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  • Gabriel Kyungu offre le bouclier katangais à Joseph Kabila

    Gabriel Kyungu offre le bouclier katangais à Joseph Kabila

    Kyungu wa Kumwanza parle du vole d’argent de l’etat, mais veut la nomination pour aller voler comme eux.Dès cette semaine, le leader de l’UNAFEC entame une tournée dans les villes, territoires et villages du Katanga pour prêcher la cohésion et la solidarité autour du Raïs.

    Un grand meeting-démenti. Car, certains détracteurs expliquaient le séjour à Kinshasa de « l’homme-évènement » du Katanga par la peur des « Bakata Katanga ». Alors que le grand leader du Katanga qui rivalise d’ardeur avec les leaders d’autres provinces de la RDC prenait part à des contacts sur les Concertations nationales. Voilà qui justifie la grande mobilisation observée samedi 20 juillet à la Kenya dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga. Des milliers et des milliers de personnes ont ainsi répondu à l’appel du leader de l’Union nationale des fédéralistes du Congo, Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Pour l’occasion, la permanence de l’Unafec et toutes les rues avoisinantes étaient noires de monde. Tous avaient soif d’écouter le grand Kyungu.

    Gabriel Kyungu avait-il fui les « Bakata Katanga » ou était-il en résidence surveillée ? Non, répond ce leader lors de son meeting comme pour balayer d’un revers de la main toutes les rumeurs. S’il s’est retrouvé à Kinshasa le 11 juillet dernier, le jour où, coïncidence oblige, les « Bakata Katanga » projetaient leur «coup», c’était simplement dans le cadre de certaines concertations au sujet de la grand-messe politique nationale qui s’annonce. Rien de plus, et surtout avoir avec des rumeurs folles. Arrivé sur le lieu du meeting à 17h00’, alors que la foule s’était amassée depuis 14h00’, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, avec le franc-parler dont il détient seul le secret, a lancé un véritable défi à tous ses détracteurs. Il entame, dès la semaine prochaine, une tournée dans tout le Katanga.

    UN TAM-TAM DE RASSEMBLEMENT AUTOUR DE JOSEPH KABILA

    Sans détour, Kyungu a appelé les Katangais à l’unité et à la cohésion autour de Joseph Kabila. Pour celui que l’on appelle affectueusement «baba», le Raïs doit considérer le Katanga comme sa chambre à coucher, c’est-à-dire l’endroit où il doit être tranquille. Aussi, poursuit Gabriel Kyungu, les Katangais ne doivent pas se laisser distraire par des querelles byzantines, des divisions inutiles, l’heure est désormais au rassemblement. Le moment est arrivé pour un tam-tam de rassemblement autour de Joseph Kabila. Car, martèle-t-il, le Katanga doit redevenir un bloc uni comme ce fut le cas sous Moïse Tshombe, Godefroid Munongo, Janson Sendwe … de grands leaders, tout comme à l’époque de Nguz Karl-i-Bond. Bref, Gabriel Kyungu bat le rappel des Katangais comme le furent tous ces grands leaders.

    UNE GRANDE TOURNEE DANS TOUT LE KATANGA EN GESTATION

    Pour matérialiser sa vision et resserrer les liens des Katangais, Gabriel Kyungu entreprend, dès la semaine qui commence, une tournée à travers les villes, territoires, villages du Katanga (Kalemie, Ankoro, Moba, Mituaba, Sandoa, Dilolo et Kolwezi), y compris donc là où il y a des tensions. Il sera partout. Objectif de ce périple, prêcher la cohésion et la solidarité autour de Joseph Kabila. Le patron de l’Unafec bat le rappel des troupes en prévision des enjeux du moment. Il ne jure désormais que par la mobilisation des Katangais autour du chef de l’Etat en cette période où l’on s’approche de la tenue des Concertations nationales. Au cours de ce meeting monstre, Gabriel Kyungu a été introduit par l’incontournable Bamoïna, premier secrétaire général adjoint de l’Unafec en présence des cadres provinciaux d’autres partis de la Majorité présidentielle. M. M.

    Forum des As

  • RDC: nouveaux combats entre l’armée et la rébellion M23

    RDC: nouveaux combats entre l’armée et la rébellion M23

    Armee_sud_africaine– L’armée gouvernementale et les rebelles du Mouvement du 23 mars se sont de nouveau affrontés lundi près de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, ont déclaré les belligérants.

    Les affrontements ont débuté dans la matinée, marquant une reprise des combats après une trêve relative observée depuis jeudi dernier. Ils avaient cessé en fin de journée, selon les rebelles qui affirment n’être qu’à 4 km de Goma mais ne pas vouloir prendre la ville.

    Leur porte-parole, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, a déclaré à l’AFP que le gouvernement avait utilisé des hélicoptères pour pilonner les positions du M23 dans la zone de Kibati et Uvira, “mais sans succès”.

    Un officier de l’armée régulière (FARDC) a confirmé ces affrontements. “Le M23 est en train de tirer des obus de mortiers à partir de Kibumba et nous nous avons engagé des hélicoptères pour bombarder les positions ennemies”, a-t-il dit sous couvert d’anonymat.

    Dans l’après-midi, un officier des forces gouvernementales a déclaré à l’AFP que les combats connaissaient une “accalmie”. Le porte-parole du M23 a ensuite indiqué qu’ils avaient cessé.

    L’armée était injoignable pour donner un bilan mais à Kinshasa le porte-parole du gouvernement a accusé lundi le M23 de meurtres, viols et pillages la semaine dernière.

    “Les éléments du groupe rebelle M23 ont commis de graves exactions au cours de la semaine dernière dans la cité de Kiwandja, au Nord-Kivu. Le bilan de ces violences fait état de 10 maisons et 15 boutiques pillées, 13 jeunes tués, 7 femmes violées et 13 personnes blessées”, a déclaré Lambert Mende.

    Le lieutenant-colonel Kazarama pour sa part affirmé: “Nous avons tué 35 militaires et FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, une rébellion hutu) et capturé 20 militaires et FDLR”. Ce bilan n’était pas vérifiable de source indépendante.

    Le lieutenant-colonel Kazarama a assuré que la position du M23 la plus proche de Goma se situait à 4 kilomètres de la capitale provinciale.

    “Nous avons cette capacité d’arriver à Goma, mais ce n’est pas notre objectif, a-t-il précisé. Notre objectif est d’amener le gouvernement à dialoguer.”

    Le M23 avait occupé Goma une dizaine de jours en novembre et s’en était retiré sous la pression de pays de la région et en échange d’un dialogue avec Kinshasa.

    Ce dialogue ouvert en décembre à Kampala, en Ouganda, est au point mort et ce blocage a débouché sur une violente reprise des affrontements le 14 juillet.

    Le M23 est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés dans les FARDC à la faveur d’un accord de paix signé en 2009 mais qui se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été pleinement respecté.

    Kinshasa et l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux pays voisins de la RDC ont démenti.

    AFP

  • RDC: reprise des combats entre FARDC et M23

    RDC: reprise des combats entre FARDC et M23

    Les 4 jours de combat a l’Est de la RDC en images sur LAVDC-Des combats à l’arme lourde, des tirs rapprochés, ont eu lieu toute la journée de ce 22 juillet entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23, après plusieurs jours d’une relative accalmie. Il est trop tôt pour faire un bilan des combats. Les belligérants se renvoient la responsabilité de l’attaque et revendiquent tous deux la victoire.

    L’accalmie des derniers jours est terminée. Du côté des FARDC, on affiche la plus totale satisfaction. L’armée congolaise assure avoir pris de nouvelles positions aux rebelles du Mouvement du 23-Mars et notamment autour de Kibati.

    C’est sur les collines situées autour de cette localité que les efforts des soldats congolais ont porté, avec pour objectif de scinder les rebelles du M23 en deux groupes et de rendre très difficile l’approvisionnement pour l’un des deux.

    Selon plusieurs sources, l’armée congolaise aurait effectivement pris la position dite de Kibati « village », mais ce que les soldats visaient, c’est surtout la colline dite Des trois antennes, la plus élevée. C’est elle qui pourrait leur donner le contrôle de tout le secteur de Kibati.

    Du côté du M23, on affirme tenir toutes ces positions, avoir repoussé les différentes offensives des FARDC – appuyées, toujours selon le M23, par des bataillons de FDLR, les rebelles hutus rwandais. Des offensives ont été menées tous azimuts depuis le parc des Virungas, le Niyaragongo et Munigi, la position FARDC située au sud de Kibati.

    On parle de combats d’une rare intensité dans un mouchoir de poche. Mais chaque camp semble déterminé et se bat pour conserver ou gagner le moindre kilomètre de terrain.

    RFI

  • RDC : Le président Nguesso “disponible” pour une médiation en RDC

    RDC : Le président Nguesso “disponible” pour une médiation en RDC

    Joseph‑Kabila‑et‑Sassou‑Nguesso
    Joseph‑Kabila‑et‑Sassou‑Nguesso

    – Le président congolais Denis Sassou Nguesso s’est dit vendredi “disponible” et “intéressé” pour assurer la médiation dans les concertations nationales réclamées par l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), au cas où les autorités de ce pays voisin le solliciteraient. M. Nguesso a fait cette annonce à l’issue d’une visite d’une journée du Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. “Les problèmes de la RDC nous concernent directement. Sollicités ou pas, nous le suivons en permanence. Si les autorités de la RDC souhaitent notre concours, comment pourrions-nous refuser”?, a déclaré M. Sassou Nguesso en raccompagnant son visiteur à l’aéroport de Brazzaville.

    Il s’agit, a dit M.Nguesso, “de la recherche des solutions à nos propres problèmes. Nous serons toujours disponibles comme nous l’avons toujours été pour l’Afrique”. “Notre disponibilité est donc totale” a-t-il insisté. Au sujet de la crise qui sévit à l’est de la RDC et des concertations nationales, qu’une grande partie de l’opposition a rejetées sous la forme proposée par le pouvoir, Joseph Kabila a dit que “toutes les options étaient sur la table”.

    En ce qui concerne la pacification de l’est, notamment du Nord-Kivu où, depuis prés d’une semaine, l’armée gouvernementale affronte le mouvement rebelle du M23 “les discussions sont en cours à Kampala” (Ouganda), a-t-il dit.

    “Sur le plan diplomatique, on est en concertation avec tous nos partenaires”, a dit M.Kabila. “On a décidé finalement de continuer à travailler ensemble pour un règlement de la situation à l’Est ou de la situation politique de la RDC en général” a-t-il ajouté.

    La visite du président Kabila était la troisième au Congo depuis le début de cette année.

    Les deux présidents, qui se sont félicités de “la régularité de leurs concertations”, s’étaient déjà retrouvés en janvier à Brazzaville, puis à Oyo (nord) en mars avec leurs homologues Paul Kagamé du Rwanda et Yoweri Museveni de l’Ouganda, pour débattre notamment de la situation de l’est de la RDC.

    Avant de quitter Brazzaville à 18H00 (17H00 GMT), le président Kabila sa rencontré son homologue guinéen le président Alpha Condé qui venait d’y arriver et où il doit rester jusqu’à samedi.

    AFP

  • Mandela sourit et fête ses 95 ans à l’hôpital en famille

    Mandela sourit et fête ses 95 ans à l’hôpital en famille

    Madiba Nelson– Mieux portant après avoir frolé la mort, Nelson Mandela a fêté jeudi ses 95 ans sur un lit d’hôpital de Pretoria entouré de ses proches venus à son chevet pour un traditionnel déjeuner avec gâteau d’anniversaire tandis que le monde lui renait hommage.

    “Il continue à bien réagir au traitement et ses progrès sont encourageants”, a déclaré le président Jacob Zuma, lors d’un sommet avec l’Union européenne, intercalé dans un agenda minuté à l’extrême en raison des multiples manifestations officielles pour l’anniversaire de son illustre prédécesseur.

    “Lorsque je lui ai rendu visite aujourd’hui, je l’ai trouvé vraiment stabilisé, j’ai pu souhaiter +bon anniversaire+ et il a pu sourire”, a ajouté M. Zuma.

    Zindzi, l’une des filles du héros de la lutte anti-apartheid, prix Nobel de la paix pour son oeuvre de pardon et de réconciliation nationale, a espéré qu’il pourrait “bientôt” quitter l’hôpital où une infection pulmonaire le tient confiné depuis le 8 juin et a faillé l’emporter le 23 juin.

    Devant la clinique privée du Mediclinic Heart Hospital, où l’on se pressait le coeur serré ces dernières semaines, c’était l’exubérance d’un jour de victoire.

    “Exemple de courage et d’humilité”

    Une fanfare militaire a joué l’hymne national, dont le début est un hymne à l’Afrique et un chant de résistance à l’apartheid, suivi d’un “Happy Birthday” plus profane.

    Les enfants des écoles ont aussi chanté pour “papa Madiba”. Madiba est le nom de clan affectueusement utilisé pour parler de Nelson Mandela en Afrique du Sud. “Une fois de plus, Tata (papa, ndlr) a prouvé qu’il est un lutteur”, commentait une étudiante.

    Qu’il puisse fêter ses 95 ans, c’est un “cadeau pour la famille, pour le pays et pour le monde entier qui l’aime”, a commenté son ex-épouse, Winnie Mandela-Madikizela, longtemps égérie de la lutte contre la minorité raciste blanche.

    A l’aube, la présidence avait donné le ton en annonçant que l’état de santé du père de la jeune démocratie multi-raciale sud-africaine “s’améliorait régulièrement”.

    Joyeux anniversaire” à l’unisson à 8 heures

    Pour la première fois depuis le 23 juin, le terme d’”état critique” n’a pas été prononcé sans que l’on sache si Mandela est toujours sous assistance respiratoire.

    Il communique en “utilisant ses yeux, hochant la tête”, a précisé à l’AFP Ndileka Mandela, l’une des petites-filles au nombre des convives du déjeuner à l’hôpital.

    Au menu, les plats favoris de la famille et de son illustre patriarche: “queue de boeuf, crevettes, boulettes (ou quenelles, ndlr) et légumes”.

    Pour Graça Machel qui le veille jour et nuit et que Mandela a épousée en troisièmes noces le jour de ses 80 ans, c’était leur quinze ans de mariage.

    Une multitude d’actions caritatives ou symboliques ont marqué cette journée du 18 juillet dont l’ONU a fait un “Mandela Day”, où chaque citoyen du monde est appelé à consacrer symboliquement 67 minutes au service des autres, en hommage à ses 67 années de militantisme.

    Le “Mandela Day” a été institué en Afrique du Sud en 2009.

    Cette année, plus que jamais, hommes ou femmes politiques se sont fait photographier manches retroussées, prêtant la main à une oeuvre caritative.

    Il flottait comme un soupçon de récupération politique de la part des dirigeants actuels de l’Afrique du Sud, au pouvoir depuis 1994 et qui n’auront pas la partie facile aux élections de 2014.

    De partout, les éloges ont afflué.

    “Un homme extraordinaire et infatigable champion des droits de l’homme”, a dit l’archevêque sud-africain Desmond Tutu. Mais aussi de “courage, gentillesse et humilité” (selon le président américain Barack Obama) et qui a “rendu sa dignité au peuple sud-africain” (pour le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius).

    “Courage, persévérance et magnanimité”, a aussi dit de lui le dernier président blanc d’Afrique du Sud Frederik de Klerk, avec lequel Mandela a négocié la fin de l’apartheid et reçu le Nobel en 1993.

    Bill Clinton a raconté que Nelson Mandela avait éprouvé de la haine pour les autorités de l’apartheid qui l’ont maintenu en prison durant 27 années, mais qu’il avait réussi à surmonter ses “démons”, preuve de sa grandeur.

    L’ancien dirigeant américain participait à une cérémonie spéciale à New York au siège des Nations unies dont le secrétaire général Ban Ki-moon a salué en Mandela “une immense figure de la lutte pour l’égalité et la justice”.

    A Washington et dans d’autres villes américaines, des services religieux, des rassemblements et 67 minutes d’aides communautaires diverses ont marqué la journée.

    A Paris, la France, qui célèbre la saison culturelle de l’Afrique du Sud, a illuminé la Tour Eiffel aux couleurs sud-africaines.

    AFP

  • RDC: l’armée intensifie ses bombardements sur les positions du M23

    RDC: l’armée intensifie ses bombardements sur les positions du M23

    combat-au-front-kivu-L’armée congolaise a intensifié ses bombardements mercredi sur les positions tenues par le mouvement rebelle M23 au nord de la ville de Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Les bombardements d’artillerie des FARDC (armée régulière)sur le M23 ont débuté dans la matinée. Ils se sont intensifiés dans l’après-midi, a constaté un photographe de l’AFP.

    Des chars, des mortiers et des mitrailleuses lourdes montées sur des affuts ont pilonné pendant une partie de l’après-midi les positions du M23 sur les collines avoisinant les localités de Kanyarucinya et Kibati, à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

    Comme la veille, trois hélicoptères de l’armée sont également intervenus contre les positions rebelles en tirant des roquettes, selon le photographe de l’AFP.

    En fin d’après-midi, les échanges de tirs avec des armes individuelles automatiques se sont faits plus fournis, laissant penser qu’une possible offensive des troupes régulières au sol était en cours.

    Les bombardements visaient les positions du M23 autour des localités de Kibati et Kanyarucinya, selon Bertrand Bisimwa, président politique du mouvement rebelle.

    Le M23 a apparemment peu riposté. “Si on réagit, on risque de faire des dégâts” car les positions ciblées sont proches de “camps de déplacés” ainsi que d’une base de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), a expliqué M. Bisimwa.

    Objectif de l’armée: “anéantir” les rebelles

    Pas d’intervention des Nations unies

    “Nous risquons d’inviter la Monusco (dans la guerre. Je crois que c’est le piège que veulent nous tendre les FARDC et la Monusco”, a-t-il affirmé.

    Selon des informations non confirmées de sources militaires occidentales, le mouvement rebelle aurait adopté une attitude passive en raison de difficultés d’approvisionnement en munitions.

    Mardi, le porte-parole des FARDC, le colonel Olivier Hamuli, avait affirmé que le but de l’armée était “d’anéantir” le mouvement rebelle qui aurait, selon des sources officielles, subi de lourdes pertes. Le M23 n’a pas confirmé ces pertes.

    Les forces des Nations unies, importantes dans l’Est de la RDC, ne sont jamais intervenues depuis le début de ces nouveaux combats, même si elles entretiennent un groupe de liaison auprès des FARDC.

    La Monusco a démenti mercredi avoir bombardé des villages au Rwanda, rejetant des affirmations de Kigali qui accusait les FARDC et l’ONU d’avoir “délibérément” visé lundi deux villages rwandais frontaliers.

    Dimanche soir à New York, le porte-parole de l’ONU a prévenu qu’un mouvement du M23 en direction de la ville de Goma serait considéré comme une “menace directe” contre la population.

    Le premier mandat de la Monusco est la protection des populations. Un second a été attribué à une brigade d’intervention afin de neutraliser et désarmer les groupes armés. Cette brigade n’est pas encore opérationnelle, seuls les deux tiers des soldats qui la composent étant arrivés sur place.

    Les affrontements en cours sont les plus sérieux depuis neuf mois.

    A la mi-novembre, le M23 avait mis en déroute l’armée, pourtant appuyée par les Nations Unies, et occupé Goma pendant une dizaine de jours, avant d’entamer de laborieux pourparlers à Kampala avec le gouvernement.

    Lundi, le porte-parole du gouvernement congolais avait donné un bilan de 120 rebelles et 10 soldats tués. Aucun autre chiffre n’a été publié depuis, et aucune confirmation n’a pu être obtenue auprès du M23 ni de sources indépendantes.

    Le M23 est constitué d’anciens militaires congolais qui se sont mutinés et ont trouvé, selon la RDC et les Nations unies, un appui -en hommes et en munitions- auprès des gouvernements ougandais et rwandais. Mais ces deux pays voisins nient toute assistance au mouvement rebelle.

    afp

  • Le M23 manque des munitions

    Le M23 manque des munitions

    M23- Rwanda-Dans l’avant-midi, des hélicoptères des FARDC ont pilonné les positions du M23 dans les localités de Kibati et Kanyaruchinya appuyés par des tirs d’armes lourdes tirées à partir des véhicules blindés. Deux hélicoptères des FARDC ont lancé des roquettes sur les mêmes positions. Selon Bertrand BISIMWA, l’un des responsables politiques du M23 « si nous tirons, nous risquons d’inviter la Monusco dans la guerre. Je crois que c’est le piège que veulent nous tendre les FARDC et la Monusco ». Mais selon des sources militaires occidentales, ce mouvement rebelle composé des mercenaires rwandais connaît des difficultés d’approvisionnements en munitions et a subi d’énormes pertes en hommes dès les premiers affrontements du lundi. Raison pour laquelle ses éléments n’ont pas réagi aux bombardements de l’armée gouvernementale.

  • ANNONCE DE LA PUBLICATION DES RESULTATS DE L’EXETAT POUR LA VILLE DE KINSHASA : SCENE DE LIESSE ET GRINCEMENT DES DENTS PARMI LES FINALISTES.

    ANNONCE DE LA PUBLICATION DES RESULTATS DE L’EXETAT POUR LA VILLE DE KINSHASA : SCENE DE LIESSE ET GRINCEMENT DES DENTS PARMI LES FINALISTES.

       
    exet2012– Les résultats le l’Examen d’Etat pour la ville de Kinshasa sont enfin disponibles. Les Finalistes de toutes les options sauf celles de techniques peuvent maintenant être fixés sur leur sort. L’annonce officielle de la publication des notes des participants à la session 2012 à ces épreuves a révélé le rendement des élèves. Sur les 64817 participants de la ville de Kinshasa, 40342 ont réussi dont 22528 filles et 17814 garçons.

     Le succès des filles à cette session de l’Examen d’Etat crève l’œil. Comme un signe précurseur, les deux élèves à avoir fini la toute première épreuve de cet Examen consacrée à la culture générale sont filles. Syntyche BOKANGA 67% et Gloria ISSA 63% ont été rencontré au sortir de la salle d’examen par la rédaction de la Cellule de Gestion de Communication du Ministère de l’EPSP le premier jour des épreuves au Collège BOBOTO transformé en Centre d’Examen d’Etat. Ces jeunes demoiselles oiseaux de bonne augure – dont la célérité dans la passation de l’examen mêlée à la préparation conséquente annonçaient comme par fortune l’amélioration du rendement de la gente féminine sur le cursus scolaire.

    La ville de Kinshasa est, depuis le 10 juillet 2012, bondée des têtes blanchies par la poudre. En effet, la poudre blanche sur la tête est la symbolique conventionnelle en RDC pour célébrer, dans la joie, un évènement heureux ou une réussite. A la naissance d’un nouvel enfant, la tête de ses parents est revêtue de la poudre blanche. C’est le cas lorsqu’une personne bénéficie d’une promotion sur le plan professionnel ou dans le cadre d’un mandat accordé par le peuple à un individu pour une représentation à une institution publique. Celle-ci sert, particulièrement, à la célébration de la réussite à l’Examen.

  • A Propos Examen d’Etat : record de vitesse absolu

    A Propos Examen d’Etat : record de vitesse absolu

    Eleves Congolais
    Eleves Congolais

    -Lundi aux environs de 22 heures, la ville de Kinshasa et probablement toutes les autres de la République démocratique du Congo ont connu un vacarme terrible.

    En cause : les enfants et tous leurs parents, amis et connaissances étaient en liesse pour exprimer leur joie d’avoir réussi à l’examen d’Etat, édition 2012-2013. Les vendeurs de sifflets et de poudre de beauté ont fait la bonne affaire parce que tout ce monde voulait bien se procurer ces deux biens pour siffler à tue-tête et « badigeonner » de poudre tous les amis et connaissances du lauréat. La liesse était générale. On pouvait croire aux festivités de la Bonana ou la liesse à l’occasion d’une victoire à l’issue d’un match des Léopards.

    La session de l’examen d’Etat a commencé le lundi 24 juin dernier pour se terminer le jeudi 27 juin. De la fin des épreuves jusqu’au jour de la publication des résultats sur internet, il s’est passé exactement 18 jours. En moins de trois semaines, le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel a publié tous les résultats de toutes les sections et options sur l’ensemble de la République.

    Alors que les années dernières, les résultats paraissaient par section et par province ; et cela pouvait même prendre tout un mois si pas plus. Chapeau bas à ce ministère qui a battu son propre record de vitesse, même si notre journal n’y a pas accès facile pour recueillir des informations utiles ! Et cela va certes changer en faveur de l’Avenir.

    Selon des informations émanant des sources fiables, le taux de réussite est de 69 % sur l’ensemble du pays. La province qui a bien travaillé est celle du Bas-Congo. Par contre, les résultats ont été catastrophiques dans la ville de Kinshasa, la capitale où il y a seulement 17 % d’élèves qui ont réussi en dépit du fait que la plupart d’écoles, sans doute pour des raisons de propagande ou de marketing, ont affiché qu’elles ont fait les 100 % de réussite.

    Mais dans l’euphorie observée le lundi dans la soirée et même durant la journée d’hier, il était difficile de savoir qui a réussi et qui a échoué. Il semble que même les recalés ont fait semblant de jubiler avec les autres.

    Autre chose pour laquelle le ministère mérite des fleurs, à quelques jours des examens d’Etat, la hiérarchie avait décidé de permuter les inspecteurs et les items dans les provinces. Ce qui aurait pris de court tous ceux qui étaient mouillés jusqu’au cou dans la maffia. Outre les cris de joie, il y eut des jérémiades et des grincements de dents qui étaient plus discrets.

    En tout cas, le ministère de l’EPSP, à travers l’Inspection générale a fait cette année du beau travail et mérite des encouragements et des félicitations. Car, il faut bien qu’on commence quelque part à déraciner les antivaleurs qui minent pratiquement tous les secteurs de la vie nationale.

    C’est tout à fait légitime pour un élève ayant réussi à l’examen d’Etat que d’exprimer sa joie. Par cette réussite, il fait la fierté et l’honneur de des parents ou de ses tuteurs qui se sont taillé les veines et les artères pour payer les frais de scolarité. C’est un sacrifice incommensurable dans le chef de ces parents ou de ces tuteurs, eu égard à la conjoncture économique difficile.

    Seulement, tous ces nouveaux diplômés d’Etat et leurs parents doivent savoir qu’il est tout à fait inutile de se dépenser outrancièrement ; le fait de terminer les humanités n’est pas la fin de tout, c’est une étape de la vie. Le plus dur reste à faire. Ce sont les plus méritants qui peuvent maintenant entamer le cycle supérieur ou universitaire.

    La problématique est donc celle de savoir si toute cette masse des diplômés sera casée soit dans les instituts supérieurs soit dans les universités soit encore sur le marché de l’emploi. C’est ici où l’Etat n’arrive pas à leur procurer un avenir serein parce qu’il n’y a que très peu de débouchés pour passer par cet entonnoir.

    L’avenir

  • RDC : au Nord-Kivu, l’armée affronte aussi les islamistes ougandais

    RDC : au Nord-Kivu, l’armée affronte aussi les islamistes ougandais

    Amani-leo-militaires– Déjà aux prises avec la rébellion du M23 dans le Nord-Kivu, la République démocratique du Congo (RDC) s’inquiète de la résurgence dans cette même province frontalière d’une vieille rébellion ougandaise qui y aurait reçu un soutien des islamistes shebab somaliens.

     

    Depuis une dizaine de jours, cinq localités du Nord-Kivu ont été attaquées et pillées par l’ADF-Nalu (Forces alliées démocratiques). Ces violences ont poussé 65.000 Congolais à chercher refuge en Ouganda voisin, selon la Croix-Rouge ougandaise.

     

    La semaine dernière, nouveau coup d’éclat, les mêmes rebelles ougandais ont brièvement occupé la localité de Kamango, avant d’en être délogés par les troupes congolaises. Selon l’armée régulière, les rebelles sont alors repartis vers le Ruwenzori, chaîne de montagnes qui marque la frontière et dont ils occupent les contreforts depuis des années.

     

    Ces violences touchent la région du “Grand nord”, partie nord de la province du Nord-Kivu, frontalière de l’Ouganda entre le lac Albert et le lac Edouard, et fief de l’ethnie Nande.

     

    Une région devenue une “poudrière”

     

    La zone est devenue “une poudrière”, s’alarme, sous couvert d’anonymat, un expert militaire occidental, redoutant que cette rébellion ne devienne un nouveau foyer de troubles qui s’appuierait sur des revendications des Nande qui s’estiment aujourd’hui délaissés par Kinshasa.

     

    L’ADF-Nalu est né au milieu des années 1990 de la fusion de deux groupes armés opposés au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. La composante Nalu (Armée nationale pour la libération de l’Ouganda) a depuis lors disparu, mais le mouvement conserve cette appellation d’ADF-Nalu.

     

    Un moment soutenu par le Soudan, l’ADF était à l’origine composé essentiellement de militants du Tabliq, un mouvement missionnaire musulman. Au fur et à mesure des années, ces combattants se sont radicalisés.

     

    Aujourd’hui uniquement composée d’islamistes, l’ADF-Nalu est dirigé depuis 2007 par Jamil Mukulu, un chrétien converti à l’islam. Les Etats-Unis l’ont placé sur leur liste d’organisations terroristes dès 2001 et Jamil Mukulu est visé par des sanctions de l’ONU depuis 2011 et de l’Union européenne depuis 2012.

     

    Ses combattants ont toujours trouvé un abri au Zaïre, devenu RDCongo en 1997, sur les pentes verdoyantes de la chaîne volcanique du Ruwenzori, qui culmine à plus de 5.000 mètres. Ils y cultivaient du café, échangeaient et pactisaient avec les populations locales.

     

    L’ADF-Nalu a très longtemps bénéficié de la bienveillance de Kinshasa, dont les relations avec l’Ouganda ont souvent été houleuses, selon un rapport de décembre de l’International Crisis Group (ICG).

     

    Le groupe rebelle a été visé pour la première fois en 2005 par une offensive conjointe de l’armée régulière et de la Mission de l’ONU (Monuc, devenue Monusco). En 2010, l’armée a lancé une nouvelle offensive contre le mouvement, dont plusieurs camps ont été détruits. Les combats font déjà des dizaines de milliers de déplacés.

     

    Depuis un an, cependant, l’armée congolaise s’est surtout mobilisée contre le mouvement rebelle M23 également implanté au Nord-Kivu, mais plus au sud, autour de la capitale provinciale Goma.

     

    “Les shebab sont chez nous!”

     

    Si l’ADF-Nalu a surtout combattu le régime ougandais de 1996 à 2001, le mouvement est toujours brandi comme une menace par Kampala, qui l’accuse régulièrement d’être lié aux islamistes somaliens shebab.

     

    En 2011, des membres de services de renseignements ougandais soutenaient ainsi que des membres de l’ADF avaient été formés à la confection de bombes par des shebab.

     

    L’Ouganda compte une importante communauté musulmane (environ 10% de la population), et déploie depuis 2007 un contingent de plusieurs milliers d’hommes en Somalie pour y lutter contre les shebab.

     

    Lundi, le porte-parole du gouvernement de Kinshasa, Lambert Mende, a lui aussi assuré que l’ADF-Nalu était associé aux “combattants shebab” et l’a présenté comme “une menace majeure contre la sécurité et l’intégrité de la RDC”.

     

    “Les shebab sont chez nous”, a insisté M. Mende. Il a par ailleurs assuré que la présence de mercenaires somaliens avait été signalée il y a deux mois dans les rangs de ce mouvement.

     

    Pour ICG, l’ADF-Nalu est le seul groupe armé de l’Est congolais à “être considéré comme une organisation terroriste appartenant à la nébuleuse islamiste d’Afrique de l’Est”.

     

    Cependant, le groupe de réflexion jugeait que l’existence d’une coopération directe entre les shebab et les ADF restait “une hypothèse, d’autant plus que le gouvernement ougandais instrumentalise la menace terroriste à des fins intérieures et extérieures”.

     

    Dans un rapport daté du 20 juin, des experts de l’ONU sur la RDC écrivaient: “deux anciens combattants de l’ADF et les services de renseignement ougandais affirment que l’ADF a reçu des virements en provenance de Londres, du Kenya et de l’Ouganda, rassemblés par des intermédiaires congolais à Beni et Butembo”, au Nord-Kivu. Les mêmes sources citées par les experts onusiens soutenaient que l’ADF se finançait aussi par un réseau de taxis opérant dans la zone frontalière et tirait profit de l’or et de l’exportation de bois en Ouganda.

     

    L’ADF-Nalu continue de tenir “tête à l’armée congolaise”, constatait en décembre ICG. Cette “résilience” du mouvement “tient à sa position géostratégique, son insertion dans l’économie transfrontalière et la corruption des forces de sécurité”.

     

    Pour autant, l’ADF-Nalu “ne constitue pas une menace destabilisatrice comme le M23”, dont les combattants sont stationnés aux portes de la ville de Goma.

    afp