Tag: A la Une

  • RDC :Integralite de la loi sur les concertations Nationales signé par « Joseph KABILA »

    RDC :Integralite de la loi sur les concertations Nationales signé par « Joseph KABILA »

    La securite de l’Est de la RD Congo- Kabila a Goma et la MONUSCO en parle-ORDONNANCE N° 13/078 DU 26 JUIN 2013 PORTANT CREATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES CONCERTATIONS NATIONALES

    Le Président de la République,

    Vu la Constitution, spécialement ses articles 69, 79 alinéa 3, 213 alinéa 1er et 215 ;

    Vu la Résolution n° 2098 (2013) adoptée le 28 mars 2013 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à sa 6943ème séance, spécialement ses paragraphes 4, 5 et 14 ;

    Vu l’Ordonnance n° 13/020 du 13 mai 2013 portant création, organisation et fonctionnement du Mécanisme National de Suivi et de supervision de la mise en œuvre des engagements souscrits aux termes de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région, du 24 février 2013, spécialement son article 2 :

    Vu l’Ordonnance n°12/007 du 11 juin 2012 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu’entre les membres du Gouvernement ;

    Considérant que le 15 décembre 2012, lors de son discours sur l’état de la Nation devant les deux Chambres du Parlement réunis en Congrès au Palais du Peuple, le Président de la République, Chef de l’Etat, a annoncé l’idée de tenir des concertations nationales ; que, depuis lors, des échanges organisés avec les acteurs politiques de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition Politique et de la Société Civile, il est ressorti l’adhésion d’un large échantillon représentatif des segments des forces vives de la Nation à cette initiative ;

    Considérant que cette démarche tend à rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cicles de violence à l’Est du pays ;

    Considérant la nécessité de compléter la réponse pérenne et globale à la crise impliquant les institutions et parties congolaises et leurs partenaires régionaux et internationaux par une initiative interne spécifique et temporaire de rassemblement des Congolaises et Congolais dans une introspection destinée à consolider leur cohésion pour ne pas prêter le flanc à l’adversaire ;

    Considérant l’impératif de préserver le caractère institutionnel des Concertations Nationales tout en faisant participer le maximum des forces vives de la Nation :

    Après avis des Présidents des deux Chambres du Parlement ;

    Le Conseil des Ministres entendu ;

    O R D O N N E :

    Article 1er :

    Il est créé, en République Démocratique du Congo, un forum national dénommé « Les

    Concertations Nationales » ;

    Les Concertations Nationales se tiennent aux dates fixées par son Présidium.

    Leur durée maximum est fixée par le Règlement Intérieur.

    Article 2 :

    Les Concertations nationales ont pour objet la réunion de toutes les couches sociopolitique de la Nation afin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cycles de violence à l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde.

    Article 3 :

    Pour l’organisation de leurs travaux, les Concertations nationales se dotent d’un Règlement Intérieur adopté par le Présidium et présenté à l’Assemblée Plénière.

    Le Règlement Intérieur des Concertations Nationales précise les modalités d’organisation et de fonctionnement du Forum, les questions à débattre dans le cadre des thématiques retenues, le nombre et les critères des participants, les compétences des organes du Forum, les modalités du déroulement des concertations, les droits et devoirs des participants, le régime disciplinaire ainsi que les règles de gestion du budget du Forum.

    Article 4 :

    Les Concertations Nationales comprennent les organes suivants :

    1. l’Assemblée Plénière :

    2. le Présidium ;

    3. les Etats Généraux.

    Article 5 :

    L’Assemblée Plénière est l’organe de validation des conclusions et recommandations des Concertations Nationales issues des Etats Généraux.

    Elle est chargée de débattre de toutes les questions inscrites à son ordre du jour.

    Sans préjudice des dispositions conformes du Règlement Intérieur, l’Assemblée Plénière est composée des délégués issus des composantes suivantes :

    1. les institutions publiques nationales (Président de la République, Parlement, Gouvernement, Cours et Tribunaux, Institutions d’Appui à la Démocratie) ;

    2. les institutions publiques provinciales et locales (Assemblées provinciales et Gouvernements provinciaux) ;

    3. les partis politiques (Majorité présidentielle et Opposition politique au Parlement et hors Parlement) ;

    4. les Autorités coutumières ;

    5. la Société Civile ;

    6. les Personnalités historiques ;

    7. les Experts ;

    8. les Invités du Chef de l’Etat.

    Article 6 :

    Les Délégués aux Concertations Nationales y participent ès qualité ou sur désignation de leurs composantes respectives.

    Ils sont accrédités par le Présidium.

    Article 7 :

    Le Présidium est l’organe coordonnateur des Concertations Nationales.

    Il est constitué du Président de l’Assemblée Nationale et du Président du Sénat, assistés d’un Secrétariat Technique.

    Article 8 :

    Sans préjudice du pouvoir du Président de la République de convoquer, d’ouvrir et de clôturer les Concertations Nationales, le Présidium organise l’ouverture et la clôture des séances de celles-ci.

    La présidence des séances est assurée, soit conjointement, soit alternativement, par les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, dans les conditions déterminées par le Règlement Intérieur.

    Dans leur mission de direction des Concertations Nationales, les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat prennent toutes les mesures en vue de la bonne tenue et de l’aboutissement heureux des Concertations Nationales.

    Ils gèrent les ressources des Concertations Nationales.

    Ils rendent compte du déroulement des travaux au Chef de l’Etat.

    Article 9 :

    Les Etats Généraux sont chargés de l’examen des questions soumises aux Concertations Nationales relevant de leurs thématiques, assorties des conclusions et recommandations adressées à l’Assemblée Plénière.

    Outre les Experts, les Etats Généraux sont composés d’un nombre maximum de Délégués par groupe thématique fixé par le Règlement Intérieur.

    Article 10 :

    Les groupes thématiques composant les Etats Généraux des Concertations Nationales sont les suivants :

    1. Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles ;

    2. Economie, secteur productif et finances publiques ;

    3. Désarmement, démobilisation, réintégration sociale et/ou rapatriement des groupes armés ;

    4. Conflits communautaires, paix et réconciliation nationale ;

    5. Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat.

    Article 11 :

    Les Concertations Nationales se tiennent à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, au lieu indiqué et retenu par le Présidium. Les Etats Généraux peuvent se tenir respectivement à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani, sur décision du Présidium.

    Leur durée est de quinze jours au maximum, à raison de cinq (05) jours de travaux en plénière et de dix (10) jours de travaux en Etats Généraux. Toutefois, en cas de nécessité, le Présidium peut fixer une durée supplémentaire qui ne peut excéder cinq (05) jours.

    Article 12 :

    A l’issue de leurs travaux, les Délégués aux Concertations Nationales remettent au Président de la République, par le Présidium, les conclusions auxquelles ils ont abouti, assorties des recommandations formulées sur des questions visées à l’article 10 de la présente Ordonnance.

    Le Président de la République rend compte desdites conclusions et recommandations à la Nation devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès, en présence des Chefs des Corps Constitués et des Invités.

    Article 13 :

    Le Coordonnateur du Mécanisme National chargé du Suivi et de la supervision de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 assiste aux travaux des Concertations Nationales en qualité d’Observateur.

    Il n’a pas voix délibérative.

    Il fait rapport de son observation au Président de la République.

    Article 14 :

    Les Concertations Nationales sont dissoutes de plein droit dès la fin du discours de clôture du Président de la République.

    Le suivi de l’application de leurs conclusions et recommandations est confié au Président de la République, aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat et au Gouvernement de la République.

    Article 15 :

    Les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat ainsi que le Premier Ministre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.

    Fait à Kinshasa, le 26 juin 2013

    Joseph KABILA KABANGE

    Augustin MATATA PONYO Mapon

    Premier Ministre

    Pour copie certifiée conforme à l’original

    Le 26 juin 2013

    Le Cabinet du Président de la République

    Gustave Beya Siku

    Directeur de Cabinet

  • RDC: plusieurs militaires et policiers envoyés à la retraite

    RDC: plusieurs militaires et policiers envoyés à la retraite

    Militaires FARDC
    Militaires FARDC

    -Le chef de l’Etat, Joseph Kabila a envoyé dimanche 7 juillet à la retraite de nombreux militaires et policiers en âge avancé. Par la même occasion, le commandant suprême des Forces armées de la RDC (FARDC) a avancé en grade plusieurs autres hommes en uniforme dont certains à titre posthume.
    Le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Alexandre Luba Ntambo, a indiqué que ces mesures inaugurent le processus du rajeunissement de l’armée afin de l’adapter aux normes dans les armées modernes.
    «Une première vague de militaires a été mise en retraite dans le cadre d’un des principes directeurs de la réforme qui est la rajeunissement de l’armée », a indiqué le ministre.
    Alexandre Luba Ntambo a indiqué que la RDC dispose désormais d’une armée atypique dans laquelle des personnes trop âgées ne peuvent plus assumer certaines fonctions. Il a estimé que le rajeunissement de l’armée vise également à accélérer la réforme du secteur de la défense et de la sécurité comme l’a recommandé le président américain Barack Obama lors de son récent séjour en Tanzanie.
    Le président américain a appelé, il y a une semaine, son homologue de la RDC, Joseph Kabila à réformer les forces armées du pays (FARDC), estimant qu’il “devait faire mieux et plus en ce qui concerne les capacités de la RDC en matière de sécurité”.
    L’état-major général des FARDC avait lancé au mois d’août dernier l’opération de recrutement des jeunes congolais âgés de 18 à 25 ans sur toute l’étendue du pays. Le chef de la délégation chargée du recrutement au Nord-Kivu, le colonel Mwitcho Wabateyi avait assuré que cette opération n’est pas forcément liée à la guerre dans l’Est mais vise plutôt à rajeunir l’armée dans le cadre de la réforme entreprise par le gouvernement congolais.

  • RDC : le président Kabila a inauguré lundi la connexion du pays au câble à fibre optique

    RDC : le président Kabila a inauguré lundi la connexion du pays au câble à fibre optique

    Fible1-Le président congolais Joseph Kabila a officiellement inauguré, lundi 8 juillet, l’ouverture de la station d’atterrage de la fibre optique à Moanda, dans la province due Bas-Congo (ouest), assurant ainsi la connexion du pays à la haute technologie de communication.
    La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du paysn notamment des membres du gouvernement et du Parlement et des ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques en RDC.

    La connexion de la RDC au câble à fibre optique a été plusieurs fois repoussée pour des raisons administratives.

    Le ministre de Poste, télécommunication, nouvelles technologies de l’Information et de la communication (PT-NTIC), Tryphon Kin-kiey, a indiqué que la station d’atterrage de Moanda, inaugurée également pour la gestion technique de la fibre optique, est l’une des plus grandes du système du câble sous-marin Wacs.

    Le consortium Wacs offre la connexion à la fibre optique à 13 pays de l’Afrique. Il permet d’avoir une large bande de diffusion de données permettant d’obtenir l’internet à haut débit.

    La station d’atterrage de Moanda est équipée de matériel d’Alcatel qui, selon Kin-kiey, répondent aux normes de connectivité à haut débit. Elle est opérationnelle depuis le 14 juin.

    La construction et l’équipement de la station d’atterrage a coûté 60 millions de dollars américains au trésor public et son réseau va s’étendre sur 40 000 km à travers le pays.

    Concernant la gestion de la fibre optique, le ministre a assuré que le gouvernement va collaborer avec la Société congolaise des postes et téléphones (SCPT) pour «mettre en place un mécanisme de gestion qui puisse être bénéfique pour le peuple congolais et pour les opérateurs».
    (Le Potentiel)

  • RDC: première audience pour l’opposant Eugène Diomi Ndongala, accusé de viol sur mineures

    RDC: première audience pour l’opposant Eugène Diomi Ndongala, accusé de viol sur mineures

    Diomi NDONGALA
    Diomi NDONGALA

    -En République démocratique du Congo, la première audience du procès de l’homme politique Eugène Diomi Ndongala a été programmée pour ce lundi 8 juillet devant la Cour suprême de justice. Le président de la Démocratie chrétienne et coordonnateur de la majorité populaire pro-Tshisekedi est poursuivi pour viol sur mineures, ce qu’il dément.

    C’est depuis 2012 que Eugène Diomi Ndongala fait l’objet de poursuites judiciaires pour viol sur mineures, une accusation que le président de la Démocratie chrétienne rejette. Il parle d’un montage destiné à faire taire un homme politique très proche de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

    Eugène Diomi avait même disparu de la circulation pendant plusieurs semaines, enlevé et gardé en secret dans les locaux de l’Agence nationale de renseignement (ANR), selon lui-même et ses proches. Selon la police et le porte-parole du gouvernement, il était plutôt en cavale.

    Quelques mois après sa réapparition, Eugène Diomi a été empêché de traverser vers Brazzaville. Un soir, la police est venue l’arrêter dans son hôtel. Le lendemain, c’est la décision d’une détention préventive en résidence surveillée en raison de l’immunité parlementaire du prévenu. Mais l’arrêt du juge de la Cour suprême de justice n’a pas été respecté. L’opposant a été envoyé à la prison centrale de Makala, près de Kinshasa. Même si le mandat de député de Diomi a été invalidé peu après, cette décision judiciaire n’a pas encore été annulée.

    (RFI)

  • L’Opposition politique rejette les consultations nationales proposées par Joseph Kabila

    L’Opposition politique rejette les consultations nationales proposées par Joseph Kabila

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Une soixantaine de dirigeants de l’opposition politique congolaise ont rejeté lundi dans sa forme actuelle la formulée proposée par le président Joseph Kabila pour l’organisation de « consultations nationales », en dénonçant « la composition déséquilibrée » de ce forum avec une « forte dominance des membres de la majorité présidentielle ».
    Dans une déclaration adressée à l’agence Belga après une réunion lundi à Kinshasa, l’opposition congolaise réclame la « représentation égalitaire » entre composantes que sont la majorité présidentielle, l’opposition politique, civile et armée, la société civile y compris la diaspora.

    L’opposition rejette en outre « le fait que le président de la République (Joseph Kabila), les présidents de deux chambres du Parlement (celui de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, et celui du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, ndlr) et le Premier ministre (Augustin Matata Ponyo Mapon) assurent le suivi en lieu et place d’un comité de suivi incluant toutes les parties prenantes, à savoir la majorité, l’opposition, la société-civile et le représentant de la communauté internationale », ajoute le texte.

    Les dirigeants de l’opposition dénoncent encore la confiscation de l’initiative et la mise à l’écart, par M. Kabila, de l’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies (l’ex-présidente irlandaise Mary Robinson) qui, en vertu de la résolution 2098 du Conseil de sécurité, « a pour mission de promouvoir et de superviser un processus politique global sans exclusive ».

    Cette résolution 2098 s’inspire des résultats de l’accord régional d’Addis Abeba du 24 février, signé par onze pays de la région et censé pacifier l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à des rébellions depuis deux décennies. M. Kabila a convoqué jeudi dernier un dialogue inter-congolais visant à renforcer la « cohésion nationale » face au Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion active dans l’est congolais et présumée soutenue par le Rwanda et l’Ouganda.

    Selon le texte de l’ordonnance présidentielle, ce forum national va réunir « toutes les couches socio-politiques de la nation » afin de « réfléchir, d’échanger et de débattre en toute liberté et sans contrainte, de toutes les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et d’étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin au cycle de violences dans l’est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde ».

    Ce forum comprendra trois organes: l’assemblée plénière, le présidium et les états généraux. A l’issue des travaux dont la durée est de quinze jours au maximum – mais aucune date n’a été fixé pour leur début -, le président de la République rendra compte des conclusions et recommandations à la Nation, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès.

    Dans leur déclaration, les 63 signataires – dont quelques « grosses pointures » de l’opposition, comme Vital Kamerhe, un ancien allié de M. Kabila tombé en disgrâce – demande que le chef de l’Etat lance des « signaux de décrispation », comme la libération des prisonniers politiques et des prisonniers d’opinion, une amnistie pour permettre à tout le monde de participer aux travaux, le retrait de la « ceinture policière » autour de la résidence du président (auto-proclamé après l’élection présidentielle controversée de novembre 2011) Etienne Tshisekedi, l’autorisation des manifestations publiques, et la réouverture de médias proches de l’opposition interdits, comme les chaînes de télévision Canal Futur TV et RLTV.

    Mediacongo

  • Belgique:Roi Albert II : “Mon âge et ma santé ne me permettent plus d’exercer ma fonction”

    Belgique:Roi Albert II : “Mon âge et ma santé ne me permettent plus d’exercer ma fonction”

    Roi-Albert-II-Dans une allocution télévisée, le roi Albert II, 79 ans, a annoncé, le 3 juillet, son “intention d’abdiquer le 21 juillet”, jour de la fête nationale de Belgique, en faveur du prince héritier Philippe.

    C’est la fin du règne d’Albert II. Avec « sérénité et confiance », le roi des Belges a annoncé, dans une déclaration télévisée le 3 juillet, qu’il abdiquera le jour de la fête nationale de Belgique, le 21 juillet, en faveur de son fils, le prince héritier Philippe. C’est le premier souverain belge à quitter volontairement le pouvoir dans l’histoire du pays.

    Le roi Albert II a affirmé que son fils aîné Philippe, 53 ans, est « bien préparé » pour reprendre le flambeau.

    Ce départ du roi était évoqué depuis plusieurs mois dans les milieux politiques et médiatiques, alors qu’Albert II, âgé de 79 ans, semblait fatigué et soucieux de passer la main.

    Né le 6 juin 1934, le deuxième fils de Léopold III et de la reine Astrid était devenu le sixième monarque belge, le 9 août 1993, après le décès inopiné de son frère, le roi Baudouin, qui n’avait pas eu d’enfant.

    Discrétion

    Arrivé au pouvoir dans la discrétion, il a joué un rôle politique de premier plan en devenant le symbole de l’unité de la Belgique écartelée entre francophones et néerlandophones. Il a ainsi joué un rôle central de médiateur durant la longue crise politique de 2010-2011, en tentant de rassembler une majorité pour doter le pays d’un gouvernement stable.

    Son implication avait été saluée par tous les partis, à l’exception des indépendantistes flamands de la N-VA.

    L’abdication intervient moins d’un an avant une échéance politique très sensible, les élections législatives de mai 2014, qui pourraient montrer une nouvelle poussée des nationalistes flamands et provoquer une nouvelle crise politique.

    (Avec AFP)

  • Tentatives de balkanisation de la Rd Congo . L. Nkunda réapparaît au cœur du M23

    Tentatives de balkanisation de la Rd Congo . L. Nkunda réapparaît au cœur du M23

    laurent_nkunda_06Le général déchu Laurent Nkunda est libre de tout mouvement. Il a été aperçu aux côtés des rebelles du M23, en dépit du fait que le Rwanda prétendait qu’il était en détention à Kigali. C’est depuis plus d’une semaine qu’il circule dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo

    Comme si cela ne suffisait pas, cet insurgé a réuni à Rumangabo les chefs coutumiers du territoire de Nyiragongo, le soir de la journée de lundi 1er juillet 2013. L’objectif était de solliciter leur soutien en vivres et en hommes de troupe au profit du M23 afin d’aider cette nébuleuse à réoccuper la ville de Goma

    Autant dire qu’à chaque tournant de l’histoire politique de la Rd Congo, Kagame est toujours en quête d’hommes de paille à sa solde pour mener à bon port sa mission funeste de concrétiser le plan de balkanisation de la Rdc. Ayant tiré les leçons de la situation qui a prévalu en novembre 2011, la Monusco affirme que les casques bleus et les FARDC ne se laisseront plus faire.

    Des sources proches de la Société civile du Nord-Kivu, nous apprenons que le général déchu Laurent Nkunda a été aperçu libre des ses mouvements aux côtés des rebelles du M23. Et ce, en dépit du fait que le Rwanda prétendait qu’il était en détention à Kigali. Comme pour dire qu’à chaque page de l’histoire politique de la Rd Congo et lorsque le Rwanda se rend compte que ses cartouches sont en voie de s’épuiser, il ne se gêne pas de larguer sur terrain ses tueurs et hommes aux basses besognes. Et ces derniers n’ont qu’une mission : réaliser par tous les moyens le fameux plan de balkanisation de la RdC concocté depuis de longue date dans les officines occidentaux.

    L’ancien chef du CNDP vivait au Rwanda depuis début 2009, en résidence surveillée, semble-t-il. Son arrestation faisait suite à l’entrée, sur le sol congolais, des contingents rwandais officiellement invités par le gouvernement congolais. Echangé contre la traque des FDLR dans la région du Kivu en RDC, Laurent Nkunda reste, de l’avis de plusieurs analystes, une des cartes du président rwandais Paul Kagame. C’est ce qui expliquerait la sourde oreille faite par Kigali quant à son extradition en Rdc pourtant exigée par Kinshasa.

    D’autres observateurs de la scène politique du pays pensent que le rappel de Laurent Nkunda à la rescousse des troupes rebelles traduit bien les difficultés que rencontrent actuellement le M23 qui se trouve à ce jour confronté aux multiples désertions observées dans ses rangs ainsi qu’aux attaques répétées menées contre ses positions par les éléments du groupe Mayi-Mayi Nyatura et d’autres forces négatives présentes dans le territoire de Rutshuru.

    L’opinion devra retenir qu’au lendemain des affrontements fratricides entre les deux factions du M23, la faction dirigée par Jean-Marie Runiga avait fini par capituler au profit de celle de Sultani Makenga. Mais après l’attaque subie par ce dernier et considérant qu’il n’obéissait plus à l’homme fort de Kigali, celui-ci a signé son certificat de décès, en le faisant remplacer par le général Laurent Nkunda de sinistre et triste mémoire.

    En effet, c’est depuis une semaine qu’il circule librement dans les territoires Rutshuru et Nyiragongo. Les mêmes informations renseignent que vendredi et samedi derniers, sous ses auspices, des journées de prière ont été organisées par le M23 à Rutshuru, l’homme se disant pasteur-serviteur de Dieu. Si le ridicule pouvait tuer ! Comme si cela ne suffisait pas, cet insurgé-pasteur de la honte a réuni à Rumangabo les chefs coutumiers du territoire de Nyiragongo, dans la soirée du lundi 1er juillet 2013.

    L’objectif de la rencontre était de solliciter leur soutien en vivres et en hommes de troupe au profit du M23 pour réoccuper la ville de Goma. Parmi les chefs coutumiers réunis, notre source pouvait identifier Mwami Butsitsi de Monigi (un allié traditionnel du M23), les chefs de villages et de Groupements Kibumba et Buhumba. Des sources dignes de foi, nous apprenons que le M23 a renforcé davantage ses positions de Kibati, de Buvira et de Mutaho qui font face aux positions des FARDC. Le M23 prépare donc la guerre qui devra déboucher sur la reprise de la ville de Goma.

    Encore des déplacements des populations

    Comme on peut bien le constater, le redéploiement des rebelles du M23 et de leurs alliés a encore occasionné un déplacement massif des populations de Monigi, Kibati et Buvira vers la ville de Goma. Cela en vue de fuir les atrocités et la terreur infligées par ces hors-la-loi. Pendant ce temps, les éléments du M23 s’en prennent aux jeunes qui ne sont pas acquis à leur cause. Au soir de lundi 1er juillet 2013, ces rebelles ont enlevé trois jeunes. Il s’agit de Yusufu (28 ans), Ndayambaje (26 ans) et Clément (20 ans). Il sied de souligner que les victimes ont été cueillies en localité de Kisheke-Kilimanyoka dans le Groupement de Kibati.

    Toutes ces informations sont attestées par la Monusco qui explique que dans les régions du territoire de Rutshuru occupées par le M23, les enlèvements de civils, les viols, les meurtres ainsi que les pillages récurrents perpétrés par les éléments de ce mouvement rebelle, demeurent une source de préoccupation majeure au plan sécuritaire et à celui du respect des droits de l’homme. C’est du moins le lot quotidien des populations locales.

    Face à ce dénigrement des efforts de pacification de l’Est de la Rdc, la Société civile du Nord-Kivu invite le Gouvernement congolais, la MONUSCO et la CPI à redoubler d’ardeur.

    A cette occasion, cette structure recommande que le Gouvernement congolais dénonce à haute voix la présence du général déchu Laurent Nkunda dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo ainsi que son retour sur la scène criminelle sous couvert du Rwanda, à travers le M23.

    Ensuite, que la communauté internationale, au travers de la MONUSCO, le Haut commissariat aux droits de l’homme, les Organisations de droits de l’homme et la Société civile réunissent les éléments de preuves nécessaires pour inculper devant la CPI Laurent Nkunda de divers crimes commis sous sa responsabilité, lors des opérations macabres qu’il a conduites à Kisangani, Bukavu et Kiwanja. Dans la même logique, les Nations Unies et la CPI doivent exercer une pression permanente sur le Rwanda pour recel des malfaiteurs et pour tentatives répétées de déstabiliser certaines institutions de la République, d’y installer de manière permanente l’insécurité, la terreur, les viols déstabilisant ainsi la paix et la sécurité de l’Est de la Rdc. Cela, en violation de l’Accord-cadre signé à Addis-Abeba en février dernier.

    Qui est Laurent Nkunda ?

    Laurent Nkunda, un homme mince et élancé, au visage amaigri. En 2007, le général rebelle fait la une de la presse internationale… dans moins de 2 ans, sa rébellion sera stoppée nette par son allié de toujours : l’armée rwandaise de son ex mentor, Paul Kagame.

    Car, comme beaucoup d’autres Tutsis congolais, il a commencé sa carrière militaire dans les rangs du Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion tutsie du Rwanda) qui mit un terme en juillet 1994 au génocide perpétré par le régime hutu de Kigali. Après deux ans au sein de l’armée rwandaise, il rejoint au Zaïre voisin la rébellion conduite par Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila) qui destitue le dictateur Mobutu en 1997, avec l’appui de l’armée rwandaise.

    En 1998, alors que Mzee Kabila a rompu avec ses anciens alliés, Nkunda devient l’un des commandants du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), une rébellion soutenue par Kigali pendant le conflit régional qui secoue l’ex-Zaïre jusqu’en 2003.

    Après la guerre, alors que le RCD intègre le gouvernement de coalition à Kinshasa, Nkunda est promu général mais refuse de prendre son poste, dénonçant une réforme de l’armée fantaisiste ne permettant pas “la réconciliation nationale” promise.

    C’est en juin 2004 qu’il fait trembler la République pour la première fois en s’emparant brièvement de la capitale du Sud-Kivu, Bukavu, où il affirme défendre ses “frères” tutsis. Déchu de l’armée, il est visé depuis septembre 2005 par un mandat d’arrêt pour des crimes de guerre perpétrés par ses hommes à Bukavu.

    Après les élections de 2006 en République démocratique du Congo (RDC), Nkunda tente une nouvelle fois de déstabiliser l’Est de la RDC. En décembre de la même année, le Burundi l’accuse, ainsi que James Kabarebe (maintenant ministre de la Défense du Rwanda) et Salim Saleh, d’avoir fomenté une tentative de coup d’État au Burundi.

    Le 18 janvier 2007, Nkunda annonce pourtant que ses hommes ont commencé à rejoindre les rangs des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à la suite de négociations menées à Kigali, au Rwanda. Néanmoins, la première moitié de 2007 se caractérise par de nombreux combats à l’Est forçant des dizaines de milliers de civils à prendre la fuite. Laurent Nkunda accepte finalement de “brasser” ses troupes avec les troupes gouvernementales.

    Le 26 août 2008, Laurent Nkunda lance une nouvelle offensive qui lui permet d’agrandir la zone qu’il contrôle dans le Nord-Kivu et d’amener ses troupes à quelques kilomètres de Goma à fin octobre. L’armée congolaise ayant abandonné la ville, la Monuc n’a pas pu lancer de contre-offensive : son mandat est d’appuyer les autorités officielles congolaises dans leurs efforts pour rétablir leur contrôle sur le territoire national, mais pas de contrer une opération rebelle en soi. Nkunda a cependant renoncé à prendre la ville et a déclaré le 29 octobre un cessez-le-feu unilatéral puis demandé l’ouverture de négociations à Kinshasa. Le 23 janvier 2009, l’inspecteur général de la police de la République démocratique du Congo annonce l’arrestation de Laurent Nkunda la veille au Rwanda ; le général déchu avait franchi la frontière alors qu’une opération conjointe des forces congolaises et rwandaises reprenaient le contrôle du territoire conquis par le CNDP avant qu’une faction anti-Nkunda ne décide de se rallier au gouvernement de Kinshasa.

    Le souhait de tout Congolais épris de justice et de paix est que la Brigade d’intervention ne ménage aucun effort pour capturer ce sinistre officier pour le livrer carrément à la CPI. La Brigade d’intervention des Nations Unies sera dans le droit d’agir ainsi car cela entre dans ses prérogatives d’annihiler les forces négatives dont le M 23. Tant que ce Laurent Nkunda bénéficiera d’une grande marge de manœuvre pour nuire, les populations locales seront toujours inquiétées et insécurisées. Comme l’a proposé la Société civile, le gouvernement de la République doit réagir au plus vite pour dénoncer tout ce qu’entreprend Nkunda.

    L’Avenir

  • Prison Centrale de Makala : situation sous contrôle !

    Prison Centrale de Makala : situation sous contrôle !

    Zambia Police-Des tirs nourris ont été entendus ce mardi 2 juillet 2013 à la Prison Centrale de Makala et dans ses environs. Cette situation a créé une panique généralisée dans les communes de Makala, Selembao, Ngiri-Ngiri et Bandalungwa. Pour la Ministre de la Justice, Wivine Mumba, qui est intervenue hier soir sur les antennes de télévision nationale, cet incident a été enregistré au moment où des éléments de la Police et l’Armée nationale devaient mener une opération de ratissage dans ce centre pénitentiaire, l’un des plus grands dont dispose la RD. Congo, à Kinshasa, la capitale. L’objectif visé était de récupérer toutes les armes blanches détenues par certains prisonniers. Cette mesure, confirme-t-elle, a été prise par le nouveau Directeur de ce centre pénitentiaire, en accord avec sa hiérarchie.
    Le calme est revenu, depuis hier, après la panique généralisée qui s’est emparée des prisonniers de Makala, populations et autres usagers de la route de Selembao. Il aura fallu une action musclée, pour ramener tous les prisonniers têtus à la raison. La police et les forces de l’ordre y ont travaillé dans le cadre d’une mission spéciale. Maintenant, après ce temps agité, tous les prisonniers sont sous contrôle de leurs geôliers.
    Nettoyage armes blanches
    Cette opération de ‘’nettoyage armes blanches’’ dans les cellules a, malheureusement, tourné au vinaigre. Des échauffourées entre prisonniers et forces de l’ordre ont produit des dommages considérables. Bilan : quelques blessés parmi les prisonniers, selon la Ministre de la Justice qui a dit, par ailleurs, qu’ils auraient été admis d’urgence en soins. Elle n’a cependant pas confirmé la thèse selon laquelle il y aurait eu quelques morts, en marge de cette altercation déplorable.
    Pour Wivine Mumba, en effet, les policiers et militaires ont été mobilisés, pour désarmer les détenteurs des armes blanches.
    Contre toute attente, il y a eu résistance. Néanmoins, comme il fallait exécuter l’ordre afin de prévenir une éventuelle émeute, dit-elle, les agents de l’ordre ont été contraints d’utiliser le gaz lacrymogène en vue de pénétrer dans les cellules.
    «C’est dans cette bousculade qu’il y a eu des blessés qui ont été immédiatement pris en charge », précise-t-elle.
    Nécessité d’améliorer les conditions carcérales
    En initiant cette opération, les autorités ont là, pensé à ‘’réduire à zéro’’ des éventuelles poches de résistance qui se seraient constituées à la prison centrale Makala. Parallèlement, la question de l’amélioration des conditions carcérales devait, elle aussi, figurer dans l’ordre des priorités de l’action gouvernementale. Ceci tient également du respect des droits et obligations des prisonniers, conformément aux lois, traités et textes légaux nationaux et internationaux en la matière.
    Le renforcement des capacités de surveillance des forces de l’ordre et des autorités de l’administration pénitentiaire, l’amélioration des conditions de vie, la garantie des soins de santé, la propreté dans les cellules… sont des facteurs parmi tant d’autres sur lesquels le gouvernement est appelé à plus d’actions à impact visible.
    La révolution de la modernité est un tout, dit-on. Elle embrasse, naturellement, tous les secteurs de la vie nationale. Autant, le gouvernement se bat, nuit et jour, pour la stabilité du cadre macro-économique et la restauration de la paix dans l’Est du pays. Autant, il est tenu d’investir dans le social des congolais, y compris celui des prisonniers et autorités affectées à leur gestion.

    La Pros.

  • Echauffourées à la Prison centrale de Makala : le gouvernement au banc des accusés

    Echauffourées à la Prison centrale de Makala : le gouvernement au banc des accusés

    Prison de Makala-Qu’est-ce qui s’est passé mardi matin à la Prison centrale de Makala ? La question est sur toutes les lèvres. Le sujet fait le menu de toutes les conversations. Mais, jusque-là, l’on a du mal à comprendre ce qui s’est réellement passé à la PCM. Le mystère est bien gardé au niveau des instances officielles. La Voix des sans voix a plaidé pour une enquête immédiate afin de rétablir la vérité.

    Des échauffourées ont éclaté hier mardi dans la matinée à la Prison centrale de Makala (PCM) entre des prisonniers et les forces de l’ordre déployées sur le lieu pour rétablir l’ordre.

    Des informations divergent selon les sources, quant à la cause de ces incidents et à son bilan. Cependant, si des sources officielles ne rapportent que des blessés graves dans les rangs, notamment, des prisonniers, des sources indépendantes font état des morts d’hommes, évalués à plus d’une dizaine. Certaines ont même évoqué des morts de la PCM qu’on aurait transféré au courant de la journée de mardi à la Morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo).

    Juste après ces incidents, soit vers 9 heures (heure de Kinshasa), la tension était toujours forte à la Prison centrale de Makala. Tout le périmètre de ce centre pénitencier était quadrillé. Personne ne pouvait accéder à la prison ni traîner dans ses environs. De dizaines d’éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise ont été déployés le mardi 2 juillet dans la matinée pour étouffer une tension observée à la Prison de Makala à Kinshasa. Les habitants des quartiers situés dans le voisinage immédiat ont entendu des coups de feu. Les forces de l’ordre ont aussi lancé des gaz lacrymogènes pour mater un soulèvement de détenus, créant une panique dans les quartiers environnants.

    Des policiers munis d’armes à feu et des lance-roquettes faisaient la patrouille en dehors de la prison tandis qu’à l’intérieur des dizaines de soldats FARDC accompagnés de certains officiers militaires tentaient de rétablir l’ordre.

    Difficile de dire à l’heure actuelle avec certitude ce qui est à la base de cette tension. Mais des sources proches de cet établissement carcéral, contactées par radio Okapi, ont indiqué qu’il s’est agi d’une révolte de détenus contre des mesures prises par l’actuel directeur de la prison, un colonel des FARDC. Des mesures que les détenus estiment qu’elles violent les droits des prisonniers, soulignent les mêmes sources. Version du reste confirmée par la Voix des sans voix (VSV) dans un communiqué remis hier mardi à la presse.

    Des sources officielles parlent plutôt d’un «simple contrôle de routine» qui aurait mal tourné. Aucune balle n’a été tirée, selon elles. Seul le gaz lacrymogène a été utilisé, précisent-elles.

    Ce qui n’a cependant pas empêché la VSV d’exprimer « ses vives préoccupations consécutives à la récurrence du climat d’insécurité qui prévaut actuellement au sein de la Prison centrale de Makala depuis la perturbation intervenue à sa direction, le mercredi 12 juin 2013 ».

    Pour tirer au clair cette affaire et ramener de l’ordre dans cet établissement pénitencier, la VSV recommande, entre autres, au gouvernement d’ouvrir « immédiatement » une enquête indépendante sur ces incidents récurrents en vue de « dégager les responsabilités et sanctionner les coupables et commanditaires, conformément à la loi ». Elle propose aussi le « transfèrement pour toutes fins utiles de tous les détenus militaires et policiers à la PCM ; la prise en charge médicale adéquate de tous les blessés ; l’indemnisation des victimes pour les préjudices subis ».

    (Le Potentiel)

  • Kerry présidera une réunion sur les Grands Lacs à l’ONU fin juillet

    Kerry présidera une réunion sur les Grands Lacs à l’ONU fin juillet

    John_Kerry-La réunion du Conseil que présidera John Kerry vise à renforcer la
    paix en Afrique centrale

    Le secrétaire d’Etat américain John Kerry présidera fin juillet une
    réunion du Conseil de sécurité visant à renforcer les efforts de paix
    dans la région des Grands Lacs en Afrique centrale.

    L’ambassadrice intérimaire des États-Unis à l’ONU, Rosemary DiCarlo, a
    déclaré mardi que cette session de haut niveau du Conseil de sécurité
    aura lieu le 25 juillet. Les États-Unis occupent actuellement la
    présidence tournante du Conseil.

    Nous espérons que ce débat contribuera à maintenir le regard de la
    communauté internationale sur la région des Grands Lacs ” a dit
    Rosemary DiCarlo

    « Cette session s’appuiera sur plusieurs événements qui ont donné un
    regain d’énergie à cet effort. Le Secrétaire général Ban Ki-moon a
    accepté notre invitation à faire le point, de même que le président de
    la Banque mondiale, Jim Kim. L’envoyée spéciale de l’ONU, Mary
    Robinson, et des représentants de haut niveau de la République
    démocratique du Congo (RDC), de l’Ouganda et de l’Union africaine (UA)
    ont également été invités à renseigner le conseil. De même qu’un
    représentant de haut niveau du Rwanda qui prendra la parole en tant
    que membre du conseil », a déclaré Mme DiCarlo.

    Début juin, les dirigeants de l’ONU et de la Banque mondiale ont
    visité la région des Grands Lacs pour parler de développement. M. Kim
    a annoncé un programme d’ 1 milliard de dollars pour renforcer les
    infrastructures et des secteurs clés tels que l’agriculture et la
    santé.

    En février, les chefs des onze pays de la région ont signé un
    accord-cadre visant à mettre fin au conflit en cours dans l’est du
    Congo. Parmi les signataires : le Rwanda et l’Ouganda, qui ont tous
    deux été accusés de soutenir les rebelles dans l’est du Congo, ce
    qu’ils démentent.

    L’ambassadrice DiCarlo dit espérer que cette session spéciale du
    conseil rendra la crise plus visible.

    « Nous espérons que ce débat contribuera à maintenir le regard de la
    communauté internationale sur la région des Grands Lacs et encouragera
    la poursuite dynamique des efforts, après la signature d’un
    accord-cadre régional », a déclaré Mme DiCarlo.

    Cette session spéciale du Conseil de sécurité fin juillet interviendra
    alors que les Nations Unies redoublent d’efforts dans l’est du Congo
    pour neutraliser les groupes rebelles, y compris le M23, notamment
    grâce au déploiement d’une nouvelle brigade d’intervention. Cette
    unité est composée de soldats tanzaniens, sud-africains et du Malawi
    et œuvre en collaboration avec la mission de maintien de la paix des
    Nations Unies, la MONUSCO.

    L’ONU cherche également à déployer plusieurs drones dans l’est du
    Congo dès septembre. Ils permettront de recueillir des informations
    sur les mouvements des rebelles et d’empêcher, espère-t-on, des
    attaques contre des civils.
    ——————–