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  • Réunion sur l’Est de la R.D.C à l’U.A.

    Réunion sur l’Est de la R.D.C à l’U.A.

    Joseph Kabila UA-Les dirigeants des pays de la région des Grands Lacs se sont réunis dimanche à Addis Abeba pour mettre en oeuvre un accord de paix pour l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) déstabilisé par des milices.

    C’est la première fois qu’ils se revoyaient tous depuis la signature de cet accord en février dernier.

    En marge du sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, au lendemain des célébrations du 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine, participaient à la réunion 11 dirigeants régionaux, dont le président de RDC, Joseph Kabila, et ses homologues du Rwanda et d’Ouganda, Paul Kagame et Yoweri Museveni, qu’il accuse d’alimenter les troubles en soutenant la plus puissante de ces milices, le Mouvement du 23 mars(M23).

    Kigali et Kampala rejettent ces accusations, également portées par des experts de l’ONU dans un rapport.

    Les dirigeants de la région des Grands Lacs s’étaient engagés en février dernier à Addis Abeba à s’interdire toute ingérence dans l’est de la RDC, un territoire convoité pour ses importantes ressources minières.

    “Nous aurons besoin (de passer) le test de la mise en oeuvre” de l’accord de février, a déclaré avant la réunion le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, qui s’est personnellement engagé dans ce processus de paix.

    Une paix durable dans la région n’est possible que “si tous les pays signataires travaillent ensemble pour sortir de l’impasse politique et créer une nouvelle dynamique en faveur de la sécurité de la population et du développement économique”, a souligné M. Ban.

    Aucune annonce concrète n’a été faite après la réunion qui s’est déroulée à huis clos.

    Le secrétaire général de l’ONU revient d’une tournée dans la région des Grands Lacs, qui l’a mené au cours de la semaine écoulée à Kinshasa, Goma, principale ville de l’Est de la RDC, Kigali et Entebbe (Ouganda).

    Lundi, après plusieurs mois de trêve, des combats avaient repris entre l’armée de RDC et le M23, à une dizaine de km de Goma, capitale du Nord-Kivu, faisant craindre une reprise des affrontements à grande échelle à l’issue desquels le M23 avait pris le contrôle en novembre dernier de Goma, avant d’accepter de s’en retirer sous la pression internationale.

    Déploiement d’une brigade d’intervention

    Avec l’accord des pays de la région, l’ONU a commencé pour sa part à déployer en RDC une brigade d’intervention, dotée d’un mandat “offensif”, créée fin mars par le Conseil de sécurité pour combattre les groupes armés dans l’est du pays, notamment le M23 en tête, d’anciens rebelles qui avaient été intégrés aux FADRC et qui ont ensuite déserté.

    Cette brigade, qui devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines, doit renforcer les 17.000 personnels de la Mission locale de l’ONU (Monusco), la plus importante force onusienne dans le monde numériquement, mais dont le mandat se limite à la protection des civils, et qui est accusée de passivité face aux nombreux groupes armés qui sévissent dans la région.

    Les chefs d’Etat et Premiers ministres au sommet de l’Union africaine, devaient aussi se pencher sur la situation au Mali, où une force onusienne de 12.600 soldats et autres personnels, doit prendre le relais de la force d’intervention française (4.000 soldats), qui ont chassé du Nord du pays, les groupes islamistes, avec l’appui de contingents de membres de la Cédao.

    Par BBC

  • Guinée-Alpha Condé sur RFI: «C’est une honte pour nous que 50 ans après, on soit obligés d’applaudir la France»

    Guinée-Alpha Condé sur RFI: «C’est une honte pour nous que 50 ans après, on soit obligés d’applaudir la France»

    Alpha Conde, Président de la Guinée
    Alpha Conde, Président de la Guinée

    -Le président de la Guinée participe, avec de nombreux dirigeants africains, au sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert dimanche 26 mai à Addis-Abeba, en Ethiopie, faisant suite aux festivités marquant le cinquantenaire de cette organisation. Au micro de RFI, Alpha Condé revient sur les réalisations de ce continent. Parmi elles, l’indépendance. Il évoque aussi ses insuffisances, comme assurer la paix et la sécurité.

    RFI : Quelle est la part des rêves du jeune Alpha Condé d’il y a cinquante ans qui est réalisée aujourd’hui ?

    Alpha Condé : L’indépendance, parce qu’au moins il y a deux choses : la fin de la colonisation et la fin de l’Apartheid. Malheureusement, l’autre rêve, c’était l’unité africaine, mais elle n’est pas encore réalisée. Mais je ne désespère pas.

    L’une des grandes insuffisances est au niveau de la paix et de la sécurité. L’Afrique a toujours besoin d’anciennes puissances coloniales comme la France pour se protéger, comme au Mali et au Niger. Quand cela va-t-il finir ?

    C’est un peu trop fort de dire que l’Afrique a besoin de grandes puissances pour se protéger. C’est vrai que c’est une honte pour nous que cinquante ans après, on soit obligés d’applaudir la France. Mais il est évident que si le président Hollande n’était pas intervenu, c’était la catastrophe pour l’Afrique de l’Ouest, parce que ce n’est pas seulement le Mali qui a été déstabilisé.

    Nous sommes très reconnaissants au président Hollande. Mais je pense que nous avons tous été un peu humiliés que l’Afrique n’ait pas pu résoudre ce problème. Et je pense que ça va peut-être amener un sursaut des chefs d’Etat africains, pour qu’on trouve le moyen de résoudre les problèmes africains nous-mêmes, surtout sur le plan militaire.

    Au Niger, il a eu de graves attentats jeudi dernier. Est-ce que vous ne craignez pas une extension de la guerre à l’ensemble du Sahel ?

    J’espère que non ! Mais c’est évident que des attentats sont possibles, des attentats ou bien des gestes désespérés. Mais je ne pense pas que la guerre puisse s’étendre. Parce que j’avais prévenu qu’il faut s’attendre à la deuxième guerre, que la première guerre, celle pour délivrer le Mali, ne serait pas difficile. Mais la deuxième guerre, celle du Sahara, évidemment, sera beaucoup plus longue.

    En Guinée, les législatives sont prévues le 30 Juin, mais l’opposition n’ira pas, puisqu’elle ne s’est pas inscrite sur les listes de candidats. Comment sortir de ce blocage ?

    Je me suis battu pendant quarante ans pour la démocratie. Pendant ce temps, c’est les opposants aujourd’hui, qui gouvernent le pays, et on sait dans quel état (il) se trouve. Mon ambition, c’est que l’élection soit libre, transparente, et qu’elle se passe dans les meilleures conditions. Maintenant, chacun est libre d’aller aux élections ou de ne pas aller !

    Le porte-parole du gouvernement a dit que tout était négociable, y compris la date des élections.

    Je ne crois pas qu’il ait dit ça. Moi je n’ai pas entendu ça. Mais nous, nous sommes ouverts à la discussion. Nous sommes pour le dialogue. Pas pour la violence.

    Est-ce que vous souhaitez que l’opposition aille à ces législatives ou pas ?

    Mais si on crée un parti, c’est pour participer à des élections ! Le président Alassane Ouattara a dit qu’ils (ses partisans) ont boycotté les élections en 95 et qu’il regrette. Donc pour moi, il est préférable que tout le monde aille aux élections. Mais maintenant, on ne peut pas obliger quelqu’un à y aller.

    Mais comme vous le dites, vous êtes ouvert au dialogue. Ce dialogue est-il possible aussi sur l’opérateur de ces élections ?

    Je pense que le problème de l’opérateur est dépassé depuis très longtemps, parce que tous les experts reconnaissent qu’il a fait son travail.

    Selon plusieurs observateurs, il n’est pas sûr que la Céni, la Commission électorale, soit prête pour le 30 juin. Est-ce qu’il ne faut pas envisager un report de quelques semaines ?

    Cela regarde la Céni. C’est la Céni qui a organisé les élections, ce n’est pas moi. C’est à la Céni à décider si elle peut ou pas.

    C’est-à-dire que la date du 30 juin n’est pas ferme et définitive ?

    Je vous dis : cela relève de la Céni. Moi je n’ai pas à faire de commentaires sur la date. J’ai pris un décret. C’est la Céni qui a organisé les élections, c’est elle qui doit dire si elle peut le faire le 30 ou pas. Ce n’est pas mon rôle.

    Par RFI

  • RDC: pas de paix durable en RDC sans négociation globale, selon le président tanzanien

    RDC: pas de paix durable en RDC sans négociation globale, selon le président tanzanien

    Jakaya-Le 21e sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce dimanche 26 mai, à Addis-Abeba en Ethiopie, au lendemain des célébrations des 50 ans de la création de l’OUA. Le président tanzanien, Jakaya Kikwete, a profité de l’occasion pour livrer sa vision de la feuille de route à tenir en vue d’une résolution durable de la crise dans l’est de la RDC. Pour lui, la brigade d’intervention des Nations unies n’aura aucun impact si le dialogue ne s’ouvre pas entre les différents protagonistes, y compris entre le Rwanda et les FDLR et entre l’Ouganda et l’ADF-NALU.

    Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

    Depuis que l’ONU a commencé à déployer une brigade de casques bleus dans le Nord-Kivu, et très concrètement, depuis que des soldats de Tanzanie ont débarqué à Goma, le président tanzanien, Jakaya Kikwete, a une nouvelle légitimité pour parler du conflit entre l’armée congolaise et les rebelles du M23.

    Les trois axes de la feuille de route de Jakaya Kikwete

    Ce matin, devant Ban Ki-moon et une demi-douzaine de chefs d’Etat réunis à huis clos, il a dit trois choses. D’abord, la brigade spéciale de l’ONU est une bonne chose, mais cela ne règlera pas le problème de fonds, qui est politique. Ensuite, le président tanzanien a insisté sur la nécessité d’une reprise du dialogue entre le gouvernement congolais et le M23.

    Enfin, et surtout, pour lui, un tel dialogue ne suffira pas. Si Kinshasa négocie avec ses ennemis du M23, il faut aussi que Kigali accepte de parler avec ses ennemis des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et Kampala avec les rebelles ougandais de l’ADF-NALU. Pas de paix durable, sans négociation globale.

    Le silence de Kagame

    A ces mots, le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, n’a pas bronché. Aucune réaction de sa part. « S’il n’a rien dit, c’est déjà ça », souffle un participant à cette réunion. « Jusqu’à présent, pour lui, les FDLR c’était le diable. »

    Paul Kagame n’a rien dit, mais Yoweri Museveni, lui, a réagi d’une seule phrase : « On discute avec ceux qui veulent discuter et on isole les autres. »

    Par RFI

  • RDC: la brigade de l’ONU sera prête d’ici “un à deux mois”

    RDC: la brigade de l’ONU sera prête d’ici “un à deux mois”

    Monusco Bri.– La brigade d’intervention de l’ONU censée combattre les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) sera prête d’ici “un à deux mois”, a annoncé jeudi à Goma, ville stratégique de l’est congolais, le secrétaire général de l’ONU, qui s’est rendu ensuite au Rwanda voisin.

    Ban Ki-moon est arrivé dans l’après-midi à Kigali, où il a rencontré le président rwandais Paul Kagame, dont le pays a été à plusieurs reprises accusé – malgré ses démentis répétés- de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) active depuis mai 2012 dans la province congolaise voisine et instable du Nord-Kivu, riche en ressources naturelles.

    Les deux hommes n’ont fait aucune déclaration à la presse à l’issue de ces entretiens, d’abord restreints puis élargis, tenus à huis-clos.

    Lundi, et après plusieurs mois de trêve, les combats ont repris entre l’armée de RDC et le M23 dans la zone de Mutaho, à une dizaine de kilomètres de Goma, capitale du Nord-Kivu. Des tirs d’armes lourdes ont atteint la localité de Mugunga, déplaçant environ 30.000 personnes.

    Mercredi, Ban Ki-moon s’était dit préoccupé par la reprise des combats et avait invité “toutes les parties à régler leur différend de façon pacifique”.

    Jeudi matin, un calme relatif régnait aux abords de Goma, l’armée et le M23 ayant tacitement décidé d’une trêve pour la visite de Ban Ki-moon qui a annoncé le déploiement “d’ici un ou deux mois” de la brigade d’intervention, dont la création a été votée fin mars par le Conseil de sécurité de l’ONU.

    “Vu ce qui se passe, je pense que nous devons accélérer le déploiement (des soldats de la brigade) pour qu’ils soient pleinement à pied d’oeuvre le plus tôt possible”, avait déclaré mardi Ban Ki-moon depuis le Mozambique.

    Cette brigade doit renforcer la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), la plus importante au monde, forte de 17.000 hommes et chargée de la protection des civils. Dotée d’un mandat offensif, elle doit combattre et désarmer les groupes armés dans l’est de la RDC – M23 en tête.

    La reprise des combats entre l’armée et le M23, qui s’accusent mutuellement d’avoir relancé les hostilités, intervient alors que les premiers éléments de la brigade – composée de 3.000 soldats tanzaniens, malawites et sud-africains – ont commencé à arriver à Goma le 13 mai.

    Fin novembre, le M23 avait occupé Goma une dizaine de jours avant de s’en retirer contre la promesse de négociations avec Kinshasa. Début mai, il a suspendu sa participation à ces laborieux pourparlers, exigeant du gouvernement un cessez-le-feu.

    Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, qui accompagne M. Ban dans sa tournée, a estimé de son côté auprès de l’AFP que “cette visite allait aider au processus qui va lier la paix, la sécurité et le développement” dans la région.

    “La brigade d’intervention pourra apporter une certaine sécurité, mais elle seule ne va pas résoudre les causes réelles de la violence en RDC”, a averti pour sa part jeudi Joanna Trevor, directrice associée en RDC de la confédération d’organisations Oxfam.

    Selon elle, il faut aussi investir dans des forces de sécurité “fortes et fiables”, un pouvoir “au service du peuple” et un système judiciaire obligeant ceux qui violent les droits de l’Homme à en rendre compte.

    A Goma, M. Ban a visité l’hôpital Heal Africa, qui prend notamment en charge les victimes de violences sexuelles. D’après William Bonane, médecin à Heal Africa, l’hôpital a recensé 6.500 cas de viols en 2012 et 2.500 au premier trimestre 2013.

     La veille, à Kinshasa, M. Ban avait notamment rencontré le président de RDC Joseph Kabila.

    A Kigali, il a visité un village accueillant une trentaine d’anciens combattants, blessés de guerre, et leurs familles, issus de divers camps s’étant affrontés au Rwanda: ex-Forces armées rwandaise (FAR) du régime hutu d’avant 1994, Front patriotique rwandais (FPR), l’ex-rébellion de Paul Kagame l’ayant renversé, et Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé hostile au régime Kagame toujours actif dans l’est de la RDC.

    Dans le cadre de cette tournée dans les Grands-Lacs, le secrétaire général de l’ONU se rendra vendredi à Entebbe (Ouganda), puis à Addis-Abeba, siège de l’Union Africaine, où se tiendront samedi les festivités du cinquantenaire de la création de son ancêtre, l’Organisation de l’unité africaine (OUA).

    Outre Mary Robinson, il est accompagné d’Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de la paix à l’ONU, et du président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim.

    Mercredi, Jim Yong Kim a annoncé une aide d’un milliard de dollars pour les pays des Grands-Lacs, dont la RDC, destinée à des projets liés à l’énergie, l’agriculture, le commerce transfrontalier, la santé et l’emploi.

    Par AFP

  • UA: le sommet des 50 ans

    UA: le sommet des 50 ans

    Zuma UA-Les dirigeants du continent africain convergent cette semaine vers Addis Abeba en Ethiopie pour le sommet de l’Union africaine, le 26 et 27 mai.

    Le sommet prend cette année une dimension particulière, puisque l’Union africaine, et son ancêtre l’OUA (Organisation de l’Unité africaine) fêtent leurs 50 ans.

    Le 25 mai 1963, 32 chefs d’Etats africains créaient l’OUA, autour de l’idéal du panafricanisme, et dans le but d’encourager l’unité et la solidarité de l’Afrique.

    Cinquante ans plus tard, les 54 Etats membres de l’Union africaine ont réalisé des progrès vers cet idéal, mais peinent toujours à faire de l’Afrique un continent uni.

    L’évènement à Addis Abebea sera d’abord marqué par des célébrations, avec un budget d’1,3 million de dollars mis de coté pour celles-ci: expositions, forums de jeunesse, parades, danses, sessions culturelles et même un match de football international (Ethiopie contre Soudan).

    Les célébrations en grande pompe se dérouleront le 25 mai en présence d’invités de marque, dont le président français François Hollande, le vice-Premier ministre chinois Wang Yang, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, la présidente brésilienne Dilma Roussef et le secrétaire d’Etat americain John Kerry.

    Les enjeux du sommet

    Au delà du folklore, les chefs d’état devront se pencher sur les défis actuels auxquels est confronté le continent.

    En tête de ceux-ci, la situation au Mali. La première phase de la guerre contre les islamistes dans le nord du Mali a été gagnée, grâce aux forces françaises et ouest-africaines.

    Le Mali tente désormais d’organiser une élection présidentielle pour la fin du mois de juillet, considéré comme une gageure.

    L’UA, largement dépassée dans la crise malienne, pourra-t-elle reprendre l’initiative et accompagner la sécurisation et la reconstruction du Mali?

    Parmi les autres dossiers qui attendent les chefs d’état: la Centrafrique, la situation sécuritaire en RDC, le processus électoral compromis à Madagascar, la paix fragile entre le Soudan et le Soudan du Sud, convaincre l’Ethiopie de ne pas abandonner ses positions aux Shebabs en Somalie, et que faire avec la Cour Pénale Internationale, considérée par certains comme de plus en plus envahissante, d’autant qu’un chef d’état élu, le Kenyan Uhuru Kenyatta, y est désormais inculpé.

    Le financement

    Plus pressant encore sera le sujet du financement de l’Union africaine, compromis par la mort de l’ex-dirigeant lybien Mouammar Kadhafi, qui contribuait largement aux frais de fonctionnement de l’UA et payait les contributions de certains petits pays.

    L’Union africaine ambitionne aussi de s’affranchir de sa dépendance à l’Union européenne, qui fournit environ la moitié du budget de l’UA.

    L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a été chargé de trouver des solutions alternatives de financement, et ses conclusions sont très attendues à ce sommet.

    Enfin la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, élue en 2012 au terme d’une campagne qui a exposé les divisions au sein de l’organisation, voudra imprimer sa marque et tracer les projets d’avenir de l’UA, à un horizon de 50 ans.

    Nkosazana Dlamini-Zuma veut élargir les compétences de l’UA aux questions de développement socio-economique: la lutte contre la pauvreté, le promotion et l’émancipation des femmes et les investissements du secteur privé.

    Par BBC

  • RDC: Ban Ki-moon promet un engagement soutenu pour résoudre la crise en RDC

    RDC: Ban Ki-moon promet un engagement soutenu pour résoudre la crise en RDC

    ban-jim-josephBan Ki-moon est en tournée dans la région des Grands Lacs.

    Ce mercredi 22 mai, lors de la première étape à Kinshasa, le secrétaire général des Nations unies a rencontré le président Joseph Kabila et des représentants de l’opposition dans un climat tendu. Il a promis un engagement soutenu de l’ONU pour la résolution de la crise en République démocratique du Congo. Jeudi, Ban Ki-moon se rendra à Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu où s’affrontent les forces régulières et les rebelles, puis il se rendra au Rwanda et en Ouganda.

    Ban Ki-moon est venu à Kinshasa avec surtout une promesse d’une action plus efficace des Nations unies. C’est que la Monusco est critiquée au Congo, par son incapacité à ramener la paix dans l’Est. Et à la sortie de son entretien avec le président Kabila, le secrétaire général des Nations unies a insisté sur la création de la brigade d’intervention avec un mandat renforcé dans l’Est. C’est une première, a-t-il dit, une première dans les opérations onusiennes.

    Ban Ki-moon s’est déclaré inquiet de la reprise des hostilités près de Goma. Il a demandé au président Kabila de donner des ordres très clairs à son armée, à l’armée nationale, pour qu’elle respecte les vies humaines, qu’elle respecte les droits de l’homme, qu’elle ne s’en prenne pas aux civils, car il y a eu de précédents fâcheux ces derniers mois. Ban Ki-moon se rendra jeudi à Goma pour voir l’installation de la brigade d’intervention sur le terrain.

    Un milliard de dollars pour les pays des Grands Lacs

    Ban Ki-Moon est donc venu avec de bonnes résolutions. Il est accompagné de Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale qui, lui, est venu avec une grosse enveloppe. Il s’agit d’une enveloppe d’un milliard de dollars pour aider non seulement la République démocratique du Congo mais aussi les pays des Grands Lacs. Il a expliqué que cet argent venait en plus des programmes déjà en cours à la Banque mondiale :

    « Nous avons là une occasion historique de réduire nettement l’extrême pauvreté et d’améliorer le niveau de vie non seulement dans la région mais à travers tout le continent. Ces nouveaux financements vont permettre d’améliorer la santé, l’éducation, l’alimentation, la formation et d’autres services essentiels pour les peuples de cette région où tant de familles et de communautés ont souffert des conflits depuis trop longtemps. Cet argent va améliorer les transports et le commerce, dynamiser la production d’électricité et l’agriculture, améliorer les routes, les transports. Cela va aider à maintenir la paix et à revitaliser l’économie régionale. La Banque mondiale veut aider ces pays à sortir des conflits. Nous sommes déterminés à aider les Etats fragiles à sortir de cette fragilité et entrer dans le développement économique. »

    Par RFI

  • Ban Ki-moon visite Goma

    Ban Ki-moon visite Goma

    Ban a Goma-Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi à Goma que la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU sera prête d’ici “un à deux mois” pour combattre les groupes armés dans l’est de la RDC.

    Ban-Ki Moon est arrivé jeudi matin à Goma, dans le cadre d’une tournée pour promouvoir la paix dans la régions des Grands Lacs.

    Le secrétaire général des Nations unies a rencontré les autorités locales à Goma, et visité l’hopital Heal Africa, qui soigne notamment les victimes de violences sexuelles.

    Sa visite a coïncidé avec une accalmie sur le terrain, après 3 jours de combats près de Goma entre l’armée congolaise et les rebelles du M23.

    Mercredi soir, le M23 s’était dit prêt à cesser les hostilités pour faciliter la visite de Ban-Ki Moon. ”

    Il y a une accalmie sur le terrain. On s’observe en chiens de faïence, chacun garde ses positions d’hier”, a déclaré jeudi matin à le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu.

    Ban-Ki Moon a déclaré à la BBC qu’il était convaincu que la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU, composée de 3.000 soldats tanzaniens, malawites et sud-africains, et destinée à épauler la Monusco, pourra protéger les civils et promouvoir la paix.

    “La Monusco a fait de son mieux pour protéger la population”, a estimé le secrétaire général de l’ONU.

    “Avec l’introduction de la brigade d’intervention, et avec un mandat renforcé par la résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU, je suis certain que l’ONU va répondre aux attentes de protéger les civils, promouvoir la paix, la sécurité et le développement”, a-t-il ajouté.

    Par BBC

  • RDC:Ban Ki-moon toujours attendu à Goma jeudi

    RDC:Ban Ki-moon toujours attendu à Goma jeudi

    KABILA- BAN-Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rencontré mercredi à Kinshasa le président Joseph Kabila, alors que les combats se poursuivaient dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre l’armée et la rébellion du M23 dans la banlieue de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

    « Le temps est venu pour la paix et le développement pour le peuple de la République démocratique du Congo et ceux de la région », a déclaré M. Ban à l’issue de sa rencontre avec le président congolais.

    D’autre part, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui était de la partie à Kinshasa, a annoncé une aide d’un milliard de dollars pour la région des Grands Lacs.

    M. Ban doit se rendre jeudi à Goma, puis au Rwanda, avant de faire escale en Ouganda, et à Addis-Abeba, siège de l’Union Africaine. Difficile de savoir si cette visite à Goma sera maintenue étant donné les conditions sécuritaires, mais la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), affirme avoir bien sécurisé la ville.

    Mercredi après-midi, un porte-parole de l’ONU à New York a confirmé que la visite à Goma de M. Ban n’avait pas été annulée, et que le Secrétaire général était toujours attendu dans le Nord-Kivu ce jeudi.

    Pour sa part, Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, a affirmé que la rébellion n’a pas l’intention de s’emparer de Goma, ville frontalière avec le Rwanda, que les rebelles ont occupé près de deux semaines en novembre dernier.

    Les belligérants ne cessent de se renvoyer la balle sur qui fait quoi exactement dans les affrontements. Tandis que l’administration Kabila accuse les rebelles de lancer des offensives, le colonel Kazarama a dit à la VOA que la rébellion répond seulement aux attaques des FARDC, l’armée régulière congolaise.

    Par ailleurs, avec la reprise des affrontements entre l’armée congolaise et la rébellion du M23 dans la banlieue de Goma, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) indique que les personnes déplacées par les précédentes vagues de violence, notamment dans les camps de Mugunga, sont prises entre les tirs et les obus. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux Réfugiés (HCR) a appelé à la protection des civils.

    Les camps se sont partiellement vidés : 30.000 personnes se sont réfugiées à Goma. Des milliers de vies sont en danger, alerte Thierry Goffeau, chef de mission de MSF dans le Nord-Kivu.
    Par VOA

  • Union africaine: 50 ans après, un sommet extraordinaire pour célébrer l’événement

    Union africaine: 50 ans après, un sommet extraordinaire pour célébrer l’événement

    Nkosazana Dlamini Zuma
    Nkosazana Dlamini Zuma

    -Le sommet de l’Union africaine a concrètement démarré ce mercredi 22 mai avec la session ordinaire du Conseil exécutif, réunissant les ministres des Affaires étrangères du continent. Dimanche et lundi se tiendra l’Assemblée générale des chefs d’Etat, mais ce sommet est évidemment particulier, car samedi on célèbrera le jubilé d’or de l’institution panafricaine.

    Au-delà d’un bilan des cinq décennies passées, l’un des objectifs des discussions de ces jours est de définir l’agenda de développement des 50 prochaines années. Mais il semble qu’il y a encore de nombreuses questions à travailler sur ce sujet, et on devrait donc plus concrètement se focaliser sur le plan stratégique 2014-2017.

    Le cinquantenaire de l’institution continentale sera marqué du sceau de la renaissance africaine et du panafricanisme. C’est ce qu’a encore martelé mercredi Nkosazana Dlamini-Zuma, lors d’un discours faisant abstraction des crises récentes, mais multipliant les allers et retours entre 1963 et 2013. Un comparatif souvent peu glorieux, notamment quand elle s’est référée à l’essor des économies asiatiques durant la même période.

    La présidente de la Commission a cependant insisté sur les résultats de la dernière décennie, et surtout sur les potentialités de l’Afrique. L’un des enjeux des prochains jours est justement d’avancer sur le programme de développement des 50 années à venir.

    On devrait cependant en rester au stade des déclarations de principes, le ministre éthiopien des Affaires étrangères ayant prévenu qu’on était encore loin d’un document élaboré concernant l’agenda 2063.

    Tedros Adhanom a ainsi d’ores et déjà invité ses pairs à prolonger bientôt les discussions, proposant de les accueillir à Bahir Dar, sur les rives paisibles du lac Tana. Pour lui, depuis les rêves des fondateurs, le continent a manqué de leadership, et il faut désormais se projeter franchement vers l’avenir en tirant les leçons du passé.

    Avec au moins une constante, que tous ont rappelée : le panafricanisme doit rester cette étoile guidant les peuples et les dirigeants.

  • RDC: visite délicate de Ban Ki-Moon

    RDC: visite délicate de Ban Ki-Moon

    Ban a Kin-Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est arrivé mercredi à Kinshasa, première étape de sa tournée dans la région des Grands Lacs destinée à promouvoir les efforts de paix.

    Il a rencontré le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila.

    “Le temps est venu pour la paix et le développement pour le peuple de la République démocratique du Congo et ceux de la région”, a déclaré M. Ban, à l’issue de son entretien avec Joseph Kabila.

    Dans sa tournée, le secrétaire général de l’ONU est accompagné par le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, par Mary Robinson, envoyée spéciale des Nations unies dans les Grands lacs et par Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de la paix à l’ONU.

    Ban Ki-moon se rendra jeudi à Goma, puis au Rwanda, en Ouganda et enfin Addis-Abeba, siège de l’Union africaine.

    Sa visite coïncide avec une reprise des combats dans l’Est de la RDC, entre l’armée congolaise et la rébellion du M23, au Nord Kivu.

    Depuis lundi, et après plusieurs mois de trêve, les combats ont repris entre les belligérants dans la zone de Mutaho, à une dizaine de km au nord de Goma.

    Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir relancé les hostilités.

    Ce mercredi, les deux camps ont échangé des tirs d’artillerie.

    Le M23 s’est déclaré mercredi prêt à “une cessation immédiate des hostilités” avec l’armée afin de faciliter la visite du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à Goma, a indiqué dans un communiqué Amani Kabasha, chargé de la communication de la rébellion.

    Par BBC