Publié le 30-11-2018 Modifié le 30-11-2018 à 05:53
L’équipe de Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka à la présidentielle, dénonce des entraves à sa campagne électorale. Au cours d’une conférence de presse ce jeudi, Pierre Lumbi, son directeur de campagne, a accusé le gouvernement congolais de « retarder délibérément » les autorisations de survol et d’atterrissage des avions que l’opposant souhaite faire venir d’Afrique du Sud pour battre campagne. Le ministre des Transports s’en défend.
C’est lundi que l’équipe de campagne de Martin Fayulu dit avoir déposé sa demande à l’aviation civile. Sans suite favorable pour le moment. Et pourtant le temps presse : le candidat prévoit de lancer sa campagne ce dimanche à Béni dans l’est du pays. Son directeur de campagne Pierre Lumbi dénonce « des manœuvres dilatoires » de la part du gouvernement : « Il s’agit là d’une stratégie savamment montée pour entraver la campagne du candidat commun de l’opposition. Cette attitude du gouvernement est inadmissible aux lois de la République [et] aux exigences les plus élémentaires d’une élection démocratique. La coalition Lamuka ne se laissera pas faire », a-t-il dit.
Ce qui « indigne » Pierre Lumbi, c’est une déclaration ce jeudi de José Makila, le ministre des Transports. Ce dernier dément toute ingérence politique, mais assimile la requête de Martin Fayulu à une demande d’importation d’avions en vue d’exploitation et non une simple demande d’atterrissage et de survol. Par conséquent selon lui, des techniciens de l’aviation civile doivent se rendre en Afrique du Sud pour inspecter les avions avant toute autorisation. « Cette demande ne m’a pas été adressée, mais je vous parle sur la procédure: si vous voulez importer un avion qui vient ici pour un petit moment ou travaille sur le sol congolais, il doit subir cette procédure », explique-t-il.
Il ne s’agit pas d’une importation mais d’une utilisation privée le temps de la campagne, répond Pierre Lumbi, pour qui les propos du ministre « cachent mal […] une instruction politique » donnée à l’aviation civile pour faire traîner les démarches en longueur.
Le ministre dit n’avoir « aucune idée » du temps qu’il faudra pour répondre à la requête de Martin Fayulu, qui prévoit toujours de lancer sa campagne ce dimanche 2 décembre dans l’est de la RDC, précisément à Béni Butembo puis Bunia. Explication de son directeur de campagne : l’action prioritaire de Martin Fayulu en cas d’élection sera le rétablissement de la sécurité et de la paix, et Béni est emblématique à cet égard. Le candidat de la coalition Lamuka annonce qu’il présentera son programme complet ce vendredi.
Marie-Josée Ifoku veut se faire entendre
Un autre opposant a des griefs à opposer aux autorités. Il s’agit en fait d’une opposante : Marie-Josée Ifoku, la seule femme engagée dans la course. Elle se plaint d’un manque d’équité dans le traitement des 21 candidats et appelle la Céni et le président Joseph Kabila à corriger le tir. « Aujourd’hui, vous avez l’occasion de redorer votre blason en étant d’une impartialité sans faille, s’est-elle exprimée jeudi au cours d’une communication devant les médias à Kinshasa. Je vous demande ici, formellement de mettre fin à ce que nous voyons: le candidat de la majorité jouit hélas de faveurs dont nul autre n’a droit. »
Et d’ajouter : « Je voudrais ici m’adresser solennellement au président de la République, excellence M.Joseph Kabila. M.le président, vous avez conduit à un scrutin que nous voulons tous démocratique. Ces élections nous donnent l’opportunité de porter haut notre pays dans le concert des nations. En serrant la main de votre successeur, en toute sérennité et sécurité, lors de la prochaine cérémonie de passation de pouvoir, vous entrerez dans l’histoire par la grande porte et le monde entier, ainsi que les générations futures reconnaîtront votre passion du Congo. L’histoire que vous écrivez en lettres d’or brisera ce cycle maudit des passations de pouvoir dans le sang et une nouvelle ère s’ouvrira pour le Congo. »
Au cours de cette rencontre avec les médias, Marie-Josée Ifoku s’est adressée également aux autres candidats d’opposition pour opter pour une candidature unique s’ils tiennent vraiment gagner la présidentielle. Et ce candidat unique souhaité, c’est bien sûr elle-même, parce que seule femme du groupe.
■ Une campagne bien terne à Kinshasa
La campagne électorale a officiellement débuté en RDC depuis le 22 novembre. Peu d’engouement est remarqué à Kinshasa, la capitale. Emanuel Ramazani Shadary, candidat de la coalition au pouvoir, se trouve dans les provinces de l’ex-Katanga, d’autres candidats ne se sont pas encore jetés dans l’arène surtout dans la capitale. Une semaine après le lancement de la campagne électorale pour les élections du 23 décembre, les candidats à la présidentielle tardent à se manifester. Si les photos, les calicots et autres panneaux de Shadary trônent un peu partout dans la ville, ce n’est pas le cas pour d’autres candidats. Paroles de Kinois.
Il n’y a pas d’engouement dans la ville; c’est calme, que ce soit du côté de l’opposition ou de la majorité présidentielle
Les candidats à la présidentielle tardent à se manifester ; les gens s’interrogent
Publié le 30-11-2018 Modifié le 30-11-2018 à 01:35
Malgré l’amnistie accordée par le président Alassane Ouattara en août dernier, environ 23 500 exilés rechignent toujours à rentrer au pays. Ces déplacés se sont installés dans les pays proches et limitrophes, du Ghana au Liberia, en passant par la Guinée et le Togo. Ce mercredi à Abidjan, le Haut Commissariat aux réfugiés animait une conférence régionale avec des délégations des pays d’accueil. L’objectif est d’élaborer efficacement les conditions du retour des réfugiés et les stratégies à mettre en oeuvre pour leur rapatriement et leur réinsertion dans leur communauté.
Sur plus de 300 000 Ivoiriens déplacés suite aux crises politiques successives qui ont meurtri le pays depuis 2002, au moins 270 000 ont déjà été rapatriés sur leurs terres. Mais sept ans après la dernière crise majeure qu’ait connue le territoire, les derniers réfugiés hésitent encore à prendre le chemin du retour.
A ce jour, le Ghana, par exemple, principale terre d’accueil avec le Liberia, compte encore quelque 7000 exilés, dont les trois-quarts sont originaires d’Abidjan. Après enquête, les principales raisons avancées par les exilés pour justifier leur refus de rentrer restent la peur de représailles et le manque d’informations concernant leur réinsertion.
Beaucoup craignent également d’avoir été spoliés de leurs biens ou même d’être arrêtés par les autorités ivoiriennes, et ce malgré l’amnistie générale accordée par le président Alassane Ouattara.
« Les garanties juridiques sont là, mais il va sans dire que ces garanties ne sont pas suffisantes parce qu’il y a tout un ensemble de besoins matériels, l’abri, la réinsertion socio-professionnelle. Je pense que ce sont des choses sur laquelle l’Etat ivoirien gagnerait à mettre beaucoup plus d’efforts pour s’assurer que le retour de ces personnes-là est durable », estime le représentant du HCR en Côte d’Ivoire, Mohamed Askia Touré.
Cette réunion régionale devrait permettre d’élaborer une stratégie de retour sur les dix-huit prochains mois, axée sur le rapatriement volontaire et l’intégration locale.
Publié le 30-11-2018 Modifié le 30-11-2018 à 01:34
Tournée africaine pour l’un des plus hauts diplomates américains. L’assistant au secrétaire d’État en charge de l’Afrique est en Éthiopie depuis mercredi. Le financement des opérations de maintien de la paix gérée par l’Union africaine était notamment sur la table d’une rencontre UA-Etats-Unis. Mais les enjeux économiques ont aussi été au cœur des discussions. De ce point de vue, les États-Unis ne veulent pas se laisser distancer par la Chine.
Tibor Nagy a participé jeudi 29 novembre au 6e dialogue de haut niveau entre les États-Unis et l’Union africaine, au siège de l’institution à Addis Abeba. C’est une rencontre annuelle qui permet de passer en revue les domaines de coopération entre Washington et le continent africain. Au menu : la démocratie, le développement, la paix et la sécurité.
« Toute opportunité pour renforcer les liens avec le continent africain est bienvenue » explique un analyste. Le contexte actuel de guerre commerciale entre États-Unis et Chine joue très probablement.
La nomination de Tibor Nagy, il y a quelques mois, comme adjoint chargé de l’Afrique est un bon signe, selon le même analyste. Cet ancien ambassadeur en Guinée et en Éthiopie « devrait apporter plus de cohérence dans la politique africaine des États-Unis ».
Ce qui suppose une réorientation d’après Tibor Nagy : « Pendant trop longtemps, nos prédécesseurs se sont concentrés quasi exclusivement sur l’endiguement des crises sécuritaires et humanitaires au détriment de la mise sur pieds de plans construits pour stimuler le progrès économique et consolider les avancées démocratiques. »
Alors qu’il était question de dissoudre l’institution chargée de promouvoir l’investissement en Afrique auprès des entrepreneurs américains, l’administration Trump a changé d’avis. Elle l’a relancé, sous un nouveau nom, et en doublant son budget : 60 milliards de dollars. « Avec davantage de capital à investir, nous espérons libérer l’esprit d’entreprise de l’Afrique », positive Tibor Nagy.
Mais comme le rappelle le journal en ligne Quartz : Washington promet 60 milliards à répartir entre les zones en développement. Quand Pékin met 60 milliards de dollars… simplement pour le continent africain.
Dans tout ça, l’Union africaine espère un soutien actif des États-Unis à la mise en œuvre effective de la zone de libre-échange intra-africaine.
Tibor Nagy devrait rencontrer des officiels éthiopiens ce vendredi. On parle notamment du ministre des Affaires étrangères. Il se rendra ensuite à Djibouti, en Érythrée, au Kenya et en Allemagne, où il visitera le centre de commandement de l’armée américaine pour l’Afrique, situé dans la ville de Stuttgart.
Publié le 29-11-2018 Modifié le 29-11-2018 à 23:37
La grande parade militaire célébrant la fête nationale mauritanienne s’est tenue ce 28 novembre à Néma en présence du président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Toujours très applaudies, les unités méharistes du Groupement nomades (GN) ont participé à ce défilé.
Au plus fort des années de terrorisme, il y a une dizaine d’années, les unités méharistes de Néma avait cessé leur patrouilles dans le désert pour se voir confier la surveillance de l’aéroport. Elles sont aujourd’hui de retour sur leur terrain de prédilection.
L’utilisation de dromadaires n’a rien de folklorique dans ce pays : il s’agit d’un véritable « outil » destiné à renforcer la sécurité des populations et renseigner sur la situation aux frontières. La coopération européenne l’a bien compris et a décidé de soutenir le Groupement nomade de la Garde nationale dans le cadre de son projet appui à la sécurité et au développement en Mauritanie.
Le Groupement nomade de la Garde nationale entame donc sa « remontée en puissance ». L’Union européenne a promis une centaine de dromadaires équipés ainsi des systèmes de communications modernes. Les unités méharistes peuvent parcourir jusqu’à 70 km par jour, en autonomie durant un mois.
« Un chamelier peut faire toutes les missions: maintien d’ordre, sécurité, renseignement, sans pour autant que l’on sache à qui il appartient. Il est efficace dans les zones reculées, difficiles, inaccessibles, là où il y a des populations. Il est commandé par un officier de la police judiciaire qui règle tous les problèmes que ce soit au niveau de l’eau, que ce soit au niveau de la santé et tous les litiges qui se posent dans la zone sous sa responsabilité », développe le colonel Abderrahamane el-Khalil, commandant du groupement nomade à Néma.
Après réhabilitation, le fort de Oualata situé à quelques dizaines de kilomètres de là devrait aussi accueillir le centre des opérations du Groupement nomade. « Il y a un dispositif militaire qui accompagne les efforts de développement, et on le fera de plus en plus, notamment avec l’idée de créer une facilité de paix européenne. L’idée à terme est aussi de pouvoir utiliser des financements pour acheter des ares. Donc je dirais que de plus en plus on s’oriente dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de la défense », explique l’ambassadeur Giacomo Durazzo, le chef de la délégation de l’Union européenne en Mauritanie.
Le projet d’appui à la sécurité est doté de treize millions d’euros provenant sur le Fonds européen de développement (FED), une somme qui doit être engagée en totalité d’ici juin 2019.
Vous devez vérifier votre adresse email pour finaliser votre inscription. Consultez votre boite mail pour valider votre adresse en cliquant sur le lien figurant dans le mail de confirmation ou entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir une nouvelle fois le mail de confirmation.
Nous vous avons envoyé un email de confirmation à l’adresse suivante {* emailAddressData *}. Merci de consulter votre boîte de réception et de cliquer sur le lien pour activer votre compte..
Nous vous enverrons un lien pour créer un nouveau mot de passe
Publié le 29-11-2018 Modifié le 29-11-2018 à 22:46
Pierre Nkurunziza doit rencontrer ce vendredi 30 novembre ses homologues d’Afrique de l’Est à Arusha (Tanzanie) pour discuter de l’avenir de son pays. Le président burundais avait pourtant tenté de faire reporter ce sommet ordinaire de la Communauté d’Afrique de l’Est. Mais le chef de cette organisation régionale, l’Ougandais Yoweri Museveni, y était opposé.
Entre le Burundi et l’Ouganda, c’est un bras de fer qui ne dit pas son nom. Le président Nkurunziza voulait faire reporter le sommet, mais le président Museveni ne voulait pas en entendre parler.
Pour l’Ougandais, selon une lettre envoyée au Burundais, le décaler n’aurait pas été « dans les meilleurs intérêts » de la Communauté d’Afrique de l’Est. Dans ce courrier, Yoweri Museveni précise que les chefs d’Etat doivent « sans tarder » aborder des sujets « graves ».
Pierre Nkurunziza, lui, dénonce une entorse au protocole. Il assure avoir été mis au courant onze jours avant la tenue du sommet, et non quatre semaines, comme le prévoit le règlement de la Communauté.
Yoweri Museveni réplique que les chefs d’Etat de la région ne sont quand même pas les « otages » des règles de procédure. Et il évoque l’aspect financier, le secrétariat de la Communauté s’étant déjà mis en frais pour organiser cette rencontre à la date prévue.
Si Pierre Nkurunziza n’a pas l’intention d’aller à Arusha, Yoweri Museveni invite son « frère » – le terme utilisé dans la correspondance présidentielle – à se faire représenter. Il est vrai, par ailleurs, que Pierre Nkurunziza a été victime d’une tentative de coup d’Etat, en 2015, la dernière fois qu’il a participé à un sommet en Tanzanie.
Pour Nina Wilen, une politologue de l’Université libre de Bruxelles, il s’agit là d’un net changement de ton de la part de Yoweri Museveni.
Je ne pense pas que Museveni attende d’avoir une vraie solution pour la crise, mais vue la manière dont Nkurunziza le remballe à chaque fois, il essaie de sauver son image
Publié le 29-11-2018 Modifié le 29-11-2018 à 21:09
A trois semaines des élections législatives, l’opposition togolaise était dans la rue ce jeudi 29 novembre. Des milliers de manifestants ont défilé dans plusieurs grandes villes du pays. Ils dénoncent des irrégularités dans le processus électoral. Et demandent le départ du président Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005.
A l’appel de la principale coalition d’opposition, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes ont défilé dans le pays, à Lomé, Sokodé, Kpalimé, Atakpamé.
Dans la capitale, ils étaient 200 000 selon les organisateurs, vêtus de rouge et d’orange, couleurs des deux principales formations d’opposition. Sur les pancartes, on pouvait lire « 50 ans ça suffit » en référence à la famille du président Faure Gnassingbé qui dirige le pays depuis 1967. Ou alors « nous sommes tous Togolais, le pays n’impatient à personne. »
Cette coalition d’opposition – qui regroupe 14 partis – dénoncent des irrégularités dans l’organisation du scrutin du 20 décembre. Aucun de ces 14 partis n’a d’ailleurs présenté de listes pour ce scrutin, dénonçant « une mascarade ». Ils demandent l’arrêt du processus électoral.
Pour Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, personne ne peut les contraindre à aller à de fausses élections. « On l’a fait par le passé, on ne le fera plus », dit-il. Ils demandent que la Cédéao intervienne pour suspendre ce scrutin et qu’ils puissent trouver une solution pour des élections libres, transparentes et démocratiques.
Vous devez vérifier votre adresse email pour finaliser votre inscription. Consultez votre boite mail pour valider votre adresse en cliquant sur le lien figurant dans le mail de confirmation ou entrez à nouveau votre adresse email pour recevoir une nouvelle fois le mail de confirmation.
Nous vous avons envoyé un email de confirmation à l’adresse suivante {* emailAddressData *}. Merci de consulter votre boîte de réception et de cliquer sur le lien pour activer votre compte..
Nous vous enverrons un lien pour créer un nouveau mot de passe
Publié le 29-11-2018 Modifié le 29-11-2018 à 18:00
C’est une fuite sans précédent. Des milliers de pages de documents confidentiels des Nations unies relatifs à l’assassinat de deux experts mandatés par le Conseil de sécurité. Michael Sharp et Zaida Catalan avaient été chargés d’enquêter sur les violences en République démocratique du Congo. Les « Congo Files » documentent les pistes et options levées par les enquêteurs ainsi que les multiples entraves qu’ils ont rencontrées entre mars 2017 et septembre 2018. Leur exploitation a fait l’objet d’une collaboration entre plusieurs médias internationaux : RFI, Le Monde, Foreign Policy, Süddeutsche Zeitung et la télévision suédoise. De faux comptes Facebook ont compliqué pendant des mois les recherches des enquêteurs onusiens.
« L’enquête piétine », écrit non sans dépit l’un des policiers onusiens chargés de démêler les fils d’un crime inédit en République démocratique du Congo. Dans son rapport journalier du 1er mai 2017, cet enquêteur anonyme dresse un bilan sans concession de l’avancée des recherches de la « task force » dont il fait partie : « Nous avons peu de sources. Il n’y a pas de nouvelle information ». Six semaines après la mort de l’Américain Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaida Catalan, la police des Nations unies (UNPOL) n’a toujours aucune idée du lieu où sont enterrés les quatre accompagnateurs des experts, si tant est qu’ils aient été tués. Elle ne connaîtra non plus jamais avec certitude l’identité du troisième motard qui les accompagnait.
Pendant quelques jours, les policiers onusiens s’interrogent sur la manière de relancer l’enquête. Ils décident de demander à l’auditorat militaire congolais d’introduire une requête auprès des compagnies de téléphonie mobile. Pour avancer, ils souhaitent obtenir les relevés téléphoniques des acteurs-clefs du drame, ils tablent sur sept numéros, victimes ou présumés assassins. Les enquêteurs ne cachent plus leur irritation quand le magistrat instructeur militaire leur répond « par trois fois » toujours attendre la « signature » de l’auditeur militaire supérieur de Kananga, capitale de la province tourmentée du Kasaï Central. Quand ledit auditeur est finalement interrogé, à la grande surprise d’UNPOL, il dit « ne pas être informé » d’une telle requête.
Au fil des semaines, des mois, à force de négociations et de ruse, les policiers de l’ONU ont collecté les fadettes de dizaines de protagonistes, des experts onusiens eux-mêmes, de leurs accompagnateurs, mais aussi de présumés miliciens, d’agents de renseignement, de militaires ayant tous un lien avec l’assassinat. Mais pour parvenir à faire une cartographie des communications, encore faut-il pouvoir identifier les milliers de numéros appelés. L’auditorat militaire et les compagnies de téléphonie mobile coopèrent peu. Les policiers onusiens se basent sur le renseignement humain. Ils ont aussi recours à l’application Truecaller de l’opérateur Airtel et à Facebook, ce réseau social si populaire au Congo, pour lequel il est fortement recommandé de s’inscrire avec son numéro de téléphone mobile. C’est l’un des plus grands annuaires du monde.
Des incohérences dans les identifications
Fin mai 2017, l’UNPOL commence à noter des incohérences dans l’identification de certains propriétaires de numéros sensibles, les auteurs de tous ces appels et SMS échangés avant, pendant et après le meurtre des experts, et derrière lesquels se cachent sans doute assassins et commanditaires. C’est le cas d’un numéro appelé au lendemain du drame, par la carte SIM de l’un des accompagnateurs congolais de Michael Sharp et Zaida Catalan, Betu Tshintela. Selon la police des Nations unies, le 13 mars, le numéro IMEI attaché à son numéro change deux fois, à 17h43 et 18h39. « Cela signifie que cette carte SIM a été insérée dans deux nouveaux portables », concluent les enquêteurs onusiens dans leur rapport journalier du 28 mai 2017.
Le 6 juin, les policiers onusiens croient être parvenus à identifier les deux numéros contactés par la puce de Betu Tshintela. Officiellement, le pseudo interprète et ancien agent de l’ANR est mort le 12 mars 2017 avec Michael Sharp et Zaida Catalan, le gouvernement congolais a affirmé avoir retrouvé son corps dès mars 2017 alors que l’ONU assure toujours le rechercher. Identifier ceux qui ont échangé avec le numéro de Betu Tshintela au lendemain du meurtre devait permettre pour les enquêteurs onusiens d’éclaircir son sort et son rôle, de trancher, une fois pour toutes, entre le statut de complice et celui de victime.
Selon l’opérateur Airtel, l’un des numéros est « enregistré au nom de Ntampu Crispin, résidant au numéro 13 de l’avenue Camp Kokolo, Quartier Jérusalem, commune Bandalugwa ». Facebook donne immédiatement aux policiers onusiens une identification quasi-similaire, Cris Tambwe, qui est un colonel de l’armée congolaise. L’autre numéro leur donne plus de fil à retordre. Il est enregistré sous le nom de Régine Bukumba, résidant dans le territoire de Kamonia qui se trouve dans la province voisine du Kasaï. En ce 6 juin 2017, les enquêteurs onusiens notent, sans plus de commentaire, que Facebook lie ce numéro au compte d’un dénommé Jean Kasonga qui se présente comme un maçon de Kananga. Mais ils ne s’attardent pas sur cette anomalie.
Ce jour-là, les policiers de l’ONU pestent plutôt contre de nouveaux « essais pour orienter les enquêtes ». Ces mots sont surlignés en rouge dans le rapport confidentiel daté du 6 juin 2017. Il faut dire qu’ils viennent de découvrir que le magistrat instructeur, le lieutenant-colonel Jean Blaise Bwamulundu Guzola, leur a transmis « à des fins d’analyse [et en guise] de numéros téléphoniques des personnes suspectes dans l’affaire d’assassinat des deux experts » ceux de figures politiques originaires de la région, tous députés : Claudel Lubaya, Clément Kanku, Martin Kabuga et Daniel Mbayi. Ces numéros, ce magistrat militaire jure les avoir trouvés dans le répertoire du téléphone de l’un des accusés. Mais l’UNPOL n’est pas dupe, trois sur quatre sont « des personnalités politiques de l’opposition ». La police de l’ONU n’a que faire de ces manœuvres, surexcitée de voir l’arborescence qui se cache derrière les premières fadettes réquisitionnées. L’UNPOL note que plusieurs des acteurs-clefs du drame sont en contact avec soit des officiers de l’armée, soit les directeurs provinciaux des services de renseignement.
L’étrange menuisier de Kananga
Si les policiers onusiens avaient pris le temps de s’attarder sur le compte « Jean Kasonga », ils auraient repéré plus d’une anomalie. Ce compte a été créé après le meurtre de Michael Sharp et Zaida Catalan. Le numéro appelé par Betu Tshintela a d’abord été lié à un premier compte Facebook ayant un prénom à consonance anglophone et un patronyme bien kasaien, « Johnsena Kasonga ». Mais ce premier compte est rapidement abandonné au profit d’un patronyme passe-partout dans le Grand Kasaï : « Jean Kasonga ».
Ce profil n’a aucune interaction, il ne poste presque rien à part des portraits de mauvaise qualité d’un jeune homme à la posture rigide et qui ne regarde jamais l’appareil. Son corps et son visage semblent incrustés sur une clôture en bambou, sa silhouette détourée par un mince halo noir. Plus insolite pour un jeune maçon de Kananga, capitale provinciale d’une des nouvelles provinces les plus défavorisées du pays, sa photo de profil est encadré des mentions « Tour de France » et « Mont Ventoux ». En quelques semaines, le pseudo maçon, passionné de tours cyclistes, s’est fait plus d’une centaine d’amis, les premiers sont pour l’essentiel des étrangers. Certains ont étudié à Alep en Syrie, d’autres dans le Rajasthan indien. Même les comptes aux consonances congolaises mais aux orthographes parfois fantaisistes comme « Thrésor Kabasele » peuvent avoir étudié à Sydney en Australie. Le propriétaire de ce compte, s’il existe, s’est pris en photo, toujours sans regarder l’appareil, devant la même clôture en bambou que son ami « Jean Kasonga ».
Parmi les contacts Facebook de l’étrange maçon de Kananga, « Vincent Thambwe » est sans doute le plus diplômé. A en croire son compte Facebook, il réalise l’exploit d’avoir étudié à Kinshasa, la capitale congolaise, à Kindu dans la province du Maniema, au Kenya, au Canada et même aux Philippines. Presque chaque année, il intègre un nouvel établissement. Autre particularité des amis de « Jean Kasonga », certains ont des milliers de contacts, d’autres semblent parfaitement maîtriser les paramètres de sécurité du réseau social. Ils sont capables de cacher leurs amis, leurs photos, leurs publications, comme s’ils étaient pointilleux sur le respect de leur vie privée.
Comme « Jean Kasonga », beaucoup de ses amis ayant des noms à consonance congolaise publient des photos d’une qualité médiocre. Ces clichés ont la particularité de ne permettre aucune comparaison sur les moteurs de recherches spécialisés dans l’image. Ces comptes aiment aussi agrémenter leurs photos de cadres aux couleurs flashy ou d’une date et d’un marquage horaire, toujours les mêmes. Comme si de Kinshasa à Goma, en passant par des villes comme « Bunya » ou « Kysangani » dont ils ne semblent pas connaître le nom, des centaines de Congolais s’étaient passés le mot pour utiliser la même application sur le même type de photo.
L’histoire pourrait s’arrêter là si « Jean Kasonga » était un cas unique. Des centaines de comptes ayant des caractéristiques similaires existent. A l’heure où les experts sont tués, le 12 mars 2017 à 16h53, un témoin oculaire devenu l’un des principaux accusés dans ce dossier, Jean Bosco Mukanda, envoie un SMS à un certain « Davido Ntumba », ami d’un « David Ntumba » qui a le même visage, les faux jumeaux ou triplés sont fréquents chez ce type de comptes. « Davido Ntumba » ne livre aucun détail biographique, mais son clone « David Ntumba » a étudié au lycée Kélé Kélé de Kananga et poursuivi ses études à l’Université nationale du Lesotho. Il travaillerait actuellement pour FNBB à Gaborone au Botswana. C’est une bien étrange personne à contacter après l’assassinat de deux experts mandatés par le Conseil de sécurité de l’ONU. M. Mukanda, lui, se présente comme un simple enseignant de la ville-paroisse de Bunkonde. Au fil des pages de l’enquête de la police des Nations unies versées dans les « Congo Files », il se révèle être un ancien chef de milice, tour à tour informateur et supplétif de l’armée congolaise.
Top UN officials withheld key information about the murder of the UN experts Zaida Catalán and Michael Sharp.
Leaked documents from the UN’s own investigation are implicating the Congolese government.
Dans les heures qui suivent le meurtre, le même Jean Bosco Mukanda, omniprésent dans ce dossier depuis la disparition des experts, appelle un numéro attribué par le réseau social à une « Jeannette Ntumba », un compte qui prétend travailler pour la Mission des Nations unies en RDC (Monusco).
Betu Tshintela échange régulièrement avec un certain « André Kamba » qui se présente sur Facebook comme un ancien employé de l’Unicef, l’agence de protection de l’enfance de l’ONU. Les policiers onusiens s’intéressent à cet individu mais peinent à trouver des informations sur lui. Le lieutenant-colonel Guzola de l’auditorat assure aux enquêteurs onusiens avoir trouvé le numéro attribué à « André Kamba » dans le fameux répertoire téléphonique qui a également servi à incriminer les principaux opposants de la province. Le numéro que l’ONU cherche à identifier aurait été enregistré sous un nom très similaire, celui de « Kamba Yamarcelina ».
Le 3 juin 2017, comme pour enfoncer le clou, le magistrat militaire interroge Jean Bosco Mukanda devant les policiers de l’ONU. Il l’a fait arrêter la veille, « sur ordre de sa hiérarchie », sans véritablement expliquer pourquoi à l’UNPOL. Sous le contrôle du lieutenant-colonel, l’intriguant de Bunkonde confirme l’identité du jeune homme à partir de sa photo de profil Facebook. « André Kamba » serait chauffeur de taxi-moto dans le même village que M. Mukanda, il habiterait chez son frère. Mais la police des Nations unies ne parviendra jamais à en apprendre beaucoup plus sur lui.
Le jour du meurtre, plusieurs officiers de l’armée congolaise sont en contact avec des numéros associés à des profils Facebook aux identités douteuses. Derrière ces comptes se cachent parfois leurs compagnons d’armes, sans doute soucieux de conserver leur anonymat. Mais d’autres ont les mêmes caractéristiques que les « Jean Kasonga », « Davido Ntumba » et autres. Le colonel François Muhire, basé à Tshimbulu, une localité proche de la scène de crime, s’entretient à l’heure où les experts sont encore captifs avec un numéro attribué à « Umwari Denise Denise ». Ils auront six contacts téléphoniques qui cesseront juste après la mort de Michael Sharp et Zaida Catalan. C’est l’unique jour où ces deux numéros sont en contact. Jamais, dans les semaines qui ont suivi l’assassinat, le colonel François Muhire n’appellera « Umwari Denise Denise ».
L’information pourrait être anodine si cet officier, soupçonné d’être responsable à lui seul d’une vingtaine de fosses communes dans la région, n’avait pas été déjà épinglé par le groupe d’experts de l’ONU pour le massacre de Kitchanga en février 2013. Ses compagnons d’armes de l’ex-812e régiment des FARDC sont déployés tout au long de la route entre Kananga et Bunkonde. C’est sur cette route que les deux jeunes enquêteurs mandatés par le Conseil de sécurité sont assassinés en ce dimanche 12 mars 2017.
« Jean Kasonga » est l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de ces profils douteux liés au meurtre des experts de l’ONU, ce sont des centaines, peut-être des milliers de faux comptes qui ont envahi ce réseau social en République démocratique du Congo, sans doute depuis 2015. Ils personnifient pour l’essentiel des étudiants, des employés ou d’anciens agents de l’ONU, Monusco, agences onusiennes, Radio Okapi. Ils résident dans toutes les grandes villes du Congo et s’immiscent parmi des communautés d’utilisateurs.
Car ces comptes n’ont pas que des faux amis. Des vrais hommes politiques, activistes ou même journalistes, sans doute désireux d’élargir leur audience, ont accepté les invitations de ces profils désincarnés. L’un de ces détracteurs du régime congolais confie même avoir essayé, en vain, d’entrer en contact avec « Jean Kasonga » dont il s’est découvert l’ami. Il dit accepter toutes les invitations, sans jamais vérifier. « C’est la seule manière de faire passer les informations », explique-t-il. Abasourdi par toutes les bizarreries de ce profil, il explique avoir tenté de lui écrire. « Jean Kasonga » ne lui a jamais répondu, il semble même ne jamais avoir lu ses messages.
De faux comptes pour surveiller les dissidents ?
En février 2016, le quotidien israélien Haaretz a publié une enquête sur ce qu’il appelle la « Facebook squad ». Il dénonçait l’utilisation par la police israélienne de faux comptes Facebook pour intimider ou traquer des activistes. Toujours selon Haaretz, ces faux comptes servent à enquêter aussi bien sur les réseaux pédophiles que les lanceurs d’alerte ou les activistes de groupes labellisés comme problématiques par Tel-Aviv. De l’autre côté de l’écran, cachés sous ces fausses identités, des policiers israéliens spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité ponctionnent les comptes de leurs « vrais » amis, ils accumulent les photos, les posts qu’ils jugent tendancieux. Cela leur permettrait de monter des dossiers pour justifier arrestations et condamnations de voix dissidentes.
Depuis le début de la contestation contre un troisième mandat de Joseph Kabila en janvier 2015, Kinshasa n’a jamais caché sa défiance envers les réseaux sociaux, coupés avant chaque grande mobilisation de l’opposition, dans la crainte du grand soir. Depuis, selon l’ONU, le nombre de violations des droits de l’homme à caractère politique a explosé. Tous les mois, à Kinshasa comme en province, des activistes sont arrêtés, détenus pour quelques heures ou quelques mois, parfois même avant d’avoir pu manifester, tous accusés de trouble à l’ordre public ou d’appel à la désobéissance civile. Les services de sécurité congolais utilisent-ils les réseaux sociaux pour identifier les mobilisateurs ? Interpellé sur l’existence de ces faux comptes, une source onusienne se dit surprise : « On sait qu’ils ont des contrats avec des sociétés israéliennes, mais les Congolais ne nous ont jamais dit qu’ils disposaient de ce type de technologie ».
Ces faux comptes, les spécialistes des questions de sécurité les appellent des avatars. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, la plupart des pays riches ou autoritaires auraient recours à ces systèmes de gestion de comptes fictifs sur les réseaux sociaux, profitant de la méconnaissance du public sur ces moyens de surveillance et de l’accès offert par ces profils à différentes communautés d’utilisateurs qui utilisent Facebook ou tout autre réseau social pour exprimer leur point de vue. « Si ces comptes ont un lien avec l’assassinat des experts, le jeu sera de déterminer quel Etat membre a vendu à la RDC ce système d’exploitation et ces avatars », conclut ce responsable onusien, sous couvert d’anonymat.
► Retrouvez le quatrième volet de cette enquête le 30 novembre 2018 à 17h TU sur RFI.fr
DROIT DE REPONSE
Cette enquête collective a nécessité presque deux ans d’investigations pour tenter de comprendre les conditions dans lesquelles les deux experts onusiens, Michael Sharp et Zaida Catalan ont été assassinés.
Le procès ouvert le 5 juin 2017 à Kananga est toujours en cours. Il a été suspendu 10 mois sur demande du secrétariat général de l’ONU. Le procureur canadien Robert Petit a été nommé pour soutenir l’enquête judiciaire congolaise.
Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, appelle les Nations unies à transmettre toutes leurs informations, y compris relatives à des agents de l’Etat, à la justice militaire congolaise. « C’est parce que nous savons que des membres du personnel de l’Etat sont capables de poser des actes attentatoires aux lois que nous avons institué la justice militaire », ajoute-t-il. Il dément en revanche toute responsabilité de l’Etat congolais : « La responsabilité pénale est individuelle ».
L’auditeur général de l’armée, Timothée Mukuntu, dit ne pas avoir eu connaissance du dossier d’enquête de la police des Nations Unies. Il dément toute entrave de la justice militaire, mais reconnaît « une certaine lenteur mais pas de volonté d’entraver quoique ce soit ».
La 16e édition de la Coupe de la Confédération se déroule du 27 novembre 2018 au 26 mai 2019. Voici le calendrier et les résultats de la deuxième compétition interclubs de la CAF.
TOUR PRÉLIMINAIRE ALLER (27-28 novembre)
Nouakchott King’s (Mauritanie) – Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) 1-2
Al Ahly Shandi (Soudan) – AS Nyuki (RD Congo) 1-0
Petro Atletico Luanda (Angola) – Orapa United FC (Botswana) 4-0
AS Coton Tchad N’Djamena (Tchad) – Gomido (Togo) 2-0
Hassania US Agadir (Maroc) – AS Garde nationale (Niger) 4-0
Génération foot (Sénégal) – Djoliba (Mali) 0-0
US Madinet Bel Abbes (Algérie) – LISCR (Liberia) 4-0
Rangers (Nigeria) – Defence FC (Ethiopie) 2-0
Salitas FC (Burkina Faso) – Wakriya AC (Guinée) 2-0
Mtibwa Sugar (Tanzanie) – Northern Dynamo (Seychelles) 4-0
DC Motema Pembe (RD Congo) – Les anges de Fatima (RCA) 4-1
Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire) – Gambia Armed Forces (Gambie) 1-1
AO CMS (Gabon) – Silver Strikers (Malawi) 1-0
Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) – Zimamoto (Zanzibar) 4-0
El Geco (Madagascar) – Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) 3-1
Miracle de Bandran (Comores) – Al Ittihad (Libye) 0-8
New Stars de Douala (Cameroun) – Vital’O FC (Burundi) 0-0
Kariobangi Sharks (Kenya) – Arta Solar7 (Djibouti) 6-1
Asante Kotoko (Ghana) – Eding Sport (Cameroun) [disqualifié]
Free State Stars (Afrique du Sud) – Mukura (Rwanda) 0-0
Green Eagles (Zambie) – Young Buffaloes (eSwatini) 2-0
Nasr Athletic Hussein Dey (Algérie) – Diables noirs (Congo) 2-0
Green Buffaloes (Zambie) – Al Merreikh Juba (Soudan du Sud) 2-0
TOUR PRÉLIMINAIRE RETOUR (4-5 décembre)
Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) – Nouakchott King’s (Mauritanie)
AS Nyuki (RD Congo) – Al Ahly Shandi (Soudan)
Orapa United FC (Botswana) – Petro Atletico Luanda (Angola)
Gomido (Togo) – AS Coton Tchad N’Djamena (Tchad)
AS Garde nationale (Niger) – Hassania US Agadir (Maroc)
Djoliba (Mali) – Génération foot (Sénégal)
LISCR (Liberia) – US Madinet Bel Abbes (Algérie)
Defence FC (Ethiopie) – Rangers (Nigeria)
Wakriya AC (Guinée) – Salitas FC (Burkina Faso)
Northern Dynamo (Seychelles) – Mtibwa Sugar (Tanzanie)
Les anges de Fatima (RCA) – DC Motema Pembe (RD Congo)
Gambia Armed Forces (Gambie) – Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire)
Silver Strikers (Malawi) – AO CMS (Gabon)
Zimamoto (Zanzibar) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud)
Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) – El Geco (Madagascar)
Al Ittihad (Libye) – Miracle de Bandran (Comores)
Vital’O FC (Burundi) – New Stars de Douala (Cameroun)
Arta Solar7 (Djibouti) – Kariobangi Sharks (Kenya) Eding Sport (Cameroun) [disqualifié] – Asante Kotoko (Ghana)
Mukura (Rwanda) – Free State Stars (Afrique du Sud)
Young Buffaloes (eSwatini) – Green Eagles (Zambie)
Diables noirs (Congo) – Nasr Athletic Hussein Dey (Algérie)
Al Merreikh Juba (Soudan du Sud) – Green Buffaloes (Zambie)
16e DE FINALE ALLER (14-16 décembre)
Etoile sportive du Sahel (Tunisie) – Nouakchott (Mauritanie) ou Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
Shandi (Soudan) ou Nyuki (RD Congo) – Petro Atletico (Angola) ou Orapa (Botswana)
Zamalek (Egypte) – Coton (Tchad) ou Gomido (Togo)
Hassania (Maroc) ou Garde nationale (Niger) – Génération foot (Sénégal) ou Djoliba (Mali)
Bel Abbes (Algérie) ou LISCR (Liberia) – Defence FC (Ethiopie) ou Rangers (Nigeria)
Al Masry (Egypte) – Salitas (Burkina Faso) ou Wakriya (Guinée)
KCCA (Ouganda) – Mtibwa Sugar (Tanzanie) ou Northern Dynamo (Seychelles)
Motema Pembe (RD Congo) ou Les anges (RCA) – San Pedro (Côte d’Ivoire) ou Armed Forces (Gambie)
Raja Casablanca (Maroc) ou un club de RDC – AO CMS (Gabon) – Silver Strikers (Malawi)
Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) ou Zimamoto (Zanzibar) – El Geco (Madagascar) ou Deportivo Unidad (Guinée équatoriale)
Un club du Maroc – Miracle de Bandran (Comores) ou Al Ittihad (Libye)
Al Ahly Tripoli (Libye) – New Stars (Cameroun) ou Vital’O (Burundi)
Kariobangi (Kenya) ou Solar7 (Djibouti) – Asante Kotoko (Ghana)
Al Hilal Obeid (Soudan) – Free State Stars (Afrique du Sud) ou Mukura (Rwanda)
Green Eagles (Zambie) ou Young Buffaloes (eSwatini) – Hussein Dey (Algérie) ou Diables noirs (Congo)
Cercle sportif sfaxien (Tunisie) – Green Buffaloes (Zambie) ou Al Merreikh (Soudan du Sud)
16e DE FINALE RETOUR (21-23 décembre)
Nouakchott (Mauritanie) ou Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) – Etoile sportive du Sahel (Tunisie)
Petro Atletico (Angola) ou Orapa (Botswana) – Shandi (Soudan) ou Nyuki (RD Congo)
Coton (Tchad) ou Gomido (Togo) – Zamalek (Egypte)
Génération foot (Sénégal) ou Djoliba (Mali) – Hassania (Maroc) ou Garde nationale (Niger)
Defence FC (Ethiopie) ou Rangers (Nigeria) – Bel Abbes (Algérie) ou LISCR (Liberia)
Salitas (Burkina Faso) ou Wakriya (Guinée) – Al Masry (Egypte)
Mtibwa Sugar (Tanzanie) ou Northern Dynamo (Seychelles) – KCCA (Ouganda)
San Pedro (Côte d’Ivoire) ou Armed Forces (Gambie) – Motema Pembe (RD Congo) ou Les anges (RCA)
AO CMS (Gabon) ou Silver Strikers (Malawi) – Raja Casablanca (Maroc) ou un club de RDC
El Geco (Madagascar) ou Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) ou Zimamoto (Zanzibar)
Miracle de Bandran (Comores) ou Al Ittihad (Libye) – Un club du Maroc
New Stars (Cameroun) ou Vital’O (Burundi) – Al Ahly Tripoli (Libye)
Solar7 (Djibouti) ou Kariobangi Sharks (Kenya) – Asante Kotoko (Ghana)
Free State Stars (Afrique du Sud) ou Mukura (Rwanda) – Al Hilal Obeid (Soudan)
Hussein Dey (Algérie) ou Diables noirs (Congo) – Green Eagles (Zambie) ou Young Buffaloes (eSwatini)
Green Buffaloes (Zambie) ou Al Merreikh (Soudan du Sud) – Cercle sportif sfaxien (Tunisie)
COUPE DE LA CONFÉDÉRATION 2018-2019 : MODE D’EMPLOI
Quarante-six équipes disputent le tour préliminaire. Les 23 rescapés rejoindront 9 clubs qualifiés d’office en 16e de finale. A l’issue de ces 16e, les vainqueurs affronteront 16 formations récemment éliminées en Ligue des champions. Les équipes qualifiées à l’issue de ce tour de cadrage disputeront une phase de groupes en février-mars 2019.
COUPE DE LA CONFÉDÉRATION 2018-2019 : CALENDRIER
Tirage au sort du Tour de cadrage : 28 décembre 2018 Tour de cadrage aller : 11 au 13 janvier Tour de cadrage retour : 18 au 20 janvier Tirage au sort de la phase de groupes : 21 janvier Journée 1 – Phase de groupes : 1-3 février Journée 2 – Phase de groupes : 12-13 février Journée 3 – Phase de groupes : 24 février Journée 4 – Phase de groupes : 3 mars Journée 5 – Phase de groupes : 8-10 mars Journée 6 – Phase de groupes : 15-17 mars Tirage au sort des quarts de finale : 23 mars Quarts de finale aller : 5-7 avril Quarts de finale retour : 12-14 avril Demi-finale aller : 26-28 avril Demi-finale retour : 3-5 mai Finale aller : 19 mai Finale retour : 24-26 mai