-L’envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, est arrivée dimanche soir à Kinshasa dans le cadre d’une tournée régionale qui la conduira en République démocratique du Congo, ainsi qu’en Ouganda et au Rwanda voisins, a constaté un journaliste de l’AFP.
Elle a été accueillie à son arrivée par Martin Kobler, le chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco). Elle n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’avion. Mary Robinson “part demain (lundi) à Goma”, dans l’est de la RDC, et “rencontrera notamment les autorités provinciales et la société civile (associations, syndicats, organisations religieuses…)”, a-t-on appris dimanche auprès de la Monusco. Selon le programme de la tournée, encore provisoire, Mary Robinson reviendra mardi à Kinshasa, où elle pourrait s’entretenir avec des autorités. Mercredi, l’ex-présidente de l’Irlande se rendra en Ouganda puis s’envolera pour Kigali, où elle doit arriver vendredi. Cette visite intervient alors que l’armée et la Monusco ont mené ces derniers jours de grosses offensives et gagné du terrain contre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), principal groupe armé du Nord-Kivu (est). Cette opération a été lancée après que des obus meurtriers ont frappé le 22 août Goma, la capitale provinciale. Les rebelles du M23, qui opéraient auparavant dans une précédente rébellion, avaient signé en 2009 un accord avec Kinshasa pour être intégrés dans l’armée nationale congolaise. Certaines garanties importantes que leur offraient l’accord n’ayant pas été respectées, selon eux, ils ont repris les armes. L’ONU affirme que le M23 est soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, ce que démentent ces deux pays voisins de la RDC. (Belga)
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Arrivée de Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs
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Ban Ki-moon hausse le ton contre le Rwanda
-L’ONU persiste et signe sur sa conviction que les obus tirés sur le Rwanda l’ont été par le M23 et non par l’armée congolaise. Après les déclarations du chef des opérations de maintien de paix de l’ONU (Monusco), le 29 août lors d’une réunion à huis clos devant le Conseil de sécurité selon lesquelles des soldats rwandais s’étaient infiltrés ces derniers jours au Nord-Kivu pour appuyer les rebelles du M23, c’est au tour du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon d’enfoncer le clou et de confirmer publiquement ces accusations. Avec correspondant RFI à New York, Karim Lebhour L’ONU est convaincue que c’est le M23 qui tire des obus contre le Rwanda et non les forces congolaises. Jusqu’ici ces accusations n’avaient été faites qu’à huis clos. Ban Ki-moon le dit maintenant très officiellement dans une déclaration. Le secrétaire général parle de « tirs non ciblés du M23 » dans les zones frontalières du Rwanda et sur les positions des casques bleus. Cette affirmation de Ban Ki-moon est en contradiction directe avec la version du Rwanda qui accuse l’armée congolaise de tirer son territoire et menace d’intervenir. Cette déclaration est de nature à tendre encore un peu plus les relations entre le Rwanda et les Nations unies. Même si Ban Ki-moon ne va pas jusqu’à le dire publiquement, la thèse parmi les diplomates onusiens est que le Rwanda se sert du M23 pour provoquer des incidents et justifier une intervention militaire. Le représentant rwandais s’est retrouvé très isolé jeudi devant le Conseil de sécurité. « Si je dois croire quelqu’un, lui a lancé l’ambassadeur du Guatemala, je fais confiance à la parole de l’ONU avant celle du Rwanda ».Direct.cd
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Le M23 exige du gouvernement une reprise des négociations
– Les rebelles du M23 ont exigé samedi du gouvernement congolais qu’il reprenne dans un “bref délai” les pourparlers de sortie de crise, menaçant en cas contraire de reprendre d’anciennes positions qu’ils occupaient dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).“Nous exigeons du gouvernement congolais le retour dans un bref délai à la table de négociations pour trouver une solution politique à la crise”, écrit le président politique du M23 (Mouvement du 23 Mars), Bertrand Bisimwa, dans un communiqué.
“Si le gouvernement congolais poursuivait l’option militaire au détriment des pourparlers de Kampala”, capitale de l’Ouganda, “nos forces armées se réservent le droit de reprendre le contrôle” des positions que les Etats de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) leur avaient “assignées” le 24 novembre, ajoute-t-il.
Fin novembre, après une offensive-éclair, le M23 s’était emparé de Goma, la capitale de la province riche en minerais et instable du Nord-Kivu. La CIRGL lui a promis l’ouverture d’un dialogue avec Kinshasa s’il se retirait à 20 km de la ville, mais la rébellion était toujours restée aux abords. Quant au dialogue de Kampala, il s’est ouvert en décembre mais est actuellement au point mort.
L’armée et la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) ont lancé le 23 août une grosse offensive contre le M23. Vendredi, le groupe armé a annoncé un “cessez-le-feu unilatéral” et son retrait de Kanyarucinya, son poste le plus avancé, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma. Cette décision vise à “créer un climat de paix favorable” pour un “règlement politique de la crise”, selon le communiqué.
“Ils ne se sont pas retirés, ils ont été défaits”, a pour sa part affirmé samedi à l’AFP le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu. L’armée et les autorités congolaises ont indiqué à l’AFP avoir repris le contrôle de Kibumba et avoir repoussé le M23 au-delà de cette localité, située à une trentaine de kilomètres au Nord de Goma.
Vendredi, le ministre de la Communication congolais, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, avait déclaré que le repli du M23 à lui seul n’était “pas acceptable”. La “seule solution”, avait-il ajouté, est que le M23 cesse d’exister sous sa forme militaire et que ses membres non combattants “articulent clairement leurs revendications”.
“Vous ne verrez pas Goma”
“Nous n’allons pas inviter le M23 aux concertations nationales”, qui doivent s’ouvrir mercredi 4 septembre à Kinshasa pour dix à quinze jours, avait-il ajouté.
Ces concertations nationales sont le volet politique des efforts, soutenus par la communauté internationale, pour sortir de la crise. Les autres volets, ainsi que l’ont dit cette semaine M. Mende et le chef de la Monusco, Martin Kobler, sont l’action militaire contre les rebelles (qui n’apporte cependant pas de “solution magique”, selon M. Kobler), et l’action diplomatique dans le cadre des pourparlers de Kampala.
Le M23 est actif depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Ses hommes revendiquent la pleine application de l’accord de 2009 qui a régi leur intégration dans l’armée, après qu’ils ont accepté de quitter une autre rébellion où ils opéraient. Des experts de l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda, voisins de la RDC, de soutenir le M23. Kigali et Kampala ont toujours démenti.
AFP
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Les rebelles du M23 reculent dans l’Est
– Les rebelles du M23 ont annoncé vendredi qu’ils se retiraient de la ligne de front au nord de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), face à l’offensive d’une ampleur inédite des Casques bleus et de l’armée régulière.Le gouvernement de Kinshasa s’est félicité de son côté d’avoir atteint “l’essentiel” des objectifs fixés pour cette phase des combats, qui consistaient à déloger les rebelles des positions qu’ils occupaient sur les hauteurs à une quinzaine de kilomètres de Goma, ville située à la frontière avec le Rwanda.
Ce retrait des rebelles intervient après une semaine d’affrontements, qui s’étaient nettement intensifiés mercredi et jeudi avec une offensive conjointe des Forces armée de la RDC (FARDC) soutenues pour la première fois par la brigade d’intervention des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).
Dans un message sur twitter, le chef du M23, Bertrand Bisimwa, a annoncé dans la matinée avoir ordonné à ses “forces de se retirer de la ligne de front de Kanyaruchinya pour permettre l’arrêt des combats”.
Joint par l’AFP en fin d’après-midi par téléphone, le porte-parole militaire du M23, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, a précisé que ce retrait était achevé. “Nous avons quitté cette position”, a-t-il dit, affirmant que son mouvement voulait “amener les FARDC (l’armée régulière) loin de la frontière avec le Rwanda”.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a imputé vendredi aux rebelles la responsabilité d’un tir d’obus sur la ville rwandaise de Gisenyi, qui jouxte Goma, au bord du lac Kivu, et qui avait tué une femme jeudi.
Ce tir avait amené le Rwanda à menacer jeudi de riposter contre l’armée congolaise, pour “défendre son territoire”.
“Vous ne verrez pas Goma”
Catherine Ashton, la représentante de la diplomatie de l’Union Européenne, a mis en garde vendredi contre “toute tentative pour internationaliser le conflit”, estimant que “toute intervention directe de pays voisins de la RDC ne pourrait qu’aggraver la situation”.
Pour le porte-parole de l’armée au Nord-Kivu le colonel Olivier Hamuli, les rebelles sont “en déroute”. Ils auraient pris la direction de Rumangabo, une localité à environ 20 km plus au nord, a-t-il affirmé à Radio Okapi, la radio des Nations unies.
“La plupart des montagnes autour des trois tours de Kibati sont maintenant contrôlées par les FARDC”, a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, faisant référence à une colline dotée de trois antennes dans la zone de combats des derniers jours et présentée comme un verrou stratégique.
A Pretoria, l’état-major de l’Afrique du Sud, l’un des trois pays, tous africains, fournissant les effectifs de la brigade d’intervention de l’ONU, a dit vouloir envoyer un “message” au M23 : “Cette fois nous ne verrez pas Goma”.
Les rebelles avaient pu s’emparer de la ville en novembre 2012 sans être inquiétés par la Monusco.
Dotée d’un mandat offensif pour combattre et désarmer les différents groupes armés présents dans l’est de la RDC, la brigade d’intervention de l’ONU, qui comptera 3.000 hommes à terme, renforce la Monusco, accusée d’inefficacité par la population malgré ses 17.000 soldats.
Aucun bilan militaire des affrontements des sept derniers jours n’a pu être obtenu auprès de la FARDC et du M23, mais il y aurait eu de “lourdes pertes” selon une source militaire occidentale. Selon Kinshasa, 13 civils ont été tués par des chutes d’obus.
Le Nord-Kivu est une province extrêmement riche en minerais et l’une des régions les plus densément peuplées de la RDC. L’instabilité y est chronique depuis près de vingt ans, et le M23 (Mouvement du 23 mars) y est actif depuis mai 2012.
Kinshasa et l’ONU accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir ce groupe de rebelles, qui revendique une meilleure reconnaissance des populations tutsi congolaises, ce que les deux pays ont toujours démenti.
AFP
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Le Rwanda bloque des sanctions de l’Onu contre le M23

Conseil de Sécurité de l’ONU -Le Rwanda a bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu une initiative de la France et des Etats-Unis en faveur de sanctions contre deux commandants des rebelles du M23, actifs dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mercredi auprès de plusieurs diplomates.
Les Etats-Unis et la France ont présenté au Conseil des documents selon lesquels le colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23, et le commandant Erick Mboneza avaient commis des crimes qui les exposent à des sanctions de l’Onu.
Les documents font aussi référence à un rapport d’experts de l’Onu, qui dit qu’Erick Mboneza et un autre commandant du M23, le colonel Kaina, ont été vu en compagnie d’officiers rwandais entre mars et mai 2013.
Les experts de l’Onu et les Etats-Unis accusent régulièrement le Rwanda de soutenir le M23, ce que dément catégoriquement Kigali.
Des pourparlers entre la RDC et le M23, organisés à Kampala, capitale de l’Ouganda, à la suite de la brève occupation de Goma par les rebelles fin 2012, se sont depuis enlisés, provoquant de nouvelles hostilités et des tensions entre Kinshasa et Kigali.
Par REUTERS
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L’armée (FARDC) et l’ONU à l’offensive au nord de Goma

Des soldats de l’armée régulière congolaise. © AFP – L’armée congolaise et les casques bleus poursuivaient jeudi leur offensive contre les rebelles du M23 à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), selon des témoins et la rébellion.
Après une pause nocturne, les tirs d’artillerie ont repris vers 08H00 (06H00 GMT), dans la région de Kibati, ont indiqué des témoins à l’AFP.
La situation a été “relativement calme sur tous les fronts pendant la nuit […] jusqu?à ce matin vers 7H00”, quand l?infanterie de la coalition des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la brigade d’intervention de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), “appuyée par l?artillerie, a relancé les attaques sur l?axe Kanyaruchinya-Goma”, a indiqué pour sa part le M23 dans un “bulletin militaire”.
Dans ce document, le M23 accuse les FARDC de combattre au côté des rebelles hutus rwandais du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), et affirme que des obus tirés par les FARDC “tombent dans les quartiers populaires de Goma et Gisenyi” au Rwanda.
Capitale de la province du Nord-Kivu, Goma fait face à la ville de Gisenyi, qui la jouxte de l’autre côté de la frontière rwandaise.
Après une semaine d’affrontements marquée par quelques accalmies, les troupes loyalistes et de l’ONU sont nettement passées à l’offensive, mercredi, en intensifiant la pression sur le M23.
Jeudi, les hélicoptères d’attaque de l’ONU sont entrés en action pour le deuxième jour de suite, a indiqué à l’AFP le colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco.
L’objectif, a-t-il ajouté, est de “dégager” le M23 des positions qu’il tient sur des collines et “à partir desquelles il tire sur les populations civiles”.
Du côté rwandais de la frontière, le vice-maire de Gisenyi, Ezechiel Nsengiyumva Buntu, a affirmé à l’AFP qu’une Rwandaise avait été tuée et son enfant grièvement blessé dans la matinée par un obus tiré “volontairement” de RDC.
Le Rwanda accuse régulièrement l’armée de la RDC de bombarder délibérément le côté rwandais de la frontière, à l’occasion de combats contre les rebelles.
Le Nord-Kivu est une province extrêmement riche en minerais et l’une des régions les plus densément peuplées de la RDC. L’instabilité y est chronique depuis près de vingt ans, et le M23 (Mouvement du 23 mars) actif depuis mai 2012. Kinshasa et l’ONU accusent le Rwanda et l’Ouganda de soutenir ce groupe de rebelles, qui revendique une meilleure reconnaissance des populations tutsies congolaises, ce que les deux pays ont toujours démenti.
AFP
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FARDC est en bonne position », a rassuré Madnodje Mounoubaï, de l’ONU
-Un nouvel obus, dont la provenance n’est pas spécifiée, est tombé en plein centre-ville de Goma, côté de l’église CFMCI, dans la matinée du jeudi 29 août 2013, selon une source locale citée par la Voix de l’Amérique.« Des combats violents se poursuivent entre les forces loyalistes et les rebelles du M23. Le bilan est très lourd (de tous les côtés), et même un casque bleu de l’Onu a été tué, engagé aux côtés des FARDC au front. A Goma, hier tard dans la soirée, des obus sont tombés dans les quartiers Majengo et Bujovu causant 2 morts et plusieurs blessés », a-t-elle indiqué.
« Ce matin (jeudi), des tirs se poursuivent au loin de la ville stratégique et des obus indiscriminés chutent dans les quartiers résidentiels où il y a une forte concentration de la population. Les habitants vivent donc la peur au ventre et ne savent à quel sain se vouer », selon la même source.
C’est depuis jeudi dernier que la capitale de la province du Nord-Kivu est victime d’obus tirés par la rébellion du M23 et ses alliés rwandais.
« Au total, nous avons essuyé cinq obus. Il y a une partie qui est tombée autour de l’université de Goma, une autre autour de la prison centrale, et d’autres dans des quartiers habités de la ville de Goma. Ce qui a inquiété l’ensemble de la population, alors que tout le monde était en train de suivre les affrontements, à plus de 15 km, entre les FARDC et les éléments du M23 », a expliqué le même jour le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, à RFI.
« Le bilan actuel et provisoire est de quatre morts et douze blessés enregistrés. Mais, comme les obus sont tombés dans des endroits différents, il est trop tôt pour donner un bilan définitif », a-t-il précisé.
Samedi 24 août, d’autres obus sont tombés sur la ville de Goma. « Non seulement que la guerre a repris, mais des obus ont été tirés à partir de la colline de Rubavu au Rwanda tuant ainsi sept de nos concitoyens et détruisant quelques immeubles des particuliers. Je condamne avec la dernière énergie ces tueries et surtout ces largages de bombes dans une ville à forte concentration. Ce cas constitue un crime contre l’humanité et un véritable casus belli », s’est indigné le député national Konde Vila-Kikanda, élu de Goma.
Des rebelles du M23 repoussés près de Goma
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soutenues par la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco), ont repoussé des rebelles sur les hauteurs de Kibati, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma.
« Un casque bleu a été tué, cinq autres ont été blessés – trois Tanzaniens et deux Sud-Africains – lors de cette opération. Hélicoptères de combat de la Monusco, artillerie de la Brigade internationale d’intervention en appui aux FARDC : c’est désormais cette puissance de feu qui réagit sur le terrain face à la rébellion du M23 et des autres groupes armés de la région », a indiqué la Monusco.
« En riposte aux attaques du M23, nos hélicoptères ont commencé à tirer sur les positions du M23 à la hauteur de ce qu’on appelle ici les +Collines des Trois Tours+ », a précisé à RFI le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubaï.
Il s’agit là, a-t-il expliqué, d’un soutien à une opération militaire des FARDC qui ont aussi à neutraliser cette position du M23. « Tous les éléments de la Brigade d’intervention qui sont sur place sont engagés dans cette opération, y compris aussi certaines brigades qui étaient déjà en place. Il semblerait que les FARDC soient en bonne position », a rassuré Madnodje Mounoubaï.
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Un Casque bleu tué près de Goma où l’ONU pilonne les rebelles
– Un Casque bleu a été tué et trois autres ont été blessés mercredi dans l’est de la République démocratique du Congo où des hélicoptères et l’artillerie de la force de l’ONU en RDC ont pilonné des positions des rebelles du M23 en soutien aux forces de Kinshasa.“L’opération (menée par la Monusco au nord de Goma) est toujours en cours et nous venons d’apprendre qu’un Casque bleu a été tué et trois autres blessés”, a indiqué un porte-parole de l’ONU à New York, Farhan Haq.
Un peu plus tôt, la Monusco avait annoncé à Kinshasa que ses hélicoptères de combat et son artillerie avaient ouvert le feu aux cotés des forces armées congolaises (FARDC) contre des positions des rebelles au nord de la capitale de la province du Nord-Kivu.
Selon un communiqué de la Monusco, ses hélicoptères se sont “engagés” sur les collines de Kibati alors que “l’artillerie de la Brigade d’intervention (de la Monusco) et celle des FARDC (les forces gouvernementales congolaises) entraient en action contre les positions du M23”.
Ces bombardements ont visé une zone située à une quinzaine de km au nord de Goma, où les affrontements intermittents entre l’armée régulière congolaise et le mouvement rebelle formé en mai dernier ont repris il y a une semaine.
Le M23 “utilisait ces positions pour bombarder des zones peuplées”, a souligné M. Haq à New York.
Les tirs s’étaient calmés au cours des deux derniers jours mais ils ont repris mercredi matin.
Selon le porte-parole du l’ONU à New York, les FARDC ont engagé des hélicoptères de combat, des chars d’assaut et des troupes au sol tandis que les forces de la Monusco, “y compris la Brigade d’intervention”, utilisaient ses hélicoptères et son artillerie.
La Monusco s’est dotée d’une brigade d’intervention qui devrait compter 3.000 hommes à effectifs pleins mais n’est pas encore totalement opérationnelle. Ils doivent renforcer la Monusco et ses 17.000 hommes souvent accusés d’inefficacité.
Les casques bleus sont déjà intervenus aux cotés des forces congolaises jeudi, après que des obus étaient tombés sur les faubourgs de Goma et près d’une base des Nations unies, puis ce weekend après que de nouveaux bombardements qui ont fait au moins deux morts dans la population.
Selon un major des FARDC sur la ligne de front et interrogé au téléphone par l’AFP, les pilonnages ont été “très violents” avant de se calmer mercredi en fin d’après-midi.
Ils pourraient présager une offensive terrestre afin de faire reculer le Mouvement du 23 mars et mettre Goma hors de portée de son artillerie, a expliqué à l’AFP une source militaire occidentale.
Dans un communiqué, le M23 a dénoncé une “offensive de grande envergure” sur toutes ses positions.
Selon lui “plusieurs brigades d’infanterie FARDC et FDLR appuyées par des dizaines des chars et d’hélicoptères de combat, les troupes de la Brigade d’Intervention y compris, sont simultanément mis à profit et font face présentement à nos troupes sur l’axe Kanyarucinya-Kibati et à Mutaho”, des localités au nord de Goma.
“Notre Mouvement, conclut le M23, constate que le choix de la violence fait par le gouvernement de Kinshasa pour le règlement de la crise est une mesure de rupture des négociations de Kampala” ouvertes sous l’égide de l’Ouganda après que le M23 se fut brièvement emparé de Goma en novembre.
Pas de solution militaire selon l’ONU
A Kinshasa, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Martin Kobler, chef de la Monusco, a expliqué que celle-ci “combattait” aux cotés de l’armée régulière contre les groupes armés “qui ont ciblé la ville” et que cette action était destinée à “éliminer les menaces qui viennent des collines”.
La mort de civils tués par des obus près de Goma le weekend dernier avait entrainé des manifestations contre la Monusco dont le mandat est de protéger la population.
Deux manifestants ont été tués et les Casques bleus urugayens ont été accusés par des témoins d’avoir tiré sur la foule mais l’Uruguay a démenti, accusant la police congolaise d’être responsable.
“L’action militaire n’est pas une solution magique”, a toutefois averti M. Kobler, appelant à la poursuite des discussions de Kampala actuellement en panne.
Le M23 est constitué d’anciens militaires congolais rwandophones qui se sont mutinés et ont trouvé, selon la RDC et les Nations unies, un appui -en hommes et en munitions- auprès des gouvernements ougandais et rwandais. Mais ces deux pays limitrophes nient toute assistance au mouvement rebelle.
AFP
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Concertations nationales : Kabila donne le go le 4 septembre
– Tout est prêt pour la tenue des concertations nationales. Le président de la République, Joseph Kabila, procèdera le mercredi 4 septembre 2013 à l’ouverture solennelle des concertations nationales dont il avait annoncé la tenue devant le parlement réuni en congrès en décembre 2012, avant de les consacrer par l’ordonnance du 26 juin 2013.La nouvelle a été rendue publique, le mardi 27 août, conjointement par le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, et son collègue du Sénat, Léon Kengo, tous deux membres du présidium des concertations nationales à l’issue d’une réunion consacrées aux de derniers réglages avec le groupe de contact en la salle de Banquet du Palais du Peuple.
Au cours d’un point de presse organisé pour la circonstance, les deux co-présidents des concertations nationales ont assuré que toutes les dispositions sont prises pour que ce rendez-vous historique donne le résultat escompté.
Ils ont confirmé que le rapport final du groupe de contact a été adopté avec un règlement intérieur entré en vigueur dès l’annonce de la date de l’ouverture de ces assises nationales.
Ce rapport final fixe clairement les thématiques le quota des participants, le budget, l’opposabilité à tous des résolutions à soumettre au chef de l’Etat.
Quant à l’immunité des participants aux concertations, le présidium a purement et simplement rejeté la proposition.
Deux sites sont retenus pour abriter les travaux. Il s’agit de la capitale congolaise, Kinshasa, et de la ville cuprifère, Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga.
A la Majorité présidentielle, on est convaincu que ces concertations restent le cadre approprié pour résoudre tous les problèmes qui entravent la bonne marche de la nation.
Tout en dénonçant la résurgence de la guerre à l’Est, particulièrement à Mahagi, dans la Province Orientale, avec l’incursion de l’armée ougandaise au moment où les fils et les filles de la RD Congo ont résolu de se concerter au-delà de leurs divergences pour consolider la cohésion nationale, Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), a appelé à un front commun de tous les Congolais à l’issue des concertations pour faire face à cette tragédie de l’Est du pays qui n’ a que trop duré
Le premier responsable de l’exécutif du PPRD a affirmé que plus rien ne pouvait empêcher ces concertations nationales de se tenir et que la porte reste toujours ouverte aux Congolais encore hésitants pour les rejoindre.
A l’opposition, José Makila a, pour sa part, de nouveau insisté sur la satisfaction de certains préalables dont la libération des prisonniers politiques, pour que les concertations se tiennent dans un climat de décrispation politique.
« 6 millions de morts à l’est, c’est trop pour que les Congolais se parlent », a-t-il martelé en invitant ses pairs de l’opposition à venir aux concertations nationales qu’ils ont réclamées lors de leur conclave de Limete.
Pendant ce temps, une frange d’acteurs de l’opposition qui a rejeté ces concertations nationales, envisage de mettre en place incessamment, un front anti-concertations.
L’Union pour la Nation Congolaise (UNC), le groupe parlementaire, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et alliés, les Forces acquises au changement (FAC), et le groupe de Jean Lucien Busa ont déjà donné leur quitus pour la concrétisation de ce front.
Sur l’avenue Pétunias, à Limete, ces assises sont ignorées par l’UDPS, principal parti de l’opposition, qui continue à réclamer la vérité des urnes pour la présidentielle de novembre 2011 en RDC.
ERIC WEMB-Le Phare

