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  • Inquiétude pour Mandela de nouveau hospitalisé à près de 95 ans

    Inquiétude pour Mandela de nouveau hospitalisé à près de 95 ans

    Mandela Ambulance– L’ancien président sud-africain Nelson Mandela a de nouveau été hospitalisé samedi à Pretoria pour une infection pulmonaire, ses médecins jugeant “préoccupant” l’état de santé du héros de la lutte anti-apartheid, âgé de près de 95 ans, qui respire cependant sans assistance.

    Cette troisième hospitalisation (si l’on exclut un séjour de 24 heures pour des examens de routine en mars) depuis décembre 2012 du premier président noir sud-africain a suscité des milliers de messages de soutien du monde entier et de ses compatriotes qui semblent cependant s’habituer à l’idée qu’il devra les quitter un jour prochain.

    “Ce matin vers 01H30 (23H30 GMT vendredi) son état s’est détérioré et il a été transféré dans un hôpital de Pretoria. Son état est toujours préoccupant mais stable”, a indiqué la présidence.

    Dans une interview à l’AFP-TV, le porte-parole de la présidence Mac Maharaj a précisé: “C’est une infection pulmonaire, une pneumonie, qui affecte beaucoup de choses dont la respiration. Mais les médecins m’ont dit qu’il respirait sans assistance, donc je pense que c’est un signe positif”.

    Peu après 16H00, une ambulance escortée de plusieurs voitures à gyrophare en est sortie, et la police a bloqué la route derrière le convoi pour empêcher la presse de le prendre en chasse.

    Mais la présidence s’est refusée à commenter les spéculations sur la présence de Mandela dans cet hôpital et sur son possible transfert vers un autre établissement.

    Selon M. Maharaj, Nelson Mandela était déjà traité depuis quelques jours à domicile, “mais très tôt ce matin (samedi), vers 01H30, son état s’est aggravé au point qu’il a été considéré comme nécessaire de l’hospitaliser”, a-t-il dit, avant d’ajouter: “Madiba est un combattant, et à cet âge, aussi longtemps qu’il se battra, il ira bien”.

    Interrogé sur les inquiétudes pour la vie de Nelson Mandela, M. Maharaj a relativisé.

    “Au début (lors des hospitalisations précédents ndlr) nous étions très anxieux, cette fois, notre anxiété est tempérée par une certaine compréhension de son âge et de sa fragilité (…) Nous n’avons pas besoin d’être trop inquiets, nous avons juste besoin de continuer à réfléchir à la façon dont sa vie a fait de nous des gens meilleurs”.

    Une forme de fatalisme

    Cette forme de fatalisme se reflétait dans les commentaires innombrables sur les réseaux sociaux, où nombre de gens demandaient simplement qu’on laisse en paix un très vieil homme qui a atteint la limite de sa vie.

    “Je crois que nous devons simplement accepter que Mandela est vieux et qu’il va bientôt nous quitter”, a sobrement commenté Malunga Mbokodi, 62 ans, un habitant de Qunu, le village de Mandela dans la province du Cap oriental, cité par l’agence Sapa.

    Sur Twitter, Natt Turner résumait une opinion très largement partagée en lançant: “La vie continue, nous devons accepter que nous partirons tous un jour. Personne n’est immortel, même pas Madiba, avec tout mon respect…”

    Dès l’annonce de son hospitalisation, les messages de soutien ont commencé à affluer, venus des partis politiques et corps constitués, mais aussi, par milliers, des anonymes sur les réseaux sociaux.

    “Mes pensées sont avec Nelson Mandela, hospitalisé à Pretoria”, a tweeté le Premier ministre britannique David Cameron.

    Parmi les anonymes, les messages d’encouragement et d’amour étaient très majoritaires: “(@frenchclare) Tiens bon Madiba, nous avons besoin que ton âme lumineuse brille encore et encore sur ce monde amer. Nous t’aimons”.

    L’ANC, l’ancien parti de Mandela, toujours au pouvoir en Afrique du Sud, a appelé le monde à s’associer aux prières des Sud-Africains: “Nous allons garder le président Mandela et sa famille dans nos pensées et nos prières et appeler les Sud-Africains et les citoyens du monde entier à faire de même pour notre bien-aimé homme d’Etat et icône, Madiba”.

    Madiba, comme l’appellent affectueusement ses compatriotes, doit fêter ses 95 ans le 18 juillet. Il est apparu très affaibli sur les dernières images de lui qui ont filtré fin avril, à l’occasion d’une visite à son domicile des plus hauts dirigeants du pays.

    Le héros de la lutte contre le régime ségrégationniste de l’apartheid avait été hospitalisé pour la dernière fois fin mars début avril, pendant dix jours, également pour une infection pulmonaire récurrente, probablement liée aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.

    Mandela, bien que totalement retiré de la vie publique depuis des années, n’en reste pas moins vénéré par tout un peuple, pour avoir réussi à éviter une explosion de violence raciale lors du passage entre le régime ségrégationniste et la démocratie en 1994.

    Cette transition réussie lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.

    (AFP)

  • L’abbé Apollinaire Malumalu désigné président de la Ceni

    L’abbé Apollinaire Malumalu désigné président de la Ceni

    malumalu-La nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sera désormais dirigée par l’abbé Apollinaire Malamalu Muholongu, président de l’ex-commission électorale indépendante (CEI). Ainsi en a décidé l’Assemblée nationale, qui a entériné, ce vendredi 7 juin, la composition de cette institution. Deux de six membres du bureau sont des femmes.
    Les membres du bureau de la nouvelle Ceni se présent comme suit :

    • Président : abbé Apollinaire Malumalu, de la Société civile
    • vice-président : André Pungwe, de la majorité (PPRD)
    • Rapporteur: Jean Pierre Kalamba, de l’opposition (UDPS)
    • Rapporteur adjoint: Onésime Kukatula, de la majorité (Palu)
    • Questeur : Chantal Ngoy, de la majorité (MSR).
    • Questeur adjoint: Micheline Biye Bongenge, de l’opposition (MLC).

    Les sept autres membres, issus de partis politiques AFDC, UNC et CCU ainsi que de la société civile, ont été désignés pour siéger à la plénière de la Ceni:

    • Keta Lokondjo
    • Bangala Basila
    • Elodi Tamuzinda
    • Gustave Omba
    • Jean-baptiste Ndundu
    • Kaputu Ngongo
    • Augustin Ngangwele.

    Selon le président de l’Assemblé nationale, Aubin Minaku, le choix des membres de la nouvelle Ceni a tenu compte de l’équilibre dans la représentation provinciale présenté par les différents groupes parlementaires. Le quota de 30 % de représentation des femmes y est également respecté, a-t-il poursuivi.
    La nouvelle loi modifiant la Ceni, promulguée par le chef de l’Etat Joseph Kabila samedi 27 avril à Lubumbashi (Katanga), stipule que cette commission comprend treize membres. Six d’entre doivent être issus de la majorité présidentielle dont deux femmes et quatre de l’opposition dont une femme. Les trois autres membres devraient provenir de la société civile.
    Retour aux affaires
    Né le 22 juillet 1961 à Muhangi (territoire de Luibero au Nord-Kivu), l’abbé Apollinaire Malumalu Muholongu a obtenu un doctorat en Sciences politiques à l’Université de Grenoble-II (France) en 1988 ainsi que plus tard une maîtrise en Sciences des droits de l’homme, et un diplôme d’études approfondies en Sciences politiques, en philosophie et en théologie à Lyon.
    En1997, il est revenu en RDC, où il a occupé la fonction de vice-recteur puis de recteur à l’Université de Graben à Butembo.
    En 2003, il est nommé expert au Service présidentiel d’études stratégiques attaché au Cabinet du Président de la République Joseph Kabila. Il a dirigé la Commission nationale indépendante de 2003 à février 2011. Avant sa désignation à la Ceni, il a fait partie des experts du gouvernement congolais aux pourparlers avec la rébellion du M23 à Kampala.

    Radio Okapi

  • Croissance Economique en Afrique: la RDC  en 5ieme Position

    Croissance Economique en Afrique: la RDC en 5ieme Position

    Mines-L’édition 2013 du rapport annuel sur les Perspectives économiques en Afrique (PEA) s’attache à élaborer des prévisions de croissance pour le continent. La Côte d’Ivoire est en 4e position, suivie de près par la RD Congo (5e).
    C’est en Afrique de l’Ouest que la croissance sera la plus rapide sur la période 2013-2014 prédit le rapport annuel sur les Perspectives économiques en Afrique (African Economic Outlook), publié conjointement le 27 mai par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Avec un taux de croissance prévu pour osciller entre 6,7 et 7,4% en 2013-2014, l’Afrique de l’Ouest apparaît comme la région la plus dynamique du continent.
     
    La croissance s’appuie notamment sur les secteurs pétrolier et minier mais aussi sur l’agriculture et les services ainsi que sur une demande solide, tirée par la consommation et les investissements. Pour le Ghana et la Côte d’Ivoire les taux se situent entre 8 et 9%, mais dans la plupart des pays de la région, la croissance devrait repartir en 2013-14, à plus de 5 %. Des résultats qui ne concernent pas le Bénin, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.
     
    La plupart des pays d’Afrique de l’Est tels que l’Éthiopie, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie, sont sur une trajectoire de croissance soutenue, entre 5 et 7 % pour la même période.
     
    Top 10 des prévisions de croissance des pays africains pour 2013-2014 (%)
    1.Libye  +11,6
    2. Sierra Leone + 9,6
    3.Tchad + 9,5
    4.Côte d’Ivoire + 9,3
    5. RD Congo + 8,8
    6. Ghana + 8,4
    7. Mozambique + 8,3
    8. Angola +8
    9. Zambie +7,6
    10.Rwanda +7,2
     
    Le pétrole, pilier de la croissance
    Avec le redémarrage de la production et des exportations de pétrole, le PIB de la Libye a rebondi de 96 % en 2012. Conséquence : le taux de croissance de l’Afrique du Nord a atteint 9,5 % après une année 2011 de stagnation.
    En Afrique centrale, le PIB devrait continuer sur sa lancée et gagner 5,7 % en 2013 et 5,4% en 2014. Ce résultat est dû à des taux de croissance supérieurs à la moyenne en RD Congo et au Tchad. En RD Congo, ce dynamisme s’explique par les mines, l’agriculture et la construction. Néanmoins, pour atteindre une croissance durable, le pays va devoir améliorer sa stabilité politique et la sécurité dans l’Est du territoire, où la situation a profondément perturbé l’activité économique. Au Tchad, la production pétrolière et l’agriculture sont les deux moteurs de la croissance.
     
    profondément perturbé l’activité économique. Au Tchad, la production pétrolière et l’agriculture sont les deux moteurs de la croissance.
    [B]Récession dans la zone euro[/B]
    En Afrique australe, les prévisions tablent sur une progression d’environ 4 % en 2013 avant une accélération à 4,6 % en 2014. Les pays moteurs de la région sont l’Angola, le Botswana, le Mozambique et la Zambie.
    Les performances de l’Afrique du Sud en 2012 ont été affectées par des grèves importantes dans le secteur minier et par la récession dans la zone euro. Mais avec la reprise de la demande mondiale et des politiques macroéconomiques de soutien, l’économie sud-africaine devrait redémarrer en 2013 et en 2014 selon le rapport.

  • RD Congo : le M23 retourne à la table des négociations

    RD Congo : le M23 retourne à la table des négociations

    Pdt M23-Le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, a annoncé hier qu’il était prêt à reprendre les négociations avec Kinshasa. « Le M23, en accord avec la facilitation, confirme que sa délégation se rendra à Kampala ce dimanche 9 juin afin de poursuivre le dialogue », peut-on lire dans un communiqué. M. Bisimwa justifie sa décision en affirmant avoir été motivé par « la main tendue » du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui lors de sa récente visite en RDC a préconisé une « solution politique dans la résolution des causes profondes de la crise à l’est de la RDC », a résumé le président du M23 dans son communiqué. Des négociations étaient en cours à Kampala entre le gouvernement congolais et le M23 depuis le début décembre 2012, mais le M23 avait suspendu sa participation aux négociations le 2 mai dernier en exigeant que le gouvernement signe accord de cessez-le-feu.

    Source : AFP

  • RDC : Plus du tiers de l’effectif de la Brigade d’Intervention est déjà sur le terrain

    RDC : Plus du tiers de l’effectif de la Brigade d’Intervention est déjà sur le terrain

    Amani-leo-militaires

    « Plus du tiers de l’effectif de la Brigade d’Intervention de la MONUSCO est déjà déployé en République Démocratique du Congo » a annoncé la Mission des Nations Unies au Congo (la Monusco) ce mardi  04 juin 2013 sur son compte twitter.

    Cette Brigade d’Intervention dont la création a été finalisée en mars dernier par le Conseil de sécurité des Nations Unies, aura pour mission, la lourde tâche de neutraliser les groupes armés dans l’Est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars (M23) qui sévit dans cette région depuis plus d’un an et y commet des atrocités.

    Selon les derniers chiffres officiels de la MONUSCO, à ce jour, 1180 soldats sur les 3069 devant constituer la Brigade d’Intervention sont déjà arrivés à Goma, chef lieu de la province du nord Kivu. « Il s’agit de 859 soldats de la Tanzanie et de 309 soldats de l’Afrique du Sud ainsi qu’une douzaine d’officiers d’Etat major, le reste de l’effectif est en cours de déploiement », a annoncé la MONUSCO qui dispose déjà de plus de 22 000 hommes sur le sol congolais. Contrairement à ses troupes dont l’efficacité laisse planer des doutes, la brigade d’intervention en  cours de déploiement aura un mandat plus coercitif, l’autorisant à «  « neutraliser » les groupes armés sans nécessairement agir conjointement avec l’armée régulière congolaise.Ces contingents bien formés, seront également équipés de nouvelles technologies, notamment les drones (avion sans pilotes) leur permettant de suivre à distance les mouvements des rebelles.

    Nous rappelons que le mandat des casques bleus de la Monusco sur place depuis 14 ans, est surtout limité à la protection des populations civiles ( mandat exact : « la protection des civils, du personnel humanitaire et des défenseurs des droits de l’homme immédiatement menacés de violence physique, ainsi que le soutien du Gouvernement de la République démocratique du Congo dans ses efforts de stabilisation et de consolidation de la paix. »). C’est pourquoi les populations de l’est du pays, qui sont les principales victimes de ce conflit, attendent beaucoup de cette nouvelle force.

    A la création de cette force, le mouvement rebelle M23 avait annoncé que l’arrivée de cette brigade d’intervention sera considérée comme « une déclaration de guerre de l’ONU« , et avait dénoncé ce qu’il avait appelé le « choix du sang » des Nations unies.

    Dans sa tournée dans la région des Grands Lacs, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, lors d’une conférence de presse qu’il avait tenu le 23 mai à Goma avant de se rendre à Kigali au Rwanda, avait déclaré que la Brigade d’intervention de la Monusco devrait être opérationnelle dans un ou deux mois. Aussi, le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU Hervé Ladsous, avait annoncé récemment lors d’une conférence de presse que la brigade d’intervention « devrait être opérationnelle d’ici mi-juillet ».

    Jean Mitari

    Jambonews.

  • Carlos Alberto Dos Santos Cruz, nouveau chef de la MONUSCO

    Carlos Alberto Dos Santos Cruz, nouveau chef de la MONUSCO

    monusco-goma-Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Roger Meece, a présenté hier le nouveau commandant des forces onusiennes en RDC, Carlos Alberto Dos Santos Cruz, auprès du vice-ministre congolais à la Coopération internationale et régionale, Dismas Magbengu. « Avec son arrivée, l’espoir du retour de la paix dans l’Est de la RDC est permis », souligne M. Meece lors d’une cérémonie officielle à Kinshasa. « Nous allons continuer d’utiliser toutes nos forces, nos capacités en collaboration avec les FARDC tant du point de vue militaire que politique pour arriver aux solutions qui vont finalement faire la fondation nécessaire pour une paix et une sécurité durables et longtemps », poursuit le Représentant spécial. Le général dos Santos Cruz, qui remplace à ce poste le général indien, Chander Prakash, a par le passé été commandant de la MINUSTAH, de janvier 2007 à avril 2009. Désigné le 17 mai dernier, M. Cruz devrait prendre ses fonctions aujourd’hui. (Source : Digital Congo)

     


  • RDC: vol du dossier Chebeya

    RDC: vol du dossier Chebeya

    Chebeya-m-Le dossier de l’affaire Chebeya en RDC a été volé chez l’un des avocats de la partie civile, selon l’ONG congolaise Voix des Sans Voix.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits dans le cabinet de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga et ont pris “un poste téléviseur, une somme d’argent, des ouvrages, un sac contenant le dossier de l’affaire”, selon VSV.

    Avant ce “vol visiblement planifié”, l’avocat avait “reçu des appels anonymes”.

    La VSV “réitère une fois de plus ses vives préoccupations consécutivement à l’insécurité récurrente qui pèse sur les avocats des parties civiles dans l’affaire du double assassinat”.

    “Nous suspectons le fait qu’on se soit seulement intéressé à ce sac qui contenait le dossier de Floribert alors qu’il y avait d’autres dossiers”, a déclaré à BBC Afrique Justin Triba Senjey, un responsable de VSV.

    “Nous disons que c’était planifié; il y là une intention de nuire, d’étouffer la vérité sur l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana”, a-t-il ajouté.

    Floribert Chebeya, 47 ans, avait été convoqué le 1er juin 2010 à l’Inspection générale de la police à Kinshasa pour rencontrer son responsable, le général John Numbi – qui nie avoir donné ce rendez-vous et est suspendu depuis l’affaire.

    Le corps de Chebeya avait été retrouvé le lendemain dans sa voiture, les poignets portant des traces de menottes.

    Celui de Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé.

    En juin 2011, en première instance, la cour militaire de Kinshasa avait condamné le colonel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que plusieurs policiers.

    Tous sont rejugés depuis juin 2012 devant la Haute cour militaire, mais le procès a subi de longues interruptions.

    Par BBC

  • RDC: la brigade d’intervention de l’ONU opérationnelle mi-juillet

    RDC: la brigade d’intervention de l’ONU opérationnelle mi-juillet

    monusco-goma– La brigade d’intervention de l’ONU chargée de combattre les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) devrait être opérationnelle mi-juillet, a indiqué mercredi le patron des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous.

    “Nous espérons que la brigade d’intervention pourra être opérationnelle dans quelques semaines, probablement d’ici la mi-juillet”, a déclaré M. Ladsous lors d’une conférence de presse.

    Au cours d’une tournée dans la région la semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait tablé sur “un ou deux mois” pour le déploiement de cette brigade. Il avait souligné la nécessité “d’accélérer le déploiement” en raison de la poursuite des combats autour de Goma (est).

    Cette unité doit renforcer la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), la plus importante au monde, forte de 17.000 hommes et chargée de la protection des civils. Dotée d’un mandat offensif, la brigade doit combattre et désarmer les groupes rebelles dans l’est de la RDC -en premier lieu le mouvement M23. Sa création avait été décidée fin mars par le Conseil de sécurité de l’ONU.

    Les premiers éléments de la brigade -qui sera composée de 3.000 soldats tanzaniens, malawites et sud-africains- sont arrivés à Goma le 13 mai.

    L’armée congolaise combat les rebelles du M23 depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Fin novembre 2012, le M23 avait occupé Goma pendant une dizaine de jours avant de s’en retirer contre la promesse d’un dialogue avec Kinshasa. Début mai, la rébellion a suspendu sa participation aux laborieux pourparlers, exigeant du gouvernement un cessez-le-feu.

    Par AFP

  • RDC : dans le Nord-Kivu, trois jours de “ville morte” à Beni et combats à Kibumba

    RDC : dans le Nord-Kivu, trois jours de “ville morte” à Beni et combats à Kibumba

    Mutin M23-Au Nord-Kivu, dans la partie est de la RDC, la société civile de Beni a décrété trois jours de “ville morte” , à partir de ce 25 mai, pour protester contre l’insécurité “très préoccupante” et l’”impuissance” des autorités congolaises à protéger les civiles. Une annonce qui intervient au moment où à Kibumba, localité à la frontière rwando-congolaise, la rébellion du M23 accuse les FARDC d’avoir attaqué ses positions.

    “Après un aperçu général, la situation est caractérisée par des tueries, viols, vols en main armés, des enlèvements sous l’œil impuissant des autorités tant politico-admnistratives que militaires”, a estiméTeddy Kataliko, président de la société civile de Beni, cité dans le document. En conséquence, selon le communiqué, la société civile de Beni a “[décidé] de décréter trois jours de journées ville morte à partir de ce samedi 25 mai”.

    D’autre part, la société civile locale prévoit à partir de 27 mai la “suspension du paiement des taxes et impôts de caractère local, provincial et national jusqu’au rétablissement de la paix”.

    Combats

    Au même moment, à Kibumba, localité congolaise frontalière avec le Rwanda, dans le Nord-Kivu, les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) a affirmé, le 25 mai, que les éléments de l’armée régulière l’avait attaquée à l’aube en coalition avec la rébellion hutu rwandaise des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda).

    “Les FARDC (armée congolaise) ensemble avec les FDLR ont attaqué la position du M23 dans la localité de Kibumba et Kanyamahoro. Nos forces ont repoussé l’ennemi”, a déclaré le porte-parole militaire du Mouvement du 23 mars (M23), le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, dans un communiqué. Selon lui, une partie des soldats congolais et des FDLR a été repoussée dans le parc des Virunga. Une autre partie de “ces assaillants a traversé la frontière pour aller au Rwanda”, a-t-il assuré, ajoutant qu’ils s’étaient retrouvés dans la localité de Ruhengeri.

    Interrogée par l’AFP, l’armée congolaise a démenti les affirmations de la rébellion. “Les FARDC ne sont pas à Kibumba, c’est une zone entièrement sous contrôle du M23. Nous, nous sommes de notre côté”, a déclaré le colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée dans la province du Nord-Kivu. “Ils se sont peut-être battus entre eux ou avec d’autres groupes armés. (…) Depuis l’arrivée de Ban Ki-Moon, on n’a jamais combattu (avec le M23). Le front est calme”, a-t-il ajouté.

    (Avec AFP)

  • Accusé d’ingérence et de génocide en RDC, Kagame affirme “dormir très bien”!

    Accusé d’ingérence et de génocide en RDC, Kagame affirme “dormir très bien”!

    Paul Kagame du Rwanda
    Paul Kagame du Rwanda

    -Accusations d’ingérence dans l’est du Congo et de soutien du mouvement rebelle M23, suspension de l’aide internationale, critiques d’un régime politiquement verrouillé et accusations d’autoritarisme de la part d’opposants en exil… Le président rwandais Paul Kagame a livré au magazine Jeune Afrique une interview sans tabous où tous ces sujets ont été abordés. En voici les extraits les plus marquants.

    La question la plus brûlante du moment concernant le Rwanda, et plus précisément Paul Kagame, chef de l’Etat rwandais depuis plus 13 ans, est évidemment celle de l’ingérence dans l’Est du Congo.

    Si la question empoisonne les relations entre les deux pays depuis longtemps, et singulièrement depuis le milieu des années 90, les critiques se sont multipliées ces derniers temps suite aux actions de la rébellion du M23, soupçonnée d’être soutenue par Kigali.

    Brigade d’intervention ONU dans l’Est du Congo: “C’est tout simplement ridicule

    Ladite question est posée sans ambages au président Kagame dans une interview publiée par Jeune Afrique: “Comment expliquez-vous que très peu de gens vous croient lorsque vous démentez toute interférence en RD Congo?“.

    La réponse du leader du FPR (Front Patriotique rwandais) renvoie une rafale de questions à l’envoyeur: “Pourquoi a-t-on décidé de ne pas nous croire, alors que tout le monde s’accorde à reconnaître que les problèmes du Congo sont des problèmes fondamentalement congolais? Qu’ils touchent à la gouvernance, à la citoyenneté, à l’identité de ce pays? Pourquoi aussi peu de gens nous croient, alors que chacun se rend compte que la mission des Nations unies (…) ne sert manifestement à rien ? Pourquoi, depuis des années, la perception du Rwanda se base-t-elle non sur des faits vérifiés mais sur des communiqués de presse mensongers qui émanent d’ONG ou d’associations manipulées et qui sont complaisamment repris par les médias occidentaux ?“, interroge notamment Paul Kagame.

    Reconnaissez pourtant qu’il est difficile de croire que les rebelles du M23 ne sont pas proches de vous…“, relance un peu plus tard le journaliste François Soudan.

    Difficile pour qui ?“, réplique Paul Kagame. “Pour ceux qui ont décidé d’ignorer les faits, de publier des rapports biaisés et de ne pas nous écouter. Le M23 n’est pas mon affaire, c’est l’affaire du gouvernement congolais. Et puis, pourquoi cette obsession du M23? Il y a beaucoup d’autres groupes rebelles au Congo qui, apparemment, n’intéressent personne“.

    D’ailleurs, selon cet ancien chef militaire, l’envoi d’une force panafricaine forte de 3000 hommes, sous un mandat renforcé et sous l’égide de l’ONU pour mettre fin aux rébellions dans l’Est du Congo, est tout simplement “ridicule”. “(…) je sais à l’avance que cela ne résoudra rien. La solution doit être politique, parce que le problème est politique. En quoi une brigade d’intervention équipée de drones de surveillance est-elle un remède au déficit de gouvernance, d’infrastructures, d’institutions et d’administration dont sont victimes les populations? Ce n’est ni le bon diagnostic ni le bon médicament. C’est tout simplement ridicule“, juge-t-il.

    Liens entre politique et business: “En Europe, les candidats mendient auprès des contributeurs. Est-ce raisonnable?”

    Autre sujet qui fâche du côté de Kigali, la dénonciation de la mainmise du parti au pouvoir, le FPR, sur l’économie du pays.

    Les fonds d’investissement (du FPR) pèsent plusieurs centaines de millions de dollars. Est-il sain qu’un mouvement politique soit à ce point impliqué dans les affaires?“, questionne le journaliste de Jeune Afrique.

    La dernière élection américaine a coûté 2 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros), récoltés auprès de donateurs privés, au point que les cyniques affirment que le vainqueur a été celui qui a réuni le plus d’argent. Est-ce sain?“, rétorque son interlocuteur. “En Europe, partis et candidats doivent souvent mendier auprès des contributeurs pour survivre. Est-ce raisonnable? Êtes-vous sûr que ce système ne suscite ni obligation ni dépendance, contraires à la transparence et à la démocratie? Le problème des rapports entre l’argent et la politique n’est pas soluble dans les idées simples, et notre histoire, au FPR, est singulière. Dès le premier jour de notre lutte de libération, nous avons considéré comme cruciale notre indépendance financière“, explique-t-il.

    Si vous voulez tout savoir, je dors très bien la nuit

    Vous avez déclaré que tous vos opposants en exil pouvaient rentrer au Rwanda. Pensez-vous réellement que Faustin Twagiramungu, Paul Rusesabagina, Emmanuel Habyarimana et d’autres, qui vous qualifient de dictateur, ne risquent pas d’être poursuivis en justice à leur arrivée à Kigali?“, a encore interrogé le magazine Jeune Afrique.

    J’ai effectivement dit qu’ils pouvaient revenir et que les conditions étaient réunies pour cela. La suite les concerne, eux et la justice rwandaise”. Autrement dit, ces exilés n’ont aucune garantie sur leur sécurité juridique en cas de retour au pays (…) Je ne vois pas sur quelles bases juridiques fonder leur immunité, encore moins leur impunité“. Autrement dit, ces exilés sont libres de revenir mais seraient alors probablement inculpés et traduits devant les tribunaux, à l’instar de Victoire Ingabire.

    Est-il à tout le moins prêt à “négocier avec eux“, lui demande alors le journaliste. “Négocier quoi?“, balaie l’interviewé. “Ce qu’ils veulent tient en un mot : le pouvoir. Je ne le leur donnerai pas, en tout cas pas en dehors des voies légales prévues pour y parvenir. Il n’y a rien à négocier“.

    Après avoir passé en revue la plupart des dossiers chauds liés au régime rwandais et à son président en particulier, ce dernier conclut sereinement: “Cela ne m’empêche pas de vivre et ne changera rien à l’heure de ma mort. Si vous voulez tout savoir, je dors très bien la nuit“.