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  • Concertations nationales : Denis Sassou Nguesso sera accompagnateur et non médiateur

    Concertations nationales : Denis Sassou Nguesso sera accompagnateur et non médiateur

    kabila-Sassou-Les présidents de deux Chambres du Parlement de la RDC ont effectué, hier jeudi, un déplacement pour Brazzaville, en vue de remettre le message de Joseph Kabila relative aux concertations nationales, à son homologue Denis Sassou Nguesso. A en croire la déclaration de Kengo à la presse, le pouvoir de Kinshasa souhaite un accompagnement de Denis Sassou Nguesso en lieu et place d’une médiation. Cherchez la nuance…

    Les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, co-présidents  des concertations nationales se sont rendus, hier jeudi 8 août à Brazzaville. Kengo et Minaku qui s’activent à baliser la voie des concertations nationales, initiées par le président de la République, Joseph Kabila, ont été porteurs du message de ce dernier, à son homologue du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso.

    Se confiant à la presse, le président du Sénat de la RDC a déclaré : « Nous sommes venus rencontrer le président Sassou pour lui dire que nous allons débuter les concertations dès la semaine prochaine. Et comme nous voulons que ces concertations soient inclusives et qu’elles aboutissent à des décisions prises par consensus ;  il  se peut, dans certaines circonstances, que nous ayons besoin de lui demander de nous accompagner. D’où cette visite, pour l’associer à ces concertations ».

    A la question de savoir si l’accompagnement sollicité de Sassou Nguesso traduisait la médiation, Léon Kengo s’est exprimé en ces termes : « Son rôle de nous accompagner sera déterminé également par son collègue qui viendra ici…, le président Sassou peut jouer à l’amiable compositeur».

    S’agissant du caractère inclusif des concertations nationales, le président du Sénat (RDC) n’a pas caché le vœu de faire participer la rébellion à ce forum.

    Pour ce qui est de la position du président  Sassou en ce qui concerne la requête du gouvernement de la RDC, Léon Kengo wa Dondo a indiqué que ce dernier est disponible 24 heures sur 24.

    Par ailleurs, Kengo et Minaku qui attendent accélérer le processus regagnent Kinshasa, ce vendredi 9 août, et vont directement entamer des rencontres avec les composantes.  C’est la Société civile qui ouvre le bal, a indiqué un communiqué du présidium des concertations nationales lu sur les antennes de la RTNC.
    Des rencontres préliminaires qui pourront, sans doute, aplanir les divergences soulevées par les uns et les autres et déboucher éventuellement sur la fixation des dates de la tenue de ce forum national.
    – Le Potentiel

  • Angola : l’étrange disparition de José E. Dos Santos

    Angola : l’étrange disparition de José E. Dos Santos

    Dos santos victoire

    Mais où est donc passé le président angolais José Eduardo Dos Santos ? C’est la question qui a agité la classe politique angolaise pendant un mois et demi. Quarante-cinq jours exactement durant lesquels le chef de l’État était officiellement en “visite privée” à Barcelone, en Espagne. Six semaines, surtout, qui ont soulevé d’épineuses questions sur son éventuelle succession.

    -Le chef de l’État angolais, José Eduardo Dos Santos, n’avait jamais été absent de son pays aussi longtemps. En « visite privée », vraisemblablement pour raisons de santé, à Barcelone depuis le 26 juin, le chef de l’État n’est reparti d’Espagne que le 8 août. Selon l’agence de presse angolaise et des sites d’information espagnols, il s’est envolé pour rejoindre Luanda, puis décollera pour Malabo, en Guinée équatoriale, vendredi 9 août, à la veille du troisième sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernements de la

    Commission du Golfe de Guinée.

    Mais, pendant quarante-cinq jours, le silence a été de mise. « Nous savons qu’il est en Espagne pour des raisons de santé et nous espérons qu’il ira mieux », déclarait ainsi Raul Danda, député du parti d’opposition Unita à l’Africa Review, le 7 août, « mais pendant des semaines, nous  n’avons rien su parce qu’il y a une culture du silence au sujet de sa santé. »
    >> Lire aussi : Marcolino Moco : “Dos Santos doit partir”

    “Trouver un leader pour me remplacer”

    Le silence était d’autant plus pesant que José Eduardo Dos Santos, 70 ans, avait évoqué sa succession le 3 juin dernier. « La première chose à faire sera de trouver un leader pour me remplacer à la tête de mon parti, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) », avait déclaré le chef d’Etat angolais lors d’une interview accordée à la chaîne portugaise Sic.

    Selon la constitution de 2010, c’est le vice-président Manuel Vicente qui, en son absence, assure l’intérim du pouvoir, jusqu’à, si l’absence se révélait « définitive », la tenue d’un nouveau scrutin général. À la suite de ce dernier, c’est le chef du parti ayant remporté le plus de sièges lors des élections qui accèderait automatiquement à la présidence.

    C’est donc au sein de l’Assemblée que de nombreuses questions se sont posées quant à son possible successeur. Le vice-président, Manuel Vicente, s’il a tenu les rênes du pays en l’absence de Dos Santos, ne recueille pas les faveurs de bon nombre d’hommes forts du parti présidentiel, le MPLA. L’actuel numéro deux de l’État est en effet perçu comme trop proche des milieux d’affaires, en tant qu’ancien dirigeant de la compagnie pétrolière nationale, la Sonacol.

    Préparer la suite

    Selon The Economist, des observateurs à Luanda ont même évoqué l’idée que la visite privée de Dos Santos à Barcelone serait plus politique que clinique. L’actuel chef de l’État chercherait selon eux à tester son vice-président auprès de la classe politique nationale et voudrait lui permettre de fourbir ses armes en vue de sa succession. Manuel Vicente est ainsi publiquement apparu plusieurs fois à la télévision nationale, renforçant une image publique jusque-là peu visible.

    Toujours selon The Economist, certains s’interrogeraient quant à eux sur les capacités du fils du président, José Filomeno Dos Santos, nommé récemment, à 35 ans, à la tête du fonds souverains angolais gérant quelque 5 milliards de dollars. Ce dernier semble toutefois trop peu implanté dans le parti présidentiel pour envisager à court terme de succéder à son père.

    Qu’il l’ait prémédité ou non, José Eduardo Dos Santos, en s’absentant ces six dernières semaines, a provoqué les discussions au sujet de sa succession. Au pouvoir depuis 1979, il est cependant encore, à l’heure actuelle, et à la veille de sa réapparition publique à Maputo, l’un des chefs d’État africains à la longévité la plus importante, avec l’Équato-Guinéen Téodoro Obiang et le Zimbabwéen Robert Mugabe.

    Jeune Afrique

  • Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé “torturé” en détention, selon ses avocats

    Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé “torturé” en détention, selon ses avocats

    Charles Blé Goudé, figure du régime déchu de Gbagbo, donne une interview à l'AFP, le 25 juin 2012 quelque part près de la frontière entre le Bénin et le Togo AFP -
    Charles Blé Goudé, figure du régime déchu de Gbagbo, donne une interview à l’AFP, le 25 juin 2012 quelque part près de la frontière entre le Bénin et le Togo
    AFP –

    -D’après ses avocats, Charles Blé Goudé, proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, aurait subi des “tortures” durant sa détention. Arrêté en janvier dernier au Ghana, il a été extradé et inculpé de “crimes de guerre” pour son implication présumée dans la crise post-électorale de 2010-2011.

    À en croire ses avocats, Charles Blé Goudé est « torturé » et subit des « traitements cruels, inhumains et dégradants » depuis qu’il est en détention. Arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d’un an et demi de cavale, l’ex-chef des Jeunes patriotes et fidèle de Laurent Gbagbo avait été extradé dès le lendemain vers la Côte d’Ivoire.

    Il a été incarcéré tour à tour dans « une maison » puis dans les « locaux de la police dans des conditions inhumaines et dégradantes », a affirmé lundi à Abidjan son collectif d’avocats.

    Le détenu, qui a bénéficié vendredi de la visite de ses conseils, la deuxième après celle du 30 janvier, « dort quasiment nu à même le sol, ne voit pas la lumière du jour, ne bénéficie pas de soins médicaux et n’a droit qu’à un seul repas par jour ». « Nous avons rencontré un homme fatigué, amaigri et portant les séquelles de la torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants dont il est l’objet depuis son arrestation », ont-ils déploré, avant d’ « exiger » son transfèrement dans une maison d’arrêt.

    Libération de Michel Gbagbo et de Pascal Affi N’Guessan

    L’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo a été inculpé le 21 janvier de « crimes de guerre » mais aussi d’« assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui ».

    Il était visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne pour son implication présumée dans les violences postélectorales qui ont duré de décembre 2010 à avril 2011. Cette crise sanglante avait fait environ 3 000 morts.

    Laurent Gbagbo est lui détenu depuis fin 2011 à La Haye par la CPI, qui le soupçonne de crimes contre l’humanité. Quatorze personnalités pro-Gbagbo, dont son fils Michel et le leader du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Gbagbo), Pascal Affi N’Guessan, ont par ailleurs obtenu lundi une remise en liberté provisoire.

    (Avec AFP)

  • RDC : M23, une radio et des relais de propagande à l’étranger

    RDC : M23, une radio et des relais de propagande à l’étranger

    radio station 2-Le Mouvement du 23-Mars (M23) s’apprête à lancer une radio pour “diffuser des messages de paix” dans le Nord-Kivu. Une offensive médiatique du groupe rebelle auquel s’ajoutent des relais de propagande sur internet.

    « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Le Mouvement du 23-Mars (M23) semble faire sien le dicton. Dans sa nouvelle stratégie de communication, la rébellion qui sévit depuis avril 2012 dans l’est de la RDC, avance désormais ses pions en sourdine, aidée par un faisceau de « fans qui croient à [sa] cause ». Une astuce qui permet au groupe rebelle de « continuer à faire entendre [sa] voix, même si beaucoup aujourd’hui veulent [le] réduire au silence », affirme Amani Kabasha, le responsable de communication et porte-parole du M23.

    Le groupe rebelle n’a pas oublié l’épisode de la polémique autour de sa page Facebook, après la chute de la ville de Goma. Plus le nombre des abonnés augmentaient, plus les voix s’élevaient pour réclamer sa fermeture, jusqu’à sa suppression, le 30 novembre, par l’équipe de Mark Zuckerberg. Il en est de même du site internet officiel de la rébellion, créé et mis en ligne depuis la ville de Provo, dans l’Utah (États-Unis) par la « fédération américaine du M23 », « offline depuis bientôt trois mois », explique Amani Kabasha qui reproche « aux experts onusiens [d’être] à la base de cette censure ».

    >> Lire aussi : RDC : polémique autour de la page Facebook du M23

    Dignité FM, future radio M23

    « Nous travaillons en ce moment pour la réouverture du m23mars.org », confie le porte-parole du mouvement rebelle, sans donner plus de détails. Il est moins bavard en revanche sur le lancement, début août, de la radio du groupe armé depuis Kibumba, à une trentaine de kilomètres de Goma. « C’est encore un projet », se contente-t-il de lâcher. La radio Dignité FM, qui est en « période de test technique », devrait couvrir la zone occupée par la rébellion et pourrait également être captée à Goma.

    « Nous voulons faire entendre notre opinion et diffuser des messages de paix, commente Bertrand Bisimwa, chef politique du M23. Car, ces derniers temps, ce sont des propagandistes de Kinshasa qui ne cessent de lancer des appels à la haine » dans la capitale du Nord-Kivu. Et à ceux qui accusent le mouvement rebelle d’avoir pillé une radio locale pour monter la sienne, Bertrand Bisimwa répond : « Nous avons acheté du matériel tout neuf. Aucune radio n’a été vandalisée par nos hommes. »

    Lobbying

    Sur le web, le M23 fait également peau neuve. Si, officiellement, le groupe armé n’a plus de site internet, il dit se « débrouiller comme [il] peut » pour porter sa voix à l’extérieur. Des sympathisants sont appelés à la rescousse et beaucoup répondent présents.

    Parmi ces principaux nouveaux relais de propagande, Bruno Gouteux sort du lot. Rédacteur en chef de la revue La nuit rwandaise et membre de plusieurs associations de soutien au peuple rwandais, notamment France Rwanda Génocide et Appui Rwanda, le Français a lancé, fin mai, le site internet L’agence d’information. « C’est un groupe de huit personnes intéressées à ce qui se passe au Kivu, conséquence de ce qui s’est passé au Rwanda en 1994. Nous voulons observer la première mission “offensive” de l’ONU », explique Bruno Gouteau, soulignant n’avoir « aucun lien direct avec le M23 ». Le ton des articles publiés sur son « agence » ne laisse pourtant aucun doute sur son positionnement dans la crise au Kivu.

    À côté de L’agence d’information, plusieurs autres sites internet, pages Facebook et comptes Twitter ont également vu le jour, ces derniers mois, pour faire la propagande du M23. Avec très souvent, une certaine Lucie Divova à la manœuvre. Toutes les tentatives pour la contacter se sont avérées vaines. Aux dernières nouvelles, elle a mis en ligne le site internet Soleil du Graben, réputé proche du M23.

     

    Capture d’écran de l’enregistrement du site soleildugraben.ch sur who.is

    Sympathisante de la première heure de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CDNP) du général déchu Laurent Nkunda, Lucie Divova ne se limite pas à la création des sites estampillés « M23 », elle écrit aussi des poèmes. À la gloire de Sultani Makenga, le chef rebelle.

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    Jeune Afrique- Par Trésor Kibangula

  • M. Ouattara au sujet des pro-Gbagbo: «Il n’est pas bon d’avoir des personnes de ce rang en prison»

    M. Ouattara au sujet des pro-Gbagbo: «Il n’est pas bon d’avoir des personnes de ce rang en prison»

    Alassane-Ouattara-Botswana-state-visit-Ce mercredi 7 août, c’était le 53e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Les cérémonies officielles ont eu lieu sur l’esplanade de la présidence à Abidjan avec un défilé militaire et la décoration de 21 personnes, dont trois ministres et les directeurs des ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro. Le chef de l’Etat ivoirien a ensuite été interrogé par deux journalistes ivoiriens. Verbatim.

    Au cours d’un entretien de plus d’une heure diffusé en direct sur les antennes de la radio et de la télévision publiques, Alassane Ouattara est revenu sur la libération provisoire accordée lundi 5 août à 14 personnalités proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dont son fils Michel, le président du Front populaire ivoirien (FPI) Pascal Affi N’Guessan et l’ex-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Philippe Henry Dacoury Tabley.

    Le président ivoirien s’est montré plus réconciliant que d’habitude sur le dossier de la crise postélectorale. « Depuis des mois, j’ai indiqué au ministère de la Justice que nous devions accélérer les procédures pour que des personnalités qui sont connues puissent être en liberté provisoire, explique M. Ouattara. Mais la justice a son rythme, la justice a son calendrier, la justice a ses complexités. Les juges avaient besoin de rassembler un certain nombre de faits avant d’arriver à cette décision. »

     

    « Maintenant, cette décision est prise, je m’en réjouis, assure le président. J’estime que c’est une très bonne chose, d’abord pour les personnes et leurs familles. Je considère que ce n’est pas bon d’avoir des personnes de ce rang en prison, mais la crise électorale devait passer par là. Il y a eu une tentative de déstabilisation d’un régime démocratiquement élu. Maintenant, cette page est tournée, la justice continue. »

    Et de continuer : « Je souhaite et je le leur ai demandé, que tout soit mis en œuvre pour conduire ce dossier d’ici la fin de l’année. J’espère que la justice va pouvoir y arriver, mais fondamentalement, c’est un acte d’apaisement. Je souhaite que la justice accélère les procédures, pour qu’en fin d’année et en début d’année prochaine, nous ayons vidé ce dossier des prisonniers de la crise post-électorale. »

    RFI

  • Spectaculaire incendie à l’aéroport de Nairobi (Kenya).

    Spectaculaire incendie à l’aéroport de Nairobi (Kenya).

    Feu aNairobiL’aéroport international Jomo Kenyatta de la capitale kényane a fermé ses portes ce mercredi matin raison d’un énorme incendie qui s’est déclaré peu avant le début du jour. Tous les vols ont été annulés.

    L’origine de cet incendie, qui n’aurait fait aucune victime, n’est pas encore connue. Tous les vols ont été annulés et détournés vers le port de Mombasa ou les pays limitrophes comme l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda. Des centaines de passagers se sont retrouvés bloqués à l’extérieur de l’aéroport.
    Les pompiers manquent d’eau

    Toutes les routes menant à l’aéroport ont été fermées.Ce qui complique le travail des pompiers qui commencent « à manquer dangereusement d’eau » affirme le ministère de l’Intérieur. Il a donc demandé que les camions soient autorisés à passer.

    Des médias kényans diffusent des images montrant des flammes et d’épais nuages de fumée noire.

  • Concertations nationales: Secrétariat technique fin prêt

    Concertations nationales: Secrétariat technique fin prêt

    KabilaKengo-Après leur entretien avec le chef de l’Etat mardi à l’aéroport de N’djili, les deux présidents de chambres parlementaires, membres du présidium des concertations, vont rendre publique ce mercredi la composition du secrétariat technique de ce forum national initié par Joseph Kabila. Le décor est planté pour la tenue des concertations nationales. Léon Kengo wa Dondo a indiqué mardi 6 août 2013 à la presse que le secrétariat technique sera installé aujourd’hui mercredi 7 août 2013. Une déclaration qui arrive après une rencontre de haut niveau entre le présidium des Concertations nationales et le président Kabila au salon présidentiel de l’aéroport international de N’djili. Un jour avant, soit lundi 5 août les présidents de deux chambres ont tenu une conférence de presse pour fixer l’opinion sur les cinq thématiques qui seront abordés au cours de ce forum. Notamment la démocratie, la gouvernance, les réformes institutionnelles; l’économie, le secteur productif, les finances publiques; la démobilisation, le désarmement, la réinsertion et le rapatriement des groupes armés : les conflits communautaires, la paix, la réconciliation nationale et enfin, la décentralisation et le renforcement de l’autorité de l’Etat. Comme on peut le constater, il ne sera pas question d’évoquer la vérité des urnes tel que réclamé par l’Opposition politique.

    L‘attention et les énergies à Kinshasa sont dirigées vers l’organisation des Concertations nationales. Le présidium chargé de l‘organisation de ce forum national, notamment Léon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, respectivement présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, a mis le turbo. Les choses se sont accélérée peu après le retour au pays de Kengo quand, mardi 6 août 2013, au sortir d’une réunion de travail, le speaker du Sénat a confié à la presse que les membres du secrétariat technique chargé de l‘organisation dudit forum seront connue dès ce mercredi 7 août. Bien avant cette réunion de travail, les deux honorables présidents avaient rencontré le chef de l’Etat au salon présidentiel de l’aéroport international de N’djili autour de la même question. Une façon d’indiquer que le travail se fait en coulisse afin de réussir la tenue de ces assises.
    L’objectif des concertations nationales initiées par Joseph Kabila est de créer la cohésion nationale pour faire face à la guerre qui sévit dans l’Est de la RD-Congo sous l’instigation du mouvement rebelle pro-rwandais, à savoir le M23.
    Déjà le lundi 5 août, Kengo et Minaku avaient animé une conférence de presse à Kinshasa au cours de laquelle ils ont annoncé que le travail avance du jour au jour afin que les concertations soient convoquées rapidement. Ils ont révélé les cinq thématiques qui seront abordés au cours de ce forum. Notamment la démocratie, gouvernance, réforme institutionnelle, l’économie, le secteur productif, les finances publiques, la démobilisation, le désarmement, la réinsertion et rapatriement de groupes armés, les conflits communautaires, la paix et la réconciliation nationale et enfin, la décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat. De ce fait, le Secrétariat technique des Concertations est fin prêt, confient des sources, ajoutant que les noms de ses membres du secrétariat technique connus ce mercredi 7 août 2013. Le même joui’, le présidium approuvera également le budget des concertations nationales de sorte que dans les jours qui viennent que l’on puisse annoncer la convocation de ces assises, les participants et les modalités qui doivent permettre à ceux-ci de regagner Kinshasa et également l’ensemble de titres de voyage qui doivent leur être envoyés. « Sans les jours qui arrivent, je crois que le travail doit être avancé pour que la convocation des concertations ait lieu rapidement », a déclaré Kengo sans annoncer une date précise.

    Chose promise chose due

    Minaku n’a l’ait qu’approuver les propos de son collègue Kengo a sorti le grand jeu. Prenant ses amis de l‘Opposition à contrepieds, il a mis la sourdine et privilégié l’intérêt supérieur de la Nation. Dès la publication de l’ordonnance présidentiel le, certains membres de l‘Opposition politique sont montés au créneau pour exiger que la question de la vérité des urnes et de la légitimité de Kabila soit inscrite à l’ordre du jour de ce forum, conditionnant leur participation à ces assises à une médiation étrangère neutre sous l’égide de l’ONU. invoquant une disposition de l’accord-cadre de paix signé en Février 2013 à Addis-Abeba par onze Etats africains et la résolution 1298 du Conseil de sécurité. Leur chouchou, Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo Brazzaville, a manifesté sa disponibilité d’offrir ses bons offices dans l’organisation de ce forum au cas où il serait invité par les autorités RD-congolaises. Il a fait cette déclaration lors de sa l’encontre avec son homologue Joseph Kabila à Brazzaville tout récemment. Si la disponibilité de Sassou a été saluée par l’Opposition RD-congolaise, ses propres opposants ont raillé le choix de leurs homologues RD-congolais, affirmant que sous Kabila, la RD-Congo a réalisé plus d’avancées démocratique que le Congo-Brazza de Sassou !
    De son côté, Kabila a concrétisé sa promesse faite au Congrès au mois de décembre 2012 par la signature de l’ordonnance présidentielle au mois de juin dernier portant convocation et organisation des concertations nationales dont le but principal est de recréer la cohésion nationale face à la guerre dans l’Est de la RD-Congo. Entre temps, même au sein de l’opposition, de plus en plus de personnalités adhèrent à ce schéma républicain, quel que soit la dénomination que chacun voudrait voir être donnée à ces concertations. Bref, la majorité des RD-Congolais acceptent la tenue du dialogue, imminent avec les derniers développements de l’actualité.
    Octave MUKENDI et Sandrine N’TSHIRI

  • RDC: A Kiwanja, on craint le M23 mais on résiste

    RDC: A Kiwanja, on craint le M23 mais on résiste

    kiwanja– Inquiet, un habitant de Kiwanja, localité de l’Est de la République démocratique du Congo, avale les derniers morceaux de poisson et de pâte de manioc de son dîner avant de disparaître dans l’obscurité, à pas pressés.

    “Je vous laisse, il paraît que ça va être au tour de ma maison d’être visitée cette nuit”, explique-t-il.

    A Kiwanja -à 70 km au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu- la même scène se répète depuis plusieurs semaines. A la nuit tombée, les rues se vident et les habitants s’enferment chez eux.

    Leur terreur, disent-ils: les pillages “systématiques” qui durent depuis “un mois ou un mois et demi” et dont ils accusent les rebelles du Mouvement du M23 actifs dans la zone.

    Kinshasa et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), qui a une base sur place, ont eux aussi dénoncé ces vols et désigné les mêmes coupables.

    La rébellion dément. “Le gouvernement veut faire croire que l’on enrôle de force et que l’on pille. C’est faux, regardez par vous-même”, déclare un cadre du M23, arrêté sur le bord de la route à l’entrée de la localité.

    De fait, à Kiwanja, les journées se déroulent presque normalement. La présence militaire est discrète et la majorité des boutiques sont ouvertes, même si tous les commerçants affirment que l’activité économique est ralentie.

     

    Mais le feu couve sous la cendre.

    Le 24 juillet, la population s’est soulevée et a mis le feu à des paillotes utilisées par le M23, des Tutsi congolais qui affrontent l’armée régulière par intermittence depuis mai 2012.

    A la suite de ces incidents, le M23 a dit avoir arrêté une cinquantaine de jeunes. La plupart ont été libérés le 27 juillet. Mais des habitants, fatigués des troubles et exactions, ont entamé une résistance.

    Assis sur une chaise dans une petite cour à l’abri des regards, l’un d’eux, Nganza, raconte avoir autrefois combattu le CNDP, une rébellion dont sont issus la majorité des hommes du M23, dans les rangs d’une milice d’auto-défense locale Maï Maï.

    “Patriote”

     

    En tee-shirt de sport et jeans, il déclare avoir participé aux manifestations anti-M23 et se dit prêt à recommencer. Il accuse la rébellion de forcer la population à donner des cuvettes de haricots pour participer à l’effort de guerre. Le M23 reconnaît l’existence de ces “contributions”, mais affirme qu’elles sont “volontaires”.

    Pour Nganza, “presque tout le monde à Kiwanja est Maï Maï” ou “patriote” ce qui expliquerait pourquoi “la cité est protégée des bombardements”.

     

    Lui aussi se sent protégé grâce à une scarification et à des ingestions régulières de poudre d’herbes: les balles “s’arrêtent sur moi et tombent comme des pierres”, assure-t-il en se frappant le torse.

    Dans la nuit de samedi à dimanche, de nouveaux incidents ont secoué la ville. Des tirs nourris de kalachnikov ont été entendus pendant de longues minutes. Des soldats de la Monusco sont sortis de leur base et ont patrouillé dans les rues.

    Au petit matin, non loin d’une église bondée, la population a découvert trois corps sans vie gisant dans les rues.

    Le M23 a présenté les cadavres à la presse et à la population comme étant des bandits Maï Maï et FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), une rébellion hutu qui lutte contre le régime tutsi au pouvoir dans le Rwanda voisin alors que le M23 serait, lui, soutenu par Kigali -qui dément.

    Le M23 affirme les avoir abattus, preuve qu’il n’aurait rien à voir avec les pilleurs, bien au contraire.

    Amassés autour des cadavres, certains habitants paraissent convaincus et se disent soulagés de voir les rebelles prendre en main leur sécurité. “Ils ont bien fait”, glisse une femme dans la foule.

    Mais un peu plus loin, beaucoup, comme Nganza, sont sceptiques: “Ce ne sont pas des brigands, ce sont des prisonniers (du M23) relâchés et tués exprès par la rébellion pour rassurer la population, lui laver le cerveau”.

    afp

  • Zimbabwe: Mugabe rafle la présidence et les 2/3 à l’assemblée

    Zimbabwe: Mugabe rafle la présidence et les 2/3 à l’assemblée

    Grace Mugabe– Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 89 ans, a été proclamé vainqueur samedi de la présidentielle avec 61% des voix et une majorité des deux tiers à l’Assemblée, broyant tout espoir d’alternance démocratique, après un scrutin constesté par son principal rival.

    Evoquant “d’importantes irrégularités”, Washington a dénoncé ces résultats, estimant qu’ils n’étaient pas “crédibles”.

    “Les Etats-Unis ne pensent pas que les résultats annoncés aujourd’hui représentent l’expression crédible de la volonté du peuple zimbabwéen”, indique le chef de la diplomatie américaine John Kerry dans un communiqué.

    Mis au ban des nations dans les années 2000 pour ses atteintes aux droits de l’homme et forcé depuis 2009 de partager le pouvoir pour éviter une guerre civile, M. Mugabe a été déclaré “dûment élu” dès le premier tour par la commission électorale (ZEC).

    Largement battu avec 34% des voix et prié par la communauté d’Afrique australe (SADC) de concéder la défaite malgré des doutes sur “l’honnêteté” du scrutin, son principal rival Morgan Tsvangirai, ne pouvait plus se raccrocher qu’à l’espoir très hypothétique de prouver les fraudes en justice.

    “Nous ne participerons pas aux institutions du gouvernement”, a-t-il annoncé après une réunion de crise des instances dirigeantes de son parti, le MDC, associé depuis 2009 à l’exercice du pouvoir dans un gouvernement d’union nationale.

    “Nous irons en justice”, a-t-il ajouté, dénonçant “une élection illégale” après avoir fustigé “une énorme farce”.

    La commission électorale avait asséné auparavant le coup de grâce à M. Tsvangirai en déclarant la Zanu-PF de M. Mugabe élue dans 150 circonscriptions sur 210, une majorité qualifiée qui le place en position d’amender la nouvelle Constitution récemment promulguée.

    Morgan Tsvangirai et son parti du MDC, majoritaire à l’Assemblée depuis 2008, n’a obtenu que 49 sièges submergé par une marée verte, la couleur présidentielle, même dans les grandes villes de Bulawayo et Harare où il était réputé soutenu.

    Morgan Tsvangirai, le 3 août 2013 à Harare
    © AFP Alexander Joe

    Dans sa croisade contre les fraudes, il a reçu le soutien d’un membre de la commission électorale Mkhululu Nyathi qui a démissionné, en dénonçant le manque d’intégrité dans le processus.

    L’Union européenne s’est aussi inquiétée samedi des “irrégularités présumées et de la participation incomplète (au scrutin), ainsi que des faiblesses identifiées dans le processus électoral et le manque de transparence”.

    De son côté, Londres a émis de “sérieux” doutes samedi quant aux résultats des élections .

    Pour leur part, plusieurs ministres proches du président Mugabe, ont appelé samedi les Occidentaux à lever leurs sanctions, après les élections à l’issue d’un scrutin “démocratique”, selon eux.

    L’Union européenne a suspendu en début d’année la plupart des sanctions imposées en 2002 et qui ne visent plus dix personnalités dont M. Mugabe, toujours persona non grata, et deux sociétés.

    Samedi soir, les rues de Harare étaient toujours calmes, aucun des deux camps ne se risquant à manifester.

    “Ils peuvent bien avoir tout le Parlement, quelle différence cela va-t-il faire pour la vie des Zimbabwéens”, s’est exclamé durant son point presse M. Tsvangirai, se disant sans regret d’avoir participé à une cohabitation alors qu’en 2008, il aurait pu gagner la présidentielle.

     

    “Nous avons sauvé le pays”

    “Pour le salut de la population, c’était la bonne décision. Nous avons sauvé le pays”, a dit M. Tsvangirai, les mains vides après avoir incarné depuis la fin des années 1990 l’espoir d’une alternance démocratique et piloté un début de redressement économique ces dernières années.

    Il s’est aussi gardé d’appeler à manifester, alors que la peur des tabassages policiers et le souvenir des violences de 2008 sont dissuasifs.

    M. Tsvangirai avait fait le choix de ne pas boycotter les élections qu’il savait organisées à la va-vite sous la pression du camp présidentiel.

    Les listes électorales ont été publiées moins de 24 heures avant l’ouverture des bureaux de vote, ne permettant aucune vérification sérieuse, et a fortiori, aucun recours.

    Et de nombreux électeurs ont été déroutés de ne pas trouver leur nom dans leur habituel et d’autres aidés à voter.

    Mais l’écart des voix est spectaculaire, a fait remarquer un porte-parole de la Zanu-PF Rumbare Gumbo. “C’est leur droit d’intenter des recours. C’est une bonne chose, c’est la route de la sagesse, malheureusement je ne crois pas que les tribunaux diront autre chose”, a-t-il dit.

    En 2008, le Zimbabwe avait connu des journées de terreur et frôlé la guerre civile quand les partisans de M. Mugabe, distancé au premier tour de la présidentielle, s’étaient déchaînés.

    M. Tsvangirai avait jeté l’éponge après la mort d’environ 200 sympathisants, laissant M. Mugabe gagner seul en lice.

    Dans un pays toujours plongé dans l’incertitude créée par la corruption et les lois sur l’indigénisation pour restituer le contrôle de l’économie à des Zimbabwéens noirs, quand ce n’est pas à des proches du président, l’ampleur de la victoire de M. Mugabe pourrait donner des ailes aux durs de son parti mais risque de ne pas rassurer les investisseurs étrangers, qui étaient de retour depuis 2009.

    AFP

  • RDC. Musique Chrétienne: Le frère Alain Moloto n’est plus…

    RDC. Musique Chrétienne: Le frère Alain Moloto n’est plus…

    Alain Moloto-Nous venons d’apprendre le décès du frère Alain Moloto du groupe Gael, à Kinshasa, par la bouche de son secrétaire le frère Robert suite à une longue maladie. C’est aux alentours de 19 heures qu’il a rendu l’âme au centre Nganda à Kinshasa, aujourd’hui vendredi 02 juillet 2013.

    Qui était Alain Moloto?

    Le Frère Alain Moloto était responsable du Groupe Adorons l’Eternel (Gael). Appelé à participer à la restauration de l’adoration dans l’Eglise, corps du Christ, Alain-Gaël MOLOTO se lance dans cette tâche avec l’aide du Saint-Esprit. Pour mettre sur rails cette œuvre grandiose, il y associa des jeunes frères et des jeunes sœurs pleins de talents. Dés le début un cœur de père s’est révélé en lui ; tous les membres du groupe sont pour lui des enfants que DIEU lui a recommandé de diriger et d’éduquer. Et dans cette marche avec son groupe il a su leur inculquer la communion fraternelle et un amour sincère sans partie pris.

    Alain Moloto, fils de papa Moloto Evariste (militaire) et de maman Bikoka Régine est originaire de la province de l’Equateur. Troisième dune famille de 15 enfants, il a été fortement marqué par une enfance particulièrement agitée. Alors qu’il est âgé de 3 ans, sa mère est obligée de le quitter et d’aller vivre ailleurs. Cette situation le contraint à mener une vie de battant. Et c’est depuis le bas âge qu’il a appris à lutter pour sa vie. Il n’aime pas se rappeler cette période de la vie. Et pour lui permettre de mettre parfaitement une croix à cette époque sombre, Dieu lui a envoyé une gracieuse épouse en la personne de Christine Tshiabu et quatre adorables enfants dont 2 filles et deux garçons. Le Couple a déjà totalisé 13 ans de vie conjugale.

    Né à Kisangani, le 27 juillet 1961, frère Alain n’a pas un régime alimentaire exigeant. Il mange tout ce qui lui est présenté et qui est propre à la consommation. Il a effectué une grande partie de ses études dans la ville cuprifère de Lumbubashi avant de rejoindre Kinshasa pour les humanités et les études supérieurs.

    L’adorateur et sa Mission

    En 1983 lorsque le frère moloto, responsable du Groupe Adorons l’Eternel (Gael),débute ses études supérieurs à l’ISC, il s’engage dans le théâtre universitaire dans lequel il écrivait particulièrement des chansons françaises dans le cadre de la dramaturgie. Il y joue le rôle de chantre et de parolier. Sa grande et merveilleuse surprise est qu’en dehors du théâtre, le gens s’intéressaient vraiment à ses chansons. Il est ainsi poussé un peu plus tard a embrassé une carrière en solo. Avec sa guitare, il compose et chante des cantiques d’un autre tempérament : ils permettent à ceux qui l’entendent d’entrer dans une profonde méditation.

    Premier disque enregistré, Masanjoli. Ce produit, essentiellement de l’adoration, est édité en quantité très limitée. Ce qui ne lui permet pas de parvenir à tous. Sa chanson est justifiée par un besoin de développer une intimité avec le Christ. Plus tard il va créer son premier groupe: « la main de l’Eternel ».

    Au début de la décennie 90, le frère Gael co-anime, sur les ondes de la radio Chrétienne Sango Malamu « l’émission Musique Chrétienne ». C’est à partir de ce moment précis qu’il sent un besoin d’adoration dans la population Congolaise. Seul obstacle, ses textes et chansons sont pour la plupart en français et pourtant la masse ne comprend pas très bien la langue de Voltaire. Il fait la distinction entre la louage universelle qui est l’apanage de tout être et la louange des rachetés qui nécessite de passer par la croix pour les choses dans une autre vision. Le chrétien qui s’associe aux païens pour adresser une louange à l’Eternel se rabat au niveau de la louange universelle, a-t-il poursuivi. La première vie est celle de la louange universelle tandis que la seconde, est celle de l’activité sacerdotale.

    Le frère Moloto dénonce l’adoption du phénomène Libanga par les musiciens chrétiens. « C’est une déviation honteuse », dit-il lorsqu’il compare ce phénomène au veau d’or fabrique par le sacrificateur Aaron à la demande du peuple. Le peuple attend recevoir ce qu’il veut. Seulement, nous ne devons pas nous laisser conduire aveuglément par lui. Au contraire, c’est à nous qu’il revient de l’orienter et de le mener vers des voies sûres, renchérit-il. Au chapitre de l’évangélisation à travers la chanson, Alain Moloto, bien que condamnant certains comportements dans le chefs des musiciens chrétiens, se justifie en faisant comprendre qu’il ne s’agit pas d’une prédication proprement dite mais de l’évangélisation défait qui s’opère dans le pécheur lorsqu’il découvre son côté pécheur. « Nous avons le devoir de conduire les gens à Christ », déclare-t-il.

    Ambition du Futur

    Alain Moloto avait l’ambition de porter l’adoration au sommet de la RDC afin que tous les Congolais soient unis pour célébrer la gloire de Jésus.
    Conseil pour les jeunes musiciens
    D’après l’Adorateur, la musique permet à l’artiste de communiquer sa pensée, elle doit être authentique. C’est pourquoi il faut présenter une identité personnelle. Car celui qui veut faire exactement comme l’autre n’a pas d’appel.

    Top Africa Magazine par le biais de son éditeur-responsable Mr Johnson Keto, présente ses condoléances les plus attristtées à toute la communauté chrétienne du monde entier.

    Adieu le frère Alain Moloto. Paix à son âme.

    Johnson Keto