Tag: A la Une

  • Les évêques catholiques invitent leurs fideles à s’opposer à la révision de l’article 220

    Les évêques catholiques invitent leurs fideles à s’opposer à la révision de l’article 220

    Evequescardinal-DIAS1Le tout dernier livre d’Evariste Boshab « Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation », vient de susciter méfiance et craintes sur une éventuelle tentative de révision de l’article 220 de la constitution. Une disposition -portant sur le nombre, la durée des mandats du président et la forme de l’Etat- réputée irréformable.

    Dans un communiqué publié le samedi 29 juin à l’issue de la 50è assemblée plénière de la CENCO, les évêques catholiques ont demandé aux fidèles de veiller sur l’article 220 de la constitution qui pourrait l’objet d’aucune révision constitutionnelle. La Conférence nationale épiscopale du Congo (CENCO), invite la population et les hommes de bonne volonté à faire échec à toute manœuvre de modification.

    Selon l’abbé Léonard Santedi, secrétaire général de la CENCO, «les évêques de la CENCO réaffirment leur détermination à s’opposer à toute tentative de modification de l’article 220 de notre constitution qui stipule: la réforme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée de mandant du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire objet d’aucune révision constitutionnelle».

    Les évêques espèrent en outre que les concertations nationales en perspectives veilleront absolument à barrer la route à tous ceux qui veulent toucher à l’article 220.

    Par ailleurs, les évêques membres de la CENCO ont démis l’abbé Malu-Malu de ses fonctions de directeur général de l’Institut panafricain Cardinal Martino. Dans le même document, la CENCO indique également que l’abbé Malu-Malu «qui a opté d’œuvrer au sein de la CENI sera pris en charge par son évêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent».

    La CENCO indique que cette décision est consécutive à la désignation de ce prêtre comme président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) malgré la mise au point de la conférence épiscopale du 13 mai dernier.

    (Katanganews)

  • Afrique du sud : Barack Obama ne se rendra pas au chevet de Nelson Mandela

    Afrique du sud : Barack Obama ne se rendra pas au chevet de Nelson Mandela

    Obama- michelle-zuma-Le président américain Barack Obama, en visite en Afrique du Sud, a renoncé samedi à se rendre au chevet de son “héros”, Nelson Mandela, hospitalisé dans un état critique à près de 95 ans, mais rencontrera la famille de l’icône mondiale de la liberté et du pardon.

    Mis à jour à 11h45.

    “Par égard pour la paix et le confort de Nelson Mandela et pour les souhaits de sa famille”, Barack Obama n’ira pas au Medical Heart Hospital, où le premier président noir d’Afrique du Sud se bat depuis trois semaines contre une grave infection pulmonaire, a déclaré un responsable américain.

    Le président et son épouse Michelle vont toutefois “rencontrer en privé des membres de la famille Mandela pour leur présenter leurs vœux et leurs prières en ce moment difficile”, a ajouté ce responsable, alors que Barack Obama arrivait au siège de la présidence sud-africaine à Pretoria pour un tête-à-tête avec son homologue Jacob Zuma.

    Le président américain avait déclaré vendredi dans l’avion qui le menait en Afrique du Sud, qu’il n’avait pas besoin “d’une photo” avec Nelson Mandela. Il n’avait toutefois pas formellement exclu d’aller lui rendre visite, s’en remettant à la famille.

    Barack Obama a rencontré le héros de la lutte anti-apartheid en 2005, alors qu’il était jeune sénateur. Ils ne se sont pas revus depuis son élection mais se sont parlé à plusieurs reprises au téléphone.

    Une nouvelle rencontre entre les deux lauréats d’un Nobel de la Paix aurait marqué les esprits.

    Mandela toujours dans un état critique

    “Ils partagent les mêmes choses: Mandela a été le premier président noir d’Afrique du Sud et Obama le premier président noir des Etats-Unis”, a déclaré Tokozile Sibalo, une Sud-africaine de 50 ans, venue avec ses filles à Pretoria devant l’hôpital où est soigné Nelson Mandela.

    “Ca pourrait soutenir Mandela de savoir ce qu’Obama pense de l’Afrique”, a-t-elle ajouté.

    Autour d’elle, les témoignages d’affection envers le Père de la nation continuaient d’affluer. En chantant, une douzaine de personnes ont ainsi brandi des pancartes barrées de la mention “Nos cœurs sont avec toi” et “Que Dieu te bénéisse Tata” (père).

    L’Afrique du Sud s’était préparée au pire jeudi, après l’annulation d’un voyage de Jacob Zuma au Mozambique à l’issue d’une visite à l’hôpital. Mais son état s’est ensuite amélioré.

    Même s’il reste dans un état critique, Nelson Mandela est capable d’ouvrir les yeux et réagit au toucher, selon une de ses filles.

    Obama en tournée africaine

    Son état de santé a jeté une ombre sur la première grande tournée africaine de Barack Obama, dont le père était kényan, mais qui ne s’est rendu qu’une seule fois en Afrique noire depuis son élection, lors d’une halte au Ghana.

    Alors que la Chine et les autres puissances émergentes s’intéressent de plus en plus aux ressources naturelles de l’Afrique, le chef de l’Etat a souligné vendredi que les Etats-Unis ne devaient pas rester à l’écart.

    Accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires, il doit passer une semaine en Afrique pour une tournée qui, après le Sénégal et l’Afrique du Sud, doit le mener en Tanzanie.

    Les sujets économiques sont à l’ordre du jour de ses discussions avec Jacob Zuma, a indiqué la présidence sud-africaine en soulignant que 600 entreprises américaines sont implantées en Afrique du Sud où elles emploient environ 150.000 personnes.

    Leur entretien sera suivi d’une conférence de presse et d’une allocution solennelle depuis l’Union Buildings, siège du gouvernement sud-africain qui surplombe la capitale administrative Pretoria.

    Barack Obama se rendra ensuite à Soweto pour s’adresser aux étudiants, dans ce haut-lieu de la résistance à l’apartheid.

    “Tirer les leçons de la vie de Mandela”

    Dimanche le conduira au Cap (sud-ouest) avec une visite sur l’île de Robben Island, où Nelson Mandela a passé 18 de ses 27 années de détention et où il a vraisemblablement contracté les lésions pulmonaires à l’origine de ses problèmes de santé à répétition.

    Barack Obama sera ensuite guidé par l’ancien archevêque anglican du Cap Desmond Tutu dans le centre que celui-ci a fondé pour soutenir les jeunes séropositifs. Il prononcera ensuite le principal discours de sa tournée africaine depuis l’université du Cap.

    Partout, il devrait faire référence à celui qu’il a décrit comme “un héros personnel” et “un héros pour le monde”.

    “Mon message (…) tirera les leçons de la vie de Mandela”, a-t-il souligné vendredi. Si les pays africains travaillent de concert, en mettant de côté leurs divisions “par tribus, races ou religion, l’essor de l’Afrique continuera”, a-t-il dit. “C’est une des leçons centrales de l’action de Nelson Mandela.”

    La visite d’Obama a suscité quelques grincements de dents en Afrique du Sud, notamment au sein de la communauté musulmane et dans les rangs syndicaux. Une poignée de militants commençaient à se rassembler samedi matin à Soweto pour dénoncer leur opposition à la politique étrangère américaine.

    afp

  • Cas de Joseph Kabila : Quand la communauté internationale sanctionne

    Cas de Joseph Kabila : Quand la communauté internationale sanctionne

    Joseph Kabila President de la RDC
    Joseph Kabila President de la RDC

    -Le cas du président congolais Joseph Kabila est un exemple malheureux d’une haute personnalité sanctionnée par la communauté internationale. En effet, pas plus tard que jeudi dernier, alors que Joseph Kabila se préparait à se rendre à Maputo, il a reçu de cette dernière un télégramme lui signifiant de ne pas aller au sommet de la SADC prévu dans la capitale mozambicaine. Joseph Kabila est déclaré « persona non grata » à Maputo. Avant cet incident, Washington a rejeté l’accréditation de Jean Claude Masangu comme ambassadeur du Congo aux Etats-Unis. Joseph Kabila a mérité ces sanctions car il a tenu tête au SG de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui a préconisé un dialogue franc et sincère incluant toutes les forces vives de la Nation pour résoudre la crise de légitimité en RDC.

    Entêtement. Si l’impasse politique actuelle à Madagascar persiste, nombreux sont les hauts dirigeants et les politiciens malgaches qui pourraient connaître le même sort que Joseph Kabila. Leur entêtement qui ne sert pas l’intérêt des 22 millions des Malgaches risque de leur coûter cher. Les sanctions ne seraient pas les mêmes. Mais, on peut percevoir la méchanceté de la communauté internationale à travers ce qui est arrivé au président de la République Démocratique de Congo. La solidarité de la communauté internationale est indiscutable sur le cas de Joseph Kabila. En tout cas, Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka ainsi que les membres de leurs familles, leurs proches collaborateurs et leurs bailleurs sont déjà déclarés « persona non grata » par la communauté internationale.

    Recueillis par RAJAOFERA Eugène (Midi Madagascar)

  • RDC: le président Kabila convoque des “consultations nationales”

    RDC: le président Kabila convoque des “consultations nationales”

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-Le président Joseph Kabila a signé cette semaine une ordonnance convoquant, à une date indéterminée, des “consultations nationales” dont il a confié la direction à deux de ses proches, les présidents de l’Assemblée et du Sénat de la République démocratique du Congo, apprend-on samedi de source officielle à Kinshasa. Selon le compte rendu du Conseil des ministres transmis à l’AFP, ce forum sera “le cadre idéal destiné à rassembler les fils et filles de la Nation dans le but de réfléchir aux voies et moyens susceptible d’apporter une réponse pérenne et globale à la crise impliquant les institutions et parties congolaises.”

    Il “vise à rétablir davantage la cohésion nationale pour consolider l’unité nationale et mettre fin aux cycles de violence à l’Est afin de permettre la reconstruction du pays”. La date et les participants à cette réunion n’ont pas été précisés.

    Sa direction a été confié aux président des deux assemblées, MM. Aubin Minakou et Léon Kengo Wa Dondo, deux proches du chef de l’Etat. Cinq “ateliers” devraient porter sur la gouvernance, l’économie, le désarmement, les conflits communautaires et la décentralisation.

    La durée de ces consultations n’a pas été précisée mais selon des sources proche du gouvernement elles devraient s’étaler sur deux semaines. Depuis l’annonce de leur tenue, l’opposition très divisée, débat sur son éventuelle participation.

    (AFP)

  • Pour mettre un terme a l’insécurité dans la province aurifère : Des forces égyptiennes à l’assaut des «Bakata Katanga»

    Pour mettre un terme a l’insécurité dans la province aurifère : Des forces égyptiennes à l’assaut des «Bakata Katanga»

    Blinder-de-la-MONUC-A travers ce déploiement visant à renforcer le contingent béninois, indique le porte-parole militaire de la Monusco, la Mission onusienne entend assurer la sécurité des populations civiles.

    Après le contingent béninois, des forces spéciales égyptiennes annoncées au Katanga. Voilà l’essentiel de la communication du porte-parole militaire de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo. Ce renfort vise, indiquait-il hier mercredi 26 juin au cours du point de presse hebdomadaire, à protéger les populations civiles contre les groupes armés dont les «Bakata Katanga» qui instaurent l’insécurité au Katanga. Comme pour dire, aux grands maux, de grands remèdes.

    Pour Félix Basse, porte-parole militaire de la Mission onusienne en RDC, des forces spéciales égyptiennes seront déployées au Katanga pour renforcer le contingent béninois déjà sur place afin de protéger les populations civiles de cette province en proie à l’insécurité créée par des groupes armés dont la milice «Bakata Katanga». Cette annonce a été fait hier mercredi au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco).

    ” Au Nord du Katanga, suite à la résurgence des activités de différents groupes Maï-Maï encore actifs dans cette partie de la RD Congo, la situation sécuritaire peut être jugée volatile voire imprévisible “, indique Félix Basse. Ce, avant de rappeler l’attaque, dans la nuit du 22 au 23 juin dernier, de la prison de Kasapa à Lubumbashi par des miliciens «Bakata Katanga». “Dans le but de libérer un capitaine des FARDC et ses complices arrêtés le mois dernier pour tentative de vol des munitions”, ajoute-t-il.

    Mais, précise-t-il, “ils ont été repoussés par l’armée gouvernementale et la police nationale congolaise. Un insurgé a été tué et deux autres blessés au cours de ces accrochages. C’est d’ailleurs dans ce cadre que la force de la Monusco prévoit de déployer sans tarder une unité de forces spéciales égyptiennes en renfort au contingent des casques bleus béninois déployés dans cette province “, ajoute le colonel Félix Basse. ” Ce n’est pas la première fois, mais plutôt la deuxième que les «Bakata Katanga» attaquent une prison à Lubumbashi”, explique-t-il.

    Loin de s’arrêter en si bon chemin, l’officier onusien prend soin d’ajouter: ” Je pense que la solution doit être trouvée de manière interne. Mais, nous c’est qui nous concerne c’est de projeter des troupes, c’est de faire au mieux pour protéger les populations civiles dans une province qui est extrêmement vaste “. Il met également l’accent sur ” des exactions récurrentes menées par les Bakata Katanga dans la zone de Moba ou vers Manono, Mitwaba, Pweto. Ce triangle appelé Triangle de la mort et pour lequel, à plusieurs reprises, nous avons reconnu que notre déploiement dans le Nord de la province du Katanga était assez juste”.

    Le gouverneur Moïse Katumbi, pour sa part, invité à l’Assemblée provinciale pour s’expliquer sur l’insécurité qui sévit dans sa province, a indiqué que l’insécurité s’est amplifiée après l’évasion du seigneur de guerre Kyungu Mutanga Gédéon de la prison de Kasapa en septembre 2011. “Rien ne justifie le climat malsain qui règne dans la province actuellement. Les Bakata Katanga ont mutilé, violé, pillé, incendié des villages. On compte environ 400.000 déplacés. Cette année, la campagne agricole a été hypothéquée, des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, des hommes , des femmes et des enfants meurent sans soins médicaux. Ce bilan n’honore aucun fils du Katanga “, déclare le gouverneur de la province du Katanga.

    Mais, soutiennent bon nombre d’observateurs, suffira-t-il pour mettre un terme à l’insécurité qui sévit dans la province? La question reste posée. Toujours est-il que le déploiement des forces spéciales égyptiennes à elle seule ne suffira en tout cas pas pour rétablir la sécurité au Katanga, surtout sans l’apport des militaires des Forces armées de la RD Congo qui connaissent le terrain pour avoir repoussé, à plusieurs reprises, la milice «Bakata Katanga». Car, les militaires béninois et égyptiens sont loin de maîtriser la cartographie de la province du Katanga comme les FARDC.

    Dès lors, associer l’Armée congolaise à cette démarche, cela ne fera que crédibiliser davantage l’action de la Monusco sur le terrain. Sinon, on n’aurait pas de sitôt eu besoin des forces spéciales égyptiennes pour renforcer le contingent du Bénin sur le terrain. Surtout que la protection du territoire de la RD Congo est d’abord et avant tout, l’affaire des éléments des FARDC. Donc une traditionnelle question de souveraineté. M. M.

    (Forum des AS)

  • Menace de « bakata katanga » sur Lubumbashi : Moïse Katumbi appelle la population au calme

    Menace de « bakata katanga » sur Lubumbashi : Moïse Katumbi appelle la population au calme

    katumbi-Malgré la menace d’une attaque, le week-end du 30 juin 2013, de la ville de Lubumbashi par la milice « Bakata Katanga », le gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, garde tout son calme. Invité de l’Assemblée provinciale du Katanga, il a appelé la population à vaquer libremebt à ses occupations, lui garantissant que la ville tout comme la province sont bien protégées.
    Invité par les députés provinciaux à s’expliquer sur le regain de l’insécurité dans la province du Katanga, le gouverneur Moïse Katumbi a lancé un appel au calme à la population. Il lui a demandé de vaquer à ses occupations le 30 juin et à ne pas prêter attention aux tracts qui circulent depuis quelques semaines et annoncent l’incursion des miliciens Bakata Katanga à Lubumbashi le jour de la fête de l’indépendance.
    Moïse Katumbi a indiqué que l’insécurité s’est amplifiée dans la province après l’évasion du seigneur de guerre Kyungu Mutanga Gédéon de la prison de Kasapa en septembre 2011. En effet, il a indiqué que les affrontements ont repris dans son bastion, le territoire de Mitwaba, dès son retour. Une situation qui a provoqué les déplacements massifs de la population.
    « Rien ne justifie, le climat malsain qui règne dans la province actuellement. Les BaKata Katanga ont mutilé, violé, pillé, incendié des villages. On compte environ 400.000 déplacés. Cette année, la campagne agricole a été hypothéquée, des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, des hommes , des femmes et des enfants meurent sans soins médicaux. Ce bilan n’honore aucun fils du Katanga », a-t-il déclaré.
    Le gouverneur Katumbi a aussi rappelé que des négociations avaient été entamées pour obtenir la reddition des miliciens Maï-Maï mais que les plus radicaux d’entre eux auraient persuadé leurs compagnons à ne pas rendre les armes.
    Il a tout de même assuré que son gouvernement continue à fournir des efforts pour mettre fin à l’insécurité croissante au Katanga. Cependant, il pense que les miliciens sont appuyés par certains politiciens congolais qu’il n’a pas cités.
    « Je demande à nos frères égarés qui ont pris des armes ainsi qu’à leurs complices de cesser les hostilités. Je veux rassurer la population que le gouvernement central et l’exécutif provincial ne ménagent aucun effort pour amener la paix sur toute l’étendue de la province. J’exhorte la population à ne pas céder aux rumeurs et à la psychose entretenue par certaines forces négatives. Je vous demande de vaquer tranquillement à vos occupations pour le développement harmonieux de notre province », a ajouté Moïse Katumbi.
    Les miliciens Bakata Katanga étaient entrés dans la ville de Lubumbashi en mars dernier. Les combats qui les avaient opposés aux forces de l’ordre dans certains endroits de la ville avaient fait plus de vingt morts. 230 parmi eux avaient été transférés à Kinshasa à bord d’avions militaires pour être entendus par des auditeurs militaires.
    Depuis cette date, le reste des Bakata Katanga avaient été signalés dans le village Shindaika et à Kinsevere dans la périphérie de Lubumbashi. Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 juin, ils ont attaqué la prison de la Kasapa à Lubumbashi. A en croire les gardiens de cette prison, cette attaque avait pour objectif de libérer un officier de Forces armées de la RDC (FARDC) condamné le mois dernier pour détournement de munitions et armes de guerre et violation de consignes.
    Entre temps, les incursions signalées notamment à Pweto, Mitwaba et Malemba Nkulu se sont de plus en plus rapprochées des grands centres. La cité de Bunkeya située près de la ville de Likasi a elle aussi été récemment la cible des miliciens

    Écrit par RO/LP (Le Potentiel)

    (Le Potentiel
  • Barack Obama rencontre Macky Sall

    Barack Obama rencontre Macky Sall

    Barack_obama - Macky-Le président Barack Obama, arrivé mercredi soir avec sa famille à Dakar, a aujourd’hui des entretiens avec le président Macky Sall.

    Au centre des discussions figurent le conflit au Mali et le trafic de drogues.

    Ensuite le président américain aura une réunion avec les présidents de 12 cours suprêmes africaines pour évoquer la question de l’état de droit sur le continent.

    Comme pour les voyages de ses prédécesseurs, Bill Clinton et George Bush, une visite à l’île de Gorée d’où furent déportés des centaines de milliers d’esclaves, est prévue dans la journée.

    Barack obama est arrivé mercredi soir dans la capitale sénégalaise, première étape d’un voyage qui le conduira ensuite en Afrique du sud et en Tanzanie.

    C’est à 20h 35 TU que Barack et Michelle Obama et leurs deux filles, Sasha et Malia, sont descendus de l’avion présidentiel américain.

    Le couple présidentiel est accompagné d’une forte délégation de 600 personnes, composée en majeure partie de chefs d’entreprises intéressés par des investissements en Afrique.

    Le dernier voyage du premier président noir des États-Unis en Afrique sub-saharienne remonte à 2009 au Ghana.

    Il s’était illustré à travers des déclarations chocs comme “le sang de l’Afrique coule dans mes veines”.

    Son père était kényan.

    Il avait aussi estimé que l’Afrique n’avait pas besoin de “dirigeants forts, mais d’institutions fortes”.

    (BBC)

  • Obama entame à Dakar sa première grande tournée en Afrique

    Obama entame à Dakar sa première grande tournée en Afrique

    OBAMA- AFRIQUE– Le président américain Barack Obama a entamé mercredi soir à Dakar sa première tournée en Afrique subsaharienne depuis son arrivée à la Maison Blanche, voyage marqué par l’état de santé critique de Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud âgé de 94 ans.

    M. Obama, accompagné de son épouse Michelle et de leurs deux filles, Malia et Sasha, a été accueilli par son homologue sénégalais Macky Sall et son épouse Marème.

    Il doit séjourner à Dakar jusqu’à vendredi matin.

    Jeudi, il donnera une conférence de presse conjointe avec le président Sall puis se rendra ensuite à la Cour suprême où il doit prononcer un discours sur l’Etat de droit.

    Dans l’après-midi il visitera en famille sur l’île de Gorée, au large de Dakar, haut-lieu de mémoire de la traite négrière et sa tristement célèbre “maison des esclaves” où l’ont précédé deux autres présidents américains, Bill Clinton et George W. Bush.

    Après avoir rencontré vendredi matin des hommes d’affaires américains installés au Sénégal, M. Obama se rendra  à Johannesburg, pour un week-end d’entretiens et une conférence de presse commune avec le président Jacob Zuma, à Pretoria.

    Le président américain doit aussi se rendre au Cap, où il visitera la cellule dans laquelle Nelson Mandela a été incarcéré pendant un quart de siècle, sur l’île de Robben Island.

    Mais l’état de santé de l’ancien président sud-africain héros de la lutte anti-apartheid, qui à bientôt 95 ans est hospitalisé depuis presque trois semaines à Pretoria pour une grave infection pulmonaire, pourrait venir bousculer ce programme.

    La ministre sud-africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane a affirmé mardi que le président américain ne rencontrerait probablement pas M. Mandela. “Le président Obama aurait aimé voir le président Mandela mais il est souffrant”, a-t-elle expliqué.

    Barack Obama n’a rencontré Nelson Mandela qu’à une seule reprise, en 2005 à Washington, alors qu’il était jeune sénateur, mais les deux hommes se sont entretenus par téléphone à plusieurs reprises depuis.

    “Rattraper le temps perdu”

    Après l’Afrique du Sud, M. Obama ira en Tanzanie où il discutera avec le chef de l’Etat Jakaya Kikwete et visitera la centrale électrique Ubungo avnt de rentrer à Washington le 3 juillet.

    Cette première grande tournée africaine de M. Obama vise en premier lieu, pour la Maison Blanche, à rattraper le temps perdu.

    A part une visite éclair au Ghana en juillet 2009, il ne s’est en effet jamais rendu en Afrique lors de son premier mandat.

    Passée l’euphorie des débuts, la déception a lentement commencé à monter sur le continent africain concernant les mesures prises par ce premier président noir de l’histoire des Etats-Unis.

    Si en 2009 au Ghana, M. Obama lançait : “Le sang de l’Afrique coule dans mes veines, l’histoire de ma famille comprend à la fois les tragédies et les triomphes de l’histoire plus large de l’Afrique”, le président semble s’être vite détourné de son continent d’origine, se concentrant sur la crise économique, les révolutions du printemps arabe, la fin de l’engagement américain en Irak et en Afghanistan, ou lorgnant davantage vers l’Asie.

    Mais les conseillers du président restent conscients que les opportunités économiques et les ressources énergétiques du continent africain ont plus que commencé à attirer l’attention des adversaires montants de la première puissance mondiale, Chine en tête.

    Celle-ci est devenue en 2009 le premier partenaire du continent, d’après l’Organisation de coopération et de développement économiques.

    Absent de marque de cette tournée : le Kenya, terre natale du père de Barack Obama, dont le président, Uhuru Kenyatta, est poursuivi par la Cour pénale internationale.

    (AFP)

  • L’Afrique du Sud se prépare à faire ses adieux à Nelson Mandela

    L’Afrique du Sud se prépare à faire ses adieux à Nelson Mandela

    Mandela-Nelson-Après l’annonce par la présidence sud-africaine d’une détérioration de l’état de santé du héros de la lutte anti-aparthied, le pays est dans l’expectative. Hospitalisé depuis 16 jours pour une infection pulmonaire, “Madiba” est dans un état critique.

    Les nouvelles de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, hospitalisé depuis seize jours pour une infection pulmonaire à l’âge de 94 ans, n’ont jamais été aussi mauvaises, la présidence sud-africaine estimant désormais “critique” l’état de santé du héros national. “L’état de l’ancien président Nelson Mandela, qui est toujours à l’hôpital à Pretoria, est devenu critique”, a-t-elle écrit.

    Le président sud-africain Jacob Zuma s’est notamment rendu à son chevet. “Je suis allé à l’hôpital hier soir (dimanche)(…) vu l’heure, il dormait déjà, nous l’avons vu, nous avons un peu discuté avec les médecins et avec sa femme Graça Machel. Je ne suis pas en mesure de vous donner d’autres détails, je ne suis pas médecin”, a-t-il déclaré lundi lors d’un point presse.

    Brisant une semaine de silence, la présidence avait dit samedi qu’il était “dans un état sérieux mais stable”, après que la chaine de télévision américaine CBS eut rapporté que son état était sans doute beaucoup plus grave que ne le laissaient entendre les rares communiqués officiels. Les dernières nouvelles données par Jacob Zuma, qui remontaient au 16 juin, faisaient état de “progrès”.

    La présidence a, en outre, répété dimanche que la panne de l’ambulance qui conduisait le héros de la lutte anti-apartheid à l’hôpital, aux premières heures du 8 juin, le laissant pendant quarante minutes au bord de l’autoroute, n’avait pas aggravé son état.

    Les Sud-africains dans l’attente

    Face à ces nouvelles inquiétantes, une foule d’anonymes ne cessent de se regrouper devant le Mediclinic Heart Hospital de Pretoria où est hospitalisé Nelson Mandela depuis le 8 juin. La plupart de ces sud-africains veulent encore croire en une possible guérison.

    “Mon souhait le plus cher était qu’il se rétablisse pour que les prochaines générations puissent voir cet homme qui s’est battu pour nous”, a déclaré à l’AFP Phathani Mbatha. “Cela me fait de la peine mais je réalise que c’est le moment. Tout le monde tombe malade en cette saison (l’hiver austral, ndlr) mais Mandela est notre héros et ça fait de la peine de le voir si malade. Il est notre père et nous serons heureux qu’il reste avec nous pour au moins encore 100 ans et davantage”, a ajouté Patson Moyo, un autre Sud-Africain.

    Les messages de soutien affluent également du monde entier. La Maison Blanche a adressé dimanche soir ses “pensées et prières” vers l’Afrique du Sud. Le président américain Barack Obama est d’ailleurs attendu vendredi soir dans le pays dans le cadre d’une tournée africaine.

    (France 24)

  • RDC: l’armée repousse une attaque contre la prison de Lubumbashi

    RDC: l’armée repousse une attaque contre la prison de Lubumbashi

    armee_congo– L’armée congolaise a repoussé une attaque contre la prison de Lubumbashi, la capitale du Katanga (sud de la République démocratique du Congo), dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris de source officielle.

    Selon le capitaine Ilunga Yav, porte-parole militaire de la région, un groupe de rebelles Maï Maï Katakatanga a vainement tenté, peu après minuit, d’attaquer la prison afin de libérer des complices qui y étaient détenus depuis une semaine. Ces combats ont fait un mort et plusieurs blessés parmi les assaillants, a-t-il ajouté.

    L’armée, informée des préparatifs de cette attaque, avait renforcé ses effectifs, a affirmé le capitaine Yav à l’AFP.

    Selon des habitants, les tirs ont duré trois heures.

    Dimanche, l’armée était à la poursuite des assaillants qui avaient pris la fuite en direction de Kinsevere vers le nord, a précisé le porte-parole.

    Le Katanga, riche province minière et principale région économique de la RDC, est agité depuis plusieurs semaines par des troubles menés par des rebelles indépendantistes dits Katakatanga qui se plaignent de la mauvaise répartition des richesses entre le sud de la région, exploité par de nombreuses compagnies étrangères, et le nord. Le chef de l’Etat, Joseph Kabila, est originaire du nord du Katanga.

    La semaine dernière, sept personnes ont été tuées dans des combats qui ont opposé rebelles et militaires, à une vingtaine de kilomètres de la ville.

    En mars dernier, les rebelles étaient arrivés jusqu’à Lubumbashi où des combats avaient fait une vingtaine de victimes.

    (AFP)