Category: Afrique

  • Elections en RDC: les résultats provisoires reportés à la semaine prochaine

    Elections en RDC: les résultats provisoires reportés à la semaine prochaine


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 20:12

    En République démocratique du Congo (RDC), il n’y aura pas de proclamation des résultats provisoires de la présidentielle avant « la semaine prochaine ». C’est ce que dit Corneille Nangaa, le président de la commission électorale, aux agences de presse internationales. La Céni promet de faire le point dimanche 6 janvier sur les travaux de compilation des résultats à l’issue d’une réunion de son assemblée plénière. Le président de la Céni avait dit, jeudi dernier, connaître des difficultés dans l’acheminement des plis des bulletins et des PV de résultats. Cet après-midi, ces travaux de compilation n’avaient toujours pas atteint les 50%, selon des sources internes à la commission électorale.

    « Cela avance très vite mais il faut être patient », explique un membre du bureau de la Céni.

    Les résultats devraient être publiés dimanche 6 janvier, date officielle donnée par la commission électorale à l’issue du report des scrutins, mais plusieurs sources internes confirment qu’on est encore loin du but.

    En effet, la compilation n’avait pas encore atteint les 50 % ce samedi après-midi, en raison de difficultés logistiques dans la remontée des plis de bulletins et de procès-verbaux de résultats.

    « Une réunion plénière de la Céni est prévue ce dimanche », dit l’un de ses membres. A l’issue de cette réunion, la commission électorale devrait rendre public l’état des lieux de la compilation. Néanmoins, toutes les provinces enregistrent des retards et c’est ce qui étonne les observateurs nationaux y compris à Kinshasa, la capitale, où il n’y a ni mauvaises routes, ni un manque de moyens qui pourraient justifier ce nouveau délai.

    Cette compilation des résultats se passe dans un climat de tensions entre les agents de la Céni, les témoins des partis politiques et les observateurs nationaux, notamment ceux de la Cenco. Dans plusieurs centres locaux de compilation des résultats, des cas de fraudes et d’entraves continuent d’être dénoncés. Des cas sur lesquels la Céni dit enquêter.

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  • Elections en RDC: la Cenco répond à la Céni

    Elections en RDC: la Cenco répond à la Céni


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 17:25

    Alors que nous sommes toujours dans l’incertitude sur la date de publication des résultats provisoires de la présidentielle en RDC, la passe d’armes se poursuit entre la conférence épiscopale (Cenco) et la Commission électorale (Céni). Le jeudi 3 janvier, la Cenco mettait en demeure la Céni de donner les vrais résultats sortis des urnes et assurait connaître le vainqueur de la présidentielle, sans préciser son nom. Le lendemain, la Céni avait écrit au président de la Cenco pour protester, accusant l’Eglise catholique de donner des tendances, de violer les lois et de finalement préparer à un soulèvement. La réponse ne s’est pas fait attendre et c’est par courrier que la conférence épiscopale répond.

    C’est le président de la Cenco qui avait été interpellé et c’est donc lui qui répond. Monseigneur Utembi commence sa missive par dire que le courrier de Corneille Nangaa est « tombé à point nommé » alors que tous les archevêques et évêques délégués du pays étaient réunis dans le cadre de leur comité de suivi du processus électoral.

    « C’est donc dans ce cadre que votre lettre a été examinée », précise le président de la conférence épiscopale. Les évêques du Congo se disent « surpris » par les allégations de violer systématiquement les lois alors qu’ils n’ont jamais donné de tendances ou de résultats. Ils s’étaient bien gardés de transmettre le nom de l’heureux élu ou même de dire publiquement s’il était de l’opposition ou de la majorité. Aussi, ils rappellent que l’objectif de l’observation citoyenne, c’est de crédibiliser le processus électoral et de contribuer à la légitimation des institutions élues.

    Dans sa missive, le président de la conférence épiscopale dit « oser croire » que « cet objectif est une matière d’intérêt commun » avec la Céni. Quant au fait d’accuser la Cenco de préparer un soulèvement, le jugement des évêques est sans appel.

    « Ce sont les irrégularités qui irriteraient la population et la plus grave qui pourrait porter le peuple au soulèvement serait de publier les résultats, quoique provisoires, qui ne soient pas conformes à la vérité des urnes », écrit Monseigneur Utembi.

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  • Soudan: les manifestations se poursuivent et la répression s’intensifie

    Soudan: les manifestations se poursuivent et la répression s’intensifie


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 13:12

    Au Soudan, c’est une nouvelle journée de manifestation qui s’est dessinée en fin de semaine. L’Association soudanaise des professionnels avait appelé à de gros rassemblements, après la prière du vendredi. Les forces de l’ordre se sont déployées en force pour empêcher tout regroupement et la police anti-émeutes a fait usage des gaz lacrymogènes. Joint par RFI, Mohamed Naji, journaliste soudanais, souligne que la répression s’est intensifiée, ces derniers jours.

    Suite à l’appel de l’Association soudanaise des professionnels – qui regroupe plusieurs syndicats professionnels – à des rassemblements, après la prière du vendredi, le 4 janvier, les forces de l’ordre se sont déployées, en force, autour des principales places de Khartoum et dans la ville de Oumdourman pour empêcher tout regroupement.

    A Oumdourman, des heurts ont éclaté. La police anti-émeutes a lancé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui sortaient de la mosquée et qui scandaient « Liberté, paix, justice ». La veille, jeudi, le Service national du renseignement et de la sécurité avait procédé à de nombreuses arrestations, notamment de deux éditorialistes de renom, Fais al-Saleh et Korachi Awad.

    Joint par RFI, le journaliste soudanais Mohamed Naji a fait état de très nombreuses arrestations. « Une vague d’arrestations qui, cette fois, visait essentiellement les journalistes, connus pour être critiques à l’égard du régime, mais aussi des activistes de la société civile. Plusieurs personnes nous ont dit, par ailleurs, que les services de sécurité cherchaient activement un certain nombre de dirigeants politiques qui sont maintenant entrés dans la clandestinité », dénonce t-il.

    « Il s’agit surtout de chercher à éteindre les foyers dans son vif. Le régime en général et les forces de sécurité ont réussi, jusqu’à présent, à ‘mater’ les manifestations, je veux dire à les contenir et à les disperser. On ne veut donc pas permettre à la rue de se développer au point où les services de sécurité et de police ne soient plus en mesure de contenir la situation. C’est donc alarmant pour le régime. Les gens en ont ras-le-bol. Ils n’ont plus peur du régime. Ils sortent tous les jours et font des manifestations. Cette fois, par conséquent, l’oppression ne marche plus. C’est pour ça que c’est assez alarmant », a ajouté Mohamed Naji.

    Ces manifestations, au Soudan, ont commencé, il y a une quinzaine de jours. Initialement organisées pour protester contre la hausse du prix du pain, elles se sont rapidement transformées en marches anti-régime.

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  • Burkina Faso: visite de Wang Yi, ministre des Affaires étrangères chinois

    Burkina Faso: visite de Wang Yi, ministre des Affaires étrangères chinois


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 12:38

    Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang YI, était, vendredi 4 janvier, au Burkina Faso où  il a promis le soutien de la Chine aux pays du G5 Sahel. Même si les sujets tels que la santé, l’agriculture, les infrastructures routières ou encore éducation étaient au cœur des échanges avec son homologue burkinabè, la question sécuritaire a occupé une place importante.

    Sept mois après la reprise des relations diplomatiques entre la Chine et le Burkina Faso, beaucoup de progrès ont été réalisés, selon Alpha Barry, ministre burkinabè des Affaires étrangères.

    Le chef de la diplomatie chinoise a, quant à lui, rappelé l’engagement de son pays à son soutenir le Burkina Faso dans son développement et cette visite du chef de la diplomatie chinoise a été l’occasion, pour le Burkina Faso, de rappeler ses priorités, à savoir « les questions de défense et de sécurité, les infrastructures sociales, notamment scolaires et de santé. En attendant, nous avons eu quelques bonnes nouvelles, avec le ministre Wang Yi, à savoir l’appui de la Chine au G5 Sahel, notamment une somme de 300 millions de yuans », a souligné Alpha Barry.

    Face à la menace terroriste qui gagne du terrain dans la région sahélienne, Wang YI, ministre des Affaires étrangères et conseiller d’Etat chinois a expliqué que l’aide militaire promise aux pays africains est en voie de livraison.

    « Les premiers matériels de l’aide militaire sont déjà acheminés en Afrique. Nous apprécions hautement les efforts précieux déployés par le G5 Sahel, y compris par le Burkina Faso », a-t-il déclaré.

    Le chef de la diplomatie chinoise promet que son pays suivra de très près la situation sécuritaire sur le continent et, en fonction des besoins, il réagira.

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  • Burkina Faso: désolation après les affrontements intercommunautaires de Yirbou

    Burkina Faso: désolation après les affrontements intercommunautaires de Yirbou


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 08:07

    Au Burkina Faso, le bilan des affrontements inter-communautaires qui ont suivi l’attaque du village de Yirbou, à 200 kilomètres au nord de Ouagadougou a été revu à la hausse hier, vendredi 4 janvier. Il est au total de 46 personnes tuées, selon le porte-parole du gouvernement. Un bilan encore provisoire qui suscite la consternation.

    Le 1er janvier, des terroristes présumés avaient fait irruption dans le village de Yirbou. Ils y avaient assassiné le chef et six autres personnes. En représailles, les villageois se sont attaqués aux éleveurs peuls de la région faisant 39 victimes. Des chiffres communiqués ce vendredi par le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou.

    RFI a joint Mathias Ouedraogo, député de Sanmatenga (centre-nord du pays), la province où est situé le village de Yirbou. Il se déclare affligé.

    Ecoutez le témoignage de Mathias Ouedraogo, député de Sanmatenga, la province où est situé Yirbou

    05-01-2019
    – Par
    Laura Martel

    « Mes sentiments sont des sentiments de tristesse et de désolation parce que, à ma connaissance, c’est la première fois que cela arrive au Burkina Faso. Au Burkina Faso nous avons la chance de vivre ensemble entre les différentes communautés. On n’a jamais connu ce genre de problèmes entre les populations».

    Tous doivent travailler « à ce que la paix y revienne, à ce que les populations puissent se parler davantage », ajoute Mathias Ouedraogo car « L’objectif premier recherché par ces terroristes c’est d’opposer les populations entre elles pour mieux imposer leur idéologie et pour semer la terreur. Je pense que les populations doivent comprendre cela et se ressaisir rapidement pour cultiver la cohésion entre elles ».

    Depuis les affrontements les populations vivent dans la crainte, elles « s’interrogent (sur) leur avenir. Elles se demandent comment sera demain. Il faut que les forces de défense et de sécurité soient sur place parce que certaines familles ont quitté les lieux ».

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  • Elections en RDC: l’extrême prudence du Conseil de sécurité de l’ONU

    Elections en RDC: l’extrême prudence du Conseil de sécurité de l’ONU


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 15:50

    Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni vendredi 4 janvier à New York pour faire le point sur la situation en RDC à la demande de la France. Les résultats des élections qui doivent permettre de trouver un successeur à Joseph Kabila devaient être annoncés initialement ce dimanche, mais pourraient être reportés alors que le gouvernement a ordonné la coupure d’internet pendant la phase cruciale de dépouillement. Au siège de New York, c’est l’extrême prudence qui règne alors que les puissances occidentales craignent des violences à l’annonce des résultats. Les diplomates appellent au calme.

    Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

    Trop de divisions au sein du Conseil de sécurité ont empêché les diplomates d’adopter une déclaration commune. La Chine, la Russie et les membres africains veulent laisser le temps à Kinshasa d’annoncer les résultats. L’ambassadeur sud-africain a minimisé le coup de pression de la conférence épiscopale de la Cenco qui a estimé connaître déjà le vainqueur de la présidentielle.

    « Je sais que la Cenco est une ONG. Les ONG peuvent dire ce qu’elles veulent, mais en tant qu’Etat membre des Nations unies et de la SADC nous allons attendre que ceux qui sont responsables de ces élections en fassent l’annonce. Je crois qu’il va falloir être très très patient. »

    Les Occidentaux, à l’image de Paris, n’ont pas polémiqué sur les délais, mais ils ont appelé au respect des résultats quand ils tomberont. « Ces élections ont permis l’expression de la volonté souveraine du peuple congolais. Les résultats qui seront proclamés devront être conformes au vote du peuple congolais », a affirmé François Delattre.

    Une nouvelle réunion du Conseil, publique cette fois, est prévue mardi prochain 8 janvier. Mais la représentante spéciale de l’ONU en RDC a d’ores et déjà prévenu d’un possible report des résultats sans fournir plus d’indications sur le calendrier.

    Des militaires américains déployés au Congo

    En relation avec le climat tendu autour des élections en RDC, les Etats-Unis, de leur côté, ont déployé 80 soldats au Gabon pour sécuriser leurs compatriotes, en cas de troubles. Cette mesure a été commentée sur les réseaux sociaux, par les Congolais qui parviennent à se connecter, malgré la coupure d’internet dans le pays. 

    Dans toutes les zones frontalières du Congo – le pays compte neuf frontières – on s’est procuré, ces derniers jours, des puces des pays voisins et l’annonce faite par la Maison Blanche, vendredi, a surpris. Donald Trump justifie son annonce au parlement américain par le fait que des démonstrations violentes pourraient éclater dans les prochains jours et qu’il pourrait ainsi avoir à sécuriser le personnel et les installations américaines.

    Quelques 80 militaires sont donc arrivés au Gabon, équipés avec le matériel nécessaire et un soutien aérien en cas de besoin, informe encore le président américain. D’autres troupes pourraient également être déployées.

    Rapidement, la diaspora congolaise aux Etats-Unis a diffusé un reportage de la chaîne américaine CNN, sur des groupes Whatsapp et autres raisons sociaux.

    « Là, vous ne pouvez pas dire que Washington ne fait pas de l’ingérence. Il n’y a pas de guerre à Kinshasa et il n’y en aura pas », a immédiatement réagit un officiel congolais.

    Au sein de l’opposition et de la société civile, on était également surpris mais on avait plutôt tendance à saluer une mesure « de nature à faire peur au régime ».

    → A la Une de la presse à Kinshasa : Les élections générales du 30 décembre

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  • Elections au Sénégal: la session de rattrapage pour les recalés terminée

    Elections au Sénégal: la session de rattrapage pour les recalés terminée


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 04:43

    Au Sénégal, la session de rattrapage au Conseil constitutionnel pour les recalés est désormais terminée ce samedi. D’après l’opposition, 22 candidats à la présidentielle sur 27 n’avaient pas assez de parrainages pour pouvoir se présenter. Une opposition qui a appelé au boycott de la procédure des corrections de parrainages. Mais dans les faits, les candidats ont tout de même fait la démarche.

    Ce mercredi toute l’opposition s’est affichée unie sur la même longueur d’onde. Ils ont formé le « C25 », pour 25 candidats opposés à la procédure des parrainages. Tous solidaires avec les recalés du Conseil constitutionnel. Personne ne corrigera ses parrainages, ont affirmé plusieurs candidats.

    Oui, mais voilà, plus tard dans la soirée, l’initiative a été jugée dangereuse. Trop risquée, car pouvant potentiellement mettre hors-jeu de nombreux opposants. Cela revenait à se tirer une balle dans le pied : il a été décidé que ceux qui pouvaient présenter de nouveaux parrainages, de nouvelles signatures d’électeurs devaient le faire conformément à ce que demande le Conseil constitutionnel.

    Malick Gakou, ou encore Madické Niang ont par exemple fait leurs corrections jusqu’à vendredi. Les autres, les recalés avec trop de doublons ou d’invalidations dans leur fichier, n’iront pas au conseil. Il s’agit donc de protester contre le système des parrainages, tout en acceptant de s’y soumettre.

    Le Conseil constitutionnel va maintenant examiner les corrections des candidats déclarés. Et rendra publique la liste définitive des candidats retenus au plus tard le 21 janvier.

    De tous les candidats qui ont déposé, apparemment, personne sauf le candidat sortant n’avait les moyens de vérifier ce qui se faisait à l’intérieur du Conseil…

    Pierre Goudiaby Atepa a décidé de saisir la Cour suprême du pays et la commission électorale

    05-01-2019
    – Par
    William de Lesseux

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  • Madagascar: une journaliste de RFI prise à partie lors d’un rassemblement

    Madagascar: une journaliste de RFI prise à partie lors d’un rassemblement

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  • Un nouveau gouvernement au Cameroun

    Un nouveau gouvernement au Cameroun


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 03:56

    Remaniement à minima ce vendredi 4 janvier au Cameroun, dans la foulée de la nomination du nouveau Premier ministre Joseph Dion Ngute. Une quinzaine de ministères, sur un total d’une soixantaine, sont concernés. Et pas de modifications majeures. Quelques ministres changent de postes, d’autres sont débarqués, mais les postes régaliens de la Défense, de l’Economie, des Finances et de la Justice restent inchangés.

    Le nouveau Premier ministre Joseph Dion Ngute est originaire du sud-ouest. C’est donc un anglophone comme son prédécesseur Yang Philémon. Jusqu’à sa nomination, il était ministre chargé des missions à la présidence de la République.

    Diplômé des universités anglaises, il a fait sa première entrée dans une équipe gouvernementale en 1997 comme ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé du Commonwealth.

    L’équipe gouvernementale dont il est le nouveau chef est identique en termes de taille à l’ancienne : 65 ministres et assimilés. Pour le reste aussi pas de changement notoire. Quelques ministres changent de portefeuille.

    L’un des plus notables est sans doute Issa Tchiroma Bakary, l’inamovible ministre de la Communication pendant près de huit ans hérite désormais du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle.

    René Sadi, l’un des plus anciens collaborateurs du chef de l’Etat, devient quant à lui le nouveau ministre de la Communication et de fait, le porte-parole du gouvernement.

    Tous les ministres en charge des questions de sécurité et ceux impliqués dans le dossier CAN 2019 restent en poste. Même si Pierre Ismael Bidoung Mpkatt qui était en charge des sports a été muté au poste de ministre des Arts et de la culture.

    Le fait le plus marquant de ce nouveau gouvernement est sans doute l’entrée comme ministre délégué auprès du ministre de la Justice de l’avocat Jean de Dieu Momo. Il était membre du G20, une coalition de partis politiques de l’opposition qui a soutenu la candidature de Paul Biya lors de la dernière élection présidentielle.

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  • Algérie: polémique autour du sort de réfugiés syriens

    Algérie: polémique autour du sort de réfugiés syriens


    Par
    RFI

    Publié le 05-01-2019
    Modifié le 05-01-2019 à 03:24

    En Algérie, le Haut-Commissariat pour les réfugiés se dit « préoccupé » par le sort de 120 personnes originaires de pays arabes. Des personnes qui sont portées disparues après avoir été emmenées par les autorités algériennes vers un secteur proche de la frontière avec le Niger. Qui sont ces personnes ? Quelles sont leurs motivations ? Ces questions restent entières. Les autorités algériennes invoquent des « raisons de sécurité » pour justifier l’expulsion de ces réfugiés.

    Selon Alger, ces personnes viennent d’Alep, en Syrie. Il y aurait là des jeunes et des femmes, qui seraient notamment passés par la Turquie, le Soudan, la Mauritanie et le Mali avec de fausses pièces d’identité.

    « Quand vous avez des combattants qui viennent de zones sous contrôle de l’EI, ça ne peut être que des combattants qui travaillent pour cette cause, affirme Kacimi Hassen, le directeur des questions migratoires au ministère de l’Intérieur. Donc ces gens-là, dès qu’ils ont quitté Alep sous l’identité de migrants, et ont ensuite voyagé comme des touristes, en dépensant une fortune énorme, dans plusieurs capitales, pour arriver aux frontières algériennes, est-ce que vous pensez un seul moment que ces gens-là sont des migrants ? Ce ne sont pas des migrants. »

    Interdites de séjour, ces 120 personnes auraient, d’après ce responsable, quitté le territoire algérien, il y a quelques jours. De son côté, le Haut-Commissariat pour les réfugiés demande à avoir accès à ces personnes.

    « Certains individus sont dans ce groupe sont enregistrés comme réfugiés dans nos programmes, explique Shabia Mantoo, porte-parole du HCR. Ils ont fui la guerre, la persécution. Ils cherchent une protection internationale en Algérie. Nous demandons à avoir accès à ces personnes afin de mieux définir leur profil et leurs besoins en termes de protection. »

    A Niamey, les autorités « considèrent que ces personnes ne sont pas passées par le Niger et qu’il n’y a donc pas de raison de les accueillir ».

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