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Politologue, Alexandra de Hoop Scheffer est directrice, en France, du think tank transatlantique German Marshall Fund of the United States. Etablie Ă Paris, elle travaille sur les liens entre lâEurope et lâAmĂ©rique, et considĂšre que le « trumpisme » est bien plus ancrĂ© dans la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine quâon le dit.
Les Ă©lections de mi-mandat du 6 novembre sont-elles de nature Ă contrarier le prĂ©Âsident Trump ? A quoi faut-il sâattendre ?
Le scĂ©nario qui se profile est celui dâun CongrĂšs divisĂ©, les dĂ©mocrates remportant la majoritĂ© Ă la Chambre des reprĂ©sentants et les rĂ©publicains conservant le contrĂŽle du SĂ©nat. Le prĂ©sident Trump se retrouverait ironiquement dans une situation similaire Ă celle de son prĂ©dĂ©cesseur, Barack Obama, en 2010. Incapable de gouverner, le prĂ©sident devrait recourir aux dĂ©crets, outils fragiles puisquâils peuvent ĂȘtre annulĂ©s par un autre dĂ©cret prĂ©sidentiel. La plupart des chantiers et projets de la prĂ©sidence Trump se trouveraient compromis â mur avec le Mexique, destruction de lâObamacare, coupes dans les programmes sociaux, baisses dâimpĂŽts. La Chambre des reprĂ©sentants se transformerait aussi en une ruche de commissions dâenquĂȘte.
La bataille qui oppose Trump et le procureur spĂ©cial, Robert Mueller, sâĂ©largirait Ă un face-Ă -face entre Trump et 21 prĂ©sidents de commissions â dont celles, puissantes, du renseignement, des affaires judiciaires, du budget, du contrĂŽle et de la rĂ©forme de lâEtat â, qui pourraient (re)lancer des enquĂȘtes sur les soupçons de collusion avec la Russie, la possible entrave Ă la justice lors du limogeage du patron du FBI, et sur toutes les affaires et les scandales dans lesquels Trump est empĂȘtrĂ©. Le prĂ©sident conserverait cependant une grande marge de manĆuvre en politique Ă©trangĂšre et militaire.
On a souvent dĂ©crit lâĂ©lecteur de Trump comme Ă©tant un citoyen blanc et exclu de la mondialisation, ayant peur du dĂ©classement social et de la perte Âdâinfluence…

Le prince hĂ©ritier saoudien et lâadministration Trump traĂźneront longtemps le boulet de lâaffaire Khashoggi, qui sape aussi le rĂȘve israĂ©lien dâune alliance avec les pĂ©tromonarchies contre lâIran.
Tawakkol Karman, prix Nobel de la Paix en 2011, avec un portrait de Khashoggi devant le consulat saoudien Ă Istanbul
Lâassassinat de Jamal Khashoggi, le 2 octobre dans le consulat saoudien dâIstanbul, nâen finit pas de provoquer troubles et remous. Câest peu de dire que la version officielle saoudienne dâun crime « accidentel », perpĂ©trĂ© par des Ă©lĂ©ments « incontrĂŽlĂ©s », peine Ă convaincre. Le moment est pourtant venu de tirer les premiĂšres leçons dâun tel scandale international, notamment Ă la lumiĂšre de lâaffaire Hariri de novembre 2017. La brutalitĂ© de Mohammed Ben Salmane/MBS, le prince hĂ©ritier et vĂ©ritable « homme fort » de lâArabie saoudite, avait alors conduit Ă une crise dĂ©jĂ sans prĂ©cĂ©dent. Seule lâhabiletĂ© de la diplomatie française avait pu tirer MBS de ce piĂšge oĂč il sâĂ©tait lui-mĂȘme jetĂ©. Lâadministration Trump nâa pas fait preuve dâun professionnalisme comparable dans lâaffaire Khashoggi, dont la Turquie, lâIran et le Canada sortent Ă des degrĂ©s divers renforcĂ©s.
LES TROIS PERDANTS: ARABIE, ETATS-UNIS ET ISRAĂL
MBS avait dĂ©pensĂ© sans compter pour asseoir son image de « rĂ©formateur », consacrant deux longues semaines en mars-avril 2018 Ă une tournĂ©e dâauto-promotion aux Etats-Unis. Le voilĂ ravalĂ© par lâaffaire Khashoggi Ă une caricature dâautocrate qui aurait droit de vie et de mort sur ses sujets. Le rĂ©gime saoudien, loin de se « rĂ©former », sâaligne sur les standards des dictatures militarisĂ©es du monde arabe, dont les polices politiques, dĂ©signĂ©es sous le terme gĂ©nĂ©rique de moukhabarates (renseignements), sont les institutions-clefs. MBS a dĂ» dĂ©mettre un de ses fidĂšles, le chef adjoint des services saoudiens, du fait de son rĂŽle central dans la liquidation de Khashoggi. Mais le roi Salman, souverain en titre de lâArabie, a compensĂ© son fils et prince hĂ©ritier en le chargeant de « coordonner » lâensemble des services de sĂ©curitĂ©. En guise de « modernité », le royaume saoudien cumule dĂ©sormais intolĂ©rance wahhabite et rĂšgne des moukhabarates.
Quant aux Etats-Unis, ils nâont cessĂ© dâosciller, au fil des dĂ©clarations de Trump, entre lâindignation face Ă ce meurtre et la volontĂ© dâen disculper MBS. Le chef de la diplomatie amĂ©ricaine, Mike Pompeo, dĂ©pĂȘchĂ© Ă Riyad pour contenir la crise, aurait eu bien du mal Ă incriminer ses interlocuteurs saoudiens: cet ancien chef de la CIA est un partisan dĂ©clarĂ© des « trous noirs » oĂč faire disparaĂźtre en toute illĂ©galitĂ© les « terroristes » supposĂ©s; et lâadministration Trump nâa cessĂ© de justifier au nom de « lutte antiterroriste » lâĂ©crasement par ses alliĂ©s arabes, notamment en Egypte, de toute forme dâopposition.
Câest cependant IsraĂ«l qui pourrait payer le prix fort de lâaffaire Khashoggi, tant le Premier ministre Netanyahou a misĂ© sur MBS pour officialiser un rapprochement avec les pĂ©tromonarchies contre lâIran et enterrer une fois pour toutes la question palestinienne. Une telle recomposition est dĂ©sormais exclue, un proche de MBS ayant mĂȘme menacĂ© de riposter Ă dâĂ©ventuelles sanctions amĂ©ricaines⊠en se rĂ©conciliant avec lâIran. Netanyahou a tentĂ© dâamortir ce choc en rendant une visite-surprise au sultan dâOman, mais celui-ci est justement, de tous les dirigeants du Golfe, le mieux disposĂ© envers TĂ©hĂ©ran.
LES TROIS GAGNANTS: TURQUIE, IRAN ET CANADA
La Turquie du prĂ©sident Erdogan sort la tĂȘte haute dâune Ă©preuve oĂč elle Ă©tait trĂšs exposĂ©e. Le statut extra-territorial du consulat saoudien aboutit en effet Ă ce que lâassassinat de Khashoggi ne se soit pas techniquement dĂ©roulĂ© sur le sol turc. Mais la justice turque a pu enquĂȘter Ă lâintĂ©rieur mĂȘme du consulat, tandis que les rĂ©vĂ©lations distillĂ©es dans les mĂ©dias par les dirigeants turcs contribuaient, du fait de leur caractĂšre Ă la fois sordide et continu, Ă maintenir la pression sur MBS et sur lâadministration Trump. Erdogan, intervenant solennellement devant les dĂ©putĂ©s turcs, le 23 octobre, a insistĂ© sur la « sincĂ©ritĂ© du roi Salman » pour mieux semer le doute sur celle de son fils. Il a exigĂ© que les 18 suspects saoudiens soient remis Ă la justice turque, une posture nationaliste trĂšs populaire dans le pays.
LâIran a Ă©galement tirĂ© parti de lâaffaire Khashoggi, qui a suscitĂ© des tensions inĂ©dites entre Washington et Riyad, et ce Ă Ă la veille de lâentrĂ©e en vigueur de sanctions draconiennes des Etats-Unis contre la RĂ©publique islamique. En outre, le tumulte suscitĂ© par lâassassinat du journaliste saoudien a permis Ă TĂ©hĂ©ran de faire oublier ses propres turpitudes en matiĂšre dâimmunitĂ© diplomatique: un diplomate iranien en poste Ă Vienne vient ainsi dâĂȘtre arrĂȘtĂ© en Allemagne et livrĂ© Ă la justice belge, dans le cadre dâune enquĂȘte sur un projet dâattentat contre une rĂ©union dâopposants iraniens en France.
Câest pourtant le Canada qui Ă©merge comme le grand vainqueur moral de lâaffaire Khashoggi. En aoĂ»t dernier, un simple tweet de la ministre canadienne des Affaires Ă©trangĂšres, sâinquiĂ©tant du sort de fĂ©ministes et de « pacifistes » incarcĂ©rĂ©s en Arabie, avait dĂ©clenchĂ© la fureur de Riyad et des rĂ©torsions foudroyantes: expulsion de lâambassadeur canadien; suspensions des vols entre les deux pays; retour des milliers dâĂ©tudiants boursiers et de Saoudiens hospitalisĂ©s au Canada; gel, voire retrait des investissements saoudiens. MBS voulait clairement, en sâacharnant ainsi contre le gouvernement Trudeau, envoyer un avertissement Ă toutes les dĂ©mocraties occidentales tentĂ©es de critiquer, mĂȘme Ă la marge, le rĂ©gime saoudien. Aucune capitale europĂ©enne ne sâĂ©tait dâailleurs solidarisĂ©e avec un Justin Trudeau ainsi ostracisĂ© par MBS aprĂšs lâavoir Ă©tĂ© par Trump, lors du sommet du G7. Quelques semaines plus tard, la mise en garde dâOttawa sur les errements de MBS apparaĂźt prĂ©monitoire.
Telle nâest pas la moindre des leçons de lâaffaire Khashoggi.
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CritiquĂ© pour sâĂȘtre Ă©loignĂ© des classes les plus pauvres, Fernando Haddad a misĂ© sur une ultime mobilisation de ce rĂ©servoir de vote traditionnel du Parti des travailleurs.
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Universitaire, traducteur de Karl Marx, diplĂŽmĂ© en droit, philosophie et Ă©conomie, professeur de sciences politiques Ă lâuniversitĂ© de Sao Paulo (USP), cet homme de 55 ans appartient Ă lâaile modĂ©rĂ©e du parti des travailleurs. Refusant de qualifier le Venezuela de Maduro de dĂ©mocratie, ce fils dâimmigrĂ©s libanais est considĂ©rĂ© par les analystes comme un social-dĂ©mocrate. Mais ses ennemis, en particulier le camp des militants de Jair Bolsonaro, le voient davantage comme un communiste en passe de « vĂ©nĂ©zualiser » le BrĂ©sil.
AdoubĂ© par lâex-prĂ©sident Luiz Inacio Lula da Silva le 11 septembre, aprĂšs lâinvalidation de la candidature du « pĂšre des pauvres » pour corruption, Fernando Haddad attend son heure depuis prĂšs dâune dĂ©cennie. ConsidĂ©rĂ© comme la jeune garde prometteuse du PT, il devient, Ă 42 ans, ministre de lâĂ©ducation lors du premier mandat de Lula en 2005. Alors Ă la tĂȘte de lâun des portefeuilles les plus en vue du gouvernement, il a contribuĂ© Ă installer des universitĂ©s dans les rĂ©gions les plus reculĂ©es du pays.
Aujourdâhui, il propose un programme en accord avec son mentor. Concernant lâĂ©conomie, il ambitionne la fin du gel des dĂ©penses publiques dĂ©cidĂ© par le gouvernement Temer, une interruption des privatisations, des mesures contre lâĂ©vasion fiscale, ainsi que la rĂ©duction de la dette grĂące au « retour au plein emploi ».
Dans un pays minĂ© par les guerres des gangs, oĂč un meurtre est commis en moyenne toutes les dix minutes, il plaide pour un changement radical de la politique actuelle antidrogue « erronĂ©e, injuste et inefficace », en prenant exemple sur les expĂ©riences de dĂ©pĂ©nalisation dans dâautres pays ; mais aussi une amĂ©lioration de la politique de contrĂŽle des armes Ă feu qui « doit ĂȘtre amĂ©liorĂ©e, en renforçant la traçabilité » et une meilleure coordination des services de renseignements pour lutter contre le crime organisĂ©.
Autre thĂšme central de la prĂ©sidentielle, les mesures pour lutter contre la corruption sont scrutĂ©es. Fernando Haddad prĂŽne pour « plus de transparence », mais considĂšre que « la lutte contre la corruption ne peut servir Ă criminaliser la politique ». De par ses origines, il nâoublie pas lâĂ©ducation dans son programme. Le candidat du PT veut ainsi mettre en valeur dans les programmes Ă©ducatifs « une perspective inclusive, non raciste, non sexiste et sans discrimination de la communautĂ© LGBT ».
Grand favori de la prĂ©sidentielle, le candidat dâextrĂȘme droite Jair Bolsonaro, qui a fait des rĂ©seaux sociaux sa machine de guerre, avec ses 15,4 millions dâabonnĂ©s sur Facebook, Instagram et Twitter, lançait de son cĂŽtĂ© ses derniĂšres offensives sur internet depuis sa rĂ©sidence Ă Rio de Janeiro, mais en changeant radicalement de ton. Dans un tweet, celui qui nâa jamais cachĂ© son admiration pour les annĂ©es de plomb, sâest dit prĂȘt à « changer le BrĂ©sil », mais « à travers la dĂ©fense des lois et lâobĂ©issance Ă la Constitution ».
Lire aussi :  Election au Brésil : Jair Bolsonaro, ou la faillite de la classe politique
NĂ© Ă GlicĂ©rio, petite ville de lâEtat de Sao Paulo, ce fils de descendants dâimmigrĂ©s italiens entame sa carriĂšre dans les forces armĂ©es avant dâembrasser une carriĂšre politique au Parti progressiste (PP, droite), lâun des plus impliquĂ©s dans lâopĂ©ration anticorruption « Lava Jato » (« lavage express »), puis au Parti social-libĂ©ral (PSL). A 63 ans, le militaire de rĂ©serve, tantĂŽt grossier, raciste ou homophobe, incarne le candidat « antisystĂšme ». HaĂŻssant la gauche et en particulier le PT, au pouvoir de 2003 Ă mi-2016, mais aussi contempteur de la droite traditionnelle, il a su capter le vote « saco cheio » (ras-le-bol).
Celui qui se voit comme un « Trump tropical » a articulĂ© sa campagne sur la lutte contre lâinsĂ©curitĂ©. Pour cela, il veut mettre en place un abaissement de la majoritĂ© pĂ©nale de 18 Ă 17 ans, un assouplissement de la lĂ©gislation sur le port dâarmes considĂ©rant que ce sont « des instruments qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour tuer ou pour sauver des vies » ; ainsi quâune « protection juridique » de policiers sâils tuent un suspect avec leur arme en service.
Le volet de la corruption est Ă©galement trĂšs important dans sa campagne. Jair Bolsonaro profite des scandales impliquant le parti de la gauche, avec notamment lâincarcĂ©ration de Luiz Inacio Lula da Silva depuis avril pour corruption, pour dĂ©crĂ©dibiliser Fernando Haddad. « Nous voulons un gouvernement dĂ©cent, diffĂ©rent de tout ce qui nous a plongĂ© dans la crise Ă©thique, morale et budgĂ©taire », a-t-il rĂ©pĂ©tĂ©, promettant de diviser par deux le nombre de ministĂšres afin de limiter les arrangements entre partis et de mettre en place un systĂšme plus strict de budget, dit « base zĂ©ro ».
MalgrĂ© des connaissances limitĂ©es en Ă©conomie, Jair Bolsonaro sâest attirĂ© la faveur des investisseurs avec des propositions ultralibĂ©rales pour son pays. Son programme Ă©conomique prĂ©voit de rĂ©duire de 20 % le volume de la dette en privatisant ou en capitalisant une grande partie des entreprises publiques brĂ©siliennes, la crĂ©ation dâun systĂšme parallĂšle de retraite par capitalisation, et la crĂ©ation dâun super-ministĂšre de lâĂ©conomie regroupant ceux des finances et de la planification. DĂ©fenseur des « valeurs », alliĂ© des Ă©vangĂ©liques ultraconservateurs, le militaire veut agir sur lâĂ©ducation en renforçant lâĂ©tude des mathĂ©matiques, des sciences et du portugais, « sans endoctrinement ni sexualisation prĂ©coce ». Une rĂ©fĂ©rence Ă lâobsession dâune partie de la droite dure, persuadĂ©e que les Ă©coles brĂ©siliennes pervertissent les enfants avec des idĂ©es marxistes et les initient Ă la sexualitĂ©.

Le sujet, inattendu dans un pays de lâex-URSS encore marquĂ© par un fort conservatisme social, sâest imposĂ© comme lâun des grands thĂšmes de la campagne pour lâĂ©lection prĂ©sidentielle qui se tient dimanche 28 octobre en GĂ©orgie : faut-il y autoriser la culture et lâexportation de marijuana Ă usage thĂ©rapeutique et cosmĂ©tique ?
Le 10 septembre, le gouvernement gĂ©orgien a introduit sans prĂ©avis un projet de loi en ce sens, recevant immĂ©diatement le soutien du milliardaire Bidzina Ivanichvili, chef du parti majoritaire et homme fort du pays. Lâannonce a fait dans ce pays du Caucase lâeffet dâun coup de tonnerre. Un mois plus tĂŽt, le 31 juillet, la Cour suprĂȘme du pays avait dĂ©jĂ dĂ©cidĂ© de dĂ©pĂ©naliser lâusage du cannabis au nom du « droit au dĂ©veloppement personnel ». Cette dĂ©cision, prise Ă la surprise gĂ©nĂ©rale, constituait dĂ©jĂ une premiĂšre dans lâespace post-soviĂ©tique.
LâidĂ©e de cultiver du cannabis Ă des fins thĂ©rapeutiques a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme un moyen de dĂ©velopper un nouveau secteur dâactivitĂ©, trĂšs lucratif et Ă mĂȘme de revitaliser les campagnes oĂč le niveau de vie reste trĂšs bas. Le climat gĂ©orgien est aussi vu comme favorable Ă un tel projet, de mĂȘme que le faible coĂ»t de lâĂ©lectricitĂ© dans le pays (le projet Ă©voque la culture en serre et non en plein air). Le premier ministre, Mamouka Bakhtadze, sâest empressĂ© de vanter un projet « trĂšs responsable » qui serait « rĂ©gulĂ© de la maniĂšre la plus stricte », citant en exemple IsraĂ«l et le Canada.
Fronde des orthodoxes
Peine perdue : lâidĂ©e a suscitĂ© de vives critiques, notamment au sein de lâopposition fidĂšle Ă lâancien prĂ©sident MikheĂŻl Saakachvili. Dâautres formations ont estimĂ© que le sujet nâĂ©tait pas prioritaire, la lĂ©gislation nâayant pas encore Ă©tĂ© adaptĂ©e Ă la dĂ©cision de la Cour suprĂȘme de juillet, notamment quant Ă la dĂ©tention de la drogue. Lâinsistance de lâoligarque Ivanichvili Ă dĂ©fendre le projet a aussi fait dire Ă certains mĂ©dias que lâhomme…

Le suspect « est dans un Ă©tat stable avec de multiples blessures par armes Ă feu », a prĂ©cisĂ© le directeur de la sĂ©curitĂ© publique de Pittsburgh Wendell Hissrich, au cours dâun point presse tenu dans cette ville de lâest des Etats-Unis. « A ce stade, nous pensons que Bowers nâĂ©tait pas connu des forces de lâordre avant aujourdâhui », a complĂ©tĂ© lâagent du FBI en charge de lâenquĂȘte, Bob Jones.
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Les autoritĂ©s pensent que le rĂ©sident de cette ville de Pennsylvanie Ă©tait Ă©quipĂ© dâun fusil dâassaut et dâau moins trois pistolets lorsquâil a ouvert le feu sur les fidĂšles en ce samedi matin, jour de shabbat. Selon la chaĂźne CNN, qui cite un responsable, lâhomme avait une licence pour dĂ©tenir lĂ©galement des armes Ă feu et sâen Ă©tait procurĂ© au moins six depuis 1996.
Selon les mĂ©dias locaux, il a crié : « Tous les Juifs doivent mourir » quand il sâest introduit dans la synagogue Tree of Life. Le suspect a Ă©galement postĂ© de virulents commentaires antisĂ©mites sur les rĂ©seaux sociaux selon SITE, un groupe dâexperts qui surveille les organisations extrĂ©mistes. Adepte de Gab, rĂ©seau social connu pour ĂȘtre un refuge pour de nombreux internautes de la droite dure, Robert Bowers y avait postĂ© peu avant dâouvrir le feu dans la synagogue un message ciblant lâorganisation juive HIAS de dĂ©fense des rĂ©fugiĂ©s. « HIAS aime amener des envahisseurs pour tuer les nĂŽtres. Je ne peux pas rester assis et voir les miens se faire massacrer, jây vais », a-t-il Ă©crit.
DâaprĂšs son compte sur Gab, lâhomme ne semblait guĂšre apprĂ©cier le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump le qualifiant de « mondialiste, pas de nationaliste », dâaprĂšs le Pittsburgh Post-Gazette. « Les Juifs sont des enfants de Satan », indiquait sa biographie sur ce mĂȘme rĂ©seau, son compte ayant Ă©tĂ© suspendu peu de temps aprĂšs la fusillade.
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Gab, site populaire parmi les suprĂ©matistes blancs et les membres de lâalt-right, lâextrĂȘme droite amĂ©ricaine, a publiĂ© un communiquĂ© expliquant quâil condamnait « tous les actes de terrorisme et de violence », se disant « attristé » par ce quâil sâest passĂ© Ă Pittsburgh. « Nous sommes prĂȘts et disposĂ©s Ă travailler avec les forces de lâordre pour faire en sorte que justice soit faite. »

Selon Sky Sports, lâhĂ©licoptĂšre a dĂ©collĂ© du terrain entre 20 h 30 et 20 h 45, mais il a eu des problĂšmes avec son rotor de queue peu de temps aprĂšs et sâest Ă©crasĂ© dans un parking Ă proximitĂ©.
Vichai Srivaddhanaprabha a lâhabitude de quitter le stade avec son hĂ©licoptĂšre, qui dĂ©colle du terrain, lorsquâil assiste Ă un match Ă domicile de Leicester. Mais lâidentitĂ© du pilote et des passagers Ă bord samedi nâa pas encore Ă©tĂ© confirmĂ©e. On ne sait pas non plus si des personnes Ă terre ont Ă©tĂ© blessĂ©es.
We are dealing with an incident in the vicinity of the King Power Stadium. Emergency services are aware and dealing.
« Nous sommes en train de traiter un incident dans les environs du King Power stadium », a tweeté la police du Leicestershire. « Nous assistons la police du Leicestershire et les services de secours qui traitent un incident grave au King Power Stadium », a rapporté un porte-parole du club dans un communiqué. Il a précisé que le club communiquerait de maniÚre plus détaillée une fois que de plus amples informations auront été établies.
Lâancien footballeur de Leicester, Gary Lineker, a dĂ©clarĂ© sur Twitter avoir « entendu que lâhĂ©licoptĂšre du propriĂ©taire de Leicester City sâĂ©tait Ă©crasĂ© dans le parking du club ».
Vichai Srivaddhanaprabha, 61 ans, est un milliardaire thaïlandais devenu riche grùce aux magasins de duty free. Sa fortune, bùtie en ayant au départ un seul magasin à Bangkok, était estimée en 2016 à 2,9 milliards de dollars.
Il a achetĂ© Leicester City pour environ 40 millions de livres en 2010 quand personne ne pariait sur ce club anglais qui Ă©voluait alors en deuxiĂšme division. Il est parvenu Ă en faire le plus improbable champion de PremiĂšre League de tous les temps, en 2016, faisant vivre au petit club un vĂ©ritable conte de fĂ©es. Câest la premiĂšre fois que Leicester City a dĂ©crochĂ© ce titre depuis la crĂ©ation du club en 1884.
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Vichai Srivaddhanaprabha est trĂšs populaire auprĂšs des supporters du club, leur offrant biĂšres et beignets.
Vichai Srivaddhanaprabha, qui est aussi amateur de polo, est un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Il a quatre enfants. Son fils Aiyawatt Srivaddhanaprabha, surnommé « Top », est vice-président du club.

Selon lâADL, ils ont augmentĂ© de 57 % entre 2016 et 2017, passant de 1267 Ă 1986. Câest, selon lâADL, la plus forte hausse jamais enregistrĂ© aux Etats-Unis depuis 1979, annĂ©e oĂč lâorganisation a commencĂ© son comptage, et le second chiffre annuel le plus haut depuis cette mĂȘme annĂ©e. Une augmentation due « à une croissance significative des incidents Ă lâĂ©cole et Ă lâuniversitĂ©, qui ont doublĂ© annuellement deux fois dâaffilĂ©e ».
LâADL note que les actes de vandalisme ont particuliĂšrement augmentĂ© (+86 %), un chiffre « inquiĂ©tant, parce quâil indique que les auteurs de ces actes se sentent suffisamment enhardis pour violer la loi ». Les actes de harcĂšlement ont Ă©galement connu une nette hausse (+41 %), tandis que les agressions physiques sont les seuls actes antisĂ©mites dont le nombre a chutĂ© (de 36 Ă 19).
Les actes antisĂ©mites, observe lâADL, ont lieu dans quasiment tous les contextes : sur les lieux de travail, au sein des domiciles privĂ©s, des lieux publics, des Ă©coles et universitĂ©s, et mĂȘme au sein des institutions juives. Les lieux publics (rues, parcs) et les lycĂ©es (+100 % chaque annĂ©e sur les deux derniĂšres annĂ©es) sont les lieux les plus communs oĂč surgissent ces violences.
La Pennsylvanie est le sixiĂšme Etat le plus touchĂ© par ces violences, note lâADL, et a vu les actes antisĂ©mites augmenter de 43 % entre 2016 et 2017. Ces six Etats, qui rĂ©unissent Ă eux seuls 62 % des actes recensĂ©s par les 26 centres rĂ©gionaux de lâONG, comptent cependant parmi les plus larges communautĂ©s juives des Etats-Unis. Mais pour la premiĂšre fois depuis 2010, lâONG a enregistrĂ© au moins un acte antisĂ©mite dans chaque Etat du pays.
Aux Etats-Unis, les Juifs restent â et depuis longtemps â la population religieuse la plus ciblĂ©e par les meurtres religieux. Sur les 1 538 crimes religieux recensĂ©s par le FBI (Federal Bureau Investigation) en 2016, 834 ont visĂ© des personnes juives.
MĂȘme si lâon note que depuis 1992, les crimes antisĂ©mites reprĂ©sentent une moindre part des crimes religieux, en raison notamment du nombre croissant de crimes visant les populations musulmanes.
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Ce sommet inédit a rassemblé, outre M. Erdogan, les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron, ainsi que la chanceliÚre allemande Angela Merkel.
« Nous comptons sur la Russie pour exercer une pression trĂšs claire sur le rĂ©gime, qui lui doit sa survie » afin de garantir un « cessez-le-feu stable et durable Ă Idlib », a dĂ©clarĂ© M. Macron lors dâune confĂ©rence de presse aprĂšs cette rencontre.
La Turquie et la Russie ont conclu le mois dernier un accord qui a permis dâĂ©viter une offensive de grande ampleur du rĂ©gime sur Idlib, dernier grand bastion de lâopposition. Mais plusieurs escarmouches ont eu lieu ces derniers jours et des frappes du rĂ©gime ont fait sept morts vendredi, le bilan le plus Ă©levĂ© depuis lâentrĂ©e en vigueur de lâaccord turco-russe.
Dans leur dĂ©claration finale, les quatre dirigeants ont Ă©galement appelĂ© Ă Ă©tablir « avant la fin de lâannĂ©e » un comitĂ© constitutionnel censĂ© Ă©laborer une nouvelle Constitution syrienne, « si les conditions le permettent ». Les quatre pays ont par ailleurs exhortĂ© à « assurer lâaccĂšs rapide, sĂ»r et sans restrictions des organisations humanitaires Ă travers la Syrie ». Selon la dĂ©claration finale du sommet, les quatre pays « ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er Ă travers le pays les conditions permettant le retour en sĂ©curitĂ© et volontaire des rĂ©fugiĂ©s ».
Recep Tayyip Erdogan a, en outre, affirmĂ© quâil appartient au peuple syrien « de lâintĂ©rieur et de lâextĂ©rieur » de dĂ©cider du sort du prĂ©sident Bachar Al-Assad. « La volontĂ© qui va dĂ©terminer le sort dâAssad, câest la volontĂ© du peuple syrien. Câest lâensemble du peuple syrien, de lâintĂ©rieur et de lâextĂ©rieur, qui prendra une dĂ©cision », a dĂ©clarĂ© M. Erdogan.
Le conflit en Syrie a fait plus de 360 000 morts et plusieurs millions de déplacés depuis 2011.
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Le directeur de la sĂ©curitĂ© publique de Pittsburgh Wendell Hissrich a prĂ©cisĂ© quâil y avait six blessĂ©s, dont quatre parmi les forces de lâordre, aprĂšs des Ă©changes de coups de feu avec le tireur. « La scĂšne est terrible Ă lâintĂ©rieur », a-t-il ajoutĂ© devant les camĂ©ras, apparemment trĂšs Ă©mu. « Câest lâune des pires scĂšnes de crime sur laquelle je me sois rendu, et jâai Ă©tĂ© sur des accidents dâavion », a-t-il confiĂ©.
Selon le porte-parole de la police locale, Chris Togneri, le suspect sâest rendu aux autoritĂ©s aux alentours de 11 heures (17 heures Ă Paris) et a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© et placĂ© en garde Ă vue, avant dâĂȘtre transfĂ©rĂ© Ă lâhĂŽpital. Une enquĂȘte fĂ©dĂ©rale pour « crime de haine » a Ă©tĂ© ouverte.
Lâauteur de la fusillade a Ă©tĂ© inculpĂ© de vingt-neuf chefs dâaccusation pour crimes fĂ©dĂ©raux, incluant onze chefs pour obstruction Ă lâexercice de croyances religieuses entraĂźnant la mort et onze chefs pour usage dâune arme Ă feu pour commettre un meurtre, a annoncĂ© le bureau du ministĂšre fĂ©dĂ©ral de la justice pour le district ouest de lâEtat de Pennsylvanie, oĂč se trouve Pittsburgh. « Certains chefs dâaccusation pourraient conduire Ă la peine capitale », a dĂ©clarĂ© le ministre amĂ©ricain de la justice Jeff Sessions dans un communiquĂ©, en dĂ©nonçant un crime « extrĂȘmement rĂ©pugnant ».
Robert Bowers, « un homme blanc barbu et de forte corpulence » selon KDKA, serait connu pour avoir tenu de nombreux propos antisĂ©mites sur les rĂ©seaux sociaux, selon le Washington Post. Plusieurs mĂ©dias amĂ©ricains rapportent que Bowers a Ă©galement tenu des propos antisĂ©mites aux forces de lâordre prĂ©sentes sur place, aprĂšs que celui-ci se fut barricadĂ©.
Les membres de la congrĂ©gation sâĂ©taient rĂ©unis pour le jour de repos juif du shabbat Ă 9 h 45 (15 h 45 Ă Paris). Tout a commencĂ© peu aprĂšs 10 heures, quand la police locale a appelĂ© les habitants du quartier Ă rester chez eux. « Il y a un tireur dans la zone de Wilkins et Shady. Eviter le quartier », ont alors tweetĂ© les services de sĂ©curitĂ© publique de la ville.
ALERT: There is an active shooter in the area of WILKINS and Shady. Avoid the area. More info will be released when it is available.
FondĂ©e il y a 150 ans, la synagogue Tree of Life, qui peut accueillir jusquâĂ 1 250 personnes, selon son site Internet, se trouve dans le quartier rĂ©sidentiel de Squirrel Hill, oĂč bat le cĆur de la communautĂ© juive de Pittsburgh. La police de New York a de son cĂŽtĂ© fait savoir quâelle renforçait la sĂ©curitĂ© autour des lieux de culte de la ville, avec notamment des patrouilles supplĂ©mentaires.
Donald Trump a annoncĂ© quâil se rendrait Ă Pittsburgh. Il a dĂ©noncĂ© la « haine » dans le pays. « Câest franchement une chose terrible, terrible ce quâil se passe avec la haine dans notre pays et partout dans le monde », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain, avant dâajouter que « quelque chose doit ĂȘtre fait ». « Quand des gens font ce genre de chose, ils devraient se voir infliger la peine capitale », a dĂ©clarĂ© M. Trump. Tous les drapeaux Ă la Maison Blanche, sur les bĂątiments publics, dans les camps militaires, dans les bases navales et sur les navires de guerre seront en berne jusquâau 31 octobre en signe de « respect solennel » pour les victimes, selon les ordres du prĂ©sident amĂ©ricain.
Le gouverneur dĂ©mocrate de Pennsylvanie, Tom Wolf, a quant Ă lui qualifiĂ© lâĂ©vĂ©nement de « tragĂ©die absolue ». « Ces actes de violence insensĂ©s ne ressemblent pas Ă ce que nous sommes en tant quâAmĂ©ricains », a-t-il ajoutĂ© sur Twitter.
Alors que le prĂ©sident français Emmanuel Macron, en dĂ©placement Ă Istanbul, a exprimĂ© sa « tristesse » et son « soutien Ă lâĂ©gard du peuple amĂ©ricain », son ministre de lâintĂ©rieur Christophe Castaner a annoncĂ© avoir demandĂ© aux prĂ©fets de « renforcer la vigilance autour des synagogues ».
La chanceliĂšre allemande Angela Merkel a, elle, fustigĂ© samedi « la haine antisĂ©mite aveugle ». « Nous tous devons nous Ă©lever avec dĂ©termination contre lâantisĂ©mitisme. Partout », a-t-elle affirmĂ© selon une brĂšve dĂ©claration postĂ©e sur Twitter par le porte-parole du gouvernement allemand. Le premier ministre israĂ©lien Benyamin NĂ©tanyahou a dĂ©noncĂ© une attaque « antisĂ©mite horrible ». « Jâai eu le cĆur brisĂ© et jâai Ă©tĂ© horrifiĂ© par lâattaque meurtriĂšre qui a eu lieu aujourdâhui Ă Pittsburgh », a-t-il dĂ©clarĂ© dans une vidĂ©o publiĂ©e sur son compte Twitter.