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  • Fardc : des femmes générales, une avancée dans la promotion du genre au sein de l’armée nationale

    Fardc : des femmes générales, une avancée dans la promotion du genre au sein de l’armée nationale

    FARDC_feminin-La nomination des femmes au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) au rang de Général est un événement important qui ne peut passer inaperçu car, c’est une première dans l’histoire de ce pays.

    Le Président de la République et commandant suprême des FARDC, Joseph Kabila Kabange, a promu, par ordonnances présidentielles publiées le 7 juillet dernier, cent quatre-vingt-un (181) généraux dont 6 généraux d’armée, autant des lieutenants – généraux, 35 généraux- major et 124 généraux de brigade au sein de l’armée.

    Parmi ces derniers figurent trois femmes: Micheline Tsasa, Bolingo Leserendu et Marie -Josée Mbuyi Tshivuadi. Il en est de même dans la Police nationale congolaise (PNC) avec la nomination de Mme Odette Kanom au poste de commissaire divisionnaire adjointe.

    En promouvant pour la première fois des femmes à un haut rang dans l’armée et dans la police, le Président Kabila vient de manifester, une fois de plus, son souci majeur d’intégrer la politique du genre dans tous les secteurs de la vie nationale.

    Les femmes promues au rang de Général sont celles qui ont une expérience éprouvée au sein de l’armée congolaise.

    Il s’agit des femmes de la première heure qui ont intégré l’armée en 1966, à l’époque de l’émancipation de la Congolaise décrétée par feu le Maréchal Mobutu Sese Seko. Elles sont entrées en politique, dans la territoriale, dans l’armée etc.

    Les générales de brigade, reconnues dans leur grade jeudi dernier à la Cité de l’Union Africaine (UA), ont le mérite d’être de la première promotion des femmes parachutistes. Elles ont reçu, dans leur cheminement, une formation militaire jusqu’à devenir des brevetées d’état-major des FARDC.

    Ce sont des femmes qui ont les compétences requises, capables de fournir le même rendement que leurs collègues hommes et dont on peut attendre des résultats palpables au sein de cette armée en train d’être reformée.

    C’est pourquoi, la femme, qui a toujours été la partenaire de l’homme depuis la création du monde, c’est-à-dire une aide à son côté tel que l’a voulu l’Etre suprême, ne doit pas être considérée comme une laissée pour compte, mais elle doit jouer un rôle capital dans tous les domaines, notamment celui du règlement des conflits et de la pacification du pays.

    Les générales de brigade doivent être encouragées en vue de conjuguer leurs efforts et apporter leur pierre de contribution au travail de réforme en cours pour le retour de la paix au pays, notamment dans sa partie -Est confrontée à une insécurité suite aux conflits récurrents, depuis près de deux décennies.

    Les victimes de ces guerres sont surtout les femmes qui voient leurs familles séparées, leurs enfants ou maris tués et elles-mêmes violées par des gens sans foi ni loi. Ce sont des conflits déclenchés par des hommes qui se battent souvent pour des intérêts égoïstes.

    A la suite de la promotion des femmes au rang de Général de brigade, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Geneviève Inagosi, a remercié le Président Kabila qui ne cesse de concrétiser sa vision sur la femme et félicité les promues qu’elle a appelées à travailler pour la paix, le progrès et le développement de a RDC.

    Elle a fait remarquer que ces promotions résultent des plaidoyers que n’a cessé de faire son ministère en synergie avec les parties prenantes dans la promotion du genre, notamment des partenaires et différentes organisations non gouvernementales qui luttent pour la cause de la femme.

    A chaque campagne, atelier ou séminaire organisé, des recommandations sont toujours faites sur la promotion du genre.

    La promotion des femmes générales est une bonne chose. Reste maintenant la promulgation de la loi votée au Parlement sur la parité homme femme, qui se trouve encore au niveau de l’harmonisation entre les deux chambres du Parlement afin que celle-ci devienne une réalité en RDC.

    « Lorsque la femme réclame ses droits, il ne s’agit pas de lui accorder des faveurs gratuites au détriment de l’homme, au nom d’une quelconque faiblesse, insuffisance ou d’un manquement reconnus au sexe féminin, mais bien des mesures correctives à prendre contre des inégalités de fait constatées dans l’évolution masculinisée des mentalités, des pratiques sociales, des attitudes voire des comportements dans la société pendant des siècles », dixit Marie-Ange Lukiana, ministre honoraire du Genre.

    ACP

  • Le Rwanda prépare une nouvelle incursion: Troupes rwandaises massées à partir d’Ishasha

    Le Rwanda prépare une nouvelle incursion: Troupes rwandaises massées à partir d’Ishasha

    Soldats Rwandais
    Soldats Rwandais

    -Quand le téléphone rouge de “CONGONEWS” sonne, c’est qu’il s’agit d’une information très sensible. Seules nos sources les plus confidentielles y ont accès, question de s’assurer une “communication sécurisée”, à l’abri des interceptions devenues pratique courante en RD-Congo avec les tables d’écoute acquises, il y a quelques temps, via un ancien ambassadeur. Et là, il a sonné à une heure du matin. Donc davantage sensible. Au bout du fil, la source fait état d’une alerte. Alerte à l’Est où notre interlocuteur affirme qu’il se prépare une nouvelle invasion rwandaise. Difficile d’y croire à considérer la position de la communauté internationale très critique envers Kigali ces derniers temps mais fort probable pour quiconque connaît les capacités manœuvrières de Paul Kagame vis-à-vis de ses parrains américains et britanniques. Pour cette fois-ci, le prétexte tout trouvé est la présence supposée des islamistes Chebab dans la partie Est de la RD-Congo. Kigali a dramatisé avec des preuves, réelles ou fabriquées, sur l’engagement des FDLR au front, aux côtés des troupes des FARDC. En tout cas, pour les renseignements militaires rwandais, les obus qui ont atterri à Gisenyi pendant l’offensive contre le M-23 sont l’oeuvre des FDLR. Les trois mis ensemble suffisent pour obtenir la bénédiction des maîtres du monde à traverser la frontière rwando-congolaise. Petite raison d’espérer, la décision n’est pas encore prise mais pourrait l’être très vite dans les jours à venir. Sur le terrain, le premier signal a été donné de l’autre côté de la frontière, à partir d’Ishasha, ciblé à Kigali comme le point de départ d’une éventuelle attaque très prochaine des FDLR. Du coup, les troupes des RDF -Rwandase defense force- y ont été massées depuis quelques jours. Le changement intervenu récemment à la tête de l’armée rwandaise est un autre élément du puzzle. Le chef d’état-major général Charles Kayonga a été remplacé par Patrick Nyavumba, plus connaisseur de la RD-Congo que son prédécesseur. Nyamvumba, c’est le tombeur des Ougandais à Kisangani dans des affrontements les plus inacceptables dans l’histoire de l’humanité entre deux armées étrangères sur le sol d’un autre Etat. Que Nyavumba arrive là au moment où le M-23 perd du terrain tranche avec les confessions de foi de Kagame à faire la paix avec Joseph Kabila. Allez-y mettre sur le compte de toutes ces menées, l’ambigüté d’une communauté internationale où les Nations-Unies se réservent d’épingler nommément le Rwanda alors que Barack Obama lui a adressé un ultime avertissement. Encore que, sur un autre théâtre des opérations, au Moyen-Orient, des mises en garde de même nature et proférées avec autant de fermeté n’ont rien changé sur la volonté d’Israël de poursuivre les colonisations en territoire palestinien depuis le premier mandat d’Obama.
    MTN

    Congo News

  • la Monusco demande à tout détenteur d’armes de désarmer dans 48 heures

    la Monusco demande à tout détenteur d’armes de désarmer dans 48 heures

    CARLOS-Dans un communiqué publié le mardi 30 juillet, la Monusco dit considérer toute personne ne faisant pas partie des forces de sécurité nationales et, possédant une arme à feu à Goma et, dans les localités situées au Nord de la ville, comme une menace imminente pour les civils. À compter de mardi 30 juillet à 16 heures (heure de Goma), indique la mission onusienne, les détenteurs d’armes à feu dans cette région disposent d’un délai de 48 heures pour rendre leurs armes dans une base de la Monusco et rejoindre le processus de désarmement et de démobilisation.

    “Dépassé le jeudi 1er août à 16 heures, lesdites personnes seront considérées comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission”, ajoute le communiqué.
    La mission onusienne explique que cette opération vise à imposer une zone de sécurité dans la région de Goma et Saké et sera constituée pour la première fois, des éléments de la Brigade d’intervention de la Monusco qui travailleront conjointement avec la Brigade du Nord-Kivu de la Mission.
    La Monusco rappelle que depuis la mi-mai, Goma et les localités situées au Nord de cette ville ont connu des attaques répétées menées par le M23 contre les positions des FARDC, dans une tentative apparente de progresser sur la capitale provinciale du Nord-Kivu et Saké.
    Lors de ces attaques, dont la toute dernière a commencé le 14 juillet dernier, fait savoir le communiqué de la mission onusienne, le M23 a tiré indistinctement, y compris avec des armes lourdes, causant des victimes parmi les civils.
    La Monusco prévient enfin que “ces menaces indirectes seront repoussées hors du territoire de Goma par la zone de sécurité, qui pourra être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant”.
    Accord-cadre de paix
    «J’aimerais féliciter les FARDC pour leurs actions au cours des dernières semaines », a affirmé le Lieutenant-général Carlos Alberto dos Santos Cruz, Commandant de la Force de la Monusco, « Néanmoins, Goma et Saké restent très vulnérables et nous devons empêcher tous les éléments négatifs de continuer de poser un risque pour les civils de cette région », a-t-il poursuivi.
    Pour sa part, M. Moustapha Soumaré, le chef par intérim de la Monusco a déclaré :
    « Nous continuons d’appeler toutes les parties à trouver une solution politique au conflit actuel comme prévu par l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région », « En attendant, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les civils contre la menace posée par tout groupe armé». Radio Okapi
  • « Près de 90% des combattants du M23 sont des militaires rwandais » affirme un déserteur

    « Près de 90% des combattants du M23 sont des militaires rwandais » affirme un déserteur

    Armee Rwandais
    Armee Rwandais

    -« Pas loin de quatre vingt-dix pour cent (90%) des combattants de la rébellion M23 qui se bat à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), sont des militaires de l’armée rwandaise », a affirmé à la BBC un des quatre Rwandais recrutés et forcésde rejoindre les rangs des rebelles du M23. Les déserteurs ont demandé l’asile en Ouganda.

    Source : http://www.occuworld.org/news/272145

    Ces quatre individus ont déclaré avoir été recrutés de force au Rwanda par les Forces Rwandaises de Défense (Rwandan Defence Force (RDF)), pour aller prêter main forte aux rebelles du M23 qui sévissent à l’est de la RDC depuis des mois.Après s’être échappés, ils ont demandél’asile en Ouganda, d’où ils ont livré leur témoignage à la BBCce mardi le 31 juillet.

    Un des déserteurs affirme que le mouvement M23 est constitué à 90% de militaires de l’armée rwandaise. Un autre transfuge quisuivaitdes études de médecine au Rwanda lors de son recrutement forcé pour le compte du M23, a indiqué à la BBC, qu’il a soigné plus de 300 combattants du M23 blessés au combat, dont la majorité des recrues était rwandaise.

    Les témoignages de ces déserteurs corroborent le contenu du rapport de Human Rights Watch(HRW) publié le 22 juillet dernier. Dans ce rapport, d’autres combattants recrutés de force au Rwanda et qui ont réusssi à s’échapper, ont décrit à HRW leurs recrutements involontaires par l’armée rwandaise pour aller combattre de l’autre côté de la frontière rwandaise. Dans ce rapport, ces combattants ont également rapporté que la rébellion M23 est constituée en grande partie de militaires de l’armée rwandaise et de combattants recrutés de force au Rwanda.

    Ce n’est pas la première fois que des recrues rwandaises pour le compte du M23 demandent asile en Ouganda. Le 20 juin dernier, 16 étudiants rwandais (14 hommes et deux femmes) y avaient encore demandé l’asile en déclarant être victimes du harcèlement des autorités de leur pays pour avoir refusé de se joindre aux rebelles du M23.Deux de ces étudiants en fuite ont affirmé qu’ils avaient refusé de participer au programme parce que leurs amis qui y sont allés n’en sont jamais revenus.

    Le Rwanda continue de nier son soutien au M23 malgré l’accumulation des preuves attestantle contraire.Concernant les quatre déserteurs qui ont témoigné, le porte parole de l’armée rwandaise, Joseph Nzabamwita, a déclaré à la BBC qu’ils ont inventé cette histoire pour obtenir l’asile politique.

    Jambonews- Jean Mitari

  • Rwanda recrute pour M23

    Rwanda recrute pour M23

    Militaires-rwandais2-Quatre Rwandais ont déclaré à la BBC que l’armée les a recrutés de force pour se battre pour le groupe rebelle M23 dans l’est de la République démocratique du Congo.

    Les quatre ont indiqué qu’ils avaient demandé l’asile en Ouganda, après avoir fui les combats.

    L’armée rwandaise a rejeté leurs allégations, les accusant d’avoir monté de toute pièce leurs histoires dans le but d’obtenir l’asile.

    La semaine dernière, les Etats-Unis ont demandé au Rwanda de cesser de soutenir le M23.

    Les experts des Nations Unies et les autorités congolaises indiquent que le Rwanda continue d’envoyer des troupes pour soutenir les rebelles.

    Quelques 800.000 personnes ont été déplacées dans la region de l’est de la RDC, riche en ressources minières depuis le debut de la rébellion du M23 en Avril 2012.

    Ces combattants du M23 proviennent essentiellement de la communauté tutsie.

    Mais le Rwanda dément soutenir le groupe armé.

    L’ONU a donné un ultimatum aux habitants de Goma jusqu’à 14H00 GMT jeudi pour désarmer, à défaut de quoi, la force sera utilisée.

    Une nouvelle brigade d’intervention de 3.000 hommes a été déployée pour lutter contre divers groupes armés, y compris le M23.

    Les quatre déserteurs, parmi lesquels figurent un homme qui se présente comme un capitaine de l’armée rwandaise, ont parlé à la BBC sous couvert d’anonymat.

    Il a déserté après avoir vu mourir de nombreuses personnes innocentes, a-t-il-dit.

    Il a indiqué que le président rwandais Paul Kagame est le commandant en chef du M23.

    “Tout ce qu’il dit doit être fait», a-t-il-ajouté.

    Mr. Paul Kagame a toujours nié soutenir les rebelles.

    Un autre déserteur, qui se décrit comme un étudiant en médecine, a déclaré à la BBC qu’il a été «kidnappé» par des soldats dans la ville frontalière de Gisenyi en Août 2012 et conduit de l’autre côté de la frontière où il a soigné plus de 300 autres recrues blessées dans les combats.

    “Ils les ont emmenées au front avant même de terminer leur formation», a-t-il declaré.

    Le porte-parole de l’armée rwandaise Joseph Nzabamwita a indiqué qu’il ne pouvait commenter que si la BBC divulguait les noms de ses sources, ajoutant que les concernés doivent avoir monté leur histoire afin de demander l’asile.

    BBC

  • 20 juillet 1993-20 juillet 2013: Le Syndicat des refoulés du Shaba interpelle!

    20 juillet 1993-20 juillet 2013: Le Syndicat des refoulés du Shaba interpelle!

    kyunguk*Ils se sont souvenus 20 ans après, de l’épuration kasaïenne de triste mémoire. Abandonnant ainsi sur la terre Shabienne les fruits de la vigueur de leur jeunesse. Convertis en Syndicat des refoulés du Shaba, ils se sont assignés un certain nombre d’objectifs. Au nombre de ceux-ci, ils avouent avoir réalisé 70% de ces objectifs. L’action phare du SRS durant cette période est le dépôt, par le canal de son partenaire Avocats Sans frontières/RDC «ASF/RDC», de la plainte contre Kyungu wa Kumwanza et consorts, sur le bureau du Procureur de la Cour pénale Internationale, CPI, à la Haye. Ci-après, l’intégralité de leur interpellation.
    Syndicat des Refoulés du Shaba
    N/ Réf : 012805/ SRS/PN/ INT/13
    Kinshasa, le 28/05/2013
    A tous les hommes et à toutes les femmes épris de paix et de justice
    Madame, Mademoiselle, Monsieur,
    Objet : Interpellation
    Le Syndicat des Refoulés du Shaba (SRS), créé le 20 juillet 1993 à Mbuji-Mayi, totalisera vingt (20) ans de vie le 20 juillet 2013, nous avons envie de dire, deux ans de vie et 18 ans de survie.
    Deux ans de vie car de juillet 1993 à janvier 1995, il a réussi, tant soit peu, dans la concorde, la paix, l’unité, le même esprit avec tous ses membres ; la mission à court terme que ces derniers lui avaient confiée à savoir :
    1. Canaliser tous les efforts pour l’intégration rapide et harmonieuse de chacun de ses membres dans son nouveau milieu d’installation (article 6 alinéa 1 des statuts)
    2. Chercher et obtenir des aides pour soulager la misère de ses membres (article 6 alinéa 3)
    3. Défendre les intérêts de ses membres (article 6 alinéa 4)
    4. Solidariser afin de faire face aux problèmes communs de ses membres (article 6 alinéa 5)
    5. L’encadrement de ses membres (article 6 alinéa 6)
    6. Sensibiliser l’opinion tant nationale qu’internationale sur le véritable drame de la communauté Kasaïenne au Shaba (article 6 alinéa 7)
    7. Obtenir de l’Etat congolais des facilités pour l’intégration rapide de ses membres (article 6 alinéa 9)
    8. Création et publication d’un mensuel intitulé « Refoulés du Shaba » devant servir d’organe de liaison entre ses membres (article 6 alinéa 10)
    En effet, sans fausse modestie, nous pouvons affirmer sans peur d’être contredits que durant cette période (juillet 1993 à janvier 1995), si tout ce qui précède n’a pas été réalisé à 100%, ils ont été réalisés au moins à 60-70 %, comme peuvent le prouver quelques réalisations ci-après :
    1. Avoir réussi à faire débloquer la distribution d’aide aux refoulés, distribution qui avait été suspendue pendant plus d’un mois (début juillet 1993-mi août 1993) par les organismes distributeurs d’aide internationaux (PAM, MSF, CARITAS-CONGO, OXFAM,…) qui protestaient ainsi contre le pouvoir de l’Etat congolais qui, en fait continuait la persécution du refoulé du Shaba sur sa propre terre d’origine, en détournant l’aide lui destinée. Quel gâchis ?
    2. Avoir joué d’août 1993 à janvier 1995 le rôle exclusif de «canal de distribution d’aide destinée aux refoulés pour la ville de Mbuji –Mayi (plus ou moins 500.000 refoulés)
    3. Avoir veillé que le terrain de Tshibombo débaptisé site BASHALA qui avait été accordé aux refoulés pour leur installation soit réellement utilisé à cet effet.
    4. Etre resté l’œil vigilant du refoulé sur la réalisation continue des services sociaux (approvisionnement en eau potable, soins de santé, scolarisation des enfants …), décidés au bénéfice des refoulés du site BASHALA.
    5. Avoir été pendant toute cette période d’août 1993 à janvier 1995 le seul intermédiaire valable des refoulés reconnu par tous les organismes de fourniture d’aide aux refoulés dans le Kasaï Oriental.
    6. Avoir aidé à un début de réinsertion harmonieuse des refoulés dans le Kasaï Oriental
    7. Par son message n° SRS0011093 du 09/10/1993 avoir poussé la direction générale de la Société Ferroviaire de l’Est (SFE) à s’occuper des Kasaïens, agents de cette société, chassés de Kalemie et s’étant rendus à Uvira au Sud Kivu, conformément aux prescrits de la convention collective et aux instructions permanentes de l’Entreprise.
    8. Avoir obtenu la main d’association des Avocats Sans frontières (ASF)
    9. Avoir été reçu pendant deux fois, par le Premier Ministre élu à la CNS, Etienne Tshisekedi, qui nous mettra en contact le 18 février 1994 avec Maître MUKENDI qui était chargé de la Cellule des refoulés de la primature et en mars 1995, avec le feu Norbert MAMBA alors conseiller à la primature chargé des refoulés.
    10. Existence depuis avril 1995 d’un bulletin hebdomadaire de formation et de sensibilisation dénommé « SOS REFOULES » créé avec l’aide de la Fondation ARENA mais, qui malheureusement ne fera pas long feu par manque de soutien, que disons-nous, de votre soutien.
    Dix huit ans de survie car la période allant de 1996 au premier semestre 2011 est caractéristique d’essoufflement de l’association, période marquée par peu d’actions et de réussites telles la séance de travail et la remise d’un memo à Monsieur GARETON, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC en mission à Kinshasa le 21/02/1999 ; et la pression sur les dirigeants de la Société Nationale des Chemins de Fer Congolais, (SNCC) qui reconnurent par leur lettre n° 383/DGP/99 du 04 août 1999 que les agents kasaïens de la Société des Chemins de fer de l’Est, SFE en sigle, filiale du Holding SNCC, étaient contraints de quitter leurs lieux de travail en 1993 pour des raisons politiques, pression exercée notamment par la lettre du syndicat n°010801/ SRS/CNE/M/DG/SNCC/99 du 08 janvier 1990 à laquelle référence avait été faite dans la précitée.
    L’action phare du SRS durant cette période est le dépôt par le canal de son partenaire Avocats Sans frontières/ RDC «ASF/RDC», de la plainte contre KYUNGU WA KUMWANZA et consorts, sur le bureau du Procureur de la Cour pénale Internationale, CPI, à la Haye.
    A partir du deuxième semestre 2011 nous assistons à une reprise remarquable des activités avec quatre correspondances et des réunions organisées par la primature dans le cadre de l’institution gouvernementale « Cadre Permanent du Dialogue social ».
    Mais la véritable sortie de l’association de sa torpeur est arrivée au début 2013 avec l’encadrement de la plate- forme politique «Coalition des patriotes pour la République », CPR en sigle, dont le SRS est membre fondateur.
    A cette occasion de 20 ans de vie du Syndicat, les refoulés du Shaba, survivants de cette épuration ethnique du 20ème siècle finissant, qui avaient été chassés comme des chiens de leurs maisons, de leurs camps, de leurs activités, … abandonnant ainsi derrière eux tout le fruit de travail de la vigueur de leur jeunesse et se trouvant aujourd’hui, en plus de mauvais souvenirs emportés de ce drame, sans repère car abandonnés à eux-mêmes par tous du moment que vous avez un cœur de chair. Ils vous prient de soutenir leur juste combat qui consiste à les rétablir dans leurs droits aliénés et à prévenir de tels comportements à l’avenir en appuyant leurs actions déjà engagées pour la poursuite des auteurs et acteur de ce crime.
    Espérant que cette fois-ci c’est la bonne et que cette interpellation ne vous laissera pas indifférent comme par le passé, les refoulés du Shaba survivants de l’épuration ethnique de 1992-1993 au Shaba vous remercient d’avance de votre engagement pour qu’ils puissent eux aussi vivre et qu’un tel drame ne puisse plus jamais se produire en RD Congo.
    Remy LUKUSA Wakudingabo
    Président
    Alain Mukadi Kazadi Secrétaire Exécutif

    La Pros.
    La prosperite

  • Rwanda:Tentative de coup d’Etat à Kigali

    Rwanda:Tentative de coup d’Etat à Kigali

    gen-maj-frank-kamanzi-mushyo-Pour la première fois, indiquent des sources crédibles, un général, le chef d’état major de l’armée rwandaise, a craché sur le front du monarque de Kigali l’interrogation assassine suivante : « Qu’est ce que nous allons faire au Congo ? ».

    Il n’est plus le maître incontesté et incontestable. Le président rwandais Paul Kagame fait  actuellement face, au sein même de son pré carré, à la désapprobation de son aventure en Rdc. Pour la première fois, indiquent des sources crédibles, un général, le chef d’état major de l’armée rwandaise, a craché sur le front du monarque de Kigali l’interrogation assassine suivante : « Qu’est ce que nous allons faire au Congo ? ». L’affront était de taille pour Paul Kagame, jamais dispose à enregistrer une opinion contraire à ses vues, ses paroles, ses options, ses décisions.

    Cette Question, venue d’un officier supérieur, devant plusieurs autres conviés à la réunion, c’est relevée un véritable affront pour le monarque incontesté. Aussi l’officier « téméraire », aurait-il été immédiatement assigné en résidence surveillée, à en croire les mêmes sources. Par cet acte Paul Kagame entend découper ficelles d’un coup d’Etat concocté par ses proches dans l’arène militaire et qui viserait son poste. Avec raison. Selon des témoignages concordants, en effet, le climat est à l’exaspération dans la sphère politique et militaire rwandaise.

    Gen Maj Frank Kamanzi Mushyo, Chef d’Etat Major de l’armée de terre

    A la base, l’évolution chaotique, pour Kigali, de la situation au front des combats  en Rdc. Aucun doute quel bilan macabre des derniers affrontements a mis de l’huile au feu qui couve depuis plusieurs années au Rwanda où plusieurs personnalités seraient déjà rassasiée de l’aventure meurtrière menée en Rdc et qui, au finish, peut se solder par une interpellation au niveau de  la justice internationale. Dans les milieux militaires surtout en susurre que la moisson a été abondante : au point qu’il importe désormais de jouir de la désormais amassée plutôt que de s’exposer à la mort, ou à tout le moins aux geôles de la Cpi.

    Sentiment ravive les lourdes pertes subies par l’armée rwandaise dans les combats actuels entre le M23 et l’armée de la République  démocratique du Congo. Dans les coulisses on fait état d’un général, de plusieurs colonels tués lors de l’assaut décisif lance par les Fardc ; bilan enrichi de plusieurs centaines de soldats et officiers subalternes déployés par Kigali dans les lignes du M23.

    Ce revers aurait fait sauter l’hésitation, la peur dans le chef des officiers rwandais décidés de pousser leur commandant suprême à mettre un terme à une aventure ayant trop duré et donnant les signaux, clairs de l’essoufflement. Outre la communauté internationale, les humanitaires, la Brigade offensive de la Monusco, l’opposition politique interne… Paul Kagame aura à faire désormais à une farouche opposition militaire.

    A s’interroger ainsi sur les chances de l’apporter sur ce nouveau front par le maître de Kigali porté au triomphe jusque-là sur plusieurs tableaux par ses parrains étrangers. Ainsi que les signaux le prédisent, l’étau est entrain de se refermer sur le patron de l’Armée patriotique rwandaise, tombeuse du régime de Juvénal Habyarimana en 1994.

    L’homme serait le seul à accuser la cécité devant la déclinaison de son aura sur l’échiquier international; le prétexte de génocide ne porte plus, alors que les témoignages d’autorité le place au soubassement même de cette tragédie prolongée par Kagame jusqu’en terres congolaises. Bien plus, toutes les analyses concordent quant à l’impossibilité de rétablir la paix dans les Grands Lacs avec Kagame comme acteur.

    La rédaction

    Source: La République

  • Le Rwanda apporte toujours son aide au M23 qui continue à tuer et violer des civiles (HRW)

    Le Rwanda apporte toujours son aide au M23 qui continue à tuer et violer des civiles (HRW)

    leader m23– Les rebelles du M23 ont exécuté sommairement au moins 44 personnes et violé au moins 61 femmes et filles depuis mars 2013 dans l’est de la République démocratique du Congo. Des habitants de la région et des anciens rebelles ayant déserté ont fait état d’opérations récentes de recrutement forcé d’hommes et de garçons par le M23 au Rwanda et en RD Congo. Après un cessez-le-feu qui a duré près de deux mois, les combats ont repris le 14 juillet entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23 près de la ville de Goma, dans l’est de la RD Congo. Des habitants de la région et des rebelles déserteurs ont décrit de récentes activités attestant que les forces criminelles du M23 ont reçu de l’aide en provenance du Rwanda. Parmi ces activités figurent des mouvements réguliers du Rwanda vers la RD Congo d’hommes en uniforme de l’armée rwandaise et l’approvisionnement du M23 en munitions, en vivres et en autres fournitures provenant du Rwanda. Le M23 a mené des opérations de recrutement au Rwanda. Des officiers de l’armée rwandaise ont formé de nouvelles recrues du M23 et ont communiqué avec et rencontré des dirigeants du M23 à plusieurs reprises. « Non seulement le Rwanda permet au M23 de se procurer des recrues et de l’équipement sur son territoire, mais les militaires rwandais continuent d’apporter un soutien direct à ce groupe qui commet des exactions », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Ce soutien renforce un groupe armé qui est responsable de nombreux meurtres, viols et autres crimes graves.» Les informations récemment recueillies par Human Rights Watch proviennent de plus de 100 entretiens réalisés depuis mars, y compris avec des anciens combattants du M23 qui ont quitté le mouvement entre fin mars et juillet et avec des civils vivant près de la frontière rwando-congolaise, dont certains ont été victimes d’exactions. En plus des exactions commises par le M23, Human Rights Watch a documenté plusieurs meurtres et viols commis par des miliciens hutus congolais actifs dans les zones contrôlées par le M23 et aux alentours. Certains officiers de l’armée congolaise auraient apporté un soutien à des factions de ces groupes, ainsi qu’à des factions des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) – un groupe armé rwandais à majorité hutue, allié à ces milices congolaises, et dont certains membres ont participé au génocide de 1994 au Rwanda. Depuis sa création en avril 2012, le M23 a commis des violations des lois de la guerre sur une grande échelle. Malgré les nombreux crimes de guerre commis par ses combattants, le M23 a reçu unappui substantiel de la part de responsables militaires rwandais. Après avoir brièvement occupé Goma en novembre et s’en être retiré le 1er décembre, le M23 contrôle actuellement la majeure partie des territoires de Rutshuru et de Nyiragongo, à proximité de la frontière rwandaise. Les 25 et 26 avril, des combattants du M23 ont tué 15 civils d’ethnie hutue dans plusieurs villages du groupement de Busanza dans le territoire de Rutshuru, et au moins six autres à la mi-juin, apparemment pour « punir » les villageois pour leur prétendue collaboration avec des milices hutues congolaises. Parmi d’autres civils tués par les combattants du M23 depuis mars, figurent un homme âgé de 62 ans qui a été abattu pour avoir refusé de remettre ses fils au M23, un chauffeur de moto qui refusait de donner de l’argent à ce groupe, de nouvelles recrues du M23 capturées après avoir tenté de s’enfuir, et d’autres accusés de collaboration avec des milices hutues. Le 5 juillet, quatre combattants du M23 ont violé une fille de 12 ans alors qu’elle allait chercher de l’eau près de son village dans le territoire de Rutshuru. Un combattant du M23 a accosté une jeune femme de 18 ans près de Bunagana le 15 avril, et lui a tiré une balle dans la jambe parce qu’elle a refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Depuis juin, des commandants du M23 ont forcé des chefs coutumiers dans les zones qu’ils contrôlent à suivre une formation militaire et idéologique et à fournir des recrues au M23. Le M23 considère ces chefs locaux comme constituant une « force de réserve », sur laquelle ils veulent pouvoir compter pour leur fournir un appui lors d’opérations militaires. Des combattants du M23 ont arrêté ou enlevé des dizaines de civils au cours des dernières semaines dans le territoire de Rutshuru, la plupart d’ethnie hutue. Le M23 a accusé beaucoup d’entre eux de collaborer avec les FDLR ou avec les milices hutues congolaises qui sont leurs alliées. Les combattants du M23 les ont sévèrement battus, les ont ligotés et gardés prisonniers. Le M23 a ensuite forcé beaucoup d’entre eux à suivre une formation militaire et à rejoindre leurs rangs. Un ancien policier du M23, qui a déserté en avril, a indiqué à Human Rights Watch qu’il avait participé à des enquêtes sur des meurtres de civils. Il a affirmé qu’avant chaque enquête, un commandant de haut rang du M23, Innocent Kayna, lui avait dit: « C’est toi qui mènera l’enquête. Et tu diras que ce sont des bandits de la région qui ont tué, pas le M23.» Human Rights Watch a contacté le chef militaire du M23, Sultani Makenga, mais il n’était pas disponible pour commenter les récentes exactions présumées. Parmi les hommes recrutés au Rwanda par le M23, figurent des militaires rwandais démobilisés et d’anciens combattants des FDLR, dont la plupart avaient été intégrés dans la Force de réserve de l’armée rwandaise, ainsi que des civils rwandais. Un jeune Rwandais âgé de 15 ans a raconté à Human Rights Watch que lui et trois autres jeunes hommes et garçons avaient reçu la promesse d’emplois en tant que gardiens de vaches en RD Congo, mais qu’une fois arrivés dans ce pays, ils avaient été forcés de rejoindre le M23. Ils ont suivi en RD Congo une formation militaire dispensée par des officiers rwandais et on les a avertis qu’ils seraient abattus s’ils tentaient de s’enfuir. D’autres déserteurs du M23 ont également affirmé que des officiers rwandais formaient les nouvelles recrues de ce groupe. D’anciens officiers du M23 ayant appartenu à d’anciennes rébellions soutenues par le Rwanda ont affirmé avoir reconnu des membres de l’armée rwandaise parmi les officiers opérant dans les rangs du M23. Des déserteurs congolais ont indiqué à Human Rights Watch qu’un certain nombre de combattants du M23 reconnaissaient volontiers qu’ils étaient rwandais. Certains indiquaient avoir été membres des contingents rwandais des missions de maintien de la paix en Somalie ou au Darfour. De récents déserteurs du M23 interrogés par Human Rights Watch ont décrit des arrivées fréquentes – parfois hebdomadaires – de militaires et de recrues en provenance du Rwanda. Parfois il s’agissait de rotations, des hommes nouveaux en remplaçant d’autres qui étaient retournés au Rwanda. Des armes, des munitions, des citernes de lait, des camions de riz et d’autres fournitures étaient acheminés du Rwanda à l’intention du M23. Des déserteurs du M23 ont également fait état de conversations téléphoniques et de rencontres, au Rwanda et en RD Congo, entre des commandants de haut rang du M23 et des hommes dont les déserteurs avaient entendu dire qu’ils étaient des responsables rwandais ou qu’ils connaissaient eux-mêmes comme tels. Tous les récents déserteurs du M23 interrogés par Human Rights Watch ont affirmé que des soldats, des officiers et des formateurs rwandais étaient présents pendant tout le temps qu’ils avaient passé au sein du M23, et que de nouvelles recrues étaient arrivées en provenance du Rwanda au cours des derniers mois. « Au cours des 17 dernières années, l’armée rwandaise a à maintes reprises envoyé des troupes dans l’est de la RD Congo et soutenu des forces agissant pour son compte et qui se sont rendues responsables d’exactions et de crimes de guerre», a conclu Daniel Bekele. « Comme dans le passé, le Rwanda nie qu’il soutient le M23, mais les faits sur le terrain contredisent ces démentis.» Des demandes d’entretien adressées par Human Rights Watch à des responsables gouvernementaux et militaires rwandais sont restées sans réponse de leur part. Dans le passé, les autorités rwandaises ont nié à plusieurs reprises les allégations selon lesquelles le gouvernement apportait son soutien au M23. Le gouvernement rwandais devrait immédiatement cesser toute forme de soutien au M23 en raison du comportement souvent abusif de ce groupe, a déclaré Human Rights Watch. Les envoyés spéciaux des Nations Unies et des États-Unis dans la région des Grands Lacs, ainsi que les gouvernements des pays bailleurs de fonds, devraient dénoncer publiquement le soutien continu apporté par le Rwanda au M23 et appeler à l’imposition de sanctions contre les hauts responsables rwandais qui sont responsables de ce soutien. Le gouvernement congolais devrait immédiatement suspendre, soumettre à enquête et, s’il y a lieu, engager des poursuites contre les officiers militaires et les responsables gouvernementaux congolais qui ont fourni un appui aux FDLR ou à des groupes qui leur sont alliés. Le gouvernement devrait proclamer clairement que les commandants des milices qui commettent des exactions ne seront pas intégrés dans l’armée congolaise dans le cadre d’un éventuel accord politique. Selon des journalistes de la presse internationale qui étaient présents près de la ligne de front et selon des photos examinées par Human Rights Watch, des militaires de l’armée congolaise ont traité de manière dégradante les cadavres de combattants du M23 tués lors d’affrontements le 16 juillet, les déshabillant, agitant leurs organes génitaux avec leurs armes et proférant des insultes à caractère ethnique. Le droit international interdit de commettre des « atteintes à la dignité de la personne », y compris contre des morts. Human Rights Watch a également documenté des incidents lors desquels l’armée congolaise a détenu d’anciens combattants du M23 et des collaborateurs présumés de ce groupe pendant plusieurs semaines, sans les déférer devant un tribunal, et souvent en les maintenant au secret dans des conditions pénibles. Les autorités militaires congolaises devraient sanctionner de manière appropriée les officiers et les soldats responsables du mauvais traitement de cadavres, et s’assurer que de tels actes cessent immédiatement. Les autorités militaires et judiciaires devraient s’assurer que les combattants et les civils capturés soient traités en conformité avec les normes internationales en matière de régularité des procédures, notamment en étant rapidement déférés devant un juge et inculpés, ou libérés. Les détenus ne devraient pas être maltraités ou incarcérés dans des conditions inhumaines.

    Direct.cd

  • RDC: l’armée pilonne les positions du M23 à Rumangabo

    RDC: l’armée pilonne les positions du M23 à Rumangabo

    Des militaires congolais arrivent à Goma, le 3 décembre 2012 © AFP
    Des militaires congolais arrivent à Goma, le 3 décembre 2012
    © AFP

    -Le camp de Rumangabo, situé à 50 kms au nord de Goma dans le territoire de Rutshuru, a connu «un intense bombardement » en fin de la matinée de ce mercredi 24 juillet de la part des FARDC, ont indiqué des sources locales. Quelques personnes ont été blessées, selon les mêmes sources. La rébellion du M23 quant à elle parle d’au moins 15 civils tués. De son côté, le porte-parole des FARDC n’a pas réagi à ce dernier développement de la situation sur le terrain.

     

    Les habitants de Gisigari disent avoir vu environs de 11h30 locales ce mercredi, trois hélicoptères des FARDC larguer plusieurs bombes sur cette importante base militaire du M23 à Rumangabo.

    L’événement a surpris même les combattants du M23 eux-mêmes. Quelques instants plus tard, ils ont été vus  courir dans tous les sens dans la chefferie. Quelques-uns ont tout de même tiré plusieurs balles en direction des hélicoptères.

    Cette situation a créé la panique au sein de la population des villages environnant au camp de Rumangabo.

    Le M23, qui a confirmé l’information, a accusé les FARDC de n’avoir pas épargné, dans ce bombardement, les habitants civils autour du camp de Rumangabo. De son côté, le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, se garde jusque là de tout commentaire sur la question.

    Les combats entre FARDC et M23 avaient repris le 14 juillet dernier dans le groupement de Kibati. Mais une relative accalmie était observée sur les lignes de front jusqu’au mercredi 17 juillet.

    Ce jour-là, les FARDC avaient intensifié leurs bombardements sur les positions tenues par le M23 sur les collines avoisinant les localités de Kanyarucinya et Kibati, à une quinzaine de kilomètres au Nord de Goma. Des chars, des mortiers et des mitrailleuses lourdes montées sur des affuts avaient pilonné pendant une partie de l’après-midi les positions du M23.

  • RDC : l’armée passe à l’offensive dans le Kivu

    RDC : l’armée passe à l’offensive dans le Kivu

    fardc_01-En difficulté, les rebelles du M 23, attaqués par plusieurs groupes armés, ont du mal à conserver leurs positions.
    La maison d’André a déjà été pillée deux fois ces cinq derniers mois. Matelas, ustensiles de cui­sine, cahiers d’école, tout est parti, et pourtant le père de famille sait bien que «les hommes en armes» n’hésiteront pas à revenir. La semaine dernière, un jeune homme de 23 ans a été assassiné alors qu’il tentait de s’opposer à des voleurs ; alors, chaque jour, à la nuit tombée, André installe ses enfants sur des nattes dans un bosquet derrière son enclos pour passer la nuit à la belle étoile.
    «Voilà où nous en sommes arrivés. Je ne suis même plus en sécurité sous mon propre toit», dit-il. À Rutshuru, le fief des rebelles du M23, la situation sécuritaire n’a fait que se dégrader depuis la scission du mouvement en mars. Les attaques de groupes armés adverses se sont multipliées, sans que les rebelles ne puissent les endiguer faute de troupes.
    La reprise des affrontements entre l’armée gouvernementale et les rebelles il y a une semaine a intensifié la cadence des pillages, le M23 ayant concentré ses forces au sud pour combattre l’armée. Pour André et les habitants des villages sous occupation rebelle, la situation est devenu insoutenable.
    «Nous sommes fatigués. Chaque jour, nous nous réveillons avec des nouvelles de meurtres, violence sexuelle…Ce n’est pas forcément le M23 qui fait ça, mais ils ne savent pas nous défendre. L’armée doit revenir», dit Séraphin, un étudiant.
    Première victoire des troupes gouvernemen­tales en un an

    En mars, le M23 s’était scindé en deux factions rivales qui se sont affrontées pendant dix jours avant que 600 rebelles ne traversent la frontière pour trouver refuge au Rwanda. Affaibli par ces querelles intestines, le mouvement n’a, depuis, pas totalement recouvert le contrôle de son territoire, et l’assaut lancé le dimanche 14 juillet a permis à l’armée de reprendre plusieurs positions des mains des rebelles, la première victoire des troupes gouvernemen­tales contre le M23 en un an.
    Après avoir repris aux rebelles Mutaho et Kanyaruchinya à 10 kilomètres de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu, l’armée se bat depuis plusieurs jours pour Kibati, un ensemble de collines un peu plus au nord.
    Une victoire bien modeste, à peine deux kilomètres du territoire national reconquis, mais le symbole s’avère puissant. Jamais la population de Goma et de ses environs n’a soutenu l’armée gouvernementale, plus connue pour son indiscipline que son efficacité, avec une telle ferveur.
    Au sein de la rébellion du M23, l’humeur est variable et l’on cache son désarroi comme on peut. La branche politique se lamente de l’inflexibilité de Kinshasa, qui se refuse à négocier malgré la promesse formulée en novembre lorsque les rebelles avaient pris Goma.
    Le commandement militaire se dit, lui, serein. Sur la ligne de front, pourtant, les troupes avouent se battre «pour leur survie». Les munitions saisies à Goma en novembre ne seront pas éternelles et le soutien du Rwanda se ferait plus rare, si l’on en croit le dernier rapport des experts de l’ONU. De chaque côté, la question demeure «Pour combien de temps?»

    Mélanie Gouby

    Le Figaro