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  • Le Rwanda met en garde la RDC après de nouveaux bombardements

    Le Rwanda met en garde la RDC après de nouveaux bombardements

    fardc-goma-L’armée rwandaise a accusé la République démocratique du Congo (RDC) d’avoir à nouveau bombardé son territoire et averti qu’elle ne resterait pas indéfiniment sans réagir.

    “Ces bombardements continuels et insensés de l’armée congolaise sont inacceptables et doivent cesser immédiatement”, a déclaré dans un communiqué publié vendredi soir le porte-parole de l’armée rwandaise, le général Joseph Nzabamwita. Selon le général rwandais, cinq obus ont atterri vendredi après-midi dans plusieurs villages rwandais frontaliers de la RDC et leur trajectoire laisse penser “qu’ils ont été tirés depuis les positions des FARDC (Forces armées de la RDC) près de Mutaho”, un village situé à une vingtaine de km au nord de Goma, ville située de l’autre coté de la frontière, dans l’est de la RDC.

    “Les Forces rwandaises de défense demeurent préparées à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population”, a-t-il affirmé, estimant que ces tirs n’étaient ” pas accidentels”. “Les actes de provocation qui mettent en danger les vies de citoyens rwandais ne resteront pas sans réponse indéfiniment”, a-t-il poursuivi, tout en soulignant que Kigali demeurait “engagé et actif dans la recherche d’une solution durable”.

    Soutien au M23 ?

    Déjà jeudi, le Rwanda avait accusé la RDC d’avoir lancé une roquette sur le village rwandais de Bugu à quelque 10 km au nord de la ville de Gisenyi. De son côté, le porte parole du gouvernement congolais a accusé vendredi le Rwanda d’être intervenu aux cotés des rebelles du M23 lors de nouveaux affrontements cette semaine avec les forces gouvernementales congolaises et d’avoir tiré des roquettes depuis son territoire sur les faubourgs de Goma. Ces accusations ont été démenties par Kigali.

    Les combats ont repris depuis mercredi soir entre l’armée de Kinshasa et le Mouvement du 23 mars actif depuis mai 2012 dans la province instable du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale. Kinshasa et l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le mouvement rebelle congolais, ce que les deux pays ont toujours démenti.

    Jeuneafrique
  • La Monusco engage sa Brigade d’intevention aux côtés des FARDC contre le M23

    La Monusco engage sa Brigade d’intevention aux côtés des FARDC contre le M23

    Amani-leo-militaires-La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) a décidé d’engager ses troupes aux côtés de l’armée congolaise contre les rebelles du Mouvement du 23-Mars. Cette décision fait suite aux tirs d’artillerie, jeudi 22 août, sur les faubourgs de Goma, la capitale du Nord-Kivu, et qui ont fait, selon l’ONU, quatre morts et une dizaine de blessés.

    C’est l’une des principales conséquences de la reprise des combats dans l’est de la RDC. “Nous pouvons dire que la Monusco est désormais engagée aux côtés de FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) dans la prise en compte de la menace sécuritaire que pose le M23 contre les populations de Kibati mais aussi et surtout de Goma”, a affirmé vendredi le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de l’ONU, dans une déclaration à la radio Okapi, la radio des Nations unies.

    Cet engagement fait suite aux tirs d’artillerie, jeudi, sur les faubourgs de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, qui ont fait, selon l’ONU, quatre morts et une dizaine de blessés. “La force de la Monusco a pris toutes les dispositions idoines en engageant les positions du M23 à l’artillerie par la brigade d’intervention en soutien aux FARDC. Et aussi nous avons pris les mesures idoines consistant à protéger les populations civiles parce que comme vous le savez, c’est le socle de notre mandat”, a affirmé le porte-parole de la Monusco.

    Le porte-parole des Nations unies a rappelé que la Monusco avait déclaré il y a trois semaines “une zone de protection d’un périmètre de 30 km autour de Goma et de Sake pour prévenir ce type d’exactions du M23 à l’endroit des populations civiles”.

    Des sources militaires occidentales ont même affirmé que des artilleurs sud-africains de la brigade d’intervention avaient détruit un char T55 utilisé par le M23 positionné vers Kibati et d’où étaient partis les obus tombés sur Goma. D’autres cibles ont été visées, selon les mêmes sources.

    Accord de coopération

    Mais le ministère sud-africain de la Défense a démenti l’intervention de ses artilleurs contre le M23 “Votre source se trompe. Les combats ont lieu entre les forces armées congolaises et le M23”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense, Siphiwe Dlamini. “Nous sommes dans les parages mais nous ne sommes pas précisément impliqués dans cet engagement. S’il y avait la moindre attaque contre nos lignes, nous répliquerions”, a-t-il ajouté.

    Les affrontements entre l’armée congolaise et le M23 ont repris depuis mercredi à proximité des villages de Mutaho et Kibati, situés à une vingtaine de kilomètres de Goma. Des combats par des tirs d’obus auxquels sont inévitablement exposés les civils.

    L’un de ces obus, tombé sur les faubourgs à l’est de Goma a tué une femme et son enfant, une roquette tombée à Kanyaruchinya, un village proche, a tué deux personnes et en a blessé neuf autres, a précisé l’officier de l’ONU. Un autre projectile a atteint une maison louée par un fonctionnaire des Nations unies sans faire de victime.

    La situation dans le Nord-Kivu a été au centre des discutions entre les congolais, Joseph Kabila et sud-africain Jacob Zuma, vendredi à Luanda, avec leur homologue angolais Eduardo dos Santos. “La consultation fait suite à une réunion tenue par les trois présidents le 12 mars 2013 à Luanda. Les trois chefs d’État doivent discuter de nombreuses questions relatives à la paix et la stabilité dans la région, en particulier les efforts de paix en cours en RDC”, a dit Pretoria.

    L’Afrique du Sud a déployé 1 345 hommes en RDC, au sein de la nouvelle brigade d’intervention spéciale de l’ONU chargée d’y combattre les groupes armés, et dotée d’un mandat offensif.

    À l’issue de ce sommet, les trois pays ont signé un accord de coopération militaire devant permettre la formation des forces de sécurité congolaises. Cet accord aborde, dans le domaine économique, des questions relatives aux ports de Lobito en Angola et de Durban en Afrique du Sud, tout autant que le barrage hydro-électrique d’Inga en RDC.

    (AFP/JA/MCN)

  • 17 rebelles tués dans les affrontements entre l’armée nationale et le M23 près de Goma

    17 rebelles tués dans les affrontements entre l’armée nationale et le M23 près de Goma

    JOINT SURGE OPERATION (MONUC/FARDC) in MITWA, MASISI TERRITORY.-17 rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont été tués dans les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et ce groupe rebelle jeudi près de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est de la RDC), a déclaré le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, lors d’un point de presse vendredi à Kinshasa.

    “Les forces gouvernementales soutenues par la Brigade international ont réagi en défensive”, a indiqué M. Mende. ” Cette contre-offensive a permis d’infliger de nouveaux revers aux assaillants, dont 17 ont été tués parmi lesquels deux

    chefs, le colonel Hama et le colonel Tambwe, qui ont donc perdu la vie”, a- til affirmé.

    Selon le porte-parole du gouvernement congolais, les FARDC ont en outre pu détruire le dépôt des munitions des M23 à Kibumba, qui a brulé tout au long de la journée du 22 août, ce qui donne une idée du volume des approvisionnements acheminés à partir du territoire rwandais en faveur de cette force négative.

    M. Mende a par ailleurs affirmé qu’onze obus étaient tombés jeudi après-midi dans divers quartiers de la ville de Goma. “Cette pluie de bombes a provoqué des pertes en vies humaines et d’ importants dégâts matériels”, a-t-il dit.

    Les FARDC appuyées par la brigade d’intervention de l’ONU s’ affrontent avec les rebelles du M23 depuis mercredi à Kibati, localité située à une quinzaine de kilomètres de la ville de Goma.

    ( Xinhua )

  • Égypte : un tribunal ordonne la libération conditionnelle de l’ancien président Hosni Moubarak

    Égypte : un tribunal ordonne la libération conditionnelle de l’ancien président Hosni Moubarak

    Moubarak-Un tribunal du Caire a accepté, mercredi 21 août, la demande de libération conditionnelle de l’ancien président Hosni Moubarak dans le cadre d’une affaire d’enrichissement illicite.

    Renversé en janvier 2011 par la révolution égyptienne, l’ancien Raïs Hosni Moubarak pourrait prochainement être libéré. Mercredi, un tribunal égyptien a accepté la demande de libération conditionnelle de l’ex-président dans le cadre d’une affaire d’enrichissement illicite.

    Il n’était pas clair dans l’immédiat si l’ancien chef d’État serait remis en liberté dans les heures qui viennent. “La cour a décidé de le libérer”, a déclaré à Reuter son avocat, Fareed El-Deeb. À la question “Quand ?”, il a répondu : “Peut-être demain”.

    Le Parquet peut faire appel de la décision. Il n’était pas possible pour l’heure de savoir si un tel recours avait été déposé. Jusqu’à présent, de nouvelles accusations sont venues s’ajouter après chaque décision de remise en liberté conditionnelle, permettant le maintien en détention du président déchu.

    Avant mercredi, Hosni Moubarak avait déjà bénéficié de libérations conditionnelles dans trois autres affaires au motif qu’il avait déjà effectué la période maximale de détention préventive. Il s’agit d’affaires de meurtres de manifestants et de corruption, pour lesquelles il est toujours dans l’attente d’un procès. La décision de mercredi concerne la quatrième et dernière affaire, qui porte également sur des accusations de corruption.

    (Avec AFP)

  • plusieurs obus tombés à Goma, au moins 2 morts et 17 blessés

    plusieurs obus tombés à Goma, au moins 2 morts et 17 blessés

    fardc_01-Loin de la ligne de front, plusieurs obus sont tombés, le 22 août, dans la ville de Goma. Le bilan provisoire fait état d’au moins deux personnes tuées et de 17 blessés, selon une source onusienne. Le nouveau chef de la Monusco, Martin Kobler, a demandé aux Casques bleus de “prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et empêcher l’avancée des rebelles du M23”, Mouvement du 23-Mars.

    “La panique était générale lorsque de fortes détonations ont commencé à s’entendre au quartier commercial Birere, en plein centre-ville de Goma”, témoigne Ley Uwera, journaliste-reporter sur place. Le 22 août, entre midi et 13 heures, des premiers obus sont tombés sur la capitale du Nord-Kivu.

    “Selon les informations dont nous disposons, quatre obus sont tombés dans la ville, près de la prison centrale notamment. Le premier bilan, encore provisoire, fait état de trois enfants et une femme tués”, a déclaré Julien Paluku, le gouverneur de la province.

    Une source onusienne a rapporté, plus tard dans la journée, qu’au total “11 obus” sont tombés en deux temps et ont touché les quartiers “Katindo, Murara, Muzenze et le nord de l’aéroport”. C’est “à Muzenze qu’il y a eu les morts”, a-t-elle précisé, ajoutant également qu’une “femme et un enfant ont été tués et 17 personnes ont été blessées”.

    >> Lire aussi : la Monusco “en appui” des FARDC contre le M23 à Kibati, près de Goma

    Derrière le campus universitaire où un obus a heurté la maison d’un personnel de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), on a dénombré aucune victime humaine. Seul présent au moment du tir : Norbert, le gardien, traumatisé, qui peine à parler. Prostré dans sa guérite, il raconte : “J’étais juste devant la voiture (UN) quand l’obus est tombé… Je suis tombé à terre.”

    “Empêcher toute avancée du M23”

    La Monusco qui avait tracé, début août, une ligne rouge à ne pas franchir entre Goma et Sake, considère que “les zones peuplées et les positions des troupes de l’ONU ont été directement visées et touchées par des tirs au mortier indiscriminés”. Son nouveau chef, Martin Kobler, a donné “l’ordre” aux Casques bleus “de réagir et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et empêcher toute avancée du M23.”

    Le M23, de son côté, se défend d’être responsable de ces tirs et accuse l’armée congolaise d’avoir bombardé Goma. “Depuis le début des combats, nous sommes restés sur nos positions”, a affirmé Vianney Kazarama, le porte-parole militaire de la rébellion. “Ce sont des FARDC qui ont tiré des obus sur la ville depuis Sake où se trouve leur artillerie lourde”, a-t-il ajouté.

    Pour le colonel Olivier Hamuli, porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, les obus tombés dans la ville de Goma “pourraient plutôt provenir de Kigali” et non de positions des rebelles du M23 qui ont été, selon lui, “repoussés” lors des combats en cours à Kibati.

    Par ailleurs, une bombe serait tombée sur le territoire rwandais. Selon un communiqué du ministère de la Défense du Rwanda, “les Forces armées de la RDC ont tiré délibérément une roquette de 107 mm dans le village de Bugu”, à la frontière avec la RDC. Un “acte de provocation” et “injustifié”, souligne le texte. Il y aurait eu des dégâts matériels, la bombe étant tombée dans une “zone urbanisée”. Kigali a demandé à l’équipe du mécanisme conjoint de vérification élargie de descendre sur le lieu pour attester les faits.

    En attendant, en fin de journée, le calme est revenu dans la ville de Goma. Des dizaines de curieux sont sortis pour se rendre sur les lieux touchés par les obus.

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    Par Trésor Kibangula et Awa Diallo à Goma.-Jeune Afrique

  • la Monusco “en appui” des FARDC contre le M23 à Kibati, près de Goma

    la Monusco “en appui” des FARDC contre le M23 à Kibati, près de Goma

    Commandos-FARDC-1-Après quelques jours d’accalmie, les affrontements ont repris, le 21 août au soir, entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) à Kibati, à environ 20 km au nord de la ville de Goma. Les Casques bleus se tiennent, eux, “en appui” des forces régulières, près de la ligne de front. Prêts à intervenir pour “protéger les civils”.

    Les combats ont repris de plus belle entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) à Kibati, à près de 20 km de la ville de Goma. Comme lors de précédents accrochages dans l’est de la RDC, les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir pris l’initiative de rouvrir les hostilités.

    “Nous avons été attaqués hier soir [le 21 août, NDLR] vers 19 heures par une coalition de l’armée congolaise et des FDLR [Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, NDLR]. Les combats se sont momentanément arrêtés dans la nuit, avant de reprendre ce matin vers 4 heures”, affirme Vianney Kazarama, le porte-parole militaire de la rébellion. “Faux”, lui rétorque le colonel Olivier Hamuli, le porte-parole des FARDC (Forces armées de la RDC) dans le Nord-Kivu, qui dément toute alliance avec les FDLR. “Nous avons été attaqué sur nos positions à Kibati mais nous avons contenu l’assaut des rebelles. Depuis ce matin, l’armée a même un peu progressé sur le terrain ennemi”, ajoute-t-il, sans donner plus de détails.

    “Alerte maximale”

    Joint au téléphone sur la colline de Munigi surplombant la ligne de front, le colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco (mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo) confirme la reprise des combats mais se dit “ne pas être en mesure de dire quel camp a attaqué l’autre”. Au bout du fil, on pouvait encore entendre des crépitements des armes légères et des tirs de l’artillerie lourde.

    Kibati est coupé en deux : les FARDC contrôlent la partie est du territoire alors que le côté ouest, dénommé localement les “Trois tours”, est occupé par les hommes de Sultani Makenga, le chef rebelle. Au sud de la ligne de front campent les Casques bleus qui sont “en alerte maximale”, selon le colonel Félix-Prospère Basse. “Conformément à leur mandat, les troupes onusiennes sont bien là pour protéger les populations civiles et apporter un appui, en cas de besoin, aux FARDC qui se comportent, pour le moment, très bien au front”, explique le porte-parole militaire de la Monusco.

    Aux dirigeants de la société civile du Nord-Kivu qui voudraient voir la brigade d’intervention internationale déclencher rapidement la traque contre les groupes armés, Félix-Prospère Basse salue leur rôle de “sentinelle vigilante”, tout en rappelant que la force offensive de la Monusco s’inscrit dans une démarche globale de la recherche de la paix au Kivu, laquelle tient également en compte des considérations diplomatiques.

    “Plus de 75 % de l’effectif de la brigade d’intervention sont déjà déployés, composés essentiellement des soldats sud-africains et tanzaniens. Les éléments précurseurs du bataillon malawite – une centaine d’hommes – sont également arrivés, avec leur logistique. La population du Nord-Kivu doit donc se rassurer, nous avons bien l’intention de mener la traque contre les groupes armés”, assure Félix-Prospère Basse.

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    Par Trésor Kibangula– Jeune Afrique

  • RDC: nouveaux combats au nord de Goma

    RDC: nouveaux combats au nord de Goma

    Militaires au front
    Militaires au front

    – Des affrontements opposaient jeudi matin le mouvement rebelle M23 et l’armée gouvernementale congolaise au nord de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources militaires dans cette ville, capitale de la province du Nord-Kivu.

    Les combats, qui ont débuté mercredi soir, se déroulent à proximité des villages de Mutaho et Kibati, situés à une vingtaine de kilomètres de Goma, selon les mêmes sources.

    Selon un officier des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les troupes régulières ont été attaquées sur les positions qu’elle occupent depuis mi juillet à environ 20 kilomètres de la capitale régionale. L’officier, qui a préféré garder l’anonymat, n’a donné aucun bilan de ces tirs effectués selon lui “à l’arme lourde”.

    Le major Modeste Bahati, officier de renseignement du M23, interrogé par l’AFP, a confirmé ces combats et a accusé l’armée d’avoir voulu déloger le mouvement rebelle de ses positions autour de Kibati. “Nos forces restent sur leurs positions”, a-t-il dit sans donner non plus de bilan des affrontements.

    Mi-juillet, après environ deux mois de trêve, les combats avaient repris entre l’armée et le M23. Au cours des premiers jours, le gouvernement avait annoncé la mort de 120 rebelles et de 10 soldats. Depuis, les affrontements ont repris épisodiquement sans être suivis de mouvements importants autour de l’axe Kibati-Mutaho.

    Le M23 est actif depuis mai 2012 dans la province riche et instable du Nord-Kivu. Il est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés dans les FARDC à la faveur d’un accord de paix signé en 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été pleinement respecté.

    Kinshasa et l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux pays voisins de la RDC ont toujours démenti.

    AFP

  • Courte défection d’un traitre: LE COLONEL BISAMAZA RATTRAPE PAR SES TURPITUDES

    Courte défection d’un traitre: LE COLONEL BISAMAZA RATTRAPE PAR SES TURPITUDES

    soldat tueHuit jours seulement après avoir fait défection des FARDC avec une soixantaine d’hommes, quelques officiers et une cargaison de munitions, cet officier vient d’être tué par les vaillantes forces régulières de la RDC. Un signale fort en direction de la Monusco et qui confirme que si cette mission onusienne n’avait pas fait ralentir les forces régulières, le M23 se conjuguerait aujourd’hui au passé.

     

    La nouvelle n’a pas fini de défrayer la chronique qu’elle se trouve déjà à son épilogue. Il y a seulement huit jours, soit le 12 août dernier, que le Colonel Richard Bisamaza, commandant intérimaire du premier secteur des FARDC à Beni, faisait défection avec une soixante d’éléments ainsi que quelques officiers. Les déserteurs avaient emporté une quantité de munitions estimée importante et comptaient rejoindre le M23 à Rutshuru pour combattre contre les forces régulières.

    En s’enfuyant, Bisamaza se savait déjà dans le collimateur des instances disciplinaires et de l’armée et devaient répondre à une convocation de sa hiérarchie à Kinshasa. Il avait plutôt préféré se retirer à Eringeti, village où est le 807e régiment des FARDC, une unité que le fugitif dirigeait avant qu’il n’assure l’intérim du commandant du premier secteur de l’armée congolaise à Beni, deuxième ville plus importante de la province du Nord-Kivu.

    Mal en a pris à Bisamaza qui n’a pas su évaluer le niveau d’efficacité que les FARDC ont atteint à ce jour. Pas plus tard qu’hier, en effet, le Colonel Bisamaza a péri dans des combats entre les FARDC et sa bande dans le secteur de Bapere au nord-ouest du territoire de Beni. Pour l’heure, le reste de ses hommes font l’objet d’une traque des forces régulières, mais le commandant des opérations dans la région les invite à regagner les rangs de l’armée nationale.

    La mésaventure que vient de connaître Bisamaza devrait donner l’indication de l’organisation qui s’est installée au sein des FARDC pour lui conférer une efficacité à toute épreuve, et ainsi prévenir tous les traitres quant au sort qui peut être le leur en cas d’aventure. Ce n’est donc pas pour rien que les populations du Nord-Kivu et de l’ensemble du pays jusqu’au sein de la diaspora se sont rangées derrière l’armée nationale de laquelle elles attendent l’anéantissement définitive de l’aventure rwandaise en RDC à travers les FARDC.

    Tout le mérite revient au Commandant suprême des FARDC, Joseph Kabila Kabange, dont la détermination à préserver l’intégrité territoriale produit aujourd’hui des fruits reconnus par tous et toutes tendances politiques confondues. Pour la première foi, en effet, une unanimité se dégage quant à la reconnaissance de la montée en puissance des FARDC, une montée qui redonne confiance et fonde les nouveaux espoirs des Congolais quant à un avenir paisible pour le développement de leur pays.

    Cette nouvelle donne devrait interpeller la communauté internationale en général et la Monusco en particulier quant à la nécessité d’éradiquer au plus tôt la menace M23. Tout le monde s’accorde pour dire, en effet, que si la mission onusienne n’avait pas ralenti l’élan des forces régulières, ce mouvement pro-rwandais se conjuguerait aujourd’hui au passé. Les Congolais sont de plus en plus convaincus qu’en définitive, l’instabilité de la RDC est un fonds de commerce pour certaines puissances qui veulent que la mission onusienne s’éternise en RDC pour en tirer de macabres prébendes sur les cadavres des Congolais.

    Pascal Debré Mpoko

  • Kinshasa : les transports en commun se modernisent

    Kinshasa : les transports en commun se modernisent

    BUS-Pour remédier à la pénurie de transports en commun à Kinshasa, la capitale congolaise, le gouvernement congolais fait feu de tout bois : achat de bus, création de lignes, incitations fiscales…

    Kinshasa, c’est près de 10 000 km2 et 10 millions d’habitants. Une ville quatre fois plus grande que le Luxembourg, aussi peuplée que le Bénin… et longtemps dépourvue de moyens de transport publics dignes d’une agglomération moderne. Pour la majorité des Kinois, éparpillés dans les 24 communes qui composent la capitale congolaise, se déplacer relève souvent du cauchemar ou de l’épreuve de gymnastique. « Pour monter à bord d’un taxi-bus, il faut batailler : bousculades, tiraillements, insultes… Certains n’hésitent pas à entrer par la fenêtre, et le chauffeur ne démarre que lorsque les clients sont entassés comme des sardines sur des bancs. Un vrai capharnaüm », raconte Thomas Pemba. Étudiant à l’Institut supérieur de commerce de Kinshasa, il prend chaque matin ces « combis » aux allures vieillottes qui assurent les mouvements quotidiens de la population dans la ville.

    Les fourgonnettes surchargées causent tant d’accidents qu’on les surnomme esprits de mort.

    Jusqu’ici, les différentes initiatives de l’État visant à améliorer les transports en commun kinois ont fait long feu. C’est au tour du gouvernement d’Augustin Matata Ponyo de s’attaquer au dossier. « Trois cents bus ont été commandés, sur fonds propres [plus de 31 millions d’euros]. Deux cents sont déjà arrivés et cinquante ont été mis en circulation le 30 juin, jour du 53e anniversaire de l’indépendance de la RD Congo », détaille Pacifique Kaoze Kitenge, conseiller à la primature. « Dans un premier temps, ils desserviront deux lignes pilotes : la première vers Ngiri-Ngiri (en passant par Kasa-Vubu, Lingwala et la commune de Kinshasa), la seconde vers Kintambo. Des communes proches du centre-ville qui répondent aux conditions optimales de circulation », explique le conseiller. Le projet est mis en œuvre progressivement pour éviter tout échec dû à la précipitation. Le gouvernement tient à réussir son pari. Une équipe de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) se trouve même sur place pour encadrer celles de Transport du Congo (Transco), la société publique qui vient d’être créée.

    Grande pompe

    « Ce n’est pas la première fois que l’État lance une entreprise pour gérer le réseau public de bus, note Daniela Mbeko, une jeune Kinoise. Récemment encore, il y a eu City Train. Où sont passés ces bus reçus en grande pompe ? Ici, le grand problème demeure la gestion des biens publics. Nous attendons de voir Transco à l’œuvre. » Cette tentative sera-t‑elle la bonne ? Le gouvernement Matata y croit et a pris certaines dispositions pour qu’elle produise les résultats escomptés. Une opération de sensibilisation des usagers aux bons comportements a été lancée, des arrêts et des abribus ont été construits et des conducteurs formés. La création d’une autorité de régulation des transports urbains est également à l’étude. Avec la Banque mondiale, le gouvernement congolais réfléchit aussi à la possibilité de mettre des minibus neufs à la disposition d’acteurs privés qui s’engageraient à les acheter au bout de trois ans.

    D’autres mesures sont prises pour inciter les entrepreneurs à participer à l’aventure. Désormais, les bus neufs importés en RD Congo et destinés aux transports en commun sont exonérés de droits de douane. De plus, « les véhicules comptant au moins douze places assises et vieux de moins de sept ans bénéficient d’un allègement fiscal et douanier », explique Pacifique Kaoze Kitenge. Une stratégie qui vise notamment à débarrasser progressivement Kinshasa de ses vieilles fourgonnettes Mercedes 207, surnommées esprits de mort. Souvent mal entretenues, elles causent de nombreux accidents de la circulation, mais restent surchargées de passagers.

    L’État envisage en outre sérieusement la création d’un tramway qui emprunterait deux itinéraires de 25 km chacun. Il desservirait dans un premier temps 12 des 24 communes de Kinshasa. Doté de 50 rames neuves d’une capacité de 350 passagers, il pourrait « transporter jusqu’à 250 000 voyageurs par jour », avance Pacifique Kaoze Kitenge, qui précise que le projet se trouve « en phase de montage financier ». Mais aucune date n’est encore arrêtée pour le lancement des travaux. « En 2009, le gouvernement évoquait déjà la piste d’un tramway à Kinshasa. À l’époque, une société spécialisée belge avait même été approchée, mais rien n’a été fait. Nous espérons que, cette fois-ci, les gouvernants ne se contenteront pas de beaux discours », confie un élu kinois, dubitatif.

    Le gouvernorat suit le mouvement

    Les autorités provinciales viennent de mettre en concession 100 minibus et font la chasse aux véhicules vétustes.

    Les spécialistes sont unanimes. Pour améliorer les conditions de transport en commun dans une ville aussi étendue et peuplée que Kinshasa, il faudrait au moins 2 000 bus modernes. Même le ministre provincial chargé des transports en est bien conscient. « Les quelque 200 ou 300 bus neufs [commandés par les autorités nationales] ne pourront pas résoudre tous les problèmes de transports en commun dans la capitale, reconnaît Godard Motemona, mais c’est déjà un bon début. »

    Arbitraire

    C’est pourquoi, parallèlement aux efforts de l’État, le gouvernorat de Kinshasa a acquis de son côté 100 minibus. « Nous avons concédé leur gestion à nos partenaires chinois pour profiter de leur savoir-faire dans ce domaine », avance le ministre. Et pour débarrasser la capitale congolaise de tous les moyens de locomotion qui « ne répondent pas aux normes », le gouvernement provincial veut désormais imposer « le strict respect de la réglementation ».

    « Plus de place pour l’arbitraire, argue Godard Motemona. Ces engins vont disparaître d’eux-mêmes de la circulation parce qu’il ne leur sera plus possible de rouler à Kinshasa sans avoir satisfait à un contrôle technique obligatoire. » Encore faut-il que les contrôleurs ne cèdent pas, à leur tour, à la corruption. C’est là tout le problème… T.K.

    Jeuneafrique
  • L’avenir de la RDC : un tournant décisif de la politique américaine dans les Grands Lacs africains

    L’avenir de la RDC : un tournant décisif de la politique américaine dans les Grands Lacs africains

    John_Kerry-Le communiqué du Département d’Etat américain daté du 21 juillet dernier a manifestement remué les esprits des Congolais. Tant il a, sans la moindre ambigüité, pointé nommément du doigt le Rwanda de Paul Kagamé, sommé de retirer « immédiatement » ses troupes de la République démocratique du Congo, qu’il a semblé marquer un tournant de la politique américaine dans les Grands Lacs africains. En effet, les USA ont, enfin, reconnu formellement une évidence de plus d’une décennie : la RDC est victime de l’agression rwandaise. Au regard des prescrits de la Charte constitutive de l’ONU, le Rwanda devrait, en marge de la récente réunion de haut niveau du Conseil de sécurité, être sérieusement blâmé, à défaut de subir des sanctions prévues en cas d’actes d’agression. D’autant plus qu’il est tenu de faire montre d’exemplarité, en siégeant au sanctuaire de cette organisation internationale chargée de maintenir la paix et la sécurité internationales. Coup de théâtre. C’est une simple Déclaration – document dénué de toute contrainte sur les parties prenantes – qui a sanctionné cette séance de travail, renvoyant dos à dos Rwandais et Congolais. En effet, les nébuleuses FDLR ont autant que le fameux M23 attiré l’attention du Conseil. D’où, les exhortations faites aux uns et aux autres de respecter leurs engagements pris dans l’«accord-cadre». Barack Obama verserait-il donc dans la duplicité ? La politique internationale n’est pas l’armée du salut. En dépit des normes censées favoriser l’ordre et la paix au sein de la société internationale, les intérêts des sociétaires, constituant le mobile de leur agir dans un sens ou dans un autre, priment inopportunément sur les valeurs humaines. Après la guerre froide, les USA ont redéfini leur politique africaine dans un contexte international donnant libre cours à la mondialisation dans son avers (économique) et son revers (sécuritaire). Ce, en poursuivant entre autres objectifs : la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, le développement du commerce international, la lutte contre le terrorisme (leur nouvel ennemi).

    Aveuglés assurément par la boulimie du pouvoir, les gouvernants zaïrois d’alors n’avaient pas su ou voulu lire correctement les signes de temps. Pour n’avoir certainement pas pris la balle au bond, alors que le système international subissait une métamorphose au profit de « l’Empire américain », Kinshasa s’est marginalisé au niveau régional jusqu’à en payer un lourd tribut. Ce, après que les USA eurent pourtant utilisé le Maréchal Mobutu jusqu’à l’écailler, installé sur le trône Laurent-Désiré Kabila avant de lui donner carton rouge…

    La vie est dynamique. La politique aussi. La RDC peut rejouer le rôle de gendarme de la sous-région. Comme elle peut s’enfoncer davantage aux enfers. Tout est fonction, suivant la nature et les besoins du système international, du choix qu’elle opère et sa capacité à l’assumer. Il revient à la classe politique congolaise – aux gouvernants actuels et potentiels- et à la société civile non seulement de bien penser la place et le rôle de ce pays sur l’échiquier régional mais aussi de travailler méthodiquement, chaque acteur en ce qui le concerne, à cette fin. Sous peine de faire sciemment ou inconsciemment le jeu de l’ennemi. « La bonne volonté trouve le moyen et l’opportunité ». Ce n’est pas en se tournant vers New York que la RDC verra forcément le salut.

    « L’ONU ne serait-elle pas toujours un machin ? ». Les USA viennent à nouveau d’en administrer la preuve à la suite de la dernière réunion du Conseil de sécurité sur les Grands Lacs. A défaut de bénéficier, à l’instar du régime de Kagame, des relais au sein de l’administration américaine pour faire prévaloir ses droits primaires, la RDC peut réussir à renverser la vapeur en s’attirant la sympathie de « l’Empire ». Ceci pourrait requérir d’elle de s’évertuer à incarner les valeurs (de démocratie, de bonne gouvernance, de respect des droits de l’homme …) dont les Américains se sont érigés en défenseurs. Ce pari peut être gagné quoique très exigeant.

    REVISION DE LA CARTE DES ALLIANCES

    En effet, les USA finiront indubitablement, quelque soit la longueur du temps, par revoir, au gré de l’évolution de leurs intérêts en Afrique en général et dans les Grands Lacs en particulier, la carte de leurs alliances. Reste à savoir la lecture qu’ils font ou feront, au regard de leur nouvel agenda, de l’importance stratégique de chacun des acteurs de la région ou de la sous-région. Il ne suffit pas, pour la RDC, de présenter le chapelet des ressources naturelles dont elle regorge ou des atouts dont elle dispose pour s’attribuer une certaine envergure dans la sous-région. Encore faut-il qu’elle accepte et prouve ses capacités de participer efficacement dans la lutte contre les menaces qui hantent les USA.

    C’est ce qui, à mon sens, expliquerait que, malgré les déclarations publiques et des sanctions symboliques contre le régime de Paul Kagame, la diplomatie rwandaise continue à marquer des points et à bénéficier de la complicité passive des puissances anglo-saxonnes. C’est ainsi que, par exemple, malgré de nombreux réquisitoires contre son action déstabilisatrice dans l’est de la RDC, le Rwanda a réussi, en juin dernier, à obtenir la nomination de l’un de ses généraux à la tête de la Mission de l’ONU pour la consolidation de la paix au Mali. Contradiction, en vertu du bon sens !

    Contrairement à ce que d’aucuns pensent, le problème en RDC me parait moins politique que sécuritaire. D’où l’appel lancé par le Président américain, début juillet à Dar es-Salaam, à l’endroit de son homologue Joseph Kabila –n’est-ce pas là une forme tacite de la reconnaissance de sa légitimité ? – pour « faire plus et mieux » dans les réformes sécuritaires. Que faire justement pour rétablir les équilibres structurels au niveau sécuritaire au Kivu, un espace géopolitique à la fois utile et critique? C’est toucher la racine des problèmes qui minent la partie orientale du pays tout en renforçant la discipline et les capacités opérationnelles de l’armée et de la police nationales. Il sied de réfléchir froidement et profondément sur la gestion efficace de la forte pression démographique dans la partie orientale du pays et des problèmes fonciers qui en découlent, la culture de la tolérance intercommunautaire à inculquer aux populations locales, les remèdes que la RDC pourrait donner aux maux qui rongent ses voisins rwandais, ougandais et burundais aux dimensions territoriales exigües. Encore faut-il que « l’Empire » soutienne ces efforts.

    CONCERTATIONS NATIONALES, QUEL CONTENU ?

    L’opportunité des « concertations nationales » devrait donc, à mon humble avis, davantage relever des préoccupations sécuritaires que des considérations politiques (politiciennes). L’avenir de la RDC dépend, face aux pesanteurs visant à maintenir ce pays dans le gouffre et aux efforts pour l’en libérer, du sens de dépassement, de maturité politique, du patriotisme des membres de la classe politique et de la société civile congolaise conviés à ces assises.

    Une digression. En vertu de l’alinéa b de l’article 14 de la résolution 2098, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la RDC ne devrait qu’offrir ses bons offices en vue de l’organisation d’un dialogue politique transparent et sans exclusif. Rappelons que la facilitation (c’est-à-dire les bons offices) et la médiation ne sont pas synonymes. Le rôle du facilitateur ne consiste qu’à rapprocher les antagonistes en vue d’entamer ou de reprendre le dialogue ; une fois le pont jeté, il est censé s’éclipser ou faire office d’observateur.

    Il n’est nullement partie prenante aux pourparlers. Le médiateur, par contre, en plus de la tâche de rapprocher les parties en présence, participe aux discussions et peut aller jusqu’à leur proposer la voie de sortie de crise. La facilitation peut se muer en médiation si les parties y donnent implicitement ou explicitement leur acquiescement. Tout compte fait, le débat autour de la 2098 ne pourrait que profiter aux boutefeux. Car ce sont les Congolais qui ont, les premiers sinon exclusivement, droit au chapitre.

    Aux Congolais donc de bien décider de l’avenir de leur pays dans les Grands Lacs africains face à la politique des puissances anglo-saxonnes en général et des USA en particulier dans cette partie d’Afrique. A défaut d’anticiper, la RDC courra toujours le risque de subir les décisions d’ailleurs.

    MARTIN ZIAKWAU L.

    Doctorant en Relations Internationales/Assistant à l’IFASIC

    Source le Potentiel