s, seul un nombre rĂ©duit bĂ©nĂ©ficie de la protection recommandĂ©e par la loi. Certains candidats parlent d’un traitement inĂ©quitable et menacent de solliciter une protection auprĂšs de la Mission de l’ONU, la Monusco.

    Avenue des forces armĂ©es Ă  Kinshasa, une bĂątisse imposante surplombĂ©e de plusieurs drapeaux et d’un portrait gĂ©ant abrite le quartier gĂ©nĂ©ral d’un candidat Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Depuis quelques jours, un groupe de policiers est positionnĂ© devant la parcelle. Selon la loi congolaise, chaque candidat Ă  la prĂ©sidentielle a droit Ă  25 policiers pour sa protection. Pour cette Ă©lection, ils sont 21 candidats. Mais, seulement cinq parmi eux bĂ©nĂ©ficient de cette protection.

    « Il y a des difficultĂ©s pour organiser la protection de certains candidats qui logent dans les hĂŽtels dont les propriĂ©taires sont allergiques Ă  la prĂ©sence des forces de l’ordre », expliquent les responsables de l’UnitĂ© de protection des hautes personnalitĂ©s. Ces responsables rĂ©vĂšlent Ă©galement que certains candidats n’ont pas rempli les formalitĂ©s requises ou tout simplement leurs adresses ne sont pas connues.

    « Faux », rĂ©torque ThĂ©odore Ngoyi. Ce candidat dĂ©clare avoir reçu chez lui, deux hauts gradĂ©s de la police pour parler de sa protection. Une visite qui, selon lui, est restĂ©e sans suite. D’oĂč sa dĂ©cision de s’adresser Ă  la Monusco pour assurer sa sĂ©curitĂ©, et attirer l’attention de la communautĂ© internationale sur ce qu’il appelle le caractĂšre inĂ©quitable du processus Ă©lectoral.

    Selon le porte-parole de la police, le colonel Mwanaputu joint au tĂ©lĂ©phone, le candidat ThĂ©odore Ngoyi a exprimĂ© des exigences exagĂ©rĂ©es. Pour cet officier, en dehors des hommes, des Ă©quipements et de la ration de mĂ©nage, la police n’a pas d’autres moyens Ă  mettre Ă  la disposition des candidats.

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  • France: les dĂ©putĂ©s veulent plus de transparence dans l’aide au dĂ©veloppement

    France: les dĂ©putĂ©s veulent plus de transparence dans l’aide au dĂ©veloppement


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 12:08

    En France, le budget de l’aide au dĂ©veloppement doit sensiblement augmenter d’ici 2022. C’est la promesse faite l’an passĂ© par le prĂ©sident Macron. Il avait notamment dĂ©veloppĂ© cette promesse, il y a tout juste un an, lors de son dĂ©placement Ă  Ouagadougou au Burkina Faso. Dans ce cadre, l’Agence française de dĂ©veloppement va jouer un rĂŽle de premier plan. En 2019, celle-ci sera dotĂ©e d’un milliard d’euros de crĂ©dits supplĂ©mentaires pour intervenir dans les pays les plus pauvres et notamment au Sahel. Certains dĂ©putĂ©s de la majoritĂ© regrettent toutefois l’absence de transparence de l’action de l’AFD et appellent Ă  un pilotage plus politique de l’aide française.

    Le 14 novembre dernier, devant la commission des Affaires Ă©trangĂšres de l’AssemblĂ©e nationale, le dĂ©putĂ© FrĂ©dĂ©ric Barbier met les pieds dans le plat. Lors de la prĂ©sentation du projet de contrats d’objectifs et de moyens de l’agence française de dĂ©veloppement pour la pĂ©riode 2017-2019, ce parlementaire de la majoritĂ© formule deux critiques : non seulement le document remis est trop court, estime-t-il, mais il est surtout prĂ©sentĂ© trop tard. « Son examen s’apparente plus Ă  un enregistrement formel qu’à une vĂ©ritable occasion de se prononcer sur le fond du projet », regrette le dĂ©putĂ©.

    Une critique Ă  peine voilĂ©e de l’AFD et de son fonctionnement. En creux, certains dĂ©putĂ©s reprochent Ă  l’agence son manque de transparence, comme Aina Kuric, dĂ©putĂ© La RĂ©publique en marche : « Ce que j’attends de l’AFD, c’est qu’on ait un vĂ©ritable suivi sur tous les investissements, les prĂȘts, les dons qui sont faits, pour qu’on puisse – nous, derriĂšre – Ă©valuer et mieux contrĂŽler, c’est aussi notre rĂŽle, les diffĂ©rentes actions pour savoir si oui ou non, il y a des ajustements Ă  faire. Aujourd’hui, c’est difficile Ă  faire. »

    Au-delĂ  du fonctionnement de l’AFD, plusieurs dĂ©putĂ©s de la majoritĂ© appellent un meilleur pilotage politique de l’aide au dĂ©veloppement, Ă  l’image d’Hubert Julien-LafferiĂšre : « Aujourd’hui, on est dans une situation oĂč c’est trop complexe. Il y a un manque de lisibilitĂ© parce qu’on a une mission d’aide au dĂ©veloppement qui est partagĂ©e entre d’autres programmes. L’un sous l’autoritĂ© du Quai d’Orsay, l’autre sous l’autoritĂ© de Bercy. Et ça, ce n’est pas trĂšs bon, donc je pense qu’il faudrait que l’ensemble de l’aide publique au dĂ©veloppement soit sous l’autoritĂ© du quai d’Orsay. »

    Ce sujet devrait faire l’objet d’un dĂ©bat Ă  l’AssemblĂ©e en dĂ©but d’annĂ©e prochaine lors de l’examen du projet de loi d’orientation et de programmation.


    ■ L’AFD prĂ©sent au Liberia

    Le Liberia est depuis quelques mois l’un des pays prioritaires pour l’aide française au dĂ©veloppement. ConsĂ©quence de la visite de son prĂ©sident George Weah Ă  Paris en fĂ©vrier dernier. L’AFD a versĂ© 5 millions d’euros d’aide budgĂ©taire Ă  Monrovia. Mais l’agence appuie aussi depuis ce mardi un projet d’aide Ă  la crĂ©ation d’entreprises destinĂ©e Ă  plusieurs milliers de jeunes libĂ©riens ĂągĂ©s de 18 Ă  35 ans. LĂ  encore 5 millions d’euros, qui financeront aussi des bourses pour une quarantaine d’Ă©tudiants du supĂ©rieur.

    C’est un projet qui a deux volets.

    RĂ©my Rioux, directeur gĂ©nĂ©ral de l’AFD

    30-11-2018
    – Par
    Pierre Pinto

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  • Tunisie : le savoir-faire des potiĂšres de Sejnane inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

    Tunisie : le savoir-faire des potiĂšres de Sejnane inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

    La Tunisie revendiquait dĂ©jĂ  huit sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, mais le savoir-faire des potiĂšres de Sejnane (nord) est le premier bien immatĂ©riel Ă  recevoir ce label.

    Le geste qu’elles perpĂ©tuent de mĂšre en fille depuis des millĂ©naires est dĂ©sormais patrimoine de l’humanitĂ©. Une distinction dont les potiĂšres de Sejnane n’évaluent pas encore l’impact, mais qui va leur permettre de valoriser leur savoir-faire.


    >>> À LIRE – Tunisie : rĂ©cit d’une colĂšre ordinaire Ă  Sejnane, la ville des cigognes


    Sejnane, enclave de la chaĂźne des Mogods qui a conservĂ© des traditions berbĂšres, porte Ă  elle seule tous les symptĂŽmes et symboles de la Tunisie. Sans avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un quelconque dĂ©veloppement sur les derniĂšres dĂ©cennies, la rĂ©gion se maintient avec l’exploitation des ressources des forĂȘts et un peu de produits de la pĂȘche. Un contexte difficile, pour cette ville qui a failli devenir en 2012 un califat islamique. Depuis cette alerte, le bourg, occupĂ© aux travaux d’une terre rude, est retombĂ© dans son silence.

    Une région menée par ses femmes

    AnalphabĂštes pour beaucoup, les femmes portent Ă  bout de bras la rĂ©gion. « On pousse les enfants Ă  aller Ă  l’école, on travaille aux champs, on distille les huiles essentielles en Ă©tĂ© et on fait des poteries en hiver. Nous comptons sur nos hommes pour porter nos produits Ă  la ville, mais souvent ils y restent », raconte Sabiha, l’une des potiĂšres les plus connues, qui a surtout un rĂŽle de chef de famille.

    Les dĂ©corations naĂŻves des piĂšces uniques portent une empreinte primitive ; celle d’une cĂ©ramique dont les origines remontent au NĂ©olithique

    Son bien le plus prĂ©cieux : le travail de la glaise transmis par sa mĂšre. Aujourd’hui, Sabiha perpĂ©tue les gestes ancestraux depuis la prĂ©paration de la pĂąte, les formes des rĂ©cipients qu’elle enfourne dans un four Ă  pain. Les dĂ©corations naĂŻves des piĂšces uniques qu’elle produit portent une empreinte primitive ; celle d’une cĂ©ramique dont les origines remontent au NĂ©olithique. Les premiers tessons dĂ©couverts Ă  Gafsa (Sud) ont permis aux archĂ©ologues d’identifier un faciĂšs propre au Maghreb, la civilisation du Capsien, temps charniĂšre de l’évolution humaine.

    Un succùs qui s’exporte

    « L’inscription de cet Ă©lĂ©ment permettrait de souligner le lien Ă©troit existant entre le dĂ©veloppement durable et l’identitĂ© culturelle », souligne Ghazi GhraĂŻri, ambassadeur de Tunisie auprĂšs de l’Unesco, qui dĂ©fend depuis plus d’un un an « une tradition vivante profondĂ©ment ancrĂ©e dans la vie de la communautĂ© et perçue comme un Ă©lĂ©ment de l’identitĂ© locale ».

    Les potiĂšres de Sejnane n’ont pas attendu cette distinction pour ĂȘtre connues ; elles ont mĂȘme créé une tendance « de l’objet utile, beau et Ă©cologiquement vertueux », auquel ont Ă©tĂ© sensibles des marchĂ©s en Europe du Nord. Mais comme pour toute exportation, celle des poteries de Sejnane a surtout profitĂ© aux intermĂ©diaires. Reste aux potiĂšres Ă  mesurer les retombĂ©es de ce label et Ă  se fĂ©dĂ©rer pour valoriser leurs produits et briser l’enclave gĂ©ographique et commerciale dans laquelle elles sont cantonnĂ©es.


    Les huit sites tunisiens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO

    • MĂ©dina de Tunis
    • Site archĂ©ologique de Carthage
    • CitĂ© punique de Kerkouane et sa nĂ©cropole
    • Amphithéùtre d’El Jem
    • MĂ©dina de Sousse
    • Kairouan
    • Site de Dougga
    • Parc national d’Ichkeul

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  • CĂŽte d’Ivoire: mise en place d’un comitĂ© de suivi des financements chinois

    CĂŽte d’Ivoire: mise en place d’un comitĂ© de suivi des financements chinois


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 11:59

    La CĂŽte d’Ivoire va mettre en place un comitĂ© de suivi des financements chinois. Une dĂ©cision annoncĂ©e au Conseil des ministres cette semaine. Les financements de PĂ©kin en CĂŽte d’Ivoire, comme ailleurs en Afrique, sont de plus en plus importants. L’Afrique en a besoin, mais certains pays commencent Ă  ĂȘtre plus regardants sur leurs rĂ©sultats.

    La Chine est prĂ©sentĂ©e aujourd’hui comme le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les partenaires occidentaux et multilatĂ©raux alertent les pays du continent face au risque d’un dĂ©rapage de l’endettement auprĂšs de PĂ©kin.

    Selon l’économiste Alban AhourĂ©, cette inquiĂ©tude est l’un des Ă©lĂ©ments Ă  l’origine de la dĂ©cision de crĂ©er un comitĂ© de suivi en CĂŽte d’Ivoire : « Cela peut ĂȘtre un Ă©lĂ©ment important, mais pas le seul puisque nous avons beaucoup plus d’autres Ă©lĂ©ments comme : comment attirer ces capitaux dans un environnement de concurrence mondiale, si on prend le niveau des pays africains qui s’intĂ©ressent aux capitaux chinois ? Comment orienter ces capitaux vers les besoins ? Comment faire de telle sorte que ces capitaux aient des impacts rĂ©els ? Comment faire de telle sorte que ces investissements soient des investissements de qualité ? Parce qu’on peut avoir des infrastructures routiĂšres et autres construites par la Chine et aprĂšs, il y a des remords quant Ă  la qualitĂ©. On peut dire que tous ces facteurs exigent la mise en place d’une structure de veille. »

    Le futur comitĂ© sera composĂ© de reprĂ©sentants chinois et ivoiriens, il devra ausculter la conduite d’une quinzaine de projets financĂ©s par la Chine. Selon l’Ă©conomiste ivoirien, cette initiative devrait s’Ă©tendre Ă  tous les investissements directs Ă©trangers et autres capitaux dĂ©ployĂ©s en Afrique, pour veiller Ă  leur efficacitĂ© et surveiller le niveau de l’endettement dans chaque pays. A la fin de l’annĂ©e derniĂšre, le taux d’endettement de la CĂŽte d’Ivoire Ă©tait de 42,8%. C’est en dessous de 70%, le seuil fixĂ© par l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine, mais il ne cesse d’augmenter.

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  • Football : le Cameroun n’est pas prĂȘt Ă  accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    Football : le Cameroun n’est pas prĂȘt Ă  accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    RĂ©unie Ă  Accra, la commission d’organisation de la CAN 2019 a Ă©tudiĂ© les rapports des missions d’inspection effectuĂ©es au Cameroun. Et les conclusions ne lui sont pas favorables, alors que le comitĂ© exĂ©cutif de la CAF doit dĂ©finitivement dĂ©cider le 30 novembre si le Cameroun accueillera la compĂ©tition.

    La CAN 2019 (15 juin-13 juillet) se tiendra-t-elle au Cameroun ? Selon nos informations, les conclusions de la commission d’organisation du tournoi, aprĂšs avoir Ă©tudiĂ© les rapports des derniĂšres missions d’inspection effectuĂ©es dans le pays (avancĂ©es des travaux, sĂ©curitĂ©, etc) ne lui sont pas favorables. Une source interne a confirmĂ© cette tendance Ă  Jeune Afrique. « Les conclusions de cette commission montrent que le Cameroun ne peut pas ĂȘtre prĂȘt pour organiser la CAN 2019. La dĂ©cision finale sera prise le vendredi 30 novembre par le comitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football [CAF] », a ajoutĂ© cette source, qui a exigĂ© l’anonymat.


    >>> À LIRE – CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la dĂ©cision de la CAF


    Décision finale de la CAF

    Le comitĂ© exĂ©cutif, qui a commencĂ© Ă  se rĂ©unir ce vendredi Ă  Accra Ă  partir de 9h (10h Ă  Paris), doit dĂ©cider si le Cameroun organisera ou non l’annĂ©e prochaine (du 15 juin au 13 juillet) la premiĂšre CAN Ă  24 de l’histoire. Le comitĂ© devrait normalement suivre l’avis de la commission d’organisation. Il s’agira du dernier point de l’ordre du jour Ă  ĂȘtre abordĂ©.

    Au cas oĂč la CAF dĂ©cide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel Ă  candidatures sera lancĂ© trĂšs rapidement

    Au cas oĂč la CAF dĂ©cide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel Ă  candidatures serait lancĂ© trĂšs rapidement. Des pays comme le Maroc, prĂ©sentĂ© depuis longtemps comme le principal recours en cas d’impossibilitĂ© du Cameroun d’accueillir le tournoi, mais aussi l’Afrique du Sud ou l’Égypte, pourraient ĂȘtre candidats. Pour rappel, le Maroc avait remplacĂ© le Kenya pour l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2018, le pays d’Afrique de l’Est accusant trop de retard au niveau des diffĂ©rents chantiers pour organiser l’épreuve.

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  • Joueur africain 2018: les 34 prĂ©sĂ©lectionnĂ©s dont Mohamed Salah

    Joueur africain 2018: les 34 présélectionnés dont Mohamed Salah

    La ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) a dĂ©voilĂ© une liste de 34 prĂ©sĂ©lectionnĂ©s pour le titre de Joueur africain de l’annĂ©e 2018 qui sera remis le 8 janvier 2019 Ă  Dakar, lors des TrophĂ©es de la CAF. L’Egyptien Mohamed Salah est tenant du titre.

    Qui succĂšdera Ă  Mohamed Salah, le 8 janvier 2019 Ă  Dakar ? L’Egyptien lui-mĂȘme ? L’attaquant de Liverpool (Angleterre) fait en tout cas partie d’une prĂ©sĂ©lection de 34 joueurs pour le titre de Joueur africain de l’annĂ©e 2018. Il y figure aux cĂŽtĂ©s de ses deux partenaires chez les « Reds », le SĂ©nĂ©galais Sadio ManĂ© et le GuinĂ©en Naby Keita.

    Ce sont deux prĂ©tendants sĂ©rieux, tout comme le SĂ©nĂ©galais Kalidou Koulibaly (Naples/Italie), le Marocain Mehdi Benatia (Juventus Turin/Italie), le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal/Angleterre), l’AlgĂ©rien Riyad Mahrez (Manchester City/Angleterre) ou le GhanĂ©en Thomas Partey (Atletico Madrid/Espagne).

    La ConfĂ©dĂ©ration africaine de football devrait rapidement rĂ©duire sa liste de nommĂ©s pour ce qu’on confond souvent, par erreur, avec le « Ballon d’or africain ».

    Le trophĂ©e sera remis Ă  l’issue d’un processus faisant intervenir le ComitĂ© technique et de dĂ©veloppement de la CAF, des experts mĂ©dias, des lĂ©gendes et les entraĂźneurs des quart-finalistes de la Ligue des champions et de la Coupe de la confĂ©dĂ©ration, ainsi que les entraĂźneurs et capitaines des Ă©quipes nationales des 54 fĂ©dĂ©rations membres.

    JOUEUR AFRICAIN 2018 : LES PRÉSÉLECTIONNÉS

    Abdelmoumene Djabou (AlgĂ©rie & ES SĂ©tif), Ahmed Gomaa (Egypte & El Masry), Ahmed Musa (Nigeria & Al-Nassr), Alex Iwobi (Nigeria & Arsenal), Andre Onana (Cameroun & Ajax Amsterdam), Anis Badri (Tunisie & EspĂ©rance Tunis), Ayoub El Kaabi (Maroc & Hebei China Fortune), Ben Malango (RD Congo & TP Mazembe), Denis Onyango (Ouganda & Mamelodi Sundowns), Fanev Andriatsima (Madagascar & Clermont Foot), Franck Kom (Cameroun & EspĂ©rance Tunis), Jacinto Muondo Dala ‘Gelson’ (Angola & Primeiro de Agosto), Hakim Ziyech (Maroc & Ajax Amsterdam), Idrissa Gueye (SĂ©nĂ©gal & Everton), Ismail Haddad (Maroc & Wydad Athletic Club), Jean-Marc Makusu Mundele (RD Congo & AS Vita), Kalidou Koulibaly (SĂ©nĂ©gal & Naples), Mahmoud Benhalib (Maroc & Raja Club Athletic), Mehdi Benatia (Maroc & Juventus), Mohamed Salah (Egypte & Liverpool), Moussa Marega (Mali & Porto), Naby Keita (GuinĂ©e & Liverpool), Odion Ighalo (Nigeria & Changchun Yatai), Percy Tau (Afrique du Sud & Union Saint-Gilloise), Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon & Arsenal), Riyad Mahrez (AlgĂ©rie & Manchester City), Sadio ManĂ© (SĂ©nĂ©gal & Liverpool), Taha Khenissi (Tunisie & EspĂ©rance), Thomas Partey (Ghana & Atletico Madrid), Wahbi Khazri (Tunisie & Saint-Étienne), Walid Soliman (Egypte & Al Ahly), Wilfried Zaha (Cote d’Ivoire & Crystal Palace), Yacine Brahimi (AlgĂ©rie & Porto), Youcef Belaili (AlgĂ©rie & EspĂ©rance Tunis).

    La CAF a par ailleurs dévoilé les présélectionné(e)s ou finalistes pour les autres catégories. Quinze joueuses ont ainsi été retenues, dont la tenante du titre et favorite à sa succession, la Nigériane Asisat Oshoala.

    Meilleure joueuse Africaine de l’annĂ©e 2018

    Abdulai Mukarama (Ghana & Northern Ladies), Asisat Oshoala (Nigeria & Dilian Quanjian), Bassira Touré (Mali & AS Mande), Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud & Houston Dash), Desire Oparanozia (Nigeria & Guingamp), Elizabeth Addo (Ghana & Seattle Reign), Francisca Ordega (Nigeria & Washington Spirit), Gabrielle Aboudi Onguéné (Cameroun & CSKA Moscou), Gaëlle Enganamouit (Cameroun & Avaldenes), Janine Van Wyk (Afrique du Sud & Houston Dash),  Marlyse Ngo Ndoumbouk (Cameroun & Nancy), Onome Ebi (Nigeria & Hekan Huisanhang), Portia Boakye (Ghana & Djurgardens), Raissa Feudjio (Cameroun & Aland United), Tabitha Chawinga (Malawi & Jiangsu Suning).

    CĂŽtĂ© « meilleur jeune de l’annĂ©e », il y a du beau monde, avec les Marocains Achraf Hakimi (Borussia Dortmund/Allemagne) et Mahmoud Benhalib (Raja Casablanca/Maroc), le NigĂ©rian Wilfred Ndidi (Leicester/Angleterre), le Camerounais AndrĂ© Onana (Ajax Amsterdam/Pays-Bas), le SĂ©nĂ©galais IsmaĂŻla Sarr (Rennes/France) et l’Ivoirien Franck KessiĂ© (AC Milan/Italie).

    Pour le titre d’entraĂźneur d’une Ă©quipe masculine, les nommĂ©s sont : Corentin Martins (Mauritanie), Florent IbengĂ© (AS Vita & RD Congo), Juan Carlos Garrido (Raja Casablanca), Moine Chaabani (EspĂ©rance Tunis), Nicolas Dupuis (Madagascar), Patrice Carteron (Al Ahly), Rachid Taoussi (ES SĂ©tif), HervĂ© Renard (Maroc), Aliou CissĂ© (SĂ©nĂ©gal) et Gernot Rohr (Nigeria).

    Pour le titre d’entraĂźneur/entraĂźneuse d’une Ă©quipe fĂ©minine, les nommĂ©(e)s sont : Bruce Mwape (Zambi), Desiree Ellis (Afrique du Sud), Joseph Brian Ndoko (Cameroun), Saloum Houssein (Mali), Thomas Dennerby (Nigeria).

    Enfin, sont pressenties pour ĂȘtre dĂ©signĂ©es Ă©quipe masculine de l’annĂ©e : GuinĂ©e-Bissau, Kenya, Madagascar, Mauritanie, Ouganda et Zimbabwe. Et chez les femmes : Cameroun, Ghana, Mali, Nigeria et Afrique du Sud.

    Chronologie et chiffres clés

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  • CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la dĂ©cision de la CAF

    CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la dĂ©cision de la CAF

    Le ComitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), qui se rĂ©unit le vendredi 30 novembre, prendra une dĂ©cision importante : il dĂ©cidera si le Cameroun organisera ou non la premiĂšre CAN Ă  24 de l’histoire, l’annĂ©e prochaine (15 juin-13 juillet).

    Les membres du ComitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) sont arrivĂ©s jeudi 29 novembre en ordre dispersĂ© Ă  Accra, la capitale du Ghana, et pas seulement pour assister Ă  la fin de la Coupe d’Afrique des nations fĂ©minine, dont la finale, entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, est prĂ©vue dimanche 2 dĂ©cembre. Car le 30 novembre, toute l’Afrique en gĂ©nĂ©ral et le Cameroun en particulier devraient ĂȘtre suspendus Ă  la dĂ©cision de l’instance, pour un sujet devenu hautement sensible : celui de la CAN 2019.

    Depuis plusieurs mois, et mĂȘme un peu plus, une des occupations essentielles de tous ceux qui s’intĂ©ressent de prĂšs ou de loin aux affaires du football africain consiste Ă  spĂ©culer sur un Ă©ventuel retrait de la compĂ©tition au Cameroun, et de la voir confiĂ©e Ă  un autre pays, le Maroc par exemple.

    Le 30 novembre, la CAF devrait prendre une dĂ©cision dĂ©finitive, mais pourrait ne pas la communiquer dans la foulĂ©e. Soit la CAN aura bien lieu au Cameroun, et le dĂ©bat sera clĂŽt. Soit elle lui retirera l’organisation, avant de lancer un appel Ă  candidatures auquel rĂ©pondront les pays volontaires. Et parmi eux, on mettrait bien une piĂšce sur le Maroc



    >>> À LIRE – Cameroun : « La CAF n’a pas de plan B » pour la CAN 2019, assure Ahmad Ahmad


    L’UNAF met la pression, le Maroc tout en retenue

    Du cĂŽtĂ© de Rabat, la mesure est de mise. MĂȘme si certains marocains rĂȘvent plus ou moins ouvertement de rĂ©cupĂ©rer l’évĂ©nement le plus couru du sport africain, personne, et surtout pas en haut lieu, n’a eu le mauvais goĂ»t d’y faire officiellement allusion. Pas plus tard que le 26 novembre, lors d’une confĂ©rence de presse, Fouzi LekjĂąa, le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration royale marocaine de football (FRMF) et HervĂ© Renard, le sĂ©lectionneur français des Lions de l’Atlas dĂ©jĂ  qualifiĂ©s pour la phase finale, ont assurĂ© le Cameroun de tout leur soutien, tout en confirmant que gagner la CAN serait l’objectif du Maroc.

    Une dĂ©claration pleine d’empathie, intervenue juste aprĂšs la divulgation d’un courrier adressĂ© Ă  la CAF par l’Union nord-africaine de football (UNAF) – et dont le Maroc fait partie – Ă  l’issue de son AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale organisĂ©e Ă  Rabat, et oĂč cette organisation rĂ©gionale rĂ©clamait le strict « respect du cahier des charges pour l’organisation de la CAN 2019. » Un courrier qui a fortement dĂ©plu au Cameroun, alors qu’un dirigeant d’une fĂ©dĂ©ration africaine s’est gondolĂ© en lisant les propos du duo LekjĂąa-Renard : « Le Maroc, diplomatiquement, ne peut rien faire d’autre que soutenir le Cameroun. La lettre de l’UNAF est forcĂ©ment un moyen de faire pression sur la CAF. En Afrique, oĂč des gens s’interrogent sur la capacitĂ© du Cameroun Ă  respecter les dĂ©lais, tout le monde sait que le Maroc a tout ce qu’il faut pour accueillir la CAN. Tout est prĂȘt au cas oĂč ! »

    Quatre missions d’inspection

    La CAF, depuis qu’elle a validĂ© la rĂ©forme de sa compĂ©tition en juillet 2017, a modifiĂ© le cahier des charges, exigeant notamment que six stades (Douala, Garoua, LimbĂ©, Bafoussam et deux Ă  YaoundĂ©), soient retenus, contre quatre pour une Ă©dition Ă  16. Et Ahmad Ahmad, le prĂ©sident malgache de la CAF, a plusieurs fois rappelĂ© le Cameroun Ă  ses obligations, Ă©voquant des retards pris sur certains chantiers, regrettant mĂȘme, en aoĂ»t 2017, « l’inertie du Cameroun. »

    Quatre missions ont Ă©tĂ© effectuĂ©es sur place pour faire le point sur l’avancĂ©e des travaux (stades, terrains d’entraĂźnement, voies d’accĂšs, hĂŽtellerie, communication
) dont la derniĂšre a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e du 10 au 15 novembre dernier. Au mois d’octobre, une dĂ©lĂ©gation conduite par le Djibrilla Hima Hamidou, colonel de l’armĂ©e nigĂ©rienne et prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration de football de son pays, avait pour thĂšme principal la situation sĂ©curitaire. Car le Cameroun traverse une pĂ©riode agitĂ©e politiquement, avec la crise anglophone et les frĂ©quentes attaques terroristes des islamistes de Boko Haram dans le Nord.

    Ahmad joue l’apaisement

    Lors de sa rencontre avec Paul Biya Ă  YaoundĂ© le 2 octobre dernier, juste avant l’élection prĂ©sidentielle camerounaise qui a conduit Ă  la réélection du chef de l’État, Ahmad Ahmad avait tenu des propos un peu plus rassurants, affirmant que « la CAF n’a pas de plan B, et n’avait pas rĂ©flĂ©chi Ă  un retrait de la CAN au Cameroun. » Le Malgache avait plusieurs fois rĂ©pĂ©tĂ© avant son voyage en Afrique centrale que la CAF ne prendrait aucune dĂ©cision avant la prĂ©sidentielle camerounaise, afin de ne pas perturber la campagne Ă©lectorale. Et Paul Biya avait assurĂ© Ă  son invitĂ© que tout serait prĂȘt pour organiser la grande fĂȘte du football africain.

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  • «1958», l’histoire d’Um Nyobe et du Cameroun mise en scĂšne par Blick Bassy

    «1958», l’histoire d’Um Nyobe et du Cameroun mise en scĂšne par Blick Bassy

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    Faire revivre la mĂ©moire et la transmettre, notamment aux plus jeunes… VoilĂ  l’ambition de 1958, titre du spectacle du chanteur camerounais Blick Bassy. La premiĂšre de cette crĂ©ation aura lieu samedi 1er dĂ©cembre, au Centre FGO Barbara, Ă  Paris, dans le cadre du festival Africolor. 1958, au Cameroun, c’est l’annĂ©e de l’assassinat de Ruben Um Nyobe, fer-de-lance de l’indĂ©pendance, attachĂ© au progrĂšs social et au panafricanisme, une sorte de « Sankara camerounais ».

    L’assassinat de Ruben Um Nyobe est l’un des pires crimes de la colonisation. Le corps outragĂ© du leader de l’Union des populations du Cameroun, entrĂ© en rĂ©bellion, finira coulĂ© dans du bĂ©ton. Soixante ans aprĂšs, Blick Bassy, chanteur, Ă©crivain, passeur d’histoire, appelle chacun Ă  ses responsabilitĂ©s.

    « Il faudrait, dit-il, qu’il y ait vraiment une espĂšce de reconnaissance de la part de la puissance coloniale qu’Ă©tait la France. L’autre cĂŽtĂ©, c’est aussi la responsabilitĂ© de nos hĂ©ritiers, de ces combattants, de ces valeureux guerriers qui ont donnĂ© leur vie pour nous, ces gens qui sont morts pour que nous, nous puissions ĂȘtre lĂ  aujourd’hui, que nous puissions commencer Ă  entrer dans un petit couloir de souverainetĂ©. »

    Le spectacle 1958 mĂȘlera musiques, chansons inĂ©dites, contes et prises de parole. Il devait accueillir un des plus grands rappeurs camerounais, Krotal, mais celui-ci s’est vu refuser son visa par les autoritĂ©s françaises. Blick Bassy ne cache pas sa colĂšre : « Refuser un visa, c’est un message trĂšs fort. C’est peut-ĂȘtre pour dire aux plus jeunes : de toute façon, que vous soyez un leader ou pas, que vous soyez exemplaire ou pas, nous ne vous donnerons pas de visa. Votre seule solution est de prendre la mer. C’est ce que cela veut dire. »

    AprĂšs le spectacle, avec ou sans rappeur, 1958 est appelĂ© Ă  devenir un disque, l’annĂ©e prochaine.

    â–ș Écouter l’interview avec Blick Bassy, notre InvitĂ© Culture.

    â–ș Cameroun, 1958, de Blick Bassy, samedi 1er dĂ©cembre, Ă  20h30, au Centre FGO Barbara, Ă  Paris. Dans le cadre du festival Africolor (du 16 novembre au 22 dĂ©cembre 2018).

    Chronologie et chiffres clés

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  • L’insĂ©curitĂ© en Libye menace d’une maniĂšre croissante la rĂ©gion

    L’insĂ©curitĂ© en Libye menace d’une maniĂšre croissante la rĂ©gion


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 02:49

    Les participants Ă  la 12Ăšme rĂ©union ministĂ©rielle des pays voisins de la Libye qui s’est tenue ce 29 novembre Ă  Khartoum ont tous insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© d’instaurer la sĂ©curitĂ© en Libye. Les responsables rĂ©unis ont pointĂ© la manque de coordination sĂ©curitaire entre eux. La rĂ©union s’est tenue en prĂ©sence des reprĂ©sentants de la France, de l’Italie, de l’Union africaine, de l’Union europĂ©enne et de l’ONU. L’ONU, qui prĂ©pare une confĂ©rence gĂ©nĂ©rale de rĂ©conciliation nationale en Libye, a reçu le soutien des participants.

    Face Ă  l’impossibilitĂ© d’organiser des Ă©lections gĂ©nĂ©rales en Libye, avant la fin de l’annĂ©e, comme le souhaitait la France, Ghassan SalamĂ©, envoyĂ© spĂ©cial de l’ONU pour la Libye, n’avait d’autre choix que de revenir Ă  son idĂ©e premiĂšre : organiser une confĂ©rence de rĂ©conciliation nationale regroupant toute les composantes libyennes et s’appuyant sur le principe de l’accord politique de Skhirat.

    Cette confĂ©rence devrait avoir lieu au dĂ©but de l’annĂ©e 2019. Elle nommera un gouvernement d’union nationale qui sera chargĂ© d’organiser des Ă©lections courant 2019. Ces Ă©lections devront permettre Ă  la Libye de recouvrer la paix et de sortir de la pĂ©riode transitoire qui dure depuis la chute du colonel Kadhafi en 2011.

    « L’Union africaine mettra tout en Ɠuvre pour appuyer cette initiative », a annoncĂ© Amira Al Fadel, la reprĂ©sentante de l’Union africaine pour la Libye, qui a soutenu l’idĂ©e de cette confĂ©rence et a appelĂ© selon l’agence de presse soudanaise (Suna) « à ce que tous les efforts rĂ©gionaux et internationaux aillent dans ce sens ».

    La présence des groupes armés au sud

    Les intervenants ont par ailleurs tous exprimĂ© leur inquiĂ©tude sur la croissance des activitĂ©s criminelles transfrontaliĂšres Ă  partir de la Libye. Ils ont pointĂ© le manque de coordination entre eux. Un fait qui ne fait qu’« encourager le trafic illĂ©gal » selon plusieursintervenants.

    Ghassan Salamé a révélé des informations sur la présence des groupes armés nigérians dans le sud-libyen. Plusieurs groupes armés tchadiens et soudanais avaient déjà fait du sud-libyen leur base arriÚre.

    Le ministre des Affaires Ă©trangĂšres soudanais, Al Dardiri Mohamad Ahmad, a exprimĂ© de son cĂŽtĂ© son espoir que les opĂ©rations communes des pays voisins en accord avec Tripoli puissent rĂ©duire le danger des groupes armĂ©s installĂ©s dans le sud-libyen qui s’est transformĂ© en un champ de bataille alternatif.

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