Category: Afrique

  • Togo : manifestations, boycott, blocage au Parlement… les élections de décembre s’annoncent tendues

    Togo : manifestations, boycott, blocage au Parlement… les élections de décembre s’annoncent tendues

    Censées contribuer à faire baisser la tension dans la mise en œuvre des réformes, les élections programmées en décembre risquent au contraire de faire basculer le pays dans un nouveau cycle de violences.

    L’opposition togolaise appelle à nouveau ses partisans à manifester dans tous le pays, ce samedi, pour dénoncer les « irrégularités » qui entachent l’organisation de ces scrutins. Jeudi, déjà, dans les rues de Lomé, plusieurs milliers de Togolais ont défilé à l’appel de la coalition de 14 partis de l’opposition (C14) pour exiger l’arrêt du processus électoral relatif à l’organisation des élections locales et du référendum le 16 décembre et des législatives le 20 décembre.


    >>> À LIRE – Togo : la coalition de l’opposition met la pression à l’approche des élections


    « Nous avons marché pour exprimer notre mécontentement à l’endroit du pouvoir en place. Nous voulons leur dire que le processus électoral, tel qu’il se déroule, doit s’arrêter afin de trouver au préalable un accord pour des élections démocratiques, libres et transparentes », a déclaré Jean-Pierre Fabre, l’un des responsables de la coalition, ajoutant que personne ne peut contraindre l’opposition à aller à de « fausses élections ».

    La question de la rétroactivité

    La coalition de l’opposition exige notamment la recomposition du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui fonctionne depuis le début du processus à treize membres, sans les quatre représentants de l’opposition parlementaire.

    « À 13 sur 17, le quorum est atteint. L’opposition parlementaire peut nous rejoindre à tout moment sa place y est toujours », soutient pour sa part Kodjona Kadanga, président de la CENI.

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  • Tunisie : 12 arrestations en lien avec l’attentat-suicide d’octobre

    Tunisie : 12 arrestations en lien avec l’attentat-suicide d’octobre

    Douze personnes soupçonnées d’appartenir au groupe jihadiste État islamique ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur un attentat-suicide perpétré en octobre à Tunis, a annoncé vendredi 30 novembre le ministère de l’Intérieur.

    Le 29 octobre, une femme d’une trentaine d’années a déclenché un engin explosif artisanal sur l’avenue Bourguiba à Tunis, faisant 26 blessés.

    L’attaque était la première à frapper la capitale tunisienne depuis novembre 2015. Elle n’avait pas été revendiquée mais selon les autorités, la kamikaze avait prêté allégeance à l’État islamique (EI).

    Dans le cadre de l’enquête sur cet attentat, la police a arrêté 12 personnes soupçonnées d’appartenir à l’EI, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur dans un communiqué, sans préciser où et quand les arrestations avaient eu lieu, ni les liens des suspects avec l’auteur de l’attentat.

    Selon lui, la kamikaze avait eu des contacts avec des responsables de l’EI « à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et échangé avec eux via internet ». Ces derniers lui avaient montré comment fabriquer un engin explosif, et elle avait ensuite fabriqué seule celui utilisé dans l’attentat, a-t-il ajouté.

    « Des cellules dormantes démantelées »

    Les enquêteurs ont saisi « une grande quantité de produits explosifs et chimiques, ainsi qu’un drone », et ont « démantelé quatre cellules dormantes takfiristes (extrémistes NDLR) dans plusieurs régions », selon la même source. Un laboratoire produisant des explosifs et des composants électroniques a également été découvert à Raoued, dans la banlieue de Tunis.

    >>> À LIRE – Attentat de Tunis : « Cette attaque ne fait pas de la Tunisie un pays moins sûr »

    Plusieurs groupes extrémistes armés sont retranchés dans des massifs montagneux de l’ouest tunisien, frontaliers de l’Algérie.

    Dans un autre communiqué, le ministère a indiqué qu’une patrouille de police avait été prise pour cible jeudi soir par un groupe armé à Kasserine, ville marginalisée de l’ouest du pays, et qu’un passant avait été blessé par balles.

    L’attaque a été revendiquée par l’EI sur l’agence Amaq, outil de propagande de l’organisation jihadiste.

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  • «Africa Fête»: le blues du désert et la musique métissée d’Inna Modja

    «Africa Fête»: le blues du désert et la musique métissée d’Inna Modja


    Par
    RFI

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 11:30

    Le festival de musique « Africa Fête », qui existe depuis près de 18 ans, navigue entre la France et le continent africain, notamment au Sénégal. Cette année, Inna Modja présente pour deux concerts. La chanteuse malienne a joué jeudi soir à Dakar et elle sera ce samedi soir 1er décembre à Saint Louis en concert gratuit.

    « La vie est belle… »

    A 34 ans Inna Modja peut continuer à planer et à rêver car tout sur ce qu’elle touche, compose, créé, écrit, se diffuse partout dans le monde. Et sa musique métissée vient en partie de son père. « Il me faisait écouter ses vinyles. Donc ça allait de Miriam Makeba à Nina Simone, à Salif Keïta, à Edith Piaf… C’est un des souvenirs que je chéris le plus. »

    Parfois complexe à comprendre tant les sons pourtant si différents se mêlent, cette ouverture sur le monde d’Inna Modja vient aussi de sa famille. « On n’est pas fermés d’esprit. Parce que ma mère est Guinéenne, et la Guinée c’est le bues mandingue. Mon père est du nord du Mali, c’est le blues du désert. »

    Si elle vit en Europe, Inna Modja reste accrochée à son continent. Son prochain disque a d’ailleurs été enregistré en le traversant d’ouest en est, du Sénégal à l’Ethiopie. « Dans ce voyage-là, emmener le désert blues d’un endroit à l’autre, parce qu’on a beaucoup de similarités dans nos musiques et aussi beaucoup de différences… Je pense que je suis arrivée à quelque chose qui me plaît. »

    La chanteuse malienne Inna Modja joue ce samedi soir place Faidherbe à Saint-Louis.

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  • RDC: incertitudes sur les préparatifs des élections du 23 décembre

    RDC: incertitudes sur les préparatifs des élections du 23 décembre


    Par
    RFI

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 11:27

    La campagne électorale est lancée depuis une semaine. Trois scrutins doivent se tenir le 23 décembre : la présidentielle, les législatives et les élections provinciales. Si la Céni se félicite d’être en train de tout mettre en œuvre conformément à son calendrier pour tenir les délais, de nombreuses incertitudes pèsent sur la capacité de la Commission électorale à être prête en temps et en heure le 23 décembre.

    « Le 10 décembre, l’ensemble du matériel de vote sera disponible sur les 239 sites de formation », promet le président de la Céni, Corneille Nangaa. De là, il faudra l’acheminer jusqu’aux 75 000 et quelque bureaux de vote dans tout le pays. Là encore, Corneille Nangaa ne se dit pas inquiet. « Tous les bureaux de vote ouvriront bien le 23 décembre » assure-t-il.

    Les experts électoraux, eux, sont bien plus circonspects. Et notamment au vu du temps qu’il faut pour transporter ces machines à voter, urnes, isoloirs, etc, jusqu’aux bureaux de vote. Quinze jours au moins pour les bureaux les plus éloignés, estiment les experts. Avec ce trajet de deux semaines et les 24h nécessaires à la mise en place du matériel, « certains bureaux de vote ne pourront pas ouvrir le 23 décembre », affirme une source diplomatique.

    Formations et accréditations

    Autre inquiétude : la formation des agents électoraux. Une étape cruciale dans un pays où la machine à voter n’a jamais été utilisée. La Céni promet de démarrer ces formations lundi. Y aura-t-il suffisamment de temps pour former ces 500 000 et quelques agents ?

    Enfin, il y a les accréditations des observateurs qui avancent à pas de tortue et celles qui sont retoquées. C’est le cas des diplomates européens à Kinshasa. Ils ne pourront pas se rendre dans les bureaux de vote pour observer ce triple scrutin. « Le suivi diplomatique, ce n’est pas légal » justifie le président de la Commission électorale.

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  • Libye: les employés du secteur pétrolier réclament une hausse des salaires

    Libye: les employés du secteur pétrolier réclament une hausse des salaires

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  • Présidentielle à Madagascar : après la défaite, le défi de la survie pour le parti de ” Hery “

    Présidentielle à Madagascar : après la défaite, le défi de la survie pour le parti de ” Hery “

    Éliminé de la course à la présidentielle malgache, Hery Rajaonarimampianina, le président sortant, a annoncé vendredi 30 novembre qu’il ne soutiendrait personne pour le second tour. Quid, désormais, de l’avenir politique du HVM, son parti ?

    « Je me présente en tant que sage et choisis de ne soutenir ni l’un ni l’autre des deux candidats au deuxième tour. » Vendredi 30 novembre, Hery Rajaonarimampianina a choisi de s’exprimer via une vidéo, diffusée sur deux chaînes privées, pour livrer son message de l’entre-deux tours de la présidentielle. Dans une intervention de huit minutes, dans laquelle on le voit s’exprimer debout, à son domicile, « Hery » a reconnu des erreurs. « Je vous présente mes excuses si j’ai pu vous blesser »,  a-t-il notamment déclaré.

    La déroute reconnue

    Deux jours plus tôt, le président sortant a été définitivement éliminé de la course, avec un score de 8,82% au premier tour, selon les résultats définitifs. Le second tour, qui se tiendra le 19 décembre, verra un duel entre Andry Rajoelina (39,23%) et Marc Ravalomanana (35,35%).


    >>> À LIRE – Présidentielle à Madagascar : la bataille des ex


    Après avoir demandé l’annulation du scrutin, « Hery » accepte donc désormais une déroute qu’il n’avait pas vu venir. « Il était dans le déni total », glisse un membre de son staff. « Depuis le sondage début octobre (dont l’interdiction avait fait polémique, ndlr) qui lui attribuait 4% d’intentions de vote, jusqu’aux derniers jours avant la proclamation des résultats, on se heurtait à un mur à chaque fois qu’on lui pointait des difficultés. »

    Mais il n’est pas certain, aujourd’hui, que son refus de soutenir un des deux candidats encore en lice témoigne d’un plus grand pragmatisme. D’autant plus que l’existence de son parti, le HVM, se trouve menacée après son cuisant échec électoral.

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  • Burundi : Pierre Buyoya visé par un mandat d’arrêt dans l’enquête sur l’assassinat de Melchior Ndadaye

    Burundi : Pierre Buyoya visé par un mandat d’arrêt dans l’enquête sur l’assassinat de Melchior Ndadaye

    Après l’arrestation le 24 novembre de quatre haut gradés militaires dans le cadre d’une enquête sur l’assassinat de l’ancien président Melchior Ndadaye le 21 octobre 1993, le procureur général du Burundi a annoncé que plusieurs autres personnes étaient recherchées. Parmi elles, l’ancien chef de l’État Pierre Buyoya.

    Vingt-cinq ans après l’assassinat de Melchior Ndadaye, premier président hutu démocratiquement élu au Burundi, l’arrestation de quatre haut gradés de l’armée à la retraite le 24 novembre a constitué un véritable coup de théâtre dans cette affaire.

    « Même si des poursuites ont été engagées contre certaines personnes impliquées dans ce crime, il s’est avéré que c’était des exécutants et le procès reste pendant à la Cour suprême », avait alors expliqué le procureur général, Sylvestre Nyandwi, lors d’une conférence de presse. « Nous avons décidé d’ouvrir un dossier à leur encontre et quatre d’entre eux ont été arrêté ce matin pour des raisons d’enquête, tandis que d’autres sont encore recherchés », avait-il ajouté.

    Dans un nouveau point presse, vendredi 30 novembre, le procureur général explique que « des éléments de l’enquête » révèlent que d’autres personnes « pourraient avoir été impliquées dans ce crime, dans sa préparation ou même dans sa commission ».

    Le ministère public joint au communiqué une liste de 17 noms de personnes qu’il souhaite interroger et à l’encontre desquelles ont été émis des mandats d’arrêts internationaux « pour que les pays qui les hébergent puissent les arrêter et les extrader au Burundi ». En tête de cette liste figure le nom de l’ancien président Pierre Buyoya.

    Buyoya deux fois présidents

    En 1987, dans un contexte de tensions ethniques entre Hutu – marginalisés – et Tutsi – au pouvoir -, ce dernier a renversé le président Jean-Baptiste Bagaza. Pierre Buyoya conserve le pouvoir jusqu’en 1993, et organise la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du pays, qui porte donc au pouvoir un Hutu : Melchior Ndadaye. Son assassinat le 21 octobre 1993, quatre mois après son arrivée au pouvoir, avait plongé le pays dans la guerre civile.

    Le successeur de Ndadaye, Cyprien Ntaryamira, sera également assassiné, en 1994. En 1996, Pierre Buyoya reprend le pouvoir, détrônant alors Sylvestre Ntibantunganya.

    Après ce second putsch, il conduira le Burundi vers une difficile réconciliation, nommant le Hutu Domitien Ndayizeye au poste de vice-président. Artisan des accords d’Arusha, qui marquent la fin de la guerre civile en 2000, il acquiert un statut qui lui vaut d’être tour à tour observateur électoral ou médiateur au service de plusieurs organisations internationales (UA, OIF, Ceeac).

    Des anciens de l’Uprona dans la liste

    Sa nomination sur la liste représente un symbole fort, vingt ans après le procès considéré comme celui « des exécutants » qui avait visé une dizaine de soldats, dont le plus haut gradé était lieutenant.

    Aucun des nombreux hauts gradés cités dans cet assassinat n’avait alors été inquiété. Depuis, les dirigeants politiques, les membres de l’ancienne armée et des mouvements rebelles avaient bénéficié d’une immunité provisoire.

    L’accord de paix d’Arusha de 2000 avait prévu que tous les crimes commis relèveraient désormais de la Commission vérité et réconciliation (CVR). D’autres membres de l’Uprona, le parti qu’a dirigé Pierre Buyoya, figurent sur la liste, parmi lesquels d’anciens cadres du parti, comme Charles Mukasi ou Luc Rukingama, mais aussi des militaires, comme le colonel Pascal Simbanduku.

    Pour Emmanuel Nkengurutse, avocat, ancien sénateur et membre de l’Uprona, « ces arrestations sont le signe que Pierre Nkurunziza ne souhaite pas la réconciliation. Il la contourne en faisant du zèle et en relançant l’enquête 25 ans après les faits ». Quelques jours avant les premières arrestations, le gouvernement burundais avait annoncé la nomination de l’ancien président de la CENI, en charge des scrutins polémiques de 2010 et 2015, Pierre-Claver Ndayicariye.

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  • Attaques terroristes : le Niger décrète l’état d’urgence près de la frontière avec le Burkina Faso

    Attaques terroristes : le Niger décrète l’état d’urgence près de la frontière avec le Burkina Faso

    Le Niger a décrété vendredi 30 novembre l’état d’urgence dans trois départements du sud-ouest, voisins du Burkina et souvent victimes d’attaques meurtrières «de groupes terroristes», selon un communiqué du gouvernement.

    « Le conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant proclamation de l’état d’urgence dans les départements de Say, de Torodi et de Téra dans la région de Tillabéri », précise le texte lu à la télévision d’État.

    Cette région du sud-ouest nigérien est proche de l’Est du Burkina Faso, théâtre d’attaques jihadistes depuis plusieurs mois.

    Mi-novembre, deux gendarmes ont été tués et un autre blessé lors de l’attaque par des jihadistes présumés d’un poste de gendarmerie à Makalondi (dans le département de Torodi), à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Niamey.

    Un prêtre italien qui vivait depuis onze ans au Niger y avait notamment été enlevé le 17 septembre par des hommes armés venus sur des motos à son domicile.

    Fin octobre, l’armée a été massivement déployée dans cette zone pour chasser des jihadistes qui tentaient de s’y implanter.

    Les pouvoirs des forces de sécurités renforcés

    Les trois départements nigériens où l’état d’urgence a été décrété « font l’objet d’attaques organisées, perpétrées par des groupes terroristes, mettant en péril l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens », a justifié le gouvernement. « Il est nécessaire et urgent » de prendre cette « mesure pour faire face à la situation », assure le communiqué.

    L’état d’urgence accordera notamment des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit, a expliqué une source sécuritaire.

    La mesure est en vigueur depuis mars 2017 dans cinq autres départements de Tillabéri, en raison d’incursions meurtrières attribuées à des groupes jihadistes maliens.

    En 2015, Niamey avait déjà décrété l’état d’urgence dans la région de Diffa (sud-est), victime d’incursions meurtrières du groupe islamiste Boko Haram établi dans le nord-est du Nigeria.

    Malgré des frontières considérées comme poreuses, le Niger apparaît comme l’un des pays les plus stables dans une zone en proie aux troubles.

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  • Génocide rwandais: l’enquête sur le massacre Bisesero ne sera pas réouverte

    Génocide rwandais: l’enquête sur le massacre Bisesero ne sera pas réouverte


    Par
    RFI

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 08:53

    L’enquête sur le massacre de plusieurs centaines de Tutsis, entre le 27 et 30 juin 1994, dans les collines rwandaises de Bisesero, ne sera pas réouverte. On l’a appris ce vendredi 29 novembre. Explications.

    Le 22 novembre dernier, les juges d’instruction du tribunal de Paris ont rejetté les demandes déposées par les parties civiles pour relancer ce dossier, clôt en juillet.

    La France a-t-elle tardé à intervenir à Bisesero entre le 27 et le 30 juin 1994 durant le génocide rwandais ? Durant quatre jours, plus d’un millier de Tutsis ont été méthodiquement assassinés par les milices hutues. Des survivants rwandais et plusieurs ONG, dont Survie, accusent l’armée française d’être intervenue trop tard. Ce que cette dernière a toujours contesté.

    Aucune mise en examen n’a été requise contre les militaires français de l’opération Turquoise mis en cause, ce qui devrait logiquement ouvrir la voie à un non-lieu. les parties civiles réclamaient donc l’organisation de nouvelles confrontations, de nouvelles auditions de militaires et responsables politiques français de l’époque et le versement au dossier de nouvelles pièces.

    « On ne peut pas suivre ces juges qui on a l’impression –, cherchent à ménager les militaires, cherchent à ménager la chaîne de commandement militaire, cherchent à ménager les décisions politiques… , s’indigne Eric Plouvier, avocat de l’association Survie, partie civile dans ce dossier. Et on voit encore que notre justice, aussi indépendante soit-elle, a encore quelques frilosités à s’attaquer à des décisions politiques qui sont prises en dehors de tout contrôle démocratique.

    Et on s’aperçoit, même après vingt-quatre ans, qu’on est encore incapable de digérer une éventuelle responsabilité pénale au plan de notre institution judiciaire et c’est tout à fait regrettable. Pour toutes ces raisons, nous avons décidé d’interjeter appel des décisions qui ont été rendues par les trois juges d’instruction devant la cour d’appel de Paris. Et on verra ce que décidera la cour d’appel de Paris, mais on risque, là encore, d’avoir des surprises sur les suites qui vont être données à notre appel ».

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  • Prix des carburants au Burkina Faso: le gouvernement cherche une parade

    Prix des carburants au Burkina Faso: le gouvernement cherche une parade

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