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  • Nelson Mandela entre la vie et la mort

    Nelson Mandela entre la vie et la mort

    nelson Mandela– L’Afrique du Sud se préparait au pire lundi, réalisant que Nelson Mandela, hospitalisé depuis désormais 17 jours et “toujours dans un état critique”, livrait sans doute son dernier combat, alors que les médias du monde entier affluaient à Pretoria.

    Nelson Mandela “est toujours dans un état critique à l’hôpital. Les médecins font tout leur possible pour s’assurer de son bien-être et de son confort”, a déclaré lundi le chef de l’Etat Jacob Zuma devant la presse internationale à Johannesburg.

    “Je suis allé à l’hôpital hier soir (dimanche)(…) vu l’heure, il dormait déjà, nous l’avons vu, nous avons un peu discuté avec les médecins et avec sa femme Graça Machel. Je ne suis pas en mesure de vous donner d’autres détails, je ne suis pas médecin”, a-t-il ajouté lors de ce point de presse prévu de longue date pour évoquer les élections de 2014.

    Les traits tirés, il a avoué qu’il s’agissait d’”un moment difficile”, tandis que son porte-parole soulignait que la dégradation de la santé de Mandela “doit tous nous faire réfléchir”.

    Le héros de la lutte contre l’apartheid doit fêter ses 95 ans le 18 juillet. Mais il est victime d’une infection pulmonaire récidivante qui le fait souffrir depuis deux ans et demi et a entraîné son hospitalisation à quatre reprises depuis décembre.

    La ministre de la Défense Nosiviwe Mapasi-Nqakula, qui est aussi en charge de la santé des anciens présidents, s’est rendue à son chevet lundi matin à Pretoria au Mediclinic Heart Hospital, où Nelson Mandela est aussi veillé jour et nuit par son épouse Graça.

    Une foule d’anonymes ne cesse de venir lui témoigner son attachement par de touchantes marques de reconnaissance, cartes de voeux, ballons, fleurs. De nombreuses personnes interrogées avouaient accepter que Mandela ne soit pas éternel mais la plupart refusaient pudiquement de le dire aux micros des nombreux médias du monde entier présents devant l’hôpital.

    “Mon souhait le plus cher était qu’il se rétablisse pour que les prochaines générations puissent voir cet homme qui s’est battu pour nous”, a déclaré à l’AFP Phathani Mbatha. “Malheureusement il n’y a rien que l’on puisse faire sinon prier pour lui et pour les médecins qui l’aident”.

    “Le voir dans cet état, c’est nouveau pour nous (…) mais nous espérons qu’il va guérir et aller beaucoup mieux”, lui a fait écho Vuyo Leroy.

    “Cela me fait de la peine mais je réalise que c’est le moment. Tout le monde tombe malade en cette saison (l’hiver austral, ndlr) mais Mandela est notre héros et ça fait de la peine de le voir si malade. Il est notre père et nous serons heureux qu’il reste avec nous pour au moins encore 100 ans et davantage”, a ajouté Patson Moyo, un autre Sud-Africain.

     

    Obama attendu en fin de semaine

     

    Dimanche soir, la Maison Blanche avait immédiatement réagi en adressant “pensées et prières” vers Pretoria, alors que le président Barack Obama, lui aussi premier président noir de son pays, est attendu vendredi soir en Afrique du Sud.

    Le président Jacob Zuma a assuré lundi matin que la visite de M. Obama était maintenue comme prévu.

    Jusqu’à dimanche soir, les nouvelles de la santé de Mandela émanant de la présidence ou de la famille étaient rassurantes, la rumeur annonçant déjà sa sortie de l’hôpital.

    Un certain optimiste était revenu, la quasi totalité des envoyés spéciaux dépêchés par les médias du monde entier étaient rentrés chez eux. L’ex-président Thabo Mbeki, proche des Mandela, assurait que son illustre prédécesseur n’était pas mourant.

    Mais samedi, la chaîne de télévision américaine CBS a à nouveau contredit la version officielle avec des informations alarmistes.

    Selon CBS, qui répète que Nelson Mandela a dû être “réanimé” à son arrivée à l’hôpital, son foie et ses reins ne fonctionneraient qu’à 50%, il “ne réagit plus” et “n’a pas ouvert les yeux depuis des jours”.

    Mais sur CNN, la fille aînée de l’ex-président Makaziwe Mandela a démenti et affirmé qu’”il ouvre les yeux”.

    Ses problèmes pulmonaires sont probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l’apartheid.

    Libéré en 1990, il a reçu en 1993 le prix Nobel de la paix — , conjointement avec le dernier président du régime de l’apartheid, Frederik de Klerk — pour avoir su mener à bien les négociations pour instaurer une démocratie multiraciale en Afrique du Sud.

    Mandela a été de 1994 à 1999 le premier président noir de son pays, un dirigeant de consensus qui a su gagner le coeur de la minorité blanche dont il avait combattu la mainmise sur le pouvoir.

    L’un de ses plus beaux gestes de réconciliation remonte au 24 juin 1995, il y a exactement dix-huit ans: ce jour-là, l’équipe de rugby des Springboks, longtemps symbole du pouvoir blanc, remportait la coupe du monde à Johannesburg. Et Nelson Mandela, vêtu du maillot de l’équipe, remettait lui-même le trophée au capitaine. Cet épisode a été immortalisé dans le film de Clint Eastwood “Invictus”.

    (AFP)

  • Les Indiens de Kinshasa sur le qui-vive

    Les Indiens de Kinshasa sur le qui-vive

    Indien policie police indienne-L’incident de Jahandar a mis beaucoup de Kinois en colère contre les Indiens

    Des commerçants indiens ont fait l’objet d’attaque mercredi à Kinshasa, en réaction à l’arrestation de 21 étudiants congolais en Inde.

    L’ambassadeur de l’Inde au Congo a dit quelques 17 des étudiants ont êté libérés, mais cela n’a pas été confirmé.

    L’ambiance était encore tendue dans l’après-midi, Rue du Commerce dans le centre de Kinshasa.

    Un Indien employé dans cette rue dit l’avoir échappé belle.

    “J’étais dans le supermarché et des Congolais me disaient: Si tu sors, on te tranche le cou,” raconte cet Indien à la BBC.

    “Je suis resté caché, puis mon patron est venu me chercher et j’ai pu m’enfuir dans sa voiture.”

    “Ils nous insultaient et disaient: attrapez-le ! attrapez-le. J’ai entendu qu’un Indien a eu le crane fracassé; il est à l’hôpital alors qu’il est innocent!”

    Des policiers sont intervenus pour mettre fin aux violences au bout d’une heure.

    Le gouvernement congolais affirme à présent que tous ceux qui s’en prendraient à nouveau à des Indiens seront punis.

    Le vice-ministre congolais des Affaires étrangeres a appelé à la liberation immédiate des Congolais détenus à Jalandhar.

    Il se rend jeudi en Inde pour s’assurer que des poursuites judiciaires seront ouvertes à l’encontre des policiers accusés de sévices sur les étudiants congolais.

    Les services consulaires de l’ambassade de l’Inde en RDC ont été fermés par précaution pour la journée.

    L’ambassadeur de l’Inde Manohar Ram affirme que l’incident de Jalandhar est isolé et n’aura pas de répercussions diplomatiques.

    “Ce n’est pas la police qui a tabassé les étudiants. Il y a eu un échange de violence, mais nous avons des relations amicales et stables depuis l’indépendance du Congo,” estime l’ambassadeur Ram.

    Le diplomate indien n’a pas donné d instructions précise a ses ressortissants qui risquent d’être à nouveau confrontés à des Congolais en colère s’ils s’aventurent à rouvrir boutique jeudi.
    (BBC)

  • RSA:Prétoria publie les avoirs de Kadhafi

    RSA:Prétoria publie les avoirs de Kadhafi

    Libya michelangelo towers-Michelangelo Towers, l’un des plus grands hôtels du quartier chic de Santon à Johannesburg, est sur la liste du patrimoine de Kadhafi

    Le gouvernement sud-africain a publié certains des avoirs appartenant à l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi que la Libye cherche à récupérer.

    En plus des biens immobiliers, de l’argent liquide, de l’or et des diamants auraient été placés en sécurité dans des coffres forts des banques sud-africaines.

    Dans la liste rendue publique dans un communiqué, le gouvernement sud-africain, qui a accepté de restituer à Tripoli les fonds et les avoirs de Mouammar Kadhafi, a rendu public le patrimoine immobilier du colonel déchu.

    Il s’agit de cinq hôtels, dont Michelangelo Towers , l’un des plus grands hôtels du quartier chic de Santon à Johannesburg, mais aussi le Krugger Park Loge, situé dans la réserve naturelle de Mpumalanga.

    Toutefois, le Ministre sud-africain des finances, Pravin Gordhan, qui a rencontré une délégation libyenne au début du mois, a indiqué que ceux qui affirment que de l’argent liquide, de l’or, et des diamants ont été déposés dans des banques et des sociétés de valeurs sud-africaines n’ont pas fourni de preuves tangibles sur ce transfert.

    Il a ajouté, que ces preuves, si elles existent, devraient être remises aux autorités libyennes ou aux Nations Unies.

    Il a été conclu à l’issue d’une rencontre entre le ministre sud-africain des finances et le ministre à la Primature libyenne, Usama Al Ubid que le rapatriement des biens se fera par le biais des Nations Unies.

    Prétoria joue désormais la carte de la transparence, alors qu’en mai dernier la presse avait indiqué que l’ancien argentier de Kadhafi, Bashir Al Sharkawi, avait été aperçu en Afrique du sud en compagnie des responsables de l’ANC.

    Le gouvernement sud-africain avait démenti catégoriquement, et aujourd’hui il réitère son engagement à coopérer avec les autorités légitimes de Tripoli.

    Rappelons que le Colonel Kadhafi avait investi dans plusieurs secteurs dont l’hôtellerie et l’agriculture dans plusieurs pays d’Afrique comme le Mali, le Niger, et le Burkina Faso.

    (BBC)

  • Afrique du Sud : les nouvelles rassurantes de Mandela se succèdent

    Afrique du Sud : les nouvelles rassurantes de Mandela se succèdent

    madiba-L’ancien président sud-africain, Nelson Mandela “va très bien”, a déclaré sa fille Zenani, lundi17 juin, après une nouvelle visite à son chevet dans un hôpital à Pretoria.

    Après l’un de ses petits-fils, après le président Jacob Zuma, c’est au tour de la fille de Nelson Mandela de donner des nouvelles rassurantes de l’ancien président sud-africain, soigné depuis dix jours à 94 ans dans un état grave. « Il va très bien », a déclaré Zenani Mandela, lundi17 juin, au micro des reporters postés devant le Mediclinic Heart Hospital de Pretoria.

    Rentrée d’Argentine en début de semaine pour voir son père, Zenani a également lu plusieurs messages déposés par des anonymes devant l’entrée de l’hôpital dont les abords se sont progressivement ornés de bouquets, drapeaux, cartes de voeux et prières comme autant d’ex-voto. Une partie des fleurs et des petits mots rédigés à l’intention de « Tata » (papa) Mandela a ensuite été emportée à l’intérieur de la clinique, un signe qui indiquerait que le vieil homme irait mieux selon des photographes postés à l’extérieur de la clinique.

    Le président sud-africain, Jacob Zuma, avait déclaré, dimanche, que l’état de santé de Madiba, victime d’une infection pulmonaire à répétition, continuait de s’améliorer quoique toujours grave.

    “Gratitude”

    Lundi, Graça Machel, l’épouse du prix Nobel de la paix avec laquelle il s’est remarié en troisièmes noces en 1998, a brisé le silence pour remercier pour les innombrables messages de soutien reçus d’Afrique du Sud et du monde entier par lettres, SMS, téléphone, sur Twitter, Facebook, avec des fleurs ou par courriels.

    « Notre gratitude est difficile à exprimer. Mais l’amour et la paix que nous ressentons donne tout son sens à ce simple petit mot: “merci !” », a déclaré Graça, dans un communiqué. « Madiba a dit un jour : “Ce qui compte dans la vie, ce n’est pas tant d’avoir vécu mais la différence qu’on a fait pour la vie des autres”. Je pense à ces paroles à chaque instant où le monde se tient à ses côtés, faisant la différence pour lui, dans sa guérison », a-t-elle ajouté, sans évoquer la santé de son mari.

    Depuis l’hospitalisation en urgence de Nelson Mandela, le 6 juin, Graça Machel se fait très discrète. Elle s’était jusque-là exprimée une seule fois, le 15 avril, et n’était pas apparue en public. Les médias supposent qu’elle dort à la clinique et la visite régulière de sa fille Josina ainsi que les allées et venues des gardes du corps de Mme Machel ont accrédité cette possibilité.

    Graça Machel a été l’épouse d’un autre chef d’État, le président mozambicain Samora Machel dont elle porte toujours le nom, héros de l’indépendance décédé en 1986.

    (Avec AFP)

  • Chasse aux sujets congolais en Inde : le gouvernement congolais interpellé !

    Chasse aux sujets congolais en Inde : le gouvernement congolais interpellé !

    Ghandi-Perçue jusqu’il y a encore peu comme le nouvel eldorado de la jeunesse congolaise en quête du bien-être, loin de la mère-patrie, et cotée comme une des destinations de rêve des Congolais en délicatesse de santé ou versés dans les affaires, l’Inde commence à donner des cauchemars à nos compatriotes. En effet, les nouvelles en provenance de ce pays du Sud-Est Asiatique font état d’une véritable chasse à l’homme à laquelle est désormais soumise la diaspora congolaise, surtout celle qui se recrute parmi les étudiants.

              Diabolisés déjà dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud, les immigrés congolais croyaient être épargnés par le virus de la «Congolophobie» dans cette partie du monde. Hélas, ils sont rattrapés aujourd’hui par l’étiquette de « Ngulu », parfois leur colle injustement, même lorsqu’ils remplissent les conditions d’un séjour régulier à l’étranger. L’image du Congolais clandestin a tellement fait le tour de la planète que les autres ne voient en lui que le clandestin, le menteur, le truand, le mendiant, le profiteur, le miséreux, l’escroc,  l’incivique, le jouisseur, le paresseux.

              Les situations rocambolesques que vivent les étudiants congolais dans plusieurs villes du pays de Ghandi étonnent et révoltent plus d’un observateur. Il est scandaleux d’apprendre que nos compatriotes sont systématiquement transformés en « accusés » dès qu’ils cherchent la protection de la police pour des cas de menaces, d’insultes, d’agressions physiques, de vols, de viols et autres atteintes à leur liberté de la part des citoyens indiens ou ceux d’autres nationalités, parfois sur des sites universitaires.

     Diplomates sans voix et sans moyens

     En principe, tout citoyen étranger en difficulté en territoire étranger compte d’abord et avant tout sur la protection de son Ambassade, de son Consulat ou de ceux des pays amis chargés de représenter son pays auprès de celui d’accueil. Bien que disposant d’une chancellerie en Inde, le Congo démocratique se montre, jusque-là, incapable de voler au secours de ses citoyens présentement placés dans des situations d’insécurité en Inde.

              Les diplomates congolais installés dans ce pays demeurent totalement aphones depuis qu’a démarré la chasse à leurs compatriotes. Les membres de la communauté congolaises imputent le mutisme des fonctionnaires de leur mission diplomatique au fait qu’ils vivent eux-mêmes dans une précarité financière et logistique permanente. Sans moyens financiers et logistiques, ils ont du mal à faire le monitoring des faits et méfaits touchant  des Congolais résidant dans les différentes villes indiennes et de leur porter éventuellement secours. Arriver sur les lieux où sont signalés les injustices dont sont victimes des membres de la communauté congolaise à New Delhi ou ailleurs est déjà un problème. Défendre un Congolais arrêté par la police ou jeté en prison en est un autre. Bref, dans l’impossibilité de faire quelque chose, on croise les bras.

              Ensuite, les rapports de force entre l’Inde et la RDC sont tels qu’ils préfèrent fermer les yeux sur le calvaire de leurs compatriotes plutôt que d’élever une protestation et provoquer un incident diplomatique à l’issue incertaine. L’aveu d’impuissance étant là, la diaspora congolaise se trouve à la merci de ses tortionnaires.

    Regards tournés vers Kinshasa

              Face à l’aveu d’impuissance de ceux qui devaient les défendre en terre indienne, les compatriotes victimes des tracasseries policières et autres ont les regards tournés vers Kinshasa. Dans leur détresse, ils attendent un signal du gouvernement, à travers le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, pour l’amorce d’actions de protestation devant aboutir à l’amélioration de leurs conditions de sécurité individuelle et collective ainsi qu’au respect de leurs droits.

              Ils sont impatients de savoir si Kinshasa est au courant de leurs misères et si des contacts diplomatiques utiles ont été pris à cet effet ou en voie de l’être avec les autorités indiennes.

              Un certain pessimisme a tendance à gagner les esprits, au vu du silence et de l’immobilisme de la diplomatie congolaise face aux traitements inhumains et dégradants que subissent les immigrés congolais à travers le monde. Pour ne prendre que le cas de la Libye, où plusieurs pays avaient organisé des ponts aériens pour évacuer leurs citoyens en danger de mort l’année dernière, la communauté congolaise, abandonnée à elle-même, était la dernière à quitter ce pays.

                                  Kimp

  • RDC: l’Assemblée nationale a invalidé 5 députés

    RDC: l’Assemblée nationale a invalidé 5 députés

     

    Les Parlemenataires Congolais en plein debat pour adoption
    Les Parlemenataires Congolais en plein debat pour adoption

    -L’Assemblée nationale a invalidé, samedi 15 juin, cinq députés pour absence prolongée non justifiée pendant plusieurs mois. L’invalidation de Félix Tshisekedi, Eugène Diomi Ndongala, Antipas Mbusa Nyamuisi, Claude Iringa et Jean Maweja est intervenue après un débat houleux entre les députés présents au cours de cette plénière clôturant la session de mars.Les noms de ces députés ont été présentés dans un rapport de la commission Politique, administrative et juridique de l’Assemblée nationale qui veut voir l’institution réunir le quorum dans les plénières comme dans les commissions.

    Pendant le débat, certains députés ont jugé inopportun le traitement de ce dossier à la clôture de cette session de mars.
    «Il y a des députés qui ne se sont jamais présentés depuis le début de cette législature mais curieusement leurs noms ne sont pas cités. Ce rapport est incomplet mais également tendancieux parce qu’on a l’impression que pour être éligible à l’invalidation, il faut être soit de l’opposition, soit avoir la malchance de ne pas appartenir dans l’un ou l’autre camp», a dénoncé le député de l’opposition, Grégoire Kiro.
    D’autres députés par contre tenaient en finir avec les députés absentéistes.
    «Nous avons été élus pour siéger dans cet hémicycle. Je suis surpris que nous puissions défendre des collègues qui ne viennent jamais ici et qui ont décidé eux-mêmes de boycotter nos séances. Ils se sont auto exclus. Nous ne faisons que remarquer leur auto exclusion», a rétorqué le député de la Majorité présidentielle, Valentin Senga.
    Alexis Mutanda dont le nom figurait sur la liste des députés à invalider a été sauvé pour avoir justifié son absence par des raisons de santé.
    Majorité et opposition partagées sur le bilan
    La famille politique du chef de l’Etat et l’opposition sont divisées sur le bilan de l’Assemblée nationale pendant la session de mars. Dans son mot de circonstance, le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjala Ndjoko, s’est félicité du travail réalisé par son institution au cours de trois dernières mois.
    La position du président de l’Assemblée nationale a été soutenue par certains députés de la Majorité présidentielle dont Gaston Musemena:
    «L’Assemblée nationale a voté plusieurs lois et initié beaucoup de cas de contrôles parlementaires dont certains ont abouti et d’autres ont créé des confusions. Elle a permis à la nation d’espérer de continuer le processus démocratique par la mise sur pied de la Commission électorale nationale indépendante».
    Un autre groupe de députés pense plutôt que la session de mars a été tumultueuse et le contrôle parlementaire n’a pas été satisfaisant.
    «Nous avons eu à voter beaucoup de lois mais du côté contrôle il y a de petits soucis puisque certains ont été bloqués. Nous pensons travailler au même rythme et essayer d’intensifier des contrôles. Il y a eu beaucoup de scandales qui n’ont pas été suivis des contrôles conséquents», a conclu le député de l’opposition, Arsène Muaka.
  • Concentration militaire au Nord de la RDC : L’armée sud-africaine préparerait-elle à une vengeance contre Séléka ?

    Concentration militaire au Nord de la RDC : L’armée sud-africaine préparerait-elle à une vengeance contre Séléka ?

    Armee_sud_africaine-La forte présence militaire dans le Nord-Equateur où l’on compte désormais, à côté des unités des Forces armées de la RDC, des troupes étrangères, dont les Centrafricaines, autrefois fidèles à Bozizé, des Sud-africaines et, selon certaines sources, des troupes ougandaises, est un véritable cocktail Molotov qui peut exploser à tout moment. Qu’est-ce qui se cache donc derrière cette présence insolite ? Répondre à cette question, c’est trouver la clé de l’énigme de la forte concentration militaire dans le Nord-Equateur. La Rd Congo servirait-elle de base arrière dans une hypothétique expédition punitive sud-africaine, après la raclé de la Séléka ? A la chute de Bozizé, l’armée sud-africaine, venue en renfort aux troupes loyalistes, avait subi d’importantes pertes en vies humaines. Se préparerait-elle à une vengeance ? Ce n’est pas exclu. A tout point de vue, cette démarche ne serait pas évidente. Cependant, gardée secrète en plus haut lieu, la présence des troupes étrangères dans le Nord-Equateur, sans apporter une explication plausible, ouvre la voie à des conjectures de toutes sortes.
    Pas de foyers de tensions officiellement en ébullition à l’Equateur. Pourtant, la province, particulièrement ses territoires du Nord, est fortement militarisée. Des troupes étrangères s’y amassent. Un nouveau Kivu serait en gestation au nord du pays. Jeudi dernier en plénière de l’Assemblée nationale, le député José Makila, élu de Gemena, a soulevé le problème, exigeant des explications du ministre de l’Intérieur. Que cachent ces intenses rotations d’avions militaires transportant des troupes, des armes et des munitions ? A Richard Muyej, le patron de l’Intérieur, d’éclairer l’opinion.
    En accueillant en 1994, les fugitifs du génocide rwandais, la République démocratique du Congo a ouvert une boite de pandore dont elle a du mal à se défaire jusqu’à sa faire. En effet, en 1994, des réfugiés rwandais, majoritairement Hutu, traversent la frontière orientale de la RDC, avec armes, munitions, bagages, familles, banque centrale, …. C’est de là que nait le phénomène FDLR.
    Deux ans après, soit en 1996, les armées rwandaise, ougandaise et burundaise se coalisent autour de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Officiellement, l’AFDL n’aura pour seul objectif que la chute du régime Mobutu. Mais, le soutien des armées étrangères visera essentiellement la neutralisation des génocidaires rwandais, en cavale dans la partie Est de la RDC.
    Depuis 1996, le Rwandais se sert de la présence des FDLR dans les provinces de l’Est de la RDC pour mettre en œuvre son plan de déstabilisation de la RDC. Si bien qu’à ce jour, les FDLR passent désormais pour un fonds de commerce du régime de Kigali. Le président Kagame brandit le spectre du génocide afin de couvrir les forfaits commis dans l’Est de la RDC.
    Apparemment, Kinshasa n’a pas tiré les laçons des événements de 1994. Depuis, l’histoire semble se répéter dans la province de l’Equateur, à la suite de la chute du régime centrafricain de François Bozizé. Kinshasa qui n’a pas caché ses penchants envers l’ex-président Bozizé feint d’ignorer les conséquences de la magnanimité dont il a fait montre en 1994 envers les troupes de l’ex-président Habyarimana.
    Comme en 1994, en mars 2013, dès le lendemain de la chute de François Bozizé, les troupes fidèles à Bozizé ont traversé la frontière congolaise, à côté d’autres civils centrafricains, avec armes et munitions. Une bonne partie de ce contingent centrafricain a été signalé dans la ville de Gemena. Depuis la fin de règne de Bozizé, la ville de Gemena est devenue la plaque tournante d’un ballet aérien que l’Equateur n’a jamais connu auparavant. Même au temps, de la rébellion des « Enyeles », pareille militarisation n’était pas enregistrée. Des avions militaires atterrissent chaque jour et débarquent du matériel militaire et des troupes étrangères.
    Une forte concentration des troupes sud-africaines est signalée dans le Nord de l’Equateur, au départ de la ville de Gemena. L’on se rappelle qu’avec l’avancée des troupes rebelles centrafricaines de la Séléka, l’Afrique du Sud avait positionné un contingent à Bangui, capitale de la République centrafricaine, pour protéger le régime chancelant de Bozizé. Que les mêmes sud-africains se concentrent massivement à quelques kilomètres de la frontières centrafricaine, après avoir subi le douloureux revers de Bangui, il y a de bonnes raisons de se poser des questions.

    Le pavé de Makila

    C’est le point abordé jeudi 13 juin par José Makila Sumanda, député national élu de Gemena, dans une question d’actualité présentée en plénière de l’Assemblée nationale. La présence massive des militaires au Nord de la province de l’Equateur crée une véritable psychose au sein de la population locale, note José Makila. Dans sa question d’actualité, l’élu de Gemena a exigé des explications du ministre de l’Intérieur. « La partie nord de l’Équateur est fortement militarisée. Les militaires sont partout, à partir de Yakoma jusqu’à Zongo. La population ne comprend plus rien. Elle se sent en insécurité, parce qu’il n’y a pas de guerre chez nous », a-t-il déclaré, cité par Radio Okapi.
    Selon lui, cette forte présence militaire ne se limite plus qu’à la seule ville de Gemena. Elle s’étend désormais sur plusieurs territoires de l’Equateur, jusqu’à la frontière centrafricaine. Les populations des territoires de Yakoma, Zongo, Gemena, Mobayi-Mbongo, Businga, Budjala et Libenge vivent désormais dans la peur.
    « En tant que députés nationaux, nous devons savoir ce qui se passe chez nous pour informer la population. Nous demandons que le ministre de l’Intérieur nous dise exactement ce qui ne va pas dans le coin », soutient-il.
    L’élu de Gemena, président de l’ATD, un parti politique de l’Opposition, s’étonne en même temps de cette importante mobilisation militaire, alors que la province de l’Equateur ne compte aucun foyer de tensions.
    Perplexe, José Makila rappelle que s’il y avait un problème d’insécurité dans la province, c’est la population qui devait alerter les forces armées. Ce qui n’a pas été le cas, constate-t-il. Alors pourquoi tant de militaires étrangers dans le Nord-Equateur ? La question est dans toutes les lèvres.
    Réservé, le gouvernement entretient subtilement le suspense. Pour quelle raison ? Nul ne le sait, pour l’instant. Mais, des sources indépendantes rapportent que depuis mars 2013, des rotations des matériels de combat et des hommes des troupes, essentiellement sud-africains, sont signalées dans le Nord-Equateur.
    Concernant les troupes sud-africaines, le porte-parole du gouvernement avait indiqué qu’il s’agissait d’une équipe d’avance de la brigade spéciale onusienne mise en place par la résolution 2098. Le contingent militaire sud-africain est donc appelé à rejoindre les positions de l’Est de la RDC dans le cadre de la mission lui confiée par le conseil de sécurité des Nations unies.
    Alors, si tel devait être le cas, pourquoi les a-t-on délocalisées en Equateur, soit à plus de 1.000 km de leur zone de déploiement, c’est-à-dire l’Est de la RDC ?  Il y a bien anguille sous roche. Et, l’élu de Gemena, natif de l’Equateur a bien des raisons de s’inquiéter. Outre le rançonnement des populations qu’il dit redouter, il y a pire, notamment l’explosion de la violence dans l’Equateur. Juste à côté du voisin centrafricain qui n’a pas encore retrouvé sa stabilité, depuis la chute en mars 2013 de Bozizé.
    L’autre question qu’on se pose est celle portant sur le choix de l’Equateur, comme lieu de transit des troupes sud-africaines. Si l’Equateur a été choisi comme province de transit des troupes étrangères à intégrer dans la brigade d’intervention, pour quelles raisons les troupes tanzaniennes, également concernées par cette opération, n’ont-elles pas suivi le même itinéraire ?
    L’on se rappelle que les troupes tanzaniennes sont les premières à débarquer à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, considéré comme point d’ancrage de la brigade d’intervention en RDC. Mais, contrairement aux Tanzaniens, les Sud-africains ont préféré s’isoler à plus d’un millier de kilomètres du lieu des opérations.

    Anguille sous roche

    Qu’est-ce qui se cache donc derrière cette présence insolite ? Répondre à cette question, c’est trouver la clé de l’énigme de la forte concentration militaire dans le Nord-Equateur. La Rd Congo servirait-elle de base arrière dans une hypothétique expédition punitive sud-africaine, après la raclé de la Séléka ?
    A la chute de Bozizé, l’armée sud-africaine, venue en renfort aux troupes loyalistes, avait subi d’importantes pertes en vies humaines. Se préparerait-elle à une vengeance ? Ce n’est pas exclu. A tout point de vue, cette démarche ne serait pas évidente. Cependant, gardée secrète en plus haut lieu, la présence des troupes étrangères dans le Nord-Equateur, sans apporter une explication plausible, ouvre la voie à des conjectures de toutes sortes.
    Toujours est-il que Kinshasa doit tirer les leçons du passé. La légèreté avec laquelle la RDC (Zaïre à l’époque) a géré en 1994 le dossier des réfugiés rwandais, civils et militaires, a été à la base de la création de FDLR, avec comme corollaire la succession des rébellions dans l’Est de la RDC.
    La forte présence militaire dans le Nord-Equateur où l’on compte désormais, à côté des unités des Forces armées de la RDC, des troupes étrangères, dont les Centrafricaines, autrefois fidèles à Bozizé, des Sud-africaines et, selon certaines sources, des troupes ougandaises, est un véritable cocktail Molotov qui peut exploser à tout moment.
    Qu’en serait-il alors au premier crépitement d’armes ? Le gouvernement doit prendre la mesure du foyer des tensions qui couve dans le nord-Equateur. L’heure est venue de mesurer le danger réel que fait peser cette situation. Avant que le pire ne se produise.
    Après le front troublé de l’Est, la RDC n’a pas intérêt à en entretenir délibérément un autre dans sa partie Nord. L’inquiétude des observateurs est de voir la province de l’Equateur  servir de base à une nouvelle vague d’insécurité qui risque d’embraser tout le pays. Encore une fois !
    Soldats sud-africains en déploiement dans la province de l’Equateur, loin des positions de la brigade d’intervention, déployée à l’Est.
    [Le Potentiel]

  • Le New York Forum Africa s’est ouvert au Gabon

    Le New York Forum Africa s’est ouvert au Gabon

    New-york-forum-africa_0-Réunir des décideurs politiques et économiques pour penser l’avenir du continent africain. C’est l’ambition affichée par le New York Forum Africa, qui tient sa deuxième édition à Libreville au Gabon. Un événement à l’initiative du président gabonais Ali Bongo Ondimba et du publicitaire et homme d’affaires Richard Attias.

    Parmi ses nombreux invités, l’entrepreneur, Ivor Ichikowitz à la tête du groupe Paramount Afrique du Sud, un leader mondial de la défense et de l’armement : “pendant longtemps, on a parlé de l’essor de l’Afrique, et c’est un petit peu ce qui s’est passé. Et maintenant c’est une réalité, la réalité c’est que les Africains aujourd’hui sont responsables de leur avenir. Le fait que tout le monde vienne en Afrique en est la preuve”.

    Faire des affaires en Afrique, mais aussi permettre au continent de se prendre en main, c’est aussi le credo d’un autre participant, Henri-Claude OYIMA, PDG du groupe financier gabonais BGFIBank : “L’Afrique a une population jeune, très importante, a des ressources minières importantes. Donc à partir de là, l‘émergence de l’Afrique, ce n’est pas un choix mais une nécessité. Une nécessité parce que la jeunesse africaine, parce que les Africains, doivent vivre en Afrique et donc par ricochet développer l’Afrique par leurs propres moyens”.

    Promouvoir l‘émergence d’une Afrique innovante, et autonome, le New York Forum Africa s’y emploie. Durant trois jours, quelques 700 personnalités vont participer aux nombreux débats.

    “Alors que l’Europe est rongée par le doute et que son économie est en berne, ironie du sort c’est ici en Afrique que les voyants sont au vert.
    L‘émergence économique de l’Afrique n’est plus un mythe mais bel et bien une réalité, et ils sont désormais très nombreux à venir surfer sur cet afro-optimisme”, depuis Libreville, François Chignac.

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  • Afrique du Sud: troisième nuit d’hôpital pour Mandela, gravement malade

    Afrique du Sud: troisième nuit d’hôpital pour Mandela, gravement malade

    Mandela-NelsonL’Afrique du Sud attend dimanche avec fatalisme des nouvelles de la santé de l’ex-président Nelson Mandela, hospitalisé la veille dans un état “préoccupant” pour une pneumonie, et beaucoup de ses compatriotes expriment le voeu que leur bien-aimé “Madiba” puisse simplement finir sa vie “dans la dignité”.

     

    L’ex-président sud-africain Nelson Mandela s’apprêtait dimanche soir à passer une troisième nuit à l’hôpital où il a été admis dans un état “préoccupant” laissant l’Afrique du Sud en prières, partagée entre inquiétude, résignation et le souhait que sa fin de vie reste digne.

    Dimanche en début de soirée, la présidence n’avait toujours pas divulgué d’information sur son état depuis l’annonce de son hospitalisation dans la nuit de vendredi à samedi pour une infection pulmonaire récidivante.

    Un mutisme sans doute lié à l’absence d’évolution majeure dans un sens ou dans un autre et, jusqu’à nouvel ordre, le dernier bulletin de santé –état “préoccupant mais stable”– reste valable.

    Selon des journalistes, Mandela aurait reçu deux fois de la visite de sa famille à l’hôpital de Pretoria où les médias supposent qu’il est soigné. Mais la présidence refuse catégoriquement de confirmer le lieu de son hospitalisation.

    Le héros de la lutte anti-apartheid aura 95 ans le 18 juillet. En deux ans et demie, c’est sa quatrième hospitalisation pour un problème pulmonaire, sans compter une visite à l’hôpital pour des examens.

    Si officiellement, l’heure est toujours aux voeux de prompts rétablissements, les voix se font inhabituellement fortes cette fois pour dire que même les héros ont le droit de mourir un jour.

    “Il est temps de le laisser partir”, titrait en Une le grand journal Sunday Times au-dessus d’une photo d’archives d’un Mandela souriant et saluant de la main, comme pour un au revoir.

    “Sa famille doit le laisser maintenant, de façon à ce que Dieu puisse faire à sa façon”, dit dans le Sunday Time Andrew Mlangeni, un ami de longue date de Mandela, résumant une opinion assez largement exprimée depuis 24 heures, sur les réseaux sociaux notamment.

    “Ils doivent le libérer, spirituellement, et s’en remettre à leur foi en Dieu (…) Nous dirons merci, Dieu, de nous avoir donné cet homme, et nous le laisserons partir”, poursuit M. Mlangeni.

    “Il mérite de partir dans la dignité”

    Sur Twitter, les appels à laisser Mandela finir sa vie paisiblement s’accumulaient.

    “Faut-il prier pour que Tata Madiba aille bien ou pour que Dieu le délivre de ses souffrances? Je crois qu’il est temps que nous le laissions partir”, écrit @_Porchez. “Il est temps pour nous de le laisser s’en aller calmement, paisiblement, avec élégance. Il mérite de partir dans la dignité”, ajoute @Merryl4d.

    “Tata” (père) et “Madiba” (son nom de clan) sont deux façons respectueuses et affectueuses de s’adresser à Mandela en Afrique du Sud.

    A Qunu, le village natal de Mandela dans le sud de l’Afrique du Sud profonde, son petit-fils et chef du clan Mandla Mandela, 39 ans, a observé un mutisme inhabituel à l’égard des journalistes venus lui demander des nouvelles, a rapporté la chaîne d’information continue eNCA.

    Mandela était apparu très affaibli sur les dernières images de lui qui ont filtré fin avril, à l’occasion d’une visite à son domicile des plus hauts dirigeants du pays.

    On y voyait le vieil homme assis sur un fauteuil, les jambes cachées par une couverture, posées à plat sur un repose-pieds. Son visage semblait de cire et n’exprimait aucune émotion, alors que ses visiteurs plaisantaient autour de lui. A un moment, il semblait prononcer un mot.

    En mars, des proches avaient aussi laissé entendre qu’il commençait à perdre la mémoire.

    Il avait été hospitalisé pour la dernière fois fin mars début avril, pendant dix jours, également pour une infection pulmonaire récurrente, probablement liée aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.

    C’est dans ce bagne qu’il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l’apartheid, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons.

    Mandela, bien que totalement retiré de la vie publique depuis des années, reste le symbole d’une Afrique du Sud unie par delà ses divisions raciales encore obsédantes. Il incarne le miracle d’un pays passé du régime ségrégationniste à la démocratie en 1994.

    Cette transition réussie lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.

    L’archevêque Desmond Tutu, autre figure majeure de la lutte anti-apartheid et lui aussi prix Nobel de la paix, l’a qualifié un jour d’”icône mondiale de la réconciliation”.

    (AFP)

  • RDC : la mise en garde du ministère de l’intérieur sur le nouveau découpage territorial

    RDC : la mise en garde du ministère de l’intérieur sur le nouveau découpage territorial

    Mai Mai-En RDC, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, a mis en garde contre tous ceux qui s’opposent au découpage territorial initié par le gouvernement dans le cadre de la décentralisation. Parmi les opposants à ce processus figurent des personnalités du Katanga. Par ailleurs, des groupes armés sont mis à contribution pour faire échec à ce découpage territorial. Ce qui a conduit à l’attaque de la ville de Lubumbashi le 23 mars 2013 et à de nombreuses autres violences dans la partie nord de la province.

    Le découpage territorial et constitutionnel, personne ne peut s’y opposer, selon le ministre de l’Intérieur. Richard Muyej a prévenu au cours de sa conférence de presse que des sanctions sévères seront appliquées à quiconque oserait perturber le processus de la décentralisation : « Je vois qu’au niveau du gouvernement central, nous faisons tout pour approcher les vues et faire respecter les dispositions constitutionnelles telles que notre peuple les a approuvées en 2005. Nous attendrons le temps qu’il faut pour y aller. Mais on n’attendra pas dix ans ».

    Si dans certaines régions le découpage territorial nouveau est bien accueilli, dans d’autres provinces il suscite une farouche opposition. Notamment au Katanga où des personnalités politiques mobilisent des populations pour s’y opposer. Des groupes armés réactivés et d’autres de création récente sont mis à contribution pour barrer la route à ce processus. Des militants antidécoupage ont notamment investi la ville de Lubumbashi le 23 mars dernier.