Category: Afrique

  • CAN 2018 de handball (F): l’Angola est déjà en forme

    CAN 2018 de handball (F): l’Angola est déjà en forme


    Par
    Nicolas Bamba

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 21:57

    Le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations féminine de handball a été donné ce dimanche à Brazzaville. Et les Angolaises, championnes d’Afrique en titre, ont pris un départ canon en écrasant la Guinée (40-17). Tout le contraire des Camerounaises, battues par les Sénégalaises (23-18).

    C’est parti pour la 23e Coupe d’Afrique des nations féminine de handball. Au palais des sports du complexe sportif de la Concorde de Kintélé, dans la banlieue de Brazzaville (Congo), les quatre premières rencontres de la compétition se sont jouées ce dimanche 2 décembre. Elles concernaient toutes les équipes sauf la Tunisie (groupe B) la République démocratique du Congo (groupe A), qui feront leur entrée en lice lundi.

    Le Sénégal se rappelle au souvenir du Cameroun

    Et cette CAN 2018 a débuté avec une petite surprise. Les Camerounaises, qui s’étaient classées troisièmes lors de la dernière édition en 2016, se sont inclinées face aux Sénégalaises (23-18). Une petite revanche pour ces dernières car il y a deux ans, elles avaient été disqualifiées alors qu’elles s’étaient hissées en finale. La Confédération africaine de handball avait estimé que Camara Doungou ne pouvait participer à la compétition, ayant joué deux ans plus tôt le Mondial junior avec l’équipe de France.

    Pour rappel, la Tunisie, battue par le Sénégal sur le parquet, fut envoyée en finale et le Cameroun remporta la médaille de bronze sur tapis vert… Une histoire qui résonne particulièrement avec la récente décision de la Fédération internationale d’interdire à une vingtaine de joueuses de prendre part à cette CAN 2018 au motif qu’elles n’ont pas de liens assez forts avec la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Congo-Brazzaville, le Maroc… et le Sénégal.

    Déjà une victoire à 40 buts pour l’Angola

    Dans les autres rencontres de ce dimanche, l’Algérie a battu la Côte d’Ivoire (27-24) et le Congo, chez lui, a eu raison du Maroc (36-23). Mais le carton du jour a été signé, sans surprise, par l’Angola. Douze fois titrées sur les quinze dernières éditions, sacrées de 1998 à 2016 (mais seulement troisièmes en 2014), les Angolaises ont piétiné la Guinée en atteignant la barre des 40 buts (40-17). Les joueuses coachées par Morten Soubak seront encore difficiles à aller chercher. En tout cas, elles sont déjà au point. La Tunisie, championne en 2014 et régulièrement sur le podium (finaliste en 1981, 2006, 2010, 2012 et 2016), affronte lundi le Sénégal.

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  • Après la Mauritanie, le prince héritier saoudien MBS en Algérie

    Après la Mauritanie, le prince héritier saoudien MBS en Algérie


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 03-12-2018 à 00:10

    Arrivé ce dimanche 2 décembre dans la matinée en Mauritanie, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, a quitté Nouakchott en début de soirée pour l’Algérie. 

    Le prince héritier a passé une journée calme en Mauritanie. Aucune manifestation hostile pendant le passage à Nouakchott de Mohammed Ben Salman contrairement à son étape tunisienne, la semaine dernière.

    La position du chef de l’État mauritanien sur la question figure dans le communiqué final concluant la visite de Mohamed Ben Salman et lu par le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Ismael ould Cheikh Ahmed : « Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a réitéré à son altesse Ben Salman la position de notre pays. La Mauritanie et son peuple font confiance au gardien des lieux saints de l’islam, sa majesté le roi Salman Ben Abdel Aziz al-Saoud, pour régler tous les problèmes de l’heure auxquels le royaume saoudien frère est confronté. »

    Le front de l’opposition FNDU a quant à lui critiqué la visite de MBS en Mauritanie du fait de la guerre dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen.

    Un hôpital… au nom du roi d’Arabie

    Le prince héritier saoudien a eu plusieurs entretiens avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier a fustigé ce qu’il a qualifié de « campagne anti-saoudienne » suscitée par l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul le 2 octobre dernier.

    Mohammed Ben Salman a signé à Nouakchott trois conventions de financement dans les domaines de l’environnement, de l’hydraulique et de la lutte contre l’évasion fiscale. Leur montant n’a pas été révélé. Le royaume s’est également engagé, par ailleurs, à construire et équiper un hôpital ultramoderne à Nouakchott. L’hôpital portera le nom du roi d’Arabie saoudite, Salman Ben Abdelaziz al-Saoud.

    A Alger des voix s’élèvent pour critiquer cette visite

    Après son passage en Mauritanie, Mohammed ben Salman est arrivé à Alger dans la soirée de dimanche, où il vient parler coopération commerciale et partenariats économiques. Mais, comme en Tunisie la semaine dernière, il n’est pas vraiment le bienvenu. Plusieurs responsables politiques et intellectuels ont publié une tribune dans laquelle ils critiquent cette visite.

    Pour les signataires de cette tribune, dont le sociologue Nasser Djabi, MBS est « un assassin ». « C’est quelqu’un qui a tué un journaliste au sein même de son ambassade d’une manière atroce. Et donc on ne veut pas le voir chez nous », résume-t-il, en déplorant la position officielle du gouvernement algérien.

    Pour Benjamin Augé, chercheur à l’Institut français des relations internationales, ces déplacements du prince héritier d’Arabie saoudite sont liés à l’affaire Khashoggi.

    Pour la Mauritanie, c’est très clairement pour les remercier d’avoir soutenu [Riyad] pendant la crise. Il y a d’autres pays, comme l’Algérie, où il est nécessaire d’expliquer ce qui s’est passé. Le prince a besoin de se justifier, sachant que l’Algérie n’a pas pris position. Et comme c’est un pays qui a une influence importante dans la région, c’est nécessaire, dans sa vision des choses, de faire un stop à Alger. Pour la Tunisie, l’objectif est aussi de remercier la position très très mesurée du président tunisien qui a dit qu’il ne fallait pas déstabiliser l’Arabie saoudite, et faire en sorte aussi qu’Ennahdha soit de plus en plus marginalisée. Donc chaque pays a un agenda différent pour le prince héritier.

    Benjamin Augé

    02-12-2018
    – Par
    Anne Cantener

    Les questions pétrolières…

    « Les autorités ont d’autres considérations, poursuit Nasser Djabi. L’Arabie saoudite est un gros producteur de pétrole et l’Algérie a besoin du soutien de Riyad pour maintenir les prix du pétrole à un niveau correct. » Riyad a récemment augmenté ses quotas de production, malgré l’accord de limitation entériné par l’Opep. Le ministre de l’Energie algérien a voulu rassurer la semaine dernière : les deux pays sont toujours partisans des quotas, et cette faible augmentation avait pour objectif de compenser le recul de la production au Venezuela et en Libye. L’entente signée en 2016 a permis au prix du baril de remonter et à Alger de souffler. Une réunion des pays exportateurs est prévue à Vienne, en Autriche, à la fin de la semaine.

    Au programme également, la coopération économique dans le secteur de la pétrochimie par exemple. Mohammed Ben Salman sera accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires qui souhaitent augmenter leur volume d’investissements en Algérie. Les importations de produits saoudiens ont d’ailleurs fait un bon de 30% cette année.

    … et géopolitiques

    De plus, reprend Nasser Djabi, « l’Algérie a besoin aussi de la non-intervention saoudienne à l’intérieur de l’Algérie. L’Arabie saoudite a toujours manipulé des groupes terroristes dans les années 1990, a financé, donné des armes aux terroristes algériens. Donc, je crois que les autorités algériennes veulent un peu limiter les dégâts. On aurait aimé que la position officielle soit un peu plus claire pour dire non à cet assassinat, non à l’intervention dans la guerre au Yémen et que le pouvoir, les responsables algériens le disent assez clairement. »

    Enfin, les autorités algériennes ont annoncé qu’elles aborderaient la question palestinienne. Une question rendue moins visible sur la scène internationale, selon les Algériens, notamment par les choix diplomatiques de Riyad.

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  • Burundi: l’ex-président Pierre Buyoya «stupéfait» par le mandat d’arrêt qui le vise

    Burundi: l’ex-président Pierre Buyoya «stupéfait» par le mandat d’arrêt qui le vise


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 18:33

    Le Burundi a lancé un mandat d’arrêt contre Pierre Buyoya. L’ancien chef de l’Etat burundais, qui est aujourd’hui au service de l’Union africaine, a publié ce dimanche 2 décembre un communiqué dans lequel il fait part de sa stupéfaction.

    « Tout laisse à penser qu’il s’agit d’une simple manipulation politique », résume Pierre Buyoya. L’ancien président burundais, qui avait cédé le pouvoir à Melchior Ndadaye en 1993 avant de reprendre la tête du pays trois ans plus tard en pleine guerre civile, s’étonne aujourd’hui de voir resurgir cette affaire, 25 ans après l’assassinat du président Ndadaye.

    Pierre Buyoya constate que la réouverture du dossier intervient au moment où, dit-il, « le gouvernement a choisi de s’emmurer délibérément dans le refus du dialogue ». Pour l’ancien président, « la justice risque, une fois de plus, d’être instrumentalisée au risque de ramener le pays dans les haines ethniques. » Pierre Buyoya ajoute : « il serait difficile d’imaginer que le régime soit à même de mener une procédure judiciaire avec un minimum de garanties et de crédibilité. »

    Mais outre Pierre Buyoya, les mandats d’arrêt internationaux lancés par la justice burundaise visent 16 autres personnalités, des militaires et des membres du parti Uprona. La formation d’opposition dénonce une manipulation de la part du pouvoir. Charles Nditijé, ex-dirigeant de l’Uprona, estime que le président Nkurunziza tente aussi de se positionner comme le défenseur des Hutus en jouant sur la corde ethnique.

    « Ce qui est très surprenant aussi, c’est que ce soit uniquement le dossier du président Ndadaye sans qu’on daigne penser aux victimes qui, par centaines de milliers, ont été fauchées dans la foulée de la mort du président Ndadaye. Et c’était essentiellement des Tutsis. Donc ce n’est pas du tout une volonté de faire justice. »

    Samedi, l’Union africaine a appelé le gouvernement burundais à éviter toute mesure de nature à nuire à la recherche d’un consensus sur la crise actuelle. Les autorités de Bujumbura n’ont pas réagi, mais leur ambassadeur aux Nations unies a demandé dans un tweet à la communauté internationale « de ne pas infantiliser le Burundi en s’ingérant dans ses affaires politiques. »

    We strongly urge some actors of the Int’l community to refrain from infantilizing #Burundi by interfering in its political affairs without being invited.They must bear in mind that Burundi is a great country with a brave people,jealous of its dignity & sovereignty @AUC_MoussaFaki pic.twitter.com/mDNKGTM7xV

      Amb. Albert SHINGIRO (@AShingiro) December 1, 2018

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  • Franck Riester plaide pour une «circulation» plutôt qu’une restitution des œuvres d’art

    Franck Riester plaide pour une «circulation» plutôt qu’une restitution des œuvres d’art

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  • Madagascar: des cartes postales dévoilent l’histoire des modes de transports sur l’île

    Madagascar: des cartes postales dévoilent l’histoire des modes de transports sur l’île


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 11:15

    Le Musée de la photographie, niché au cœur de la Haute Ville d’Antananarivo, vient d’inaugurer un nouveau concept : le café-histoire. Le principe : offrir chaque mois un éclairage sur un thème abordé dans le musée, autour d’une causerie conviviale, avec un intervenant peu connu du grand public. Pour cette première, c’est un collectionneur de cartes postales anciennes qui est venu raconter les premiers modes de transport sur l’île.

    La salle d’exposition du musée est bondée. Etudiants et passionnés d’histoire et de photographie sont venus s’imprégner d’une partie de la mémoire de l’île que le collectionneur Luc Monteret fait revivre à travers la projection d’une cinquantaine de cartes postales de la fin du XIXe et début du XXe siècle. Des illustrations prodigieuses d’une époque peu documentée.

    « Madagascar a en, quelque sorte, été à l’avant-garde puisque des moyens de transports modernes, assez peu utilisés en France encore à l’époque, l’ont été ici très tôt. La voiture a été utilisée dès 1903, notamment pour transporter le courrier. Et le premier essai aérien a été tenté à Madagascar en 1911. Malheureusement, il y a eu quelques difficultés d’atterrissage. Mais il était pensé à l’époque que l’avion pouvait être un mode de transport très important compte tenu de la géographie de l’île. »

    Le succès du train

    Parallèlement, le pays a très vite compté plus de 1 000 km de voies ferrées. Avec une prouesse à l’époque : la fameuse ligne de chemin de fer reliant la capitale à la ville côtière Tamatave, construite entre 1904 et 1909.

    « Au départ, elle devait surtout servir pour le transport de marchandises. On pensait que cette voie de chemin de fer deviendrait la “voie du riz” et qu’elle permettrait d’exporter la céréale produite dans la région du Lac Aloatra et des Hauts Plateaux. Mais finalement, les passagers ont été extrêmement nombreux à utiliser cette ligne parce que beaucoup de Malgaches n’ayant pas de voiture circulaient à l’époque en train. »

    Un transport crucial

    Le passionné, riche d’une collection plus de 5 000 cartes postales anciennes sur Madagascar, ajoute : « La variété des modes de transport qui ont été utilisés au début du XXe siècle a incontestablement aidé au développement de Madagascar dans la mesure où ils ont permis de désenclaver de certains territoires et d’assurer l’exportation et la commercialisation de produits qui sinon seraient restés localement sans usage. »

    « Aujourd’hui, le transport traditionnel à zébu reste extrêmement utilisé pour des trajets cours à l’intérieur d’une ville ou d’une petite ville à une autre, mais dans un pays aussi vaste que Madagascar, avec des zones relativement peu peuplées, le transport de manière générale est crucial », souligne le collectionneur.

    Et cela, les deux concurrents du second tour l’ont bien compris. Chacun a d’ores et déjà promis monts et merveilles en termes d’infrastructures routières ou ferroviaires.

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  • RDC: affrontements entre partisans du FCC et de l’UDPS à Mbuji-Mayi

    RDC: affrontements entre partisans du FCC et de l’UDPS à Mbuji-Mayi


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 12:30

    La campagne électorale a donné lieu à des affrontements à Mbuji-Mayi ce samedi 1er décembre. Partisans du FCC, issu du pouvoir en place, et ceux de l’UDPS, principal parti d’opposition, en sont venus aux mains. Bilan des affrontements, selon le gouverneur : une quinzaine de blessés dont 4 grièvement et 9 personnes arrêtées par la police.

    Selon des membres de l’UDPS, des jeunes envoyés par le gouverneur Ngoyi Kasanji, ont détruit le portrait de Félix Tshisekedi, placé devant le siège de leur parti et voulaient le remplacer par celui du candidat FCC, Emmanuel Ramazani Shadary.

    Version contredite par le gouverneur, qui rejette la responsabilité des incidents sur l’opposition. Selon lui, les jeunes de l’UDPS se sont attaqués à des manifestants de la majorité présidentielle qui défilaient pacifiquement sur la voie publique.

    Quinzaine de blessés

    Des témoins parlent d’affrontements violents entre les deux camps, des coups de feu ont été entendus. Pour le gouverneur il s’agit d’armes non létales. Et si du côté de l’opposition on préfère attendre pour donner le bilan, l’autorité provinciale, elle, parle d’une quinzaine de blessés dont quatre grièvement et de neuf interpellations.

    Il y a quatre jours, d’autres incidents avaient été enregistrés dans la ville de Mbuji-Mayi. Des commerces et la résidence appartenant à une femme de la majorité ont été pillés après une manifestation de l’opposition.

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  • Bénin: les partis soutenant Talon fusionnent pour devenir «l’Union progressiste»

    Bénin: les partis soutenant Talon fusionnent pour devenir «l’Union progressiste»


    Par
    RFI

    Publié le 02-12-2018
    Modifié le 02-12-2018 à 12:29

    Patrice Talon restructure son camp à la faveur du vote en juillet dernier de la loi modifiant la charte des partis. Le pays comptait 250 partis, place désormais aux regroupements. Le camp Talon a donné le ton samedi 1er décembre à Cotonou. Un nombre important de partis soutenant le chef de l’Etat a fusionné pour devenir « l’Union progressiste ». Des élections législatives sont prévues début 2019.

    Les formations politiques soutenant Patrice Talon ont accepté de disparaître et de fusionner pour créer un seul parti baptisé « Union progressiste ». Un changement dévoilé à l’occasion d’un congrès fondateur.

    Sur l’esplanade du palais des sports samedi 1er décembre, des militants étaient installés devant des écrans géants et, à l’intérieur, des milliers de participants enthousiastes munis de fanions. Au premier rang, des élus, des personnalités et presque tous les ministres du gouvernement étaient présents.

    Les orateurs ont salué le président réformateur à l’origine de la mort du multipartisme intégral au profit des grands rassemblements. Samedi prochain, à Parakou, la majorité tient un deuxième congrès fondateur pour la naissance d’un deuxième parti qui pourrait s’appeler « Les républicains ».

    En 2016, Patrice Talon a été porté au pouvoir sans avoir eu besoin d’un grand parti. Quand on demande si l’Union progressiste est le parti de Talon, un proche répond, « ce n’est pas le parti du chef, mais nous l’avons créé pour le chef ».

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  • L’Angola, troisième pays africain qualifié pour le Mondial 2019 de basket

    L’Angola, troisième pays africain qualifié pour le Mondial 2019 de basket

    Après la Tunisie et le Nigeria, l’Angola a validé son ticket pour la prochaine Coupe du monde de basket prévue en 2019 en Chine. Les Palancas Negras se sont qualifiées en battant nettement leurs adversaires du Tchad ce samedi (90-50). Il reste trois tickets à prendre dans ces éliminatoires. L’Egypte et le Cameroun y croient encore, à la veille d’un dernier match importantissime entre les deux équipes.

    La nation africaine la plus souvent présente à la Coupe du monde de basket ne manquera pas le prochain rendez-vous. C’est l’enseignement majeur de ce samedi 1er décembre et des matches éliminatoires joués ce jour. L’Angola va participer pour la 8e fois de son histoire au Mondial de basket-ball, dont la prochaine édition aura lieu du 31 août au 15 septembre 2019.

    Groupe E : la Tunisie et l’Angola qualifiés, l’Egypte défie le Cameroun pour une « petite finale »

    Au second tour des éliminatoires de la zone Afrique, les Angolais visaient la victoire et la qualification face au Tchad, dernier du groupe E. Ils l’ont facilement obtenu en s’imposant sur un score net (90-50). Le suspense est ainsi quasi clôt dans ce groupe. En septembre, la Tunisie avait validé sa qualification mathématiquement. Les Tunisiens, champions d’Afrique en titre, ont quand même vu leur série de dix victoires s’interrompre ce samedi contre l’Egypte (73-64 après prolongation).

    Mais les Aigles de Carthage et les Palancas Negras de l’Angola sont quand même assurés de terminer à l’une des deux premières places du groupe E, avant même la 12e et dernière journée de leurs éliminatoires prévue ce dimanche 2 décembre. Une poule où le Tchad et le Maroc, battu par le Cameroun (63-57), sont déjà éliminés.

    L’Egypte (18 points) et le Cameroun (17 points) ont encore une chance : ils doivent s’affronter ce dimanche à Luanda, en Angola. Le résultat de cette rencontre cruciale indiquera qui finira à la 3e place. Une 3e place qui peut être qualificative pour le Mondial : le règlement stipule que les deux premiers du groupe E et du groupe F et le meilleur 3e de ces deux groupes s’envoleront pour la Chine.

    Groupe F : le Sénégal, la République centrafricaine et la Côte d’Ivoire se disputent une seule place

    Pas de rencontres dans cette poule ce week-end du 1-2 décembre 2018. Les derniers matches ont eu lieu mi-septembre, et ce groupe E ne rendra son verdict final que les 22-23-24 février 2019. Mais le Nigeria (18 points), fort de ses neuf victoires en neuf matches, est déjà assuré de finir à l’une des deux premières places, tandis que le Mali et le Rwanda sont déjà mathématiquement éliminés.

    Les trois autres équipes, à savoir le Sénégal, la République centrafricaine et la Côte d’Ivoire sont encore dans le coup. Les Sénégalais sont les mieux placés avec leurs 16 points, contre 13 pour les deux autres nations. En février prochain, ces trois équipes se feront face pour le sprint final. En jeu : le ticket qualificatif restant, ou la 3e place, peut-être qualificative en fonction du nombre de points par rapport au 3e du groupe E.

    Pays qualifiés : Tunisie et Angola (premier ou deuxième du groupe E), Nigeria (premier ou deuxième du groupe F)
    Pays encore en course pour une place de premier, de deuxième ou de meilleur troisième : Sénégal (groupe F)
    Pays encore en course pour une place de deuxième ou de meilleur troisième : République centrafricaine, Côte d’Ivoire (groupe F)
    Pays encore en course pour une place de meilleur troisième : Egypte, Cameroun (groupe E)
    Pays déjà éliminés : Maroc, Tchad (groupe E), Rwanda, Mali (groupe F)

    Chronologie et chiffres clés

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  • CAN 2018: 9e sacre continental pour les insubmersibles Nigérianes

    CAN 2018: 9e sacre continental pour les insubmersibles Nigérianes

    La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2018 s’est décidée au bout du bout entre le Nigeria et l’Afrique du Sud à Accra, ce samedi. Et après 90 minutes sans but, les Super Falcons ont fini par venir à bout des Sud-Africaines (0-0, 4 tirs au but à 3). La domination des Nigérianes sur le football africain perdure, tout comme la malédiction des Banyana Banyana, battues pour la cinquième fois en finale.

    La suprématie nigériane a vacillé, mais elle tient toujours ! Et le football féminin d’Afrique ne change pas de reines. Cette 13e édition de la Coupe d’Afrique des nations s’est conclue ce samedi 1er décembre au Ghana sur la victoire du Nigeria contre l’Afrique du Sud. Les Nigérianes, sacrées lors des deux CAN précédentes, ne connaissent toujours pas le goût de la défaite en finale.

    Oshoala manque un penalty crucial

    Les Super Falcons auraient pourtant pu être battues pour la première fois en finale. Car ce samedi, c’était la journée des premières à l’Accra Sports Stadium, théâtre de cette finale. Dans la capitale ghanéenne, la CAN 2018 s’est jouée en prolongation et aux tirs au but. C’est inédit. Après les 90 premières minutes réglementaires, ni le Nigeria, ni l’Afrique du Sud n’avait trouvé le chemin des filets. Ça aussi, c’est nouveau. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé.

    Les deux finalistes se sont surtout observés en première période. Après la pause, la domination globale du Nigeria s’est accentuée et les occasions ont été plus nombreuses pour les joueuses coachées par Thomas Dennerby. Jusqu’à cette 74e minute et le tournant de cette finale, quand la gardienne sud-africaine Kaylin Swart est sortie en retard devant Francisca Ordega et a concédé un penalty indiscutable sifflé par l’arbitre Mme Gladys Lengwe. Asisat Oshoala, buteuse en 2014 en finale face au Cameroun, a pris ses responsabilités. Mais l’attaquante a craqué : après avoir pris beaucoup d’élan, Oshoala a trop croisé son tir et manqué le cadre, au grand soulagement de Kaylin Swart. La rencontre s’est donc poursuivie sur ce score de 0-0 jusqu’à la fin du temps réglementaire.

    Oluehi sort l’ultime tir au but sud-africain

    En prolongation, l’Afrique du Sud est parvenue à gratter quelques occasions, via notamment une percée audacieuse plein axe de Thembi Kgatlana ou une demi-volée bien équilibrée signée Linda Motlhalo. Mais Tochukwu Oluehi, peu sollicitée auparavant, s’est montrée rassurante sur sa ligne. La gardienne des championnes d’Afrique en titre a confirmé en claquant hors du cadre un coup franc lointain qui filait sous sa barre, à deux minutes du terme. C’était un bon moyen aussi pour prendre confiance avec la fatidique séance de tirs au but qui se présentait alors.

    Une séance qui a mal commencé pour les Super Falcons. Onome Ebi, la première tireuse, a envoyé sa tentative sur le poteau. Mais plus tard, la Sud-Africaine Lebohang Ramalepe a frappé au-dessus de la barre transversale, permettant au Nigeria de revenir. Après cinq tirs, le Nigeria menait 4-3. Linda Motlhalo, cinquième et dernière tireuse pour l’Afrique du Sud, devait alors marquer pour maintenir son pays en vie. C’était sans compter sur Tochukwu Oluehi. La gardienne nigériane s’est parfaitement détendue et a sorti le tir de son adversaire, sacrant ainsi son équipe.

    Les Nigérianes sont sans rivales en Afrique

    Francisca Ordega, attaquante du Nigeria, a reçu le titre de meilleure joueuse de la finale, tandis que Thembi Kgatlana, attaquante de l’Afrique du Sud, a été nommée meilleure joueuse de la compétition. Une maigre consolation pour des Banyana Banyana maudites. Certes, elles joueront la Coupe du monde 2019 en France, en compagnie du Nigeria (champion d’Afrique) et du Cameron (3e de cette CAN). Mais cela fait désormais cinq défaites en autant de finales pour les Sud-Africaines, dont trois face au Nigeria…

    Un Nigeria qui règne plus que jamais sur le football africain féminin. En onze éditions de la Coupe d’Afrique des nations, les Super Falcons l’ont emporté à neuf reprises* (1998, 2000, 2002, 2004, 2006, 2010, 2014, 2016 et 2018). En 2008, elles finirent à la troisième place. Il n’y a qu’en 2012 que les Nigérianes ne furent pas sur le podium (quatrième). Nul doute que dans deux ans, au Congo-Brazzaville, le Nigeria sera encore un sacré client favori à sa propre succession.

    * les premières éditions de 1991 et 1995 se jouaient sous un autre format et ne sont généralement pas comptabilisées comme des victoires de CAN, comme le montre aussi le tweet des Super Falcons.

    Chronologie et chiffres clés

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  • Le Cameroun lance un processus de désarmement, démobilisation et réinsertion

    Le Cameroun lance un processus de désarmement, démobilisation et réinsertion


    Par
    RFI

    Publié le 01-12-2018
    Modifié le 01-12-2018 à 22:27

    Le Cameroun lance un processus de DDR, « désarmement, démobilisation et réinsertion ». Le décret a été signé vendredi 30 novembre par le président Biya. Le texte explique que ce programme est destiné aux combattants de Boko Haram, dans l’extrême-nord du pays, mais également aux groupes armés sécessionnistes actifs dans les régions de l’Ouest anglophone.

    Le DDR sera piloté par le chef du gouvernement, mais dix ministres sont également impliqués, notamment celui de l’Administration territoriale, le ministre de l’Agriculture ou encore celui de la Défense. L’objectif est clair : offrir à ceux qui acceptent de déposer les armes de retourner à la vie civile. Le comité mis en place par le président camerounais prévoit que les armes soient collectées, les anciens combattants cantonnés et accompagnés, notamment dans des programmes de déradicalisation.

    Le processus doit concerné deux parties du pays. D’abord l’extrême-nord où Boko Haram est toujours capable de mener des attentats-suicides sur le sol camerounais, comme l’a prouvé le groupe terroriste mercredi dernier à Amchidé. Le chercheur Raoul Sumo du Centre des études stratégiques de Yaoundé estime qu’à Mora, où vivent une centaine de repentis, comme on les appelle, le processus existe déjà de manière officieuse. Le nouveau projet apporte un cadre. « C’est vrai que ça ne va pas totalement résoudre le problème, mais si ce processus s’inscrit dans un cadre beaucoup plus large, je crois que ce sera efficace. Il ne s’agit pas d’une inflexion au sens strict du terme, mais je crois que c’est un premier pas vers la gestion politique de cette guerre », estime-t-il.

    Mais pour le politologue Hans de Marie Heungoup, de l’International Crisis Group, la situation est tout autre dans les régions de l’ouest anglophone, où les séparatistes multiplient les attaques. Il estime que le moment est mal choisi. Un diplomate a la même analyse. Difficile de mettre en place un processus de désarmement et de réinsertion sans avoir auparavant signé d’accord de paix, ou au moins engagé des négociations, estime-t-il.

    Enfin, le décret signé par le président Biya ne donne aucune information sur le calendrier ni le financement, il évoque simplement des subventions et des contributions internationales.

    ► L’ONU s’alarme de la situation dans l’ouest et l’extrême nord du Cameroun

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