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  • La SADC appelle à la levée des sanctions contre le Zimbabwe

    La SADC appelle à la levée des sanctions contre le Zimbabwe

    SADC– Les dirigeants d’Afrique australe réunis dimanche au Malawi ont appelé les occidentaux à lever les sanctions contre le Zimbabwe, après avoir entériné la réélection du président Robert Mugabe.

    La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a également appelé à la tenue d’une conférence internationale urgente sur la situation dans les Grands Lacs, et elle s’est félicitée de l’évolution à Madagascar dans la perspective de l’élection présidentielle.

    La SADC a demandé “la levée de toutes les formes de sanctions jusqu’ici imposées au Zimbabwe” contre des entreprises  ou des individus, à la clôture de son sommet annuel organisé à Lilongwe.

    “Je crois que le Zimbabwe mérite mieux, les Zimbabwéens ont assez souffert,” a déclaré la toute nouvelle présidente de la SADC, la dirigeante du Malawi Joyce Banda.

    L’Union européenne avait suspendu en début d’année la plupart des sanctions imposées en 2002 et qui ne visent plus que dix personnalités dont Mugabe, toujours persona non grata, et deux sociétés. Les Etats-Unis avaient imposé en mars 2003 des sanctions contre Mugabe et une liste de ses proches.

    La SACD a loué le gouvernement du Zimbabwe “pour la manière pacifique dont ont été conduites les élections” et félicité Mugabe et son parti, la ZANU-PF, pour leur écrasante victoire.

    Manifestant encore davantage leur soutien à Mugabe, les dirigeants d’Afrique australe l’ont nommé président suppléant du groupe et ont décidé que le Zimbabwe accueillerait le prochain sommet de la SADC en juillet 2014.

    Le président du Botswana, Ian Khama, dont le pays avait pourtant demandé un audit sur la régularité de l’élection de Mugabe, l’a rencontré en marge du sommet, selon des sources proches du sommet.

    A 89 ans, Robert Mugabe est le plus âgé des dirigeants africains et va entamer son septième mandat, pour une durée de cinq ans. Il était arrivé au pouvoir à l’indépendance du Zimbabwe en 1980.

    Il devrait prêter serment jeudi, a indiqué son porte-parole, George Charamba, dimanche à l’AFP à Lilongwe.

    Son principal rival, le Premier ministre Morgan Tsvangirai, avait renoncé vendredi à contester en justice la validité de l’élection, entachée selon lui de fraudes massives. Son parti avait assuré que le procès aurait été de toute façon “une parodie de justice”.

    Des militants pour la démocratie au Zimbabwe, présents au sommet, ont critiqué le fait que la SADC entérine ainsi la victoire de Mugabe. La SADC “a déçu les Zimbabwéens”, “cela tue les espoirs des gens de changer les choses à travers un processus électoral”, a dit à l’AFP Thabani Nyoni, porte-parole de la Coalition crise au Zimbabwe qui regroupe 70 entités.
    La mission d’observation de la SADC, qui comptait 600 membres, a jugé que les élections avaient été libres et pacifiques, mais ne s’est toujours pas prononcé sur leur équité.

    Joyce Banda a expliqué aux journalistes que la SADC attendait les rapports de ses observateurs et de l’Union africaine avant de pouvoir déclarer l’élection honnête et crédible.
    Aucun observateur occidental n’avait été autorisé sur le terrain pour ces élections générales.
    A l’issue du scrutin, l’Union européenne a relevé “des irrégularités présumées”, “la participation incomplète, ainsi que des faiblesses identifiées dans le processus électoral et le manque de transparence”.

    La SADC a également évoqué durant son sommet le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, appelant à l’organisation “en urgence” d’une conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

    Enfin,  les dirigeants d’Afrique australe ont salué “l’audace” de la Cour électorale malgache qui a annulé trois candidatures contestées à la présidentielle, dont celle de l’actuel homme fort de Madagascar Andry Rajoelina. La SADC a demandé une accélération du processus pour l’organisation de l’élection attendue depuis quatre ans sur la Grande île.

    AFP

  • 82 enfants libérés d’une milice Bakata Katanga

    82 enfants libérés d’une milice Bakata Katanga

    Mai Mai-Plus de 80 enfants, dont certains n’ont que huit ans et qui avaient été recrutés de force par la milice Bakata-Katanga, active dans la province instable du Katanga (est de la RDC) ont pu rejoindre leurs familles, a annoncé aujourd’hui l’ONU. La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) “salue” dans un communiqué “la séparation de 82 enfants, dont 13 filles, du groupe armé Maï Maï Bakata-Katanga, survenue entre le 13 et le 15 août 2013”. “L’âge de ces enfants, selon la Mosnuco, varie entre 8 et 17 ans” et ils auraient été recrutés “durant les six derniers mois” par la milice. Les enfants, selon la Monusco, ont été “identifiés et séparés” des miliciens “grâce à une action combinée des agences oeuvrant dans le domaine de la protection de l’enfant”. Quarante d’entre eux ont été “immédiatement” ramenés à leur famille et les autres ont été pris en charge en attendant leur tour. “Nous sommes très préoccupés par les rapports faisant état de recrutements en cours, par le groupe Maï Maö Bakata-Katanga mais aussi par d’autres groupes à l’Est de la RDC”, a déclaré le chef de la Monusco, Martin Kobler, cité dans le communiqué. Il a rappelé que le recrutement d’enfants “pourrait constituer un crime de guerre”. La Monusco estime que, “depuis le début de cette année, 163 enfants, dont 22 filles, ont été séparés des Maï Maï Bakata-Katanga par la Monusco et les partenaires oeuvrant dans le secteur de la protection de l’enfant”. Le Katanga, d’où est originaire le chef de l’Etat Joseph Kabila, est régulièrement secoué par des velléités sécessionnistes. (Le Figaro)
  • Tshisekedi à Brazza, Sassou démine le terrain

    Tshisekedi à Brazza, Sassou démine le terrain

    etienne-C’est aujourd’hui samedi que le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, traverse le fleuve Congo pour répondre à l’invitation du président Denis Sassou Nguesso. La rencontre est cruciale. Dans les milieux politiques, on espère qu’elle permettra de libérer le navire de concertations nationales qui prend l’eau de toutes parts, bien avant qu’il ne prenne le large. Médiateur attitré, Sassou tente  de déminer le terrain en vue de relancer la machine grippée du dialogue entre la classe politique congolaise.

    Le président du Congo/Brazzaville réconforte, chaque jour qui passe, sa position de principal médiateur de la crise congolaise. Sollicité par les autorités de la République démocratique du Congo, Denis Sassou Nguesso, se montre disponible concernant la tâche, pas facile, de réconcilier ses frères d’en face.

    Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, a été le premier à inaugurer le ballet diplomatique de l’autre côté du fleuve Congo. Il a été vite relayé par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Les membres du présidium des concertations nationales, Léon Kengo et Aubin Minaku – sans doute mandatés par le président de la République – leur ont emboité le pas.

    Il ne manquait plus à l’appel que le président de l’UDPS. Sauf changement de dernière minute, c’est ce samedi qu’Etienne Tshisekedi effectue la traversée du Pool Malebo. Naturellement, à l’invitation de Denis Sassou. Sur le plan protocolaire, indiquent des sources concordantes, tout serait réglé comme une horloge. Le séjour du sphinx de Limete à Brazzaville serait de 48 heures. Temps suffisant pour un échange fructueux entre les deux personnalités.

    Tshisekedi à Brazzaville,  l’événement vaut toute sa portée politique en ce moment même où la RDC négocie difficilement le virage qui mène aux concertations nationales.  Sur le plan national, les différentes parties impliquées dans ce forum, notamment la Majorité, l’Opposition (parlementaire et extraparlementaire) et la Société civile, ont engagé des pourparlers directs avec le présidium pour baliser la voie.

    Depuis le jeudi 15 août 2013, le présidium des concertations a initié des consultations internes avec des groupes de contact représentant les trois composantes à ce forum. Une démarche qui précède la constitution du comité préparatoire aux concertations.

    Le démineur

    Le ballotage est tel qu’à ce jour, il est difficile de fixer une date d’ouverture de ces concertations. Puisque le forum national bat de l’aile, le président Denis Sassou Nguesso est rentré dans la danse pour en assurer l’équilibre, peu importe la casquette qui lui irait le mieux : médiateur, facilitateur ou accompagnateur.

    Sa tâche n’est pas facile du tout, mais il a l’obligation de dénouer les amarres qui bloquent le navire « concertations nationales » au rivage. Le défi que Denis Sassou Nguesso doit relever consiste – tout le monde l’espère – à faire fléchir Etienne Tshisekedi en obtenant son implication dans ce forum de tous les enjeux. D’autant qu’aux termes de l’Ordonnance présidentielle l’organisant, il s’agit d’obtenir la cohésion nationale face à l’agression du pays.

    Dans la lettre d’invitation qu’il a adressée à Etienne Tshisekedi, le président du Congo/Brazzaville dit saisir «l’opportunité » que lui offre la rencontre avec Tshisekedi pour échanger « sur quelques sujets d’intérêt partagé ». Quels sont donc ces sujets d’intérêt partagé ? Il n’est pas exclu que les concertations nationales en fassent partie.

    Que Tshisekedi fasse le déplacement de Brazzaville avec son épouse, il y a aussi raison à spéculer. Denis Sassou Nguesso envisagerait-il de s’appuyer sur celle que les combattants de l’UDPS appellent affectueusement « Mama Marthe », l’épouse de Tshisekedi pour garantir le succès de sa démarche ? Ce n’est pas exclu.

    Pour l’instant, tous les regards sont fixés sur Brazzaville d’où pourrait partir un déclic qui ferait sauter le goulot d’étranglement, non seulement des concertations nationales mais aussi du dénouement de la crise politique persistante. Meurtri par tant d’années de souffrance, le peuple congolais en serait le grand bénéficiaire.

    La classe politique congolaise et tous les acteurs impliqués dans ce forum national devraient intégrer cette donne dans leurs calculs. Chacun devrait mettre un peu d’eau dans son vin pour faire avancer la machine. Il s’agit avant tout de sauver le pays, dont la survie dépend aujourd’hui de la cohésion nationale qui découlera des travaux des concertations nationales.

    le potemtiel

  • RDC : le ministre belge Didier Reynders opposé à la réintégration des rebelles du M23 dans l’armée

    RDC : le ministre belge Didier Reynders opposé à la réintégration des rebelles du M23 dans l’armée

    Reynders-Tshibanda-Pour Didier Reynders, le gouvernement congolais a fait le “maximum” dans les pourparlers de sortie de crise avec le Mouvement du 23-Mars (M23), rébellion active dans l’est du pays. En visite en RDC, le ministre belge des Affaires étrangères a estimé, le 14 août, que les rebelles du M23 ne devraient plus être réintégrés dans l’armée congolaise.

    “Je crois qu’en matière d’impunité et de réintégration il y a des limites, une ligne rouge à ne pas franchir. J’ai le sentiment – après on peut toujours discuter à la marge – mais j’ai le sentiment que le maximum a été fait” par le gouvernement congolais, a déclaré, le 13 août, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, lors d’un point-presse, au dernier jour de sa visite en RDC.

    À force d’incorporer des indisciplinés on incorpore l’indiscipline.

    Des pourparlers entre Kinshasa et le Mouvement du 23-Mars (M23) se sont ouverts début décembre à Kampala, capitale de l’Ouganda. “Je pense que l’autorité congolaise est allée au-delà de ce qui est possible. (. . .) On ne peut pas demander aux Congolais, et moi je souhaite d’ailleurs qu’ils ne le fassent pas, de réintégrer dans l’armée et sur place des gens qui se sont rebellés une fois, deux fois, trois fois”, a-t-il ajouté. “À force d’incorporer des indisciplinés on incorpore l’indiscipline”, a-t-il insisté.

    >> Lire aussi : RDC – Bertrand Bisimwa, chef politique du M23 : “Nous attendons un projet d’accord de Kinshasa”

    Didier Reynders est aussi revenu sur l’accord-cadre du 24 février, signé par onze pays africains, dont le Rwanda et l’Ouganda. “Il faut que tous les pays, les 11, participent de manière positive à la mise en œuvre des accords d’Addis, et donc c’est clair qu’on a besoin de voir – en Ouganda, au Rwanda – une volonté de participer à la solution, et ne pas être accusés de participer au problème”, a-t-il martelé.

    “Il faut donner du temps au temps (. . . ) mais les attentes sont très, très élevées dans la population et à un moment donné, ça va être une perte de crédibilité totale pour la communauté internationale si rien ne change” après l’accord-cadre et l’envoi d’une brigade d’intervention de l’ONU, a-t-il prédit.

    Didier Reynders a également évoqué ces questions sécuritaires avec le président congolais Joseph Kabila, puis avec le Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Lundi, ce sujet avait été abordé avec le chef de la diplomatie congolaise Raymond Tshibanda.

    Après un séjour de trois jours, le ministre a quitté la RDC, ancienne colonie belge, via Lubumbashi, deuxième ville du pays et capitale de la province du Katanga. Il s’envolera ensuite pour Nairobi et Le Caire pour la suite de son périple africain.

    (Avec AFP)

  • Traque du M23, Reynders contre Robinson

    Traque du M23, Reynders contre Robinson

    Didier-Le Vice Premier Ministre belge est contre le coup de frein et l’ordre de rétropédalage venu de New York, émanant de Mary Robinson soutenue par le Secrétaire général des Nations unies, Ban ki-Moon, selon la journaliste belge Collette Braeckman. L’homme d’Etat belge en charge des Affaire étrangères actuellement en séjour en RD-Congo est contre la prime à la Kalachnikov. A en croire ses propos, il n’est pas du tout question d’intégrer les tueurs et les indisciplinés dans les rangs de l’armée régulière. «On doit promouvoir les négociations avec les rebelles dans la mesure où ils acceptent de déposer les armes. Il appartient aux responsables di, M23 de voir ce qui est la table. La MONUSCO a un rôle offensif. Elle doit aujourd’hui lutter contre les violences en passant essentiellement à des opérations plus offensives», affirme le VPM belge depuis la cité d’Inga au Bas-Congo. Une déclaration beaucoup plus tranchante que les tergiversations de Mary Robinson, plutôt favorable à une solution politique avec le M23. Décidément, la Belgique parie sur l’avenir de la RD-Congo. Deux signes indéniables l’attestent : en visite officielle dans l’ancienne colonie belge, Didier Reynders, le Vice-premier ministre belge des Affaires étrangères a coup sur coup donné le coup d’envoi des travaux de construction de la nouvelle ambassade du Royaume de Belgique à Kinshasa, où seront également représentés le intérêts du Luxemburg via la chancellerie des Pays Bas, puis, il a rappelé à l’ordre la MONUSCO dans le dossier de la traque des rebelles du M23. Aussi, la Belgique tient au développement et à la pacification de la RD-Congo. Depuis le site d’Inga, où il s’est rendu le mardi 13 août 2013, en visite de travail, Reynders a fait une déclaration qui tranche avec nette l’approche de Mary Robinson, l’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies dans les Grands Lacs, sur la gestion du dossier M23 et le nouveau mandat de la MONUSCO.

    L’homme d’Etat belge n’y est pas allé par le dos de la cuillère. Depuis Inga dans le Bas-Congo où il a effectué une visite éclair hier mardi, le patron de la diplomatie belge a fustigé l’inaction de la MONUSCO fasse aux différentes menaces et assauts du M23 sur la ville de Goma et ses environs. Inacceptable, le comportement de MONUSCO dont le mandat a été déjà transformé par une résolution votée à l’unanimité au Conseil de sécurité des Nations unies. Il promet de débattre du sujet avec le patron de la mission des Nations unies en RD-Congo dès son retour à Kinshasa. Le face à face entre l’homme d’Etat belge et Martin Kobler, le nouveau patron de la MON USCO est inévitable. Reynders veut des explications sur le comportement assez complice de la MONUSCO dans ce qui se passe à l’Est de la RD-Congo. Selon lui, New York a déjà fait son boulot. Il a doté la mission onusienne d’une résolution qui lui donne mandat de désarmer toutes les forces négatives qui écument l’Est de la RD-Congo en vue de préserver la vi des populations civiles et favoriser un climat de paix et de sécurité. Mais sur le terrain, que des contradictions et des hésitations ! Après avoir lancé un ultimatum de 72 heures à tous les groupes armés opérant au Nord-Kivu, la MONUSCO traine le pied jusqu’aujourd’hui pour appliquer les sanctions prévues dans son communiqué diffusé à cet effet. Une situation qui frise la trahison ! Il y a cependant une actrice bien identifiée qui serait à la base de cette ambiguïté : Mary Robinson, l’envoyée spéciale du Secrétaire général d Nations unies dans la région des Grands Lacs.

    Elle s’affiche clairement pro-négociations politiques avec le mouvement rebelle pro-rwandais du M23. Ce qui entrave l’objet même du nouveau mandat assigné à la MONUSCO dans la résolution 2096. «Les Nations unies poursuivent un seul objectif la paix durable. Entant qu‘envoyée spéciale du Secrétaire général, je n‘ai aucun agenda personnel que celui d’aider ce pays de la région à trouver la paix pour que les populations et le pays puissent aller de l‘avant», tentait de justifier Mary Robinson, au cours d’une interview accordée la semaine dernière à radio Okapi. Ça parait tout de même curieux! Robinson dit à la fois vouloir promouvoir un climat de paix et de sécurité pour des populations civiles mais tout en s’interposant à la démarche de la mission onusienne de mettre hors état de nuire tout individu armé qui menacerait la sécurité des populations civiles. C’est une grave confusion. Ou tout simplement, l’envoyée spéciale de Ban Ki-Moon qui a élu domicile à Kinshasa et qui ne cesse de multiplier les pressions sur le gouvernement RD-Congolais a un agenda personnel, mieux un autre plan qui ne fait que renforcer le doute sur sa crédibilité.

    Henry MBUYI
    Africa News

  • la nécessité d’appliquer l’accord-cadre s’impose

    la nécessité d’appliquer l’accord-cadre s’impose

    didier_reynders- Tshibanda-Afin d’arriver à une situation d’apaisement en RD Congo, le ministre belge des Affaires Etrangères, en visite officielle depuis hier dans ledit pays, met l’accent sur le caractère impératif de l’application de l’accord-cadre signé par onze Etats le 24 février dernier. Visant principalement la stabilité de l’Est de la République Démocratique, cet accord devrait aider à renforcer le processus de paix national, voire même régional. Pour rappel, la RDC, en particulier la région Est continue de subir des cycles de conflit récurrents et des violences persistantes de la part de groupes armés tant nationaux qu’étrangers. Les conséquences de ces violences sur les populations sont plus que dévastatrices. Par exemple, des actes d’abus sexuels et de graves violations des droits de l’Homme sont, régulièrement et quasi-quotidiennement, utilisés comme des armes de guerre. En réaction à ces atteintes aux droits de la personne, plusieurs agglomérations, notamment dans le Nord-Kivu, ont observé des journées ville-morte pour dénoncer l’insécurité dans leur région et, partant, dans le pays.De sources concordantes, les activités socio-économiques sont restées paralysées. Face à cette réalité, les populations appellent le gouvernement à mettre en œuvre des actions de grande envergure afin de créer des conditions de vie plus stables. C’est donc dans la même logique de cet appel que s’inscrit l’intérêt de la visite du ministre belge. Celui-ci pose comme condition sine qua none à la paix dans ledit Etat, et même dans toute l’Afrique centrale, l’application de l’accord-cadre. En clair, selon le chargé belge des Affaires Etrangères, un apaisement des tensions en RDC passe nécessairement par la mise en œuvre de la feuille de route établie à son propos.
    Le Griot
  • Kingakati :la bombe de Kabila

    Kingakati :la bombe de Kabila

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Comment décoder le message présidentiel de Kingakati ? C’est la question la mieux partagée dans le gotha politique. Retour sur une annonce qui bouscule bien des calculs. Dans l’Opposition comme au sein de la Majorité.
     
    Kingakati, vendredi 9 août 2013. Tout ce que la kabilie compte des têtes couronnées ou presque répond présent à l’invitation de l’Autorité morale. Rencontre tant attendue et tant redoutée aussi. Avec raison. Car, lorsqu’il prend la parole, Joseph Kabila prend date avec l’Histoire. Une annonce majeure. Dans ce pays, nous devons apprendre à assister à une passation civilisée des pouvoirs entre un président sortant et celui entrant, dit en substance le chef de l’Etat.  La RDC doit devenir, de ce point de vue, un pays normal. Surprise voire stupeur dans l’assistance. Mines plus interrogatives que compréhensives parmi les sociétaires de la Majorité.
     
    Que veut dire le Raïs ? A la fois ce que l’on comprend au premier degré et sans doute ce que ne laisse transparaître ce message inattendu. D’abord, le Président coupe l’herbe sous les pieds à tous ceux qui, dans l’Opposition et dans certaines officines,  lui intentaient  presque par principe un procès ” en tentative de  violation de la Constitution “. Garant de la Loi fondamentale, le chef de l’Etat entend la respecter et aussi la faire respecter. 
     
    Cette annonce bouscule tout autant nombre d’opposants qu’elle désarçonne certains kabilistes.  Face à une certaine opposition qui s’agitait davantage par peur que par conviction, la mise au point présidentielle vide le ” fonds de commerce ” d’une bonne partie de  sa substance.  Au touche pas à mon 220, le président frappe plus fort : ” touche pas à ma Constitution ” !
     
    Qui fait mieux !
     
     Au sein même de la Majorité, le renouvellement de l’engagement présidentiel crée aussi la panique.  Certains dans la kabilie se demandent ce qu’ils vont devenir ! Bonjour la fameuse incertitude du lendemain.  Aux uns et aux autres, Kabila, fidèle à sa filiation nationaliste, aurait fait remarquer qu’il y a des gens qui se croient plus importants que le pays et le peuple. Rien n’est plus faux.
     
    Reste que s’il a cru bon de rappeler son attachement à la norme constitutionnelle, le Président, selon des sources croisées, ne s’est pas prononcé sur l’après- Concertations nationales.                   
     
    Dans l’hypothèse vraisemblable, du point de vue de la jurisprudence zaïro-congolaise, où ce énième forum national déboucherait même au minimum sur une proposition d’ajustement de l’équipe gouvernementale, qu’en serait-t-il de la Constitution ? S’il a clos une polémique politicienne dont il était au centre bien malgré lui, Joseph Kabila  place désormais le reste de la classe politique, toutes tendances confondues, devant ses responsabilités.        
    José NAWEJ
    Forum des As
  • L’étrange rôle de Sassou Nguesso aux concertations nationales en RDC

    L’étrange rôle de Sassou Nguesso aux concertations nationales en RDC

    kabila-Sassou-Le Présidium des concertations nationales a jeté le pavé dans la marre. C’était au cours d’un face-à-face avec une frange importante de l’Opposition, le samedi dernier à Notre Dame de Fatima, dans une rencontre dite de clarification et de mobilisation tous azimuts de la classe politique et de la société civile en vue de leur participation aux concertations nationales. A l’occasion, Kengo wa Dondo a démontré, preuve à l’appui, que toutes les revendications de l’opposition en rapport avec lesdites concertations ont trouvé des réponses. Le Présidium y a réservé une suite conséquente. Il s’agit du principe de mise en place d’un Comité préparatoire paritaire, comprenant 10 délégués provenant de la Mouvance présidentielle, 10 de l’Opposition et 10 de la Société Civile ; le consensus comme mode de prise de décision lors de ces assises ; le caractère inclusif des concertations ; le principe de faire appel à l’accompagnement du Président Denis SASSOU NGUESSO du Congo/Brazzaville en cas de blocage. ‘‘Le Présidium pèsera de tout son poids, pour ne pas recourir au vote. Mais, au cas où l’on n’arriverait pas à un consensus, l’on fera appel à certaines personnalités qui nous entourent pour sortir du blocage’’. Ici, le Présidium fait certainement allusion à la médiation du Président Sassou Nguesso de la République du Congo, qu’il a rencontré la semaine dernière. Toutefois, faut-il le souligner, il va s’agir plutôt d’un ‘‘accompagnement à la carte’’, c’est-à-dire, en cas de blocage. Comme quoi, c’est Kengo et Minaku qui arbitrent et Denis Sassou accompagne les concertations nationales à la carte. Le format souhaité par une certaine opposition ne sera pas d’application.

    Visiblement, les autorités congolaises qui en ont fait la demande, ont tracé les limites de ses bons offices. Pour la simple et bonne raison qu’elles auront tout donné, pour permettre à la République de consolider la cohésion, objectif ultime de ces assises. Elles ont tout donné, parce qu’elles ont répondu à tous les préalables de l’Opposition. Il a été demandé, par ailleurs, aux trois composantes de réfléchir, endéans 48 heures, pour revisiter les thématiques proposées par l’Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013. A la fin des concertations, a révélé le Présidium, une résolution sera adoptée, pour la mise sur pied d’un nouveau Gouvernement, après la requalification de la majorité. Un Gouvernement de large Union nationale qui mettra ensemble des membres de l’actuelle majorité, élargie à l’opposition et à la société civile. Un gouvernement qui n’est pas de transition et qui fonctionnera dans les strictes limites de la Constitution du 18 février 2006. C’est manifestement un contenu politique qui manquait, jusque-là, à ce grand rendez-vous. Qu’en sera-t-il des membres de l’actuelle équipe, surtout sa locomotive qui, jusqu’ici, s’est battue bec et ongle, pour maintenir les agrégats macro-économiques ? Mystère ! Ils sont pris à contre-pieds par le Présidium des concertations nationales. Ils, ce sont les regroupements politiques de l’Opposition, principalement l’Udps & Alliés, le MLC, l’UNC et l’UN. Ces rassemblements et partis avaient promptement réagi aux propos tenus par le Présidium des Concertations nationales au lendemain de sa toute première apparition médiatique depuis sa désignation par Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013. Lors de ce point de presse tenu le lundi 5 août dernier, le Présidium avait annoncé le début des consultations, la nomination du Secrétariat Technique et le vote du Budget des concertations nationales. Sans chercher à approcher l’organe dirigeant de ces assises pour en savoir davantage, l’Opposition n’a pas attendu des explications supplémentaires pour prendre ses distances vis-à-vis de cette grand-messe. Pour elle, du moins à la date du 5 août 2013, aucune de ses préoccupations et propositions soulevées et contenues dans ses déclarations du 1er juillet 2013 n’a été prise en compte. Plus particulièrement la demande de la mise en place préalable du comité préparatoire paritaire qui devrait rendre l’organisation et la tenue de ces assises réellement inclusives et transparentes, gage de la réconciliation et de la cohésion. Ce camp politique avait, à l’occasion, rejeté toute démarche qui ne tiendrait pas compte des préalables proposés et décliné toute participation à des concertations ‘‘préfabriquées en faveur d’un schéma maléfique déjà arrêté au détriment du bien-être du peuple congolais et au profit des intérêts partisans’’.

    Des avancées Pour couper court à toute sorte de divagation, mieux pour rassurer tout le monde, l’Honorable Kengo wa Dondo a rencontré, le samedi dernier, juste après son retour de Brazzaville, une frange importante des partis de l’opposition. S’adressant à ses interlocuteurs, dans un discours musclé de mobilisation de politiques de tous bords, Léon Kengo wa Dondo a affirmé, sans équivoque, que toutes les conditionnalités de l’opposition à la participation aux concertations nationales ont été prises en compte. A commencer par la mise sur pieds d’un Comité préparatoire paritaire, regroupant les membres de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition et de la Société Civile. Une structure pourtant non prévue par l’Ordonnance du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales. Celle-ci, a indiqué le Présidium, aura, entre autres, missions de revisiter les cinq thématiques contenues dans l’Ordonnance présidentielle du 26 juin dernier et si possible, de les modifier, en y ajoutant ou encore en les reformulant autrement. Un délai de 48 heures a été requis. La dite Commission se chargera, par ailleurs, d’élaborer un programme gouvernemental minimum, lequel sera appliqué par un nouveau Gouvernement qui sortira de ces assises. Un Exécutif, faut-il préciser, qui n’est pas de transition et qui va fonctionner dans les limites de la Constitution du 18 février 2006. Une autre conditionnalité de l’Opposition prise en compte, c’est le mode de prise de décision qui, a fait savoir Léon Kengo, sera consensuel. Ici, Léon Kengo rassure : ‘‘le Présidium pèsera de tout son poids, pour ne pas recourir au vote. Mais, ‘‘au cas où on n’arriverait pas à un consensus, on fera appel à certaines personnalités qui nous entourent pour sortir du blocage’’. Par cette phrase, le Présidium fait certainement allusion à la médiation du Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, qu’il a rencontré la semaine dernière. Il convient de noter cette précision de taille : il va s’agir tout simplement d’un ‘‘accompagnement à la carte’’, c’est-à-dire, en cas de blocage. Comme quoi, c’est Kengo et Minaku qui arbitrent et Denis Sassou accompagne les concertations nationales. Le format souhaité par une certaine opposition ne sera pas d’application. Visiblement, les autorités congolaises qui en ont fait la demande, ont tracé les limites de ces bons offices. Pour la simple et bonne raison qu’elles auront tout donné pour permettre à la République de consolider sa cohésion, objectif ultime de ces assises. Tout donné, parce qu’elles ont répondu à tous les préalables de l’Opposition. Reconfiguration de l’espace politique Des analystes les plus avisés sont d’avis que l’on s’achemine vers une reconfiguration de l’espace politique congolais. Déjà, le MPCR de Jean-Claude Vuemba met en garde ‘‘le Pouvoir MP contre toute tentative de débauchage de certains Leaders de l’Opposition en vue de la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale en gestation par les Kabilistes avec inclusion des rebelles du M23 basés à Kampala, Capitale de l’Ouganda’’.

    Bien avant la séance de clarification du Présidium, nombre d’opposants avaient marqué leur accord de principe quant à leur participation sans condition aux concertations nationales. Ceux-ci y vont sans autre forme de procès. Ils auront, en face d’eux, les radicaux, les extrémistes, qui se disent non concernés, nonobstant tous les efforts fournis par le Présidium. De là, il va inévitablement sortir un autre groupe, assurément centriste, qui ne sera ni à gauche, ni à droite. Les déçus de la majorité et même ceux des opposants qui ne se seraient pas retrouvés dans la redistribution des cartes vont certains tourner le dos à ce qui se passe. Il en sera de même pour la société civile. Une certaine cohésion sera certes bâtie. Mais, la bipolarité, mieux la pluralité d’opinions va demeurer. Qu’à cela ne tienne, le Présidium qui a entamé les consultations le week-end dernier avec la société civile, ne va attendre davantage. Le train est parti, il faudra le rejoindre ou carrément reste à la gare et attendre une autre fois, qui ne viendra peut être pas. ‘’Le timing fixé ne souffrira d’aucune excuse, a martelé Kengo.

    Direct.cd

  • visite du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders

    visite du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders

    Didier Reynder– Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a commencé lundi une visite de travail de trois jours en République démocratique du Congo, où il assurera entre autres le suivi de l’application de l’accord-cadre sur la pacification de l’Est congolais, a-t-on auprès de l’ambassade de Belgique. “Nous devons tout faire pour que l’accord d’Addis-Abeba soit appliqué, afin d’arriver à une situation d’apaisement. Je suis content de voir qu’on entame en RDC les concertations nationales (pour mettre fin à la crise). Je vais également beaucoup m’intéresser au développement économique”, a déclaré à son arrivée dimanche soir Didier Reynders à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Lundi, le chef de la diplomatie belge s’entretiendra avec son homologue, Raymond Tshibanda, avec lequel il doit notamment évoquer l’application de l’accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2012. Selon cet accord, parrainé par l’ONU, les 11 pays africains signataires s’engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’Est de la RDC, en proie à une instabilité chronique depuis deux décennies.

    L’accord-cadre – qui demande à Kinshasa des réformes politiques et sécuritaires – devrait également être au programme des discussions prévues mercredi entre le chef de la diplomatie belge et le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo. Une entrevue est par ailleurs prévue mardi avec le nouveau chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), l’Allemand Martin Kobler. Mercredi matin, le ministre belge doit rencontrer le président de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Céni), l’abbé Apollinaire Malu-Malu.

    Durant son séjour, Didier Reynders va aussi discuter avec des acteurs économiques belges et congolais afin de jauger le climat des affaires. La RDC se classe à la 181e place du classement Doing Business 2013 de la Banque mondiale, qui a étudié le climat des affaires de 185 pays. Une évaluation que Kinshasa avait décriée, jugeant qu’elle occultait plusieurs progrès accomplis.

    Didier Reynders, qui doit inaugurer lundi le chantier de la nouvelle ambassade de Belgique, est arrivé dimanche soir à Kinshasa. Il quittera l’ancienne colonie belge mercredi via Lubumbashi, deuxième ville du pays et capitale de la province riche et instable du Katanga (Sud-Est). Il s’envolera ensuite pour Nairobi et Caire pour la suite de son périple africain.

    AFP

  • Didier Reynders en visite d’évaluation de l’accord d’Addis-Abeba

    Didier Reynders en visite d’évaluation de l’accord d’Addis-Abeba

    Didier Reynders- Ministre des affaires Etrangeres Belge
    Didier Reynders- Ministre des affaires Etrangeres Belge

    -Le ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders est arrivé dimanche 11 août dans la soirée à Kinshasa (République démocratique du Congo) pour une visite officielle de trois jours. Selon des sources proches du diplomate belge cité par l’agence belga, ce voyage s’inscrit dans le cadre de la « nécessité d’appliquer l’accord-cadre » signé le 24 février à Addis-Abeba par onze pays africains. Cet accord vise principalement la stabilité de l’Est de la RDC, en proie à l’insécurité depuis deux décennies.

    Outre l’accord d’Addis-Abeba, les concertations nationales et le développement économique sont parmi des points inscrits dans l’agenda de Didier Reynders.

    « Nous devons tout faire pour que l’accord d’Addis-Abeba soit appliqué, afin d’arriver à une situation d’apaisement. Je suis content de voir qu’on entame en RDC les concertations nationales. Je vais également beaucoup m’intéresser au développement économique(…) », a déclaré le diplomate belge à son arrivée à Kinshasa, sur les antennes de la chaîne nationale (RTNC).

    Les concertations nationales ont été annoncées au mois de décembre 2012 par le président Joseph Kabila. Les dirigeants de ces assises ont été nommés au mois de juin dernier. L’un des membres du présidium, Léon Kengo wa Dondo a annoncé la tenue de ces assises « dans les prochains jours ».

    D’après des sources proches de Didier Reynders, l’agenda du ministre belge ne prévoit pas une rencontre avec le président Joseph Kabila. Mais dans les couloirs de l’ambassade de Belgique à Kinshasa, il se raconte qu’une rencontre entre les deux personnalités n’est pas exclue.

    Le ministre belge devrait toutefois rencontrer le nouveau chef de la Monusco, Martin Kobler, son homologue congolais Raymond Tshibanda, et le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’abbé Apollinaire Malu Malu.

    Pendant son séjour à Kinshasa, le ministre belge lancera également les travaux de construction de la nouvelle chancellerie, destinée à accueillir les services de l’ambassade de Belgique en RDC sur le boulevard du 30 juin.

    La mission officielle de Didier Reynders prendra fin mercredi dans la soirée. C’est sa quatrième visite en RDC depuis qu’il est ministre des Affaires Étrangères.

    Radio Okapi