Category: Afrique

  • RDC: Emmanuel Ramazani Shadary en meeting dans le Haut-Katanga

    RDC: Emmanuel Ramazani Shadary en meeting dans le Haut-Katanga


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 00:11

    Le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition au pouvoir, était ce lundi à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, fief de l’opposant Moïse Katumbi. Originaire du Maniema, il s’est présenté en fils du terroir dans cette province d’où est également originaire Joseph Kabila.

    C’est à 14h45 qu’Emmanuel Ramazani Shadary a débuté son meeting dans un stade Kibasa Maliba rempli. Pendant environ une heure, il a rendu hommage à Joseph Kabila et a expliqué pourquoi il a décidé de lancer sa campagne à Lubumbashi. Il a expliqué également que sa femme ainsi que ces deux premiers enfants sont nés dans l’ex-province du Katanga et que lui-même y a passé l’essentiel de sa vie. « Toute ma vie, toute ma scolarité, toute mon expérience en politique ont commencé ici au Katanga », a-t-il déclaré.

    Il a affirmé avoir remarqué que les ressources minières ne profitaient pas assez aux fils et filles de cette région. Ainsi, toujours selon son constat, beaucoup de jeunes sont touchés par le chômage.

    C’est pour toutes ces raisons, a-t-il ajouté, qu’il sollicite leurs suffrages. « Je vous implore Katanga donnez moi vos voix. Votez pour moi. Faites preuve de respect envers le rais Joseph Kabila. Mes frères du Katanga, votez pour moi à cause du Rais Kabila. Mes frères, aidez-moi ! »

    C’est le troisième meeting de Shadary après Kinshasa et Mbuji-Mayi, tous réputés fiefs de l’opposition.

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  • Tunisie: la venue du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman fait polémique

    Tunisie: la venue du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman fait polémique


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 23:12

    Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, attendu ce 27 novembre à Tunis dans le cadre d’une tournée dans plusieurs pays arabes, sera reçu par le président de la République. Une visite contre laquelle s’insurge la société civile locale.

    Le ton est ferme et les positions très claires. De nombreux représentants de la société civile tunisienne s’opposent à la venue du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, au cœur d’une tourmente après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien en Turquie. Riyad soutient financièrement plusieurs pays du Maghreb, mais son prince héritier n’est pas pour autant bienvenu dans ces pays.

    Pour Messaoud Romdhani, le président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), le refus de cette visite se base sur trois raisons majeures : « La première, c’est la mort de Khashoggi, un crime ignoble. Deuxième chose, c’est la guerre yéménite où il y a des dizaines de milliers de civils, morts et blessés. Et troisième chose, la situation des droits de l’homme dans ce pays. »

    Une centaine de manifestants a battu le pavé de l’avenue Habib-Bourguiba ce lundi soir contre la venue du « bourreau de femmes » comme ils appellent le prince héritier. Les conditions des droits de l’homme en Arabie saoudite ont incité un collectif de 50 avocats à saisir la justice contre sa visite.

    « Profaner la terre de la révolution »

    Sur un immeuble de la ville, une immense affiche sur laquelle apparaît la silhouette du prince, tronçonneuse à la main, et ces mots : « Ne viens pas profaner la terre tunisienne de la révolution » habille la façade des locaux du syndicat des journalistes.

    « Le régime saoudien est un régime dictatorial. On est contre cette visite », estime Mohamed Mâali, du Centre pour la liberté de la presse.

    L’escale tunisienne du prince ben Salman s’accompagnerait d’un dépôt à la Banque centrale de deux milliards de dollars et de la fourniture de pétrole à des tarifs préférentiels.

    Jamel M’Sallem, président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), sera très attentif : « Nous sommes vigilants pour refuser toute forme d’ingérence dans la gestion de notre phase de transition démocratique. » Cette visite est la première d’un membre de la famille royale saoudienne depuis la révolution de 2011.

    ►A (ré)écouter : La richesse de l’Arabie saoudite la rend-elle intouchable ?

    ■ Ailleurs au Maghreb

    Si c’est en Tunisie que la protestation bat tous les records et où les syndicats et les associations sont les plus hostiles à la visite, en Algérie et en Mauritanie, au-delà des réseaux sociaux, d’autres voix protestataires, plus politiques, se font entendre également.

    Enfin, si le Maroc, allié traditionnel et historique de Riyad figurait au programme de cette tournée, il n’y est plus, désormais. Un signe supplémentaire des tensions silencieuses entre les deux royaumes.

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  • RCA: le cardinal Nzapalainga s’exprime sur la situation politique et sécuritaire

    RCA: le cardinal Nzapalainga s’exprime sur la situation politique et sécuritaire


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 22:31

    En République centrafricaine (RCA), l’Eglise catholique a décidé de prendre la parole, lundi 26 novembre, à Bangui, la capitale. Une grande conférence de presse à la résidence du cardinal Nzapalainga, l’archevêque de Bangui, a été organisée à laquelle des responsables politiques et des représentants des ambassades ont assisté.

    Ce 26 novembre, l’Eglise centrafricaine a notamment souhaité lancer un message fort au gouvernement et à la Minusca, la Mission de l’ONU en RCA, pour travailler de manière plus efficace, sur le terrain, afin de protéger les civils.

    Dans un contexte de retour des violences dans le pays et après une visite de trois jours sur le terrain, à Alindao, ville du centre du pays théâtre de violences affrontements, le cardinal Nzapalainga, archevêque de la capitale Bangui, a tenu à s’exprimer.

    Il rapporte des témoignages d’Alindao décrivant des « incendies systématiques », un « déferlement de violence ». Il dénonce les groupes armés qui font la guerre pour des postes politiques.

    « Nous condamnons, nous demandons à ce que la vérité soit dite sur ce qui se passe, a déclaré le cardinal Nzapalainga. Aucun des deux groupes ne m’a annoncé qu’ils ont perdu des hommes alors que nous avons des civils, des enfants qui sont morts. Allons-nous assister au massacre de nos populations innocentes ? On ne peut pas marcher dans le sang des Centrafricains pour être ministre, pour s’enrichir ».

    Les prêtres « pas des protecteurs des anti-balaka »

    L’Eglise catholique est souvent considérée comme ayant un parti pris dans le conflit. Monseigneur Nongo-Aziagbia, vice-président de la Conférence épiscopale centrafricaine, met les populations en garde contre les manipulations politiques ou religieuses.

    « L’Eglise catholique, à travers sa hiérarchie, les prêtres sont considérés comme les protecteurs des anti-balaka. Il y a aussi un fort amalgame comme quoi l’Eglise protège uniquement les chrétiens. Au-delà de toutes ces fausses accusations, on est en train de nous pousser vers une guerre de religion, ici en Centrafrique. Nous tenons à promouvoir la paix, l’unité de la République centrafricaine », a déclaré monseigneur Nongo-Aziagbia.

    L’Eglise catholique, accompagnée de la communauté islamique centrafricaine, appellent à ne pas célébrer la fête nationale, ce 1er décembre, mais à commémorer les victimes de ces dernières semaines.

    Une partie de l’opposition s’est réunie, lundi 26 novembre au soir, et a appelé à ne pas participer à la marche du 1er décembre et a appelé à une opération « ville morte » du 1er au 3 décembre.

    RCA: après le retour au calme à Alindao, quels besoins ont les populations ?

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  • Afrique du Sud: instauration d’un salaire minimum

    Afrique du Sud: instauration d’un salaire minimum


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 22:26

    En Afrique du Sud, cela faisait des années que le gouvernement en parlait et c’est chose faite : le pays a désormais un salaire minimum national. Le chef de l’Etat Cyril Ramaphosa a confirmé lundi la loi instaurant un salaire minimum dans l’ensemble du pays. Celui-ci est désormais fixé à 20 rands de l’heure, soit 1,27 euro de l’heure, qui devrait être applicable à partir du 1er janvier 2019. C’est peu, indiquent les syndicats, mais c’est un début.

    Selon les syndicats, 6 millions de Sud-Africains devraient être concernés par ce salaire minimum. Il devrait toucher l’ensemble des travailleurs du pays sauf dans certains secteurs qui ont déjà leur propre grille salariale, comme les employés de maison ou les travailleurs agricoles.

    Cela faisait des années que le gouvernement en parlait coincé entre ses promesses de réduire les inégalités et sa crainte d’effrayer les investisseurs étrangers.

    Pour ses partisans, ce salaire minimum va permettre de s’attaquer à la pauvreté. Ses détracteurs, eux, pensent qu’au contraire ce revenu minimum risque d’accentuer le chômage – qui est déjà à 27% – de nombreux employeurs n’ayant pas les moyens de relever leur rémunération.

    En tout cas, la plupart des syndicats se sont réjouis de cette annonce même s’ils estiment que ce salaire est loin d’être un revenu suffisant.

    Le gouvernement a d’ailleurs admis qu’il ne s’agit en aucun cas d’un salaire minimum vital, mais affirme qu’il s’agit d’un premier pas pour réduire la pauvreté dans le pays le plus industrialisé du continent.

    (Ré) écouter : Afrique du Sud: les difficultés de travail des immigrés congolais (Afrique économie)

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  • Sénégal : les missions du campus franco-sénégalais se précisent

    Sénégal : les missions du campus franco-sénégalais se précisent

    Installé dans la ville nouvelle de Diamniadio, le campus franco-sénégalais sera bien plus un espace de conception de nouveaux programmes qu’un centre d’enseignement en soi.

    Il est bien appelé « campus », pourtant, il n’accueillera pas forcément des milliers d’étudiants en amphithéâtre. Le projet de campus franco-sénégalais, soutenu depuis 2017 par le président français, Emmanuel Macron et son homologue sénégalais, Macky Sall, devrait être opérationnel à la rentrée 2019 à Diamniadio, ont réaffirmé vendredi 16 novembre, Frédérique Vidal, ministre française de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et son homologue sénégalais, Mary Teuw Niane, lors d’un point presse tenu à l’issue du second comité de pilotage organisé sur le sujet. Le projet s’inscrit dans la droite ligne de la nouvelle stratégie française en termes d’enseignement supérieur à l’international.

    Dix-sept licences et masters ont été validés par le comité technique et adoptés par le comité de pilotage. »

    Incubateur à formation

    Parallèlement aux enseignements, le campus est conçu pour être un incubateur dédié au développement de nouveaux formats d’enseignement, grâce à la coopération entre chercheurs français et sénégalais. « Il ne s’agit pas de regrouper en un même endroit ce qui existe déjà mais de construire de nouvelles choses qui ne pourraient pas se faire sans une coopération entre nos deux pays », confirme Frédérique Vidal.

    Dix-sept nouvelles formations

    À l’issue de cette deuxième rencontre ministérielle, dix-sept licences et masters ont été validés par le comité technique et adoptés par le comité de pilotage. Ils concernent des secteurs de formation retenus comme prioritaires par le Plan Sénégal émergent : l’agronomie, l’agroalimentaire, le numérique, le renforcement des capacités et la formation des formateurs. Dix-neuf autres projets pédagogiques sont en cours d’adoption. Certains d’entre-eux se feront sur les campus d’écoles déjà implantées à Diamniadio ou ailleurs au Sénégal.

    D’autres travaux de coopération sont consacrés au développement de programmes de reconnaissance des savoirs et savoirs-faire sous la forme de validation des acquis d’expérience (VAE) et de formation tout au long de la vie. Le but pour Mary Teuw Niane : « répondre aux attentes du monde socio-économique ». Dans ce cadre, le groupe Eiffage a marqué son intérêt de confier l’ensemble de ses formations en VAE au campus franco-sénégalais, « notamment pour la formation des formateurs et la formations des jurys », explique le ministre sénégalais.


    >> LIRE AUSSI : Sénégal : une nouvelle formation gratuite en développement web et mobile


    Co-construction

    Pour insister sur l’aspect collaboratif du projet, une charte des valeurs a été signé par Olivier Faron, l’administrateur du Cnam et Oumar Niang, directeur de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel de Diamniadio.

    Le campus, installé sur un terrain de sept hectares dans la ville nouvelle de Diamniadio réunira côté français, le Conservatoire nationale des arts et métiers (Cnam), l’Institut Mines Télécom (IMT), l’université de Bretagne Sud (UBS), l’université technologique de Troyes (UTT), Agreenium, SupAgro, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

    Côté sénégalais, le projet fédère l’université Cheikh Anta Diop (Ucad), l’université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), l’université du Sine Saloum Elhaj Ibrahim Niass (Ussein), l’université de Thiès, l’université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), l’université virtuelle du Sénégal (UVS), Bordeaux école de management (BEM), l’École supérieure de commerce de Dakar (Sup de co Dakar), l’Institut technique de commerce (Itecom), l’Institut supérieur d’enseignement professionnel de Thiès (Istec).

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  • Beyrouk raconte les sociétés maures aux prises avec le fanatisme

    Beyrouk raconte les sociétés maures aux prises avec le fanatisme


    Par
    Tirthankar Chanda

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 16:14

    Couronné par le prestigieux prix Amadou Kourouma pour son troisième roman Le Tambour des larmes (2015), l’écrivain mauritanien Beyrouk s’est imposé comme l’une des grandes plumes des lettres africaines. Empreint de lyrisme et convoquant des personnages de femmes à la fois lumineux et puissants, les romans de Beyrouk mettent en scène des sociétés patriarcales sahariennes se frayant difficilement leur chemin vers la modernité. Son nouveau roman Je suis seul raconte le triste destin d’une cité du désert tombée aux mains des fanatiques religieux.

    « Je n’ai jamais arrêté de lire », aime répéter le romancier Beyrouk, natif d’Atar, ville du nord de la Mauritanie, et fils d’un père instituteur à l’école coloniale. Si c’est à son père qu’il doit avoir connu Victor Hugo et les grands classiques de la littérature française, le romancier doit à sa propre curiosité sa découverte des gestes et des légendes des sociétés sahariennes.

    Proche de la tradition des conteurs mauritaniens qui sont très poétiques dans leurs déclamations, le Mauritanien a écrit un recueil de nouvelles et quatre romans, situés au carrefour des traditions européenne et africaine. Racontés dans une langue puissamment poétique, la fiction de Beyrouk met en scène la réalité encore féodale des sociétés maures du désert, avec des figures de femmes saisissantes d’irrévérence et de courage. Je suis seul, le nouveau roman sous la plume de cet auteur mauritanien francophone, s’inscrit dans cette lignée.

    En attendant Nezha

    A mi-chemin entre En attendant Godot et Les Mille et une nuits, ce nouveau roman raconte un récit haletant de trahison et de survie de l’amour au temps de haine et de violence jihadistes. Il faut lire ce livre bref et intense d’une centaine de pages comme un conte des temps modernes, avec ses sultans misogynes et ses Schéhérazades qui s’activent dans les coulisses contre l’obscurantisme.

    Au cœur de l’intrigue, l’attente becketienne jamais comblée d’un sauveur (d’une sauveuse, en l’occurrence), sur fond de déréliction et de néant qui menacent de toutes parts. Construit comme un monologue intérieur ou une soliloque, Je suis seul donne à entendre la parole d’un narrateur sans nom pris au piège de ses propres défaillances et de l’Histoire avec un grand « H ».

    L’homme est un bon vivant, un intellectuel opportuniste, recherché par les fondamentalistes à cause de ses articles dans la presse se moquant de la religion. Il n’a pas vu venir la chute du régime qu’il soutenait. Sa ville a été prise d’assaut par les jihadistes qui font régner la terreur et la haine au nom de la pureté religieuse. L’homme a dû trouver refuge dans la maison de son ancienne compagne, Nezha. Elle le cache dans une chambre étroite, les volets tirés : elle lui a interdit d’allumer la lumière de peur d’attirer l’attention des fanatiques qui paradent dans les rues. Dans la pénombre et le silence, l’homme traqué attend le retour de la belle Nezha, pour qu’elle l’aide à quitter la ville. Mais celle-ci, sortie vaquer à ses occupations, tarde à revenir. « Combien de temps durera encore cet enfermement ? », s’interroge le prisonnier. « Combien de temps supporterais-je de rester claquemuré dans un caveau sombre où la lumière est interdite ? » Cet huis clos est le décor oppressant où se déroule l’action du roman.

    L’attente du protagoniste est ponctuée de flashbacks sur son passé. Ascension, amour, trahison. L’homme se souvient de la jeune Nezha qu’il avait autrefois aimée, avant de l’abandonner pour les beaux yeux de Selma. Fille du maire tout-puissant de la cité, celle-ci l’avait séduit pour mieux asservir ses talents d’écriture à la cause des siens. « C’est vrai, se souvient le narrateur, c’était plutôt flatteur, la fille du maire qui courait après moi, «  tu es fou me disaient mes amis, c’est une chance, ne la laisse pas passer » et elle était belle aussi, Selma, et elle avait les seins orgueilleux des filles de parvenus, et le sourire insolent des beautés qui se savent, moi, je n’ai fait que tendre les mains pour recueillir les raisins de ma lâcheté, j’ai tout acheté à la fois, le mépris de moi-même, la voiture, le boulot, l’argent, et une femme que je n’aimais pas. »

    La revanche de l’Histoire

    L’histoire de cet homme sans nom ressemble à celle de beaucoup d’auxiliaires du pouvoir dans des pays musulmans. Complices des régimes corrompus et des « buveurs de sang » des populations vivotant dans la misère, ces affidés ambitieux des puissants du moment n’imaginent pas que les oubliés et les humiliés de l’Histoire peuvent se venger en s’appuyant sur les forces obscures de la société.

    Journaliste de profession, le narrateur-protagoniste de Je suis seul avait fait autrefois la Une de son journal avec son article intitulé « No pasaran », qui faisait l’éloge du régime véreux en place et exaltait l’héroïsme de ses soldats. Or ces armées héroïques n’ont pas su résister aux soldats ennemis qui «  sont rentrés dans la ville sans même combattre ou très peu », alors que les puissants ont pris la fuite, « emportant avec eux les fruits de leur ultime pillage ».

    Son aveuglement intéressé de jadis n’empêche pas le héros ou plutôt l’anti-héros de Beyrouk de faire preuve de perspicacité dans son analyse de la nature du régime islamiste qui a pris le pouvoir dans sa ville. Il les qualifie de « barbares », qui « ne connaissent pas de luminosités, qui ont le corps rêche et l’esprit retors ». « Tout s’est éteint ici, même l’esprit ».

    Et d’ajouter : « Quand on n’aime pas le soleil qui se lève ou se couche, quand on n’aime pas le sourire d’un enfant, quand on n’aime pas le corps et les cheveux des femmes, quand des petites choses ne vous ravissent pas, par exemple un enfant nu qui échappe à sa mère et qui court, court, de ses petites jambes, ou des jeunes gens qui se regardent, l’amour dans les yeux , ou je ne sais quoi encore d’ordinaire et de beau ; quand vous avez l’esprit sec et que le corps vous brûle de vouloir tout brûler, on devrait bien vous aider, vous pousser à quitter un monde que vous haïssez et qui bien sûr ne peut pas vous aimer… » Pour lui, ces fanatiques sont plus proches de la mort que des vivants, des ténèbres que du soleil.

    Poésie du désespoir

    Il y a une grande lucidité et surtout beaucoup de poésies dans ces lignes. Une poésie du désespoir, qui est devenue la marque de fabrique des récits de Beyrouk. Ce lyrisme constitue l’originalité de ce livre inspiré des violences terroristes devenues le quotidien de notre monde. Il va bien avec la tragédie que raconte ce roman, une tragédie qui dépasse la première personne du titre pour englober l’ensemble de la société humaine, menacée par la haine destructrice et la terreur sans fin des lésés, des marginaux et des croyants.

    Plusieurs fois primé pour son univers proche du théâtre antique, le Mauritanien livre avec ce quatrième opus une nouvelle version du désespoir et de la révolte d’Antigone. Ici, Antigone s’appelle Nezha, gardienne loyale, mais « gardienne de quoi, elle ne sait pas elle-même, gardienne peut-être de ses souvenirs, des promesses de bonheur qui sont devenues fumée », comme l’écrit Beyrouk avec ce sens du tragique qui caractérise son oeuvre..


    Je suis seul, par Beyrouk. Editions Elyzad (Tunis), 106 pages, 14 euros.

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  • Sénégal: inquiétude suite à l’augmentation des frais des universités françaises

    Sénégal: inquiétude suite à l’augmentation des frais des universités françaises


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 14:59

    Les étudiants étrangers, hors Union européenne, paieront plus cher leur inscription dans les universités en France. Dès la rentrée 2019, pour s’inscrire en licence par exemple ce sera 2 770 euros contre 170 euros actuellement. A noter que près d’un étudiant étranger sur deux est Africain. Au Sénégal, l’annonce ne passe pas.

    Etudiant à l’université Cheikh Anta Diop, Farba Niane, costume à fines rayures serait bien parti en France : « Non, là je n’y pense même pas. Je suis étonné. C’est énorme ». « Enorme », le coût d’une d’inscription l’année prochaine. Le calcul est simple : les frais dans les facultés françaises ont été multipliés par quinze.

    Fatoumata Barry en sciences économiques renonce à finir sa licence en France : « Ça deviendra un rêve qui a été épuisé pour un bon nombre d’étudiants. Maintenant avec cette augmentation, je ne pense pas pouvoir en bénéficier. Mon niveau de vie, ma situation économique ne va pas pouvoir me permettre de faire ça. Donc c’est mon cas, et je sais que c’est le cas de beaucoup de personnes ».

    Pourquoi une telle mesure ? Tous s’interrogent à l’image de Steven Sene, le président de l’amicale des étudiants : « C’est un moyen pour tout simplement limiter l’arrivée des Africains en masse en France. Ici, c’est extrêmement difficile de pouvoir exceller, par exemple dans l’enseignement supérieur. Donc ce sont les facteurs qui poussent les étudiants, la pauvreté et tout. On pourrait investir dans le pays, rester dans le pays, mais il va falloir que l’Etat accompagne ces étudiants ».

    « C’est aux étudiants de s’adapter », ce sont les mots du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. En 2017, la France a accueilli dans ses universités près de 10 000 Sénégalais.

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  • Putsch manqué de 2015 au Burkina: Diendéré s’explique pour la première fois

    Putsch manqué de 2015 au Burkina: Diendéré s’explique pour la première fois


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 14:37

    Au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré est dans le box des accusés, ce lundi, dans le cadre du procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015. L’ex-chef d’état-major de Blaise Compaoré est accusé d’attentat à la sûreté de l’état, meurtres, coups et blessures volontaires. Depuis cinq mois, plus de 80 personnes ont déjà été entendues, mais c’est la première fois depuis l’ouverture de ce procès que l’ex-bras droit de l’ancien président donne sa version des faits.

    « Nous appelons à la barre le général Gilbert Diendéré », c’est par ses mots que le président du tribunal a invité le général Gilbert Diendéré à la barre. Tenue de combat « terre » du Burkina, béret rouge vissé sur la tête, l’ex-chef d’état-major particulier de l’ancien président Blaise Compaoré s’est avancé et a fait le salut militaire.

    Après lui avoir présenté les faits qu’on lui reproche, le président du tribunal a demandé au général Gilbert Diendéré de reconnaître les faits. Mais avant toute chose, le général Diendéré a tenu à présenter ses condoléances aux familles éplorées, et de souhaiter une meilleure santé aux blessés.

    Il réfute être le cerveau

    « Je n’ai ni commandé ni planifié ni organisé ni exécuté ce que certains appellent le coup d’Etat », précise alors le général. Il explique que le coup d’Etat est l’œuvre de soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle. Et face à la vacance du pouvoir constatée par les sages appelés à la rescousse, et alors que les soldats avaient refusé de libérer le président et les membres du gouvernement après les différentes manifestations, le général s’est vu obligé de prendre la tête du coup d’Etat, déclare-t-il au tribunal, bien que n’ayant pas été au début de l’action, pour éviter que le pays ne tombe pas dans le chaos.

    Quelques minutes après, le président du tribunal a suspendu l’audience le temps de réaménager la salle, car de nombreuses personnes étaient encore à l’extérieur. Lors des audiences du jour, le général doit revenir sur le contexte général qui prévalait avant le coup d’Etat au sein de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle et au sein de l’armée burkinabè.


    ■ Un homme discret au cœur du système

    Malgré ses près de deux mètres de haut, Gilbert Diendéré a toujours préféré la discrétion. Parlant peu et laissant la lumière à son compagnon d’armes, Blaise Compaoré.

    Dès le début des années 80, ce militaire athlétique a travaillé dans l’ombre, mais tout près des dirigeants du Burkina Faso. Lorsque Thomas Sankara a pris la tête du pays en 1983, c’est Gilbert Diendéré qui en a fait l’annonce à la radio. Avant d’être soupçonné quelques années plus tard d’avoir participé à l’assassinat du jeune leader panafricaniste, dont il a supervisé l’arrestation.

    A ce moment-là, en 1987, Gilbert Diendéré est à la tête du régiment de sécurité présidentielle, unité d’élite qu’il dirige pendant trente ans. Cette fonction le place au cœur du système. Durant toutes ces années, il a déjoué une tentative de coup d’Etat, géré de nombreux dossiers sensibles comme le Libéria ou la Côte d’Ivoire. A tel point, qu’un journal burkinabè a dit de lui qu’il savait à l’avance les coups d’Etat se préparant dans la région. Toutes les informations recueillies par les services de renseignements passaient par lui, et il était également un interlocuteur privilégié des Américains et des Français, ce qui l’a conduit à jouer un rôle important dans les négociations pour la libération d’otages occidentaux.

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  • Yves Dabila attend son heure avec Lille et la Côte d’Ivoire

    Yves Dabila attend son heure avec Lille et la Côte d’Ivoire

    Yves Dabila, 21 ans, s’installe lentement mais sûrement, que ce soit avec son club, Lille, ou en équipe nationale de Côte d’Ivoire. Ce défenseur central, réputé pour son sérieux, espère néanmoins jouer plus souvent en Championnat de France et disputer la Coupe d’Afrique des nations 2019 avec les « Eléphants ».

    Ce 25 novembre, Yves Dabila a disputé le septième match de sa saison 2018-2019 avec Lille. L’Ivoirien âgé de 21 ans était titulaire lors d’une défaite 2-0 à Nice, en Championnat de France (Ligue 1). C’était sa première apparition depuis un match de Coupe de la Ligue à Strasbourg (0-2), le 30 octobre.

    Depuis plusieurs mois, le temps de jeu du jeune défenseur central est, de fait, assez aléatoire. « Ça ne me perturbe pas, a-t-il toutefois assuré à rfi.fr, le 6 novembre dernier. Je suis en phase d’apprentissage. Je continue à apprendre. Cette situation est bénéfique. Elle me permet de me bonifier progressivement ». Poli et policé, l’intéressé ne revendique rien du tout. « Je suis jeune, répond-il. J’ai devant moi deux cadres, José Fonte et Adama Soumaoro. J’essaie tant bien que mal, lorsque le coach fait appel à moi, de répondre présent. Pour le moment, c’est le plus important ».

    « Toujours rester concentré »

    Peu expérimenté, Yves Dabila tente donc de faire front avec ses armes à un poste qui requiert pourtant pas mal d’expérience. « L’essentiel, c’est de toujours rester concentré, d’être bien à l’écoute de ses coéquipiers et de toujours se mettre au service du collectif  », théorise-t-il.

    Pour progresser, il observe en outre avec attention ses coéquipiers plus expérimentés ainsi que les références internationale en la matière. « En sélection,il y a Eric Bailly, souligne le Lillois. En-dehors de l’équipe nationale, il y a des joueurs comme Sergio Ramos, Thiago Silva, Raphaël Varane qui, pour moi, sont au top top niveau. J’essaie de m’inspirer des côtés positifs de chacun d’eux ».

    De Yopougon à Monaco

    Avant d’arriver dans le Nord de la France en juillet 2017, le natif de Kouassi-Datèkro (Nord de la Côte d’Ivoire) a débuté le football dans un petit club de quartier. En 2010, il est repéré par le Cissé Institut FC, un centre de formation situé à Yopougon. « C’est là-bas que tout a vraiment commencé, raconte-t-il. Petit à petit, on a fait des tournois en Europe. Au niveau local, on a remporté des trophées. On a fait beaucoup de matches jusqu’à ce que j’arrive à Monaco ».

    En 2014, le club de la Principauté, qui évolue dans le Championnat de France, repère le pensionnaire du Cissé Institut FC lors d’une compétition. « Neuf mois après, j’ai intégré l’ASM, se souvient le désormais ex-Monégasque. Ça a été mon point de départ, en Europe ».

    Un début d’apprentissage délicat

    Durant un peu moins de trois saisons, Yves Dabila observe Monaco jouer les premiers rôles en Ligue 1 (L1). Il dispute même la première rencontre de sa carrière avec les pros, un soir de lourde défaite (0-5) en demi-finale de Coupe de France, les futurs champions ayant aligné une équipe bis face au Paris Saint-Germain.

    Conscient du fait qu’il sera difficile de s’imposer dans le Sud, l’Ivoirien se laisse alors séduire par les approches du LOSC. Il s’engage ainsi jusqu’en 2020. Et, après quelques pas en équipe réserve, Yves Dabila intègre progressivement le groupe pro nordiste, au cours d’une saison 2017-2018 très difficile pour les Nordistes. Un contexte particulièrement tendu qui force ainsi le concerné à grandir plus rapidement que prévu.

    Disputer un premier match avec la Côte d’Ivoire…

    Ses premières sorties en L1 sont en tout cas suffisamment convaincantes pour qu’Yves Dabila soit appelé en renfort en équipe nationale, en mars 2018, en vue d’un match amical face au Togo, organisé non-loin de Lille. « Ça avait été un honneur pour moi d’être appelé chez les A, glisse celui qui évoluait alors en sélection des moins de 23 ans. C’était un rêve de gosse. Et puis, ça a été un plaisir de m’intégrer à ce groupe. Parce qu’en équipe nationale, il y a des joueurs qui vivent bien ensemble ».

    Convoqué à plusieurs reprises, Yves Dabila n’a revanche toujours pas revêtu officiellement la tunique des « Eléphants ». « Ce n’est pas frustrant, relativise-t-il une nouvelle fois. Il faut bosser. Le coach [le sélectionneur Ibrahima Kamara, Ndlr] garde un œil sur tout le monde. Quand il voudra faire appel à mes services sur le terrain, ce sera à moi de répondre présent. Il ne faut pas oublier qu’il y a des anciens déjà en place, qui jouent dans des gros clubs. Je les observe et j’apprends à leur contact ».

    …puis la CAN 2019

    Non-retenu pour le match nul en Guinée, qui a qualifié la Côte d’Ivoire à la CAN 2019, Yves Dabila n’en espère pas moins disputer la Coupe d’Afrique des nations, l’été prochain. « C’était l’un de mes grands objectifs, en début de saison, assurait-il, début novembre. Faire une grosse saison avec Lille puis aller au Cameroun, ça fait partie de mes buts ».

    Propos recueillis le 6 novembre 2018,

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